Quelle est la date de naissance du Cheikh Ahmad Tijân (ra) ?
03/08/2011 19:50 par momowally
Quelle est la date de naissance du Cheikh Ahmad Tijân (ra) ?
Sallam à Touss! Joyeux mois de RAMADAN!
On continue toujours de nous demander qui est Baye Niass (raa) ? Il est et demeure à tout jamais le : « QASIMUL WILAYATI- BABOUL WILAYATI- MIFTAHOU WILAYATI
De son vrai nom Ibrahima Niass ,appelé affectueusement « Baye Niass » ou « Sidi Bar-hama » ou encore « Cheikh Al Islam », Mawlana Ibrahima Niass, est un soufi, un gnostique et un mystique musulman, sénégalais. Il est le 9e fils d'Abdoulaye Niass(raa),son père et de sa douce mère Astou Djanka(raa)...............
Par la suite, son mouvement est devenu le plus vaste mouvement religieux en Afrique.Les Talibés Baye Niass sont plus d'une centaine de millions de disciples selon Christopher Gray (The rise of the Niassene tijania).
Le quartier « Médina Baye », là-bas, à Kaolack est devenu, grâce à son père Abdoulaye Niass (aussi un vicaire de Cheikh Ahmadt-Tijâni) un carrefour,oasis,une mer pour les tijâni venant de toute l'Afrique,d'Asie mais aussi d'Amérique spécialement au « Mawlid an-nabi » ou la fête commémorative de la naissance du Saint et béni prophète(saw) de l'islam.A cette époque, la ville reçoit des millions de pèlerins venus de toutes les contrées et de toutes les origines.Baye Niass L'International, est plus connu à travers le monde entier qu'au Sénégal son pays natal. Sidi Barhama Niass (raa) fit sa formation religieuse entre « Taïba Niassène »,son village natal et « Kossy Mbiteyene », localités situées dans le département de Nioro du rip. C'est à l'âge de 20 ans que Baye écrivit son premier livre intitulé: « Rouhoul Adab » (le coeur de la discipline ou l'âme vertueuse).
Aux lendemains qui suivirent la disparition de son père, il resta sous l'autorité du calife de la famille, Mouhamed Niass dit Baye Khalifa. Celui-ci fut son protecteur, son ami et lui laissa administrer ou du moins dispenser l'enseignement coranique. C'est lui qui assurait les chants religieux (Sama'ou).
Il fit son premier pèlerinage à la Mecque en 1937. Il fonda Médina Baye à l'image de « Médinatoul Rassoûl » de la Mecque mais aussi « Sham » ainsi que de nombreux villages dans le « Sine-Saloum ».
Baye Niass fut très vite connu dans tout le Sénégal et dans sa sous-région, non seulement par la diversité du savoir qu'il dispensait mais aussi et surtout son implication dans tout ce qui concernait les africains. C'est un pan-africaniste confirmé.Il s'est rendu dans beaucoup de grandes villes d'Afrique pour y prêcher le «Tariqâtou Tijaniyya » appelée encore Tariqâtou Ahamadiyya ou Mouhammadiyya ou Hanifiyya. Baye Niass s'est aussi rendu hors du continent, notamment en Europe de l'ouest: France, en Angleterre, en Belgique,mais aussi en Europe de l'Est,en Yougoslavie chez le maréchal Tito (qui est devnu musulman grâce à Baye Niass).Il s'est plusieurs fois en Indonésie, en Chine ( avec Mao Tsé-Toung), au Pakistan, pour y prêcher l'islam, dans sa profondeur. Il fut notamment le premier noir, Africain, à diriger la prière dans la prestigieuse mosquée d'« al Azhar » en Egypte, où il noua une profonde amitié avec le président égyptien Gamal Abdel Nasser, et fut honoré par le titre Cheikh Al Islam.
