cheikh Hassan Cissé de Kaolackh et L'ancien sécrétaire général de L'ONU

30/06/2007 20:30 par momowally

  • cheikh Hassan Cissé de Kaolackh et L'ancien sécrétaire général de L'ONU

    cheikh Hassan Cissé de Kaolackh et L'ancien sécrétaire général de L'ONU

    30/06/2007 20:30 par momowally

Imam Hassan CISSE de Médina -Niass(Kaolackh)

30/06/2007 20:26 par momowally

Imam Hassan CISSE

le voici le grand baye a dit "imamahassan est la moitié de mon coeur

le voici le grand 
Il est un petit-fils et un héritier de Cheikh al Islam EHadji
Ibrahima NIASS(raa) affectueusement appelé « Baye NIASS». Mystique et
charismatique, il intervient dans le social et parcourt le monde pour
transmettre le message de l'Islam. Il compte des milliers e talibés,
au Sénégal et à travers le monde, mais reste effacé et n'agit que
sur le compte exclusif de l'Islam et des musulmans. Regard sur un
exemple de guide religieux dont Allah Seul est l'Architecte du
devenir
Dans l'Histoire de l'Islam, Hassane fut le deuxième Imam de
Médine. Et comme lui, Imam Hassane Cissé qui porte le même nom est
le deuxième Imam de Médina Baye, du nom de Médine. Hassane est aussi
le fils de Fatima Zahra, fille du Prophète Mouhamed (PSL). Et comme
lui encore, Imam Hassane Cissé est le fils de Fatima Zahra NIASS,
fille aînée de Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS. Hassane est
également fils de Ali, premier Imam de Médine. De même Imam Hassane
Cissé est le fils de Alioune - nom dérivé de Ali - premier Imam
de médina Baye NIASS. Entre Hassane, petit-fils du prophète (PSL) et
Imam Hassane Cissé s'établit ainsi une coïncidence heureuse
marquée du sceau de la divine providence. Mieux, tous les deux,
malgré la longueur du temps et l'éloignement des saints lieux,
portent un nom prédestiné, Hassane, qui signifie en arabe, le « bon
», le « beau ». Et dans son comportement, son mysticisme, son allure
et son action, tout indique que Imam Hassane Cissé charrie en lui les
vertus sacerdotales de la bonté et de la beauté du geste et de
l'âme.
L'homme est charismatique. L'ésotérisme et la pentagramme lui
confèrent une force mystique. Ses yeux de foudre dégagent un
magnétisme qui hypnotise même l'interlocuteur. De taille moyenne,
il a des épaules et une poitrine assez larges. Une barbe blanche
ornée dune façon particulière son visage vermeil imprégné d'un
soufisme qui l'illumine. Dans son silence qui n'est que
recueillement, il démontre une attitude réservée qui rend compte
d'une permanente méditation. De nature circonspecte, il est doué
dés le bas âge pour la réflexion et la concentration qui le livrent
à des activités spirituelles continues et à la recherche d'un
idéal. Cheikh Baba Lamine NIASS, son oncle avec qui il a vécu sept
ans dans une même chambre, témoigne : « très jeune, il s'était
engagé à aller jusqu'à Sao Paolo » porter le message de
l'Islam.
Aujourd'hui, « Imam» ayant le grade de Amir al Mouminine - guide
des Croyants - il a, grâce à sa dimension mystique à
l'enseignement de son grand-père de Cheikh al Islam El Hadji
Ibrahima NIASS(raa), renoncé à lui-même en faveur d'un absolu retour à
Allah. C'est pourquoi, il est d'une exquise sociabilité et d'un
mysticisme pur qui constituent pour son entourage et ses talibés un
rayon de gaieté et de joie de vivre.
Un héritier de Cheikh al Islam
Lorsque Imam Hassane Cissé entame un discours et une conversation, il
chasse Satan, rend grâce à Allah et salue le Prophète (PSL) comme
pour enseigner que rien ne saurait être réel qui ne soit divin. Dans
une conversation avec lui, l'on découvre qu'il n'est pas
seulement musulman parce qu'il croit, mais surtout par ce qu'il
fait. C'est qu'en réalité, il est un pur produit de Cheikh al
Islam El Hadji Ibrahima NIASS(raa) qui l'a façonné, ayant grandi à son
ombre protectrice et promotrice.
Il fut le premier à lui demander l'autorisation de sortir de Médina
Baye pour aller en Mauritanie en compagnie de son maître coranique,
Ahmad Mahmoud. Ainsi l'accord du Saint Homme ouvrit la voie à
d'autres demandes d'autorisation comme celle de Cheikh Mouhamed
Nazir NIASS avec qui il se rendit en Mauritanie. Mais ce fut une
période difficile. Il se retrouve dans un lieu désertique « sans
eau, ni électricité », « se nourrit de couscous en guise de
déjeuner et de bouillie de mil en guise de dîner », et fait même
plus de 6km à la recherche d'eau avec comme moyen de transport des
ânes. « Je me souviens que quand on rassemblait du bois pour le feu,
des serpents surgissaient », rappelle-t-il. Et de ce dur séjour en
Mauritanie, il tire un enseignement : « on n'accède pas au miel
avant d'avoir subi la piqûre des abeilles ». C'est que ce séjour
en Mauritanie fut une épopée pénible qui rend compte des conditions
douloureuses dans lesquelles il a débuté sa quête de connaissance.
Après deux années de dur labeur, il retourne à Médina Baye auprès
de Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS qui le reprend en charge et
lui assure l'enseignement du Fiqk alors que Cheikh Amadou THIAM lui
apprend la grammaire arabe. Il se familiarise alors avec les grands
ouvrages des soufis et s'initie avec bonheur à l'exégèse du
Coran. Cheikh al Islam le prend sous son aile protectrice et il devient
à la fois son talibé, son confident et son ami. Il le fait voyager :
Ghana, Nigeria, Arabie Saoudite, Irak, Liban, Jérusalem, Caire etc.
C'est au Caire d'ailleurs, à Al Azhar, qu'il obtient sa licence.
« De retour à Médina Baye, je voulais travailler. On avait même à
l'époque mis à ma disposition un salaire de 250 mille ainsi
qu'une résidence et un véhicule », se souvient-il. Mais Cheikh al
Islam El Hadji Ibrahima NIASS lui demande encore « d'aller étudier
l'Anglais » et il s'engagea à en prendre les charges.
Ainsi, il se rend en Angleterre, à Oxford, où il obtient en 1974 sa
Maîtrise en Philosophie. Puis Cheikh al Islam lui exprime une énigme
entre les Etats-Unis et l'Angleterre. « Un Moukhadam nigérian m'a
expliqué l'énigme et je compris alors que je devais me rendre aux
Etats-Unis d'Amérique », dit-il. Et en moins de trois semaines, il
fait l'objet de plusieurs sollicitations d'Américains qui
demandent à être convertis à l'Islam ou sollicitent la formulation
de prières. Il posait ainsi les premiers jalons d'une mission qui
était l'enseignement de Cheikh al Islam et la divulgation de la
pratique de la Tidjianya. De retour en Angleterre, la police d'Etat
dut même débarquer chez lui en raison des nombreux appels
téléphoniques qu'il recevait de partout. C'est cette période
qu'il entame la rédaction de sa thèse de Doctorat de 3ème Cycle.
Mais en 1982, sa mère lui donne l'ordre de retourner au bercail à
cause de l'état de santé de son père. Allah Intervient à l'aube
: à l'heure du wazifa, une femme appelle à sa demeure et
l'informe « qu'elle lui faisait parvenir une somme de trois mille
dollars ». Puis un autre homme fait de même depuis l'Arabie
Saoudite et lui envoie à partir d'un compte de l'USB « une autre
somme de trois mille dollars ». Il compris que Allah intercédait
ainsi pour lui permettre de rejoindre le Sénégal dans les plus brefs
délais. Le 24 mars 1982, il débarque à Médina Baye. Il reçut les
adieux du père qui lui formule des prières puisées dans l'immense
lumière qui irriguait son âme qui s'éteint le 11 avril 1982, date
à laquelle il accède à l'imamat, que Cheikh al Islam El Hadji
Ibrahima NIASS lui avait confié sous forme prophétique, déjà des
années auparavant. Cette séquence lui rappelle aussi les derniers
moments qu'il a vécus avec Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS
d'abord à Paris, puis à Londres. La longue prière que le Saint
Homme lui avait formulée était pour lui un adieu.
En fait, Imam Hassane Cissé est doté d'une force d'intuition qui
lui permet vite de déchiffrer la géographie secrète des âmes avec
qui il entretient une communication permanente. D'ailleurs le premier
jour d'arrivée de Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS à
Londres, il comprit mieux l'imminence de l'extinction de son âme.
« J'ai vécu les derniers instants de sa vie » raconte-t-il. «
Dés que je fus à son chevet, il me fait part d'un rêve : Allah me
donnait deux enfants que je baptisais tous en son nom. Il me dit :
C'est le moment de l'héritage. Alors je compris ». Il écrira
plus tard un ouvrage intitulé : Les derniers jours de Cheikh al Islam
El Hadji Ibrahima NIASS. Aujourd'hui, c'est avec émotion qu'il
rappelle et explique comment, avec dignité, et foi le Saint Homme
affrontait la mort grâce à une âme extatique qui se pâmait
mystérieusement au giron de Allah (SWT).
Sur les sentiers de l'Universel
Intellectuel, polyglotte, conférencier, philosophe, exégète et
pasteur, Imam Hassane est très impliqué dans le secteur de
l'éducation, de la santé, de l'environnement. Personnalité
intuitive, compréhensive et de nature charitable, il possède des
connaissances mystiques qui font de lui un être recherché pour son
savoir. Pour son oncle Baba Lamine NIASS qui le connaît bien, « il
incarne des vertus qui reflètent les nobles sources de son âme ».
Il est entreprenant et se caractérise par son goût de
l'organisation et son amour du mouvement. Il voyage beaucoup parce
que, universaliste et explorateur, il est attiré par les pays
inexplorés et sait que sa mission, prophétisée par Cheikh Al Islam
El Hadji Ibrahima NIASS, est d'aller au-delà même de l'Atlantique
et l'océan indien, porter la parole d'Allah, le message du
prophète et la voie de la Tidjanya. Il a fait presque tous les pays de
la planète où il compte des disciples. Dans sa demeure, considérée
comme un lieu de service social, toutes les races défilent. Sa grande
noblesse, l'immensité de ses connaissances mystiques et sa vaste
érudition lui ont fait accéder à de hauts lieux où il connaît
l'accroissement de son prestige et de sa gloire, Baba Lamine explique
: «  Ce n'est pas un hasard. C'est le fruit d'un dévouement et
d'un travail infatigable. Il mérite bien son statut dans le monde
». D'ailleurs, il a rencontré les plus grands leaders historiques
du monde, d'abord grâce à l'intercession de Cheikh Al Islam El
Hadji Ibrahima NIASS dont les talibés se trouvent non seulement
partout en Afrique mais aussi en Asie et en Amérique Latine, ensuite
grâce à ses dons de diplomate et de son Savoir. Il a ses entrées
dans les institutions américaines comme il en a dans d'autres
grandes puissances. Dans son carnet d'adresses, les noms de hautes
personnalités d'Afrique et d'ailleurs occupent les premières
pages. Et l'album de photos que détiennent ses talibés rend compte
de son prestigieux cercle de connaissance : Koffi ANAN, Chefs d'Etats
africains, princes du Golf, etc.
Lorsque Nasser le sollicitait, il avait opposé une réticence parce
que refusant tout engagement politique. Le Raïs égyptien le convainc
: «  Ce n'est pas pour faire de la politique. Les politiques ont
échoué. Il faut maintenant s'appuyer par la fraternité islamique
», lui avait-il dit. Ses relations avec John KUFOR sont connues et il
est devenu le Conseiller spécial en Affaires islamiques du
Vice-président du Ghana.
En toute modestie, il explique : « ce n'est pas quelque que nous
avons cherché. Nous croyons que c'est le travail que nous avons fait
pour l'Islam en suivant les traces Cheikh Al Islam qu'on nous
ouvert les portes pour les personnalités politiques et civiles du
monde ». Puis, il précise : « Cheikh Al Islam a eu des relations
étroites avec De Gaulle, Shu En Laï, Sékou Touré, Daouda Diawara,
Nasser, Bourguiba, Yacouba Gowon, Kwamé Krumah, Boumedienne, etc. ».
Il rappelle des dizaines d'organisations islamiques dont Cheikh Al
Islam était membre et rappelle les conversions faites à travers
l'Afrique comme au Ghana « où lors d'un voyage, il a converti 8
000 personnes à l'Islam ». « C'est même codifié dans les
bibliothèques britanniques », précise-t-il encore en toute modestie.
Aujourd'hui, Imam Hassane Cissé explore le monde. Il a crée une
ONG, African American Islamic Institute, où de jeunes américains,
nigérians, ghanéens, mauritaniens, etc. sont formés aux sciences
islamiques. Il a construit une clinique, Shifâ Al Asqam, avec la
collaboration de l'UNICEF. Aussi, membre de plusieurs ONG, il mène
des œuvres caritatives en direction des handicapés et des
nécessiteux. Par son action, il apporte une vision du monde dominée
par la foi et la solidarité jusque dans les actes quotidiens. « Il
faudrait bien que les pouvoirs publics aient une pensée pour le monde
rural et les pauvres et qu'ils agissent en conséquences », dit-il
dans un élan de générosité empreint de franchise. Pour lui, «
l'être humain est un don d'Allah qu'Il a Lui a même crée mieux
que tout autre créature. Investir en l'Homme, c'est donc investir
en Allah ». C'est pourquoi de nombreux jeunes relèvent de son
obédience et il les entretient de façon permanente de l'Islam, du
prophète et des enseignements de Cheikh Al Islam. Son propos est
toujours ponctué de références au Coran, au Prophète et à Cheikh
Al Islam El Hadji Ibrahima NIASS.
Cà et là, il distribue des médicaments, des chaises roulantes, de la
nourriture et même de l'argent, « s'il en a à ceux qui le
sollicite ». La situation politique l'amène à appeler «  à la
retenue et au respect de l'autre ». Si on lui demande son penchant
politique, il affirme : « je suis du côté de ceux qui aident
l'Islam et soutiennent l'éducation et la santé. Je suis toujours
reconnaissant à ceux qui apportent une assistance à l'Institut et
à l'hôpital que j'ai mis sur pied ». Avec sérénité, fermeté
et conviction, il précise : « je suis un serviteur de l'Islam et
des musulmans ». Et ainsi, la solidarité islamique reste son
obsession.
Il a fondé Kossi Atlanta, au cœur du Saloum, Atlanta en souvenir du
pacte lié avec cette ville et des nombreux américains qui y sont
originaires et qui s'y rendent et y logent. Il a réussi à
l'équiper d'une mosquée, d'un forage et d'un réseau
d'électrification. Cette cité est aussi à côté d'une autre du
même nom où logeaient Cheikh Al Islam et son père Cheikh Alioune
CISSE. Très jeune, il y a même dirigé une prière devant celui-ci et
devant même son père. Et parce qu'il a reçu l'onction mystique
de Cheikh Al Islam, il occupe aujourd'hui le Minebar de Médina BAYE.
Intellectuel méthodique et ouvert à toutes les questions religieuses,
éducateur fécond doté d'un sens de l'humour et d'un entrain
qui séduit, il déteste le « mensonge et l'inconstance » et est
naturellement animé d'un désir de paix et de tranquillité. Sa vie
n'est pas de tout repos : « je suis serviteur de l'Islam et des
musulmans », répète-t-il encore. Enthousiaste devant tout ce qui
relève de l'Islam, il se caractérise par une débordante activité
«  pour la cause de l'Islam » et entretient de « fraternelles
relations » dans toutes les « maisons religieuses » du Sénégal.
Ses plus beaux souvenirs sont les moments vécus dans l'intimité de
Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima NIASS et l'éducation multiforme
reçue auprès de lui, lui sert de pilori. Mais son plus douloureux
souvenir est le jour de l'extinction de celui-ci. « Je n'ai pas
connu une douleur plus pénible que celle que j'ai connue ce jour-là
» dit-il avec émotion.  Et de ce Saint-homme il a appris a être
patient, optimiste et de nature idéaliste.
Au Sénégal comme ailleurs, il est devenu une personnalité imposante
que les talibés Niassène vénèrent au plus haut point. Il reste un
guide dynamique et diplomate qui utilise toujours un « nous » de
modestie même s'exprimant en wolof. Et lorsqu'il prend congé de
son hôte, il chasse encore Satan, rend grâce à Allah, salue le
Prophète et formule une prière affectueuse qui intègre à une
adoration universelle.

