"radi an lahou ane cheikhina
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radi an lahou ane cheikhina
"radi an lahou ane cheikhina
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Les bienfaits du verset du Trône [Ayat al-Kursî]
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| MAROC - 8 juillet 2007 - par PIERRE-FRANÇOIS NAUDÉ | |
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D’habitude, les affiliés de la Tijaniyya, grande confrérie musulmane et soufie (c’est-à-dire centrée sur la spiritualité et l’ésotérisme ), se réunissent dans le calme et la discrétion d’une mosquée pour prier et prononcer les dikr (répétition jusqu’à l’extase de formules liées aux différents noms de Dieu). Ceux qui en ont les moyens partent en pèlerinage à Fès, au Maroc, sur le tombeau de leur guide spirituel : le Cheikh Sidi Ahmed al-Tijani (1737-1815). C’est dans cette ville, qui est à la fois capitale spirituelle et creuset de la culture marocaine, que le roi Mohammed VI a organisé cette année pour la première fois depuis 1985 un vaste forum sur l’avenir et le rôle de la Tijaniya. Du 27 au 30 juin 2007, plus d’un millier de cheikhs, oulémas et étudiants tijanes ont été les invités du royaume chérifien. Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a pris à sa charge tous les frais de l’événement.
L’arrivée des participants à l’hôtel luxueux qui sert de cadre au forum sidère les employés. Car même dans la ville aux 400 mosquées, la vague de blanches djellabas, mêlée de nombreux boubous multicolores, qui submerge le hall d’entrée a de quoi surprendre. L’émotion est totale. Un cheikh nigérian particulièrement vénéré provoque une bousculade d’admirateurs qui veulent le prendre en photo. Il est entouré d’une ceinture de fidèles qui le protègent et chantent à tue-tête : « La ilaha ilallah » (Il n’y a de dieu que Dieu), comme pour minimiser son indécent succès… L’atmosphère, décidément, ne ressemble pas à l’image humble et austère qu’on peut avoir de la Tijaniya. À grand renfort d’éclats de rire et de « Salaam Aleïkoum », les retrouvailles fraternelles correspondent pourtant bien au rôle de passerelle entre le nord et le sud du Sahara que joue la Tijaniyya depuis ses origines. Mais aujourd’hui, celle-ci dépasse largement le cadre de l’Afrique. Elle s’étend au Proche- et au Moyen-Orient, à l’Europe, à l’Asie, et même à l’Amérique du Nord, où beaucoup de musulmans afro-américains y voient le moyen de se rapprocher du continent de leurs ancêtres. Bref, c’est une « communauté » mondialisée, totalisant des dizaines de millions de membres… (environ plus de 300 millions de compagnons Tijânîs sont éparpillés à travers le monde .) Dans le hall, le calme revient peu à peu. Les invités, prévus au nombre de 1000, sont finalement plus du double ! L’organisation est victime de son succès, et une fois les dernières mises au point réglées, le forum peut ouvrir ses portes et les orateurs se multiplient à la tribune. Mais les sujets programmés comme :"le rôle socio-économique de la Tijaniya" ou celui du "Maroc dans les relations interafricaines" ne sont pas réellement abordés. Autre regret, les participantes sont peu nombreuses. Seules deux d’entre elles prennent la parole et encore, pas en arabe. Elles ne sont donc pas comprises par la majorité des arabophones qui ne sont pas munis d’une oreillette de traduction. « Le message des femmes musulmanes mériterait plus d’attention ! », soupire une Cheikha au fond de la salle. Il reste cependant le cœur des propos : l’affirmation d’un islam de paix, tolérant, qui suscite à chaque fois moult « Allahu akbar ! » lancés par quelques-uns et aussitôt repris en cœur par la salle. « Nous devons montrer à la société que l’intégrisme n’est pas une solution», jubile un journaliste marocain. Les principales télés arabes, comme "Al Jazira" ou "Al Arabiya", sont présentes. Donner une visibilité à la Tijaniyya, placée sous le feu des projecteurs médiatiques, apparaît donc comme la principale raison d’être du forum. Ici, on martèle qu’il n’y a qu’une seule « guerre sainte » : "celle que chacun doit mener contre son diable intérieur ! " Une leçon pour tous ! Musulmans ou non ! |
Ancienne Tombe de cheikh Ahmadat'Tijânî(raa) à Fès(Maroc) Cheikh Ahmadat'Tijânî(radialâhu ane- hou !)