Baye fonda l'école franco-arabe :« El Hadj Abdoulaye Niass » et donna les terres où sont construits l'école élémentaire portant son nom ainsi que le poste de santé de Médina Baye. Chaque année, il s'adonnait à l'agriculture pendant l'hivernage et conseillait vivement le travail et la quête du savoir.
Il quitta ce monde virtuel, à Londres le 26 juillet 1975 à l'âge 75 ans. Il repose dans l'enceinte de la mosquée de Médina Baye ( Kaolack ) qu'il a lui même fait ériger. Il a laissé un héritage tant dans le domaine social que spirituel.
Baye Niass compte de nombreux disciples dans le monde entier de toutes les nationalités.
Baye Niass composa un poème religieux de 2.972 vers, en l'honneur du prophète Mouhammad(saw), intitulé: «Tayssir El Wussu Ila Hadratu Russul ».
Généalogie
Dans l'introduction de son éloge panégyrique sur le saint et béni prophète(saw),imprimé pour la première fois à Ibadan au Nigeria, Baye Niass décrit sa lignée :
fils de Abdallah
fils de Seyyidi Muhammad
fils de Mademba
fils de Bakary
fils de Muhammad Al Amin
fils de Samba
fils de Rida
fils de Chamsou Dine Missina
fils de Ahmad
fils de Abiboullah
fils de Baba
fils de Ibrahima
fils de As-Siddiq
fils de Ibn Naafiah
fils de Qays
fils de 'Aqil
fils de Amr.
Leur origine sénégalaise provient du mariage entre Rida (migrant arabe)et une femme du « Djolof », Djéla Niass, de laquelle ils ont tous hérité ce nom de famille sénégalais.
Ses œuvres littéraires:
Il a écrit un total de 75 œuvres dont la plupart sont traduites dans plusieurs langues, notamment :
Rouhoul Adab, écrit à l'âge de 21 ans
Noujoumoul Houda, panégyrique sur Mahomet.
Tanbihoul Azkiyya, panégyrique sur Ahmed Tijane.
Rafhoul Malam, invitation à prier avec les mains sur la poitrine.
Kaashifoul Ilbass, précisions sur les paroles soufies antérieures.
Dawawina Sitta, recueil de six diwans sur l'éloge à Mahomet, de Ahmed Tijan, de ses muqaddams, conseils et énigmes soufis destinés aux disciples.
Djamihoul Djawamihou , recueil de poèmes pareils au précédent sur l'éloge à Mahomet, de Ahmed Tijane, conseils et énigmes soufis destinés aux disciples.
Rihlatoul Konakri, poème sur son voyage à travers la sous-région : Guinée, Sierra Leone, Liberia, Ghana, Nigeria pour propager l'islam tidjane.
Djawahirou rassa'il, missives, réponses à des correspondances, explications de certains versets, hadiths et paroles soufies, litanies.
Sirou Akbar (« le plus grand secret ») un des livres les plus ésotériques de Baye Niass.
Seyroul Qalb, dernier poème écrit par Baye Niass.
