Hadith sur la lapidation

04/12/2013 10:51 par momowally

  • Hadith sur la lapidation

    Hadith sur la lapidation

    04/12/2013 10:51 par momowally

Hadith sur la lapidation:
Abd'Allah Ben Burydah(raa) a rapporté de la part de son père qu'une femme (al-Gamidya) a dit au prophète(saw) : "ô Messager d'Allah ! J'ai forniqué, purifie-moi." Mais le prophète(saw) l'a renvoyée.  Le lendemain, elle lui a dit "Ô Messager d'Allah ! Pourquoi tu me renvoies ?! Me renvoies-tu comme t'as renvoyé Maëz ! Par Allah, je suis enceinte ! "                                        Il lui répondit : "Non, vas-t’en et reviens quand tu auras accouché." Quand elle  donna naissance à son garçon, elle le lui  apporta dans une étoffe et elle lui dit : "Le voilà, je l'ai mis au monde !"                                                                                                                            "Vas l'allaiter et reviens après sevrage" répondit le prophète(saw). Quand elle l'eut sevré, elle lui  apporta le gamin avec un morceau de pain en main et  dit : "Le voilà, ô Messager d'Allah ! Je l'ai sevré et il est bien nourri." Le prophète (bénédiction et paix sur lui)  confia le gamin à un homme et  ordonna de creuser un trou de profondeur suffisante pour couvrir son corps jusqu'à la poitrine, puis il ordonna de la lapider. Quand Khaled Ben al-Walid est passé, il a lancé une pierre qui a touché la tête de la femme dont le sang se projeta contre son visage,alors il se mit  à l'insulter. Le Messager d'Allah (bénédiction et paix sur lui) l'a entendu et a dit : "Doucement ô Khaled ! Par Celui qui détient le sort de mon âme, elle s'est repentie et son repentir est tellement bien que si quelqu'un commet le Mukss (la taxe sur le passage des marchandises, l'intérêt usuraire,...) et s'est repenti, Allah l'aurait pardonné. Le prophète a ordonné ensuite qu'elle soit enterrée puis il a fait la prière des funérailles (rapporté par l'imam Muslim).
Ce Hadith fournit une preuve évidente que la lapidation est la sanction légale pour une fornication commise par un(e) marié(e) et que la femme enceinte ne doit être sanctionnée qu'après avoir accouché, allaité puis sevré son enfant. De plus, le détournement illégal de l'argent public sous forme des taxes d'affranchissement ou d'intérêt usuraire est encore plus grave que la fornication. Il est aussi interdit d'insulter la
personne sanctionnée parce que les sanctions légales expient le péché.

L'appel mutuel de malheur entre deu mariés

04/12/2013 10:35 par momowally

  • L'appel mutuel de malheur entre deu mariés

    L'appel mutuel de malheur entre deu mariés

    04/12/2013 10:35 par momowally

Un jour Ibn Abbass(raa) a évoqué chez le prophète(saw) l'appel mutuel du malheur (entre les mariés qui s'accusent d'adultère).
Assem Ben Adiy a dit une chose à ce sujet puis il est parti. Un homme du peuple d'Assem est venu ensuite se plaindre du fait qu'il a trouvé avec sa femme un homme. Assem l'a emmené alors chez le prophète(saw) pour lui raconter l'histoire. Cet homme était pâle et mince et celui qu'il a vu avec sa femme était bien bâti,en forme. Le prophète(saw) a dit alors : "Ô Allah ! Éclaire-nous (la situation) !"  Puis,La femme tomba enceinte et donna naissance à un enfant qui ressembla à l'homme décrit par son mari. Le prophète(saw) a alors laissé les deux mariés appeler le malheur l'un sur l'autre. Un homme a dit à Ibn Abbass: "est-ce cette femme mentionnée par le prophète(saw) quand il a dit : "Si je dois lapider quelqu'un sans preuve, je lapiderai celle-ci ?"                                                                                     Ibn Abbass(raa) répondit : "Non, c'était une femme qui montrait la perversion au temps d’Islam" (rapporté par les imams Bukhari et Muslim).

Donc, la femme qui apparaît perverse par sa tenue, son comportement ou son état ne doit pas être lapidée qu'en présence des preuves évidentes: soit le témoignage de quatre hommes qui ont vu l'acte soit l'aveu et le témoignage contre soi-même quatre fois.          Il n'est pas permis de lapider en se basant sur des doutes ou des indications indirectes. Ainsi, la juste accusation de l'homme contre sa femme même s'il témoigne quatre fois qu'il l'a vue avec un homme, et la mise au monde d'un garçon qui ne ressemble pas au mari, ne constituent pas une preuve valable pour rendre un jugement de lapidation. La justice est éternelle et ne dépend point des conventions !