Mosquée tijânî de Fès(Maroc)
La nouvelle Tombe du Sceau des Saints
Les oraisons essentielles de la Tariqâtou Tijaniyya ,la Tariqa de la connaissance , sont aux nombres de trois:
- le "LAZIM "(dhikr effectué journalièrement, matin et soir, solitairement à voix basse)
- le "WADHIFA" (dhikr effectué une à deux fois par jour, en groupe, à haute voix)
- le HEÏLALA ou HADRA (dhikr effectué seulement le vendredi entre la prière du 'Asr et le coucher du soleil, en groupe et à haute voix)
Ces trois oraisons correspondent aux trois degrés de la religion qui ont été enseigné par la tradition prophétique :
- LAZIM / " ISLAM " / CHARI'A
- WADHIFA / " IMAN " / TARIQA
- HEILALA / " IHSAN " / HAQIQA
Chacune de ces oraisons a ses particularités mais tous sont axés sur les formules qui tirent leurs sources fondamentales dans le Coran et la Sunna.
Leur évocation est une source de bienfait intarissable tel le Kaouthar (bassin du prophète (saw)) et leur négligence ou abandon est la porte ouverte à tous les malheurs.
Ces trois formules sont :
1) La demande de pardon avec le repentir auprès d'Allah :
Allah dit :
" Ceux qui disent : notre seigneur ! Nous avions cru. Fais-nous rémission de nos pêchés et préserves-nous des tourments du feu !
Les patients, les sincères, les dévots, les généreux et ceux qui implorent le pardon de Dieu dans les dernières heures de la nuit… " (Sourate Imran 3 , versets 16-17)
" Nous n'avons envoyé des messagers que pour qu'ils soient obéi avec la permission d'Allah. Si, lorsqu'ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d'Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux. " (Sourate Les Femmes 4 , verset 64)
" Celui qui fait une mauvaise chose ou se montre injuste envers lui-même, puis demande à Allah de l'absoudre, trouvera Allah Absoluteur et Miséricordieux. " (Sourate 4 Les Femmes, verset 110)
" Allah n'est pas de nature à les soumettre au supplice alors que tu te trouves parmis eux et il n'est pas disposé à les y soumettre alors qu'ils implorent pardon. " (Sourate Le butin 8 , verset 33)
" J'ai donc dit : " Implorez le pardon de votre Seigneur, car il est grand Pardonneur, pour qu'Il vous envoie du ciel, des pluies abondantes, et qu'Il vous accorde beaucoup de biens et d'enfants, et vous donne des jardins et vous donne des rivières. " ( Sourate Noé 71 , versets 10-11-12)
" Ceux qui, lorsqu'ils ont fait une action immorale ou commis une injustice envers eux-même se rappellent Allah et demandent l'absolution de leurs pêchés, qui donc absous les pêchés si ce n'est Allah ? et qui ne persistent pas dans ce qu'ils ont fait en connaissance de cause. " (Sourate Imran 3 , verset 135)
- Le prophète (saw) a dit :
" Ô ! Hommes soumettez-vous à Allah et implorez son pardon, car moi-même j'implore Son pardon 100 fois dans la journée. " ( Muslim)
- Le prophète (saw) a dit :
" Il n'y a pas un serviteur ou une servante qui implore le pardon d'Allah 70 fois dans la journée sans qu'Allah ne lui pardonne 700 péchés. Malheur au serviteur ou à la servante qui commet plus de 700 péchés en un seul jour."
