'Ahd ou Bai'ah à la lumière du Qor'an et de la Sounna
12/09/2007 19:25 par momowally
" 'Ahd ou Bai'ah" à la lumière du Qor'an et de la Sounna :
Afin d’avertir les musulmans du sérieux de la "Bai’ah Soufie", celle-ci doit être définie linguistiquement et juridiquement.
Linguistiquement, elle signifie échanger ou permuter des produits. Elle signifie également faire un engagement, un contrat, un accord et autre chose de ce genre, lorsque chacun des deux parties a vendu ce qu'il devait à l'autre, et a donné sa propre propriété et son obéissance.
Et juridiquement, elle signifie faire un serment d’allégeance au Khalifah, ou au dirigeant de la nation musulmane, lui promettant de lui soumettre le jugement le concernant ou concernant les musulmans, de ne pas se disputer avec lui, et de lui obéir dans toute décision qu’il pourrait lui imposer, tant que c’est dans l’obéissance à Allah et Son Prophète (Prières et bénédiction d'Allah sur lui), qu’elle lui plaise ou non.
De cette manière, il était habituel pour la personne faisant cet engagement de placer sa main sur la main du Khalifah, ou du dirigeant de la nation musulmane, dans la confirmation de l'engagement, comme elle est faite par le vendeur et l'acheteur ; par conséquent, l'acte se nomme Bai’ah (ou affaire).
Le Prophète (Prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :
« Si deux califes reçoivent le serment d'allégeance, tuez le second! »
(Mouslim)
L’Imam Ahmad ibn Hanbal (Qu’Allah lui fasse miséricorde) a été interrogé sur le hadith ci-dessus. Il a dit :
« Savez vous qui est l'Imam ? Il est celui sur lequel se mettent d’accord tous les musulmans. A propos duquel chaque musulman dit : « Il est l’Imam. »
(« Masa'il al-Imam Ahmad » vol. II p.185)
L'Imam Al-Qourtoubî (Qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :
« Quant au fait de nommer deux ou trois imams en même temps, dans un même pays, c'est une pratique qui est unanimement considérée comme interdite. »
(« Al-Djami ' li-Ahkaam al-Qor'an », vol. I p.273)
Se basant sur ce qui précède, chaque Bai'ah qui est faite à un autre que le Khalifah des musulmans ou dirigeant des musulmans (celui qui est investi de l'autorité pour déclarer les guerres ou pour ratifier les traités de paix et pour exécuter les décisions religieuses, ou houdood (sanctions légales)), est nulle et vide de sens.
Dans son livre « Al-Bai’ah », Ali Hassan Abdoul-Hamid réfute les preuves présentées par les soufis et par certains partis islamiques qui considèrent la Bai’ah comme un rite religieux central. Ils disent :
« Il n’y a aucun texte qui interdit le rite de Bai'ah »
L'auteur réfute cette énonciation par la suivante :
« Tous les dires des savants précédents concernant la Bai’ah désignent la Bai’ah comme un droit exclusif du Khalifah ou du gouvernant. Aucun d'eux n’a fait référence à une quelconque Bai’ah exceptionnelle. Si nous approuvons, pour le besoin de la discussion, le type innové de Bai’ah (Soufie ou autre), alors posons la question : « Est- elle (la Bai’ah) restreinte à un groupe de personnes particulier, ou bien tous les musulmans ont-ils le droit de la faire ? »
Si leur réponse à la première question est « Oui », alors en approuvant un telle Bai’ah, ils ont inventé un acte du culte qui n'est pas sanctionné par le Livre ou par la Sounna, parce qu'Allah n’a jamais distingué un groupe particulier de musulmans d’un autre pour tout acte de culte. Et si leur réponse à la deuxième question est aussi positive, ils approuvent en conséquence la désunion de la Oumma, et considèrent légale sa division en Ordres, sectes et partis, donnant ainsi l'excuse à chaque groupe de suivre ses désirs et de concevoir sa propre Bai’ah. Et s’ils affirment que ce type exceptionnel de Bai’ah est permis, est-il possible que nos pieux prédécesseurs qu’Allah a félicités dans son livre soient ignorants d’un tel acte d’adoration ? »
(Ali Hassan Abdoul-Hamid, Al-Bai'ah entre Sounna et bid’a p.23)
Abu Na'eem Al Asbahani a énoncé dans son livre « Hilyatul Awliyaa » que Moutarrif Al-Shikhkhir a indiqué :
« Une fois, je rendis visite à Zaid ibn Soohan tandis qu'il était avec un groupe de personnes qui faisaient circuler une feuille de papier sur laquelle ont été écrits les propos suivants :
« Allah est notre Seigneur, Mouhammad est notre Prophète, Le Coran est notre imam. Celui qui est avec nous, nous sommes avec lui, et celui qui est contre nous, nous sommes contre lui etc... ».
Le papier était présenté à chaque homme, et on lui demandait :
« Reconnais-tu cet engagement ? ».
Quand le papier arriva jusqu’à moi, on m’a demandé :
« Le reconnais-tu, jeune homme ? », « Non ! » répondis-je. Sur quoi, le chef du groupe dit à ses hommes : « Ne prenez pas de mesure précipitée contre ce jeune ». Alors, il s'est tourné vers moi et m’a demandé : « Que dis-tu jeune homme ? ».
Je répondis : « Allah a déjà pris un serment de moi dans son Livre, après quoi je ne donnerai d’engagement à plus personne ».
Sur quoi, chaque homme s’est rétracté de son serment. J'ai demandé à Moutarrif : « Combien étiez-vous ? » Il m’a répondu : « Nous étions une trentaine »
(Abu Na'eem Al Asbahani « Hilyatul Awliyaa »)
Comparez maintenant ces pieux et sincères prédécesseurs qui rejetaient tout acte d’adoration, bien qu’il paraisse bon, une fois qu'ils réalisaient que cet acte n'avait pas été pratiqué par le Prophète (Prières et bénédiction d'Allah sur lui) ou par ses compagnons (qu’Allah les agrée) avec les Cheikhs Soufis et les chefs des partis d'aujourd'hui, qui rendent non seulement la Bai’ah impérative à leurs adeptes, mais la considèrent également comme un rite religieux indispensable.
Al Imam Az Zahid 'AbdelQadir Al Jilani (raa)
12/09/2007 19:14 par momowally
Al Imam Az Zahid 'AbdelQadir Al Jilani
Al Imam Az Zahid 'AbdelQadir Al Jilani (Rahimahullah) est bien un savant parmis les grands Savants. Il est une référence dans le Madhhab de l' Imam Ahmed (Rahimahullah), il défendait la Croyance Authentique, celle des "Salafs" et il était dur avec les Innovateurs parmi les "Ach'arites" et "Mou'tazili."
Il est un des Chouyoukhs de l' Imam Ibn "Qoudama Al Maqdisi (Rahimahullah )qui a cité beaucoup de prodiges de cet Imam.
Al Imam Ibn Qoudama, Cheikh Al Islam Ibn Taymiya et l' Imam Adh Dhahabi (Rahimahoum) Allah ont fait son éloge.
Ceux qui écoutent des cassettes ou assistent a des "dourous", entendront le Cheikh 'Abdel Qadir est un Grand Savant.
Mais malgré tout ce bien, il est claire que ce Shaykh Al Djilani est une reference chez les soufis et qu'il est connu comme tel.
Or il n'a rien à voir avec la croyance des Soufis.
Les Origines du Soufisme
12/09/2007 19:10 par momowally
Les Origines du Soufisme :
Comme la doctrine Soufie, le panthéisme est adopté par d’autres religions et philosophies faites par des hommes. Cela est confirmé par S. R. Sharda dans son livre, « Pensées Soufies ».
