Allâhou Akbar ! (Dieu est grand )

08/09/2007 19:22 par momowally

  Allâhou  Akbar ! (Dieu est grand )

Alors que nous vivons dans une société soi-disant démocratique ,

Libres de toutes pensées et actes dans le respect des droits et devoirs civiques ,

Libres de décider de sa propre vie ,de choisir sa religion !

Allâh(swt) ,notre Dieu à tous, voit des êtres déchirés dans leur réputation

Habillée d'un vêtement ample et d'un voile couvrant sa féminité,

Une femme musulmane devient une victime dans cette société .

Amusant ou indignant des individus plongés dans l'ignorance ,

Kaaba ,prière ,ramadane ,foi , voile ,amour , tolérance

Bercent pourtant cette femme dans son propre choix.

Absolument convaincue d'être sur la vraie et seule voie

Regardez -la et voyez comme elle aime notre Dieu Allah(swt)

Hanene

Hasbibi BIbarine rahufine

08/09/2007 19:12 par momowally

la suite 

"Hasbibi Bibarine rahufine"

1-) Hasbii bihii wabitahaa Hasbiibi Chaykhi Tidiani

  refrain:   "Allâh la ilaha illa lahou  la ilaha illa lah"

2-) Hasbii bibarine rahaufine Hasbii bihii wa kafanii

 Refrain :     "Allâh la ilaha illa hou   la ilaha illa lah"

3-) Khalbii lahau wa maraamii wa khalabii koulla aani
  Refrain :  "Allâh la ilaha illa lahou  la ilaha illa lah"

4-) Rabbi fadarik houbaydane sourhatane dauna tawanii

5-) Laa tousmitanal ahaadi walaa touwaswiss diananii

6-) Fadjhal fouhaadi kasahrii walaa toudirhou kabaanii

7-) Wal tachfi lii koulla chakwa wal takhdi haaza lamaanii 
     Bidiahi khayril baraayaa wadiaahi Chaykhi Tidiaanii 
    Refrain :Allâh la ilaha illa lahou la ilaha illa lah"

8-) Wadiaahi Chaykhi wa aslii walidii haaliil makaanii 
 Refrain:  "Allâh la ilaha illa lahou la ilaha illa lah"

9-) Al haadji Habdoul Ilaahii bahdiatii taula lawaanii

10-) Matlabii roukhyaa makhamii sourhatane fii za zamaanii 
Matlabii irsou ousaulii sourhatane dauna tawaani 
  Refrain: Allâh la ilaha illa lahou la ilaha illa lah

13-) Naadaytou Chaykha Tidiaanii li adjli amrine dahaanii

14-) Aadjir khadimaka khad ame moukoumou Chaykhi Tidiani

15-) Aadjir houbaydaka Barhaama fahwa fil houbbi faani

16-) Nilaanahau hama dounyaa wa zaati moune tadihanii

17-) Ithakhoul habda mounaahou ithaafoukoum khad kafaanii

18-) Falastou arda siwaa-ire khaa-ine li akhlal mahaanii

19-) Azkaa salaamii salaamii halaa nabiyizil masaanii

20-) Mine bahdi koulli sihaabine bahda Aaline soumma aanii


Alfous-salaati mahas-salaami ala habiibi seydil kiyaani

2-) Ame-dane li rabii alaal likhaa-i aw-farra hasii mine zii la waani

3-) Bad-roul boudouri bah-roul bouhouri faydoul fouyoudi wal khatmou saani

4-) Chamsou choumousi rahsou-rou-ousi taadjoul hourouchi sabhoul masaani

5-) Ouf-rid-tou fardane douhiitou abdane rahmane wa lafzane taadjou tidjani

6-) Khawsoul hibaadi nafhoul bilaadi yaa khoutboul hakhi rouhoul mahaani

7-) Abdoul ilaa-i khaliilou laa-hi habiibou laahi maktoumou saani

8-) Rad-doul ahdjaazi ilaa soudouri ayaatoul hakhi mahnal mahaani

9-) Kharmoul khouroumi fahoul fouhoumi khatmoul khour-aani naafi sinaani

10-) Barhaamou hazii Barhaamou sahmli fahwa hasbii wa khad kafaani

11-) Moudj-lil fouhouli mouhti wousouli moubdich-chou ouni khatmoul khour-aani

12-) Rame-zoul woudjoudi sahdou-souhoudi waa fiil houhoudi rabbihou saani

13-) Adaytou fardane chakartou hazii labaytou daa-ii kamaa da haanii

14-) Antal mourabii limane youlabbii nidaa-a side-khine bilaa damaani

15-) Antal mounaadii anaal moulabbii labaytou djahrane douname tihaani

16-) Bal ane-ta naadi soummal moulabbii lizaa oudjiitou bilaa tawaani

17-) Haazaal mouriidou youriidou rayane yaw mane wa laylane rabba dinaani

18-) Fazaa mouhiboune you-ibou sid-khane fa ane-ta sid-khoune bi lame-tinaani

19-) Wazaa mouhibbou youhibbou dah-chane wakhtane wa saa-ane fiil malawaani

20-) Anakhtou rahlii djanaaba Chaykhii radiawtou mine-hou dour-ral mahaani

21-) Tamate makhaalii bilaakamaalii samaytou mine-hou naylal amaani


La sincérité de l'âme !

08/09/2007 18:57 par momowally

 

La sincérité de l'âme !


La sincérité
 
La sincérité est l'opposé de l'ostentation. Allâh Taala dit : « On ne leur avait pourtant ordonné que d'adorer Allâh, de Lui consacrer à Lui seul toute dévotion » (Sourate 98 :V.48)
 Al-Fudayl Ibn `Iyâd (Radia Allah ‘anh) a dit : "Allâh ne veut de toi que ton intention et ta volonté".
 
Les actes ne valent que par les intentions !
 
 Omar (Radia Allâhu ‘anhu) a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (Salla Allahu ‘alyhi wa Salam) dire : "Les actions ne valent que par les intentions et chacun n'a pour lui que ce qu'il a eu réellement l'intention de faire. Celui qui s'est exilé par amour pour Allah et de son messager, son exile est pour Allah et son messager." (Al-Bokhari, Muslim).
 Dans un autre hadith, Omar (Radia Allah ‘anh) a dit : "Nulle œuvre n'est acceptée si elle n'est motivée par une intention sincère, et nulle récompense n'est prodiguée à une œuvre dénuée de visée". (Ibn Abî Ad-Dunyâ selon une chaîne de transmission interrompue)
 Ibn Mas'oud (Radia Allah ‘anh) a dit : "Une parole ne profite que si elle est accompagnée d'une action. Une parole et une action ne profitent que si elles sont accompagnées d'une intention".
 Mutrif ibn Abd Allâh ash-Shikhir dit : "La validité de l'acte dépend de la bonté du cœur. La bonté du cœur dépend de celle de l'intention".
 
Une grande intention peut donner aux petites actions une grande valeur
 
 'Abd Allâh Ibn Al-Mubârak (Radia Allah ‘anh) a dit : "Que de petites œuvres sont rendues grandes par l'intention, et que de grandes œuvres sont rendues petites par l'intention".  
Zabîd Al-Yâmî  (Radia Allah ‘anh) a dit :"En effet, j'aime formuler une intention à tout acte, même pour boire et pour manger". Il a dit également : "Formule ton intention à tout acte de bien voulu, même lorsque tu passes le balai !"
 Dâwûd At-Tâ'î (Radia Allah ‘anh) a dit  "J'ai découvert que le bien, tout le bien était réuni dans la bonne intention. Elle te suffira, quand bien même tu ne te fatiguerais pas".
 
 
Celui qui a eu l'intention de faire une bonne action mais n'a pas pu la faire en reçoit la récompense
 
 Jabir Ibn 'Abdullah Al Ansari (Radia Allah ‘anh) a dit : "Nous étions avec le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) à l'expédition de Tabouk lorsqu'il dit "Il y a certainement à Médine des hommes qui, dans toute marche que vous faites et dans toute la vallée que vous traversez, sont avec vous: ce sont ceux qui y ont été retenus par la maladie".
Dans une autre version : "Ils partagent avec vous le salaire de vos œuvres". (Rapporté par Muslim)
 
Selon Anas (Radia Allah ‘anh): "Nous étions avec le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), de retour de l'expédition de Tabouk, quand il dit "Des gens derrière nous à Médine, il n'est pas un sentier de montagne ou de vallée qu'on parcourt sans qu'ils n'y soient avec nous". (Rapporté par Al-Bokhari)
 
Abou Yazid Ma'n Ibn yazid Al Akhnas (Radia Allah ‘anh), tous les trois Compagnons du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), a dit : "Mon père Yazid avait sorti quelque dinars pour en faire aumône. IL les plaça chez un homme de la mosquée. Je vins alors les prendre et je suis allé avec les dinars vers mon père." Il dit : "Par Allah, ce n'est pas à toi que je les destinais". Je me plaignais auprès du Messager d'Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) qui a dit : "Toi, Yazid, tu as eu le salaire de ce que tu avais l'intention de faire, et toi, Ma'n, tu n'as pris que ce qui te recevait de plein droit." (Rapporté Al Bokhari)
   
Celui qui a eu l'intention de faire une mauvaise action mais n'a pas pu la faire en reçoit le châtiment
 
Abou Bakra (Radia Allah ‘anh) a dit : Le Messager de Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : "Quand deux Musulmans croisent le fer, le tuer et le tué tous deux en Enfer. "Je dis: "O Messager d'Allah ! Nous sommes d'accord pour le tueur, mais comment le tué va-t-il aussi en Enfer ?" Il a dit : "Il aurait tout fait pour tuer son compagnon." (Rapporté Al-Bokhari, Muslim)
   
Celui qui a eu l'intention de faire une mauvaise action mais s'en abstient volontairement est récompensé
 
Selon 'Abdullah Ibn 'Abbas (Radia Allah ‘anh), Le Messager d'Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : parmi ce qu'il a raconté sur son Seigneur glorifié et exalté : "Allah a fait mentionner par écrit les bonnes actions et les mauvaises", puis, il a donné cet éclaircissement: "Celui qui a eu l'intention de faire une bonne action mais n'a pu la réaliser, Allah, glorifié et exalté, la lui inscrit comme une bonne action entière. S'il a eu l'intention de la faire et s'il l'a exécutée, Allah lui inscrit pour elle une bonne action supérieure de dix à sept cents fois et davantage encore. S'il a eu l'intention de commettre une mauvaise action, et s'il ne la fait pas, Allah la lui inscrit comme une bonne action entière. S'il a eu l'intention de la faire et s'il la fait, Allah la lui inscrit comme une seule mauvaise action". (Rapporté Al-Bokhari, Muslim)
 
La sincérité doit être contrôlée régulièrement
 
Sufyân Ath-Thawrî (Radia Allah ‘anh) a dit : "Rien ne m'a été plus difficile à curer que mon intention: elle se rebelle sans cesse contre moi!"
 Il a dit aussi : "On apprenait à formuler l'intention pour l'œuvre comme vous apprenez à accomplir l'œuvre".
 
On interrogea un jour Nâfi' Ibn Jubayr : "Ne viens-tu pas assister aux funérailles ?"
 "Un instant, dit-il, que je conçoive cela". Après un instant de réflexion, il dit : "Allons-y !"
 
"Débarrasser l'intention de ses vices est plus dur aux bienfaiteurs que les efforts assidus", dit Yousouf Ibn Asbât.
 
Demander la sincérité dans ses invocations
 
Omar Ibn Al-Khattab disait dans ses invocations : "Ô mon Seigneur! Fais en sorte que toutes mes œuvres soient des œuvres pies accomplies uniquement et avec sincérité pour Toi seul et personne d'autre".

Comment accomplis-tu la prière ?

08/09/2007 18:44 par momowally

"Comment accomplis-tu la prière ? "

Question posée à Hatim al-asam.Il repondit:

"-j'effectue les ablutions avec soin puis je me rends au lieu de prière, dans le recueillement et la gravité(concentration).

-Je prononce le "Takbir",avec vénération !

-je récite le Qur'ane avec une voix douce et mélodieuse !

-je m'incline avec déférence et respect .

-je me prosterne humblement.

