la Tariqatou Tijâniyya (3)

10/09/2007 17:32 par momowally

Salaatoul el Faatiha et Jawharatoul Kamaal


Mohammed Sa’d e-Rabâtânî consacre un chapitre entier dans lequel il vante les mérites de Salât el Fâtih  imputée au Messager d’Allah sas . Il allègue entre autre :

 « Il suffit comme mérite de la prière el Fâtih les paroles suivantes du Sheïkh disant que le maitre de l’existence l’a informé que le fait de la réciter une seule fois, cela équivaut à toutes les glorifications contenues dans l’univers ; elle équivaut à toutes les évocations et à toutes les invocations petites ou grandes prononcées six milles fois. Il dit ensuite :

« Surtout la prière "el Fâtihi" qui relève du décret divin que la raison ne peut appréhender. Il ne faut donc pas faire attention à celui qui la dément ou qui la condamne. Allah détient en effet une faveur qui n’entre dans aucune de nos proportions. Il te suffit de lire pour t’en rendre compte les paroles du Très-Haut : et Il crée ce dont vous n’avez aucune connaissance .

Aucun serviteur ne peut s’orienter vers Allah par une œuvre plus aimée de Lui quoi qu’il puisse faire. Aucune œuvre ne détient autant de faveur et ne peut atteindre ce degré qui est le degré de s’orienter vers Allah en prononçant uniquement Son Nom le plus Illustre. Salât el Fâtih l’équivaut ainsi en mérite bien que personne ne peut jouir de se privilège sans croire en ce qu’il vient d’entendre ni reconnaître la Faveur d’Allah soumise à aucun de nos repères. »

Il a dit :

« Sache que toutes les évocations en général, les prières faites sur le Prophète( sas) , et les invocations prononcées toutes ensembles pendant cent mille ans et chacune cent mille fois par jour, avec l’accumulation de toutes leurs récompenses, n’équivalent pas Salât el Fâtih prononcée une seule fois. Cependant, nul ne peut jouir de ses mérites sans remplir deux conditions :


Premièrement :
il faut avoir l’autorisation spéciale du Sheïkh ou de ses lieutenants malgré la présence de tous les intermédiaires qui puisse y avoir jusqu’à la fin du temps
.

Deuxièmement :

il faut être convaincu qu’elle ne fut composée par personne mais qu’elle est provient du grand Qutb inspiré des « mystères de l’inconnu » ; celle-ci relève de l’inspiration des walis . Il faut être convaincu qu’elle provient des Paroles d’Allah au même titre que les Hadith Qudsî divins non d’inspiration humaine.

j’ai déjà évoqué un certain nombre de ses mérites dans el Jawâhir el ‘Uliya bien que ces mérites sont bien trop hauts pour se voir dénombrer ou coucher sur papier. Les faveurs d’Allah sont bien plus vastes que cela tandis qu’Allah détient les faveurs immenses ! ».



Dans "Jawâhir el Ma’ânî," ‘Alî Harâzim (raa)relate les paroles suivantes de son Sheïkh Ahmed e-Tijânî (raa):

« Quand j’ai vu dans Dalâil el Khaïrât qu’une seule prière équivaut à soixante dix mille lecture entière du Coran, je l’ai adopté au dépend de Salât el Fâtih, tant elle est méritoire. Celle-ci mentionne :

Ô Allah ! Prie sur notre maitre Mohammed et sur sa famille en lui consacrant une prière équivalente à toutes les prières prononcées par tes bien-aimés ! Et salue notre maitre Mohammed et sa famille en lui faisant un salut équivalent à tous leurs saluts. Cependant, le Prophète (sas) m’a ordonné de revenir à Salât el Fâtih. Je lui demandai alors qu’elles étaient ses mérites. Il m’informa premièrement qu’en la prononçant une seule fois, elle équivalait six fois le Coran. Il m’apprit deuxièmement que la prononcer une seule fois équivalait à toutes les glorifications contenues dans l’univers et à toutes les évocations et à toutes les invocations petites ou grandes et le Coran prononcé six milles fois, étant donné qu’elle relève du Dhikr évocation . »

Jawâhir el Ma’ânî p. 135-136 .


Ensuite, il poursuit :

« Puis, le Sheïkh poursuit :

« Il (sas )m’informa également qu’elle autrement dit Salât el Fâtih n’est pas le fruit de son inspiration mais qu’il s’orienta longuement vers Allah afin qu’Il lui fasse don d’une prière sur le Prophète sas lui offrant la récompense et le secret de toutes les prières réunies. » Il insista sur cette demande pendant très longtemps jusqu’au moment où elle lui fut exaucée. Un ange lui vint alors pour lui offrir cette prière écrite dans un parchemin de lumière. Le Sheïkh dit ensuite : « En méditant bien sur cette prière, je me suis rendu compte qu’aucune adoration provenant des hommes, des djins et des anges ne pouvait l’équivaloir. »10

‘Alî Harâzim (raa)affirme par ailleurs :

 « Leçon importante : Le Sheïkh (raa) a dit :

« La prière sur le Prophète(saw) équivaut à autant de langues qu’il peut y avoir d’oiseaux qu’Allah a créés ; elles équivaut à soixante dix milles ailes, etc. milles, milles, milles, milles, milles, milles, milles, milles, et huit cent milles, milles, milles, milles, milles, milles, milles degrés, et sept cents milles, milles, milles, milles, milles degrés. Tel est le nombre total de langues existantes en sachant que chaque langue glorifie le Très-Haut dans soixante dix milles langues en un instant, toute la récompense va au fidèle qui prie une seule fois sur le Prophète (sas) . Sans compter la perle rare : Salât el Fâtih et ce qu’elle représente. À chaque fois qu’on la récite, cela représente six milles oiseaux aux caractéristiques que nous avons décrites précédemment. Gloire à Celui qui fait grâce à qui Il veut parmi Ses serviteurs sans ne devoir rien à personne et sans être sujet à aucune déficience. »

Fin de citation. »p. 143-144



la Tariqatou Tijâniyya (2)

10/09/2007 17:23 par momowally

Auteur: abou salama


as salamou alaykoum wa rahmatoulah

je suis nouveau dans ce forum , mais je dis a notre frère que" le tarikha tidjania fait partie des sectes de l'égarement qui conduit les gens vers l'enfer"

c'est bien vrai que le coran qui a ordonné de faire le Zikr mais le prophéte nous a appris comment on doit le faire

dire fatiha est une bonne chose
astaghfiroulah de même , le salatou alan nabi est recommander par le coran , mais le salatoul fatiha est une bid'a qui n'a pas été enseigné pas le prophéte sas etce qui est gave sur ce salatou c'est que cheikh tidjane dit qu'il vaux 6000 fois le coran je reviendrai la dessus avec despreuves dans son livre djawahiroul mahani incha allah

la façon dont vous faire le Zikr est contradictoire avec le coran car allah demande de faire le a voix basse et nullement tu ne trouvera une preuve de le faire en groupe

allah dit : (sourate AGHRAF verset 205). Et invoque ton Seigneur en toi-même, en humilité et crainte, à mi-voix, le matin et le soir, et ne sois pas du nombre des insouciants.

la Tariqatou Tijâniyya (1)

10/09/2007 17:20 par momowally

Auteur: thierno42







5 Questions aux détracteurs de la tariqah Tijaniyya :

1- Est ce que, après la prière du matin un musulman a le droit le réciter la fatiha ?
2-Est ce que, après la prière du matin un musulman a le droit le réciter la istighfâr ?
3 -Est ce que, après la prière du matin un musulman a le droit le réciter la salatou alan nabiyi sas ?
4 -Est ce que, après la prière du matin un musulman a le droit le réciter la ilâha ilal lah ?
5 -Est ce que, après la prière de asr un musulman a le droit faire la même chose ?

si oui ,c’est ça la Tariqatou Tijanyya et toutes les tariqah ont leurs zikr.

Nb : toutes ces litanies sont ordonnées par DIEU( soubhânahu wa ta’âlâ) à travers des versets coraniques.
Réciter la fatiha : "faq ra’û mâ tayassara minal qur’ân…"

Istighfâr : "istaghfirû rabbakum innahu kâna ghaffâran… "

Salatu alan nabiyyi (sas ): "innal laha wa malâ’ikatahu yuçallûna alan nabyyi yâ

ayyuhal lezhîna âmanû çallû aleyhi wa sallimû taslîman… "

Lâ ilâha illal lah : "azhkurûl laha zhikran kassîran…"

Et que voulez vous encore ? Qu’on ne suive pas à la lettre les ordres divins ?

Cheikha Mariama Niass, fille de Baye Niass(raa):

10/09/2007 16:59 par momowally

Cheikha Mariama Niass, fille de Baye Niass(raa):

«Je ne sais pas pourquoi ' Tyson' a été intronisé Cheikh !»

La grande maison de Mermoz Polytechnique est un jardin d'enfants grandeur nature. A l'entrée, un homme au regard troublé sans doute par des nuits de prières, tient un petit étal.

Dans la cour qui donne sur un couloir étroit, des mômes s'évadent à travers des jeux de leur âge. Un escalier mène aux appartement de la maîtresse de maison:

Cheikha Mariama Niass

Cheikha Mariama Niass, fille de Baye Niass 'Je ne sais pas pourquoi ' Tyson' a été intronisé Cheikh'
Dans un salon, un vestibule en moquette, un maure pantoufle tendrement. Sur les murs, trônent partout des effigies de Baye Niass(raa). Un air conditionné et des apartés inaudibles s'échappent d'une chambre. Homme de confiance de la maîtresse de céans, Ben Omar Kane, mine patibulaire, déboule du dessous pour recevoir un groupe de Mauritaniens aux conciliabules.
La fille du vénérable Cheikh Ibrahima Niass(raa) dit Baye reçoit dans une chambre oû pêle - mêle s' entassent un grand lit, un miroir central, des sofas marocains, des photos de famille, un ordinateur-portable et... sa petite cour de femmes de compagnie.

Un jeune garçon d'une dizaine d'années reste insensible à la scène et pianote sur l'ordinateur. Dans ce décor chalereux, il était plus facile pour la dame, amoureuse de l'Islam, enseignante du coran et propriétaire d'écoles coraniques à Dakar, de nous ouvrir son coeur et ses oeuvres.




Seyda Mariama Niass, vous êtes la fille du vénéré Cheikh AI Islam, Ibrahima Niass «Baye», vous êtes aussi à la tête d'une école coranique et Franco-Arabe. Pourriez-vous vous présenter un peu plus ?

Assalamou halaikoum !

Je suis Cheikha Mariama Ibrahima Niass, fille de Baye Niass et de Aissatou Sarr. Je suis née dans le Sine-­Saloum, plus précisément à Kowssi, là où mon vénéré père, Cheikh Ibrahima Niass(raa), a lancé la "Fayda". Ensuite, j'ai grandi à Médina Baye à Kaolack et j'ai intégré très jeune l'école coranique. En fait, alors que je n'avais que 5 ans, Baye Niass(raa) disait qu'il voulait se charger personnellement de mon éducation coranique. Au moment de son premier pèlerinage à La Mecque, mon père avait décidé de me confier à quelqu'un d'autre, puisqu'en ces temps-là rallier La Mecque était une épreuve difficile, il arrivait même que des pèlerins meurent en cours de route.

Baye Niass me confia alors à un Maure du nom de Ahmad Ould Rabahni(raa) pour mon apprentissage coranique. Ce dernier avait un fils qui s'appelait Mohamed ould Rabahni Abdallah qui se relayait avec lui pour assurer notre initiation. J'ai continué comme ça mon apprentissage jusqu'au retour de mon père de La Mecque.

Par la suite, j'en étais arrivée à maîtriser totalement le Coran, alors que Baye Niass m'avait enseigné à côté quelques secrets du Livre Saint. Ensuite, ce fut au tour d'un certain Ahmad Thiam d'assurer la partie ésotérique de l'enseignement, sous l'insistance de mon père. Par la suite, je me suis mariée avec Ahmadou Kane, que tout le monde connaissait à l'école coranique de l'avenue Malick Sy. Mais j'avais toujours rêvé de fonder ma propre école coranique. J'ai ouvert mon premier "Dahra" en 1951 et beaucoup d'enfants sont passés sous ma main.

Peut-on savoir vraiment votre date de naissance ?

Je suis née le 12 décembre 1934 et je suis venue à Dakar en 1951. Je me suis mariée dans la foulée et c'est mon mari qui m'avait offert sa maison pour que j'en fasse une école coranique. Comme je le disais aussi, je ne peux plus compter le nombre d'enfants qui ont été formés dans cette école.

Combien d'enfants a eu votre maman quand on sait l'importance de la descendance du Cheikh AI Islam ?

J'ai 4 frères et 4 soeurs de même père et de même mère.