Juste une vue partielle de l'oeuvre gigantesque que Baye laissa à ses Talibés : « La faydha »
Wa sallam
Wasâyat : Conseils aux disciples, extraits du livre Jawahirou raçâ-il (Lettres d'Or)
Cheikh-Al-Islâm El Hâji Ibrâhima NIASS
Traduit de l'arabe et annoté par la Commission Culturelle de Assidqi Wa Sadiqin
Lettre 1
- « Mets toutes les créatures en dehors de la pratique de tes devoirs envers l'être divin et sache que ta propre personne est du nombre des êtres créés. »
- « Qu'il y ait donc pour toi deux maîtres : prend le Livre Saint et la sunna pour en faire ton guide au niveau externe (zâhir) et au niveau interne (bâtin) que ton guide soit notre maître Ahmad At –Tijâni (Qu'Allah soit satisfait de lui) et il est toujours avec toi. Les wassîlas sont uniquement des moyens pour parvenir à une fin. »
- « Préserve donc ton secret et dissimule ce qu'Allah t'a conféré parmi ses secrets seigneuriaux jusqu'à ce qu'il te fasse apparaître. »
- « Quiconque s'attribue la fonction de maître spirituel avant d'en avoir reçu l'habilitation divine, a entièrement détruit sa religion et sa vie d'ici-bas, et s'est rendu opprobre au milieu de ses congénères. »
- « Le '«ârif» (gnostique) est en effet celui qui abandonne sa volonté propre pour se plier à la volonté d'Allah. »
Lettre 3
- « Mais où est mon disciple parmi vous ? Il est, certes, plus rare à trouver au sein de vous que le mercure rouge (kibrîtul a mar). »
-
« Celui qui me fréquente dans la plupart du temps parvient à oublier le goût du plaisir charnel. »
- « Il s'impose au disciple de ne jamais interrompre sa marche spirituelle, quitte à ce qu'il n'hésite pas, s'il parvient à mon Seuil et constate que son grade me dépasse, à s'orienter vers un autre Maître (Sheikh), réputé qui jouit auprès d'Allah d'une station plus élevée que la mienne. »
- « Je vous exhorte à multiplier vos prières sur le prophète (Qu'Allah répande sur lui Sa grâce unitive et Sa Paix) par la formule de la salâtul fâtihi limâ ughliqa. »
- « Préservez jalousement les secrets, à travers vos paroles et vos actes. Evitez de divulguer les paroles propres aux gens de la gnose divine. »
INTERDICTION DU DEVOILEMENT DES SECRETS
Lettre 6
- Et qu'Allah accorde son agrément au Khatm Tijânî qui dit : « celui qui divulgue des secrets aux créatures, sans autorisation sera expulsé (déchu de son rang) et dépossédé de ses prérogatives ».
- « Et accomplissez les litanies de la voie et plus rigoureusement la wazîfa dont la condition est l'assemblée. Quiconque l'accomplit isolément tout en ayant la possibilité de le faire en assemblée, verra son œuvre insuffisante. Or c'est sur la wazîfa que repose votre tijânitude.
- « à tous ceux qui ont flairé l'odeur du tawhîd al khâç j'enjoins de garder le silence en permanence et d'éviter les assemblées des hommes communs qui ne se réunissent nullement pour l'adoration d'Allah, et de se garder de parler de tawhîd et de secrets en leur présence. »
- « le dévoilement des secrets du Seigneur par les « mahjûb » est pire au regard d'Allah que le prohibé (al harâm). »
- Et, vous avez aussi en votre maître Ahmad At Tijâni un exemple car il était un préservateur de secrets et il clamait très souvent les vers suivants :
« Le secret chez moi est dans une chambre équipée de serrure
Les clés sont perdues alors que la porte est verrouillée
Seuls dissimulent le secret les gens dignes de confiance
Alors que pour les personnes reprochables le secret est banalisé. »
Il disait aussi : « les poitrines des gens libres sont les tombes des secrets ».
- « Nous les malâmatî, notre option est l'occultation des stations et la renonciation aux miracles. »
- « Nous ne nous intéressons pas non plus aux faits extraordinaires ou au dévoilement de secrets car cela constitue les « menstrues d'hommes » (haydu rijâli) ».