« La littérature Soufie de la période post-Timor montre un changement crucial dans la pensée : elle est devenu panthéiste. Après la chute de l'orthodoxie musulmane au pouvoir en Inde pendant environ un siècle, suite à l'invasion du Timor, les Soufis se sont libérés du contrôle de l’orthodoxie musulmane et se sont mélangés avec les saints hindous, qui les ont influencés à un degré difficilement imaginable. Les soufis ont adopté le Monisme (doctrine qui affirme qu’une seule entité ou essence existe) et se sont dévoués à l’école Védantique Vaishnava (Chef de la philosophie hindoue, traitant de la doctrine oupanishadique de l’identité de Brahman et Atman, qui a atteint son apogée vers 800 JC à travers le philosophe Shankara). Les pratiques Bhakti (adoration dans le but d’atteindre Brahman) et de yoga (union avec l’être suprême) sont prêchés par l'école Védantique Vaishnava. À ce moment-là, la popularité du panthéisme Védantique avait atteint son zénith parmi les soufis. »
(S. R. Sharda, « Sufi Thought »)
Il est clair que les Soufis n'ont pas développé leurs pensées indépendamment de toute influence. Le christianisme et les autres religions ont eu leur impact sur les doctrines soufies. « Au début du neuvième siècle, explique N. Fatemi, les Soufis ont développé une doctrine œcuménique basée sur l'idée du Zoroastrisme, du Bouddhisme, du judaïsme, du christianisme, du Néo-Platonisme et de l’Islam. » Le soufisme considère toutes les religions comme des reflets plus ou moins parfaits de la grande vérité centrale qu'ils recherchent à appréhender entièrement, et par conséquent les soufis les considèrent comme bonnes, proportionnellement à la vérité qu’elles contiennent. (Sharda, Ibid)
Ibn ’Arabi, le philosophe Soufi le plus infâme, a inclus la plupart de ses idées hérétiques dans son livre, « les Facettes de la Sagesse», qu'il affirme avoir reçu du Prophète Mouhammad -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Il a écrit :
« J'ai rencontré le Prophète (Prières et bénédiction d'Allah sur lui) lors d’une visite qu’il ma accordé dans la dernière partie de Mouharram en l'année 627 A.H. dans la ville de Damas. Il avait dans sa main un livre, et il m’a dit :
« C'est le livre des Facettes de la sagesse, prends-le et apporte le aux hommes, afin qu'ils puissent en bénéficier. »
(R.W.J. Austin, note préliminaire sur le chapitre 3 d'Ibn Arabi, « Les facettes de la sagesse », p.71)
Il est suffisant de dire que le Prophète (Prières et bénédiction d'Allah sur lui) est dans sa tombe depuis le moment où son corps honorable y a été étendu, un fait convenu par toute la nation musulmane. On n'a jamais signalé qu'il avait rendu une seule visite à un de ses Compagnons. Alors que dire de ceux qui sont venus six siècles après ! Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée) a rapporté du Prophète (Prières et bénédiction d'Allah sur lui) :
« Je serai le plus éminent des enfants d'Adam le jour du jugement, le premier dont la tombe se fendra, le premier médiateur, et le premier dont l'intercession sera reçue (par Allah). »
(Mouslim)
Dans son livre « Les Facettes de la sagesse », Ibn ’Arabi présente certains aspects de ce qu'il nomme « la sagesse divine », tel qu’il la conçoit à travers la vie de 27 prophètes mentionnés dans le Coran. Le contenu de ce livre est décrit par son traducteur, R.W. Austin. Il dit dans sa note préliminaire au chapitre III :
« Ce chapitre est le plus difficile et controversé de tous les chapitres du livre, en raison de l’explication peu commune et extraordinaire du Coran. Certainement, du point de vue de la théologie exotérique, l’approche d'Ibn ’Arabi au Coran en ce chapitre est au mieux insouciante, et au pire scandaleusement hérétique. »
Ce chapitre traite de la Sourate Nouh, un des cinq Prophètes qui ont été dotés de constance et patience. Il a fait des efforts sincères pendant 950 années afin de persuader son peuple d'abandonner l’adoration des idoles et d'adorer Allah en exclusivité, mais en vain. En conclusion, le Messager d'Allah, Nouh -Bénédiction d'Allah sur lui- a invoqué Allah et lui a demandé de punir son peuple entêté et endurcis (dans le polythéisme). Allah a répondu en noyant le peuple de Nouh -Bénédiction d'Allah sur lui- par l'inondation en ce bas monde, et en les condamnant au Feu de l’enfer dans le prochain, une punition à la hauteur de leur crime. Mais Ibn ’Arabi interprète quelques versets de la Sourate Nouh de la façon la plus indigne, puisqu'il suggère des significations diamétralement opposées au sens apparent. Il interprète les « injustes », « infidèles », et « pêcheurs » de la Sourate Nouh en tant que « saints et gnostiques» (Ibn ’Arabi, Ibid) se noyant dans l’eau de la science d’Allah et brûlant non pas dans les tourments de l’enfer, mais plutôt dans les flammes de la science d’Allah. Ibn ’Arabi a considéré les idoles adorées par le peuple de Nouh -Bénédiction d'Allah sur lui- comme de véritables divinités.
Les personnes du peuple de Nouh -Bénédiction d'Allah sur lui- ont dit :
-traduction relative et approchée-
« N’abandonner jamais vos divinités et n’abandonnez jamais Wadd, Souwa, Yaghouth, Ya'ouq et Nasr »
(Sourate 71 verset 23)
A ce sujet, Ibn ’Arabi a commenté :
« Si le peuple de Nouh -Bénédiction d'Allah sur lui- les avait abandonnées, il serait devenu ignorant de la réalité, dans la mesure où dans chaque objet de culte, il y a un reflet de la réalité, qu’elle soit reconnue ou non »
(Ibid)
La réalité à laquelle se réfère Ibn ’Arabi n’est rien d’autre que la divinité du panthéisme. Pourtant, ses disciples, les soufis, se défendent, argumentant que leurs doctrines sont basées sur les enseignements de l'Islam. Cependant, les preuves sont là, leur doctrine est plus proche de la doctrine chrétienne de l'incarnation, défendu par Mansour El-Hallaj, une des personnalité infâme du Soufisme, qui a été crucifié pour s’être proclamé identique à Dieu. « Je suis Celui que j'aime » s’est-il exclamé. « Ce que j'aime est moi. Nous sommes deux âmes partageant le même corps. Si vous me voyez, vous Le voyez et si vous Le voyez, vous me voyez. »
(Cheikh Abou Bakr Djaber Al-Djazaïri, Illat-Tasawwouf Ya Ibadallah, pp.10)
L’Ascétisme (Az-Zouhd)
12/09/2007 19:05 par momowally
L’ascèse est une discipline de vie, un ensemble d’exercices physiques et moraux pratiqués en vue d’un perfectionnement spirituel. Il explique ainsi l’ascétisme dans ce bas monde par trois choses qui relèvent de l’action du cœur et non de celle des organes . C’est pourquoi d’ailleurs, Abu Sulayman disait : « Ne témoigne d’ascétisme envers quiconque ». « L’ascétisme est de trois sortes : 1-un ascétisme d’obligation, 2-un ascétisme de mérite 3-et un ascétisme de sûreté. 1-L’ascétisme d’obligation, c’est de ne pas tremper dans l’illicite ; 2-l’ascétisme de mérite, c’est de se passer des choses licites ; 3-l’ascétisme de sûreté, c’est d’éviter les choses douteuses ». Ainsi, celui qui troque le monde d’ici-bas pour la Vie Future est un ascète dans ce monde ; celui qui troque la Vie Future pour ce bas monde est lui aussi un ascète, mais il s’agit d’un ascète contre la Vie Future. Un homme dit à un saint : « Je n’ai jamais vu un homme plus ascète que toi ! ». Il lui a répondu : « Tu est plus ascète que moi, car moi j’ai renoncé à un monde d’ici-bas éphémère et incertain tandis que toi tu as renoncé à la Vie Future. Qui pourrait donc être plus ascète que toi ? ». Cela dit, on a pris l’habitude d’appliquer le nom de l’ascèse à l’ascèse dans ce bas monde. C’est pourquoi lorsqu’on a dit à Ibn al-Mubarak : « Ô toi ! l’ascète ! ; il a répondu : le véritable ascète c’est le calife Ommayade ‘Omar ibn ‘Abdelaziz parce qu’il a délaissé ce bas monde qui s’est offert à lui. Quant à moi, à quoi ai-je renoncé ? ».
Introduction
Selon le petit Larousse, l’ascétisme est le caractère de ce qui est conforme à l’ascèse ; la pratique de l’ascèse.
En islam, l’ascétisme ( en arabe Az-Zouhd) consiste non pas à délaisser cette vie ici-bas mais de s'en désintéresser. C’est de s'élever de telle sorte que nul et rien, en dehors de Dieu, n'occupe l'esprit, car tout ce qui est en dehors de Lui ne vaut pas l'aile d'un moucheron.
L'importance de l'ascétisme
Abul-Abbas Sahl Ibn Sa’d al-Sa’idi (r.a) rapporte ceci :
« Un homme vint auprès de l’Envoyé d’Allah (sallâllâhou alayhi wa sallam) et lui dit : Ô Envoyé d’Allah ! Indique-moi une œuvre qui, lorsque je l’accomplis, Allah m’aime et les gens m’aiment. Il lui dit : Ne convoite pas ce monde, Allah t’aimera et ne convoite pas les bien d’autrui, les gens t’aimeront ».