 

victor hugo chante le prophete "demb moy téy"

Le 04/11/2006 à 14:01

demb mooy téy vous voulai voire le prophéte "psl" le voici "kan le parfai marche je marche avec..." al KAWNU

demb mooy téy 

Certains l'appellent Mahomet. Mais son nom est Muhammad.
Fondateur d'un culte monothéiste. Souverain magnanime et juste.
Son souvenir est vivant dans toutes les mosquées, dans les coeurs des
musulmans.
Treize années d'enseignement dans la Mecque hostile sans fléchir.
Dix années à Médine pour organiser les siens sans répit...
Les biographes du prophète de l'Islam ne se comptent plus.
Sa vie séduit ceux qui l'étudient. Ses paroles et actes sont
l'objet d'études universitaires.
L'anniversaire de sa naissance, le Mawlid Nabawi, est célébré en
ce 14 mai.
Certains musulmans résistent encore à cette tradition tentante.
Il est vrai que le prophète n'a pas fêté son anniversaire.
Mais l'occasion est bien trop belle pour évoquer celui que Georges
Bernard Shaw a reconnu :
l'Homme le plus grand de tous les temps !
Une fois n'est pas coutume, pour ce Mawlid Nabawi, la parole est à
VICTOR HUGO, dans un hommage à celui qu'il nomme Mahomet.

L'AN NEUF DE L'HEGIRE
Comme s'il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu'il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu'il était chamelier.
Il semblait avoir vu l'Eden, l'âge de d'amour,
Les temps antérieurs, l'ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l'œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d'une amphore d'argent,
L'air d'un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l'un affirmer, l'autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d'une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s'occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s'asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu'autrui les jours de jeûne,
Quoiqu'il perdît sa force et qu'il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : " Je touche à mon aube dernière.
Il n'est pas d'autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. "
Et son œil, voilé d'ombre, avait ce morne ennui
D'un vieux aigle forcé d'abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l'étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s'écria, se tournant vers la foule ;
" Peuple, le jour s'éteint, l'homme passe et s'écroule ;
La poussière et la nuit, c'est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l'aveugle et suis l'ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. "
Un cheikh lui dit : " o chef des vrais croyants ! le monde,
Sitôt qu'il t'entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. "
Lui, reprit : " Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L'heure arrive. Ecoutez. Si j'ai de l'un de vous
Mal parlé, qu'il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu'il m'insulte et m'outrage avant que je m'échappe ;
Si j'ai frappé quelqu'un, que celui-là me frappe. "
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d'un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : " Dieu t'assiste ! "
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : " voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d'Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J'ai complété d'Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l'aube pour précurseur.
Jésus m'a précédé, mais il n'est pas la Cause.
Il est né d'une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu'un limon par les vices noirci ;
J'ai de tous les péchés subi l'approche étrange ;
Ma chair a plus d'affront qu'un chemin n'a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l'obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu'à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l'immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l'homme d'en haut, tantôt l'homme d'en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n'empêche pas que je n'aie, ô croyants !
Tenu tête dans l'ombre au x Anges effrayants
Qui voudraient replonger l'homme dans les ténèbres ;
J'ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j'ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu'un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : " laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu'ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m'attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! " C'est ainsi
Qu'après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j'ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m'avez dans l'épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l'aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l'aube éclore ;
Peuple, n'en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l'ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l'homme sombre. "
Il ajouta ; " Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d'avec l'abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n'est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L'enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n'aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d'or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d'une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu'une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. "
Il s'arrêta donnant audience à l'espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
" O vivants ! Je répète à tous que voici l'heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m'ont connu,
Et que, si j'ai des torts, on me crache aux visages. "
La foule s'écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d'Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu'il paya,
Disant : " Mieux vaut payer ici que dans la tombe. "
L'œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l'aube arriver ;
" Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. "
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu'Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l'on pleurait pendant qu'il priait de la sorte.
Et l'Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu'on lui permît d'entrer.
" Qu'il entre. " On vit alors son regard s'éclairer
De la même clarté qu'au jour de sa naissance ;
Et l'Ange lui dit : " Dieu désire ta présence.
- Bien ", dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.
Victor Hugo, le 15 janvier 1858.

 


Imam Hassan CISSE de Médina -Niass (Kaolackh-Sénégal)