- « je désapprouve et je désavoue tout « madjzûb » qui ne suit pas le chemin. »
- « Le fait de s'exprimer avant de recevoir la permission est une destruction manifeste qui révèle la fausseté de la prétention de celui qui le fait. »
- Certains ont dit :
« Celui à qui des secrets ont été confiés et qui les divulgue,
Il ne lui sera plus fait confiance pour des secrets et cela le reste de sa vie. »
- « Tout madjzub qui divulgue des secrets ne recevra jamais de dons spirituels de ma part, car je ne l'encourage pas dans la désobéissance d'Allah le Très Haut. »
- « L'ostentation empêche la renommée (la notoriété). »
- « Moi (Baye Niass), Allah soit loué, je suis le serviteur de la Présence Divine (Hadratul ilâhiyati). Autre que lui ne peut m'asservir. Je n'attends de vous ni récompense, ni remerciement. »
- « L'expression avant l'autorisation (izn) n'est qu'obsession passionnelle et l'âme charnelle est malicieuse. »
wa salam
Chers Talibés Baye Niass ! « Incroyable mais vrai ! » Voici l'une des voitures de Mawlana Ibrahima Niass de Kaolack,en ces années dites passées mais toujours présentes en nos mémoires ! Personne n’en croit à ses yeux. Cette voiture fut un beau bijou de son temps.De marque "Guic" , elle a défié les lois de la relativité de Einstein ! Fierté des musées et autres collectionneurs…du monde entier ! Elle était Immobilisée par son défunt Petit-fils,Cheikh Hassane Aliou Cissé(raa), Imam de Médina Baye (Kaolack) qui en avait la garde devant sa maison, 19 rue Huart, en plein centre de la ville de Dakar, à quelques mètres de l’immeuble « Fayçal ». Ce véhicule a servi de moyen de locomotion à Baye Niass, pendant de longues années !
Une voiture bénie parmi toutes les voitures !
Ndéissane !
« Salâmun qawlan min Rabbir Rahîmin »
O SIDY BARHAMA NIASS !
Personnage légendaire mais réel apparu dans le « Sine Saloum »,là-bas,à Kaolack,dans l'actuel Sénégal, avant qu' ADAM ne soit eau et argile ! Chamsouz'zamani !
Insubmersible bateau au bord de l'océan pacifique : « Sharia » «Tarikha » « Akhikha ».
Droit chemin, tu nous a tracé, victoire à celui qui l'emprunte.
«Ya Awalou », «Ya Akhirou », «Ya Zahirou », «Ya Batinou » choisit qui Il veut.
Barhama Ibn Abdoulaye Niass, tu nous a fait sortir des dédales des âges farouches !
Chamsoul Dine !
« Alhamdoulilah haqqa Hamdi ! » nous nous ne cesserons de le répéter jusqu'au dernier souffle de notre vie terrestre, car tu nous a montré
Rassouloulahi (Sallalahou Aleyhi Wassalama), notre Imam,Ton amoureux,ton alter ego.
Hospitalité confirmée par l'universalité de la « Faydha Tijaniya ».
Afrique, Amérique, Asie, Europe et Océanie reconnaissent tes marques de grandeurs.
Musulmans, chrétiens, juifs et athées pourront témoignés de ta bienveillance.
Allah soit satisfait de Toi car c'est à des foules de gens que Tu as indiqué le sentier des « choisis ».
O baye, Tu nous a rapproché de ce qui était éloigné,
Illuminé ce qui était obscur et dévoilé ce qui fut voilé.
A Ahmad Tijani, Tu as succédé en tenant dignement son sceptre.
Seul Ton disciple échappera à ce monde d'illusions, qui n'est que mirage.
Que le Salut de l'Impartial soit sur Toi, « O Khalifatoul koulou Awliya »,
Dieureudieufé Baye.
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«INNAKA CHAMSOUN OUA ELMOULOUKOU KAOUAKIBOU |
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IDHA TALA'TA 'ALAYHIM LAM YABDOU MINHOUNNA KAOUKABOU |
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«Tu es un soleil, et les autres rois ne sont que des planètes
quand tu fais apparition, aucune de ces planètes ne paraît.»