L'aînée se nomme Fatoumata Zahra, c'est la maman de l'actuel Imam de la mosquée -de Médina Baye, HAssane Cissé. J'avais une autre soeur qui s'appelait Khady, malheureusement elle est décédée récemment. II y a ensuite Rokhaya, Oumou Khalsoum, Hawa Niass et j'ai une petite soeur qui s'appelle Oumou Khayri. Moi, je viens avant Oumou Khayri. Parmi les garçons, il y a feu El Hadji Abdoulaye Niasse, c'était l'aîné de Baye Niass, Serigne Makhi Niass, Mouhamadou Lamine dit Baba Lamine. J'ai d'autres frères et soeurs aussi qui sont décédés. Ma mère aussi est décédée trop tôt, à l'âge de 35 ans.

Quelles étaient vos relations avec votre père, Baye Niasse(raa) ?

(sourire) J'ai vécu plein de bons moments aux côtés de Baye Niass et je n'ai que des souvenirs extraordinaires avec lui. En tant que père, il m'aimait beaucoup et a toujours eu à mon égard un regard à part. Nos relations étaient toujours exclusives. Je ne le dis pas pour tirer la couverture à moi, mais je rends grâce à Dieu d'avoir eu de telles relations privilégiées avec Baye Niass. C'est Dieu même qui dit dans le Coran que:

«Nul ne doit s'autoglorifier à part Dieu qui se connaît mieux que quiconque».

Mais cela n'empêche pas qu'il faut rendre grâce aux personnes à travers Dieu bien sûr et témoigner de ses bienfaits. Il faut toujours arriver à discuter et à témoigner de la Miséricorde de Dieu et cela Baye Niass ne cessait de l'enseigner. Mon père n'a cessé de m'aimer et ma mère aussi adorait Cheikh Ibrahima Niass. Mon père m'a tellement chouchoutée qu'il m'amenait très souvent avec lui dans ses voyages. Quand je suis parvenue à maîtriser entièrement le Coran, mon père était si heureux qu'il m'avait offert deux coffrets d'or de la valeur de plusieurs dollars. En plus de cela, enfant, un cheval m'avait mordue et Baye Niass s'était précipité ensuite pour m'offrir l'animal. Pour montrer à tous les notables de la ville de Médina Baye et maîtres coraniques que sa fille maîtrisait le Coran. Baye Niass avait organisé alors des séances du récitation après la dernière prière du soir. Pendant trois nuits, devant une assemblée exigeante, je récitais 20 versets du Coran à chaque fois. Il en était comme ça pendant les trois nuits et après la prière du soir. Au terme de cette troisième nuit, mon père avait organisé une grande fête en mon honneur et avait convié toute la ville. J'ai eu la chance aussi d'avoir un époux qui aimait les textes saints et c'est comme cela que quand je suis venue rejoindre le domicile conjugal à Dakar, dans lequel mon mari m'avait aménagé une grande place pour démarrer l'école coranique. Des gens amenaient leurs enfants de partout, du Sénégal, du Nigeria, du Togo, du Ghana, etc. Il a fait aussi que tout fonctionne bien dès le début.

Comment s'est passée ensuite votre initiation à l'aeuvre de votre père ?

A côté de mon apprentissage du Coran, mon père avait toujours veillé à ma spiritualité et à l àge de 15 ans je prenais le wird Tidjane qui est un des points de départ de l'enseignement de Cheikh Ahmed Tidjane(raa) et de Baye Niass. Et avant de me marier, mon père avait fait en sorte que je fasse le "Tarbiyou", c'est-à-dire aller à la quête de Dieu et de ses innombrables secrets. Je tire tout mon bonheur de l'enseignement du Coran aux enfants. Je dirais même avec beaucoup d'humilité que je tire tous mes succès de là. Une fois, au début de son premier mandat dans les années 80, le Président Abdou Diouf avait fait un voyage à Taïba Niassène et un de mes élèves avait récité devant lui et de fort belle manière quelques versets du Coran. Séduit, le Président Diouf avait demandé à l'assistance l'origine de cet enfant et de son école. On lui avait alors répondu que c'était l'élève de Seyda Mariama Niass, une des filles de Baye Niass qui se trouve à Dakar. Abdou Diouf s'est approché alors de moi et m'a dit :

«Madame, comment se porte votre école

 Je lui ai alors répondu que nos locaux étaient très exigus et que j'avais de plus en plus de problèmes pour recevoir les enfants. II m'a alors dit de venir le voir à son retour à Dakar.

Et vous êtes allée ?

Oui. Quand je suis allée à l'audience, l'ancien Président du Sénégal m'a offert un terrain de 35 000 m2 ( le téléphone sonne et elle s'énerve un peu ). C'est l'endroit oû l'on se trouve actuellement et la pose de la première pierre s' était effectuée en 1984. Mais l'on a vraiment achevé les traveaux qu'en 1994. L'inauguration s'était faite en présence de Sultan, un prince Saoudien. II fait partie de la famille de Abdul Aziz bin Fahd, Emir Sultan. Par la suite, je m'étais rendue à la Mecque avec un de mes élèves et des femmes de là-bas m'avaient réservée un accueil de premier plan. Elles étaient même étonnées par ma maîtrise du coran et me posaimt des questions sur mes méthodes d'enseignement. Ce qui se passait, c'est qu'elles mettaient plus d'une année à arriver au résultat que je réalisais en peu de temps.

C'était en 1986-1987 et des écoles et des associations féminines de l'Arabie Saoudite me réclamaient beaucoup. J'étais allée également à Abu Dhabi, une dame Cheikhna Fatima, était tombée sous le charme de mes élèves et m' avait dit qu'elle m' aiderait pour l'èrection de mon école au Sénégal. Mais, en retour, elle me promettait la nationalité de son pays pour que je reste là-bas à enseigner le coran aux petits Arabes. Ce que j'ai refusé parce que pour moi, ma mission était au Sénégal, mon pays. Je lui ai alors dit d'amener ces petits au Sénégal si elle le voulait pour leur apprentissage. Mais entre-temps, Cheikhna Fatima avait respecté sa parole et m'a beaucoup aidée pour mon école coranique de Dakar.

Combien avez-vous investi dans votre école ?

Je ne saurais le dire pour la bonne et simple raison que j'ai investi là-dedans sans calculer. Dès que je recevais de l'argent, je le mettais dedans sans calculer. Mais c'est une grosse somme.(Elle se tourne vers son homme de Confiance qui explique à sa place) :

«C'est quelque chose qu'on a réalisé en plusieurs fois et non d'un seul coup. Pour la construction du premier bâtiment, cela s'est fait après la subvention du Sultan Ben Abdul Aziz lors du 6e sommet de l'Oci en 1991. On avait participé aux activités du sommet et organisé des lectures de coran. Cela avait fait un grand effet et à la suite de ça, le sultan nous avait donné 200 000 dollars (environ 100 millions F Cfa) et avec cette somme nous avions érigé le premier bâtiment. Ensuite, Cheikha Mariama a poursuivi la construction avec ses propres moyens. C'est en 2000, lors d'une visite du ministre de l'Interieur Saoudien qui avait donné une somme du même ordre que Sultan, que nous avions terminé le deuxième bâtiment. Mais il y a deux à trois bâtiments que nous avons construits sur fonds propres. Tous les autres sont le fruit de dons.»

Vous avez des méthodes d'enseignement originales qui font la réputation de votre école. Quel est votre secret ?

Je dirais tout simplement que c'est un don de Dieu (elle récite un verset pour remercier le bon Dieu). Mon père était témoin de mon amour pour le Coran et j'avais souvent voyagé avec lui pour des périples intellectuels à travers le monde musulman. Et j'avais enregistré les méthodes d' enseignement des Arabes au fil de ces voyages. Mais personne ne m'a rien appris, même pas un marabout. J'ai tout emmagasiné toute seule. C'est après que je suis venue appliquer les mêmes méthodes à mes élèves et quand je vais à la Mecque, on me répète souvent que mes élèves récitent le Coran comme peu d'enfants. Je pense que ce sont les bienfait de notre Seigneur et ceux de mon vénéré père.

Qu'est-ce que votre père, Baye Niass, vous aurait-il légué de spécial sur le plan spirituel ?
Il m'a l'égué beaucoup de choses sur le plan spirituel. Beaucoup de choses que je ne saurais énumérer.

Comme quoi ?

Vous savez je me Iève tous les jours à 4h dit matin, ensuite je réveille les enfants et l'on apprend le Coran jusqu'à la première prière de l'aube. Après la prière, ils rejoignent l'école coranique et moi, je me recouche un peu. On continue sur ce rythme toute la journée, à leur retour de l'école. Mais c'est une activité qui me comble, j'aime infiniment le Coran et son enseignement.

Faites-vous toujours dans l'enseignement ?

Jusqu'à ce matin encore j'ai enseigné le Coran à mes petits (rires). Je ne fais que ça et je le ferais encore tant que ma santé me le permettra. J'ai enseigné le Coran à des enfants qui sont devenus aujourd'hui de grandes personnes et qui m'aident actuellement à tenir la barque. La personne que vous voyez là-bas, en fait partie (elle désigne du doigt un homme couché derrière le lit). Quand il est venu ici pour la première fois, il n'avait que 4 ans et il était arrivé du Togo. Toutes les grandes personnes qui se trouvent dans cette maison m'aident à tenir l'école, alors qu'au début j'étais toute seule avec Malick Sy. Une fois, un ministre algérien était venu à la maison me rendre visite et j'avais appelé les enfants pour qu'ils lui récitent des versets du Coran comme cela se fait de coutume ici. On a commencé à discuter, je lui ai servi à boire et, au bout, il m'a demandé de lui montrer mon école. Je lui ai alors répondu que c'était ça mon école, une chambre où les enfants venaient apprendre le Coran. Il s'est alors étonné et n'en croyait pas ses oreilles. Il m'a ensuite demandé comment je faisais quand il n'y avait plus de places dans la chambre. -le lui ai dit qu'on ouvrait alors le salon, le perron, la mosquée, pour les autres, bien vrai que la situation n'était pas commode. A la suite de ça, je m'étais rendue un jour au Nigeria et de là-bas, on m'a appelée de Dakar pour me dire que les Algériens avaient acheminé du matériel de construction à la maison. Le ministre m'a alors remis, à mon retour, 45 millions et m'a dit que c'était pour l'achat d'une maison mieux lotie. C'est avec cet argent que j'ai acheté la maison de Mermoz.

Pour quelles raisons habitiez-vous avant dans une maison exiguë ? Etait-ce volontaire ?

Non. Mais je n'avais pas le choix et il faut savoir que j'avais déjà beaucoup d'enfants à ma charge et vous savez comment ils sont, Les petits sont très turbulents et ce n'était pas évident. Mais mon mari m'épaulait beaucoup et ne rechignait jamais à me donner des moyens ou d'autres espaces pour accueillir les enfants. J'ai accueilli ici des enfants qui" sont devenus d'éminentes personnalités et des hommes reconnus dans le pays. Quelqu'un comme Babacar Ndéné Mbaye a été à mon école et d'autres personnes connues, des ministres.

Est-ce que ces personnes connues vous ont aidée en retour ?

Elles ne me sont d'aucun secours. Ils ne m'ont jamais aidée. L'autre jour, j'ai croisé Babacar Ndéné en Mauritanie lors de la prestation de serment du nouveau Président mauritanien qui est un disciple de Baye Niass(raa) et en même temps un frère.

Babacar m'a alors dit qu'il était maintenant à Paris avec le Président Abdou Diouf et il m'avait dit qu'il me rendrait visite. Je ne l'ai toujours pas vu.

Quels sont vos rapports avec vos autres frères, Baba Lamine Niass, Serigne Mamoune Niass ?

Ce sont mes frères, mais en plus je les ai éduqués tous à la mort de leur mère qu'ils ont perdue très tôt. Que ce soit Baba Lamine, Serigne Mahi, Serigne Mamoune, ils sont tous passés entre mes mains ,très petits. C'est ma propre mère qui les avait pris en charge dans le "Dahra". A la mort de maman, j'ai pris le relais. Il en était ainsi de leurs propres enfants que j'ai contribué à enseigner le Coran. Mais j'entretiens de très bonnes relations avec tous mes frères et cela va de Fatoumata Zahra, l'aînée, au plus petit d'entre eux. Ils m'ont toujours soutenue en retour et je leur en ai reconnaissante. D'ailleurs, ils m'ont toujours confié leurs enfants et c'est là une preuve de leur gratitude envers moi.

Quelles sont vos relations avec Moustapha Niasse, le patron de l'Afp ?

Moustapha est mon petit frère. Je l'ai beaucoup suivi et veillé sur lui quand il était étudiant au lycée.

Mais il se dit que Moustapha Niasse est passé par vous pour se servir du nom des Niassène ?

(Elle se braque) Je ne veux pas qu'on mêle à la discussion des affaires de politique. Je préfère qu'on parle de mes activités dans l'enseignement du Coran.