-je me représente le Paradis ,à ma droite et l'enfer à ma Gauche.

-le chemin'sirat",sous mes pieds.

-la "kaaba",en face de moi !

-L'ange de la mort,au-dessus de ma tête !

-Mes péchés,autour de Moi.

-Le regard d'Allâh(swt),fixé sur Moi!

--Je considère que c'est une dernière prière et je me force à la faire avec dévotion et sincèrité.

-Puis ,je prononce la salutation finale ,sans savoir si Allâh(swt)acceptera ma prière ou la refusera.

Chers Frères et Soeurs, imitons les bonnes actions qui nous mèneront triomphalement vers la face d'Allâh(swt),le jour de la resurrection!

Cette vie ,éphémere,appartient à Satan ,le lapidé et ses affidés! Ne nous y accrochons pas ! Comme l'a dit Lamrtine:"l'âme n'a point de port,

l'homme n'a point d'attache !

le temps n'a point de rive !

il est comme un lac ,

il coule et nous passons ! "

(cf:le lac" de lamartine).

Oû sont nos devanciers?

le prophète Muhammad(saw) et ses nobles compagnons?

ses épouses purifiées?

Ses enfants bénis ?

Oû sont ces grands imams,adorateurs d'Allâh(swt) ?

Oû sont tes parents ?

Tes amis avec lesquels tu as tout fait dans cette vie ?

Ils sont tous partis...un jour, nous nous en iront Tous!!!

Et allâh(swt) nous jugera Tousssss !!!!

Mais avant cela, souvenons-nous,à chaque instant de notre vie virtuelle,passagère,éphémère qu'il faut:

"craindre son créateur car ses promesses sont des vérités !".

Et n'oublions pas notre mission essentielle sur Terre,le but de la création :



Chers frères et soeurs,en islam ,que signifient :

-Adorer Dieu(swt)?

                           -Peut-on adorer Allâh(swt) sans le connaître ?vous êtes sans ignorer que sans la connaissance,il n'y a pas d'adoration !

Cherchons d'abord,à nous connaître avant de chercher à connaître Allâh(swt):

"Man a'arafa nafsahou

faqad a'arafa rabbahou"


Ceci n'est qu'un bref rappel,pour nous les musulmans, pour mieux s'activer à l'application des recommandations Divines,pour ne pas râter le "Jannat-al-firdaws",la plus petite recompense qui nous attend dans l'autre vie !

Chers frères et Soeurs de la Oumma islamique,préparons la vie d'après celle de "Al-akhira" avec acharnement et abnégation.

Nous en serons récompensés,inch'allâh karim !

Qu'Allâh(swt) nous inonde de SA Rahma,nous gratifie de Ses faveurs,
nous enveloppe de son "Nour",nous couvre de sa Beauté pour ensuite faire de nous de bons croyants pieux et sincères !

Allâhoumma amîne ajama'îne!

wa salam


Cheikh Abou-l- Ishaq Seïdina Ibrahim Riyahi Tounsi(raa):Compagnon de Cheickh Ahmad Tijânî (raa) !

08/09/2007 18:15 par momowally

Cheikh Abou-l- Ishaq Seïdina Ibrahim Riyahi Tounsi(raa):Compagnon de Cheickh Ahmad Tijânî (raa) !

Cheikh Abou-l- Ishaq Seïdina Ibrahim Riyahi Tounsi(raa):Compagnon de Cheickh Ahmad Tijânî (raa) !

Cheikh Abou-l- Ishaq Seïdina Ibrahim Riyahi Tounsi

Parmi les grands compagnons de Sidi Ahmad Tijani(raa), figure parmi eux , le grand savant de son époque, Cheikh El Islam et guide pour les humains.C'est lui qui porte 1'étendard de la science et des connaissances particulières.Le défenseur de cette Tariqa Al Ahmadiya, le protecteur de son honneur, Cheikh Abou-l- Ishaq Seïdina Ibrahim Riyahi Tounsi (raa) !
Il fut, tout d’abord ,dans la Tariqa Chadhiliya., lorque le Khalife Sidi 'Ali Harazim (raa), grand compagnon particulier de Seïdina Ahmed Tidjani (raa), est arrivé dans les premières demeures Tunisiennes en 1211. Il  le rencontra et fit sa  connaissance . Sidi Ali Harazim(raa) séjourna chez lui à la "Madrassa", où l'amitié s'est renforcée entre eux.
Il a vu de nombreux prodiges et a entendu  les vertus de Seïdina Ahmed Tidjani (raa) et de sa Tariqa. Il désirait  entrer dans cette Tariqa Mohammediya et il se le répétait souvent (en lui-même). Celui qui l'avait initié à la" Chadhiliya" et qui faisait partie des grands hommes de Dieu(swt), à 1'ouverture manifeste, lui conseilla clairement de prendre cette Tariqa.  Ainsi ,il se conforma à son conseil.
Avant de rencontrer Sidi Hajj 'Ali Harazim (raa), il avait  fait un rêve qui lui annonçait l'acquisition prochaine d'une station parmi les stations. Lorsqu’il rencontra le Khalife, il le  lui raconta . Celui-ci lui commenta une partie des signes et lui promit la suite de ce qui restait ,comme signification, plus tard et  l'invita à rentrer dans la Tariqa, ce qu’il fit.
Parmi ce qui a été rapporté du séjour de Sidi 'Ali Harazim (raa)chez Sidi Ibrahim (raa) en Tunisie, il y a ceci :
Le Khalife lui dit un jour :
« Je désire faire le dhikr dans la maison.  Fais- attention  ! Que personne n’entre jusqu’à ce que j'y sorte. »
Puis ,il entra et Sidi Ibrahim Riyahi (raa) resta devant la porte. L'attente fut tellement longue qu'il n'espérait plus le voir sortir. Il se lassa, ce qui le poussa à entrer pour voir ce qu’il était en train de faire mais il ne trouva personne. Il se posa des questions sur ce qu'il a bien pu devenir et se répétait en lui-même que tout le monde était au courant de la présence du Cheikh dans sa demeure. Il s’exclama et dit : « Ah ! Si je savais ce que je pourrais leur dire s'il me demande ce qu’est devenu le Cheikh, Ah ! Si je savais où il était parti ! »
Il resta soucieux toute la journée, et alors qu’il était assis devant la porte de sa maison voici que le Khalife en sortit. Sidi Ibrahim Riyahi t lui demanda alors :
« Ô ! Mon maître où étais-tu ? »
II lui dit :
« Certes celui qui à la Connaissance, lorsqu’il prononce le Nom Suprême d'Allâh (swt) (ismou Allâh el A'dham), il fond puis après avoir finit son dhikr, il revient à son état initial. »
C'est ce qui est arrivé à Sidi 'Ali Harazim (raa). Et l’amour qu'éprouvait Sidi Ibrahim Riyahi (raa) pour lui, augmenta.
Une de ses grâces est qu’une fois alors qu’il était endormi Sidi 'Ali Harazim (raa)le réveilla et lui dit :
« Lève-toi, demande à Allâh  (sub-hâna wa Ta'ala ) ce que tu veux car cette heure est une heure d’exaucement. »
Il se leva et se mit à écrire des demandes, Allâh(swt) exauça sa Dou'a et lui donna ce qu’il désirait. Il faisait partie de ceux qui avaient toutes leurs demandes exaucées.  Lorsqu’il désirait quelque chose, il l'atteignait. Il avait une force spirituelle très haute et digne qui ne se satisfaisait pas des futilités.
Il écrivit un livre qui est une réplique contre ceux qui critiquaient ou blâmaient la Tariqa de Seïdina Ahmed Tidjani (raa). Il composa aussi un magnifique poème faisant l'éloge des qualités sublimes de Seïdina Ahmad Tijnai(raa) .Ce poême ,écrit avec un grand amour , ne laisse personne indifférente lorsqu'elle l'écoute. Le grand compagnon Sidi 'Arbi ibn Sa-îh (raa) ,en l' entendant, en ressentit une présence puis dit :
« Celui qui l'a écrit, ne l'a fait que par inspiration de la présence divine et  par la concentration dans l'amour du cheikh Ahmad Tijani(raa) .Jamais poème n'a glorifié comme celui-ci ! Vous êtes mes enfants , alors sachez que chaque personne qui le lira Allâh(swt) lui enlèvera son problème ! il faut le lire en solitaire et certes l'exaucement ne l'évitera pas. »
Il est dit que sa lecture a une influence pour ôter les malheurs et pour soulager les cœurs .Ce poême  est inscrit sur ce qui couvre la tombe de Seïdina Ahmad Tijani chérif (raa)
Parmi les bienfaits que Sidi Ibrahim Riyahi (raa) reçut du khalife Sidi 'Ali Harazim (raa), il y a l'écriture de sa propre main, d'une invocation qui permet de pourvoir aux besoins de ce monde et de l'au-delà.
Sidi ‘Abdelaoui (raa) a raconté les circonstances de la rencontre des deux hommes : Quand Sidi 'Ali Harazim (raa) arriva en Tunisie, il entra dans une mosquée, oû par habitude ,un grand Cheikh y enseignait la noble science. Parmi les étudiants qui assistaient à cette leçon se trouvait Sidi Ibrahim Riyahi (raa). Et le destin voulut que lorsque Sidi 'Ali Harazim (raa) ,arrivé à la mosquée  s'assit à côté de lui ,bien avant l'heure de la leçon. Ils discutèrent  jusqu'à ce qu'il interrogea le khalife sur sa situation et ce qui l'a poussé à venir en Tunisie. Il le renseigna puis lui dit :
« Il est indispensable que tu rentres dans la Tariqa de la connaissance, je ne suis venu ici que pour toi et la preuve qui va certifier ce que je te dis est que votre Cheikh enseignant ne va pas venir à la leçon aujourd’hui. »
Sidi Ibrahim Riyahi (raa) s'étonna de ses propos et de ce qu'il a vu de ses états. C'était sa première rencontre avec lui.
Il lui dit :
« Si le cheikh ne vient pas aujourd'hui, il est sûr que ta situation doit être d'une grande ampleur chez l'élite et le commun et par ceci il t'apparaîtra de ma part la complète générosité. »
Ce que le khalife annonça se déroula effectivement. Sidi Ibrahim Riyahi (raa) s'attacha à lui et l'invita à passer son séjour en Tunisie chez lui, à l'école, ce qu'il accepta. Depuis le bien ne cesse de s'écouler sur sa famille, venant de toute part.
Sidi Ibrahim Riyahi(raa) profita des connaissances, des secrets et des lumières de la science de Sidi 'Ali Harazim t. Un jour le Khalife lui annonça :
« Il va falloir que tu partes comme ambassadeur au Maroc et que tu rencontres son prince et il se passera telle et telle chose. Quand tu t'en iras pour cette destination, il te faudra avant tout visiter notre maître Sidi Ahmed Tidjani (raa) .Reste un long moment avec lui et quitte-le le moins possible. »
Sidi Ibrahim Riyahi (raa) fut étonné d'entendre ces prédications mais il savait avec certitude que tout allait se passer tel qu'il lui a annoncé.
Le destin d'Allâh (swt) voulut qu'une famine s'abatte sur la Tunisie, en 1218.  Les gens eurent besoin des nourritures économisées par le sultan du Maroc. Le prince Turc de Tunisie, Hamouda Pacha, ordonna au célèbre savant Sidi Saleh el Kaouache (raa) d'aller comme ambassadeur auprès du sultan du Maroc maoulana Souleïman (raa). Le Cheikh cité s'est excusé de ne pouvoir voyager en raison de son âge avancé et de l'augmentation de sa maladie. Il lui présenta alors son élève Sidi Ibrahim Riyahi (raa) glorifiant sa valeur auprès du prince et lui garantissant le succès de cette mission.
Le prince Hamouda Pacha ordonna donc à Sidi Ibrahim Riyahi (raa)de se préparer pour voyager et il partit ainsi pour le Maroc où il arriva en paix. Suivant les recommandations de Sidi 'Ali Harazim (raa) il se rendit tout d'abord dans la demeure de Seïdina Ahmed Tidjani Chérif(raa) . Quand il arriva devant la porte, une servante  la lui ouvrit et lui demanda curieusement :
« Est-ce que vous êtes Sidi Ibrahim Riyahi le Tunisien ? »
Il répondit par l'affirmative, alors elle lui annonça que Seïdina Ahmad Tijani(raa) l'avait informé de sa venue et lui avait donné la permission de le laisser entrer directement.
Dans la maison, il trouva un groupe de compagnons qui avait eu le privilège de pouvoir rencontrer Seïdina Ahmed Tidjani (raa). On présenta à Sidi Ibrahim Riyahi (raa) une tasse de lait qu'il but au  moment oû Seïdina Ahmad Tijani(raa)  sortit de sa pièce d'isolement .Il salua notre personnage et il lui annonça le décès de son Cheikh enseignant Sidi Saleh el Kaouache (raa) et lui avoua qu'il avait lui-même assisté à la prière mortuaire en Tunisie (par le biais d'un prodige) le lundi 17 Chawal 1218.
Lorsque Sidi Ibrahim Riyahi (raa) arriva au terme de sa visite, il prit la direction des appartements du Sultan où la cour l'accueilla avec honneur et générosité. Il visita régulièrement le Sultan jusqu'à ce qu'il obtint sa demande, il put retourner en paix en Tunisie ayant accompli sa mission. Le Sultan du Maroc s'était attaché à lui, il faisait souvent l'éloge de Sidi Ibrahim Riyahi (raa) et lui écrivait régulièrement.
Voici retranscrit quelques passages d'une lettre que Seïdina Ahmed Tidjani envoya au Cheikh el Islam de Tunisie :
« …Je te donne la permission et l'autorisation pour l'ensemble du Wird Noble, Béni et Immense ! Attaches-toi  solidement à tout ce qui va suivre : Réveille ton âme (Nafs) de son insouciance et ne lui obéit point dans sa débauche car l'affaire n'est pas futile, elle est sérieuse et importante !                 Prends le chemin des efforts car le pauvre qui renonce à son pacte subit des punitions  très dures et ses malheurs sont multiples .                                                 Soit(sûr ! ) dans la certitude de ce que tu as .             Ne néglige pas ce que tu as atteint et ne t'occupe pas de ce que tu as déjà donné à faire.                           Notre Tariqa-ci a été particularisée par Allâh(swt) d'une particularité qui la situe au-dessus de tous les chemins et dont la langue ne pourrait arriver à en éclaircir sa vérité.                                                              Ne  prends ce chemin  et s'abrite en lui que celui qui a été accepté par la grâce d'Allah(swt) !                           Si jamais le voile qui la cache se s'était soulevé les grands pôles d'alors l'auraient désirée comme le berger des régions désertiques désire les nuages.  Fais attention ! Regarde en face de toi ! Ne te laisse pas leurrer car toutes les voies spirituelles proviennent d'elle. Elle est la source de toutes les "tourouq," depuis le début de la création jusqu'au souffle dans la trompe du Jugement dernier, par une promesse véridique du maître de l'existence (Sayyid el Woujoud (saw) ).
Je t'autorise complètement ,entièrement et pour toujours, sans changement avec la condition obligatoire d'abandonner toute visite à l'ensemble des saints, à part la visite du Prophète Muhammad(saw) et ses nobles compagnons (raa) et personne d'autre. Sache qu'Allâh(swt) nous a grâtifié d'une bonté immense par le don de la prière appelée : "Djaouharatou-l-Kamel" car toute personne qui la récitera  fois avec des ablutions complètes et dit: « Ceci est un cadeau pour toi, Ô! Messager d'Allâh(swt) » c'est comme s'il avait visité le Prophète (saw) dans son " jardin paradisiaque " (Raouda Chérifa) et c'est comme s'il avait visité tous les Aouliya (Saints hommes de Dieu) depuis l'exil du Saint Prophète Muhammad(saw) (Hijra) jusqu'à l'accomplissement de ce dhikr.
Remarque ( qu'Allâh(swt) te fasse miséricorde !)  ces grandes faveurs, ces pierres précieuses d'une grande valeur qu'Allâh(swt), le Généreux ,nous a donné et dont tous les autres peuples furent privées !
Notre "Tariqa "est cachée sauf au regard du maître de l'existence (saw) qui la connaît ainsi que sa valeur. Qu'Allâh (swt)nous fasse, ainsi que vous,  partie de ceux qui s'accrochent à elle(la tariqa) et de ceux qui cheminent dans son sentier dans la vie et jusqu'à la mort, en paix, en bonne santé et en sécurité jusqu'à l'établissement dans les plus hauts degrés du Paradis auprès du maître de l'existence (saw) !
Gare à toi !    puis gare à toi !                                         Abstiens-toi de Paresser !                                         d'avoir Honte et de Négliger ce qu'on t'a Ordonné de faire. Abstiens-toi de t'asseoir à l'endroit du doute et de l'égarement. Je te conseille d'avoir la Crainte d'Allâh(swt) intérieure et extérieure et de suivre la Sunna qu'elle soit loin, proche ou exceptionnelle dans les paroles et les actes.                                                  Sois satisfait d'Allâh(swt) dans la pauvreté comme dans l'abondance  !                                                   Diriges-toi vers Allâh(swt) et sois attentif envers lui dans tous les états .                                       Détaches-toi des créatures lorsque tu t'approches ou quand tu t'éloignes d'Allâh(swt) .                           Prends la Sunna comme juge pour chaque situation.  Observe la droiture en toute circonstance ,dans le mouvement comme dans l'immobilisme .                     Je te conseille la patience et l'abandon complet de soi en Allâh(swt) en   te débarrassant tout ce qui n'est pas droit(vérité) .                                                    Observe la patience dans le malheur  !                       sois plus proche de la Paix. Loue Allâh(swt) dans les bienfaits ! Demande -lui qu'il te donne le droit chemin, tout le bien !
Qu'Il s'occupe de ton cas comme Il s'en est occupé de l'élite, de ses serviteurs qui sont aimés chez lui, ceux des grands degrés ,les Véridiques (Siddiqiyya el ‘Adhma) et de la grande sainteté, par la valeur de l'élu (raa)! Et qu'Il te mette dans son parrainage. Qu'il te suffise ! Que tu sois sous sa protection ! Qu'il te vaccine contre le mal … »
Sidi Ibrahim Riyahi (raa) mourut le 17 du mois béni de Ramadan en 1266 à l’âge de 86 ans.                             
 