He Surely Lives
«The day Shaykh died
The heavens cried
My heart with sorrow smiled
All seas of joy dried
As confusion boils inside
Where emptiness and pain collide
A darkness that the earth cannot hide
But he surely lives
In the palm of He who life gives
In eternal gardens where rivers flow
Where the Light of light doth sit
In the countenance of AR-RAHMAN
Side by side with his greatest Rahma (Nabi SAW)
In the companionship of wali-ul-Akbar (Sheikh Ahmed Tijani RA)
In conversation with saahib-ul-Faydah (Sheikh Ibrahim Niasse RA) »
By Camillo Mubarak Zimba
Sallamu'alaykum,chers visiteurs !
Notre maître, le shaykh, le gnostique de Dieu, le Sayyid, Muhammad Al-Hafiz Al-Misri Al-Tijani (raa).Il était un des savants les plus grands de traditions Prophétiques (hadith) de l'Egypte au vingtième siècle, aussi bien qu'un Ami renommé d'Allah(swt).
Le Cheikh Al-Hafiz Muhammad Al-Sayyid ` Abdul Latif le Cheikh Salim est née dans la zone de Munufiyya en Egypte l'année 1315 (c. 1897) d'une famille descendante de «Ahlul noble Bayt» (le ménage du Prophète). Après ds études en sciences religieuses à Caire, Shaykh Al-Hafiz(raa) voyagea à l'étranger: Syrie,Tunisie, Soudan,Algérie et le Maroc dans la poursuite de connaissance sacrée. Pendant ces voyages bénis, il a obtenu des diplômes précieux (ijazahs) de certains des savants les plus grands du temps de l'Est à l'Ouest du monde Islamique, comme Shaykh Badruddin Al-Hasani de la Syrie, Sharif ` Abdul Hayy Al-Kattani et Sidi Ahmad Sukayrij du Maroc, Shaykh Alfa Hashim de Medina et Shaykh ` Abdul Baqi Al-Ansari de la Mecque
Après sa période d'étude, Sayyidina Muhammad Al-Hafiz se consacra totalement à l'enseignement de « Hadith ». Il a appris de multiple volume de « Sahih Al-Bukhari » plus de 40 fois en Egypte.Il appris beaucoup d'autres livres de Hadith aussi. Il est dit qu'il a eu l'habitude de les connaître par coeur. Il est relaté que quand il est allé à Fez,(Maroc),visiter le tombeau béni de Shaykh Ahmad Tijani(raa), le shaykh lui a demandé de leur enseigner la célèbre la collection "Quarante Hadith" , qu'il a faite de la mémoire.
Il a écrit beaucoup de grands livres sur les « Hadith», Qur'aniques, l'exégèse (tafsir), l'histoire et Sufi (tasawwuf).Il a aussi fait « tahqiq » (la vérification) des « Hadith » originaux, qui faisaient partie de sa bibliothèque privée car il possèdait une des meilleures collections de manuscrits en Egypte. Pour cela il avait copié et avait rassemblé des manuscrits des bibliothèques les plus antiques dans la Mecque, Medina, Jérusalem, Damas, Caire, Fez, Tunis, le Soudan et d'autres centres d'étude Islamique qu'il avait visités. Shaykh docteur ` Abdul Halim Mahmud, le Recteur d'Al-Azhar, a écrit dans la nécrologie Al-Hafiz's Sidi, "l'Imam Al-muhaddithin (menant hadith le savant) est mort."
Shaykh Al-Hafiz(raa) a aussi participé au «J ihad » contre les anglais en Egypte, au début des années 1900. l'Imam Hassan Al-Banna, le fondateur de la Fraternité Musulmane, avaut pour habitude de chercher ses conseils. En 1951, il a commencé à éditer un magazine consacré à la promulgation de l'Islam traditionnel, appelé « Tariq Al-Haqq » ("le Chemin de Vérité"), qui a été largement lu partout dans l'Egypte. Il a aussi débattu de l'Orientaliste au Caire, pendant son temps. Sa renommée comme un savant a même atteint des cercles littéraires Occidentaux et sa biographie importante d'Al-hadj Umar Futi Tal (raa) a été traduit en français par le savant canadien Fernand Dumond en 1983.