C'est juste pour éclaircir vos relations avec Moustopha Niasse ?

Je vous ai dit que, quand il était jeune lycéen, c'est moi qui l'ai accueilli. Quand il est parti à Saint-Louis également pour ses études, j'étais témoin. Au moment de se marier aussi, j'étais présente. C'est un jeune frère qui a toujours eu beaucoup de considération pour moi. Il m'aime bien et pour preuve, il n'a que deux filles : l'une d'elles porte le nom de sa maman et l'autre est mon homonyme. II me considère comme son aînée et sa grande-soeur. Mais moi je n'aime pas la politique et je ne m'aventure jamais sur ces considérations.

Avez-vous vraiment des liens de parenté ?

Je peux dire que c'est la même famille en quelque sorte. Mais Moustapha n'a pas connu son père, il est décédé trop tôt. Moustapha n'a qu'un frère et il porte le nom de Baye Niass. Même ce dernier n'a pas trop connu son père puisqu'il est décédé alors qu'il n'avait que quelques mois. C'est mon père, Cheikh Al Islam, Ibrahima Niass(raa) qui a alors éduqué Moustapha et son frère.

Mais il se dit que rien ne vous lie à Maustapha à part le nom de famille ?


(Elle coupe) C'est juste des racontars, des rumeurs, mais je peux vous jurer que Moustapha est de la famille. D'ailleurs, si vous allez à Taïba Niassène, vous pourrez voir la tombe de son père. Je vous dis que Moustapha ne connaît pas son vrai père et que c'est Baye Niass(raa) qui a tout fait pour lui. Il s'est occupé de lui entièrement, comme un vrai père.

A part le Sénégal, est-ce qu'il vous arrive de voyager pour dispenser des cours du Coran ?

Je rends encore grâce à Dieu de me donner encore la force de parcourir le monde pour enseigner le Coran. Je ne m'arrête pas et je suis tout le temps en déplacement. C'est Dieu qui recommande dans le Coran de parcourir la terre pour étendre ses connaissances. C'est ce qui me confère d'ailleurs toute cette expérience dans l'enseignement. Je suis reconnue partout et même à La Mecque, ils savent qui je suis. J'ai été une pionnière au Sénégal et je me suis investie très tôt et tous ceux qui s'agitent maintenant ne pensaient pas le faire à l'époque.

Quelle langue parlez-vous quand vous vous rendez ailleurs que dans les pays arabes ?

Disons que je continue à parler arabe ou bien quand le besoin se fait sentir, je me débrouille comme je peux. Mais en général quand je ne me rends pas dans les pays arabes, je vais chez les Haoussa et eux je m'entends bien avec eux. D'ailleurs, ici dans mon école, j'ai beaucoup de jeunes Haoussa avec moi. Je me débrouille, même en anglais, I try (rires).

Où avez-vous appris l'arabe ?

Dès que j'ai été en âge de parfaire le Coran, mon père m'a appris l'arabe. Je n'ai jamais été ailleurs pour apprendre l'arabe puisque mon père n'était jamais allé ailleurs non plus pour apprendre quoique ce soit. Tout ce qu'il savait, il l'avait appris dans la cour de son propre père. Il en a été pareil pour nous tous. Même ceux de mes frères qui étaient allés en Egypte avaient déjà des savoirs. Mais mon père tenait à ce qu'ils aillent là-bas pour s'ouvrir au monde et voir d'autres choses. Mais ils avaient déjà le bagage nécessaire pour aller partout.

Est-ce que vous pouvez revenir sur l'épisode de votre petit élève qui avait été tué par une grenade vers l'Université de Dakar ?

Oui, d'ailleurs j'avais sa photo ici dans ma chambre. Elle est où la photo ? (elle se tourne vers ses hommes de confiance). il s'appelait Moustapha Fall. Mais avant ça vous devriez savoir pourquoi j'ai ouvert l'école. Je m'étais rendu compte, qu'à chaque fin d'année scolaire, tous les enfants regagnaient leurs domiciles et la maison devenait vide. A la suite de ça, j'avais décidé d'ouvrir l'école coranique pour retenir les enfants ici, durant les vacances scolaires. Je ne connais rien de l'enseignement français, mais j'avais remarqué que certains petits n'avaient rien à faire à la descente de l'école française. Je m'étais juré que j'y mettrais fin et c'est comme ça que j'ai ouvert des écoles coraniques un peu partout.

D'où vous vient votre amour pour les enfants ?

C'est le fait du Bon Dieu et je n'y suis pou rien. J'ai toujours été avec les enfants et je crois que c'était écrit. C'est une mission. Vous voyez ce petit-là, il s'appelle Ahmad (un charmant bout d'homme de type mauritanien monte alors sur le lit à ses côtés), sa maman me l'a envoyé alors qu'il n'avait que deux jour; Elle m'a téléphoné en me demandant à quel âge je récupérais les enfants. Je lui ai répond que je les prenais autour de 4 ans et elle m'a alors promis qu'elle me l'amènerait à sa naissance et elle a respecté sa parole. Ahmad n'avait que 2 jours. Et il y a des cas similaires aussi d'autres enfants qui sont venus de la Mauritanie, du Nigeria et d'autres pays d'Afrique. Un jour, mon frère Aladji Abdoulaye m'a appelée pour me dire qu'on lui avait envoyé un enfant et qu'il allait me le renvoyer, c'est l'autre Mohamed que vous voyez  là-bas (il désigne un enfant d'une dizaine d'années qui pianote sur l' ordinateur). A l'âge de 5 ans, il était en mesure de réciter tous les versets du Coran.

Est-ce que les parents reviennent vers vous pour récupérer leurs enfants ?

Non, c'est une sorte d ' "hadiyya" qu'ils font et ils savent que leurs enfants ne pourront recevoir meilleure éducation qu'ici. Je ne devrais même pas en parler, mais ces enfants croient tout simplement que je suis leur maman.

Mais avez-vous des nouvelles de leurs parents ?

Je ne peux pas en parler, c'est un secret.

Vous vous êtes rendue récemment à Londres sur une invitation pour participer à une conférence. Pouvez-­vous nous en faire l'économie ?

Tout est parti d'un coup de fil de l'ambassadeur du Sénégal en Grande-Bretagne. II m'a appelée un jour en me disant que j'avais reçu une invitation du gouvernement britannique et de Tony Blair (l' ancien Premier ministre) pour participer à une conférence sur l'islam. Ils tenaient alors à ce que je participe à la conférence. Ils m'ont alors envoyé le nécessaire : les billets d'avion, le visa. Et ils sont venus m'attendre à la descente d'avion et m'ont conduite à l'hôtel. La conférence a duré deux jours et à chaque fois, elle commençait à 8h du matin pour se terminer à 8h du soir. Il y avait beaucoup de monde, au moins 300 personnes.

Quelle a été votre contribution à cette conférence ?

C'était essentiellement un échange sur l'islam et on a cherché les voies pour lever toutes les incompréhensions qu'il peut y avoir autour de notre religion. C'était d'ailleurs le viatique de Baye Niass(raa) et il m'a éduquée dans ce sens. J'ai tenu aussi à les remercier puisque c'est Dieu qui dit qu'il nous a tous créés de la même façon, hommes, femmes, pour qu'on se retrouve tous. Dieu parle en fait à tous les gens du Livre dans un même langage qui est celui de la Miséricorde et de la Paix. C'était une invitation au dialogue pacifique et c'est quelque chose qui m'a touchée parce que l'Islam est une religion de paix. Il n'y a pas de haine dans l'Islam. Dieu appelle à la concorde et eux aussi l'ont compris pour m'avoir invitée. La première chose qu'un musulman dit à son prochain c'est "Assalamalaikoum". Ce qui est une invite à la paix. L'autre dit en retour "Mouhalaikoum Salam", qui est un retour de l'invite à la paix et un message pacifique.

Londres est une ville qui n'est pas épargnée par le terrorisme islamiste. Avez-vous évoqué ce sujet lors de la conférence ?

Bien sûr, des personnes l'ont évoqué là-bas (son homme de confiance Ben Amar, explique à son tour):

«C'est-à-dire que l'intérêt de la conférence était de conscientiser les médias contre la déformation que les terroristes font de l'Islam. Il y avait 300 invités, tous de grands décideurs du monde et d'éminents musulmans et le but était de les faire réagir à la face du monde pour qu'ils expliquent les vraies aspirations de l'Islam. Et Cheikha Mariama a été invitée dans ce but ­là au même titre que les autres personnalités pour apporter sa contribution. Son discours a été tiré du Livre et Cheikha a fait parvenir le message comme quoi Dieu a créé les hommes pour qu'ils se comprennent et se retrouvent. L' ignorance étant un vice, il faut la combattre pour arriver à la concorde, à la paix. On a voulu faire comprendre aussi que l'appel était opportun puisque c'est Dieu qui nous invite à nous réunir et à échanger dans le bien de toutes les communautés. L'Islam appelle à la tolérance et la diversité ne doit pas être source d'antagonisme. Maintenant, il y a 2 millions de musulmans en Grande Bretagne et 20 millions de musulmans dans toute l'Europe. Alors, aussi bien Tony Blair que le Prince Charles ont reconnu l'importance de l'Islam dans le monde et se sont retrouvés autour des valeurs de tolérance de l'Islam. Tony Blair a même raconté qu'un jour qu'il se promenait et qu'un jeune garçon l'avait interpellé en lui disant que l'Islam était une religion de terroriste. L'ancien Premier ministre lui aurait rétorqué alors les musulmans n'étaient pas tous comme ça et qu'ils croyaient même en Jésus. Le jeune garçon n' en revenait pas. Les Européens ont des voisins musulmans et ils veulent comprendre cette religion.»

Quel était le thème de la conférence ?

Ils l'ont en fait appelé Islam and the Muslim in the world today (L'lslam et les musulmans dans le monde d'aujourd'hui).

C'était du 4 au 5 juin 2007 à Londres. C'est une conférence qui était parrainée par l'université de Cambridge et c'était inclus dans le programme du Cambridge Interface Program (Le programme inter -religieux de Câmbridge). Ils ont réfléchi là-dessus et c'est à la suite de ça que le gouvernement anglais a pris le relais. II y avait à la fin des invités de partout, de l'Egypte, de la Bosnie, de partout.

Est-ce que vous avez donné l'exemple du Sénégal où le dialogue islamo-chrétien est en cours ?

C'est bien possible, mais je ne voudrais pas trop m'épancher là-dessus. De toute façon, il y a au moins 95 % de musulmans au Sénégal et les 5 % sont d'autres croyances. Mais je pourrais revenir aux indications de Jésus qui avait prévenu son peuple de l'arrivée d'un autre prophète, Ahmad. Mais on a des valeurs communes. J'ai même élevé de jeunes chrétiens dans mon école pour vous dire l'esprit qui nous anime. Mais l'Islam est une religion de paix et Gordon Brown, le remplaçant de Tony Blair, l'a rappelé lors de la conférence en disant que tout était paix dans l'Islam.

Est-ce que l'ambassadeur du Sénégal en Angleterre est entré en contact avec vous ?

Il n'était pas invité à la conférence, mais à mon arrivée à Londres, j'ai téléphoné à l'ambassade pour leur dire que j'étais sur place. Je suis tombée tout le temps sur sa secrétaire et j'ai tout le temps laissé des messages. J'ai laissé pourtant mes coordonnées, mais ils ne m'ont jamais rappelée.

Est-ce que votre travail est reconnu au Sénégal ?

Je pense qu'ici les gens ne prennent pas la pleine mesure de ce travail. Les gens font mine de ne rien voir. Peut-être qu'on me prend pour une politicienne, mais c'est qu'ils n'ont rien compris. Je n'ai jamais voté pour personne et je ne me mêle pas de ces choses-là.­

Est-ce que votre école franco-arabe bénéficie de la même subvention que les autres écoles privées ?

Oui, je pense que c'est quelque chose de normal et personne n'y peut rien. Mais on a beaucoup diminué la subvention. Aujourd'hui, il y a près de 400 élèves dans l'école et la subvention n'a pas évolué. Elle est restée là même.

A combien s'élève la subvention ?

C'est vraiment insignifiant. C'est tellement symbolique pour une école de cet ordre. La somme s'élève en fait à 5 millions de F Cfa. Cela n'est rien comparé à la charge de l'école, quand on sait qu'on a créé plus de 100 emplois dans l'établissement. Mes charges s'élèvent chaque mois à 7 millions Cfa.

Combien d'enseignants employez-vous ?

On a des enseignants sénégalais, maurita­niens et égyptiens. La ligue islamique aussi m'envoie des enseignants.

En tant que personne qui oeuvre dans le domaine de l'Islam et de la religion, avez-vous remarqué quelque chose dans la société sénégalaise qui est contraire aux préceptes du Livre ?