wa sallam

la 1ère lettre

04/12/2013 10:06 par momowally

  • la 1ère lettre

    la 1ère lettre

    04/12/2013 10:06 par momowally

Diawahiroul rassa-il (lettre 1) Première Lettre

Cette lettre est adressée au frère et ami, le jurisconsulte, l'homme de lettre et l'émérite Mouhamadou Moustapha Ibn Thierno Thiam. (Que la paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d'Allah et sa bénédiction). Par la suite, je te fais savoir que ton émissaire m'est parvenu et j'ai reçu ta lettre en toute fierté. Je te confie à Allah, entre les mains de qui nul dépôt n'est sujet à la perdition. Je te conseille de garder le cœur bien accroché à Allah dans tous tes mouvements et dans tes moments de répit. Sois par Allah car "celui qui est pour Allah, ce dernier sera pour lui". Mets toutes les créatures en dehors de la pratique de tes devoirs envers l'être divin et sache que ta propre personne est du nombre des êtres créés. (Dis: Allah ! Et, puis laisse-les s'amuser dans leur égarement.) (Sourate VI verset 91) Tu sais parfaitement qu'Allah a rendu vain et perfide le fait d'avoir recours à autre que Lui. Qu'il y ait donc pour toi deux maîtres : prend le livre saint et la sunna pour en faire ton guide au niveau externe (zâhir) et au niveau interne (bâtin), que ton guide soit notre maître Ahmad -At-Tijâni (Qu'Allah soit satisfait de lui) et il est toujours avec toi. Les « wassîla » sont uniquement des moyens pour parvenir à une fin. Ce que j'insinue en cela, c'est ce je t'ai dit. Préserve donc ton secret et dissimule ce qu’Allâh t'a conféré parmi ses secrets seigneuriaux jusqu'à ce qu'il te fasse apparaître. En réalité, quiconque s'attribue la fonction de maître spirituel avant d'en avoir reçu l'habilitation divine, a entièrement détruit sa religion et sa vie d'ici-bas, et s'est rendu opprobre au milieu de ses congénères. Si Allah te fait paraître, nul ne pourra empêcher que son don ne te parvienne. Par contre vouloir paraître avant le moment propice met fin à la célébrité à cause de ce qui s'y trouve comme part de la pulsion ou de l'impulsion. Si Allah te cache, c'est mieux pour toi. S'il te révèle et te rend manifeste aussi, cela est meilleur pour toi. Ne veux rien sinon ce qu'Allah veut. Celui qui veut le prestige est le serviteur du prestige et celui qui désire l'occultation est l'esclave de ce désir. Quand à celui qui ne désire que ce que désire Allah, c'est lui son véritable serviteur. Le  « ârif »(gnostique) est en effet celui qui abandonne sa volonté propre pour se plier à la volonté d'Allah. Et, dis à Hâdî que je l'autorise à te transmettre le « sirru ziârra » (litt: le secret de la visite pieuse) qui est le troisième des secrets. Il comporte le nom spécifique (ismul khâç) relatif à la station du maître (Ahmad Tijân), (qu’Allah soit satisfait de lui). Fais part de mes salutations au khalife Habîbul-Lâhi Seck. Je sollicite auprès de lui des prières pieuses. Wa-salâm.                                               

De la part de Ibrahîm Ibn El Hadji 'Abdallâhi At-Tijânî. An 1348H Al Faydah à Kossi

As?hâboul iznoul moutlakhy Anny cheikhy Ahmada Tidjâni RA

04/12/2013 10:02 par momowally

  •  As?hâboul iznoul moutlakhy Anny cheikhy Ahmada Tidjâni RA

    As?hâboul iznoul moutlakhy Anny cheikhy Ahmada Tidjâni RA

    04/12/2013 10:02 par momowally

« As’hâboul iznoul moutlakhy Anny cheikhy Ahmad-at- Tijâni(raa)"
 

Ceux qui ont reçu de cheikh Ahmad-at- Tidjâni l’autorisation sur tout ce qui est en rapport avec la « tariqa tijani » (donner le wird et des «  idiaza » sans être limité, utiliser les grands secrets…).    ils sont au nombre de 14 (que la miséricorde d’Allah soit sur eux).
1. Séydi aliou harazim al barraada
2. Séydi aliou tamâssini
3. Cheikh mouhamadoul hafiz sinkiti’il alawi
4. Séydi abou abdallahi ayachii
5. Séydi mouhamad ibn abdil wahidil bananil missri
6. Séydi moufâdali çihat
7. Séydi mouhamadou çihaf
8. Aç-cheikh mahy darifori
9. Séydi ibrahima rayâhi
10. Séydi mouhamadou tahâmi
11. Séydi mouhamad ibn abi nassri al alawi
12. Séydi at-tayib soufiyani’il akbar
13. Séydi abdou wahab ibn ahmar
14. Séydi mouhamadoul ghâli
radhiyallalhou anhou jamii'an »

RÉPONSE DE TARIQAH TIDJANIYYA

04/12/2013 09:53 par momowally

  • RÉPONSE DE TARIQAH TIDJANIYYA

    RÉPONSE DE TARIQAH TIDJANIYYA

    04/12/2013 09:53 par momowally

RÉPONSE DE TARIQAH TIDJANIYYA   à Aliou Touré qui a dit et je cite :                          « La tarîqa tijanyya est une des pires sectes égarées qui  s’affilient injustement à l'Islam.C'est une secte remplie de "koufr" (mécréance) "shirk" (polythéisme) et de toutes sortes d'innovations et d'égarements..Suivez ce lien et lisez le point N°5 vous trouverez ce qui suit: "La tarîqat se fonde sur la conception de l'homme créé à l'image de DIEU" .Alors qu'ALLAH dit dans le saint Coran qu'il ne ressemble à aucune de SES créatures. »

REPONSE   de la Tariqah Tidjaniyya:

« En effet, le Coran nous dit que l’homme a été créé « dans les plus admirables proportions (ahsan taqwîm) », mais ensuite, il est tombé dans la condition terrestre de séparation et de retrait de son divin prototype, ce que le Saint Coran appelle « le plus bas degré de l’échelle » (asfâl safilî). Ainsi, l’homme porte en soi ,à la fois, l’image de la perfection et la certitude de la séparation. L’expression « ahsane taqwîm » signifie que: Dieu a créé l’homme comme la théophanie la plus complète et la plus parfaite afin qu’il puisse devenir porteur de la charge (amânah).L’homme porte ainsi la marque de la « forme divine » conformément au hadith suivant : « Dieu a crée l’homme selon Sa propre Image » (Khalaqa Llâhu Adama alâ sûratihi). Il est sorti d’un souffle venant de l’Esprit même de Dieu et, à ce titre, il doit aimer Dieu à cause de cette « correspondance secrétée » qui existe entre lui et Son Seigneur. Il peut donc se rapprocher de Dieu par l’imitation des Attributs divins.  Cette affirmation  résulte à la fois du Coran et des hadiths de l’Envoyé du prophète(saw).  Dieu(sawt) dit, à cet égard, en parlant d’Adam :« Quand Je l’aurai formé et insufflé en lui de Mon Esprit… » Et, l’Envoyé de Dieu (Saw) nous dit que « Dieu a crée Adam à Son image ». L’expression :« image de Dieu » s’applique à l’essence, aux attributs et aux actions : l’Essence de l’Esprit (rûh) qui est l’essence de l’homme, est à l’image de ce que nous pouvons connaître de l’Essence divine : ni accident, ni corps, ni substance occupant une place ou localisée, ni unifiée au corps ou au monde, ni séparée d’eux. En ce qui concerne les attributs, l’homme a reçu à sa création, la vie, le savoir, le pouvoir, la volonté, l’ouïe, la vue et la parole ; et cela s’applique également à Dieu qui est le Vivant qui ne meurt jamais, le Savant, le Puissant, etc. Quand aux actions, l’origine des actions de l’homme est la volonté qui se manifeste d’abord dans le cœur, puis monte à la cervelle, puis aux nerfs jusqu’aux doigts. Ainsi, on peut se rendre compte que l’action de l’homme qui règne en souverain dans son monde (à savoir dans son corps) ressemble à la souveraineté du Créateur dans le macrocosme auquel   le microcosme ressemble. Il apparait alors que la forme du cœur, comme centre de la souveraineté humaine, ressemble au trône de Dieu (arch) ; que la cervelle ressemble à Son siège (Kursî) ; que les sens ressemble aux cieux, etc. Ainsi, l’essentiel de cette correspondance rend compte du hadith précité : « Dieu a crée Adam à son image. »          Mieux, l’homme n’aurait pu  par  la connaissance de soi-même s’élever à la connaissance du Créateur, si cette déiformité n’existait pas, si Dieu n’avait pas réuni dans l’homme des éléments ressemblant au macrocosme, de sorte qu’il apparaît comme un microcosme, Il ne pourrait connaitre ni le monde, qu’il apparait comme un microcosme. Il ne pourrait connaitre ni le monde, ni la souveraineté, ni la seigneurie (rubûbiya) et les autres Attributs de Dieu. »
 