(Baïhaqi et ibn Abi Dounia)
- Selon Anas Ibn Malik t le prophète (saw) a dit :
" Allah dit :
"Ô fils d'Adam ! Tant que tu m'appelles et que tu espères en Moi Je te pardonne tes mauvaises actions, et ne m'en soucie guère. Ô fils d'Adam ! Même si tes péchés touchent le ciel et que tu implores mon Pardon, Je te pardonne et Je ne m'en soucie guère. Ô fils d'Adam ! Si même tu viens avec l'équivalent de la terre en péchés et que tu me rencontres sans que tu ne m'associes rien, Je viendrais à toi avec son équivalent en pardon. " (Tirmidhi)
- D'après Abou Sa'id el Khoudri t le prophète (saw) a dit :
" Satan a déclaré :
" Ô mon Dieu ! Je jure au nom de votre Majesté ! J'induirais vos serviteurs dans l'erreur tant que leur âme n'a pas quitté leur corps "
Il dit :
" Je jure par Ma Puissance et Ma Majesté ! Je ne cesserais de leur pardonner tant qu'ils implorent mon Pardon. " (Ahmed et El Hakem)
- Dans " Targhib el Taleb " il est rapporté que le prophète (saw) a dit :
" Excédez dans la demande de pardon car la demande de pardon dévore les péchés comme le feu dévore le bois et comme la brebis dévore l'herbe, si le livre d'une personne monte au ciel et qu'il ne contient pas de demande de pardon alors il n'aura pas de lumière mais s'il monte en contenant la demande de pardon il aura une lumière éclatante, il n'y a pas un groupe qui s'assoit dans une assemblée de distraction et qui clôture avec la demande de pardon sans que cette assemblée ne soit comptée entièrement comme une assemblée de demande de pardon. "
- Il est rapporté dans le " Kanz " d'après Ibn Chaïba qu'Abou Darda( raa) a dit :
"Bienheureux celui qui trouvera dans son livret un peu de demande de pardon. "
- Abou Hourayra a dit :
" Je n'ai pas vu après le messager d'Allah (saw) quelqu'un dire autant que lui : "Je demande pardon à Allah et je me repens à Lui. " (Ibn 'Asaker et Abou Ya'la)
- Yahya ibn Mou'adh a dit :
" Il n'est pas un connaissant celui qui n'a pas pour objectif le pardon d'Allah. "
- Ibn Wahaba a dit :
" Celui à qui ses péchés sont immense ne recherche pas à atteindre l'agrément mais il recherche le pardon or celui qui a parfait sa connaissance se trouve certainement dans cette station. "
2) la Prière sur le Prophète Muhammad(saw)
:
Allâh(swt) dit :
" Certes, Allah et ses anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez priez sur lui et adressez-lui vos salutations. " (Ahzab 33, verset 56)
- selon Ibn Mas'oud (raa), le messager d'Allah (saw) a dit :
" les gens qui seront le plus digne de ma sollicitude et de mon amour, le jour de la résurrection, seront ceux qui me bénissaient le plus dans ce bas-monde." (Tirmidhi)
- Abou Talha Al Ançari t rapporte :
" Un matin le Messager d'Allah r fut de bonne humeur et la joie se voyait sur son visage.
Ils dirent :
" Ô Messager d'Allah ! Ce matin tu es de bonne humeur et la joie se lit sur ton visage " il dit :
" Effectivement un envoyé est venu vers moi de la part de mon Seigneur, Puissant et Glorieux, et a dit :
- Toute personne de ta communauté qui prie une prière sur toi, Allah lui écrira dix bonnes œuvres, lui effacera dix péchés, l'élèvera de dix degrés et fera de même. " (Ahmed et Nissa-i)
- Il est rapporté dans le " KANZ " par El Khatib qu'Abou Bakr Siddiq t a dit :
" La prière sur le Prophète (saw) détruit les péchés plus que l'eau détruit le feu, le salut sur le Prophète (saw) est meilleur qu'affranchir les esclaves et l'amour du Messager d'Allah est meilleur que d'affranchir les âmes ou de frapper avec le sabre dans la voie d'Allah. "
- L'Imam 'Ali t a dit :
"Quiconque prie sur le Prophète (saw) cent fois le vendredi, viendra le jour de la résurrection avec sur son visage une lumière tellement grande que les gens diront :
- Quelle action faisait celui-là ?" (Baïhaqi)
3) La bonne parole : " Il n'y a de dieu qu'Allâh !"
Allah dit :
" Sache donc qu'en vérité, il n'y a point de divinité à part Allâh.. !"