Il y a beaucoup de choses qui ne me plaisent pas dans la société sénégalaise. Le prophète Mohamed (Psl) a dit qu'un bon musulman qui voit des choses contraires au Coran doit faire en sorte de les corriger. Ici, certains films et messages de quelques médias me désolent. Je pense que c'est à l'encontre de l'éducation de nos enfants. Rien ne peut plus éduquer nos enfants que le seul enseignement du Coran. Il y a des choses que je m'interdis même d'évoquer et qui me peinent beaucoup.

Mais que pensez-vous de la libération et de la tendance des jeunes filles à boire de l'alcool, à s'habiller indécemment et à fumer ?

Ce qui m'attriste le plus c'est que ce sont des musulmans qui le font. C'est ça le plus grave. Mais le prophète Mohamed (Psl) a dit que:

" la maman est la première école chez l'enfant."

 Moi, je fais en sorte de bien éduquer ces enfants et tous pourront vous répondre, même le plus petit, que seul Dieu est notre bienfaiteur, que le prophète Mohamed (Psl) est notre guide, que notre lieu d'orientation est La Mecque, que l'Islam est notre religion.

Pour vous quelle est la cause de tant de pertes de valeurs ?

Mais de toute façon l'on est dans une société qui n'a plus de valeurs, tout est par terre. Comme je l'ai dit tantôt, c'est le Sénégal qui a changé et se laisse influencer par toutes sortes de tendance. C'est des choses qui n'existaient pas ici mais maintenant on tue, on vole, on ment sans se soucier de rien. Les Sénégalais étaient pas comme ça. Mais j'exhorte les parents à se battre et à réussir l'éducation des enfants. Et tout part en fait des mamans, c'est elles qui impulsent la bonne tenue de l'enfant. Je dis aussi aux femmes de retourner vers Dieu. Il ne faut pas que les femmes oublient qu'avant la survenue de l'Islam, elles n'étaient rien. A leur naissance, on les tuait même. C'est à la venue du prophète Mohamed (Psl) que tout ça a cessé puisque Dieu a descendu un verset en ce sens. Maintenant, tout est permis aux femmes et même en bien. Elles parviennent à apprendre rapidement le Coran et à devenir des ingénieurs, de grandes personnalités. Mon père disait toujours que ses filles devaient rivaliser avec les hommes dans le domaine du savoir et non celui des futilités du monde matériel.

Que pensez-vous de la parité ?

Je ne suis pas d'accord sur le fait que les hommes et les femmes aient le même traitement parce que Dieu ne l'a pas dit ainsi. Ce que Dieu dit c'est que l'homme à une primauté sur la femme. Mais ça ne veut pas dire que l'homme est meilleur que la femme, mais c'est juste un problème de respect. Dieu a tranché ce débat depuis Adama et Awa et a toujours dit que là où la femme a une part, l'homme en aurait deux. On ne peut pas alors les mettre à égalité.

Que pensez-vous du projet de modernisation des "Dahra "par le gouvernement ?

Moi, mon "Dahra" est déjà moderne et, dans ce sens, je ne peux rien dire sur leur projet. J'ai toujours été moderniste et mes enfants n'ont jamais mendié dans la rue, ils n'ont jamais eu faim et ils ont toujours été éduqués. Les images de la télé sont là pour le confirmer puisqu'il y a eu beaucoup de documentaires dans ce sens. J'ai veillé aussi à ce qu'ils y travaillent avec des ordinateurs, c'est dire...

Que représente pour vous la ville de Kowssi ?

C'est mon lieu de naissance, mais c'est aussi de là-bas qu'est partie la Fayda de Baye Niass(raa). Mais mon père est né à Taïba et c'est à Kowssi qu'il s'était implanté.
C'est une longue histoire que j'aurais du mal à raconter ici. (son homme de confiance reprend le relais) :

«En fait, la Fayda avait été annoncée par Cheikh Ahmed Tidiane Chérif (raa)et il avait prédit qu'un moment viendrait où beaucoup de gens adhéreront à cette voie-là. II avait donné aussi les caractéristiques physiques de l'homme qui prendrait le relais. Beaucoup d'hommes religieux ont eu à déclarer que Cheikh Tidiane faisait référence à eux. Et la particularité de Baye Niass(raa), c'est qu'il a fait son appel en 1929 à Kowssi et à la suite de ça, beaucoup sont venus répondre à son appel. Et l'importance de cette période pour Cheikha Mariama, c'est qu'elle est née vers ces années où Baye Niass(raa) faisait son appel à la Fayda. Alors un jour, on est venu trouver Baye Niass(raa) pour lui dire qu'une de ses femmes venait d'avoir un enfant. Il a demandé après le sexe de l'enfant et on lui a répondu que c'était une fille. Baye Niass(raa) a répliqué en disant que Dieu n'avait pas fait ce qu'il lui avait prédit et que, de toute façon, même si elle était de sexe féminin, elle attrait un comportement de garçon.»

Comment gérez-vous la prise en charge médicale des enfants ?

C'est très difficile à gérer, mais, je m'en remets à Dieu qui m'aide toujours à m'en sortir. Je fais tout et je m'occupe de tout. Il m'arrive même d'emmener des enfants au pèlerinage à La Mecque, alors que certains de leurs parents n'ont jamais été dans les Lieux Saints.

Pouvez-vous estimer vos dépenses dans le volet social ?

C'est beaucoup d'argent en tout cas et je ne peux pas l'estimer comme ça. Mais je sais que je m'occupe de trois maisons, à Mermoz, Sacré-Cœur et à Malick Sy. Et il y a plus de 100 internes dans ces trois maisons. Je dépense au moins 4 sacs de riz par jour. Mais Dieu m'aide et je le fais en pensant que c'est le Seigneur qui récompense nos bienfaits. Je n'ai jamais été une femme qui paresse en attendant que son mari lui donne la dépense quotidienne. Je me suis toujours débrouillée toute seule. C'est le conseil que je donne à toutes les femmes, "faites-vous respecter en vous débrouillant !".

Que pensez-vous de la prolifération des "Dahra" au Sénégal ?

Je m' en remets encore à Dieu(swt) et j'observe tout ça en personne qui croit en la bonté divine. C'est comme l'entrepreneur de société qui disait que le jour ou il n'y aurait plus plus de Concurrence, il fermerait son entreprise. Je suis contente que les" Dahra" pullulent, Comme ça tous les enfants auront une chance d'apprendre le Coran. C'est une bonne chose.

Qu'est-ce qui vous lie à Ahmed Khalifa Niass et à Sidy Lamine Niass ?
Ce sont des frères. Et leur père était le khalife de Baye Niass. Un de mes enfants, Mohamed est son homonyme. Mais le papa de Sidy Lamine et Ahmed Khalifa était non seulement mon père, mais il était très proche de moi et tous ses enfants sont passés entre mes mains. Et Baye Niass(raa) aussi a contribué à l'éducation de Sidy et Ahmet puisqu'ils connaissent peu leur Père.

Y aurait-il eu des différends entre Baye Niass(raa) et son frère Mohamed Niass(raa), père de Sidy et Ahmed Khalifa ?

Je pense que c'est des choses qui n'ont plus de sens parce que c'est du passé et Dieu les a réunis par la suite comme de bons frères.

 Ahmed Khalifa et Sidy Lamine ne connaissent pratiquement pas leur père qui est décédé très tot et c'est Baye qui s'était occupé d'eux. Ahmed, j'ai eu à m'occuper de lui personnellement.

Est-ce que vos élèves pratiquent le Français en dehors de l'arabe ?

"Alhamdoulilah ! ", j'ai par exemple, un élève qui a fini son apprentissage du Coran à 11 ans avant d'aller à l'école française et de truster les bonnes notes. C'était déjà à l'époque de mon père et ce dernier ne voulait pas que cet élève me suive à Dakar quand je me suis mariée. Cet élève a par la suite fait son cycle primaire en Mauritanie, avant d'aller en Tunisie avec un bon niveau de français et c'est un Arabe qui lui avait dit qu'il perdait son temps en Tunisie et qu'il devait aller dans les grandes universités. Après son bac, il a eu une bourse en France à l'Université de Montpellier et il a été conseiller d'Iba Det Thiam à son retour, au Sénégal. Il a travaillé aussi à la Fao, à Rome, en Egypte et en Irak, mais depuis la survenue de la guerre, il n'est pas retourné là-bas­. Mais tous les élèves ici allient maintenant le Français à l'arabe.

Comment s'organise la vie de Cheikha Mariama Niass ?

"Je me nourris du Coran et des bienfaits de Dieu !

Les magasins de Dieu sont remplis de tout et je m'en remets à lui ! 

Dieu m'aide beaucoup dans ma démarche. Je mange tout ce qu' une personne normale mange. Je ne me prive de rien puisque je suis bien portante. Je raffole du "Thiéhou Diéne" avec de bons poissons.

Avez-vous des hobbies ?

La seule compagnie des enfants me suffit largement et le fait d'effectuer mes "Ziarras". Et par là, je veux dire que j'aime beaucoup les voyages. Dieu a dit d'aller voir le monde pour être au fait de tour.

A votre âge, avez-vous toujours bonne mémoire ?

Oui, je rends grâce à Dieu et à cause du Coran je souhaite que ma mémoire ne flanche jamais. Mon père m'avait recommandé de lire chaque vendredi le Coran en entier. Je le fais toujours et n'empêche, chaque matin, je lis le Coran en entier avec mes élèves.

Pratiquez-vous un sport ?

Je ne fais pas de sport en particulier, mais je ne suis pas inactive, je bouge beaucoup et je vaque à mes occupations. Quand je suis en forme, il m'arrive de prendre ma voiture pour aller faire des courses, sinon j'envoie les enfants à ma place.

Comment voyez-vous la Fayda aujourd'hui au Sénégal ?

"Alhamdonlilahi  !", vous aurez remarqué que la "Fayd"a suit son cours et qu'il est présent dans le pays. Baye Niass(raa) n'aimait que Dieu et tout le monde le sait et il n'a jamais œuvré que pour l'action divine. II a montré qui il était et même sans être là, la "Fayda" lui survit. Un jour, Baye Niass(raa) nous avait fait lire le Coran une centaine de fois et nous avait expliqué que, du temps de son père, ils n'en lisaient pas autant. Il avait alors expliqué qu'il en serait toujours ainsi et que le progrès n'arrêterait jamais. II a toujours dit que le présent serait meilleur que le passé. C'était son discours.

Maintenant qui devient Cheikha et Cheikh ?

Le "Cheikh" est l'homme  et "Cheikha" est la femme ! 

Qui peut devenir Cheikh ?

Ce n'est pas quelque chose qu'on s'autoproclame, on doit le mériter. II faut travailler et avoir une certaine hauteur dans la religion. Cela peut être aussi un don de Dieu.

Que pensez-vous de la survenue d'un nouveau type de Cheikh au Sénégal comme l'ancien lutteur Mouhamed Ndao «Tyson» ou le musicien Demba Dia ?

Je n'en pense rien. Je ne m'occupe pas de ces affaires-là. Je ne sais pas pourquoi et je ne veux pas m'occuper de ces choses-là. Moi mon père, Baye Niass(raa) m'avait confié la gestion de l'enseignement du Coran et c'est tout ce que je sais faire.

Un homme comme «Tyson» a été intronisé Cheikh pourtant dans un Gamou où vous étiez présente ?

Je n'ai rien à voir avec ça et la vérité est que le Gamou avait eu lieu dans une de mes écoles sur l'autoroute et c'est tout. Je n'en sais pas plus. Lui c'était un talibé, mais le titre de talibé n'a rien à voir avac celui de cheikh.

Qui a décidé en fait de faire de «Tyson» un Cheikh ?

Je l'ignore et de toute façon je n'étais pas présente ce jour-là, puisque j'avais voyagé. Je ne suis au courant de rien et je n'ai pas demandé non plus.

Pourquoi vous ne vous êtes pas renseignée à votre retour ?

Je ne vais pas dire pourquoi je ne l'ai pas fait, puisque maintenant c'est trop tard.

Pensez-vous qu'un talibé et un Cheikh sont différents ?

Tout ce que je sais, c'est que Baye Niass(raa) avait une fois remis à sa place un de ses talibés qui était vaniteux et aimait se faire voir.

Mon père avait alors dit que la voie du salut du talibé se trouve dans sa simple condition de talibé et pas plus. Mon père a ajouté en disant qu'il était plus préférable pour un talibé d'aimer son marabout que le contraire. Cela, je l'ai retenu. Mais maintenant, on ne reconnaît plus les talibés et les Cheikh. II y a des Cheikha et des Cheikh partout.

Cela vous choque-t-il ?