Ce hadith montre qu’Allah aime les ascètes qui ne convoitent pas les biens de ce monde. Du reste, on a dit à ce sujet : « Si l’amour de ce monde est la meilleure des stations, l’ascétisme dans ce monde est le meilleur des états ». Ainsi, l’ascétisme consiste en ce que le désir se détache de l’objet pour rechercher ce qui est meilleur. Quant à la connaissance qui produit cet état, elle consiste à savoir que l’objet délaissé est méprisable au même titre que celui qui est convoité. Ainsi, celui qui sait que ce qui est auprès d’Allah est impérissable et que la Vie Futur est meilleure sait également que le diamant est meilleur que la glace. Car le monde d’ici-bas s’apparente à de la glace exposée au soleil, qui ne cesse de fondre sous la chaleur. En revanche, la Vie Future s’apparente à une pierre précieuse indestructible. Aussi, c’est en fonction de la certitude de l’inégalité entre le monde d’ici-bas et la Vie Future que s’intensifie le désir d’échanger l’un pour gagner l’autre. Du reste, le Coran loue dans plusieurs passages l’ascétisme dans cette vie ici-bas et blâme la convoitise :
« Vous préférez la vie de ce monde alors que la vie de l’Au-delà est meilleure et qu’elle durera éternellement » (S.87 ; V. 16 et 17).
« Vous voulez les biens de ce monde. Allah veut, pour vous, la Vie Future »
« Ils ont joui de la vie de ce monde. Qu’est donc la vie de ce monde en comparaison de la vie dernière sinon comme une jouissance éphémère ?» (S.13 ; V.26).
De même, nombreux sont les ahadith sur le dédain de ce bas monde. En effet, il est rapporté dans le recueil de Muslim, d’après Djâbir (r.a), que :
« Le Prophète (sallâllâhou alayhi wa sallam) traversait le marché avec des gens autour de lui. Passant près d’une carcasse d’un chevreau qui avait de petites oreilles, il le prit par une oreille et dit : lequel de vous le veut pour un dirham ? les gens présents lui dirent : Nous ne le voulons pour rien ! Que pouvons-nous faire de lui ? Il leur dit : Vous aimeriez l’avoir ? Ils dirent : Par Allah ! vivant il a déjà une malformation ! n’en parlons pas quand il est mort. Il leur dit : Par Allah ! le bas monde est pour Allah plus méprisable que ce chevreau pour vous »
Il est rapporté également dans le même recueil d’après al-Mustawird Ibn Shaddad al-Fihri (r.a) que le Prophète (sallâllâhou alayhi wa sallam) a dit : « Ce bas monde par rapport à la Vie Future s’apparente au geste de l’un de vous qui trempe son doigt dans un fleuve : Qu’il voit ce qu’il peut en retirer ».
De son coté, Tirmidhi recense dans son recueil le hadith rapport Sahl Ibn Sa’d où le Prophète (sallâllâhou alayhi wa sallam) dit : « Si le bas monde valait auprès d’Allah l’aile d’un insecte, Il n’en abreuverait pas le mécréant d’une goutte d’eau ».
Donc l’ascétisme, c’est le fait de se détourner d’une chose, de la mépriser et de s’en passer. Yunus Ibn Maysara dit à ce sujet : « L’ascétisme dans ce bas monde, ce n’est pas d’interdire ce qui est licite ou de dilapider un bien, c’est d’être plus confiant en ce qui est la main d’Allah qu’en ce qui est dans ta main ; c’est que ton état dans l’adversité et à l’abri de l’adversité soit le même et que ton attitude soit la même envers celui qui te loue et celui qui te critique justement ».
La première des ces trois choses consiste en ce que le serviteur soit plus confiant dans ce qui est dans la main d’Allah que dans ce qu’il possède lui-même. Ceci provient de la véracité de la certitude et de sa force. On dit à Abu Hazim l’ascète : « Quel est ton bien ? et il a répondu : « J’ai deux sortes de bien avec lesquels je ne crains la pauvreté : la confiance en Allah et la désespérance dans ce que possèdent les gens ». On lui dit : « Ne crains-tu pas la pauvreté ? », et il a répondu : « Moi craindre la pauvreté ! alors que mon maître possède ce qui est dans les cieux, sur la terre et ce qui est entre les deux ! ». De son côté, Abu-Fudayl Ibn ‘Iyadh disait : « La substance de l’ascétisme, c’est d’être satisfait d’Allah. Celui qui se contente de peu, il est ascète et il est riche. Celui qui réalise la certitude, se remet totalement à Allah dans toutes ses affaires, se contente de ce qu’Il Lui réserve et s’abstient de s’attacher aux créatures par crainte ou espérance ; ceci lui fait éviter la recherche des biens de ce monde sous la contrainte. Celui qui est ainsi, est vraiment un ascète. Il est le plus riche des hommes même s’il ne possède rien de ce monde ». De même ‘Ammar a dit : « La mort suffit comme source d’exhortation. La certitude suffit comme source de richesse et l’adoration suffit comme occupation ». Ibn Mas’ud (r.a) a dit : « La certitude consiste en ce que tu n’agrées pas les hommes en courrouçant Allah, que tu n’envies aucun homme pour les subsistances accordées par Allah, que t ne fasses aucun reproche à un homme pour ce qu’Allah ne t’a pas donné. Car les subsistances d’Allah ne sont acheminées sous l’effet de la convoitise d’aucun homme ni ne sont acheminées sous l’effet de la haine d’aucun homme. En effet, par Son équité, Sa science, Sa sagesse, Allah a placé la joie et le contentement dans la certitude et la satisfaction et Il a placé les soucis et la tristesse dans le courroux et le doute ».
La deuxième chose consiste en ce que le serviteur, en subissant une adversité comme la perte d’un bien ou d’un être cher etc.… soit plus attaché à la rétribution qui en découle, qu’à la garde et la possession de ce bien. Ceci aussi naît de la certitude parfaite. ‘Ali (r.a) a dit : « Celui qui renonce à ce bas monde supporte aisément les coups de l’adversité ». Un ancien sage a dit également : « Si ce n’étaient les épreuves de ce bas monde, nous atteindrions la Vie Future complètement dépourvus de bonnes actions ».
La troisième chose consiste en ce que pour le serviteur soit égal qu’on le complimente ou qu’on le dénigre pour la vérité. C’est-à-dire que lorsque l’attachement est grand dans le cœur du serviteur pour ce bas monde, il préfère les compliments et déteste les critiques. Ceci l’amène souvent à délaisser beaucoup de vérité par crainte des critiques et à commettre beaucoup d’erreurs et de futilités par espoir des compliments. Ainsi, quand le serviteur trouve égal pour lui qu’on le complimente ou qu’on le dénigre, cette attitude montre le peu de cas de la position des créatures dans le cœur qui est rempli de l’amour pour Allah et de tout ce qui procure l’agrément de Son Seigneur. Ceci est attesté par la sentence suivante d’Ibn Mas’ud (r.a) : « La certitude consiste en ce que tu ne provoques pas la satisfaction des gens par ce qui provoque le courroux d’Allah ». Du reste, Allah a loué ceux qui luttent pour Lui et ne craignent aucun reproche d’un mortel. On a d’ailleurs rapporté d’autres traditions des anciens sages sur l’ascétisme. Ainsi, Al-Hassan al-Basri a dit : « L’ascète est celui qui dit en voyant un autre : il est plus ascète que moi ». On a interrogé quelqu’un (je crois que c’est l’imam Ahmad Ibn Hanbal) pour savoir si celui qui possède des biens peut-être considéré comme ascète ? Il a répondu : « S’il ne se réjouit pas de l’augmentation ou de la diminution de ces biens, il est un ascète ». Ibrahim Ibn Adham a dit :
Al-Hassan al-Basri a dit : « J’ai connu des gens et j’étais le compagnon de personnes qui ne se réjouissaient d’aucune chose de ce bas monde qui s’offraient à eux, qui ne regrettaient aucune chose dont ils se privaient, car à leur yeux tout ceci ne valait même pas la poussière. L’un d’eux vivait une année ou même deux sans acquérir un vêtement pour se couvrir ou s’offrir un ustensile pour cuire ses aliments ou installer un lit pour dormir ou ordonner dans sa maison qu’on lui fasse préparer un repas. La nuit venue, ils se mettaient debout pour prier ; leur visages prosternés, des larmes jaillissant de leurs, implorant le Seigneur de les sauver. Lorsqu’ils accomplissaient une bonne action, ils ne cessaient de remercier Allah et de L’implorer pour qu’Il l’accepte ; lorsqu’ils commettaient une mauvaise action, ils s’en attristaient et imploraient Allah pour qu’Il la leur pardonne. Ils ne cessaient d’agir de la sorte. Par Allah ! ils ne sont sauvés des péchés que par le pardon. Qu’Allah les prenne en miséricorde et les agrée ».
Les degrés de l’ascétisme
Premier degré : renoncer à ce bas monde tout en le désirant, en y inclinant avec son cœur et son âme mais en luttant et en s’efforçant d’y faire face.
Second degré : c’est le cas de celui qui renonce volontairement à ce monde parce qu’il le méprise et méprise celui qui le convoite. Mais il reste attentif à son renoncement, comme celui qui renonce à un sous pour deux sous.