Craignons Allah(swt) et il(swt) nous enseignera !

wa sallam

Qui est le premier Mouqqadam de la Faydah?

30/11/2013 10:31 par momowally

  • Qui est le premier Mouqqadam de la Faydah?

    Qui est le premier Mouqqadam de la Faydah?

    30/11/2013 10:31 par momowally

Sallam à tous !!!

Un peu de révision fait du bien,n'est-ce pas ?

1-Qui a été le premier moukhadam de la Faydah Tidjaniya ?

2-Qui est le premier à avoir fait l'éloge de Cheikh Ibrahima Niasse à travers un poème dont le titre est "bakouratoul madaih" écrit 7 ans avant l'avènement de la Faydah ?

3--Qui a été initié aux sciences gnostiques (mahrifa) par Cheikh Ibrahima Niasse 7 ans avant l'avènement de la Faydah ?
 

Une seul réponse: Al Hadji Mame Abdou Ibn Ahmad Boukar Niang l'auteur du célèbre poème: "Naïloul amani" (Alfou Salati....)
 

Qu'ALLAH soit satisfait de lui !

La lecture du Qur'ane

29/11/2013 22:12 par momowally

  • La lecture du Qur'ane

    La lecture du Qur'ane

    29/11/2013 22:12 par momowally

En plus de ces obligations divines, le disciple Tijân doit avoir une relation très étroite avec le Coran par la lecture liturgique, l'apprentissage et l'interprétation. S'il s'agit d'un hâfiz, c'est-à-dire s'il a déjà mémorisé l'ensemble du Coran, il doit s'efforcer de le lire en entier chaque semaine ou, s'il le peut, par période de trois jours ; cela étant plus complet. Car il reste bien entendu que la lecture du Coran est la meilleure manière pour se rapprocher de Dieu conformément à une vision que l'Imâm Ahmad Hanbal a reçue, et conformément au Coran lui-même, à la Sunna du notre prophète (PSL), au consensus des savants (Ijmac), à la raison et à la jurisprudence. Pour celui qui ne peut accomplir la lecture du Coran en trois ni en sept jours, le minimum consiste à lire deux hizb par jour (un hizb est approximativement un soixantième du Coran). Celui qui ne peut rien de tout cela lira ce qu'il peut, ne serait-ce que quelques versets par jour. L'enseignement de la voie recommande fortement de submerger son temps dans le rappel (zikr) de Dieu le Très-Haut. Le meilleur dhikr est celui qui vient du Coran, tel que : äl-bâqiyâtu çâlihât (subhâna ällâh, wa äl-hamdu lillâh, wal ällâhu akbar) ou encore la formule Lâ ïlâha ïllâ ällâhu wahdahu lâ charîka lahu, après chaque prière.

LA

28/11/2013 23:14 par momowally

  • LA

    LA

    28/11/2013 23:14 par momowally

Realité du Jeune de Ramadan, par le Qutb Thierno Hassan Déme, fidele Compagnon de Cheikh Ibrahim. Extrait de son livre Nurul Kamal, livre d'un rare profondeur Spirituel.

Esotérisme du jeûne

Par le Nom d'Allâh le Clément le Miséricordieux.

La louange est à Allâh qui a pour attribut d'être établi sur Sa Lumière (al-mustawî bin-nûrihî), Siège souverain par lequel Il embrasse et gouverne tous les êtres dans un total équilibre et une parfaite harmonie. Il fut alors la Lumière des cieux et de la terre.


Extrait du Livre : Nûrul kamâl fî mashhadir-ridiâli de Thierno Hassan Dème (ra)

Que la Prière dispensatrice de Grâce et la Paix unitive la plus complète soient sur celui qui est l'Emanation des Eaux Saintes (manâbi'il-miyâ'il qudsi) ainsi que la Profusion de la Manifestation des intellections et des éruditions (bisâti mazharil fuhûmi wal ma'ârifi), notre Apôtre Muhammad, qui est la lumière de l'Univers (Nûril kawni) et aussi le secret de l'Existence (Sirril-Wujûd).

Que cette Prière et cette Paix soient également sur sa noble famille sainte et sanctifiée ainsi que sur ses compagnons, qui sont auréolés du Succès et assurés du Salut éternels.

Le vendredi, 18 Ramadân 1392 de l'Hégire, s'est adressé aux gens celui qui est le Carrefour des effusions divines et des largesses seigneuriales, le Maître initiateur et le Guide spirituel agréé, en l'occurrence Mawlânâ Cheikh Al-Islâm El Hâdji Ibrahîm 'Abdallâh (ra) qui, usant des propos prophétiques, dit :

« Jeûnez lorsque vous le voyez (le croissant lunaire) et rompez le jeûne lorsque vous le voyez. »

De cette parole, est sorti instantanément, depuis l'univers du Cour Céleste de Cheikh Ibrahîm, l'ensemble des coupes contenant les différentes sciences et cognitions existantes. Cependant, l'exploration des profondeurs de ce Cour éthéré qui demeure un territoire sacré inviolable, l'accès aux trésors de connaissances qui s'y trouvent profondément enfouis ainsi que la procuration des précieuses sciences bien gardées gisant dans ce Cour, ne sont nullement rendu possible que par le biais des « mains des Cours ».