En tout cas, on doit revoir certaines pratiques, car de mon temps, on ne reconnaissait qu'un ,seul marabout et tout le monde était talibé. Baye Niass(raa) était notre marabout à nous tous. II arrive de nos jours qu'une personne se lève pour s'autoproclamer marabout comme ça.

Que pensez-vous de la prolifération des Moukhadam à Dakar?

(Ironique) C'est du n'importe quoi et je l'ai remarqué bien sûr. Pour moi, il faut revenir à plus de simplicité et enseigner le Coran et le maîtriser. C'est ce que faisait Baye Niass. De toute façon, j'ai une règle et je refuse toujours qu'on m'oblige à nommer quelqu'un Moukhadam. Pour moi, seul le Khalife a ce privilège-là. Je ne comprends plus certaines pratiques (rires).

Que pensez-vous également des jeunes à Dakar qui mettent autour de leur cou un chapelet et disent voir Dieu après le tarbiyou ?

Je pense qu'à ce sujet, El Hadji Abdoulaye Niass(raa), le khalife, a été clair et il a toujours interdit ces pratiques. Il a toujours été clair, mais maintenant, si certains continuent de braver les interdits, on n'y peut rien. Mais je crois qu'ils devraient s'inspirer de Baye Niass(raa) et de ses discours.

Mais n'est-ce pas leurs Moukhadam qui sont fautifs ?

Peut-être qu'ils ont tous une mauvaise compréhension des recommandations et qu'ils comprennent de travers.
   wa salam

Le Tawhid des Gnostiques

10/09/2007 15:29 par momowally



Le Tawhid des Gnostiques

Seïdina Ahmed Tidjani (Qu'Allâh Azzawajal sanctifie son secert ) a été interrogé sur un passage du livre : «Ibriz » qui dit :

« Il m'a appris le Tawhid des Connaissants d'Allah, les Soufis et il m'a dit :

« C'est sur quoi étaient les compagnons du Prophète (saw) ! » »

et dans un autre passage :

« …et tous les pieux ancêtres. »

Puis Ibn El Moubarak (savant et compagnon du Connaissant Cheikh Abdelaziz Dabbagh ) (raa) a dit :

« Après avoir compris ce qu'il insinuait, je lui dis alors :

« Ô mon maître ! Si les gens savaient cette vérité du Tawhid, la communauté ne se serait jamais divisé en 73 groupes. » »

Qu'Allâh(swt) nous facilite tous l'ouverture spirituelle et matérielle pour l'honneur de Cheikh Ahmad Tijânî (raa) !

L’AMOUR D’ALLAH (swt)

10/09/2007 15:21 par momowally

 

L’AMOUR D’ALLAH

Seïdina Ahmed Tidjani (Qu'Allâh(swtsanctifie son précieux secret !) a dit :

« Celui qui veut qu’Allah l’aime c’est en trois points :

1- L’amour d’ALLAH (c’est-à-dire il doit l’aimer) :

ALLAH(swt) dit :
«…Ils l’aiment et Il les aime. »
(La Table servie 5 ; verset 54)


2- Suivre le Prophète (saw) dans chaque mouvement, arrêt, action et état.

ALLAH dit :
« Dis : si vous dîtes que vous aimez ALLAH alors suivez-moi et ALLAH vous aimera… »
(La famille d’Imran 3 ; verset 31)

3- La pureté totale (El Tahara kamila) de tout ce qui est en dehors de Dieu de manière apparente ou caché.

ALLAH dit :
«…Et ALLAH aime les gens qui se purifient. »
( Le repentir 9 ; verset 108)


Seïdina Ahmed Tidjani (raa) a dit aussi :

« Celui qui veut améliorer ses actions et sa rectitude envers ALLAH, il doit craindre Dieu et assainir ses œuvres en ne parlant que par nécessité et que dans ce qui le concerne. »

ALLAH (swt)dit :
« Ô vous qui avez cru ! Craignez ALLAH et parlez avec droiture, afin qu’Il améliore vos actions… »
(
Les coalisés 33 ; versets 70/71)


Sache que le renoncement dans le monde d’ici-bas procure la science sans besoin d’apprentissage, la guidance sans cause de guidée, l’honneur sans l’aide de relation (sociale) et la richesse sans argent.

Le Prophète (saw) a dit :
« Celui qui veut qu’ALLAH lui donne une science sans besoin d’apprentissage et une guidance sans cause de guidée qu’il se détourne de ce bas-monde. »

Le Prophète (saw) a dit :
«
Si un serviteur se détourne de ce bas-monde, ALLAH(swt) lui octroiera trois choses : un honneur sans l’aide de relation (sociale), une richesse sans argent et une science sans besoin d’apprentissage
. »

Parmi les fruits du renoncement à ce bas-monde se trouve l’amour d’ALLAH(swt) pour celui qui le pratique, le Prophète r a répondu à celui qui lui a demandé de l’informer de l’action qui le ferait aimer d’ALLAH(swt) et des hommes :
«
Délaisse ce bas-monde, ALLAH(swt) t’aimera et délaisse les biens des gens et les gens t’aimeront. »

Celui qui veut qu’ALLAH(swt) soit avec lui dans tous les cas qu’il sache que c’est à travers ces choses là :

ALLAH(swt) dit :
« Et sache qu’ALLAH est avec les gens pieux ! »
(La vache 2 ; verset 194)

ALLAH(swt) dit :
« ALLAH(swt) est avec ceux qui Le craignent et ceux qui sont excellents. »
(Les abeilles 16 ; verset 128)

ALLAH(swt) dit :
«
Et ALLAH(swt) est avec les patients ! »

«Craingnons Allâh(swt) ! Ses promesses sont de vérités ! »



Enseignement de Cheikh Ahmad Tijânî(raa) :"les sept perles"

10/09/2007 15:05 par momowally



LES 7 PERLES :


Seïdina Ahmed Tidjani (Qu'Allâh(swt) santifie son précieux secret !)) a dit une fois au cours d’une assemblée :

« Les perles du cœur sont au nombre de sept et le cœur a sept coffres,

Chaque coffre est un emplacement pour une de ces sept perles.

1- La première perle est :

la perle de l’évocation (Dhikr)

2 -:la deuxième perle est:

 la perle du désir (Chaouq) 

- La troisième perle est :

la perle de l’amour d’ALLAH et de la passion ardente

(Mahaba Lilleh wal ‘Ichq) 

- La quatrième perle est:

la perle du secret (Sirr) qui est le mystère inconnu des mystères d’ALLAH, dont la réalité ne peut être cernée et ne peut être connue !

La cinquième perle est :

la perle de l’esprit (Rouh) 

- La sixième perle est :

 la perle de la connaissance (Ma’rifa) 

- La septième perle est :

la perle de la pauvreté spirituelle (Faqr) 

                                                       

 La première perle :

 la perle de l’évocation  :si elle se révèle au cœur du serviteur il devient pour toujours isolé face à sa propre existence, absent face à ses sensations personnelles et il est nommé par les cheminant « l’indifférent face aux mondes » et « cœur apaisé par l’évocation d’ALLAH » 

La deuxième perle :

la perle du désir d’ALLAH (Chaouq illa Allah) :c’est que le serviteur soit pour toujours dans l’état de désir et de passion d’ALLAH, il demande la mort à chaque respiration en raison de la chaleur de ce désir qui le consume. 

La troisième perle :

la perle de l’amour et de la passion ardente, si elle se révèle au cœur du serviteur il devient pour toujours satisfait d’ALLAH, et satisfait de ce que ALLAH décrète et cela en état de félicité. L’ardeur pour cette satisfaction, qui lui fait préférer cela à tout autre chose, est telle que s’il lui arrivait le plus grand des désastres ceci lui serait préférable à tous les plaisirs. 

La quatrième perle :

 la perle du secret, qui est le mystère inconnu des mystères d’ALLAH dont la réalité ne peut être cernée et ne peut être connue, son caractère est que le serviteur se trouve, en toute situation, à ne bouger que pour ALLAH(swt), et il ne s’immobilise que pour ALLAH(swt) et il ne lui arrive jamais de commettre une contrariété à la Loi Divine (Chari’a) grâce à la perfection de sa pureté. 

La cinquième perle :

la perle de l’esprit  : on la découvre, dans sa vérité et sa réalité, d’un dévoilement sensible, de façon qu’il ne soit rien caché dans sa totalité et dans son détail, dans le multiple et le rarissime. Cela est une Présence (Hadrat) qui la prend par sa base, délaissant ce qui en est mauvais, y effaçant ses traces. 

La sixième perle :

la perle de la connaissance  consiste à  disposer et à donner la capacité au serviteur de pouvoir se comporter comme il se doit envers la Vérité Seigneuriale et la servitude, ainsi que la connaissance de toutes les vérités avec ses règles, ses nécessités, ses obligations et c’est la présence de la permanence (Baqa) et de la lucidité

La septième perle :

 la perle de la pauvreté en ALLAH  ,si cela est révélé au serviteur il devient témoin de son besoin d’ALLAH et de la nécessité de son aide à chaque souffle de sa respiration, il n’est donc pas dérangé d’avoir en face de lui toute chose contraire à son aspiration. Celui qui accède à cette perle devient celui qui se suffit le plus d’ALLAH(swt) face à toute autre chose, ainsi il ne se soucie pas si toutes les créatures l’aiment ou le détestent ou qu’ils viennent vers lui ou qu’ils s’enfuient et cela en raison de la perfection de sa suffisance en ALLAH(swt). Quiconque accède à cette perle est garanti de n’être jamais dépouillé de la présence du Vrai (Hadrat el Haqq). »
Ici prend fin ce que Seïdina Ahmed Tidjani (Qu'Allâh Azza wa jal sanctifie son précieux secret) a dicté.

Chers frères de la Faydhatou Tijaniyya ,faisons-en un meilleur usage  !

wa salam

j'arrête de fumer !

08/09/2007 21:00 par momowally

Aux prisonniers de la fumée








«Ô Musulman(e), tombé(e) dans le piège du tabac
Acceptes ce poème qui est écrit pour toi !

Ne penses pas que ces mots soient là pour te juger
Ils sont tracés à l’encre de la fraternité !

Que Dieu, le Très Doux, fasse qu’ils te donne le courage
De laisser ce poison et de tourner la page !

Les erreurs sont humaines, il faut les dépasser
Par l’effort continu d’une intense volonté !

Ramadan est une aide pour cesser la journée
Alors pourquoi la nuit ne pas persévérer ?

La santé est un don que Dieu t’a accordé
Et le devoir t’incombe de bien le préserver !

Imagines que demain tu apprends ton cancer
Combien aimerais-tu revenir en arrière !

Tu peux donc arrêter, il en est encore temps
Avant de sombrer dans les regrets permanents !

Tu lis que “fumer tue !” pourtant toi musulman
Tu sais que le suicide est un péché flagrant !

Et puis, n’oublies jamais qu’au Jugement Dernier
Tu seras, sur ton corps, vivement questionné !

Ainsi que sur tes biens, ce que tu en as fait
Alors ne les laisses pas s’envoler en fumée !

Les êtres qui t’entourent respirent le poison
Que tu propages, toi-même, dans ta propre maison !

Tu les aimes, comment peux-tu les intoxiquer ?
De plus leur enseigner l’exemple à éviter ?

Que Dieu, (leTrès Haut), te donne la force d’arrêter !
Qu’Il te libère de cette prison empoisonnée !

Les barreaux de fumée s’ouvriront par la clé
Qui est ta volonté, à toi de la forger !

Tu pourras respirer le vent de liberté
Délivrant les captifs les mieux enchaînés !

Louange à Dieu, Seigneur des mondes

Chers frères, chères sœurs, si vous connaissez quelqu’un piégé par le tabac, imprimez-lui ce poème, peut-être que cela l’aidera, si Dieu veut »

La tenue vestimentaire. en islam

08/09/2007 20:51 par momowally



 

       La tenue vestimentaire.

L 'Islam est une religion qui touche tout être humain qu'il soit d'origine différente ,de culture différente.

Chaque musulmane a son propre parcours et son propre passé qui la rend spécifique.

Toutefois ,cette musulmane a un profil qui n'échappe à personne et qui est reconnue de tous en tant que telle ;tout simplement parce que l'Islam lui impose une tenue vestimentaire non pas pour la brimer mais pour lui apporter respect et dignité ,c'est-à-dire la pudeur.Il n'y a pas 36 discours sur la manière dont la femme doit s'habiller.Le Coran s'en tient à un seul et unique.Si les avis divergent à ce sujet ,ce ne sont que des opinions humaines qui ne tiennent pas compte de la parole divine et qui transforment les citations coraniques.Allah a été très clair à ce sujet et de part cette clarté aucune interprétation n'est possible.