30/06/2007 20:25 par momowally

Imam Hassan CISSE

le voici le grand baye a dit "imamahassan est la moitié de mon coeur

baye a dit "imamahassan est la moitié de mon coeur 
Il est un petit-fils et un héritier de Cheikh al Islam El Hadji
Ibrahima NIASS(raa) ,de kaolakh,       affectueusement appelé « Baye NIASS».                       Mystique et charismatique, il intervient dans le social et parcourt le monde pour transmettre le message de l'Islam. Il compte des milliers de talibés,
au Sénégal et à travers le monde, mais reste effacé et n'agit que
sur le compte exclusif de l'Islam et des musulmans. Le petit fils de Sidi Bar-Hamou est un
exemple de guide religieux dont Allâh(swt) Seul est l'Architecte .
Dans l'Histoire de l'Islam,  Hassane (Petit-fils du Saint prophète Muhammad(saw) fut le deuxième Imam de
Médina(Arabie Saudite). Tout comme lui, l'Imam Hassane Cissé qui porte le même nom que lui est aussi
le deuxième Imam de Médina- Baye(Kaolackh-sénégal), du nom de Médine. Hassane,
 fils de Fatima Zahra, fille du Prophète Mouhamed (saw). Et comme
lui encore,l' Imam Hassane Cissé est le fils de Fatima Zahra NIASS,
fille aînée de Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS(raa). Hassane(petit-fils du prophète(saw) ) est
également fils de Ali Boune kattab(raa), premier Imam de Médine(Arabie). De même Imam Hassane
Cissé est le fils de Alioune ( nom dérivé de Ali)  premier Imam
de médina Baye NIASS.               Entre Hassane( petit-fils du prophète (PSL) ) et
Imam Hassane Cissé de Médina-Baye s'établit ainsi une coïncidence heureuse
marquée du sceau de la divine providence. Mieux, tous les deux,
malgré la longueur du temps et l'éloignement des saints lieux,
portent un nom prédestiné . Hassane  signifie (en arabe): le « bon
», le « beau ». Et dans son comportement, son mysticisme, son allure
et son action, tout indique que Imam Hassane Cissé charrie en lui les
vertus sacerdotales de la bonté et de la beauté du geste et de
l'âme.
L'homme est charismatique. L'ésotérisme et la pentagramme lui
confèrent une force mystique. Ses yeux de foudre dégagent un
magnétisme qui hypnotise même l'interlocuteur
. De taille moyenne,
il a des épaules et une poitrine assez larges. Une barbe blanche
ornée dune façon particulière son visage vermeil imprégné d'un
soufisme qui l'illumine. Dans son silence qui n'est que
recueillement, il démontre une attitude réservée qui rend compte
d'une permanente méditation
. De nature circonspecte, il est doué
dés le bas âge pour la réflexion et la concentration qui le livrent
à des activités spirituelles continues et à la recherche d'un
idéal. Cheikh Baba Lamine NIASS, son oncle avec qui il a vécu sept
ans dans une même chambre, témoigne : « très jeune, il s'était
engagé à aller jusqu'à Sao Paolo » porter le message de
l'Islam.
Aujourd'hui, « Imam» ayant le grade de Amir al Mouminine ( guide
des Croyants ) il a, grâce à sa dimension mystique à
l'enseignement de son grand-père de Cheikh al Islam El Hadji
Ibrahima NIASS(raa), renoncé à lui-même en faveur d'un absolu retour à
Allâh(swt)
. C'est pourquoi, il est d'une exquise sociabilité et d'un
mysticisme pur qui constituent pour son entourage et ses talibés un
rayon de gaieté et de joie de vivre.
Un héritier de Cheikh al Islam :
Lorsque Imam Hassane Cissé entame un discours et une conversation, il
chasse Satan, rend grâce à Allâh(swt) et salue le Prophète (saw) comme
pour enseigner que rien ne saurait être réel qui ne soit divin. Dans
une conversation avec lui, l'on découvre qu'il n'est pas
seulement musulman parce qu'il croit, mais surtout par ce qu'il
fait
. C'est qu'en réalité, il est un pur produit de Cheikh al
Islam El Hadji Ibrahima NIASS(raa) qui l'a façonné, ayant grandi sous son
ombre protectrice et promotrice.
Il fut le premier à lui demander l'autorisation de sortir de Médina
Baye pour aller en Mauritanie en compagnie de son maître coranique,
Ahmad Mahmoud. Ainsi l'accord du Saint Homme ouvrit la voie à
d'autres demandes d'autorisation comme celle de Cheikh Mouhamed
Nazir NIASS
avec qui il se rendit en Mauritanie. Mais ce fut une
période difficile. Il se retrouve dans un lieu désertique « sans
eau, ni électricité », « se nourrit de couscous en guise de
déjeuner et de bouillie de mil en guise de dîner », et fait même
plus de 6km à la recherche d'eau avec comme moyen de transport des
ânes. « Je me souviens que quand on rassemblait du bois pour le feu,
des serpents surgissaient
», rappelle-t-il. Et de ce dur séjour en
Mauritanie, il tire un enseignement : « on n'accède pas au miel
avant d'avoir subi la piqûre des abeilles ». C'est que ce séjour
en Mauritanie fut une épopée pénible qui rend compte des conditions
douloureuses dans lesquelles il a débuté sa quête de connaissance.
Après deux années de dur labeur, il retourne à Médina Baye auprès
de Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS(raa) qui le reprend en charge et
lui assure l'enseignement du Fiqk alors que Cheikh Amadou THIAM lui
apprend la grammaire arabe. Il se familiarise alors avec les grands
ouvrages des soufis et s'initie avec bonheur à l'exégèse du
Coran. Cheikh al Islam le prend sous son aile protectrice et il devient
à la fois son talibé, son confident et son ami. Il le fait voyager :
Ghana, Nigeria, Arabie Saoudite, Irak, Liban, Jérusalem, Caire etc.
C'est au Caire d'ailleurs, à Al Azhar
, qu'il obtient sa licence.
« De retour à Médina Baye, je voulais travailler. On avait même à
l'époque mis à ma disposition un salaire de 250 mille francs cfa ainsi
qu'une résidence et un véhicule », se souvient-il. Mais Cheikh al
Islam El Hadji Ibrahima NIASS(raa) lui demande encore « d'aller étudier
l'Anglais » et il s'engagea à en prendre les charges.
Ainsi, il se rend en Angleterre, à Oxford, où il obtient en 1974 sa
Maîtrise en Philosophie. Puis Cheikh al Islam(raa) lui exprime une énigme
entre les Etats-Unis et l'Angleterre. « Un Moukhadam nigérian m'a
expliqué l'énigme et je compris alors que je devais me rendre aux
Etats-Unis d'Amérique
», dit-il. Et en moins de trois semaines, il
fait l'objet de plusieurs sollicitations d'Américains qui
demandent à être convertis à l'Islam ou sollicitent la formulation
de prières. Il posait ainsi les premiers jalons d'une mission qui
était l'enseignement de Cheikh al Islam et la divulgation de la
pratique de la Tidjianya. De retour en Angleterre, la police d'Etat
dut même débarquer chez lui en raison des nombreux appels
téléphoniques qu'il recevait de partout. C'est pendant cette période
qu'il entame la rédaction de sa thèse de Doctorat de 3ème Cycle.
Mais en 1982, sa mère lui donne l'ordre de retourner au bercail à
cause de l'état de santé de son père. Allâ(raa)h Intervient à l'aube
: à l'heure du wazifa,
une femme appelle à sa demeure et
l'informe « qu'elle lui faisait parvenir une somme de trois mille
dollars ». Puis un autre homme fait de même depuis l'Arabie
Saoudite et lui envoie à partir d'un compte de l'USB « une autre
somme de trois mille dollars ». Il compris que Allâh(swt) intercédait
ainsi pour lui permettre de rejoindre le Sénégal dans les plus brefs
délais. Le 24 mars 1982, il débarque à Médina Baye. Il reçut les
adieux du père qui lui formule des prières puisées dans l'immense
lumière qui irriguait son âme qui s'éteint le 11 avril 1982, date
à laquelle il accède à l'imamat, que Cheikh al Islam El Hadji
Ibrahima NIASS(raa) lui avait confié sous forme prophétique, déjà des
années auparavant. Cette séquence lui rappelle aussi les derniers
moments qu'il a vécus avec Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS(raa)
d'abord à Paris, puis à Londres. La longue prière que le Saint
Homme lui avait formulée était pour lui un adieu.
En fait, Imam Hassane Cissé est doté d'une force d'intuition qui
lui permet vite de déchiffrer la géographie secrète des âmes avec
qui il entretient une communication permanente
. D'ailleurs le premier