Cette parole sublime ne s'infuse également que dans la poitrine des gnostiques et ne s'entend qu'au moyen de «la lumière des subtiles attaches spirituelles» (nûrul-latâ'ifi).

Considères alors que le jeûne dont parle le Cheikh ici est celui des élus (khawwâç) d'entre les Gens de la Proximité (rijâlil-qurbi) et les Détenteurs des "Purs états initiatiques" (ûlîl-ahwâliç-çâfiyati). Le jeûne correspond ici au « fanâ' » et la vision de la lune correspond au « baqâ' ».

Le serviteur est ainsi convié à jeûner avec la totalité de son être. Cette invitation a établi par là une astreinte collective s'appliquant à toutes les portions de l'être du jeûneur. Elle concerne aussi bien ses parties cachées que ses facultés extérieurs qui sont au nombre de huit à savoir : son ouïe, sa vue, sa langue, sa main, son ventre, son pied, son organe génital et son cour, qui sont les principales composantes de son apparence soumises à l'astreinte légale (at-Taklîf).

« Jeûnez alors par ces huit sens, après que vous ayez accédé à l'Essence Divine (Wuçûl) et obtenu l'Ouverture spirituelle et le dévoilement (al-Fath) ! ».

Il est donc compréhensible sous ce rapport que le jeûneur, arrivé à ce stade de la réalisation qui provoque la sublimation de toutes ses facultés, immergera en réalité dans une ouvre d'adoration où chaque membre de son être se verra convié à un jeûne qui lui est propre et à une abstinence à l'égard de ce qui lui est interdit.

Par conséquent, ce jeûneur n'entendra que la Voix d'Allâh en toute parole (illâ minal-Lâh), il ne portera le regard sur une forme autre qu'Allâh (illal-Lâh), il ne mentionnera de propos que par Allâh (illâ bil-Lâh), il n'effleurera de sa main que Lui (illâ fîhi), il ne marchera nulle part que sur Lui (illâ 'alayhi), il n'introduira dans son ventre rien d'autre que Lui (illâ huwa), il n'entretiendra de rapport intime qu'avec Lui (illâ fîhi), tel qu'explicité par le hadith Qudsî qui stipule :

« Mon serviteur ne cesse d'essayer de se rapprocher de Moi par des actes surérogatoires jusqu'à ce je lui voue Mon amour. Si Je l'aime, Je le deviens et Je deviens ainsi l'ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il aperçoit, la main par laquelle il touche, le pied par lequel il marche et la langue par laquelle il parle. S'il m'invoque et me fait part de ses sollicitations, j'accède à sa requête et s'il cherche refuse auprès de Moi, Je lui accorde Ma protection.»

C'est à ce jeûne que le Cheikh a convié l'ensemble de ses compagnons.

« Jeûner », « rompre le jeûne », « voir la lune » : toute une science gravite autour de ces trois notions.

. « Jeûner » c'est l' extinction en Allâh (fanâ'),

. « rompre le jeûne » signifie subsistance en le Prophète sas (baqa'),

. « voir la lune » c'est la Vision contemplative (shuhûd).

L'on peut dire aussi que le rapport existant entre le couple « jeûne » (sawm) et « rupture du jeûne » (fitr) concorde nettement avec celui qui existe entre les couples :

. conjonction et séparation (al-Jam'u wal-Farqu),

. ploiement et déploiement (al-Qabdu wal-Bastu),

. enivrement et lucidité (as-Sukru was-Sahwu),

. Majesté et Beauté divines (al-Jalâl wal-Jamâl).

Elancé dans un processus de purification spirituelle, renonçant ainsi à toute initiative et se laissant conduire par la sollicitude divine, le jeûneur connaissant par Allâh (ârif) ne cesse d'effectuer une rotation dans « les Sphères des errements et des perplexités » (dawâ'irul awhâm) en allant d'une Sphère à une autre par le moyen de ces purs états initiatiques :

Il se défait alors de son individualité, repousse les multiplicités de la Demeure d'ici-bas en jetant « le Monde sensible, siège de la Royauté Divine » (Nâsûtul-Mulk) dans l'étendue des effluves des lumières saintes et purificatrices émanant de l'Univers du « Monde Angélique que régit la Toute-Miséricorde Divine » (Malakûtur-Rahmân). Ainsi Mulk et Malakût se retrouvent-ils ensemble unis telle une masse compacte, dans l'enceinte sacrée du « Monde de la Puissance Créatrice attaché à la Sublimité Divine» (Jabarûtul-'izzati). A partir de là le jeûneur contemple l'ensemble de ces trois sphères (Nâsût, Malakût, Jabarût) voguant tous dans le déploiement du « Monde de la Déité inhérent à la Transcendance Divine » (Lâhûtul-'azamati). Ainsi, la totalité de ces sphères se retrouve-t-elle noyer et effacer dans « l'Essence non manifestée de l'Elévation Divine » (Hâhûtul 'lyati). C'est à ce stade que s'anéantit l'intégralité des plans ontologiques, et c'est alors que se submerge l'océan des pluralités et des multiplicités et que se pulvérise la totalité des univers des réalités ('awâlimul haqâ'iqi).

Par ces manifestations théophaniques qui lui fait subir une transmutation spirituelle le rendant absent à lui-même, le gnostique se retrouve entièrement submergé dans la lumière de l'Un, absolument esseulé dans l'allongement de l'alîf de l'Unicité d'Allâh.

. S'il jeûne, il se retrouve dans une singularité totale à travers la parole : « Dis ! Il est Allâh Unique » (qul huwa Allâhu Ahad).

. S'il rompt le jeûne, tous les mondes, les réalités essentielles et les stations et modalités d'existence réapparaissent à travers la parole : « Allâh, le Sollicité par toute la Création » (Allâhuç-Çamad).