( Muhammad 47, verset 19)
"Quand on leur disait :
" Point de divinité à part Allah ", ils se gonflaient d'orgueil " ( Les rangés 37, verset 35)
- Selon Abou Sa'id el Khoudri (raa) il a rapporté que le prophète (saw) a dit que le prophète Moussa (kallimoulâhi) a demandé à son Seigneur :
" - Seigneur ! Enseigne-moi une chose pour t'évoquer et t'invoquer.
- Dis : Il n'y a de dieu qu'Allâh.
- Seigneur ! Tous tes serviteurs disent cela.
- Dis : Il n'y a de dieu qu'Allâh.
- Je veux que tu m'accordes une chose personnelle.
- Moussa ! Si les sept cieux et les sept terres étaient sur le plateau d'une balance et " Il n'y a de dieu qu'Allâh " était sur l'autre plateau, " Il n'y a de dieu qu'Allâh " l'emporterait sur eux. " (Nissa-i, Ibn Hibban et El Hakem)
- Selon Anas ibn Malek (raa) le prophète (saw) a dit :
" Celui qui dit :
" Il n'y a de dieu qu'Allah " et qu'il la prolonge, cela lui détruit quatre milles de ses grands péchés. " (Daïlami)
- Selon Talha ibn 'Oubeïdallah le prophète (saw) a dit :
" La meilleure chose que nous avons dites , moi et les prophètes qui étaient avant moi c'est la parole :
" Il n'y a de dieu qu'Allâh " (Malek)
- Qourtoubi (raa)a rapporté que le prophète (saw) a dit :
" L'ange de la mort est venu auprès d'un homme, il a regardé chacun de ses membres et n'a trouvé aucune bonne action, ensuite il a fendu son cœur et il n'a rien trouvé, ensuite il lui a ouvert sa bouche et a trouvé sa langue collée à son palais disant : " Il n'y a de dieu qu'Allah " ;
il a alors dit :
" Le Paradis t'est devenu obligatoire par la parole de la sincérité (c'est-à-dire Il n'y a de dieu qu'Allah) "
- Sahl Toustari (raa)a dit :
"La parole " Il n'y a de dieu qu'Allah " n'a d'autres récompenses que la contemplation du noble Visage d'Allah, tandis que le Paradis est la récompense des œuvres."
Il a dit :
"Si la parole de l'unicité est dite par un mécréant alors les ténèbres de la mécréance s'effacent et la lumière de l'unicité s'affermit dans son cœur et si un croyant l'a dit chaque jour mille fois, a chaque fois qu'il l'a dit, elle lui efface quelque chose, c'est le meilleur dhikr comme l'a dit le prophète (saw), c'est la bonne conduite des adorateurs et le pilier des cheminants, c'est la provision des voyageurs et l'excellence des devanciers. "
Que la paix ,la bénédiction,l'élévation et la prière d'Allâh(swt) soient sur le Saint et le noble Prophète Sayyidina Muhammad(saw) et Que la Grâce et l'agrément d'Allâh(swt) soient sur Cheikh Ahmadat'Tijânî Chérif (raa) et la Faydha Ibrahimiyya !
Allâhumma Amîne yâ rabb !
wa salam
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Il étudia avec le fameux élève de Abû Hanîfa, Abû Yûsuf ensuite il suivit l'enseignement de Ach-Châfi'î et dans un ouvrage il cite la biographie de tous ses chaykhs qui furent plus de cent. « Je n'ai pas laissé plus savant derrière moi que Ahmad ». Il n'a pas écrit de livre, ce sont ses élèves qui prenaient notes et qui ont codifiés ses dires et positions (ainsi que ses réponses). Il a toutefois composé un recueil de hadîth: « Al Musnad » où les ahâdîth sont compilés d'après leur isnad (tous les ahâdîth rapporté par untel sont cités). Cet ouvrage comporte plus ou moins 40000 ahâdîth (ainsi que les interprétions des compagnons les concernant) car il accepte le hadîth mursal « détaché » et le hadîth da'îf sous certaines conditions , cette méthodologie est propre à Ahmad. Cette divergence de méthode entre les savants n'est pas un problème mais plutôt comme le dit Ibn Rajab al « Cette épreuve est pire que la première »), libéré plus tard, il poursuivit son enseignement à Baghdâd sous le règne de "al Wâthiq", mais il fut de nouveau persécuté. Il arrêta alors son enseignement et se cacha durant cinq ans jusqu'au règne du calife "al Mutawakkil" qui mit fin à la persécution et expulsa les savants Mu'tazilites et mit fin officiellement à leur philosophie. Ahmad poursuivit alors son enseignement à Baghdâd jusqu'à sa mort. e. |
Ach-Châfi'î
Sa vie : (150-204H)
D'origine Hachimite dIbn Abdelmutâlib (donc dans la généalogie du Prophète (saw)) d'Ibn al Abbas d'Ibn 'Uthmân d'Ibn Châf'a est né en Palestine à Gaza. Muhammad Ibn Idrîss ach-Châfi'î est né l'année du décès d' Abû Hanîfa (mais il rencontrera ses élèves) et mort en 204 en Egypte.