Sa tombe bénie se trouve à Tunis. Qu'Allâh(swt) soit satisfait de lui ! Ainsi a vécu le savant défenseur de notre Tariqa Mohamediyya ,la Tarîqatou Tijanniyya,La grande Tarîqa de la connaissance !
Qu'Allâh azawajal veille à ce que la religion musulmane annihile l'opacité de la mécréance et de la prévarication pour une meilleure harmonie et une élévation spirituelle achevée !
Allâhoumma Amîne ajma'ine !
wa salam   

Evitons de tomber dans la désobéissance d'Allâh(swt) !

08/09/2007 18:11 par momowally

Evitons de tomber dans la désobéissance d'Allâh(swt) !

Evitons de tomber dans la désobéissance d'Allâh(swt) !

Assalamou' alaykoum wa rahmatoullâhi ta'ala wa barakatouhou ,chers frères et soeurs Musulmans  en général et ceux de la noble Tarîqâtou Tijaniyya ,en particuler !
"Al-hamdoulillâhi Haqqa Hamdi !"
Que la paix et la prière soient sur le Saint Prophète Sayyidina Muhammad(saw) et que l'agrément d'Allâh(swt) soit sur Cheickh Ahmad Tijânî Chérif(raa) et sur la Faydha IBRAHIMIYYA !!!!
"Quel mauvais serviteur d´Allâh(swt) ! " .   
  Je parle d´un serviteur qui correspond à la description suivante :
-"Il demande le pardon ,alors qu´il se complait dans le péché et les actes de désobéissance !
-Il se comporte d´une façon humble et soumise afin de paraître loyal aux yeux des autres, alors
qu´en réalité il feint pour dissimuler sa perfidie !
-Il interdit le blâmable, mais il ne s´abstient pas de le faire lui-même !
-Il recommande ce qui est bien, mais ne se conforme pas à ses propres recommandations !
-S´il donne, il le fait avec avarice, et s´il refuse de donner, il le fait sans s´excuser !
-S´il est en excellente santé, il se sent tranquille, mais s´il tombe malade, il est plein de remords.
-S´il est pauvre, il se sent triste, et s´il devient riche, il est sujet à la tentation !
 
-Il espère le salut, mais n´agit pas en conséquence !
-Il craint le châtiment, mais ne cherche pas à s´en prémunir !
-Il souhaite recevoir plus de bienfaits, mais il ne remercie pas pour ce qu´il a déjà reçu !
-Il aime l´idée de la récompense spirituelle, mais il ne s´astreint pas à la patience !
-Il s´empresse de dormir et remet son jeûne à plus tard ! "
Chers frères et soeurs de la "Tôriqa" de la connaissance   !
Combattons avec la dernière énergie ces ruses de l'âme afin de mieux se conformer aux rescrits du Saint Qur'ane et de la Sunna,en un mot  ceux de la Tarîqâtou Tijaniyya !
Souvenons-nous des consignes donnés par Cheickh Ahmad Tijânî (raa) ,dans "Jawaril ma'ani"! ou de "Rouhul adab" de Cheickh Ibrahima Niass(raa) !
Il est encore temps,pour  tout reparer,ici et maintenant,à l'instant "T" !
Barakallâhou fikoum !
Jazakallâhou Bar-Hamou !
Qu'Allâh(swt) nous aide à reparer nos torts ,à nous reconvertir sincèrement pour imiter et  épouser ,totalement ,les bons comportements du Noble et Béni Prophète Muhammad(saw) !
wa salam !

Introduction à la science du hadith

07/09/2007 19:10 par momowally

  • Introduction à la science du hadith

    Introduction à la science du hadith

    07/09/2007 19:10 par momowally




L'objectif est de présenter quelques notions* utiles et non exhaustives que chacun, je pense, devrait avoir à l'esprit avant de lire, citer puis manipuler les hadiths.

* basées sur ma compréhension de ce que j'ai lu, donc n'engage que moi et ne constitue absolument pas l'avis d'un expert

SOMMAIRE :

1. Définition de la science du hadith

2. Distinction entre le khabar, le hadith et le athar

3. Les conditions du hadith authentique (hadith sahih)

4. Premiers écrits, premiers recueils de hadiths

5. Présentation succincte des recueils de hadiths les plus connus et utilisés aujourd'hui

6. Différentes classifications des hadiths

7. Conclusion

A retenir

Annexes


1. Définition de la science du hadith
-

Définition 1 :

apprentissage des règles de base et des principes qui permettent de parvenir à la connaissance du rapporteur (ar-râwî) et de ce qui est rapporté (al-marwî).

Définition 2 :

Science basée sur des règles/principes qui permettent de connaitre tout ce qui concerne la chaîne de transmission (sanad ou isnad) et le contenu qui est véhiculé par cette chaîne (matn). 

Objectif poursuivi :

être capable de statuer sur l'authenticité (sahih) des informations qui nous sont rapportées.


Exemple :
Citation:
Muhammad ibn 'Ibrâhîm at-Taymy rapporte avoir entendu 'Alqama ibn Waqqâs al-Laythy dire :

J'ai entendu 'Umar ibn al-Khattâb dire du haut du minbar:

J'ai entendu le Messager d'Allah dire :

 [La valeur de] l'action [réside] dans l'intention. A chacun selon son intention : celui qui s'expatrie pour [un certain bien de] ce bas monde ou pour épouser une femme, son expatriation lui sera comptée comme telle.
[Extrait de Sahîh Bukhârî - Chapitre le début de la révélation]

Ce qui est en violet correspond au sanad, c'est à dire la chaine de transmission composée de plusieurs rapporteurs (un rapporteur = râwî).
Ce qui est en vert correspond au matn, c'est à dire le contenu qui nous est transmis via la chaîne de transmission. 

2. Distinction entre le khabar, le hadith et le athar 
Le khabar :

il s'agit de l'information qui est rapportée concernant le Prophète (psl), ou ses Compagnons (Sahâba), ou leurs Successeurs (Tâbi'ûn, i.e. la génération ayant été en contact avec les Compagnons), ou les tâbi' tâbi'în (2ème génération suivant celle des Compagnons), ou suivants.