Troisième degré : celui qui renonce volontairement à ce monde renonce à son propre renoncement. De sorte qu’il ne voit même pas qu’il abandonne quelque chose. Le détenteur de ce degré s’apparente à celui qui a été empêché d’accéder au seuil du roi par la présence d’un chien. Cet homme jette un morceau de pain au chien pour l’occuper et accéder ce temps auprès du roi. Ainsi Satan est un chien sur le seuil d’Allah empêchant les gens d’y accéder bien que la porte soit ouverte et le rideau relevé ; et ce bas monde est une bouchée de pain pour celui qui l’abandonne en vue d’accéder auprès du roi. Comment un tel homme peut-il prêter attention à cette bouchée de pain ?
Conclusion
L’imam Ahmad Ibn Hanbal rapporte d’après Sufyan :
« ‘Issa Ibn Maryam disait : L’amour de ce monde est à l’origine de tout péché et les biens pécuniaires en lui, constituent un mal grave. On a dit : quel est ce mal ? Il a répondu : on ne peut se débarrasser de la fatuité et de la vanité. On a dit : si on arrive à s’en débarrasser ? Il a répondu : pour celui qui possède ces biens, le fait de les fructifier le détourne de l’invocation et de la mention d’Allah »
Ainsi, c’est l’amour de ce monde qui remplit l’Enfer de ses habitants et c’est l’ascèse dans ce monde qui remplit le Paradis de ses habitants. En effet, l’ivresse d’amour pour ce monde est plus prenante que l’ivresse du vin. Car celui qui s’y adonne ne se réveille plus que dans l’obscurité de la tombe. Yahya Ibn Mu’ad disait : « Ce monde est le vin du diable. Celui qui s’en enivre ne se réveille qu’au milieu des morts, dans le regret avec les perdants »
Néanmoins, il faut savoir que l’ascétisme n'a aucune contradiction avec la richesse ; le plus important c’est de ne pas trop attaché aux biens ; car le moindre mal dans cet amour c’est qu’il détourne de l’amour d’Allah et de sa mention. Or, celui qui est occupé par ses biens, compte parmi les perdants. Car lorsque le cœur se détourne de la mention d’Allah, il est habité par le diable qui peut l’orienter là où il veut. Pour l’initier au mal, il lui fait miroiter quelques bonnes actions pour le persuader qu’il fait du bien.
Wallahou ‘alam.
hadith
12/09/2007 17:52 par momowally
D'après khalid ibn al walid (as): un bédouin vint voir l'Envoyé d'Allah (Sallâ-Allâhou-'Alayhi Wa Sallâma) et lui dit : Le Messager d'Allâh(swt) lui dit : "demande ce que tu désires !" le prophète(saw): "Adore Allâh(swt) comme si tu le voyais car si tu ne le vois pas, Lui te voit ! Et tu seras parmi les bienfaiteurs" Le bédouin: "j'aimerai que mon Seigneur cache mes péchés le jour dernier "je n'ai vu aucun hadith plus beau et aussi complet que celui -ci !"
Voici un hadith à méditer,
"Ô Messager d'Allâh(swt) ! je suis venu te poser des questions dont les réponses sont des lumières pour moi , dans ce bas- monde et dans l'au -delà. "
le bédouin : "je veux être le plus savant des hommes !"
le prophète(saw) dit : "crains Allah et tu seras le plus savant des hommes !"
Il le bédouin : "je veux être le plus riche des hommes"
Il le propphète(saw): "sois satisfait de ce que tu as et tu seras le plus riche des hommes !"
le bédouin :" je veux être le plus juste des hommes
le prophète(saw): "désire pour les autres ce que tu désires pour toi même tu seras le plus juste des hommes !"
Ie bédouin : "je veux être le meilleur des hommes ! "
le saint prophète(saw): "soit profitable aux autres tu seras le meilleur des hommes !"
Ie bédouin : "parmi les hommes ,je veux être le plus proche d'Allâh(swt) !"
le prophète(saw): "Multiplie le rappel d'Allâh(swt), tu seras le plus proche d'Allah(swt) parmi les hommes !"
le bédouin: "je veux que ma foi soit parachevée! "
le prophète(saw) : "Améliore ton comportement ta foi se parachèvera"
Ie bédouin : "je veux être parmi les bienfaiteurs "
le bédouin:" je veux être parmi les obéissants ! "
le prophète(saw) :" Accompli les obligations divines tu seras parmi les obéissants !"
le bédouin:" je veux rencontrer Allah(swt), purifié de mes péchés !"
le prophète(saw) : "Purifie- toi de la grande souillure, tu rencontreras Allah(swt)
purifié de tes péchés"
le bédouin : je veux être ressuscité le jour dernier dans la lumière
le prophète(saw): ne sois injuste avec personne et tu seras ressuscité le jour dernier dans la lumière !
le bédouin: "j'aimerai que mon Seigneur me fasse miséricorde le jour
dernier !"
le prophète(saw) : "sois miséricordieux envers toi- même et aenvers Ses serviteurs, ton Seigneur te fera miséricorde !
le bédouin: "j'aimerai que mes péchés se raréfient !"
le prophète(saw) : "multiplie tes demandes de pardon et tes péchés se raréfieront !"
le bédouin : "j'aimerai être le plus généreux des hommes !"
le prophète(saw) : "Ne te plains pas de tes affaires auprès des créatures tu seras le plus généreux des hommes! "
le bédouin: j"'aimerai être le plus fort des hommes! "
le prophète(saw): "Ai confiance en Allah et tu seras le plus fort des hommes !"
le bédouin: "j'aimerai qu' Allah élargisse mes ressources ! "
le prophète(saw): "Sois toujours en état de pureté, Allâh(swt) élargira tes ressources ! "
le bédouin : "j'aimerai être parmi les bien-aimés d'Allâh(swt) et de son
Messager(saw) !
le prophète(saw) : Aime ce qu' Allâh(swt) et son Messager(saw) aiment et tu seras parmi leurs bien-aimés !
le bédouin : "j'aimerai être préservé de la colère d'Allâh(swt) et de Son
Messager (saw) le jour dernier !
le Saint prophète(saw): Que nulle créature d'Allâh(swt) subisse ta colère et tu seras préservé de la colère d'Allâh(swt) le jour dernier !
le bédouin: j"'aimerai que mes invocations soient exaucées "
le noble prophète(saw) lui conseilla : "éloigne- toi de la nourriture illicite et tes invocations seront exaucées!"
le prophète(saw): "cache les défauts des autres et Allah cachera tes défauts le jour dernier !"
le bédouin : "Qu'est ce qui me sauvera des péchés ou il dit des fautes ? "
le prophète(saw) : "les larmes, la soumission, et les maladies ! "
le bédouin : "quelle est la plus belle action auprès d'Allâh (swt)?"
Il dit : l"e bon comportement, la modestie et la patience face à
l'épreuve !"
le bédouin :"Qu'est ce qui aménuise la colère d'Allah dans ce bas- monde
et dans l'au -delà ? "
le bon prophète(saw): "l'aumône discrète et le respect des liens de parenté !"
le bédouin demanda: "qu'est ce qui éteint le feu de l'enfer le jour dernier ? "
le prophète(saw) : "la patience dans ce bas- monde face aux épreuves et aux malheurs !"
L'Imam el mousta'firi (Qu'Allâh(swt) soit satisfait de lui !) a dit :
(rapporté par l'imam Ahmad )
Hassan Al-Basri (radiayallâhu ta'ala ane-hu)
12/09/2007 16:25 par momowally
Hassan Al-Basri
Son nom et sa généalogie :
Son nom était Al-Hasan ibn Yasâr, surnommé Abou Sa'id.
Son père était l'esclave affranchi de l'estimable Compagnon, Zayd ibn Thâbit (ÑÖí Çááå Úäå).
Quant à sa mère, Khayra, elle était l'esclave affranchie de Oum Salama (ÑÖí Çááå ÚäåÇ).
Sa naissance (An 30 de l'Hégire)
Al-Hasan naquit à Médine vers l'an 30 de l'Hégire (peut-être en 21).
Son éducation :
Il grandit sous le patronage des femmes du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã). Il fut, surtout, élévé dans le giron de Oum Salama (ÑÖí Çááå ÚäåÇ).
Al-Hasan eut, en plus, l'honneur d'être allaité par la Mère des Croyants, Oum Salama (ÑÖí Çááå ÚäåÇ). Et ce, quand sa mère allait faire les commissions et que le nourrisson pleurait de faim, Oum Salama (ÑÖí Çááå ÚäåÇ) le prit entre les bras et lui donna le sein pour le consoler de l'absence de sa mère. Vu le grand amour qu'elle éprouvait pour ce bébé, son sein, par la grâce d'Allah, sécréta du lait que le petit suça et cessa de gémir.
Al-Hasan passait son enfance en allées et venues parmi les maisons des Mères des Croyants. Il tira, évidemment, profit de cette atmosphère saine, dominée par les bonnes mœurs, la foi, les bienséances et la science.