Pour l'Islam ,le vêtement a deux buts :

1- couvrir la nudité

2- parer le corps

C'est pourquoi ,Dieu a rappelé aux humains en général ,ce que Sa sagesse leur a préparé comme vêtements et parures en disant :

"O fils d'Adam !Nous avons effectivemant fait descendre sur vous des vêtements cachant vos parties intimes ainsi que des parures" (7:26)

Celui qui néglige l'un de ces deux éléments (le vêtement et la parure ) a dévié de la voie de l'Islam pour tomber dans celle de Satan.Dieu exalté a dit:

"O fils d'Adam !Surtout que le Diable ne vous tente pas comme il a fait sortir vos père et mère du Paradis en leur retirant leurs vêtements pour leur dévoiler leurs parties intimes" (7:27)

Ainsi ,la musulmane allonge son habit jusqu'à couvrir ses talons ,se couvre la tête ,tire le voile sur le cou ,la gorge et la poitrine.Dieu le signale ainsi en ces termes :

"O Prophète ! Dis à tes épouses ,à tes filles et aux femmes des croyants ,de se couvrir de leurs voiles.C'est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées.Dieu est vraiment Pardonneur et Miséricordieux"(33-Les Coalisés-59)

"Dis aussi aux croyantes qu'elles ne fassent pas étalage de leurs parures ,hormis celles qu'on ne peut tenir cachées.Qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines et qu'elles veillent à ne pas étaler leurs ornements ,sauf devant leurs époux ,leurs pères .."(24-La Lumière-31)

L'Islam a interdit à la femme musulmane le port de tout vêtement moulant le corps ou laissant transparaitre ce qu'il couvre.C'est par exemple ce qui définit les diverses parties du corps et particulièrement celles qui tentent les hommes tels que la poitrine ,la taille ,les fesses et autres.

Dans le recueil authentique de hadiths ,Abou Houraira a rapporté :

"Le Messager de Dieu a dit (saw):"Je ne vois toujours pas deux catégories de gens de l'enfer :des hommes ayant des fouets tels des queues de vaches avec lesquels ils frappent les autres (c'est une allusion aux gouvernants injustes et ennemis des peuples ) et des femmes à la fois vêtues et dévêtues ,faciles à séduire et séduisant les hommes.Leurs coiffures sont comme les bosses courbées des grands chameaux.Ces femmes n'entreront pas au Paradis et n'en sentiront pas l'odeur.Or ,l'odeur du Paradis se sent à une distance de tant et tant d'années de marche" (rapporté par Muslim)

On dit à leur sujet qu'elles sont vêtues car elles portent des vêtements ,et qu'elles sont en même temps dévêtues car leurs vêtements ne remplissent pas leur fonction ,à savoir les couvrir ,à cause de leur finesse et de leur transparence.Ils dévoilent ainsi tout ce qu'ils couvrent comme le font la plupart des tenues de femmes de notre temps.

Ainsi ,le vêtement a une fonction bien particulière en Islam comme nous venons de le voir et cela n'a aucun rapport avec une soi-disante soumission de la femme à l'homme.

TEMOIGNAGES DE SŒURS MUSULMANES.

08/09/2007 20:47 par momowally




TEMOIGNAGES DE SŒURS MUSULMANES.

Voici des témoignages de soeurs musulmanes qui ont envie de s'exprimer librement sur ce qu'elles ressentent ou vivent en tant que musulmanes ;car qui peut mieux parler de la femme en Islam que la femme  elle-même !

Toute soeur musulmane qui souhaite figurer dans ce chapitre peut m'envoyer son témoignage par E-Mail et je me ferai un plaisir de l'ajouter aux autres.

D'avance ,je les remercie pour leur coopération à ce site



Bismillah a Rahmane a Rahim (Au Nom de Dieu le Très Miséricordieux ,le Tout Miséricordieux)

Salam Alaykoum (que la paix soit avec vous)

Convertie à l'Islam depuis 10 ans ,je vous apporte mon témoignage en toute modestie sur ma façon de vivre l'Islam.

Lors de ma conversion qui fut comme un coup de foudre ,j'ignorais pratiquement tout de l'Islam ,et combien je serais heureuse de cette décision ,le bonheur et la force que cela m'apporterait par la grâce de Dieu.

Mais rien n'est acquis ,c'est lorsqu'on décide d'être musulman (e )que commence le défi d'être à la hauteur de son choix. Posons nous chaque jour la question :"Suis je vraiment musulman(e)?"

Au niveau de la pratique ,nous savons ce qu'il faut faire (5 piliers de l'Islam*).C'est donc très clair mais je pense que le comportement est également primordial et c'est un travail quotidien sur soi-même ,et au niveau relationnel Il n'est pas inutile de se demander souvent :"Ne suis - je pas blessant(e) quand je parle ? Suis-je suffisamment humble ?Est-ce que j'éprouve réellement de la compassion ? Suis je assez généreux(se) ? Suis je assez à l'écoute de mes proches ?Est-ce que j'accepte leurs défauts ?"Nous ne pouvons pas être parfaits(es) bien sûr et les efforts doivent être constants ,et lorsqu'on fait ces efforts ,on en retire un bienfait immense autant par rapport à Allah (qui veut que nous ayons un bon comportement)que par rapport aux autres et à soi-même.

L'Islam est la paix de l'âme ,le refuge dans ce monde où les valeurs sont l'argent ,le pouvoir ,le paraître ,le matérialisme .Le jour du jugement ,tout cela sera bien dérisoire et seuls nos actes resteront.

Avant ,je m'escrimais à trouver des solutions et émettre des hypothèses par rapport à ma vie :"Que ferais-je si ceci …Et si cela arrive ?Et quand va arriver cela ?"

A présent ,j'ai confiance en Allah car je sais que ma vie et mon destin sont entre Ses mains .Je crains Allah mais je l'aime pour ce qu' Il est :Le Dieu d'Amour et de Miséricorde.

Il est vrai qu'en France ,les musulmans sont peu aimés mais ce qui compte c'est d'être aimé d'Allah .Peu importe les mauvais regards et les remarques stupides en portant le voile ,j'obéis à Allah premièrement mais j'annonce aussi la couleur :"Je suis musulmane et fière de l'être .Al Hamdu Lillah(Merci à Dieu)!"

Que Dieu accepte nos efforts et pardonne nos erreurs , Incha'Allah(Si Dieu le veut)


Dounia


5 piliers de l'Islam =

1)La profession de foi

2)La prière

3)Le jeûne (rahmadan)

4)L'aumône légal ( Zakat)

5)Le pèlerinage ( Hadj)

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Les femmes musulmanes ne sont pas ce que vous pensez ou ce que vous lisez, non pas du tout c'est tout le contraire.

Je suis moi, une fille comme une autre sauf que j'ai une religion qui me semble juste. Dans mon école, presque toute la classe sait que je suis musulmane, mais tout le monde est sympa avec moi ( ils me disent, bonjour). Moi, au début dès que quelqu'un me voyait, j'essayais de me cacher. Ça fait presque depuis 2ans et 3 mois que je porte le foulard, pour par exemple aller à une fête et autres mais pas pour l'école.

Maintenant, je me sens mal à l'aise quand, je ne suis pas avec le foulard.

Fini, à la prochaine. Incha'Allah(si Dieu le veut)

.

Soukeïna. 12 ans

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J'ai toujours été profondément croyante même si je n'ai commencé à prier qu'à l'âge de 16 ans .Je savais que le hidjab* était un fard(une obligation)mais je craignais que son port n'altère ma vie et mes relations avec mes amis .Je me disais donc :peut-être après le mariage .Ma mère l'a adopté à 45 ans mais jamais elle n'a pas exercé de pression sur moi pour que j'en fasse autant. Bien au contraire, mes parents se sont opposés à ma volonté, estimant que j'étais encore trop jeune .Ils craignaient surtout que je ne puisse pas, avec mon hidjab*, trouver de mari .J'étais très "garçon manqué ".J'adore les pantalons, surtout les jeans .Je pensais que je n'allais pas pouvoir m'en passer mais ,finalement, porter le hidjab* s'est avéré plus facile que je ne l'imaginais. Un matin, je ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête ,j'ai senti comme un besoin de changer. L'après-midi, je me couvrais la tête .Je n'avais pas les vêtements qu'il fallait mais cela n'a pas posé de problème .J'ai continué à porter les mêmes choses qu'avant(exception faite des pantalons)avec simplement des jupes plus longues ,des manches et une écharpe.

Je me sens en paix avec moi-même. Avant ,les gens me regardaient comme n'importe quelle fille .Maintenant ….c'est comme si j'étais une image de l'Islam. On fait plus attention à mon comportement, aux attitudes que j'adopte .Je dois donc davantage mesurer mes mots et mes gestes. Mieux me contrôler.

Avantage subsidiaire du hidjab* mais non négligeable :ne plus être "embêtée" dans la rue. Maintenant ,j'ai vraiment la paix .Avec mes amis ,j'ai gardé les mêmes relations

Le fait de ne plus offrir prise aux regards ,comme lorsque par exemple je me mettais en maillot, constitue pour moi une revanche .D'un autre côté ,à qui ai je envie de plaire ?A mon mari .Or ,à la maison, je porte tout ce que j'aime; short, mini - jupe ,pantalon , etc.


Maha


Hidjab = voile


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Vouloir retourner à la maison n'a rien avoir avec le fait de porter le hidjab* .Celui-ci, d'ailleurs, est le signe par excellence que la femme évolue à l'extérieur de chez elle ;si elle demeurait cloîtrée ,elle n'aurait aucune raison de se couvrir ainsi .Il n'y a non plus aucune relation entre le hidjab* et le niveau intellectuel. Je suis instruite ,j'ai décroché mes diplômes universitaires et j'exerce une profession où je suis amenée à sortir à n'importe quelle heure ,à me mêler aux hommes et à discuter avec eux. Une profession fondée sur l'effort et la réflexion .A aucun moment ,le hidjab* n'a constitué pour moi un handicap .Bien au contraire ,il m'a débarrassé de beaucoup de contraintes et m'a permis ainsi de me consacrer à l'essentiel .Je me suis libérée de l'intérêt que je pouvais porter à ma petite personne ,à mes jambes ,à mes cheveux ,etc…,ce qui me rend plus disponible vis-à-vis des autres et de mon travail.

Pourquoi ne le(le hidjab*) porterais je pas ?Ce qui est extraordinaire ,c'est que jamais il ne viendrait à l'idée d'aller questionner une femme safira* sur les raisons de sa tenue vestimentaire .Si moi ,mouhajjaba* ,je m'amusais à lui poser une telle question, elle se sentirait agressée et me répondrait :"Ca ne te regarde pas. J'ai le droit de m'habiller comme je veux",ce en quoi elle aurait raison .Il s'agit donc d'une question de liberté individuelle qui doit être reconnue à l'une comm à l'autre.

Je suis convaincue,pour ma part que Dieu nous a ordonné de porter le hidjab. mon interprétation des versets coraniques est peut-être fausse, auquel cas je ne perds rien malgré tout. Par contre ,la femme safira ,si elle se trompe ,se rend coupable devant Dieu parce qu'elle lui aura désobéi.


Nadia


Hidjab = voile

Safira = celle qui ne porte pas le hidjab

Mounaqqaba = celle qui porte le hidjab

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Si un homme déguenillé passe ,il va retenir l'attention. Tout peut retenir l'attention .L'Islam, lui ,la retient par la pureté, le raffinement ,la beauté. La beauté n'est pas prescrite en Islam. C'est el fitna qui est condamnable.

El fitna est la perturbation provoquée chez un homme par la vue de la awra de la femme .La awra est tout ce qui, chez celle - ci ,éveille le désir sexuel .Le corps féminin est considéré comme étant entièrement "awra" ,à l'exclusion du visage et des mains .On estime par exemple que les cheveux sont manat el fitna (éléments de fitna).A partir du moment où la partie awra est cachée ,rien n'empêche une femme d'être belle car l'Islam ne lui demande pas de devenir une nonne .Il n'y a pas de rigidité en Islam. L'Islam est simple .Il n'a pas défini une forme particulière de vêtement. La tenue pakistanaise ,la robe soudanaise ,la djellaba de la campagnarde égyptienne ,toutes ces tenues sont islamiques,l'essentiel étant de recouvrir ce qui est awra.


Kariman


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Auparavant ,mon rapport à la religion se résumait à la prière et au jeûne .Aujourd'hui ,je réalise qu'elle est notre vie .Nous vivons et nous mourons pour elle. L'individu doit se demander pour quelle raison il a été crée. Pour vivre dans la futilité. Et aller ensuite pourrir dans une tombe ?Nous savons tous qu'un jour ou l'autre ,il nous faudra rendre des comptes. Alors, autant être attentif à ses actes. Quand Dieu me posera la question :"Qu'as tu fait de ta vie ?",je pourrai lui répondre: "Depuis le jour où j'ai compris ,j'ai œuvré pour Te complaire ".Si le voleur avait conscience que Dieu le regarde agir ,il ne volerait pas .Personne ne commettrait le mal.