Il découle de cette définition que le khabar se décline donc naturellement en deux catégories :

Le hadith :

ce qui est rapporté concernant le Prophète (psl) que ce soit une parole de lui, un acte, une approbation ou une description de son caractère, son physique.

Le athar : ce qui est rapporté concernant les Compagnons du Prophète (psl) et suivants.

Remarque : des nuances dans la définition du khabar et du athar existent selon les auteurs mais les propos du Prophète (psl) sont unanimement appelés hadiths.


Exemples de hadiths rapportés selon qu'il s'agit :

Citation:
a) d'une parole du Prophète (psl) : le hadith déjà cité où le Prophète dit : "La valeur de l'action réside dans l'intention (...)"

b) d'un acte du Prophète : Aïcha rapporte que quand le Prophète s'apprêtait à aller se coucher en étant en état de grande impureté (junub) il accomplissait les grandes ablutions (ghuçl) et ses ablutions pour ensuite prier.

c) d'une approbation (non explicitée sous forme parole) du Prophète : Ibn Abbas rapporte que sa tante a offert au Prophète du fromage, du beurre et de la viande de lézard. Le Prophète mangea du fromage et du beurre et laissa la viande de lézard par dégoût. Cependant Ibn 'Abbâs rapporte qu'il en mangea à la table du Prophète. Ce qui prouve que si cela fût interdit il ne l'aurait pas mangé.

d) d'une description du Prophète (psl) : Anas rapporte que le Prophète était ni grand ni petit, son corps sain, ses cheveux ni lisse ni crépu, etc

3. Les conditions du hadith authentique (hadith sahih)
Un hadith sera qualifié d'authentique (sahîh) s'il répond aux 5 conditions suivantes :
- Le hadith doit être musnad
- La chaine de transmission doit être continue (= hadith muttaçil)
- Chaque rapporteur doit être honorable/honnête ET fiable/précis
- Le hadith ne doit pas être châdhdh
- Le hadith ne doit pas présenter de défaut caché (= ne pas présenter de 'illa)

Parfois ces 5 conditions sont présentées différemment : les deux premières (hadith musnad et muttaçil) sont regroupées en une première condition tandis que la troisième condition qui porte sur le rapporteur (honorabilité et précision) est divisée en deux en distinguant chaque attribut comme une condition à part entière.

3.1. Condition d'isnad

Cela signifie que le hadith doit posséder une chaîne de transmission (sanad/isnad) remontant jusqu'à son émetteur, c'est à dire le Prophète. Le hadith sera ainsi qualifié de musnad.

Quelques citations concernant l'isnad :

>> Une des principales raisons qui ont poussé à la nécessité de vérifier l'authenticité de l'isnad fût la fabrication délibérée de hadiths par différentes sectes en vue de légitimer leurs opinions. Ibn Sirîn (d.110H), un successeur (=tabi' appartenant à la génération qui a été en contact avec les compagnons du Prophète), a dit :"Ils [les traditionnistes] n'avaient pas l'habitude de demander la chaine de transmission [isnad]. Mais dès que la fitna apparut (trouble, guerre civile), ils prirent la précaution de demander les noms des rapporteurs. La fitna dont il est question concerne les troubles qui sont apparus à partir de l'assasinat du 3ème Calife Uthman en 35H.

>> 'Abdullah b. al-Mubârak (d.181H), un des célèbres professeurs de l'Imam al-Bukhari, a dit : "Le Isnad est partie intégrante de la religion. S'il n'avait pas existé, chacun aurait pu tenir les propos qu'il voulait."


3.2. Condition de continuité de la chaine de transmission

Cela signifie que chacun des rapporteurs composant la chaine de transmission ait pu entendre et récolter le hadith du rapporteur précédent. Dans beaucoup de cas, chaque rapporteur reçoit le hadith de la part de son précepteur (cheikh). Le hadith sera ainsi qualifié de muttaçil.


3.3. Condition sur chaque rapporteur

Chaque rapporteur doit remplir les conditions d'honorabilité ('adâla) ET de fiabilité "technique" (dhabt) :

- L'honorabilité s'entend comme condition portant sur la moralité et le comportement religieux du rapporteur qui devra présenter les caractéristiques de piété, ne pas commettre de péché tel qu'associationnisme, désordre, innovation, acte immoral, etc. Ex.: un menteur, un voleur, quelqu'un qui délaisse sa prière, qui ne respecte pas ses voisins ne pourra pas être considéré comme honorable et son hadith sera automatiquement écarté.

- La fiabilité "technique" est une condition portant sur les capacités de mémorisation de chaque rapporteur, sa connaissance de la langue arabe, et d'une manière générale tout ce qui peut affecter la précision du contenu rapporté. Ex. Un rapporteur âgé dont la mémoire fait défaut sera écarté sans pour autant mettre en doute son honorabilité.

3.4. Le hadith ne doit pas être châdhdh

Un hadith est qualifié de châdhdh si un de ses rapporteurs entre en contradiction flagrante avec un ou d'autres hadiths dont les rapporteurs sont sans conteste d'une fiabilité supérieur. Un tel hadith sera écarté.


3.5. Le hadith ne doit pas présenter de défaut caché ('illa)

Un tel défaut ne saute pas immédiatement au yeux mais sera relevé par un spécialiste du hadith compte tenu de son expertise des hadiths. Ce défaut peut, par exemple, être la non adéquation entre le vocabulaire arabe employée dans le contenu (matn) et l'époque du Prophète.


3.6 Conclusion

Notons que ces 5 conditions impliquent donc l'existence de ressources permettant :

- la connaissance des rapporteurs composant les chaines de transmission => domaine de la science des hommes du hadith ('ilm ar-rijâl) qui s'intéresse à établir une carte d'identité de chaque rapporteur : génération d'appartenance, sa région, ses précepteurs, son cercle d'élèves, etc.

- la connaissance de la critique de ces rapporteurs => domaine de al-jarh wa at-ta'dîl qui s'occupe de connaitre les critiques négatives (jarh) et positives (ta'dîl) émises à l'encontre des rapporteurs.

En fait, ces deux domaines sont étroitement liés et vont de pair et le terme 'ilm ar-rijâl englobera souvent les deux facettes ci-dessus.

Remarque : il va s'en dire qu'un rapporteur non identifié dans une chaine de transmission sera considéré comme inconnu (majhûl) et le hadith automatiquement rejeté.

4. Les premiers écrits et recueils de hadiths


A/ Premier siècle de l'Hégire : écrits ponctuels et personnels

Du vivant du Prophète (psl), il est rapporté que certains mettaient ponctuellement à l'écrit certains hadiths pour leur besoin personnel. D'autres commençaient à se constituer leur propre collection individuelle à l'instar de Abdullâh Ibn 'Amr. Ces mises à l'écrit furent autorisé tardivement par le Prophète, une fois que la révélation coranique était bien avancée et que les compagnons avaient bien été sensibilisé à la différence entre le Coran et les paroles du Prophète.

Après la mort du Prophète (psl) et jusqu'à la fin du premier siècle, les hadiths était véhiculés oralement et de mémoire et certains continuaient de produire des collections personnelles, notamment en vue d'enseignement à leurs élèves. Un exemple de recueil personnel (sahifa) est celui utilisé par Hammâm Ibn Munabbih (d.101H) et élève du célèbre compagnon Abu Hurayra (d.59H) de qui il a retranscrit ces hadiths. Quatres manuscrits de ce recueil (de 138 hadiths) ont été découvert tardivement bien après les recueils qui font aujourd'hui autorité établis par les célèbres Bukhârî, Muslim, Ahmad etc. La comparaison de ces derniers avec le recueil de Ibn Munabbih est étonnante (http://www.islamic-awareness.org/Hadith/hadith.html).

B/ Deuxième siècle de l'Hégire : écrits de préservation

Par la suite d'autres ont également compilés à l'écrit des hadiths dans une optique de transmission et de préservation. Citons par exemple les écrits suivants :
* al-Jâmi' de Ma'mar ibn Râshid (d.153H)
* al-Muwatta de Mâlik ibn Anas (93H-179H)
* al-Jâmi' de Sufyân ath-Thawrî (97H-161H)
* Kitâb az-Zuhd de ibn ul-Mubârak (d.181H) : un des professeur de Bukhârî

Parmi ces écrits dont l'existence est attestée dans plusieurs ouvrages, seul le Muwatta de l'Imâm Mâlik nous est parvenu. Bien qu'étant à la base un livre de Fiqh (droit) basé sur les pratiques de Médine, il contient l'une des plus anciennes collections de hadiths répartis selon les chapitres du droit.

Puis, au cours de la seconde moitié du 2nd siècle de l'Hégire, des auteurs ont engagés dans des efforts afin de voyager et récolter les hadiths du Prophète (psl). Citons à titre d'exemple, les recueils de Abû Dâwud (d.204H), al-Humaydî (d.219H) ou le célèbre musnad de l'Imâm Ahmad ibn Hanbal (d.241H). Tous ces ouvrages nous sont parvenus.

C/ Troisième siècle de l'Hégire : recueils spécialisés

C'est le siècle où Bukhârî (d.256H) puis son élève Muslim (d.261H) vont recueillir les hadiths et les filtrer en fonction de leur authenticité. Leurs deux ouvrages qui porte le nom de Sahîh (authentique) font autorité actuellement bien que Bukhari soit considéré un cran au-dessus de Muslim car plus sévère dans ses critères d'authentification.

D'autres recueils ont vu le jour durant ce siècle : sunan de at-Tirmidhî (d.270H), sunan de Abû Dâwud (d.275H), sunan de Ibn Mâja (d.275H), sunan de an-Nassaî (d.303H). Pour information, at-Tirmidhî et an-Nassâ'î sont des élèves de Bukhârî.

C'est aussi au cours de ce siècle que la science du hadith s'est mise en place au fur et à mesure et parmi les premiers écrits à avoir poser noir sur blanc les premiers jalons de la terminologie du hadith et les règles qui gouvernent l'étude des hadiths, nous avons ar-Risala de l'Imam Chafi'i (d.204H), l'introduction du Sahîh de Muslim (d.261H), les sunan de at-Tirmidhî (d.270H). At-Tirmidhî est celui qui, par exemple, a introduit la notion de hadith bon (hassan) qui est un intermédiaire entre le hadith authentique (sahih) et le hadith faible (da'îf).

Les contours de la science du hadith et la terminologie définitive furent ensuite figés par des savants comme al-Hâkim (d.405), al-Asbahani (d.430) ou al-Baghdadi (d.460).

5. Aperçu des recueils de hadiths les plus connus et utilisés aujourd'hui


L'objectif de ce paragraphe est de faire un tour d'horizon des recueils (sources écrites) de hadiths qui sont actuellement les plus connus et d'en décrire rapidement les spécificités. Les receuils en question sont :

Les 2 Sahih dans lesquels les auteurs ont eu pour objectif de consigner uniquement les hadiths authentiques sans prétendre à l'exhaustivité :
- Sahih Bukhârî (d.256H)
- Sahih Muslim (d.261H)

Les 4 Sunan dans lesquels les auteurs ne prétendent pas avoir fait un travail d'authentification :
- Sunan Abu Dâwud (d.204H)
- Sunan at-Tirmidhî (d.270H)
- Sunan Ibn Mâjâ (d.275H)
- Sunan an-Nasâ'î (d.303H)

Les ouvrages des deux Imâms à l'origine des deux écoles de droit (malékites et hanbalite)
- Le Muwatta de Mâlik Ibn Anas (d.179H)
- Le Musnad de Ahmad (d.241H)

Les deux autres sahih pus tardifs que ceux de Bukhârî et Muslim mais ayant le même objectif d'authentifier les hadiths avant de les consigner à l'écrit :
- Sahih Ibn Khazîma (d.311H)
- Sahih Ibn Hibbân (d.354H)


5.1. Les deux Sahîh de Bukhâri (d.256H) et Muslim (d.261H)

Les deux Sahih contiennent des hadiths collectés par Bukhâri et Muslim (qui est élève du premier) et passés au filtre des 5 confitions d'authencité citées plus haut (cf. §3). Bukhârî a l'avantage de poser comme contrainte forte pour remplir la condition de la continuité de la chaîne de transmission (al-ittiçâl) que les deux rapporteurs qui s'échangent le hadith doivent avoir pû se rencontrer alors que Muslim se contente qu'ils soient comtemporains.