Jeûnez! Ô Gens de la Liaison essentielle et de la Proximité (ahlal-wisâli wal qurbi) grâce à votre vision intuitive de l'Unicité d'Allâh le Sublime (wahdatil-Lâhi), et grâce à l'immersion des Univers, des Réalités et des Présences (al-'awâlim, wal-haqâ'iq, wal hadarât) dans les profondeurs de l'Océan de « l'Unicité de la quiddité » (al-wahdatil-huwiyyat) qui baigne dans les Eaux de la « Déité dépouillée et immaculée » (al-Ulûhiyyatil-mahd)

Rompez le jeune au moment où les « Etoiles des représentations » (nujûmul-'awâlim) sont perçues à la tombée de la nuit des manifestations entrain de luire dans le Ciel de l'Unicité divine au sein de la Sphère de la Seigneurie (hadratu Rububiyati) qui englobe les Noms et Attributs divins. A ce moment là, l'astreinte (at-taklîf) est levée et il vous est permis de donner à votre âme le droit qui lui revient pour ce qui concerne le manger et le boire.

Donc " Mangez et buvez" du fruit des connaissances et de la coupe des éruditions "jusqu'à ce que devienne évidente pour vous la distinction du « fil blanc », dans l'éclat de la lumière de l'Etre divin, du « fil noir » qui est le recul de la nuit sombre des manifestations, au moment de l'apparition de l'aube à l'horizon, c'est à dire de l'irruption de la clarté de la Lumière de l'Unicité d'Allâh. "Ensuite parachevez le jeûne jusqu'à la nuit", c'est à dire anéantissez-vous complètement dans l'Etre divin, l'Unique et l'Absolu.

Dés l'apparition éblouissante de l'aube de l'Unicité (Fajr al-wahdat) dans le Ciel de vos cours éthérés, imbibez-vous par entière abstinence dans un état d'extinction et de ravissement totale, et maintenez-vous ainsi dans l'état de conjonction (al-Jam'u), de ploiement (al-Qabdu), d'enivrement (as-Sukru) et de Transcendance (al-Jalâl).

"Ensuite parachevez le jeûne jusqu'à la nuit des manifestations" qui indique le terme ultime du temps de l'abstinence dans le monde visible c'est-à-dire le "jour". Dés lors, l'abstinence à l'égard de tout ce qui est interdit dans le monde visible du jour n'a plus de raison d'être: " Mangez et buvez" donc des connaissances et des éruditions, en vous établissant dans un état de séparation (al-Farq), de déploiement (al-Bast), de lucidité (as-Sahw) et de Magnificence (al-Jamâl).

Ceci est le jeûne des Gens de la Proximité, de la Gnose, de la Certitude et de la Stabilité. Pour ceux qui s'adonnent à cette forme spirituelle du jeûne, tous les mois leur sont hissés au degré du mois de Ramadân. Ils se prosternent et ne se relèvent plus jamais (ils ne coupent plus leur jeûne). Allâh dit : « Prosterne-toi et rapproche-toi (d'Allâh) » (wasjud waqtarib). Cette parole signifie : « Ô Mon serviteur ! Sois témoin oculaire de Ma Forte Proximité par rapport à toi et perçois que « Je suis plus prés de toi que ta veine jugulaire » par ton établissement sur un Siège de sincérité (maq'adi çidqin), auprès d'un Roi en lui-même tout-puissant ».


Allâh dit dans un Hadith Qudsî : « Je suis le Compagnon de celui qui Me mentionne ». Il dit ailleurs : « Je suis en compagnie de ceux-là dont les cours sont brisés (c'est-à-dire ceux-là dont la montagne de leur individualité s'est pulvérisée) pour Ma Face ». IL dit aussi dans le Coran: « Souviens-toi de ton Seigneur, en ton âme, humblement et en secret, non en haute voix, matin et soir, et ne sois pas du nombre des insouciants ».
Cette forme d'évocation dissimulée, qui ne laisse entrevoir ni lettre ni mot, est celle des gens de la Proximité avérée (al-qurb al-haqîqî).

Les Gens de cet Ordre (qu'Allâh nous compte parmi eux) considèrent que les bonnes actions faites par les pieux et dont la rétribution consiste en des flots de bienfaits, si toutefois elles provenaient des Rapprochés, seraient perçues par ces derniers comme étant des vilénies indignes de leur part, eu égard à leur station si élevée. De là procède sa parole (Paix et Salut sur lui) :

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« Hasanâtul abrâri sayyi'âtul-muqarrabîn »
« Les bonnes actions des pieux ne sont que vilénies pour les Rapprochés d'Allâh. »

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Jeûner véritablement (haqîqatus-Sawm), c'est abandonner tout ce qui n'est pas Allâh. Il s'agit là d'un abandon par contemplation et intuition pure, non par existence réelle et effective. Comprends donc!

Si tu saisis cela, tu réaliseras que le « jeûne » c'est le « fanâ' » (l'extinction en Allâh). Le Prophète (Paix et Salut sur lui) a dit : « Ne médisez pas le temps car Allâh est le Temps »

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Il s'agira alors d'une double extinction qui s'opère en deux temps :

1. L'extinction première est l'anéantissement des choses à travers Sa Parole :

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« Tout ce qui est sur terre est voué au néant. Seul subsistera la Face de ton Seigneur plein de majesté et de noblesse » Cor. 55 : 26,27. Ou encore : « Dis : la vérité est venu et l'erreur s'est dissipée. L'erreur est vouée à disparaître». Cor. 17 : 81.
Une telle extinction annihile le « Moi pensant » c'est-à-dire « le Moi conscient de son propre existence ». Seul ne subsistent que le « Moi Contemplateur » et le « Soi Contemplé » (as-shâhid wal-Mash-hûd).

2. C'est suite à cela qu'advient la seconde extinction produisant l'anéantissement du « Moi Contemplateur ». Alors disparaissent aussi bien « Contemplateur » que « Contemplé » : le Contemplateur devenant en même temps son propre Contemplé et le Contemplé, son propre Contemplateur. Autrement dit, lorsque, sous l'effet de l'Evocationle bandeau s'enlève et que la Vérité se montre dans toute sa splendeur, l'Evoqué se joint alors à l'Evocateur et l'unité fusionnelle des essences est ainsi réalisée. Un sage d'entre les 'ârif dit à ce propos :

« J'ai imaginé un instant, avant que les voiles ne soient levés,
Que c'est à Toi (ô Allâh) que j'évoquais et que je rendais grâce.
Cependant que se dissipa l'obscurité, j'ai alors réalisé
Que Tu Es à la fois l'Evoqué, l'Evocation et l'Evocateur.»