jour de l'arrivée de Cheikh al Islam El Hadji Ibrahima NIASS(raa) à
Londres, il comprit mieux l'imminence de l'extinction de son âme.
« J'ai vécu les derniers instants de sa vie » raconte-t-il. «
Dés que je fus à son chevet, il me fait part d'un rêve : Allâh(swt) me
donnait deux enfants que je baptisais tous en son nom. Il me dit :
C'est le moment de l'héritage. Alors je compris ». Il écrira
plus tard un ouvrage intitulé : "Les derniers jours de Cheikh al Islam
El Hadji Ibrahima NIASS"
. Aujourd'hui, c'est avec émotion qu'il
rappelle et explique comment, avec dignité, et foi le Saint Homme
affrontait la mort grâce à une âme extatique qui se pâmait
mystérieusement au giron d' Allâh (SWT).
Sur les sentiers de l'Universel
Intellectuel, polyglotte, conférencier, philosophe, exégète et pasteur,l'Imam Hassane Cissé est très impliqué dans le secteur de
l'éducation, de la santé, de l'environnement. Personnalité
intuitive, compréhensive et de nature charitable, il possède des
connaissances mystiques qui font de lui un être recherché pour son
savoir
. Pour son oncle Baba Lamine NIASS qui le connaît bien, « il
incarne des vertus qui reflètent les nobles sources de son âme
».
Il est entreprenant et se caractérise par son goût de
l'organisation et son amour du mouvement. Il voyage beaucoup parce
que, universaliste et explorateur, il est attiré par les pays
inexplorés et sait que sa mission, prophétisée par Cheikh Al Islam
El Hadji Ibrahima NIASS(raa), est d'aller au-delà même de l'Atlantique
et l'océan indien, porter la parole d'Allâh(swt), le message du
prophète(saw) et la voie de la Tidjanya. Il a fait presque tous les pays de
la planète où il compte des disciples. Dans sa demeure, considérée
comme un lieu de service social, toutes les races y défilent. Sa grande
noblesse, l'immensité de ses connaissances mystiques et sa vaste
érudition lui ont fait accéder à de hauts lieux où il connaît
l'accroissement de son prestige et de sa gloire, Baba Lamine explique
: «  Ce n'est pas un hasard. C'est le fruit d'un dévouement et
d'un travail infatigable. Il mérite bien son statut dans le monde
». D'ailleurs, il a rencontré les plus grands leaders de l'histore
de ce monde, d'abord grâce à l'intercession de Cheikh Al Islam El
Hadji Ibrahima NIASS(raa) dont les talibés se trouvent non seulement
partout en Afrique mais aussi en Asie et en Amérique Latine, ensuite
grâce à ses dons de diplomate et de son Savoir. Il a ses entrées
dans les institutions américaines comme il en a dans d'autres
grands pays. Dans son carnet d'adresses, les noms de hautes
personnalités d'Afrique et d'ailleurs occupent les premières
pages. Et les album  photos que tiennent ses talibés rendent compte
de son prestigieux cercle de connaissance : Koffi ANAN, Chefs d'Etats
africains, Princes du Golf, etc.
Lorsque Nasser le sollicitait, il avait opposé une réticence parce
que refusant tout engagement politique. Le Raïs égyptien le convainc
: «  Ce n'est pas pour faire de la politique. Les politiques ont
échoué. Il faut maintenant s'appuyer sur la fraternité islamique
», lui avait-il dit. Ses relations avec John KUFOR sont connues et il
est devenu le Conseiller spécial en Affaires islamiques du
Vice-président du Ghana
.
En toute modestie, il explique : « ce n'est pas quelque chose que nous
avons cherchée. Nous croyons que c'est le travail que nous avons fait
pour l'Islam en suivant les traces Cheikh Al Islam(raa) qui nous
ouvert les portes des personnalités politiques et civiles de ce
monde ». Puis, il précise : « Cheikh Al Islam(raa) a eu des relations
étroites avec De Gaulle, Shu En Laï, Sékou Touré, Daouda Diawara,
Nasser, Bourguiba, Yacouba Gowon, Kwamé Krumah, Boumédienne
, etc. ».
Il rappelle des dizaines d'organisations islamiques dont Cheikh Al
Islam(raa) était membre et rappelle les conversions faites à travers
l'Afrique comme au Ghana « où lors d'un voyage,                                                           il a converti  8000 personnes à l'Islam ». « C'est même codifié dans les
bibliothèques britanniques », précise-t-il encore en toute modestie.
Aujourd'hui, Imam Hassane Cissé explore le monde. Il a crée une
ONG, African American Islamic Institute, où de jeunes américains,
nigérians, ghanéens, mauritaniens, etc. sont formés aux sciences
islamiques. Il a construit une clinique, Shifâ Al Asqam, avec la
collaboration de l'UNICEF. Aussi, membre de plusieurs ONG, il mène
des œuvres caritatives en direction des handicapés et des
nécessiteux. Par son action, il apporte une vision du monde dominée
par la foi et la solidarité jusque dans les actes quotidiens. « Il
faudrait bien que les pouvoirs publics aient une pensée pour le monde
rural et les pauvres et qu'ils agissent en conséquences », dit-il
dans un élan de générosité empreint de franchise. Pour lui, «
l'être humain est un don d'Allâh(swt) qu'Il a Lui a même crée mieux
que tout autre créature. Investir en l'Homme, c'est donc investir
en Allah ». C'est pourquoi de nombreux jeunes relèvent de son
obédience et il les entretient de façon permanente de l'Islam, du
prophète et des enseignements de Cheikh Al Islam. Son propos est
toujours ponctué de références au Coran, au Prophète(saw) et à Cheikh
Al Islam El Hadji Ibrahima NIASS(raa).
Cà et là, il distribue des médicaments, des chaises roulantes, de la
nourriture et même de l'argent, « s'il en a à ceux qui le
sollicite ». La situation politique l'amène à appeler «  à la
retenue et au respect de l'autre ». Si on lui demande son penchant
politique, il affirme : « je suis du côté de ceux qui aident
l'Islam et soutiennent l'éducation et la santé. Je suis toujours
reconnaissant à ceux qui apportent une assistance à l'Institut et
à l'hôpital que j'ai mis sur pied ». Avec sérénité, fermeté
et conviction, il précise : « je suis un serviteur de l'Islam et
des musulmans ». Et ainsi, la solidarité islamique reste son
obsession.
Il a fondé Kossi Atlanta, au cœur du Saloum, Atlanta en souvenir du
pacte lié avec cette ville et des nombreux américains qui y sont
originaires et qui s'y rendent et y logent. Il a réussi à
l'équiper d'une mosquée, d'un forage et d'un réseau
d'électrification
. Cette cité est aussi à côté d'une autre du
même nom où logeaient Cheikh Al Islam et son père Cheikh Alioune
CISSE(raa). Très jeune, il y a même dirigé une prière devant celui-ci et
devant même son père. Et parce qu'il a reçu l'onction mystique
de Cheikh Al Islam(raa), il occupe aujourd'hui le Minebar de Médina BAYE.
Intellectuel méthodique et ouvert à toutes les questions religieuses,
éducateur fécond doté d'un sens de l'humour et d'un entrain
qui séduit, il déteste le « mensonge et l'inconstance » et est
naturellement animé d'un désir de paix et de tranquillité. Sa vie
n'est pas de tout repos : « je suis serviteur de l'Islam et des
musulmans », répète-t-il encore. Enthousiaste devant tout ce qui
relève de l'Islam, il se caractérise par une débordante activité
«  pour la cause de l'Islam » et entretient de « fraternelles
relations » dans toutes les « maisons religieuses » du Sénégal.
Ses plus beaux souvenirs sont les moments vécus dans l'intimité de
Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima NIASS(raa) et l'éducation multiforme
reçue auprès de lui, lui sert de pilori. Mais son plus douloureux
souvenir est le jour de l'extinction de celui-ci. « Je n'ai pas
connu une douleur plus pénible que celle que j'ai connue ce jour-là !
» dit-il avec émotion.  Et de ce Saint-homme il a appris a être
patient, optimiste et de nature idéaliste
.
Au Sénégal comme ailleurs, il est devenu une personnalité imposante
que les talibés Niassène vénèrent au plus haut
point. Il reste un
guide dynamique et diplomate qui utilise toujours un « nous » de
modestie même s'exprimant en wolof. Et lorsqu'il prend congé de
son hôte, il chasse encore Satan, rend grâce à Allâh(swt), salue le
Prophète(saw) et formule une prière affectueuse qui intègre à une
adoration universelle.
 