Son apprentissage
Dans la mosquée du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã), Al-Hasan suivait l'enseignement des vénérables Compagnons, tels : 'Uthmân ibn 'Affân, 'Abd-Allâh ibn 'Abbâs, 'Alî ibn Abou Tâlib, Abou Moûsa Al-Ach'arî, Anas ibn Mâlik, Jâbir ibn 'Abd-Allâh et 'Abd-Allâh ibn 'Umar (ÑÖí Çááå Úäåã).
A l'âge de 14 ans, Al-Hasan accompagna ses parents vers Bassora, qui fut à cette époque l'une des plus grandes citadelles d'érudition. Les grands Compagnons (ÑÖí Çááå Úäåã) affluèrent vers son immense mosquée, et notamment 'Abd-Allâh ibn 'Abbâs dont Al-Hasan fut le disciple et duquel il apprit l'exégèse, le Hadith et la science des lectures coraniques.
Il puisa du savoir des autres Compagnons, la jurisprudence, la linguistique, les lettres jusqu'à ce qu'il fut considéré alors comme un puits de science. Il fut très entouré, acquit de la réputation et jouit de la considération publique.
Ses livres :
Il a écrit "l'Exégèse du Coran" [Tafsîr Al-Qurân] et "Les Vertus de la Mecque" [Fadâîl Makkah]
Sa mort (110 H ; 80 ans)
Al-Hasan décéda en l'an 110 de l'Hégire. Tout le peuple de Bassora(actuel Irak) lui rendit les derniers devoirs ,le vendredi, premier jour du mois de rajab.
Ses qualités :
Sa science :
Anas ibn Malik (ÑÖí Çááå Úäå) fût interrogé un jour sur une question et il dit: "Allez interrogez notre maître al-Hassan, car il a entendu et nous avons entendu, mais il a retenu et nous avons oublié".
Son souci pour l'au-delà :
AbdulWahad Ibn Zayd a dit: "Si tu voyais Al Hassan, tu penserais que l'on a versé sur lui la tristesse des créatures en raison des longs pleurs et des nombreux sanglots".
On lui dit: "Décris nous Al Hassan!"
Il répondit: "Qu'Allah fasse misericorde à Abou Sa'id, wallah! Lorsqu'il venait, c'est comme si il revenait de l'enterrement d'un proche, et lorsqu'il repartait, c'est comme si le feu était au- dessus de sa tête, et lorsqu'il s'asseyait, c'est comme si c'était un prisonnier que l'on emmené se faire couper la tête, et [lorsqu'on le voyait] au matin, c'est comme si il revenait de l'au- delà, et [lorsqu'on le voyait] au soir, c'est comme si c'était un malade que la maladie avait extenué".
Yunas Ibn 'Abdillah dit: "Je n'ai jamais vu Al Hassan rire à pleine dent".
Yazîd Ibn Hawshab décrit la piété d'Al-Hasan disant : "Je n'ai vu plus craintif [de Dieu] que Al-Hasan Al-Basri et 'Omar Ibn 'Abd Al-'Azîz, à croire que l'enfer n'a été crée que pour eux".
Sa modestie :
Un jour on mentionna l'enfer dans son assemblée. Il dit alors :
"On a rapporté que le prophète(saw) a dit:
"Demain, un homme sortira de l'Enfer aprés y être rester des années"
Puis Al Hassan a dit:
"Comme j'aimerai être cet homme".
Sa piété :
On rapporte qu'Al Hassan (ÑÍãå Çááå) décida de faire la priere de nuit, mais que son âme ne voulut pas être conciliante, alors il resta éveillé toute la nuit jusqu'au matin. On le questionna à ce sujet et il dit:
"Mon âme m'a vaincu pour abandonner la prière, alors je l'ai vaincue pour abandonner le sommeil! Wallahi! Je ne la laisserai pas tant qu'elle ne se soumettra pas et qu'elle n'obtemperera pas".
Les éloges à son sujet
Khâlid ibn Safwân, l'un de ses proches, le décrivit en disant :
"C'est un homme qui a l'âme pure et qui tient parole. Il donne le modèle parfait quand il recommande le louable ou qu'il interdit le blâmable. Je l'ai vu capable, tel un ascète, de se passer des gens et de ce qu'ils avaient entre les mains. Tandis que j'ai vu ceux-ci tellement besoin de lui et en demande continuelle de ce qu'il avait".
Maslama ibn 'Abd Al-Malik a dit :
"Comment des gens qui ont parmi eux un homme tel Al-Hasan Al-Basrî, s'écartent-ils du droit chemin?!".
An-Nawawî dit :
"Al-Hasan fut une Somme, un érudit raffiné, un jurisconsulte, un homme de confiance, un adorateur ['âbid], un ascète [nâsik] au savoir abondant, éloquent et beau de visage".
Al-Ghazâli (raa)dit :
"Al-Hasan est celui dont les paroles étaient les plus proches de celles des prophètes et celui dont l'exemple se rapprochait le plus des compagnons du prophète -paix et bénédictions sur lui".
wallamu'Allâh !
La Spiritualité en Islam
12/09/2007 15:26 par momowally
La Spiritualité en Islam:
La Foi Musulmane est Croyance et actes visibles, mais aussi spiritualité véritable. Ibn Taymiyya écrit :
"Il est erroné de penser que la foi n'est que croyance et connaissance, avec lesquels il n'y aurait ni action ni état ni mouvement, ni intention, ni amour ni crainte révérentielle. Les actions du cœur – que les Soufis appellent "états", "stations", etc. – font partie de la foi : – une partie de ces actions du cœur a été rendue obligatoire (fardh) par Dieu et Son Messager ; – une autre partie de ces actions du cœur est recommandée (mustahabb) et n'est pas obligatoire. Chaque musulmane et musulman doivent acquérir au moins les actions de la première partie pour être du nombre des "Pieux, Gens de la Droite" (al-ab'râr, as'hâb ul-yamîn). Quant à ceux qui acquièrent à la fois la première et la deuxième partie, ils feront partie des "Rapprochés, Devanciers" (al-muqarrabûn as-sâbiqûn)" (Kitâb-ul-îmân, p. 168).
Ibn Qayyim écrit qu'il est erroné de penser que la finalité de l'adoration de Dieu est seulement la mise à l'épreuve, ou seulement la rétribution dans l'au-delà, ou seulement l'éducation de l'âme ; la finalité de l'adoration de Dieu, écrit-il, est de répondre au besoin que l'homme a de se tourner vers Lui, de le connaître et de L'aimer (Ighâthat ul-lahfân, tome 1 p. 49).
C'est dire combien la foi demandée par l'islam n'est pas seulement connaître ('ilm) et approuver (tasdîq) certaines vérités relatives à Dieu, à ses messagers, à l'au-delà etc. C'est aussi aimer Dieu (mahabba) et penser à Lui. C'est ce qu'on appelle, en langue française, développer une authentique spiritualité.
L'homme a besoin, pour vivre sur terre, de manger, de boire, de se vêtir, de se soigner, d'avoir un toit, de fonder une famille, et, pour satisfaire ces besoins, de travailler. L'islam demande à l'homme de travailler pour satisfaire ces besoins, mais de le faire sans manquer à ses autres devoirs – éthiques, sociaux, écologiques, etc. : de là vient le cadre qu'il offre à l'homme pour lui indiquer limites et orientations. La vie terrestre n'est, ainsi, pas en soi une mauvaise chose ; cependant elle peut donner illusionner l'homme en lui faisant croire que la réussite matérielle et sociale est l'objectif de son existence.
L'épreuve réside dès lors dans le fait de parvenir à respecter le cadre normatif mais également dans le fait de résister à la tentation de faire des plaisirs terrestres et des valeurs matérielles l'objectif de son existence. Réussir l'épreuve c'est croire en l'existence de Dieu et respecter ce qu'Il agrée, mais aussi garder la profondeur de son amour pour Lui seul.
Au moment où l'on s'occupe de sa famille, où l'on vaque à ses affaires, où l'on plaisante avec ses amis, la réalité de sa vie, la Présence de Dieu et le lien avec Lui ne disparaissent pas totalement mais passent à l'arrière-plan. C'est normal, et c'est ce dont Hanzala était venu se plaindre au Prophète(saw) : "Nous sommes en ta compagnie et tu nous parles du paradis et du feu, c'est comme si nous les voyions de nos yeux ; puis, lorsque nous côtoyons notre épouse, nos enfants et nos affaire, nous oublions beaucoup."
Le Prophète (saw)le tranquillisa par ces mots : "Si vous restiez constamment dans l'état dans lequel vous vous trouvez lorsque vous êtes en ma compagnie et lorsque vous êtes plongés dans le souvenir de Dieu ("wa fi-dh-dhikr"), les anges vous serreraient la main quand vous vous trouvez sur vos lits et sur les chemins. Mais, ô Hanzala, un temps et un temps !" (Rapporté par Muslim, la traduction de "wa fi-dh-dhikr" a été rendue d'après l'interprétation de At-Tîbî citée dans Mirqât ul-mafâtîh).