Ceci est le jeûne des Gnostiques, Gens de la Liaison essentielle ; des Saints élus d'Allâh ; des Véridiques d'entre les « connaissants » qui sont parvenus à Allâh et se sont établis auprès de Lui à travers Son expansion principielle sur un Siège de sincérité (maq'adi çidqin), auprès d'un Roi en lui-même tout-puissant».Tourbillonnant continuellement dans l'extension de la Miséricorde divine, leur être brûle et leur cour se déchire d'amour pour Allâh. La Pureté Théophanique (çafâ'ut-tajallî) les absorbe et la Lumière de la Proximité d'Allâh (Nûrul-qurb) les guide à l'intérieur des stations et états spirituels (al-maqâmât wal ahwâl).
Prenant ainsi un libre essor, mus avec agilité dans l'Immensité Profonde, ils se baignent dans les états de conjonction et de séparation (al-Jam'u wal-Farqu), de ploiement et de déploiement (al-Qabdu wal-Bastu), d'extinction et de surexistence (fanâ' wal baqâ'), d'enivrement et lucidité (as-Sukru was-Sahwu),?entre la Majesté et la Beauté divines (al-Jalâl wal-Jamâl). Leur enivrement est lucidité et leur lucidité est enivrement (as-Sukru was-Sahwu). Ces élus d'Allâh, dans leur balancement ente ces états susmentionnés, demeurent dans une perplexité totale. Ils basculent entre les états de conjonction et de séparation et entre la Loi exotérique (Sharia) et la Réalité Pure (Haqîqa), se plaçant à un juste milieu et se maintenant dans un parfait équilibre de sorte que l'un de ces états ne domine l'autre. Ils ne se rangent alors ni du côté de celui-ci, ni du côté de celui-là. Ils entendent la parole d'Allâh qui leur enjoint de faire prévaloir l'équité, la juste mesure, afin de pouvoir donner à chacun ce qui lui revient: « wa aqîmul wazna bil qisti wa lâ tukhsirûl-mîzân». Jeûnez alors, lorsque vous le voyez et rompez le jeûne lorsque vous le voyez, car tel est le jeûne des « cheminants » vers Allâh.

Paix et Salut sur le Prophète, sur sa famille et ses nobles compagnons.

Madina Kaolack, le matin du dimanche 20 Ramadân 1392 Hégire.

Therno Al Hassane Deme(RTA) fut un compagnon et fidèle disciple de Cheikh Ibrahima Niass, dit Baye(RTA)
Photo : RealitĂ© du Jeune de Ramadan, par le Qutb Thierno Hassan DĂ©me, fidele Compagnon de Cheikh Ibrahim. Extrait de son livre Nurul Kamal, livre d'un rare profondeur Spirituel.

Esotérisme du jeûne

Par le Nom d'Allâh le Clément le Miséricordieux.

La louange est à Allâh qui a pour attribut d'être établi sur Sa Lumière (al-mustawî bin-nûrihî), Siège souverain par lequel Il embrasse et gouverne tous les êtres dans un total équilibre et une parfaite harmonie. Il fut alors la Lumière des cieux et de la terre. 

   
Extrait du Livre : Nûrul kamâl fî mashhadir-ridiâli de Thierno Hassan Dème (ra)

Que la Prière dispensatrice de Grâce et la Paix unitive la plus complète soient sur celui qui est l'Emanation des Eaux Saintes (manâbi'il-miyâ'il qudsi) ainsi que la Profusion de la Manifestation des intellections et des éruditions (bisâti mazharil fuhûmi wal ma'ârifi), notre Apôtre Muhammad, qui est la lumière de l'Univers (Nûril kawni) et aussi le secret de l'Existence (Sirril-Wujûd). 

Que cette Prière et cette Paix soient également sur sa noble famille sainte et sanctifiée ainsi que sur ses compagnons, qui sont auréolés du Succès et assurés du Salut éternels. 

Le vendredi, 18 Ramadân 1392 de l'Hégire, s'est adressé aux gens celui qui est le Carrefour des effusions divines et des largesses seigneuriales, le Maître initiateur et le Guide spirituel agréé, en l'occurrence Mawlânâ Cheikh Al-Islâm El Hâdji Ibrahîm 'Abdallâh (ra) qui, usant des propos prophétiques, dit :

« Jeûnez lorsque vous le voyez (le croissant lunaire) et rompez le jeûne lorsque vous le voyez. » 

De cette parole, est sorti instantanément, depuis l'univers du Cour Céleste de Cheikh Ibrahîm, l'ensemble des coupes contenant les différentes sciences et cognitions existantes. Cependant, l'exploration des profondeurs de ce Cour éthéré qui demeure un territoire sacré inviolable, l'accès aux trésors de connaissances qui s'y trouvent profondément enfouis ainsi que la procuration des précieuses sciences bien gardées gisant dans ce Cour, ne sont nullement rendu possible que par le biais des « mains des Cours ». 

Cette parole sublime ne s'infuse également que dans la poitrine des gnostiques et ne s'entend qu'au moyen de «la lumière des subtiles attaches spirituelles» (nûrul-latâ'ifi). 

Considères alors que le jeûne dont parle le Cheikh ici est celui des élus (khawwâç) d'entre les Gens de la Proximité (rijâlil-qurbi) et les Détenteurs des "Purs états initiatiques" (ûlîl-ahwâliç-çâfiyati). Le jeûne correspond ici au « fanâ' » et la vision de la lune correspond au « baqâ' ». 

Le serviteur est ainsi convié à jeûner avec la totalité de son être. Cette invitation a établi par là une astreinte collective s'appliquant à toutes les portions de l'être du jeûneur. Elle concerne aussi bien ses parties cachées que ses facultés extérieurs qui sont au nombre de huit à savoir : son ouïe, sa vue, sa langue, sa main, son ventre, son pied, son organe génital et son cour, qui sont les principales composantes de son apparence soumises à l'astreinte légale (at-Taklîf). 

« Jeûnez alors par ces huit sens, après que vous ayez accédé à l'Essence Divine (Wuçûl) et obtenu l'Ouverture spirituelle et le dévoilement (al-Fath) ! ». 