Il est important de signaler que ces deux recueils ne se veulent pas exhaustifs de tous les hadiths authentiques du Prophète et que d'autres hadiths non contenu dans ces deux recueils peuvent être authentiques mais sur lesquels Bukhârî et Muslim n'ont pas "travaillé".

Un ouvrage existe (mustadrak de al-Hâkim d.405H) et se veut une authentification de hadiths non recueillis par Bukhârî et Muslim mais remplissant leurs conditions d'authenticité.

Notons que des savants comme Bukhârî et Muslim connaissaient leurs hadiths par coeur avec leur chaîne de transmission. Bukhârî était par exemple capable de détecter une erreur si on voulait le tester en changeant le nom d'un des rapporteurs ou en intervertissant deux rapporteurs quand bien même le contenu (matn) du hadith était bon. Bukhârî a été surnommé le prince des croyants dans la science du hadith.

Les deux recueils de Sahih ont été unanimement reconnu comme ayant un contenu de très haute fiabilité. Des savants comme Daraqutnî ou al-Hâkim ont fait l'analyse et la critique des hadiths contenus chez Bukharî et Muslim et il ressort en général que sur une moyenne de 4000 hadiths, une centaine de hadiths soit l'objet de discussion entre les traditionnistes donc sont critiquables sans que cela soit synonyme de hadiths faibles.


5.2. Sunan de Abu Dâwud (d.204H)

Recueil contenant uniquement les hadiths prescriptifs.
Recueil contenant à la fois des hadiths authentiques (sahih), bons (hassan) et faibles (da'îf).
Recueil contenant certains commentaires sur les hadiths et les divergences des savants sur certains rapporteurs.


5.3. Jâmî de at-Tirmidhî (d.270H)

At-Tirmidhî fût un élève de Bukhârî.
Recueil contenant des hadiths authentiques, bons et faibles.
Recueil contenant aussi des commentaires sur les rapporteurs et des commentaires des savants sur certains hadiths.
At-Timidhî a introduit une catégorie intermédiaire entre le hadith authentique (sahih) et le hadith faible (da'îf) : le hadith bon (hassan). Toutefois il use en plus dans son recueil de certaines expressions comme bon-authentique ou faible-hassan ou bon-authentique-étrange que les savants ont bien du mal à comprendre le sens.


5.4. Sunan Ibn Mâjâ (d.275H)

Recueil intéressant parce qu'on y trouve beaucoup de hadiths cités dans les 5 autres recueils mais partant il contient aussi beaucoup de hadiths faibles.


5.5. Sunan de an-Nasâ'î (d.303H)

An-Nassâ'î fût un élève de Bukhârî.
Recueil contenant des hadiths authentiques, mais aussi des hadiths faibles voire très faibles.


5.6. Muwatta de Imâm Mâlik Ibn Anas (93H-179H)

Signalons que le recueil de Mâlik est antérieur aux 2 Sahih. Comme nous l'avons déjà vu plus haut (§4) le Muwatta de l'Imâm Mâlik (d.179H) est à la base un livre de Fiqh (droit) basé sur les pratiques juridiques de Médine, mais qui contient l'une des plus anciennes collections écrites de hadiths répartis selon les chapitres du droit.

Les hadiths du Muwatta ont été en grande majorité authentifiés, quelques uns sont faibles, d'autres ne peuvent être évalués car la chaîne de transmission n'est pas citée ou partielle.


5.7. Le Musnad de l'Imâm Ahmad Ibn Hanbal (d.241H)

Un ouvrage de hadith dont le titre est musnad signifie que l'auteur a classé les hadiths selon les noms des rapporteurs. Le musnad le plus célèbre est celui de l'Imâm Ahmad qui contient environ 30.000 hadiths (à comparer au 4000 de Bukhârî) ! Le recueil contient à la fois des hadiths authentiques, bons et faibles.

Le musnad commence par les 10 compagnons dont le paradis leur a été promis de leur vivant (dont les 4 Califes).


5.8. Sahih Ibn Khazîma (d.311H) et Sahih de Ibn Hibbân (d.354H et élève de Ibn Khazîma)

Les deux auteurs ont eu pour objectif de collecter uniquement ce qui est authentique.
Un des professeurs de Ibn Khazîma fût Muslim. Son recueil ne nous est pas parvenu dans sa totalité (les 3/4 sont perdus), le 1/4 restant est composé d'environ 3000 hadiths.

Finalement, l'analyse des deux recueils montre qu'ils ne sont pas exempts de hadiths faibles bien qu'en faible quantité et l'autorité ces deux recueils se situe en général juste après les deux Sahihs classiques. La critique de ces deux recueils est encore d'actualité à l'inverse des deux recueils de Bukhârî et Muslim qui ont été très tôt soumis à la critique des savants et dont les hadiths critiquables sont bien identifiés par les spécialistes du hadith.

6. Les différentes classifications des hadiths

Les savants du hadith ont attribué aux hadiths des qualificatifs afin de les classer et surtout permettre d'en décrire les différentes spécificités, que l'on peut répartir en fonction des catégories suivantes :

6.1. Qualificatifs informant sur l'autorité qui est à l'origine du hadith

Hadith qudsî (divin) : révélation de Dieu à Muhammad (psl) dans le sens mais formulation par Muhammad avec ses propres mots. Elle est déconnectée de la révélation coranique.

Hadith marfû' (élevé) : hadith dont le contenu est énoncé par le Prophète (psl) (ex. Un compagnon qui dit : J'ai entendu le Prophète dire : "...")

Hadith mawqûf (arrêté) : hadith dont le contenu émane d'un Compagnon (ex. Un compagnon qui dit : On nous a ordonné de...)

Hadith maqtû' (coupé) : hadith dont le contenu émane d'un Successeur.


6.2. Qualificatifs décrivant une particularité de la chaîne des rapporteurs

Hadith musnad : la chaîne de transmission remonte jusqu'au Prophète (psl).

Hadith muttaçil : la chaîne de transmission (isnad) est continue. Comme nous l'avons vu en §3 c'est une des conditions nécessaires du hadith authentique (sahîh).

Hadith munqati' (isnad discontinu) : il existe une discontinuité dans la chaîne de transmission (isnad). Le terme munqati' est assez général pour désigner l'existence d'une ou plusieurs coupures. D'autres termes viennent préciser le lieu et la nature de la coupure selon que le coupure soit en début (hadith mu'allaq) ou en fin de chaîne (hadith mursal).

Hadith mursal : le lien entre le Successeur et le Prophète est manquant (ex. Le successeur dit : le Prophète a dit...). Donc la coupure se situe au niveau d'un ou des Compagnons du Prophète. Théoriquement un hadith mursal ne satisfait pas à la condition de l'ittiçal (hadith muttaçil) nécessaire au hadith authentique. Cependant sous certaines conditions un hadith mursal pourra être considéré comme muttaçil, mais nous ne développerons pas cette partie car nous sortons de l'objectif fixé qui est d'offrir un aperçu globale des règles sans approfondir le détail des exceptions.

Hadith mu'allaq : le traditionniste omet le début de chaîne et cite directement la chaîne à partir du Successeur. Exemple : parfois Bukhârî omet de citer son professeur donc théoriquement le hadith est mu'allaq et ne satisfait pas à la condition de l'ittiçal (hadith muttaçil) nécessaire au hadith authentique. Cependant il est démontré que ces hadiths sont mu'allaq en apparence seulement (Bukhârî allège en ne citant pas son professeur, le hadith est déjà cité avec une chaîne complète dans un autre chapitre), mais muttaçil dans les faits.

Hadith mu'dhall : la coupure est composée de plusieurs rapporteurs successifs manquants (2 rapporteurs et plus).


6.3. Qualificatifs portant sur le nombre de rapporteurs à chaque strate de la chaîne


Hadith mutawâtir (abondant) : se dit d'un hadith dont les chaînes de transmission abondent, i.e. il existe un nombre important (en moyenne 10 mais ce nombre varie selon les auteurs) de rapporteurs à chaque niveau de la transmission de manière à ce qu'il soit juger impossible qu'ils se soit tous mis d'accord sur une erreur. On distingue le hadith mutawâtir dans le sens (ma'nawî) de celui qui est mutawâtir à la lettre (lafdhî). Ce type de hadith est bien évidemment une denrée rare et est estimé à environ 300 hadiths (mutawâtir ma'nawî) selon Abû Ja'far al-Kittâbî.

Hadith ahâd : Un hadith qui n'est pas mutawâtir est qualifié de ahâd et se subdivise en 3 catégories :

- Le hadith machhûr (célèbre) : existence de plus de deux rapporteurs (donc au moins 3) à chaque étape de la chaîne de transmission.

- Le hadith 'azîz (fort) : au moins une étape donnée contient seulement deux rapporteurs.

- Le hadith gharîb (isolé) : au moins une étape donnée contient un seul rapporteur.


6.4. Qualificatifs jugeant de la valeur probante d'un hadith en vue de son acceptation ou non

Le hadith sahîh (authentique) : il réunit les 5 conditions de l'authenticité que nous avons vu plus haut (cf. §3).


Le hadith hasan (bon) : Parmi les 5 conditions de l'authenticité, la condition portant sur la précision (adh-dhabt) n'est pas remplie pour un des rapporteurs.


Le hadith da'îf (faible) : hadith ne remplissant ni les conditions du hadith authentique (sahih) ni celles du hadith bon (hasan).


6.5 Conclusion

Ceci ne représente qu'un survol des différentes terminologies utilisées pour classifier les hadiths. Il en existe facilement plus d'une trentaine, utilisées par les spécialistes (traditionnistes et juristes).

Le profane pourra se contenter simplement de retenir la définition d'un hadith authentique (sahîh), bon (hasan), faible (da'îf), divin (qudsî) et abondant (mutawâtir).

7. CONCLUSION

Conformément à mon objectif, je ne suis pas entré dans l'exhaustivité de chaque notion, notamment ce que j'ai dis sur la classification des hadiths ou sur les recueils de hadiths existants ne représente qu'un morceau choisi.

Je n'ai pas abordé non plus la question de la critique des rapporteurs ('ilm ar-rijâl et al-jarh wa at-ta'dîl) car on entre là déjà dans le coeur de la science du hadith alors que notre exposé ne se veut qu'une introduction. Des bouquins très bien fait existent certainement pour ceux que la science du hadith intéresse même si selon moi, dès que l'on dépasse le stade des définitions que j'ai données on se doit de "manipuler" concrètement les chaines de transmission avec un professeur et non plus se contenter de lire de la théorie.


Je vais clore sur deux notions importantes :

A/ Les règles d'acceptation d'un hadith par les spécialistes

La règle fondamentale pour accepter un hadith est qu'il soit authentique (sahîh), bons (hasan) ou mutawâtir. Le hadith sera ainsi qualifié de maqbûl (accepté). Donc par exclusion, les autres hadiths ne sont pas considérés comme valables.

La majorité des hadiths acceptés (maqbûl) est directement utilisée comme base de travail par les musulmans pour en extraire une morale, une éthique, ou par les juristes pour en extraire une règle, une interdiction, etc. Ces hadiths seront alors qualifiés de ma'mûl bih (à partir desquels on peut travailler). Les autres hadiths bien qu'acceptés (maqbûl) ne seront pas immédiatement ma'mûl bih et nécessiteront une analyse plus en profondeur car ce sont ceux qui font apparaître a priori des contradictions entre eux (hadith mukhtalif) et suivront alors par exemple le processus suivant :
- on regardera si les hadiths n'entre pas dans le cas d'un abrogeant/abrogé
- sinon, on regardera si une voie de conciliation est possible
- sinon, on tentera de trancher quel hadith est le plus probant/cohérent selon différentes techniques (il en existe une cinquantaine selon Dr Mahmoud at-Tahhân)
- sinon (ce qui est très rare après les trois précédents filtres), les deux hadiths resteront valables comme argument.