victor hugo chante le prophète Sayyidina Muhammad(saw) !

demb mooy téy vous voulai voire le prophéte "psl" le voici "kan le parfai marche je marche avec..." al KAWNU

 

Certains l'appellent Mahomet. Mais son nom est Muhammad.
Fondateur d'un culte monothéiste. Souverain magnanime et juste.
Son souvenir est vivant dans toutes les mosquées, dans les coeurs des
musulmans.
Treize années d'enseignement dans la Mecque hostile sans fléchir.
Dix années à Médine pour organiser les siens sans répit...
Les biographes du prophète de l'Islam ne se comptent plus.
Sa vie séduit ceux qui l'étudient. Ses paroles et actes sont
l'objet d'études universitaires.
L'anniversaire de sa naissance, le Mawlid Nabawi, est célébré en
ce 14 mai.
Certains musulmans résistent encore à cette tradition tentante.
Il est vrai que le prophète n'a pas fêté son anniversaire.
Mais l'occasion est bien trop belle pour évoquer celui que Georges
Bernard Shaw a reconnu :
l'Homme le plus grand de tous les temps !
Une fois n'est pas coutume, pour ce Mawlid Nabawi, la parole est à
VICTOR HUGO, dans un hommage à celui qu'il nomme Mahomet(saw).