Il est donc compréhensible sous ce rapport que le jeûneur, arrivé à ce stade de la réalisation qui provoque la sublimation de toutes ses facultés, immergera en réalité dans une ouvre d'adoration où chaque membre de son être se verra convié à un jeûne qui lui est propre et à une abstinence à l'égard de ce qui lui est interdit. 

Par conséquent, ce jeûneur n'entendra que la Voix d'Allâh en toute parole (illâ minal-Lâh), il ne portera le regard sur une forme autre qu'Allâh (illal-Lâh), il ne mentionnera de propos que par Allâh (illâ bil-Lâh), il n'effleurera de sa main que Lui (illâ fîhi), il ne marchera nulle part que sur Lui (illâ 'alayhi), il n'introduira dans son ventre rien d'autre que Lui (illâ huwa), il n'entretiendra de rapport intime qu'avec Lui (illâ fîhi), tel qu'explicité par le hadith Qudsî qui stipule : 

« Mon serviteur ne cesse d'essayer de se rapprocher de Moi par des actes surérogatoires jusqu'à ce je lui voue Mon amour. Si Je l'aime, Je le deviens et Je deviens ainsi l'ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il aperçoit, la main par laquelle il touche, le pied par lequel il marche et la langue par laquelle il parle. S'il m'invoque et me fait part de ses sollicitations, j'accède à sa requête et s'il cherche refuse auprès de Moi, Je lui accorde Ma protection.» 

C'est à ce jeûne que le Cheikh a convié l'ensemble de ses compagnons. 

« Jeûner », « rompre le jeûne », « voir la lune » : toute une science gravite autour de ces trois notions. 

. « Jeûner » c'est l' extinction en Allâh (fanâ'), 

. « rompre le jeûne » signifie subsistance en le Prophète sas (baqa'), 

. « voir la lune » c'est la Vision contemplative (shuhûd). 

L'on peut dire aussi que le rapport existant entre le couple « jeûne » (sawm) et « rupture du jeûne » (fitr) concorde nettement avec celui qui existe entre les couples : 

. conjonction et séparation (al-Jam'u wal-Farqu), 

. ploiement et déploiement (al-Qabdu wal-Bastu), 

. enivrement et lucidité (as-Sukru was-Sahwu), 

. Majesté et Beauté divines (al-Jalâl wal-Jamâl). 

Elancé dans un processus de purification spirituelle, renonçant ainsi à toute initiative et se laissant conduire par la sollicitude divine, le jeûneur connaissant par Allâh (ârif) ne cesse d'effectuer une rotation dans « les Sphères des errements et des perplexités » (dawâ'irul awhâm) en allant d'une Sphère à une autre par le moyen de ces purs états initiatiques : 

Il se défait alors de son individualité, repousse les multiplicités de la Demeure d'ici-bas en jetant « le Monde sensible, siège de la Royauté Divine » (Nâsûtul-Mulk) dans l'étendue des effluves des lumières saintes et purificatrices émanant de l'Univers du « Monde Angélique que régit la Toute-Miséricorde Divine » (Malakûtur-Rahmân). Ainsi Mulk et Malakût se retrouvent-ils ensemble unis telle une masse compacte, dans l'enceinte sacrée du « Monde de la Puissance Créatrice attaché à la Sublimité Divine» (Jabarûtul-'izzati). A partir de là le jeûneur contemple l'ensemble de ces trois sphères (Nâsût, Malakût, Jabarût) voguant tous dans le déploiement du « Monde de la Déité inhérent à la Transcendance Divine » (Lâhûtul-'azamati). Ainsi, la totalité de ces sphères se retrouve-t-elle noyer et effacer dans « l'Essence non manifestée de l'Elévation Divine » (Hâhûtul 'lyati). C'est à ce stade que s'anéantit l'intégralité des plans ontologiques, et c'est alors que se submerge l'océan des pluralités et des multiplicités et que se pulvérise la totalité des univers des réalités ('awâlimul haqâ'iqi). 

Par ces manifestations théophaniques qui lui fait subir une transmutation spirituelle le rendant absent à lui-même, le gnostique se retrouve entièrement submergé dans la lumière de l'Un, absolument esseulé dans l'allongement de l'alîf de l'Unicité d'Allâh. 

. S'il jeûne, il se retrouve dans une singularité totale à travers la parole : « Dis ! Il est Allâh Unique » (qul huwa Allâhu Ahad).

. S'il rompt le jeûne, tous les mondes, les réalités essentielles et les stations et modalités d'existence réapparaissent à travers la parole : « Allâh, le Sollicité par toute la Création » (Allâhuç-Çamad).

Jeûnez! Ô Gens de la Liaison essentielle et de la Proximité (ahlal-wisâli wal qurbi) grâce à votre vision intuitive de l'Unicité d'Allâh le Sublime (wahdatil-Lâhi), et grâce à l'immersion des Univers, des Réalités et des Présences (al-'awâlim, wal-haqâ'iq, wal hadarât) dans les profondeurs de l'Océan de « l'Unicité de la quiddité » (al-wahdatil-huwiyyat) qui baigne dans les Eaux de la « Déité dépouillée et immaculée » (al-Ulûhiyyatil-mahd)

Rompez le jeune au moment où les « Etoiles des représentations » (nujûmul-'awâlim) sont perçues à la tombée de la nuit des manifestations entrain de luire dans le Ciel de l'Unicité divine au sein de la Sphère de la Seigneurie (hadratu Rububiyati) qui englobe les Noms et Attributs divins. A ce moment là, l'astreinte (at-taklîf) est levée et il vous est permis de donner à votre âme le droit qui lui revient pour ce qui concerne le manger et le boire. 

Donc " Mangez et buvez" du fruit des connaissances et de la coupe des éruditions "jusqu'à ce que devienne évidente pour vous la distinction du « fil blanc », dans l'éclat de la lumière de l'Etre divin, du « fil noir » qui est le recul de la nuit sombre des manifestations, au moment de l'apparition de l'aube à l'horizon, c'est à dire de l'irruption de la clarté de la Lumière de l'Unicité d'Allâh. "Ensuite parachevez le jeûne jusqu'à la nuit", c'est à dire anéantissez-vous complètement dans l'Etre divin, l'Unique et l'Absolu. 