Magda


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Comment peut-on déformer la vérité?

L'Islam et sa présentation: réponse à l'émission "Envoyé Spécial: les réseaux islamistes"

Française convertie à 1' Islam depuis longtemps. de mon plein gré, à la suite d'un choix délibéré. je vis à l'étranger où mon mari travaille comme médecin.

Il y a peu de temps, j'ai pu voir la cassette enregistrée de l'émission "Envoyé Spécial " consacrée aux Réseaux islamistes.

C'est alors armée de mon seul crayon, poussée par ma seule indignation que j'écris cette lettre au nom d'un droit de réponse que j'estime nécessaire et en vertu de la liberté d'expression si chère à la France.

J'accuse l'émission "Envoyé Spécial" numéro 283, consacrée aux réseaux islamistes, d 'avoir, sous couvert de démanteler les réseaux terroristes, fait une extrapolation à l'Islam tout entier assimilé à une secte des plus dangereuses et fait de chaque musulman un terroriste potentiel.

J'accuse cette émission d'avoir entretenu les français dans leur ignorance de l'Islam et du conflit algérien pour attiser leur peur et leur haine des musulmans.

La guerre d'Algérie est un conflit grave, difficile, horrible, qui a fait plus de 50 000 morts. Toutes les familles sont touchées, déchirées, apeurées.

Des musulmans emprisonnés, torturés, tués. Les algériens à l'étranger surveillés, épiés, menacés.

Pourtant ce peuple de musulmans (environ 95%) qui subissait "depuis deux ou trois décennies un socialisme à la soviétique" dit M. Rauffer dans le reportage, avait élu démocratiquement son gouvernement, le F.I.S., un gouvernement islamique et non terroriste. Quoi de plus naturel pour des musulmans à la culture, la sensibilité, la religion différentes de celles occidentales, de se choisir un gouvernement en rapport avec ses tendances profondes?

La stabilité d'un pays ne se caractérise-t-elle pas par la représentation au pouvoir de ce à quoi aspire la majorité?

Mais la France s'est arrogé le droit de refuser ce gouvernement peu conforme à ses propres aspirations. Elle a aidé à la mise en place d'une dictature qui depuis, sème la terreur (cf. Le rapport d'Amnesty International) ou au moins permet son instauration, avec l'introduction d'éléments étrangers qui commettent des crimes barbares des plus odieux, en les mettant sur le compte des musulmans, des islamistes. Le pays vit l'enfer, personne ne sait plus à qui se fier.

Mr Rauffer dit encore: "Les islamistes algériens pensent tous, et c'est vrai d'une certaine manière, que si la France n'était pas là, le régime actuel aurait du mal à exister, pour ne pas dire qu'il s'effondrerait". Il reconnaît que la France est en grande partie responsable du chaos qui règne en Algérie et c'est pourquoi elle seule, est visée par les attentats terroristes.

C'est seulement après "l'interruption du processus électoral, après l'interdiction du F.I.S. que les algériens islamistes sont entrés dans la lutte armée" dit M. Rauffer.

Dans la confusion générale qui régnait en Algérie, après la frustration de se voir priver d'un gouvernement élu, le G.I.A. s'est formé pour répondre à la violence par la violence. Le G.I.A; non reconnu par le F.I. S., est une branche minoritaire mais elle existe, certes et a revendiqué des attentats commis en France. par vengeance. dit NI. Rauffer. et pour l 'amener à se désintéresser de l'Algérie ".

"L'extrémisme est l'expression d 'une déception'' dit, Mr Larbi Kechat recteur de la mosquée .AD'DAWA, "la conséquence d'une frustration". Toutefois, si on peut comprendre le désespoir des extrémistes algériens cela n'excuse pas tout, et les musulmans islamistes. partout, condamnent ces attentats terroristes. Car, indépendamment de l'horreur de l'événement. de la profonde compassion envers les victimes innocentes, il y a des freins imposés par l' Islam:

"La guerre est soumise à des lots; on ne permet pas de tuer les enfants, les femmes, les vieillards et les religieux" (Pr. Hamidullah. "Initiation à l'Islam")

De plus, ces actions, loin de servir leur cause, aboutissent à l'effet inverse de celui escompté en semant dans les esprits une confusion soigneusement entretenue par les médias.

Car, si une phrase revient dans cette émission comme un leitmotiv de la part des journalistes qui ont peur de faire un amalgame entre musulman, islamiste et terroriste; ils en concluent néanmoins que l'amalgame se situe dans un Islam qui hésite entre le droit à une croyance individuelle et la volonté parfois violente de l'imposer aux autres".

Cette conclusion hâtive est complètement erronée car dit le Coran: "Pas de contrainte en religion"(sourate 2 ,verset 56 )+.

Les islamistes ne cherchent pas à imposer l'Islam aux autres mais, comme le dit M. Ahmed Zaoui dans le reportage:

" Est-ce que les algériens ne sont pas dignes de vivre en paix?"

Est-ce que les algériens n'ont pas le droit de vivre comme des musulmans dans leur propre pays, et de pratiquer leur Islam en toute impunité puisque "le Coran tel que l'a révélé le Prophète Mohammed est un livre d'amour"? Mais lorsque Mr Bernard Benyamin prononce cette derrière phrase, on ne sait pas si c'est pour se donner bonne conscience, ou bien par ironie ou précaution tant la suite de son émission s'acharne à prouver le contraire.

Ainsi M . Jacques Merlino dans son reportage sur la France est extraordinaire. Il joue sur tous les tons: mélodramatique et mystérieux sur des images et des musiques dignes des meilleurs polars, compatissant avec la jeune algérienne, condescendant avec le jeune homme parti en Afghanistan. Il le prend pour un imbécile et le reconnaît lui-même en disant dans un gentil euphémisme "qu'il est doté d'une structure psychologique très fragile". C'est vrai qu'il n'a pas l'air bien méchant, tout au plus flatté dans sa virilité d'avoir manié des Kalachnikovs et surtout bien naïf face à ce journaliste qui se croit malin.

Le ton sera donné d'emblée, dès le début de ce premier reportage: bribes d'interviews dont on aura retenu que "1'essentiel":

"Il y a deux types de dangers dans les quartiers populaires: la toxicomanie et l'islamisme dur" dit un éducateur. (L'association de ces deux mots prêterait à sourire si le cœur y était, non ?)

"J'ai suivi un entraînement sur des Kalachnikovs" annonce fièrement ce jeune musulman.

"Oui, je risque ma vie, ici en France, si je parle à visage découvert" dit cette jeune algérienne, le visage dans la pénombre.

II y a donc cette jeune femme algérienne, une beurette comme on dit, sûrement fière de s'être libérée du carcan religieux qu'est l'Islam. Plus intelligente et plus fine que les autres, elle a compris combien les islamistes sont dangereux. Elle a su déjouer, avec sagacité, les "procédés de ceux qui "attirent gentiment" dans leurs filets 1es "faibles d'esprit" dont elle ne fait pas partie bien sûr! Car c'est ça 1'Islam, n'est-ce pas? Rassembler tous les faibles d'esprit en quête d'absolu pour les mener vers un seul idéal, 1e Djihad qui se "traduira obligatoirement par des actes terroristes".

C'est bien ce qu'elle a dit cette mignonnette? Si tous les musulmans du monde (plus d'un Milliard) qui sont aussi des islamistes, (oui forcément, car tous ils rêvent d'un état ou enfin ils seront en paix) font ce qu'elle dit, alors là! Tous aux abris! Ca va péter!

Bien sur, comme elle parle en connaissance de cause, méfiez-vous de toutes ces associations sportives, caritatives , etc ... ou on parle arabe!

Attention par exemple, à cette association du "Secours Islamique", à Lille qui distribue des repas aux déshérités. Puisque M. Jacques Merlino n'a rien à reprocher à cet acte généreux en soi mais qu'il faut bien dire quelque chose pour étayer les propos précédents, il sort cette douce phrase assassine: " Il faut rappeler que c'est ainsi que le F.I.S. s'est développé en Algérie".

Mais c'est le F.I.S. ou le G.I.A. qui a commis des attentats terroristes???

Et cet imam "venu d'ailleurs"(sous entendu étranger, musulman, donc islamiste, donc dangereux) qui sillonne "en permanence" (S'il vous plaît...) les quartiers de banlieue avec son sac rempli de brochures".

Que va-t-il faire ce vieil homme épié et suivi comme un voleur? Va- t-il brandir de sous ses brochures des grenades en kit, des Kalachnikovs en pièces détachées, des manuels du parfait terroriste en dix leçons? Non, il "exhorte " (dit M. Jacques Merlino qui décidément ne manque pas d'humour) les gens, les musulmans qu'il rencontre à être ..." de bons pères", "de bons maris"(!!!)

" II leur dit qu'il n'y a pas d'autre voie que la soumission "( qui est le sens même du mot Islam) " à Dieu". Que fait-il alors de répréhensible ce vieil homme,, sinon d'essayer tout simplement de redonner à des musulmans déracinés, perdus dans une société qui ne veut ni d'eux, ni de leur religion, une dignité à laquelle ils ont droit en tant qu'Etres Humains, en tant que musulmans?

M. Jacques Merlino, pressentant l'incongruité de la situation ajoute : "nous nous sentons, peut être à tort, en insécurité".

II sait, nous savons, ils savent qu'ils ne risquent rien sinon le ridicule, et le ridicule n'a encore jamais tué personne. Mais comme décidément, il faut bien trouver quelque chose, il continue son chemin et, longeant un couloir dans un immeuble, il s'arrête près d'une salle de prière, là, il annonce d'une voix sentencieuse:

`"Il y en a aujourd'hui plus de 1500 en France...".Ce chiffre, annonce comme si M. Jacques Merlino avait découvert autant de repaires de terroristes, tend à effrayer. Pourtant si il y a plus de trois millions de musulmans en France qui doivent accomplir, chaque jour, cinq prières obligatoires, de préférence à la mosquée, ce chiffre n'a rien de surprenant. De plus, ces lieux ne sont le plus souvent que, sommairement aménagés, afin de permettre aux musulmans de pouvoir bénéficier de la prière en groupe et non de se regrouper entre terroristes.

C'est aux alentours d'une de ces mosquées improvisées et peut-être "clandestine" que M Jacques Merlino fait la rencontre "rare mais frappante" (c'est le moins que l'on puisse dire) de ce jeune homme parti en Afghanistan dans un camp d'entraînement. Ceux-ci nés pendant 1a guerre d'Afghanistan. seraient et seraient encore (puisque il y a besoin) à assurer la formation de soldats, volontaires pour aller combattre aux côtés des musulmans dans les conflits armés.

La Bosnie est un exemple de ce genre de conflit où les musulmans recrutaient des hommes.

Pourquoi? Parce que si les Serbes étaient autorisés à recevoir des armes, ce droit était refusé aux Bosniaques. Ils en étaient réduits à voler à leurs ennemis les moyens de se défendre et à tenter de résister, avec l'aide de volontaires venus grossir leurs rangs.

Mais il est vrai que les Bosniaques étaient des musulmans. même si beaucoup n'ont compris le sens et la valeur de ce mot qu'avec cette guerre.

Il est vrai aussi que les puissances occidentales ont préféré fermer les yeux sur ce qu'elles auraient pu éviter: le massacre de Srebrenica.

Ces camps, donc, qui peuvent se révéler nécessaires ont donné un but de préparation militaire défensive, ce ne sont pas des camps d'entraînement de mercenaires ou de terroristes. ( Allez voir ailleurs!)

Ces volontaires ne reviennent pas dans leur pays armés jusqu'au cou, la voix rauque et l'œil glauque, tels des Rambos de pacotille prêt à tirer sur tout ce qui bouge, sur tout ce qui n'est pas musulman.

De toute façon comme le dit ce jeune homme: "La plus grande lutte pour un musulman, c'est la lutte spirituelle" à laquelle il se consacre désormais. (ouf! Vous pouvez respirer!).

En Belgique, nous avons droit au témoignage de "Pierre le converti" (mais converti à quoi au fait?) comme le nomme la jolie journaliste Mme Françoise Joly. Si, lui, corrobore tout ce qui a été dit précédemment en constatant les mêmes phénomènes dans son pays, il ajoute qu'il a remarqué "en France une haine des musulmans contre la société française".

''Ces gens n'ont plus rien à perdre" ajoute t-il .Il en faut donc de peu, dit-il, en substance pour que tout musulman bafoue, bascule dans le terrorisme. Ils se maintiennent sur le fil du rasoir, mais du jour au lendemain, tout peut basculer.

Terrible, non? Alors, méfiance!

" Méfiez-vous et luttez! Sinon le fascisme va revenir en Algérie et en France" assène ce maghrébin, M. Said Bwamama, qui courageusement lutte contre les islamistes, "ennemis de la démocratie, qui veulent nous faire revenir au Moyen-Age".