B/ Restons attentifs avant de manipuler les hadiths

Chacun l'aura compris, les recueils de hadiths que nous avons cités ne sont en réalité pas destinés sans condition au novice car la présence d'un hadith dans un de ces recueils ne présuppose pas de son authenticité (sahîh), ni de son acceptation immédiate (maqbûl) et quand bien même il aurait été ensuite authentifié et accepté dans sa formulation cela nécessite encore une étape de correcte compréhension et d'interprétation (ta'wîl) au moins à la lumière des préceptes coraniques et du reste du corpus de hadiths afin de savoir si ce hadith peut servir de base pour une argumentation (ma'mûl bih).

Malheureusement, l'erreur commise est de piocher tel ou tel hadith en s'imaginant que s'il est dans un recueil alors sa validité est évidente, ce qui n'est absolument pas le cas. Ceci est aussi valable pour un recueil comme le Sahîh Bukhârî car comme nous l'avons vu certains hadiths ont très tôt été identifiés comme criticables et sont connus par les spécialistes.

Malgré tout ce qu'on a dit il serait faux de croire que tous les hadiths sont incompréhensibles par le musulman qui n'est pas versé dans la science du hadith. Enormément de hadiths sont immédiatement intelligibles, notamment ceux portant sur l'éthique, les valeurs universelles, le mérite de certains actes, le bon comportement quotidien du musulman envers Dieu, sa Création et envers ses frères en humanité, etc. Certains ouvrages de an-Nawawî comme Le Jardin des vertueux (Riyâd as-Sâlihîn) ou Les 40 hadiths mettent à notre portée ce type de hadiths.

Tout ceci pour dire que nous devons rester conscients de nos limites dans nos manipulations de certains hadiths et demeure vigilants dans nos lectures. Je pense par exemple aux ouvrages contenant des hadiths sans références. Bien que cela ne soit "pas très pro" de ne pas citer la source d'un hadith, cela ne signifie pas que l'auteur ait cité des hadiths faible mais cela signifie qu'automatiquement le lecteur est mis devant sa responsabilité de vérifier au moins l'authenticité du hadith.


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A RETENIR
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§1 et §2 : Définition du hadith, du sanad, du matn.

§3 : Les 5 conditions du hadith sahih et la terminologie associée.

§4 : Grandes étapes de la codification des hadiths (3 premiers siècles de l'hégire).

§5 : Les différents recueils de hadiths : les deux Sahîh (Bukhârî - Muslim) et le Mustadrak de al-Hâkim, les quatre Sunan, le Muwatta de Mâlik, le Musnad de Ahmad, et les deux Sahih tardifs.

§6 : Quelques classifications de hadiths : le hadith qudsî ; selon la valeur du hadith (authentique/sahîh - bon/hasan - faible/da'îf) ; selon l'abondance des rapporteurs (mutawâtir - ahâd).

avant que le sable du RAMADAN s'écoule

07/09/2007 18:45 par momowally

avant que le sable du RAMADAN s'écoule

salam alaikum mes frères et soeurs


petit rappel à lire sur le mois de RAMADAN


" Avant que le sable ne s'écoule "





«S'est-il écoulé pour l'homme un laps de temps durant lequel il n'était même pas une chose mentionnable?»
(Sourate Al-Insaan 76/1)

Imaginez que vous avez quatre ans et que vous êtes à la plage. Le dirigeant de camp vous dit que vous avez cinq minutes pour construire un grand château. Rapidement, votre ami âgé de trois ans vous dit, « Le sable est trop mou ici. Allez chercher du sable près de l'eau, il est meilleur! »
Donc, vous vous précipitez vers le sable, puis en revenant, le sable s’échappe entre vos mains, plop, plop, plop. Vous ne pouvez rien faire, et finalement vous avez perdu tout le sable. La compétition est maintenant terminée. Ceci est une analogie de notre vie ; ceci est une analogie du temps que nous gaspillons pendant le mois du Ramadan.

Pour ceux qui vivent dans les pays de l'occident, le Ramadan s’échappe quotidiennement avec les 9 à 17h au travail ou à l’école et les soirs où nous choisissons d’aller et de ne pas aller à la mosquée pour prier taraweeh. Un petit regard à la télévision (qu’Allah nous protège) et la nuit est terminée. De retour au travail où les gens autour de nous mangent et boivent. Et avant qu’on s’en rende compte, le Ramadan est terminé.

La question de l'heure est la suivante :
 comment pouvons-nous prendre avantage de ce cadeau d'Allah(swt) ?
Ceci est notre sujet : avant que le sable du Ramadan s’écoule.
Combien d'années avons-nous jeûné le mois du Ramadan ?
10, 15 ou 40 ans ? Sommes-nous 10, 15 ou 40 fois meilleurs ? Ou semble-t-il que nous régressons après chaque Ramadan ? Tous ces actes d'adoration sont faits pour notre propre avantage ! Négligez les et le mal vous surviendra, ceci est la façon dont la vie a été programmée.
Le Ramadan n'est pas une petite affaire ; c'est un des piliers de l’Islam - sans lui, notre Islam ne serait pas complet. Pendant ce mois, Rasul Allah - sal Allahu alayhi wa sallam - intensifiait son adoration d'Allah ta'ala. Ainsi, il a laissé cette fondation pour son ummah afin que nous puissions l’imiter.

Ibn Al-Qayyim ( rahimahullah ) a écrit :
« D’après son exemple béni ( sal Allahu alayhi wa sallam ) il intensifiait et diversifiait ses actes d'adoration pendant le mois du Ramadan. Par exemple, Jibreel récitait le Coran avec lui pendant les nuits du Ramadan. Lorsque Jibreel le visitait, le Prophète- sal Allahu alayhi wa sallam – intensifiait le montant qu’il donnait en sadaqah. Il était le plus généreux des humains et plus encore durant le mois du Ramadan. Durant ce mois, il occupait son temps à donner du sadaqah, à traiter les gens avec gentillesse, à réciter le Coran, à faire le salah, à se rappeler d’Allah, et à pratiquer le i'tikaaf. »
(Zaad Al-Ma'aad)
Des observateurs ont décrit la façon dont le Messager d'Allah ( sal Allahu alayhi wa sallam ) donnait généreusement comme ar-rih al-mursalah, comme un vent béni.
Pourquoi ? Le vent béni, comme ils l'ont su, était un vent qui amenait la fraîcheur à tout le monde – personne n’était nié de sa bénédiction. De plus, le vent béni, n'était pas paresseux à amener sa bonté aux gens. Il passait rapidement. Ceci est comment Rasul Allah – sal Allahu alayhi wa sallam – a été décrit, et ceci est comment notre service à l'humanité doit être : rapide et compatissante. Bi idhnillah.


Voici dix idées qui nous aideront à profiter du mois du Ramadan avant qu'il ne glisse entre nos mains.


Première idée : Composer votre siyam !

Si vous disiez à votre courtier financier que vous voulez garder votre argent dans la banque afin d'économiser, il vous dirait de l'investir dans la bourse. Ainsi, votre argent se multiplierait, puis vous gagneriez plus que le montant que vous investissez. Donc maintenant, je vous demande la question suivante : N'aimeriez-vous pas obtenir deux fois la récompense du jeûne du Ramadan ? Comment ?
Zayd ibn Khalid Al-Juhanee raconte que le Prophète – sal Allahu alayhi wa sallam – dit, « Celui donne à quelqu'un de quoi rompre son jeûne bénéficie d'une récompense égale à celle (de la personne qui jeûne) sans diminuer la récompense (de celui qui jeûne). »
Comment faisons-nous ceci ? Demandez aux agences d'aide d'urgence musulmanes si elles ont un programme qui consiste à nourrir une personne qui jeûne. Subhan Allah, vous pourriez trouver qu'il coûte seulement 1$ pour nourrir une personne, puis pour 30$ vous pourriez sortir du Ramadan ayant doublé votre récompense.
De plus, nous ne devrions pas oublier les nécessiteux de notre ville. Nous pensons que dans un pays ou une ville de l'ouest « moderne » qu’il n'y a pas de gens nécessiteux. Cela n'est pas vrai. Il y a beaucoup de familles nécessiteuses attendant d’être découvertes. Demandez et vous trouverez une mine d'or de gens à aider, même près de chez vous.
. Si quelqu'un organisait une collection de nourriture, toute cette nourriture pourrait aller aux familles musulmanes nécessiteuses  dans votre quartier et cela ne suffirait même pas ! J'ai vu ceci avec mes propres yeux. Quelle bonté serait-il de voir les jeunes qui traînent à l’arrière du masjid pendant le "taraweeh" prendre la responsabilité pour cette tâche – d’organiser une collection de nourriture et la distribuer. Cela pourrait arriver ! Ça nécessite seulement un dirigeant avec une vision pour mettre sur pieds cette idée pour les jeunes et tous les bons gens qui veulent faire une différence.


Deuxième idée : Guidons les jeunes
Souvent pendant le Ramadan, il y a des "khatirahs", des mots de sagesse, halaqahs et des rappels, qui concernent les adultes venus prier le "taraweeh". Les jeunes, semble-t-il, sont irrespectueux et bavardent en arrière dans le masjid.
Ensuite, quelqu'un leur crie : « Shhhhhsh ! Écoutez ou sortez (et nous préférons que vous quittez) ! » Alors, ils sortent silencieusement du masjid et continuent leur conversation et s’amusent tout le mois du Ramadan. Comment arriveront-ils à augmenter leur "imane" ainsi ? Rappelons-nous qu’Allah nous ordonne de protéger notre femme et nos enfants aussi.

Essayez ceci : Comme il y a des choses pour les adultes, nous pourrions avoir des activités et des rappels visant en particulier les jeunes. Ces activités n’auraient pas nécessairement lieu dans le masjid, mais dans les localités qu’ils se trouvent souvent, tels que dehors, sur les espaces de stationnements ou sur les terrains de basket. Avoir un khatirah de cinq minutes, ensuite jouer des jeux avec eux, et par la suite leur donner quelques projets pour compléter pendant le mois du Ramadan.
Un petit rappel qu’une personne apte de faire une différence comme ceci est un dirigeant avec une vision qui reconnaît que les jeunes de la société sont sa responsabilité. Je prie que cette personne est vous !


Troisième idée : Le Mois d’éteindre la télévision
Les parents interdisent à leurs enfants de regarder la télévision pendant qu’ils font leurs devoirs afin de mieux réussir à l’école. Si cela est le cas pour le dunya, alors pourquoi pas faire la même chose pendant le mois du Ramadan ?
« Le jeûne et le Coran intercéderont pour le ‘abd le Jour de Résurrection. Le jeûne dira : « Seigneur ! Je l'ai empêché de boire et de manger pendant le jour. » Le Coran dira : « Seigneur ! Je l'ai empêché de dormir la nuit, alors accepte mon intercession pour lui qu’il entre au paradis. » À cause de cela, il entrera au paradis. » (Musnad Ahmad)

Essayez ceci : Annoncez à votre famille que le Ramadan est le mois d’éteindre la télévision officiellement. Soyez un bon exemple pour les autres et faites des activités et des choses gratifiantes pour remplacer la télé, tels qu’aller visiter des gens, s’engager à un projet consistant à nourrir les pauvres, augmenter votre connaissance de la religion, etc. Éteignez votre télévision et allumer votre vie.


Quatrième idée : Le Temps de faire des dua
Le Ramadan est le mois de faire le dua à Allah. Rasul Allah – sal Allahu alayhi wa sallam – dit : « Il y a trois personnes dont leur dua sera accepté (par Allah) : la personne qui jeûne, celle qui est tyrannisée, et le voyageur. »

Essayez ceci : Faites une liste de tous les buts que vous voulez atteindre dans la vie. Divisez les en sections tels : a) buts personnels ; b) buts spirituels ; c) buts économiques ; et d) buts de contribution. Tous les jours durant le Ramadan, sortez votre liste et faites dua à Allah pour vous accorder le tawfeeq d’accomplir vos buts. Incha Allah, vous atteindrez vos buts avec de l’effort, pendant et après le Ramadan.