Sa mère, après le décès de son père ,émigra à la Mecque. Il apprit le Coran en bas-âge et sa mère l'envoya dans la campagne (désert) chez les Banî Hudhayl où il apprit l'arabe pur (il réalisa même un recueil de poème), il fut une des personnes les plus éloquentes en langue arabe.
Il reçut sa première licence à l'âge de 15 ans.
Son avantage par rapport aux autres était sa maîtrise exceptionnelle de l'arabe.
Il étudia le fiqh et le hadîth, ensuite, il reçut sa licence du "Muwatta". Il resta avec Mâlik jusqu'à la mort de ce dernier, ensuite, il étudia alors chez Soufian Ibn 'Uyayna, puis chez Al Fudhayl Ibn 'Iyâdh qui était un muhaddîth mais surtout un grand ascète chez qui Ach-Châfi'î apprit la manière d'être (as-samtu).
Ach-Châfi'î dit :
« J'ai côtoyé 12 ans Mâlik : 10 à étudier et deux à le fréquenter. J'ai regretter de ne l'avoir fréquenté que deux ans, car le savoir j'aurais pu l'avoir de quelqu'un d'autre, mas pas sa manière d'être ».
Ensuite, il partit au Yémen puis à Bagdad ainsi que tout l'Irak où il rencontra Ach-Chaybani de qui il apprit et avec qui il eut des controverses (al munâzarâtu). Il rencontra également Ahmad Ibn Hanbal qui suivra son enseignement (il étudia al Hujja, cité plus bas).
En Iraq, il rassembla le fiqh du Hijâz (malikites) et de l'Iraq (hanafites) pour fonder une nouvelle école, dont il dicta les principes à ses étudiants sous la forme d'un livre intitulé : al Hujja (l'évidence). Ces cours se déroulèrent jusqu'en 195, année, où il émigra en Egypte pour rencontre l'imâm Al Layth malheureusement ce dernier décéda avant son arrivée. Malgré cela Ach-Châfi'î étudia l'école Laythite avec les étudiants d'Al Layth. Il va alors intégrer le fiqh de l'imâm Al Layth à son école et créé une nouvelle école, dont le livre s'appela : "al Umm" (l'essence). Parce qu'il y expose de nouveaux hadîth et des procédés différents du raisonnement légal, il revint sur un certain nombre de positions légales qu'il avait prises en Iraq.
Son enseignement en Iraq fut appelé l'ancienne école (al madh-hab al qadîm) tandis que celui de l'Egypte fut appelé la nouvelle école (al madh-hab al jadîd).
Il fut le fondateur de 'Uçûl al Fiqh ": la méthodologie du droit, qu'il appela : Ar-Risala.
Ibn Khaldun a dit dans sa Muqaddima : « L'attribution de "Uçûl al Fiqh "a Ach-Châfi'î est semblable à l'attribution de la logique à Aristote ».
Ach-Châfi'î disait : « Chaque fois que je me vois avancer dans la science, je me vois plus ignorant !».
Ses principes :
Le Coran, la Sunna, al Ijma', l'opinion individuelle des compagnons, al Qiyas, "al Istiçhab" (l'intérêt général).
Ses élèves :
Ibn Abdalhakam : (mort en 288H), il fut également élève de Mâlik.