L'AN NEUF DE L'HEGIRE
Comme s'il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu'il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu'il était chamelier.
Il semblait avoir vu l'Eden, l'âge de d'amour,
Les temps antérieurs, l'ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l'œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d'une amphore d'argent,
L'air d'un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l'un affirmer, l'autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d'une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s'occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s'asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu'autrui les jours de jeûne,
Quoiqu'il perdît sa force et qu'il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : " Je touche à mon aube dernière.
Il n'est pas d'autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. "
Et son œil, voilé d'ombre, avait ce morne ennui
D'un vieux aigle forcé d'abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l'étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s'écria, se tournant vers la foule ;
" Peuple, le jour s'éteint, l'homme passe et s'écroule ;
La poussière et la nuit, c'est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l'aveugle et suis l'ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. "
Un cheikh lui dit : " o chef des vrais croyants ! le monde,
Sitôt qu'il t'entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. "
Lui, reprit : " Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L'heure arrive. Ecoutez. Si j'ai de l'un de vous
Mal parlé, qu'il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu'il m'insulte et m'outrage avant que je m'échappe ;
Si j'ai frappé quelqu'un, que celui-là me frappe. "
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d'un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : " Dieu t'assiste ! "
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : " voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d'Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J'ai complété d'Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l'aube pour précurseur.
Jésus m'a précédé, mais il n'est pas la Cause.
Il est né d'une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu'un limon par les vices noirci ;
J'ai de tous les péchés subi l'approche étrange ;
Ma chair a plus d'affront qu'un chemin n'a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l'obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu'à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l'immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l'homme d'en haut, tantôt l'homme d'en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n'empêche pas que je n'aie, ô croyants !
Tenu tête dans l'ombre au x Anges effrayants
Qui voudraient replonger l'homme dans les ténèbres ;
J'ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j'ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu'un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : " laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu'ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m'attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! " C'est ainsi
Qu'après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j'ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m'avez dans l'épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l'aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l'aube éclore ;
Peuple, n'en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l'ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l'homme sombre. "
Il ajouta ; " Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d'avec l'abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n'est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L'enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n'aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d'or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d'une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu'une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. "
Il s'arrêta donnant audience à l'espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
" O vivants ! Je répète à tous que voici l'heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m'ont connu,
Et que, si j'ai des torts, on me crache aux visages. "
La foule s'écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d'Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu'il paya,
Disant : " Mieux vaut payer ici que dans la tombe. "
L'œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l'aube arriver ;
" Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. "
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu'Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l'on pleurait pendant qu'il priait de la sorte.
Et l'Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu'on lui permît d'entrer.
" Qu'il entre. " On vit alors son regard s'éclairer
De la même clarté qu'au jour de sa naissance ;
Et l'Ange lui dit : " Dieu désire ta présence ! "
- Bien ", dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.
Victor Hugo, le 15 janvier 1858.

 


victor hugo chante le prophète Muhammad(saw)

30/06/2007 20:22 par momowally

victor hugo chante le prophète Muhammad(saw)

demb mooy téy vous voulai voire le prophéte "psl" le voici "kan le parfai marche je marche avec..." al KAWNU

vous voulai voire le prophéte "psl" le voici 

Certains l'appellent Mahomet. Mais son nom est Muhammad(saw).
Fondateur d'un culte monothéiste. Souverain magnanime et juste.
Son souvenir est vivant dans toutes les mosquées, dans les coeurs des
musulmans.
Treize années d'enseignement dans la Mecque hostile sans fléchir.
Dix années à Médine pour organiser les siens sans répit...
Les biographes du prophète(saw) de l'Islam ne se comptent plus.
Sa vie séduit ceux qui l'étudient. Ses paroles et actes sont
l'objet d'études universitaires.
L'anniversaire de sa naissance, le Mawlid Nabawi, est célébré 12 du mois de Rabi'al'awwal" !

Certains musulmans résistent encore à cette tradition tentante.
Il est vrai que le prophète n'a pas fêté son anniversaire.
Mais l'occasion est bien trop belle pour évoquer celui que Georges
Bernard Shaw a reconnu :
l'Homme le plus grand de tous les temps !
Une fois n'est pas coutume, pour ce Mawlid Nabawi, la parole est à
VICTOR HUGO, dans un hommage à celui qu'il nomme Mahomet.

L'AN NEUF DE L'HEGIRE
Comme s'il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu'il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu'il était chamelier.
Il semblait avoir vu l'Eden, l'âge de d'amour,
Les temps antérieurs, l'ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l'œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d'une amphore d'argent,
L'air d'un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l'un affirmer, l'autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d'une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s'occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s'asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu'autrui les jours de jeûne,
Quoiqu'il perdît sa force et qu'il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : " Je touche à mon aube dernière.
Il n'est pas d'autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. "
Et son œil, voilé d'ombre, avait ce morne ennui
D'un vieux aigle forcé d'abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l'étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s'écria, se tournant vers la foule ;
" Peuple, le jour s'éteint, l'homme passe et s'écroule ;
La poussière et la nuit, c'est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l'aveugle et suis l'ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. "
Un cheikh lui dit : " o chef des vrais croyants ! le monde,
Sitôt qu'il t'entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. "
Lui, reprit : " Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L'heure arrive. Ecoutez. Si j'ai de l'un de vous
Mal parlé, qu'il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu'il m'insulte et m'outrage avant que je m'échappe ;
Si j'ai frappé quelqu'un, que celui-là me frappe. "
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d'un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : " Dieu t'assiste ! "
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : " voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d'Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J'ai complété d'Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l'aube pour précurseur.
Jésus m'a précédé, mais il n'est pas la Cause.
Il est né d'une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu'un limon par les vices noirci ;
J'ai de tous les péchés subi l'approche étrange ;
Ma chair a plus d'affront qu'un chemin n'a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l'obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu'à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l'immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l'homme d'en haut, tantôt l'homme d'en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n'empêche pas que je n'aie, ô croyants !
Tenu tête dans l'ombre au x Anges effrayants
Qui voudraient replonger l'homme dans les ténèbres ;
J'ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j'ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu'un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : " laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu'ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m'attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! " C'est ainsi
Qu'après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j'ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m'avez dans l'épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l'aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l'aube éclore ;
Peuple, n'en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l'ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l'homme sombre. "
Il ajouta ; " Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d'avec l'abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n'est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L'enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n'aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d'or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d'une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu'une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. "
Il s'arrêta donnant audience à l'espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
" O vivants ! Je répète à tous que voici l'heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m'ont connu,
Et que, si j'ai des torts, on me crache aux visages. "
La foule s'écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d'Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu'il paya,
Disant : " Mieux vaut payer ici que dans la tombe. "
L'œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l'aube arriver ;
" Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. "
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu'Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l'on pleurait pendant qu'il priait de la sorte.
Et l'Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu'on lui permît d'entrer.
" Qu'il entre. " On vit alors son regard s'éclairer
De la même clarté qu'au jour de sa naissance ;
Et l'Ange lui dit : " Dieu désire ta présence.
- Bien ", dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.
Victor Hugo, le 15 janvier 1858.

 

 


Maroc : Les tijanes du monde au chevet de leur Saint et Noble Tarikha

30/06/2007 20:14 par momowally

Maroc : Les tijanes du monde au chevet de leur tarikha


 C’est parce que son pays veut aider la confrérie Tijane à débattre des affaires qui lui sont propres et des questions liées à ses zawiyas disséminées à travers le monde, que le roi Mohamed VI a organisé un Forum des adeptes de la Tijaniyya qui s’est ouvert hier à Fès, l’ancienne capitale du royaume où repose le fondateur de la Tarikha Cheikh Sidi Ahmed Tijani(raa). C’est ainsi que le roi Mohamed VI justifie la tenue de cette conférence, dans son discours d’ouverture lu hier aux délégués par le ministre marocain des "Habous" et des Affaires religieuses. Et le souverain chérifien en a profité pour rappeler aux adeptes de la Tarikha tijane que, de tout temps, ils sont restés ‘fidèles aux liens étroits tissés avec les rois du Maroc, notamment par la reconnaissance du statut du Commanderie des croyants qu’incarne le Roi du Maroc’. Un rappel qui n’est, sans doute, pas innocent, quand on sait que ce statut de Commandeur des croyants est de plus en plus contesté au successeur du roi Hassan II, dans la tarikha tijane elle-même. Le souverain chérifien a, en outre, appelé à la consolidation des ‘liens de fraternité unissant le Maroc et ses pays africains frères’, d’autant que, soulignera-t-il, son pays ‘est resté, au fil des âges, un rempart imprenable de l’islam modéré qui se réclame du rite malikite’.

Mais ce qui semble le plus préoccuper les autorités marocaines en organisant ce forum, c’est de garder la main dans les manœuvres diplomatiques qui se mènent à la veille du sommet de l’Union africaine prévu à Accra. Cette phrase du souverain chérifien, s’adressant aux familles tijanes représentées dans la salle des congrès de l’hôtel abritant le forum, en dit long : ‘Mis au service de la solidarité entre les pays du monde islamique, du Maghreb et de l’Afrique, le Maroc entend ainsi faire de votre tarikha un des piliers sur lesquels repose l’unité africaine ainsi que l’un des outils pédagogiques dont elle dispose’. Le Maroc étant le grand absent du sommet de l’Union africaine, tente ainsi un coup diplomatique en réunissant sur ses terres les leaders des familles religieuses tidjanes venant de vingt-trois pays africains à la veille de l’ouverture de ce sommet d’Accra. Et le roi du Maroc s’est engagé, devant les représentants de ces familles religieuses, à préserver la ‘sollicitude dont nous vous entourons et à lui conférer toutes ses lettres de noblesses. Nous entendons ainsi consolider les liens spirituels et fraternels qui unissent vos pays et leurs sages dirigeants au Maroc’.