Cinquième idée : Le Mois de reconnaissance des parents
Nous avons très bien que nos mères sont celles qui nous réveillent pour le suhoor ; c’était le cas pour moi. Sans son réveille-matin, le petit déjeuner qu’elle préparait si tôt, sa dévotion de réveiller tout le monde, eh bien, nos iftars seraient devenus nos suhoors. Si vous habitez loin de vos parents, vous savez de quoi je parle.
Rappelez-vous le hadith concernant une personne qui n'atteigne pas le Ramadan avec le pardon ? À la fin du hadith, on mentionne qu'il avait trouvé ses parents âgés et ils n'étaient pas un moyen pour lui faire entrer au jannah !
Exprimons clairement à non parents notre amour pour eux et dites, « Merci maman ! Merci papa ! » Occupons-nous d'eux ce mois-ci, et appelons les plus, caressons les un peu plus, et démontrons notre amour un peu plus.


Sixième idée : Heure de pouvoir dans le masjid
Pendant le Ramadan, passez un peu plus de temps dans le masjid. Ceci pourrait être fait après "fajr" ou après "‘asr". Asseyez-vous, prenez un Coran et rappelez-vous d’Allah. Avec le temps que vous passez dans le masjid, bi idhnillah, votre attachement augmentera. Faites de cela votre heure de pouvoir dans le masjid.


Septième idée : Abandon de mauvaises habitudes
Beaucoup de gens ont de mauvaise habitudes tels que fumer ou ils sont trop dépendants de la télévision. Quand le Ramadan arrive, ils se disent : « Ce mois-ci, je vais m’entraîner à arrêter de fumer ou arrêter de regarder la télévision excessivement. »
Tout le monde a une mauvaise habitude et un péché qu’ils font constamment qu’ils souhaitent arrêter. Prenez le mois du Ramadan comme votre mois d'entraînement à désister de ce péché pour le mois entier. Alors, si Allah vous accorde le tawfeeq d’accomplir ce but pour le mois, continuez à prier à Allah pour vous garder loin de ce péché après le Ramadan.


Huitième idée : Le Partage de cadeaux
Avez-vous déjà remarqué comment une bouteille de parfum à l’air si jolie lorsqu’elle est distribuée par un petit musulman de quatre ans ? Tout le monde aime recevoir un cadeau.
Prenez un pas en avant, puis allez à votre librairie islamique locale et achetez quelques matériels islamiques qui coûtent environ un dollar. Ensuite, distribuez-les à tout le monde qui vient à votre masjid. Bi idhnillah, vous trouverez que pour ce petit effort, les gens apprendront de ce cadeau.


Neuvième idée : Accueillir les Musulmans du Ramadan
C'est vrai que le premier jour du Ramadan, le nombre de musulmans dans le masjid local multiplie considérablement et malheureusement, il est aussi vrai que ce nombre chute le premier jour après le Ramadan. Nous voulons des gens toute l'année !
Un homme vint voir Ibn Abbas pendant qu'il faisait le i'tikaaf dans le masjid et lui implora pour son assistance. Lorsque qu’Ibn Abbas se leva pour aller assister l’homme, les gens l'avertirent qu’il faisait le i'tikaaf. Il leur répondit :
« Aider mon frère à remplir son besoin m’est plus cher que faire le i'tikaaf pour 2 mois dans le masjid de Rasul Allah ( sal Allahu alayhi wa sallam). »

Essayez ceci : Composez un « équipage de compassion » qui tendra la main à ceux qui disparaissent après le Ramadan. Accordez-les de l’attention supplémentaire est donnez-leur des responsabilités afin qu'ils puissent participer plus dans le masjid. Invitez-les aux "iftars" "spécial où ils seront le centre d'attention.
Avec cette attention et cette responsabilité supplémentaires, "bi idhnillah", chaque mois sera le Ramadan pour eux et le masjid sera plein toute l'année.


Dixième idée : Formation de "halaqah" à la maison
Les familles musulmanes gardent souvent leur adoration pour le masjid, mais pourquoi pas chez eux aussi ? Par exemple, après le taraweeh ou ‘asr, la famille rassemble pour 15 minutes. Il y a beaucoup de choses que vous pourriez faire dans votre halaqah, cependant il est important que vous réserviez du temps pour cela.
Par exemple, chaque membre de la famille pourrait réciter quelques versets du Coran ou un des gosses pourrait lire une histoire des sahabah pour rappeler la famille ou chaque membre de la famille pourrait parler des bénédictions qu'Allah leur a donné ainsi que les biens qu’ils ont dans leur vie, afin qu’il puissent être reconnaissants.
Faites une halaqah de seulement 15 minutes chez vous et pour la famille entière, bi idhnillah, ce sera un jaillissement de eman.



Voici dix idées pour améliorer votre Ramadan :
Première idée : Composer votre siyam
Deuxième idée : Guidons les jeunes
Troisième idée : Le mois d’éteindre la télévision
Quatrième idée : Le temps de faire des dua
Cinquième idée : Le mois de reconnaissance des parents
Sixième idée : Heure de pouvoir dans le masjid
Septième idée : Abandon de mauvaises habitudes
Huitième idée : Le partage de cadeaux
Neuvième idée : Accueillir les musulmans du Ramadan
Dixième idée : Formation de halaqah à la maison



Le passé a témoigné des musulmans qui ont passé leurs nuits du Ramadan éveillé à prier à Allah. Le passé a témoigné des jours où des gens ont été assoiffés, pour plaire à Allah. Ils ont su que cette saison allait passer et ils ont entendu les mots d'Allah « ayyaman ma'doodaat » - un nombre limité de jours. Ne laissez pas le sable du Ramadan s’écouler.

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.Voici dix idées qui nous aideront à profiter du mois du Ramadan avant qu'il ne glisse entre nos mains.


Première idée : Composer votre siyam !
Si vous disiez à votre courtier financier que vous voulez garder votre argent dans la banque afin d'économiser, il vous dirait de l'investir dans la bourse. Ainsi, votre argent se multiplierait, puis vous gagneriez plus que le montant que vous investissez. Donc maintenant, je vous demande la question suivante : N'aimeriez-vous pas obtenir deux fois la récompense du jeûne du Ramadan ? Comment ?
Zayd ibn Khalid Al-Juhanee raconte que le Prophète – sal Allahu alayhi wa sallam – dit, « Celui donne à quelqu'un de quoi rompre son jeûne bénéficie d'une récompense égale à celle (de la personne qui jeûne) sans diminuer la récompense (de celui qui jeûne). »
Comment faisons-nous ceci ? Demandez aux agences d'aide d'urgence musulmanes si elles ont un programme qui consiste à nourrir une personne qui jeûne. Subhan Allah, vous pourriez trouver qu'il coûte seulement 1$ pour nourrir une personne, puis pour 30$ vous pourriez sortir du Ramadan ayant doublé votre récompense.
De plus, nous ne devrions pas oublier les nécessiteux de notre ville. Nous pensons que dans un pays ou une ville de l'ouest « moderne » qu’il n'y a pas de gens nécessiteux. Cela n'est pas vrai. Il y a beaucoup de familles nécessiteuses attendant d’être découvertes. Demandez et vous trouverez une mine d'or de gens à aider, même près de chez vous.
Je parle de Washington, DC. Si quelque organisait une collection de nourriture, toute cette nourriture pourrait aller aux familles musulmanes nécessiteuses à DC et cela ne suffirait même pas ! J'ai vu ceci avec mes propres yeux. Quelle bonté serait-il de voir les jeunes qui traînent à l’arrière du masjid pendant le taraweeh prendre la responsabilité pour cette tâche – d’organiser une collection de nourriture et la distribuer. Cela pourrait arriver ! Ça nécessite seulement un dirigeant avec une vision pour mettre à pied cette idée pour les jeunes et tous les bons gens qui veulent faire une différence.


Deuxième idée : Guidons les jeunes
Souvent pendant le Ramadan, il y a des khatirahs, des mots de sagesse, halaqahs et des rappels, qui concernent les adultes venus prier le taraweeh. Les jeunes, semble-t-il, sont irrespectueux et bavardent en arrière dans le masjid.
Ensuite, quelqu'un leur crie : « Shhhhhsh ! Écoutez ou sortez (et nous préférons que vous quittez) ! » Alors, ils sortent silencieusement du masjid et continuent leur conversation et s’amusent tout le mois du Ramadan. Comment arriveront-ils à augmenter leur eman ainsi ? Rappelons-nous qu’Allah nous ordonne de protéger notre femme et nos enfants aussi.

Essayez ceci : Comme il y a des choses pour les adultes, nous pourrions avoir des activités et des rappels visant en particulier les jeunes. Ces activités n’auraient pas nécessairement lieu dans le masjid, mais dans les localités qu’ils se trouvent souvent, tels que dehors, sur les espaces de stationnements ou sur les terrains de basket. Avoir un khatirah de cinq minutes, ensuite jouer des jeux avec eux, et par la suite leur donner quelques projets pour compléter pendant le mois du Ramadan.
Un petit rappel qu’une personne apte de faire une différence comme ceci est un dirigeant avec une vision qui reconnaît que les jeunes de la société sont sa responsabilité. Je prie que cette personne est vous !


Troisième idée : Le Mois d’éteindre la télévision
Les parents interdisent à leurs enfants de regarder la télévision pendant qu’ils font leurs devoirs afin de mieux réussir à l’école. Si cela est le cas pour le dunya, alors pourquoi pas faire la même chose pendant le mois du Ramadan ?
« Le jeûne et le Coran intercéderont pour le ‘abd le Jour de Résurrection. Le jeûne dira : « Seigneur ! Je l'ai empêché de boire et de manger pendant le jour. » Le Coran dira : « Seigneur ! Je l'ai empêché de dormir la nuit, alors accepte mon intercession pour lui qu’il entre au paradis. » À cause de cela, il entrera au paradis. » (Musnad Ahmad)

Essayez ceci : Annoncez à votre famille que le Ramadan est le mois d’éteindre la télévision officiellement. Soyez un bon exemple pour les autres et faites des activités et des choses gratifiantes pour remplacer la télé, tels qu’aller visiter des gens, s’engager à un projet consistant à nourrir les pauvres, augmenter votre connaissance de la religion, etc. Éteignez votre télévision et allumer votre vie.


Quatrième idée : Le Temps de faire des dua
Le Ramadan est le mois de faire le dua à Allah. Rasul Allah – sal Allahu alayhi wa sallam – dit : « Il y a trois personnes dont leur dua sera accepté (par Allah) : la personne qui jeûne, celle qui est tyrannisée, et le voyageur. »

Essayez ceci : Faites une liste de tous les buts que vous voulez atteindre dans la vie. Divisez les en sections tels : a) buts personnels ; b) buts spirituels ; c) buts économiques ; et d) buts de contribution. Tous les jours durant le Ramadan, sortez votre liste et faites dua à Allah pour vous accorder le tawfeeq d’accomplir vos buts. Incha Allah, vous atteindrez vos buts avec de l’effort, pendant et après le Ramadan.


Cinquième idée : Le Mois de reconnaissance des parents
Nous avons très bien que nos mères sont celles qui nous réveillent pour le suhoor ; c’était le cas pour moi. Sans son réveille-matin, le petit déjeuner qu’elle préparait si tôt, sa dévotion de réveiller tout le monde, eh bien, nos iftars seraient devenus nos suhoors. Si vous habitez loin de vos parents, vous savez de quoi je parle.
Rappelez-vous le hadith concernant une personne qui n'atteigne pas le Ramadan avec le pardon ? À la fin du hadith, on mentionne qu'il avait trouvé ses parents âgés et ils n'étaient pas un moyen pour lui faire entrer au jannah !
Exprimons clairement à non parents notre amour pour eux et dites, « Merci maman ! Merci papa ! » Occupons-nous d'eux ce mois-ci, et appelons les plus, caressons les un peu plus, et démontrons notre amour un peu plus.


Sixième idée : Heure de pouvoir dans le masjid
Pendant le Ramadan, passez un peu plus de temps dans le masjid. Ceci pourrait être fait après fajr ou après ‘asr. Asseyez-vous, prenez un Coran et rappelez-vous d’Allah. Avec le temps que vous passez dans le masjid, bi idhnillah, votre attachement augmentera. Faites de cela votre heure de pouvoir dans le masjid.