Excédant par sa haute distinction, le Shaykh Muhammad Al-Hafiz utilisé rencontra Sayyidina Muhammad Rasulullah(saw) dans un état d'éveil. C'était l'indication claire de sa haute station spirituelle (maqam) dans la sainteté (wilaya).
Il a été à l'origine impliqué dans « Khalwati » des honorables tariqahs de Naqshbandi et de Shadhili qu'il a laissés, ensuite pour prendre la Voie de Shaykh Ahmad Tijani des mains du Mauritanian Shaykh, Sidi Ahmad Al-` Alawi Al-Shinqiti(raa)
Des nombreux disciples, de toutes les conditions sociales, ont pris le Chemin Spirituel Tijani de Shaykh Al-Hafiz(raa) et ont atteint des grandes hauteurs spirituelles. Il fut un grand Maître Spirituel par excellence tout comme il fut un savant « hadith » C'est une combinaison extrêmement rare dans des temps modernes. Sa Zawiyah Tijani, au Caire, fut du reste un grand centre de rafraîchissement spirituel pour ceux qui y vivaient ,ou Caire. On considère ses livres sur « tasawwuf» et « tariqa » comme des joyaux de connaissance spirituelle.
Notre dernier enseignant, Sayyid Muhammad le cheikh ` Alawi Al-Maliki de la Mecque, était un étudiant très pointu de Shaykh Muhammad Al-Hafiz,en « Hadith» et t«asawwuf» quand il étudiait à l'Azhar. Il se rappellait tendrement "des réunions bénies" de Shaykh Al-Hafiz (raa).Il lui attribua toujours le titre de "grand Wali d'Allah" .Il mentionnait souvent certains de ses miracles (karamat). En fait, le Sayyid le mentionnait toujours au premier rang de la liste de ses enseignants dans tout son ijazah)
Shaykh Muhammad Al-Hafiz(raa) était dans la correspondance proche avec la plupart des autorités de Tijani principales de son temps, y compris Shaykh Ibrahim Niass(raa). Shaykh Ibrahim(raa) a eu l'occasion de visiter le zawiya de Shaykh Al-Hafiz lors d'une visite officielle en Egypte en 1961. En présence des notables Tijani de l'Egypte, Shaykh Ibrahim a mentionné Shaykh Al-Hafiz comme « un homme qui est sans doute un héritier (khalifa) de Shaykh Sidi Ahmad Tijani, dont la description correspond à celui de Shaykh comme moi-même,je sais qu'il est.» Autrement dit, celui qui a vu que le visage de Shaykh Al-Hafiz (raa) a vu le visage de Sidi Ahmad Al-Tijani (raa).C'est un compliment rare.« Le Prophète lui-même(saw) a assuré que quiconque a vu que le visage de Shaykh Ahmad Tijani(raa) mourra dans un état de bonne foi.»
Shaykh Al-Hafiz Al-Tijani(raa) décéda en 1398 H. (1978) au Caire. Il a été succédé par son fils appris Shaykh Ahmad Muhammad Al-Hafiz, qui a écrit une biographie détaillée de son père. Parmi ceux qui ont été bénis pour réaliser l'enseignement spirituel des mains de Shaykh Muhammad Al-Hafiz (raa),était l'italien Shaykh Abd Paolo Al-Samad, qui a traduit et a fait des remarques sur plusieurs travaux Sufi importants (parmi eux le « Kitab Al-ta'arruf» de Kalabadhi et le Mahasin «Al-majalis» d'Ibn Al-'Arif) en italien.
Shaykh Muhammad Al-Hafiz(raa) était en effet un géant du vingtième siècle.
Puisse Allah être hereux avec lui et qu'il nous fasse profiter de son exemple, trempé comme il était tant dans la Loi Sacrée (Shari'a) que dans les faits Divins (Haqiqa),
wa sallam