L’autre préoccupation du souverain chérifien semble être d’ordre sécuritaire. Notamment lorsqu’il martèle : ‘"Notre visée première et dernière (est) de protéger l’islam sunnite tolérant, exempt de toute velléité d’hérésie et net de tout extrémisme aveugle et de toute politisation tendancieuse’. Cet islam modéré, il faut le préserver, le fortifier en ce qu’il prêche les hautes valeurs de la moralité", expliquera le roi Mohamed VI qui a sans doute une pensée pour les attentats qui avaient ensanglanté son pays et l’Algérie ces derniers mois. Mais, comment préserver cet islam fait de tolérance, de respect vis-à-vis de l’autre, d’amour du prochain, si auparavant, on ne lutte pas contre ‘la pauvreté, la précarité et la marginalisation (pour) assurer à l’individu musulman, voire à tout être humain, homme,femme ou enfant, les conditions propices à une vie digne’.

Outre l’invocation assidue de Dieu, la tarikha tijane a ‘un rôle pédagogique à jouer pour promouvoir l’éducation morale et spirituelle, purifier les âmes par l’élimination des facteurs de division et de scission et prêcher en retour les vertus de la concorde et de l’unité’, dira le roi Mohamed VI avant de demander aux délégués de ne pas oublier que les cheikhs leur ont inculpé ‘ce que signifie l’élévation de l’âme qui transcende les rancœurs et les rancunes, le sens du pardon à montrer même en position de force, la tolérance et la coexistence avec autrui, le devoir de transparence des uns envers les autres et la mansuétude, l’émulation dans l’accomplissement d’œuvres de charité et le raffermissement des liens de fraternité religieuse’.

Pour répondre au discours de bienvenue du roi du Maroc, le Nigérian Salih Ibrahimi a été désigné par les… organisateurs, mais pas par les participants au forum. Et comme il fallait s’y attendre, celui-ci a fait dans la dithyrambe, vouant aux gémonies ceux qui, comme les Algériens, contestent la ‘ maroquinité ’ du Sahara occidental, sans les nommer. Ce fut la principale fausse note de l’ouverture de ce forum.

En présence de 40 nationalités : Les Marocains font la part belle aux Sénégalais

Ils sont 1 431 délégués venus de quarante pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique à avoir fait le déplacement de Fès, au Maroc, où se tient depuis hier le Forum des adeptes de la Tijania. Le gros de la troupe vient du Sénégal d’où a été affrété un avion spécial pour convoyer les représentants de toutes les familles tidianes, mais également du Nigeria. Des délégués qui viennent également de la lointaine Russie, des Etats Unis d’Amérique ou d’Afrique du Sud, en somme de partout où a été créée une ‘zawiya’ et où s’élève chaque jour le ‘zikr’.

Les organisateurs de ce Forum des adeptes de la Tijania qui se tient sur cette terre bénie où repose le fondateur de la tarikha tijane, Cheikh Sidi Ahmed Tijani(raa), ont en outre fait la part belle aux Sénégalais dans l’organisation même de cette conférence. C’est ainsi que quatre éminentes personnalités sénégalaises ont été choisies pour introduire trois des cinq thèmes retenus. Pour parler de la personnalité du fondateur de la tarikha au cours de la séance matinale de ce jeudi, Serigne Mansour Sy, fils de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, a été choisi pour compléter les exposés qui seront faits par cinq autres conférenciers venant du Soudan, du Nigéria, de l’Algérie, du Maroc et de la Mauritanie. Dans l’après-midi, ce sera au tour de son oncle, Serigne Abdoul Aziz Sy al Ibn de parler des spécificités de la tarikha en compagnie d’un Marocain et d’un Soudanais, avant que Serigne Hassan Cissé de Kaolack ne prenne le relais pour disserter sur le ‘Rôle social et économique de la Tijania en Afrique’. Dernier Sénégalais à exposer, Ibrahima Mahmoud Diop dit Barham, entretiendra les délégués de la destinée de la Tijania en Afrique le vendredi matin, avant que les participants ne se rendent à la Grande Zawiya où repose Cheikh Sidi Ahmed Tijani(raa) pour des prières, suivies de la ‘wazifa’ et des séances de ‘zikr’. La fin du forum est prévue samedi matin,30 juin 2007

wa salam 

MAROC : LES ASSISES DE LA TIjANIYYA-SEANCE 2

30/06/2007 19:53 par momowally

MAROC-TIDIANIA-ASSISES-SEANCE2
Baye Niass et sa descendance ont converti 40 millions de personnes, selon imam Hassan Cissé

jeudi 28 juin 2007, 

Fés, 28 juin (APS) - El Hadj Ibrahima Niass dit ’’Baye’’ et sa descendance ont apporté une grande contribution à la propagation de la tarikha tidiane en amenant quelques 40 millions de Talibés à se convertir à l’islam et à embrasser la voie du soufisme prônée par Cheikh Sidi Ahmad Tijanî(raa), a déclaré, jeudi à Fès, El Hadj Hassan Cissé.

Selon l’imam de Médina Baye qui parlait des ’’Rôles social et économique de la Tidjania en Afrique’’, dans le cadre du forum des affiliés à la Tidjanyia qui se tient à Fès depuis mercredi, feu Baye Niass(raa) a, entre autres, converti à lui seul quelque 4000 personnes, à l’occasion d’un de ses voyages au Ghana.

Selon Hassan Cissé, par ailleurs petit-fils de Baye Niass(raa), les hommes et femmes convertis par son grand-père et sa descendance étaient au départ des chrétiens, des païens et même des athées. Qu’à cela ne tienne, prônant les mêmes vertus que celles enseignées par Cheikh Sidi Ahmad Tijanî(raa) et qui sont basées sur l’amour de son prochain et la persévérance dans la rectitude, Baye Niass(raa) et ses fils et petits-fils sont arrivés à leurs fins", a-t-il souligné.

Aujourd’hui, grâce au flambeau repris par Baye Niass(raa) et d’autres grands érudits comme Oumar Foutiyou Tall(raa) et El Hadj Malick Sy(raa), la Tarikha Tidjane est partout dans le monde, selon Hassan Cissé, citant particulièrement les Etats-Unis d’Amérique, Trinidad et l’Afrique du Sud dont une délégation conduite par un moukhadam de Cape Town prend part aux travaux de Fès.

En vérité, a-t-il indiqué, tout le mérite revient à Cheikh Sidi Ahmed Tijanî(raa) dont l’énorme travail rayonne et rayonnera’’ sur la vie de tous ses disciples. En ’’vrai ascète’’, le Cheikh enseigne qu’il ne faut pas faire de mal à son prochain (une recommandation qu’il tire du Prophète(saw) selon qui si on fait du tort à quelqu’un c’est comme si c’est à lui qu’on le fait), qu’il faut respecter l’ordre des choses, comme le prescrivent le Coran et la sunna.

Ainsi, d’après Hassan Cissé, la Tarikha Tidjane qui est basée sur ’’la sincérité, l’intégrité et la quête de la voie divine’’ permet à l’individu de s’accomplir dans la plénitude de son être. Si on y associe le zikr, elle est ’’la meilleure des voies qui mènent au soufisme’’, a indiqué le marabout soulignant qu’à un tel niveau ont peut atteindre l’’’échelle’’ menant vers dieu.

Les révélations sur le travail accompli au profit de la Tarikha Tidiane par Hassan Cissé ont été confortées par l’une de ses disciples américaines qui, dans une intervention pathétique, a parlé de l’action bienfaitrice menée par l’imam auprès de ses compatriotes. Soulignant avoir été convertie à la Tarikha en 1986 (même si l’action de l’imam avait démarré bien plutôt aux Etats-Unis), elle a souligné qu’elle est devenue avec son mari une vrai adepte de la Tidjania, sans compter  sa soœur qui est allée passer six ans à Médina Baye, à Kaolack.