Septième idée : Abandon de mauvaises habitudes
Beaucoup de gens ont de mauvaise habitudes tels que fumer ou ils sont trop dépendants de la télévision. Quand le Ramadan arrive, ils se disent : « Ce mois-ci, je vais m’entraîner à arrêter de fumer ou arrêter de regarder la télévision excessivement. »
Tout le monde a une mauvaise habitude et un péché qu’ils font constamment qu’ils souhaitent arrêter. Prenez le mois du Ramadan comme votre mois d'entraînement à désister de ce péché pour le mois entier. Alors, si Allah vous accorde le tawfeeq d’accomplir ce but pour le mois, continuez à prier à Allah pour vous garder loin de ce péché après le Ramadan.


Huitième idée : Le Partage de cadeaux
Avez-vous déjà remarqué comment une bouteille de parfum à l’air si jolie lorsqu’elle est distribuée par un petit musulman de quatre ans ? Tout le monde aime recevoir un cadeau.
Prenez un pas en avant, puis allez à votre librairie islamique locale et achetez quelques matériels islamiques qui coûtent environ un dollar. Ensuite, distribuez-les à tout le monde qui vient à votre masjid. Bi idhnillah, vous trouverez que pour ce petit effort, les gens apprendront de ce cadeau.


Neuvième idée : Accueillir les Musulmans du Ramadan
C'est vrai que le premier jour du Ramadan, le nombre de musulmans dans le masjid local multiplie considérablement et malheureusement, il est aussi vrai que ce nombre chute le premier jour après le Ramadan. Nous voulons des gens toute l'année !
Un homme vint voir Ibn Abbas pendant qu'il faisait le i'tikaaf dans le masjid et lui implora pour son assistance. Lorsque qu’Ibn Abbas se leva pour aller assister l’homme, les gens l'avertirent qu’il faisait le i'tikaaf. Il leur répondit : « Aider mon frère à remplir son besoin m’est plus cher que faire le i'tikaaf pour 2 mois dans le masjid de Rasul Allah – sal Allahu alayhi wa sallam. »

Essayez ceci : Composez une « équipage de compassion » qui tendront la main à ceux qui disparaissent après le Ramadan. Accordez-les de l’attention supplémentaire est donnez-leur des responsabilités afin qu'ils puissent participer plus dans le masjid. Invitez-les aux iftars spécial où ils seront le centre d'attention.
Avec cette attention et cette responsabilité supplémentaires, bi idhnillah, chaque mois sera le Ramadan pour eux et le masjid sera plein toute l'année.


Dixième idée : Formation de halaqah à la maison
Les familles musulmanes gardent souvent leur adoration pour le masjid, mais pourquoi pas chez eux aussi ? Par exemple, après le taraweeh ou ‘asr, la famille rassemble pour 15 minutes. Il y a beaucoup de choses que vous pourriez faire dans votre halaqah, cependant il est important que vous réserviez du temps pour cela.
Par exemple, chaque membre de la famille pourrait réciter quelques versets du Coran ou un des gosses pourrait lire une histoire des sahabah pour rappeler la famille ou chaque membre de la famille pourrait parler des bénédictions qu'Allah leur a donné ainsi que les biens qu’ils ont dans leur vie, afin qu’il puissent être reconnaissants.
Faites une halaqah de seulement 15 minutes chez vous et pour la famille entière, bi idhnillah, ce sera un jaillissement de eman.



Voici dix idées pour améliorer votre Ramadan :
Première idée : Composer votre siyam
Deuxième idée : Guidons les jeunes
Troisième idée : Le mois d’éteindre la télévision
Quatrième idée : Le temps de faire des dua
Cinquième idée : Le mois de reconnaissance des parents
Sixième idée : Heure de pouvoir dans le masjid
Septième idée : Abandon de mauvaises habitudes
Huitième idée : Le partage de cadeaux
Neuvième idée : Accueillir les musulmans du Ramadan
Dixième idée : Formation de halaqah à la maison



Le passé a témoigné des musulmans qui ont passé leurs nuits du Ramadan éveillé à prier à Allah. Le passé a témoigné des jours où des gens ont été assoiffés, pour plaire à Allah. Ils ont su que cette saison allait passer et ils ont entendu les mots d'Allah « ayyaman ma'doodaat » -
un nombre limité de jours. Ne laissez pas le sable du Ramadan s’écouler.


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la Mort !

07/09/2007 17:32 par momowally

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.




Il était 4 heures du matin lorsque la mort frappa à la porte.
"Qui est-ce?" S'écria l'homme, hébété.
-"Je suis l'ange de la mort. Laisse-moi donc entrer!"
Alors l'homme se mit à trembler, comme pris d'une fièvre subite.
Il cria à sa femme endormie: "ne la laisse pas  prendre ma vie!"

-"S'il vous plaît, Ô Ange de la mort! Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.
Ma famille vit à mes dépens, de grâce,  suspend ton acte ! "
Déjà l'ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
-"Ô mon ami, l'ordre d'Allah ne peut être différé,
Prépares-toi, pour la tombe, c'est pour maintenant ! "

-"Je te couvrirai d'or, mais épargne-moi la tombe sombre."
-"Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le voeu d'Allah?
Viens, souris-moi et ne t'attriste point, sois heureux de revenir vers
Lui !"

-"Ô ange j'ai honte de moi, je n'avais pas le temps de penser à Allah,
Du matin au soir, je faisais ma richesse sans penser  en ce moment.
Aux ordres d'Allah, je n'ai point obéi,
Tout comme jamais, cinq fois par jour, je n'ai prié.
Les "Ramadans" venaient, les "Ramadans" passaient,
Mais toujours sans mon repentir.
Le Hajj (pèlerinage) fut déjà obligatoire sur moi,
Mais de mon argent, je ne voulus point me départir.
La charité, j'ignorais,
Mais l'usure et l'intérêt  m'en accaparaient.
Mes engagements, j'oubliais.
L’administration, je craignais,
De ma foi, j'avais honte.
Le blâme des mécréants m’effrayait.
La détresse de mes frères m’ennuyait.
Les artifices de ce monde m'attiraient.
Les mécréants, j'imitais,
Le champagne et le vin, j'appréciais.
Les femmes m'attiraient.
Malheur sur moi!
Ô ange, accorde-moi donc un sursis."

-"J'ai peur", dit l'ange, "que ce moment soit le dernier de ta vie.
Ne sais-tu pas, qu'à la mort, goûtera chaque âme?
Tu as vécu dans ce monde en négligeant tes parents !
en repoussant le mendiant, affamé ! .
Tes filles chantent et dansent dans les boîtes de nuits !
Tes fils se sont perdus avec des femmes sans vertu ni foi !
Au lieu de procréer des musulmans,
Tu as fait de tes enfants des mécréants.
Riches, mais si pauvres!
tu ignorais L'appel du muezzin,
Tout comme le Coran t'est étranger.
Tes promesses ne furent jamais tenues !
Et ton arme favorite était la calomnie !
tu sous-payais tes employés !
Et tu récoltais le fruit de leur travail !
Tu n'as jamais partagé avec le pauvre ou avec l'orphelin !
Tu fuyais la compagnie des malades."

"-Ô ange de la mort,
Je sais, j'ai honte
Que n'ai-je reçu de ta part ?
Des signes, quelques avertissements,
De cette mort si imminente ! "

-"Âme misérable, le Créateur y a pourvu.
 Donc ne L'insulte Point, Il est parfait !
Mais à Ses signes tu restais sourd et aveugle !
Tes cheveux blancs t'annonçaient le retour...!
Ta vue faiblissante t'annonçait le retour...!
Ta force qui s'étiole t'annonçait le retour...!
Ton échine recourbée t'annonçait le retour...!
Voilà des avertissements suffisants,
Pour des gens qui réfléchissent!
Mais ta préoccupation se confinait à ce monde.
Puisque tu as ignoré le Coran ,
Sache au moins alors, qu'il y était écrit
"Que ce monde n'est qu'un éclair devant l'éternité".
Mais tu as dédaigné les avertissements du Coran, !
Cesse de pleurnicher, O humain!
Vers ton Créateur sera ton retour,
Car ton âme je la prends maintenant !
Le répit m'est interdit ! "

Un cri de l'homme et il s'affaissa sur le sol .
Le corps immobile,le visage éteint.
Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
Son corps ne pouvait plus simplement  s'exprimer
La douleur de l'âme  qu'on arrache est toujours intense !
Quelque fois,La vie, peut nous réserver des surprises, mais jamais la mort.
Car  chacun sait  très bien qu'un jour ,il partira de ce monde en y laissant

toute la richesse ou toute la misère qu'il a emmagasinée !

Mais ,en attendant ce jour si proche ,passons notre temps à poser des actes d'adorations partout oû nous passons,rien que pour voir la face d'Allâh(swt) !

wa salam

Eloge d' ibn äl-arabî äl-tâzî (raa)

06/09/2007 22:11 par momowally

Eloge du ibn äl-arabî äl-tâzî.


"Que non, ne me blâme pas, toi le réprobateur dans l'amour

Certes, mon cœur, dans la passion, a déjà crié

Penses-tu, avec le blâme, me submerger

Bien sûr, mon mal [passion] augmente avec le blâme

M'a plu ce que j'ai vu dans la passion

Je l'ai enduré avec ce par quoi mon foie est cautérisé

Dieu refuse d'effacer de mon cœur l'amour de celui

Que j'ai pris comme favori, parmi les doués de passions

N'est-ce pas que mon cœur ne penche point vers un autre

Je ne me distrais pas, dans l'amour, de lui vers un autre

Je suis endurant dans toute infortune

Mais mon cœur est très ferme dans l'intention

Certainement, je montre ma passion et ma peine

Et point de remède contre la dissimulation de l'amour

Si vous me demandez mon amour et roi

Je vous dirais mon cheikh Tijâni, pas un autre

Il a obtenu une haute station parmi la créature et auprès de Dieu

et mis ses compagnons dans l'aile du Seigneur.

Sa station s’est élevée sur la plus haute pointe

Au point qu’il s’installa au dessus des grades

Et il est la corde solide pour ceux qui s'y cramponnent

et toute personne qui lui vient réalise ses désirs

Lui reconnurent sa grandeur, ses ennemis

et par Allah, celui qui l'incrimine, est dans l'égarement.

Réussirent de lui de jeunes chevaliers, par l'amour

et obtinrent dans l'existence la préséance sur les autres

Apparurent, en toute vérité, au dessus des chaises de la puissance

et le drapeau s'en trouva dans la main d'entre eux

Surtout celui qui devint son meilleur intermédiaire

celui la qui a bu de son verre et de ses secrets

Mouhammad äl-tâzî, celui dont les hauts faits ne se comptent point

et qui s'est envolé et en qui la passion s'est renfermée

Je veux nommer äl-damrâwi de naissance, son aimé

et l'aimé du Prophète (psl) dans la ici et ailleurs (10)

Il avait auprès du Prophète (psl) une haute place

à cause du Tijani celui qui englobe toute la grandeur

Il voyait le Prophète (psl) en songe et en état d'éveil

beaucoup, Oh Dieu, de ce qui est rapporté de sa personne.

Par Dieu, ce qu'il obtint des connaissances

et de la sagesse, le cœur des jaloux s'en trouve cautérisé

Ce que Dieu a fait apparaître chez les hommes de guidée, d'elle

toute branche s'en est trouvée brillante après leur fanation

Et il fut très jeune parmi nous et mais sa puissance

est élevée et au dessus de toute élévation, il s'est installé

Il eut le kachf (11) limpide et ses préoccupations

s'élevèrent à tel point qu'il atteignit tout secret

Il eut le tasrîf (12) facile dans la nature

et son tasrîf , est égal et exceptionnel chez les hommes.

Et il fut, par la vérité par Dieu, un signe

duquel la substance des grandes voies se maintient.

Par la puissance qui réussit par notre Cheikh Tijâni,

Je sollicite de Dieu qu'il nous gratifie tout remède

Qu'il pardonne nos péchés et voile nos défauts

Qu'il nous protège contre les pièges de Satan et de la passion

Qu'il nous ouvre les portes de la féliciter pour toujours

Qu'il protège l'intention de notre cœur dans les deux mondes"