Alors la, pardon, pardon, mille fois pardon, je proteste.

Le fascisme, établit en 1922 en Italie par Mussolini, était un régime autoritaire, dictatorial et contre le progrès. Un état islamique tel que le souhaiteraient les islamistes c'est à dire tous les musulmans, ne sera sans doute pas une démocratie au sens où l'entend l'Occident, mais ne sera pas pour autant une dictature. Pourquoi n'y aurait-il qu'un seul modèle de gouvernement reconnu universellement?

Au fait, Hitler n'a-t-il pas été élu démocratiquement?

Quant à retourner au Moyen-Age, pardon, pardon, je proteste une nouvelle fois

Tout d'abord il faut préciser, à ceux qui n'auraient pas encore compris, que l'islam n'est pas une secte. Les Témoins de Jéhovah, les Moonistes, les Scientistes, les Adorateurs de la Banane, ceux-là, oui font partie d'une secte. Mais pas les musulmans qui appartiennent à une religion reconnue.

Lorsque le Prophète Mohammed ( Paix et Bénédiction sur lui) a eu en 610 après Jésus-Christ la première révélation du Coran, le livre saint des croyants, il est devenu le messager de Dieu, le dernier d'une longue lignée après Adam, Noé, Abraham, Moise, Jésus...(Paix et bénédiction sur eux). Ainsi il n'entendait pas inventer une nouvelle religion, mais compléter, parachever celle que Dieu avait précédemment révélée et que les hommes avaient altérée ou oubliée. Ainsi toutes ces religions n'en font qu'une autour de Dieu Unique. Si à cette époque, l'Europe vivait dans un obscurantisme religieux scientifique terrible, il n'en était pas de même dans l'état islamique crée par le prophète Mohammed (paix et Bénédiction soient sur lui)au VII Siècle après Jésus-Christ. L'essor du monde islamique s'est effectué dans tous les domaines: sciences naturelles, médecine, astronomie, mathématiques, les Arts...Pourquoi? Parce que le Coran lui-même incite à la science, à la connaissance . "Lis!..."a été le premier mot révélé au prophète illettré.

Dieu, dans le Coran pousse les hommes à réfléchir sur la création de l'univers et à approfondir leurs connaissances dans tous les domaines sans exception: "Dis (leur, O Mohammed ): Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?" (Sourate 39, verses 9). On peut aussi trouver de nombreux Hadiths (ou recueil des paroles du Prophète) qui abondent dans le même sens, par exemple: "Chercher la science est une obligation pour chaque musulman".

Hommes et femmes, d'ailleurs, sont sollicités au même titre . Car si en France au Moyen-Age on ne reconnaissait même pas une âme à la femme, elle était reconnue en Islam comme un être responsable et jouissait de droits et prérogatives très modernes ( n 'en déplaise à certains ignorants).

Quant aux lois archaïques d'interdire l'alcool , la drogue, les jeux de hasard, la prostitution...à chacun son avis...

Et si la polygamie, un des cheval de bataille des anti-islamistes féministes, est autorisée sous certaines conditions . il faut remarquer qu'il n'y a plus que les hypocrites pour la fustiger aujourd'hui. Au fait, n'a-t-on jamais connu de président français polygame? Ah oui certes, mais c'est diffèrent, il n'était pas musulman.

S'il vous plaît, avant de traiter de fasciste ou d'archaïque une religion qui a donne l'exemple d'une société juste et tolérante, même et surtout envers les autres religions, allez réviser vos manuels d'Histoire, à moins qu'on ne vous les ai supprimés.

Ainsi apparaît le travail pernicieux des islamistes. Tout un chacun, non averti, peut se retrouver ``envoûté" et "poussé à commettre des actes terroristes" car ils 'hypnotisent', dit ce spécialiste de la langue arabe, M. Slimane Benaissa: "L'exceptionnalité de la langue dans le discours religieux est d'un raffinement chez les arabes qui est extraordinaire...on n'est pas convaincant, on est hypnotisant".

Donc, si les "hypnotiseurs" s'occupe d'attirer les arabophones (au fait, il faut préciser que les arabophones ne forment qu'une petite minorité -10%- du monde musulman) M. Jacques Merlino, lui a rencontré " des fous, des illuminés, des maîtres du double langage, des gens au discours désordonné et déstructuré et même des personnes qui parlaient avec les anges".

Est-ce par dépit de n'avoir pas pu trouver de bons témoignages qu'il s'est rabattu dans un asile de fous? On se le demande.

Est-ce que vraiment aucun musulman, aucun islamiste n'a été capable de lui opposer de bons arguments?

Mais non, bien sûr, c'est tellement plus facile de présenter les musulmans, les islamistes comme des illuminés" ainsi la France s'accorde le droit et même le devoir de se prémunir contre cette maladie contagieuse qu'est l'Islam.

Car heureusement, la France est le seul pays d'Europe, consciente du vaste problème qu'est le danger d'islamisation au même titre qu'elle organiserait une vaste campagne d'épuration contre la peste.

Ainsi la Belgique est trop libérale, elle tolère encore trop de terroristes potentiels sur son territoire et néglige de surveiller tout ce monde-là.

L 'Allemagne, qui en est encore à panser ses blessures d 'après-guerre. baisse les bras face à ce fléau. dans un but bassement politique qui lui permettait à long terme de redorer son blason sur la scène internationale.

La Grande-Bretagne, pragmatique, abrite à des fins électorales car citoyens du Commonwealth et sujets de Sa Majesté les musulmans ont droit de vote" précise le journaliste, un véritable vivier de terroristes. Des terroristes, jugés dangereux selon les critères de la France qui a expulsé bon nombre d'entre eux hors de son territoire, et qui aujourd'hui, outre-Manche, la narguent en propageant leurs idées diaboliques. "Car ici ils disposent de médias qui jouissent à l'excès, au nom de la sacro-sainte liberté d'expression, y compris pour les ennemis de la démocratie, d'une totale liberté" dit notre journaliste outré. Egalement, c'est ici qu'ils récoltent l'argent nécessaire à leurs entreprises de destruction. Car bien entendu, le Zakat, qui est une taxe obligatoire chez les musulmans, est le prétexte idéal, la couverture de financement des fonds terroristes qui disposent, ici d'une manne providentielle fournie par une communauté musulmane nombreuse et aisée.

Grâce soit rendue à Dieu que le Zakat, qui est l'un des cinq piliers fondamentaux de l'Islam, n'ait pas été crée pour cette raison, mais dans un but d'entraide mutuelle.

On espère donc que tous ceux qui détournent cet argent à des fins criminelles lui restituent sa fonction première sans remettre en cause sa vocation essentielle.

Heureusement, la France, contrairement à la Grande Bretagne, n'a jamais permis de tels manquements à l'ordre et à la paix sociale: 'Taisez-vous et partez" à le mérite d'être franc!!

Malgré tout, on se demande comment tous ces terroristes peuvent vivre impunément, tramant leurs sombres projets, au sus et vue de tous, organisant des conférences où les cameras sont acceptées et s'exprimant dans les médias quotidiennement, s'ils n'ont plus que comme seule obsession, d'aller poser des bombes en France?

La rivalité légendaire de la Grande Bretagne envers sa consœur européenne serait-elle à ce point tenace qu'elle encouragerait sa déstabilisation par tous les moyens? Pourtant, dit M.Kamr Eddine, un de ces dangereux terroristes expulsé par la France: "Nous sommes contre le meurtre de tous les innocents, même les étrangers qui n'ont pas de relation directe avec le Djihad".

Il n'y a plus que l'Italie qui reste seule en lice pour soutenir courageusement la France dans son combat, en arrêtant des "coupables" ou prétendus comme tels. M. Rauffer a dit: "Le gouvernement français est content de l'Italie".

Ca lui fera une belle jambe dans sa botte, à l'Italie, car apparemment c'est plus facile de faire la chasse aux islamistes qu'aux mafiosi.

La France se retrouve donc seule (c 'est aussi la seule à être allée s'embourber en Algérie, peut-être à cause d'un vague désir de revanche sur 1962). La seule, à lutter à visage découvert contre les islamistes, contre les musulmans, contre l'Islam.

Comment opère-t-elle?

1. II y a tout d'abord une vaste campagne anti-islamique, alimentée avec délectation par tous les médias qui jamais jusqu'à présent, pour aucun autre terroriste, n'avaient fait rejaillir sa responsabilité dans les principes et fondements même de sa religion. II n y a pas un seul criminel individuel. il y a l' Islam seule criminelle.

2. Il y a par méfiance envers tous les arabophones . un contrôle accru de tous les immigrés et une expulsion sans sommation de tous les suspects.

3. Il y a une interdiction de territoire pour tout intellectuel musulman inoffensif qui venait simplement en France pour donner des conférences sur l'Islam par exemple. Mais parler de l'Islam est devenu un crime.

4.Il y a bien sur, l'interdiction de cassettes, journaux, livres osant traiter de sujets relatifs à l'Islam. Même des gens très modérés comme M. Nusuf Al Qaradawi, M. Ahmed Deedat et tant d'autres. sont interdits. Leurs écrits sont pourtant très intéressants. Il n'y a ainsi plus moyen de se documenter objectivement sur l'Islam (si ce n'est bien sur en regardant "Envoyé Spécial").

5. I1 y a aussi la surveillance des mosquées, des associations diverges et variées et de tout autre lieu ou pourraient se réunir des arabes, des musulmans, des islamistes, des terroristes.

6.Il y a la lutte sans merci organisée contre tous les "signes distinctifs religieux" essentiellement portés sur la tête: le hijab par exemple. "Aujourd'hui plus de mille lycéennes portent le hijab au mépris de la circulaire Bayrou qui l'interdisait" dit Mr Jacques Merlino qui décidément n'aime pas beaucoup les musulmans. Pourtant le hijab est obligatoire pour une musulmane. C'est pour elle un vrai problème de conscience de l'abandonner et un vrai dilemme de devoir choisir entre des études et la désobéissance à un ordre divin.

Mais de quoi a-t-on peur au juste? Qu'elles cachent sous leur foulard des pains de plastique prêts à exploser, des micro-bombes attachées à leur nuque? Pourtant elles étaient plutôt de bonnes étudiantes calmes et sérieuses, ces voilées là dont le regard aujourd'hui se voile d'amertume.

7. Il y a enfin un fait nouveau qui n'est pas des moins anodins. On avive la propension naturelle des français à se méfier des étrangers, car "le terroriste peut être quelqu'un comme les autres", "non décelable par les plus proches de ses proches", dit-on dans le reportage. "La police anti-terroriste fait le maximum" dit M. Xavier Rauffer, "spécialiste en criminologie et pas en politique", "mais elle ne dispose pas suffisamment de moyens d'information dans les milieux à risque", en clair elle manque de balances. C'est ce qu'il dit en utilisant un autre vocabulaire." Car, ajoute- t- il si parmi le 1 Million d'algériens vivant en France, 99% sont calmes, cela fait quand même 1%, soit 10 000 personnes à surveiller".(!!!)

Serait - ce de la part de ce monsieur au regard bleu si faussement candide, un appel à la délation?

J'ose espérer que non. Elle n'est quand même pas si loin l'époque ou l'attitude de certains français nous a fait honte.

Mais que vont faire tous ces bons citoyens français de souche, qui ont regardé ce soir là "Envoyé Spécial", qui leur a tout expliqué "si justement, si modérément " (dixit M. Rauffer)?

Que vont-ils faire le lendemain en croisant dans la cage d 'escalier leur ex-innocente voisine Fatima. qui leur offrait de temps en temps du couscous ,ou son mari, Ahmed qui pourtant n'h2sitait pas 0 leur monter les paquets trop lourds au retour des courses?

Ils vont peut- être au mieux ne plus les saluer, au pire téléphoner à la police pour les signaler, d'autant plus que Fatima porte le hijab, Ahmed la barbe et qu'il aime bricoler. Pauvre Fatima qui aimerait tant rentrer dans son paix et qui doit choisir entre la peur au quotidien là-bas et l'humiliation au quotidien ici.

La France aujourd'hui s 'engage dans une période de son histoire qui ne lui fait pas honneur.

A vouloir faire peur on attise la haine et l'incompréhension des deux côtés.

Ne vaudrait-il pas mieux laisser les musulmans s'exprimer clairement et sans crainte? Eux- même sont le plus aptes à éradiquer en leur sein, tous les noyaux les plus durs, les plus extrémistes qui font tant de mal

Est-ce parce que la France a conscience de sa lourde responsabilité dans le conflit algérien qu'elle évite de se remettre en cause?

Est-ce parce que la France, aujourd'hui, se débat dans une crise économique , sociale ,politique difficile qu'elle préfère transposer ses problèmes surle dos de ['Islam considere comme seul responsable de tous ses maux?

Je suis française et musulmane.

Je suis fière d'être musulmane.

Valérie