Un temps pour les affaires terrestres, et un temps pour les choses purement spirituelles :
Ibn Qayyim écrit que le besoin que l'âme à de se tourner vers Dieu n'est semblable à rien de connu sur terre, mais qu'on peut le comparer dans une certaine mesure au besoin que le corps a de se nourrir, de boire et de respirer ; le cœur et l'âme humains ne se tranquillisent qu'au souvenir de Dieu et ne s'apaisent que par Son amour (Ighâthat ul-lahfân, tome 1 p. 49). "Si l'homme pouvait obtenir quantité d'autres plaisirs et de contentements, cela ne durerait pas ; au contraire, il aurait ensuite besoin d'autre chose, et il aurait besoin de se contenter tantôt de ceci et tantôt de cela ; souvent ce qui lui procure du plaisir s'avérera être une des plus grandes causes de déplaisirs" (Ibid.) C'est pourquoi le Prophète(saw) a enseigné que le croyant devait avoir "un temps et un temps". Dieu(swt) Lui-même dit :
"Ecoutez : c'est par le souvenir de Dieu que se tranquillisent les cœurs" (Qor'an).
Dès lors, si l'homme ne se soucie que de sa réussite matérielle, s'il fait de tout son temps l'occasion de se tourner vers les affaires terrestres, fussent-elles licites, son cœur souffrira de ne pas recevoir la lumière dont il a besoin pour s'épanouir. "Ne parlez pas abondamment sans penser à Dieu ; car parler beaucoup sans aucune pensée pour Dieu est (cause de) dureté du cœur ; et l'homme le plus éloigné de Dieu est (celui qui a) le cœur dur" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 2411).
"… Ne ris pas trop ; car le rire excessif fait mourir le cœur" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 2305).
Il est ici question du cœur spirituel, et "faire mourir ce cœur" signifie "le rendre insensible aux choses spirituelles" (attention, il n'y est pas question du seul fait de rire mais du fait de rire excessivement).
Le Prophète(saw) a dit :
"Celui qui s'assoit dans une assemblée et ne pense pas à Dieu, cela sera pour lui [cause de] manquement ("tira") de la part de Dieu…"
(Rapporté par Abû Dâoûd, n° 4856).
"Pour toute chose il existe un polissage. Et ce qui polit le cœur est le souvenir de Dieu" (Rapporté par Al-Bayhaqî, cité dans Mishkât, n° 2286).
Certes,il faut vaquer à ses occupations terrestres, mais il faut revenir régulièrement se consacrer aux œuvres purement spirituelles, afin de se recentrer sur la Présence de Dieu. "Un temps et un temps." Sans cet autre temps après le temps passé à travailler, parler, emplir ses yeux et son esprit des dorures de ce monde ("zînat ul-hayât id-dunyâ"), sans ce retour régulièrement effectué vers Dieu, la vie perd son goût et les plaisirs deviennent rapidement monotones : toujours manger, boire, dormir, se laver, travailler, compter son argent, marcher, acheter, à nouveau manger, boire, dormir… ouf… Dieu (swt) dit : "Et Celui qui se détourne de Mon souvenir, celui-là aura une vie étroite…" (Coran ).
L'étroitesse de la vie dont il est question ici désigne non pas la pauvreté matérielle mais la servitude à la matière, l'absence de liberté intérieure, l'absence de joie profonde.
"Malheur à l'esclave de la pièce d'or, malheur à l'esclave de la pièce d'argent" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 2375 ; voir aussi ce qu'a rapporté Al-Bukhârî, n° 6071).
"Un temps et un temps" : Mu'âdh dit à son élève : "Asseyons-nous ensemble, ayons la foi un instant" (cité par Al-Bukhârî, kitâb ul-îmân). Mu'âdh n'entendait pas inviter son élève à avoir les croyances voulues un instant, puisque la présence de ces croyances est requise à chaque instant ; il voulait en réalité inviter son élève à l'accompagner dans sa revivification, dans son cœur, du sentiment de la présence de Dieu ; il parlait en fait de se recentrer sur la présence de Dieu… de se mettre en état de Présence… de revenir à l'autre "temps".
Après le temps passé à vaquer à ses occupations terrestres, le croyant a besoin d'un autre temps, d'un temps pour se recentrer profondément sur la réalité de son existence, pour s'imprégner de la Présence de Dieu, pour revivifier l'amour qu'il a pour Lui dans son cœur. Ensuite ce croyant retournera à son temps consacré à ses affaires et à sa famille ; lors de ce temps à vaquer à ses occupations terrestres, il sera moins imprégné de la Présence divine, c'est sûr – et c'est ce que Hanzala avait ressenti en lui –, mais il ne sera pas coupé de cette Présence : même ce temps-là, il le vivra avec les formules de souvenir et d'invocation de Dieu.
Les Formes de la Spiritualité Musulmane :
La prière rituelle (salât) :
"Accomplis la prière pour te souvenir de Moi" dit Dieu à Moïse (Coran ).
"La prière empêche de (tomber dans) les choses honteuses et le mal. Et le souvenir de Dieu est plus grand encore" (Coran ; voir le commentaire de ce verset dans Al-'ubûdiyya, pp. 120-121).
"Bilâl, donne le second appel à la prière (iqâma) et donne-nous ainsi le repos que la prière [procure]" (Rapporté par Abû Dâoûd, n° 4985).
Comment la prière ne procurerait-elle pas au cœur le repos et la joie, elle dont le Prophète(saw) disait, qu'au-delà de ce qui est agréable en termes de plaisirs terrestres, s'y trouve "la fraîcheur de [ses] yeux" (Rapporté par An-Nassaï, n° 3939).
Le Prophète(saw) priait tant la nuit – en plus des cinq prières quotidiennes – que ses pieds enflaient (rapporté par Al-Bukhârî, n° 6106).
Et chaque fois qu'il faisait face à une difficulté, il priait (rapporté par Abû Dâoûd, n° 1319).
Dieu répond à celui qui récite la sourate Al-Fatiha pendant la prière : lorsqu'il récite "Louange à Dieu, Pourvoyeur de l'univers", Dieu dit : "Mon serviteur a fait ma louange" ; lorsqu'il dit : "Le Clément, le Miséricordieux", Dieu dit : "Mon serviteur a fait mon éloge" ; lorsqu'il dit : "Le Maître du jour de la rétribution", Dieu dit : "Mon serviteur a proclamé Ma Majesté" ; lorsqu'il dit : "C'est Toi que nous adorons et c'est de Toi dont nous demandons l'aide", Dieu dit : "Cela, c'est entre Moi et Mon serviteur, et mon serviteur aura ce qu'il a demandé" ; lorsqu'il dit : "Guide-nous sur le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas de ceux contre qui Tu es en colère ni de ceux qui sont égarés", Dieu dit : "Cela, c'est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'Il a demandé" (Rapporté par Muslim, n° 395).
Mon professeur Cheikh Dhoul Faqar disait :
"Parmi tous les enseignements de l'islam, la prière y occupe une place telle qu'on serait tenté de dire qu'elle exerce une sorte de domination ("dâdâguirî") sur tous les autres ; en effet, il y a cinq prières à faire chaque jour ; les deux jours de fête, vous en avez une supplémentaire ; pendant le ramadan on fait une prière supplémentaire le soir ; si vous êtes indécis, faites la prière de la consultation (salât al-istikhâra) ; si vous êtes dans un besoin, ayez recours à la prière du besoin (salât al-hâja) ; si le pays souffre de sécheresse, alors il y a la prière pour demander à Dieu la pluie (salât al-istisqâ') ; lors d'une éclipse, accomplissez la prière de l'éclipse (salât al-kussûf) ; etc."
Le jeûne (siyâm), l'aumône (sadaqa), le pèlerinage (hadj) :
Il s'agit, après le témoignage et la prière, des trois autres "piliers de l'islam", et ce sont des actes très spirituels pour peu qu'on cherche non pas seulement à en accomplir les formes extérieures seulement mais aussi à les approfondir. Le jeûne est ainsi l'occasion de mettre temporairement les plaisirs du corps de côté pour se recentrer sur son cœur. L'aumône consiste à se séparer d'une partie de ses biens par amour pour Dieu. Le pèlerinage relève quant à lui d'un voyage symboliquement accompli vers le symbole de l'unicité divine, au cours duquel on met de côté son confort, son statut social, ses traditions par amour pour Dieu.