Ibn Harmala : (mort en 266).
Ar-Rabi' Ibn Sulayman al Marâdî : (mort 270H), fut connu en tant que narrateur de al Umm (livre de fiqh en six tomes) qu'il transcrivit au cours de la vie de l'imâm Ach-Châfi'î, ainsi que ar-Risâla (Uçûl al Fiqh) et d'autres ouvrages. Ce fut le plus fidèle de ses élèves.
Yûsuf Ibn Yahia al Buwayhî : il succéda à Ach-Châfi'î en tant que principal maître de l'école. Il faut emprisonné et torturé à mort à Baghdâd pour avoir rejeté la philosophie mu'tazilite officiellement reconnue par le califat de l'époque.
Al Muzanî : (mort 273H), il accompagna Ach-Châfi'î tout au long de son séjour en Egypte. Il est connu pour avoir écrit un ouvrage qui rassemble le fiqh de Ach-Châfi'î dans sa totalité. Condensé plus tard sous le titre de Mukhtaçar al Muzanî, il sera l?ouvrage du fiqh le plus lu de cette école.
Notons encore comme élèves de Ach-Châfi'î : Abû Thawr (fondateur de l'école Thawrie) et de Ahmad Ibn Hanbal.
Les croyants qui sont en majorité de l'école châfi'îte
Ils vivent actuellement en Egypte, en Arabie du Sud, au Sri Lanka, en Indonésie, en Malaisie et en Afrique de l'Est (Kenya et Tanzanie) ainsi qu'au Surinam en Amérique du Sud.
"Allâhumma salli `ala Sayyidinâ Muhammad-il fâtihi limâ ughliqa
wal khâtimi limâ sabaqa
nâsiril haqqi bil haqqi
wal hâdy ila siratikal mustaqîm
wa 'ala alihi haqqa qadrihi wa miqdarihi-l-`adhîm."
wa salam
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« Mâlik est mon maître auprès de lui j'ai acquis la science. Et il sera ma preuve devant Dieu. Personne ne mérite ma reconnaissance comme Mâlik et quand on parle des savants, il en est l'étoile ». « Je vis à Médine où il y a un grand nombre de savants qui ont été en contact avec les compagnons et le Prophète (saw). Donc si j'ai un hadîth ahâd et qu'il est contraire à l'agir des gens de Médine, je prend l'avis des gens de Médine ». Cette Source n?est prise en compte que par l'école Malékite. Les autres Sources sont : al istislâh, al maçlahatu al mursala, al 'urf et saddu adh-dharâi' (la fermeture des prétextes) Ils sont venus des quatre coins du monde musulman : de Médine, de l'Irak, de l'Egypte, de l'Iffriqiya (Tunisie plus partie de l'Algérie), de Fès (région) et de l'Andalousie. Tous ont étudiés et maîtrisés le "Muwatta"et sont retournés dans leurs pays pour l'enseigner. Il écrit un livre de "fiqh" malékite célèbre :al Mudawwana. - se laver, -se parfumer, -porter des habits neufs, puis il mettait un turban. Il ne se lassait guère de sa mission . Il arrivait parfois à Médine qu'on posa une question à un des 'ulama de Médine et la réponse était toujours : « Peut-on donner une fatwa alors que ce savant se trouve à Médine ! ». Et malgré sa réputation et sa compétence, il ne donnait son opinion sur une affaire sans qu'il n'en soit sûr. On a rapporté qu'on lui a demandé de donner son avis au sujet de 48 questions, il n'a donné réponse que sur 16, quant aux autres, il dit : « Je ne sais pas !». Il disait toujours que celui qui aura donné tant de réponses, commettra sûrement des erreurs et celui qui se croit apte à répondre à toute question, qu'il soit prêt à s'exposer soit au Paradis soit à l'enfer. Qu'Allâh(swt),l'unique transcendant ! le souverain de la dialectique universelle ! le façonneur inconditionnel des lois chimiques et alchimiques ! nous ouvre les gréniers sacrés de la connaissance spirituelle ! Qu'il nous aide à percevoir les subtilités particulières du monde invisible et cosmique ! Allâhouma Amîne ajma'ine ! wa salam |
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