Plusieurs autres interventions ont été enregistrées lors de la deuxième séance du forum qui se poursuivra, vendredi matin, par l’audition de la troisième et dernière séance axée sur ’’La Tijanyia : son rôle dans la diffusion de la Culture de la Paix’’. Parmi les interventions, il y aura celle du Sénégalais, Cheikh Ibrahima Mahmoud Diop qui traitera du sous thème : ’’La Tidjanya en Afrique : Quelle destinée ?’’.

Les participants se rendront ensuite à la prière du vendredi, puis, dans l’après-midi, à la Grande Zaouia de Fès pour la ’’wazifa’’. Le forum s’achève samedi matin par la lecture des recommandations.

L'IMAM CHEIKH HASSAN CISSE, LE SAINT !

30/06/2007 19:38 par momowally

L'IMAM CHEIKH HASSAN CISSE, LE SAINT 1945.

Petit fils de Cheikh Ibrahima Niass, Cheikh Hassan Cissé eut une enfance passée entre les écoles (madrassa) de la cité simple de Medina Baye. Cheikh Ahmadou Thiam assura son initiation aux écritures saintes qu'il assimila très tôt. Mais la prise en charge de son éducation par le grand-père se fit aussitôt. La pré-science de ce dernier avait déjà décelé en lui la manne de spiritualité qu'il couvait, la marque même des hommes d'exception. Ceci explique l soin et l'égard que lui vouait Cheikh Ibrahima Niass.

 

 

Apres de brillantes études universitaires au Caire, le jeune Hassan revient au bercail avec l'idée d'intégrer le circuit productif. Mais Baye Niass(raa) l'envoya à Londres pour poursuivre ses études à Oxford où il obtint une maîtrise de philosophie en 1974. Selon cheikh Hassan Cissé son grand père ne l'avait envoyé en Angleterre que pour la conquête de l'Amérique où il arrive en 1976. Apres une thèse de 3e cycle, le docteur Cissé reprenant le flambeau du jihadiste des temps modernes des mains de Cheikh Ibrahim Niass(raa), fait l'unanimité autour de sa personne.

 

 

Des dizaines de milliers de nouveaux disciples essaiment l'ensemble des USA de des ses états tels que : New-York, Washington, Atlanta, New-Jersey, Chicago, Philadelphie. Ce bilan sublime et élogieux de l’Imam Hassan Cissé, dont nul ne peut douter de la valeur intrinsèque en islam,  n'a pu se faire sans sa grande érudition . Très apprécié pour ses grandes qualités humaines, Cheikh Hassan Cissé a déjà reçu plusieurs distinctions au Sénégal et dans le monde , notamment en Amérique (ou plusieurs grandes villes l'ont honoré: Cleveland, Detroit, Michigan, Memphis pour ne citer que celles-là)

 

 

Sa journée est très mouvementée avec les incessants va-et-vient, de son domicile à la grande mosquée de Médina-Baye, où il préside l'office des cinq prières quotidiennes depuis le 9 avril 1982. Sa maison est toujours submergée d’innombrables nécessiteux à qui il assure le pain quotidien, au point que le visiteur peut confondre sa maison avec un centre d'assistance social.

 

 

Son dynamisme, son zèle pour le progrès social, sa grandeur d'âme et sa sagesse lui ont permis de créé une ONG dénommée "African American Islamic Insitute", que dirige de mains de maître l'honorable Cheikh Mouhamadou Mahi Cissé, où des milliers de jeunes venus (d'Amérique, du Nigeria, du Ghana, de la Mauritanie, et d'horizons divers) sont formés aux sciences arabo-islamiques.

 

 

Il a aussi construit une clinique avec la collaboration de l'UNICEF à Medina Baye "shifâ al asqam". Il a contribué à la création du village de "Kossi Atlanta",  près du "Kossi" originel, équipé d'une mosquée, d'un forage et à son électrification.

 

 

Autant dire que la mission de Cheikh Hassan Cissé, jouxtant celle de son illustre grand-père et maître, tient plus du sacerdoce que de la sinécure par son ampleur et ses résultats.

 

 

Cheikh Hassan Cissé est en outre l'auteur d'importants ouvrages dont:

 

 

-"cheikh ibrahima niass le vivificateur de la sunnah"

 

 

et

 

 

l-"es derniers jours de cheikh al islam el hadji ibrahima niass".

 

 

les litanies du Musulman !

28/06/2007 19:44 par momowally

Quelques prières à lire matin et soir,
auta
nt de fois que possible  :(3 fois au moins).


« Allahoumma bika amsaïna,
wa bik
a asabahna,
wa bik
a nahia,
wa
bika namoutou,
wa ilaï
ka al masirou »

« Seigneur Dieu, c'est grâce à Toi
que nous sommes au soir,
que nous devrons vivre et
que nou
s devrons mourir,
vers To
i sera notre retour. »


« Allahoumma Anta Rabbi,
La
Ilaha Illa Nta,
k
halaktabi wa ana 'abdouka,
wa an
a 'ala 'ahdaka wa wa'dika,
m
a asstata'tou a'oudoubika min charri
m
a sada'tou Aboulaka bin 'matika 'alaïhi,
wa ab
ouhou bidhanbi, fa ghfirli,
f
aïnahou la ya ghfirou adhounouba Ila Anta. »

« O Allâh, c'est Toi qui es Mon Seigneur,
Il
n'y a de dieu que Toi.
Tu m'a crée, je suis Ton serviteur,
Je
suis soumis a Tes engagements
et a tes Promesses autant que je le puis,
Je
me met sous Ta protection contre le mal que j'ai commis ;
Je
reconnais les faveurs dont Tu m'as comblé
et
je reconnais mes péchés, sur ce,
pard
onne moi, nul autre que Toi ne pardonne les péchés. »


« Allahoumma Inni asbahtou ouch hidouka,
wa
ouch' hidou hamalata 'archika
wa malaikataka, wa jami'a khalqika,
a
nnaka anta Allâhou La ilaha illa Nta,
wah
daka charikalaka,
wa ana Mouhamadan 'abdouka wa Rassoulouka »

«
Seigneur, me voila au matin témoigner devant Toi,
d
evant ceux qui portent Ton trône,
dev
ant Tes Anges et toutes Tes Créatures,
que c'
est Toi Qui es Dieu,
en
dehors de Qui il n'y a point de divinités
et q
ue Mohamed est Ton serviteur et Ton Messager. »


« Allâ
houmma ma asbaha bi mine ni'matine,
Awouw
bi ahadine mine khalqika,
fa m
inka wahdaka, la charikalaka,
f
alaka al Hamdou wa laka al Moulkou. »

« O mon Dieu, la faveur qui m'a touchée ce matin
ou a touché une de Tes créatures,
ne pr
ocède que de Toi, Tu n'as aucun associé,
A Toi
la Louange et â Toi j'exprime la reconaissance. »


IL faut préparer sa vie éternelle ,dans la tombe et dans le Barzakh !

28/06/2007 18:45 par momowally

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« Bienheureux celui qui a été guidé dans l'Islam,
dont les besoin se limitent à sa subsistance
et qui se contente de ce que Dieu lui a donné ! »

Source: Hadith

l'Amitié : UN LIEN SACRE

28/06/2007 18:34 par momowally

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.

« Il se peut qu'Allâh(swt) établisse de l'amitié entre vous
et ceux d'entre eux dont vous avez été les ennemis.
Et Allâh est Omnipotent et Allâh est Pardonneur et Tres Misericordieux !

Allâh ne vous défend pas d'être équitables et bienfaisants
envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion
et ne vous ont pas chassés de vos demeures.
Car Allâh(swt) aime les équitables.

Allâh(swt) vous défend seulement de prendre pour alliés
ceux qui vous ont combattus pour la religion,
chassés de vos demeures et ont aidés a votre expulsion.
Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. »



Coran: Sourate60 (Al Mumtahanah)  ; Versets 7, 8, 9.