La récitation du Coran (tilâwat ul-qur'ân) :
Témoignage direct de la Présence de Dieu, le Coran ne peut que rappeler cette présence. "Rappelle-nous notre Seigneur" disait parfois 'Omar ibn al-Khattâb à Abû Mûssâ, et celui-ci se mettait alors à réciter le Coran (Zâd ul-ma'âd, tome 1 p. 486). Car le Coran est un lien, un trait d'union entre le Créateur et le serviteur. Un lien car d'une part le serviteur écoute et entend ce qui reprend la Parole de Dieu, et d'autre part Dieu écoute attentivement celui qui récite le Coran d'une belle voix (selon le hadîth rapporté par Ibn Mâja, n° 1340). "De tous les hommes, lequel a la plus belle voix lors de la récitation du Coran, et fait la meilleure récitation ?" demanda-t-on un jour au Prophète. "C'est celui qui, lorsque tu l'entends faire cette récitation, tu ressens qu'il craint Dieu" (Rapporté par Ad-Dârimî).
Le Prophète (saw)dit une fois : "Ces cœurs se rouillent comme se rouille le fer lorsqu'il est touché par l'eau. – O Messager de Dieu, et quel est (le moyen pour) les purifier ? demanda-t-on. – Penser souvent à la mort et réciter le Coran" répondit-il (cité dans Mishkât, n° 2128).
Les formules de glorification de Dieu (at-tasbîh wat-tahmîd wat-tahlîl wat-takbîr wa ghayruhâ) :
"Les paroles les plus aimées de Dieu sont ces quatre-ci : "Pureté à Dieu", "Louange à Dieu", "Pas de divinité sauf Dieu" et "Dieu est le plus grand" (Rapporté par Muslim, n° 2137).
"Deux paroles sont légères sur la langue, lourdes dans la balance, aimées par le Miséricordieux : "Pureté à Dieu avec Sa louange, Pureté à Dieu le Très Grand" (Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).
Le Prophète(saw) a dit : "Celui qui dit : "Il n'y a de divinité que Dieu et Dieu est le plus grand", Dieu approuve ce qu'il a dit et dit : "Il n'y a de divinité que Moi et Je suis le plus grand".
Et lorsqu'il dit : "Il n'y a de divinité que Dieu, Lui seul, il n'a pas d'associé", Dieu dit : "Il n'y a de divinité que Moi, Moi seul, Je n'ai pas d'associé". Et lorsqu'il dit : "Il n'y a de divinité que Dieu, à Lui appartiennent la royauté et la louange",
Dieu dit : "Il n'y a de divinité que Moi, à Moi appartiennent la royauté et la louange".
Et lorsqu'il dit : "Il n'y a de divinité que Dieu, nulle puissance et nulle force sauf par Lui",
Dieu dit : "Il n'y a de divinité que Moi, nulle puissance et nulle force sauf par Moi"…" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 3430).
Les invocations de circonstances (ad-da'awât fil-awqât) :
Avant de manger : "Je prononce le Nom de Dieu. O Dieu bénis pour nous ce que Tu nous as donné" (Rapporté par Ahmad, n° 1244, relaté de Alî). Après avoir mangé : "Louange à Dieu qui nous a donné à manger et à boire, et qui nous a faits musulmans" (Rapporté par Abû Dâoûd, n° 3850).
En s'allongeant sur son lit le soir : "Louange à Dieu qui nous a donné à manger et à boire, qui nous a été suffisant et qui nous a donné un refuge. Combien y a-t-il de gens qui n'ont ni quelqu'un qui leur soit suffisant ni quelqu'un qui leur donne refuge" (Rapporté par Muslim, n° 2715).
Quand on se rend dans un marché [ou assimilé, comme un magasin, un supermarché, etc.] : "O Dieu, je Te demande le bien de ce marché et le bien qu'il y a dans ce marché. Et je cherche Ta protection contre le mal de ce marché et le mal qu'il y a dans ce marché. O Dieu, je cherche Ta protection contre le fait que je fasse dans ce marché une transaction où je suis perdant" (Rapporté par Al-Bayhaqî, Mishkât, n° 2456).
Lorsqu'on acquiert un animal : "Je Te demande son bien et le bien de la nature que Tu lui as donnée. Et je cherche Ta protection contre son mal et contre le mal de la nature que Tu lui as donnée" (Rapporté par Abû Dâoûd, n° 2160).
Lorsqu'on acquiert un vêtement neuf : "O Dieu, louange à Toi. Tu me l'as donné à porter. Je Te demande son bien et le bien pour lequel il a été fabriqué. Et je cherche Ta protection contre son mal et contre le mal pour lequel il a pu être fabriqué" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 1767).
Ce ne sont là que quelques exemples ; en fait, pour la plupart des occasions de l'existence, le Prophète (saw)a enseigné des invocations de ce genre, à adresser à Dieu.
Demander à Dieu ce dont on a besoin :
"Et lorsque Mes serviteurs te questionnent à Mon sujet, [dis-leur que] Je suis proche. J'exauce la demande du demandeur lorsqu'il Me demande…" (Coran 2/186).
"Et votre Seigneur a dit : "Demandez-Moi, je vous exaucerai…" (Coran 40/60). "Lorsque tu demandes, demande à Dieu. Et lorsque tu demandes l'aide, demande-la à Dieu. Et sache que si toute l'humanité se rassemblait pour te faire du bien, elle ne pourrait te faire que le bien que Dieu a déjà écrit pour toi. Et si elle se rassemblait pour te faire du tort, elle ne pourrait te faire qu'un tort que Dieu a déjà écrit à ton sujet…" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 2516).
"Tout musulman qui demande à Dieu quelque chose qui ne relève ni d'un péché ni d'une rupture des liens familiaux, Dieu lui accorde l'une des trois choses suivantes : soit Il lui accorde ce qu'il a demandé ; soit Il garde pour lui (l'équivalent de) cette demande dans l'au-delà ; soit Il écarte de lui un mal semblable à ce qu'il a demandé" (Rapporté par Ahmad, n° 10709, cité dans Mishkât n° 2259).
Demander pardon à Dieu pour les fautes qu'on fait :
"Lorsque le serviteur commet une faute, un point noir s'inscrit sur son cœur. S'il cesse et retourne vers Dieu, son cœur est purifié. Mais s'il continue, la tache augmente jusqu'à dominer son cœur…" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 3334).
Dieu dit : "Dis à Mes serviteurs qui ont été injustes envers eux-mêmes [en faisant des péchés] qu'ils ne désespèrent pas de la Miséricorde de Dieu. Dieu pardonne tous les péchés. Il est, Lui, le Pardonneur, le Miséricordieux" (Coran ).
"Chaque humain fait des fautes. Et les meilleurs des fautifs sont ceux qui se repentent" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 2499).
Parler de Dieu(swt), de Ses bienfaits et de Ses promesses :
Hanzala avait dit : "Nous sommes en ta compagnie et tu nous parles du paradis et du feu, c'est comme si nous les voyions de nos yeux…. Parler ainsi des bienfaits terrestres de Dieu, des choses de l'invisible telle que les anges, des choses devant arriver après la mort, des choses du paradis et des choses du feu… S'imprégner de tout cela, c'est aussi une forme de spiritualité.
Quelques versets du Coran :
Dieu(swt) dit :
"Dis :
"Vous montrions-nous ceux qui sont les plus perdants par rapport à ce qu'ils font ? Ce sont ceux dont l'effort s'est égaré dans la vie de ce monde et qui ont pensé faire bien ainsi"" (Coran 18/103-104).
"Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu, Dieu a alors fait qu'ils s'oublient eux-mêmes" (Coran 59/19).
De ceux qui se seront ainsi détournés de Son souvenir, Dieu dira le jour du jugement :
"Aujourd'hui Nous les oublierons donc, comme ils avaient oublié leur rencontre d'avec ce jour que voici" (Coran ).
Dieu dit : "Pense à ton Seigneur en toi-même, en t'humiliant et avec crainte, par une parole en-deçà de la voix haute, le matin et dans la soirée. Et ne sois pas du nombre des insouciants" (Coran ).
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
Qu'est-ce que la spiritualité ?
12/09/2007 14:42 par momowally
Qu'est-ce que la spiritualité ?
La quête spirituelle se fait de plus en plus présente dans la société et le christianisme n'en détient pas le monopole. Chercher à connaître d'abord les fondements humains de la spiritualité permet une ouverture à toute recherche spirituelle et facilite aussi la reconnaissance de ce que l'expérience spirituelle chrétienne comporte de spécifique
Qu'est-ce que la spiritualité ?
Difficile à dire, c'est évident.
Le dictionnaire (Petit Robert) dit de la spiritualité qu’elle est :
1) le caractère de ce qui est spirituel, indépendant de la matière et
2) l’ensemble des croyances et pratiques qui concernent la vie spirituelle.
Toute pratique spirituelle suppose-t-elle la foi en une divinité ?
Ce n'est pas le cas pour les agnostiques et les bouddhistes par exemple.
On peut sans doute affirmer que la spiritualité implique une pratique, une discipline, donc un apprentissage. Elle serait donc le fruit d'une expérience.
Mais il est aussi vrai que la spiritualité se retrouve sous beaucoup d'autres formes. Certains la trouvent dans des formes d'art : en lisant un roman, en écoutant de la musique, en contemplant un tableau. L'art nous donne un élan d'émotion qui est souvent "spirituel". D'autres la vivront dans la réalisation philosophique, scientifique ou sociale. Les uns seront sensibles au contenu intellectuel, les autres utiliseront plus volontiers leurs sens.
La spiritualité serait donc la part de ce qui nous fait humains.
Elle est une source d'inspiration, tout comme l'art.
Il semble que le rôle de la contemplation, de l'admiration, de l'accomplissement n'est pas de nous faire comprendre et intégrer quelque chose (bien que cela puisse être un autre résultat de l'action), mais plutôt de nous donner de l'inspiration dans la vie quotidienne.
"La spiritualité c'est le feu intérieurd'un être en recherche de conscience et de liberté au cour d'un univers dont il est solidaire ". Pierre de Locht
Qui t'a parlé de réincarnation de Dieu à travers sa création?
11/09/2007 20:19 par momowally
abou salama tu es aveuglé par ta haine des soufis au point que tu nous fais dire ce qu'on n'a pas dit ;
Qui t'a parlé de réincarnation de Dieu à travers sa création?
je t'ai dit qu'IL s'est manifesté "tajallâ rabbahu lil jabali" . et pui spersonne ne peut voir DIEU avec ses yeux.
tu as écris sans en connaitre le sens:
"Dieu n'a t -il pas dit : layssa kamislihi chau'oune wahouwa samiihoul bassir ???"
je te réponds: parce qu'IL est le SEUL qui existe, donc IL ne peut avoir de semblable.
tu cites le coran en disant :
"ou bien : "la toudrikouhoul absar wahouwa youdrikoul abssara" ??
les yeux ne LE cernent ou ne l'ateingnent pas mais LUI cerne ou atteind les yeux;
si tu reflechis un peu tu verras que s'il s'agit de cerner par le regard, même une aiguille ne peut être cerné par l'oeil tu ne peux voir qu'un seul angle et puis si c'est LUI qui cerne l'oeil qui se trouve logé dans ton crâne alors qui est tu?; s'il s'agit d' atteindre, si les yeux ne l'atteignent pas LUI IL les atteind donc IL est perceptible.
je te cite:
"Ibn Taymiyya dit :
« Les chrétiens, les Juifs et les Musulmans connaissent nécessairement que dans la religion des Musulmans, quand quelqu’un dit d’un être humain qu’il est une partie d’Allah, il devient mécréant, selon toutes les religions révélées . Même les chrétiens ne l’ont pas dit, malgré l’énormité de leur mécréance. Personne n’a dit que les créatures font essentiellement partie du Créateur, ni que le Créateur est aussi le créé ni que le Vrai qui transcende l’assimilation est en même temps la créature qui assimile Allah aux créatures ".
un être humain ne peut être qu'un être humain et non une partie d'ALLAH et les créatures ne sont pas assimilés à ALLAH.
ALLAH est la seule et unique existence qui soit, rien en dehors de LUI n'existe. avant d'être assimilé il faut exister.
Par exemple ton corps et ses differents membres font partie de toi et n'existent pas en dehor de toi.
C'est ton âme ("ruuh") qui est maitre et ton corps (nafs) l'esclave et tu es créé à l'image de DIEU.
les attaques d'Abou salama contre la Tijaniyya
11/09/2007 20:13 par momowally
Auteur: abou salama
Date: 17-08-2007 19:23
thierno ,c'est toi qui interpréte ce verset de cette manière mais nous ne disons pas que Dieu est le feu ni dieu s'est réincarné a travers ce feu , Dieu a parlé avec Moussa c'est tout ! Moussa a entendu la parole d'Allah à travers ce feu .
Dieu ne se réincarne jamais par ses créatures , donc vous voulez nous faire savoir que le coran qui est la parole d'allah est Dieu ou bien , le prophéte qui nous a transmis la parole d'allah a été réincarné par Dieu ???
vous avez la même croyance que les chretiens
Dieu n'a t il :" layssa kamislihi chau'oune wahouwa samiihoul bassir" ???
oubien : "la toudrikouhoul absar wahouwa youdrikoul abssara ?? "
mais nous savons que tu es un simple diciple des grands mécréants tel que "Ibn arabi et "Halladj" et autres
lis ce texte qui confirme la mécréance de tes Gourous
La réalité de la croyance du "Wahdatul Wujud" a travers les poèmes de grands soufis
Extraits du livre de "Sheykh Muhammad ibn Rabi’ Ibn Hadi Al-Madkhali" :
« La réalité du Soufisme à la lumière du Qur’an et de la Sunnah ».
Les écoles de pensée parmi les soufis
Il est possible de diviser les idéologies des soufis extrêmes en trois catégories
La première catégorie : Les adeptes de l’école illuministe de philosophie.
Ce sont ceux qui donnent une importance plus grande aux idées philosophiques qu’au fait d’éviter une vie mondaine. L’illuminisme signifie que l’âme est illuminée par une lumière qui se diffuse dans le cœur comme le résultat d’exercices spirituels, éduquant l’âme et infligeant une punition au corps afin de rectifier et purifier l’esprit. C’est quelque chose de commun à tous les soufis, sauf que cette catégorie s’est arrêté là, et n’est pas allé jusqu’à l’affirmation qu’Allah s’incarne dans sa création, ou que tout est Allah. Cependant leur façon est contraire aux enseignements de l’islam, et ressemble plus aux religions déviées tel le bouddhisme.
La seconde idéologie est celle de ceux qui croient au Hulul, ceux qui disent qu’Allah s’incarne dans les êtres vivants, est Allah le très haut, est loin de tout cela. Cela a été ouvertement proclamé par quelques soufis extrêmes tel Al-Husayn ibn Mansour Al-Hallaj, qui a été déclaré mécréant par les savants. Ils ont ordonné son exécution et il a été crucifié en 309 H. Les propos suivants lui sont attribués :
« Gloire à lui qui a manifesté sa nature humaine
Cachant la lumière perçante de sa divinité
Bien que sa création l’ai vu ouvertement
Sous la forme de quelqu’un qui mange et boit
[ Attribué par Al-Wakil au livre « at-Tawassin » de Al-Hallaj ]
ou ses dires :
« Je suis celui que j'aime , ce que j'aime est moi; nous sommes deux âmes Co-habitant un seul corps . Si vous me voyez, vous le voyez et si vous le voyez, vous me voyez ».
"Al-Hallaj" croyait au "Hulul"( fusion d’Allah avec sa création) et croyait en la dualité de la nature divine, et qu’Allah a une nature divine et humaine. Ainsi le divin s’incarne dans l’humain, et l’humain est la nature divine de la divinité, et le corps est sa forme humaine.
Malgré son exécution pour apostasie et le fait que les leaders soufis de l’époque se sont désolidariser de lui, d’autres le considèrent comme un soufi, disent que ses croyances sont correctes, et répètent ses paroles. Parmi eux on compte Abdul-‘Abbas ibn ‘Ata Al-Baghdadi, Muhammad ibn Khalif Ash-Shirazi et Ibrahim an-Nasrabadhi, comme rapporté par Al-Khatib Al- Baghdadi.
La troisième idéologie : est celle du "Wahdatul-Woudjoud", c’est à dire que toute existence à une seule réalité, et que toute chose que l’on voit est un aspect de l’essence d’Allah. Le leader et promoteur de cette croyance est Ibn ‘Arabi Al-Hatimi At-Ta’y, qui a été enterré à Damas en l’an 638H. Il dit à propos de cette croyance dans son livre « Al-Futuhatul-Makkiya » :
« L’esclave est le Seigneur et le Seigneur est esclave
Que je désire connaître qui est le redevable
Si je dis : c’est l’esclave, ce sera la vérité
Et si je dis le Seigneur, pourquoi devrai-je être redevable ? »
[ « Al-Futuhatul-Makkiya » comme attribué par le Dr Taqiyudin Al-Hilali dans son livre « Al-Hadiyatul-Hadiya » ]
Il a aussi dit dans "Al-Futuhat ":
« Ceux qui ont adoré le veau, ont adoré rien d’autre qu’Allah ».
[«Al-Futuhatul-Makkiya » comme attribué par Ibn Taymiya dans « Al-Fatawa » vol 11 ]
Ibn ‘Arabi est appelé "Al-‘Arifbillah" celui ayant une grande connaissance d’Allah , par les soufis, et aussi "Al-Qutbul-Akbar" le grand pivot , "Al-Miskul-Adhfar" la plus belle odeur du "Musk" , malgré sa croyance dans le" Wahdatul-Woujoud" et autres dires calamiteux.
En effet, il a loué Pharaon et a affirmé que celui-ci est mort en état d’Iman ! De plus il a critiqué Harun pour sa critique des adorateurs du veau, s’opposant au dires du Qur’an. Il a aussi dit que les Chrétiens étaient mécréants seulement parce qu’ils ont réduits la divinité à ‘Issa, alors que si ils l’avait généralisé à tous, ils ne seraient alors pas mécréants.