Dés l'apparition éblouissante de l'aube de l'Unicité (Fajr al-wahdat) dans le Ciel de vos cours éthérés, imbibez-vous par entière abstinence dans un état d'extinction et de ravissement totale, et maintenez-vous ainsi dans l'état de conjonction (al-Jam'u), de ploiement (al-Qabdu), d'enivrement (as-Sukru) et de Transcendance (al-Jalâl). 

"Ensuite parachevez le jeûne jusqu'à la nuit des manifestations" qui indique le terme ultime du temps de l'abstinence dans le monde visible c'est-à-dire le "jour". Dés lors, l'abstinence à l'égard de tout ce qui est interdit dans le monde visible du jour n'a plus de raison d'être: " Mangez et buvez" donc des connaissances et des éruditions, en vous établissant dans un état de séparation (al-Farq), de déploiement (al-Bast), de lucidité (as-Sahw) et de Magnificence (al-Jamâl). 

Ceci est le jeûne des Gens de la Proximité, de la Gnose, de la Certitude et de la Stabilité. Pour ceux qui s'adonnent à cette forme spirituelle du jeûne, tous les mois leur sont hissés au degré du mois de Ramadân. Ils se prosternent et ne se relèvent plus jamais (ils ne coupent plus leur jeûne). Allâh dit : « Prosterne-toi et rapproche-toi (d'Allâh) » (wasjud waqtarib). Cette parole signifie : « Ô Mon serviteur ! Sois témoin oculaire de Ma Forte Proximité par rapport à toi et perçois que « Je suis plus prés de toi que ta veine jugulaire » par ton établissement sur un Siège de sincérité (maq'adi çidqin), auprès d'un Roi en lui-même tout-puissant ». 


Allâh dit dans un Hadith Qudsî : « Je suis le Compagnon de celui qui Me mentionne ». Il dit ailleurs : « Je suis en compagnie de ceux-là dont les cours sont brisés (c'est-à-dire ceux-là dont la montagne de leur individualité s'est pulvérisée) pour Ma Face ». IL dit aussi dans le Coran: « Souviens-toi de ton Seigneur, en ton âme, humblement et en secret, non en haute voix, matin et soir, et ne sois pas du nombre des insouciants ». 
Cette forme d'évocation dissimulée, qui ne laisse entrevoir ni lettre ni mot, est celle des gens de la Proximité avérée (al-qurb al-haqîqî). 

Les Gens de cet Ordre (qu'Allâh nous compte parmi eux) considèrent que les bonnes actions faites par les pieux et dont la rétribution consiste en des flots de bienfaits, si toutefois elles provenaient des Rapprochés, seraient perçues par ces derniers comme étant des vilénies indignes de leur part, eu égard à leur station si élevée. De là procède sa parole (Paix et Salut sur lui) :

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« Hasanâtul abrâri sayyi'âtul-muqarrabîn » 
« Les bonnes actions des pieux ne sont que vilénies pour les Rapprochés d'Allâh. »

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Jeûner véritablement (haqîqatus-Sawm), c'est abandonner tout ce qui n'est pas Allâh. Il s'agit là d'un abandon par contemplation et intuition pure, non par existence réelle et effective. Comprends donc! 

Si tu saisis cela, tu réaliseras que le « jeûne » c'est le « fanâ' » (l'extinction en Allâh). Le Prophète (Paix et Salut sur lui) a dit : « Ne médisez pas le temps car Allâh est le Temps »

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Il s'agira alors d'une double extinction qui s'opère en deux temps :

1. L'extinction première est l'anéantissement des choses à travers Sa Parole :

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« Tout ce qui est sur terre est voué au néant. Seul subsistera la Face de ton Seigneur plein de majesté et de noblesse » Cor. 55 : 26,27. Ou encore : « Dis : la vérité est venu et l'erreur s'est dissipée. L'erreur est vouée à disparaître». Cor. 17 : 81. 
Une telle extinction annihile le « Moi pensant » c'est-à-dire « le Moi conscient de son propre existence ». Seul ne subsistent que le « Moi Contemplateur » et le « Soi Contemplé » (as-shâhid wal-Mash-hûd). 

2. C'est suite à cela qu'advient la seconde extinction produisant l'anéantissement du « Moi Contemplateur ». Alors disparaissent aussi bien « Contemplateur » que « Contemplé » : le Contemplateur devenant en même temps son propre Contemplé et le Contemplé, son propre Contemplateur. Autrement dit, lorsque, sous l'effet de l'Evocationle bandeau s'enlève et que la Vérité se montre dans toute sa splendeur, l'Evoqué se joint alors à l'Evocateur et l'unité fusionnelle des essences est ainsi réalisée. Un sage d'entre les 'ârif dit à ce propos : 

« J'ai imaginé un instant, avant que les voiles ne soient levés, 
Que c'est à Toi (ô Allâh) que j'évoquais et que je rendais grâce. 
Cependant que se dissipa l'obscurité, j'ai alors réalisé 
Que Tu Es à la fois l'Evoqué, l'Evocation et l'Evocateur.» 

Ceci est le jeûne des Gnostiques, Gens de la Liaison essentielle ; des Saints élus d'Allâh ; des Véridiques d'entre les « connaissants » qui sont parvenus à Allâh et se sont établis auprès de Lui à travers Son expansion principielle sur un Siège de sincérité (maq'adi çidqin), auprès d'un Roi en lui-même tout-puissant».Tourbillonnant continuellement dans l'extension de la Miséricorde divine, leur être brûle et leur cour se déchire d'amour pour Allâh. La Pureté Théophanique (çafâ'ut-tajallî) les absorbe et la Lumière de la Proximité d'Allâh (Nûrul-qurb) les guide à l'intérieur des stations et états spirituels (al-maqâmât wal ahwâl).
Prenant ainsi un libre essor, mus avec agilité dans l'Immensité Profonde, ils se baignent dans les états de conjonction et de séparation (al-Jam'u wal-Farqu), de ploiement et de déploiement (al-Qabdu wal-Bastu), d'extinction et de surexistence (fanâ' wal baqâ'), d'enivrement et lucidité (as-Sukru was-Sahwu),?entre la Majesté et la Beauté divines (al-Jalâl wal-Jamâl). Leur enivrement est lucidité et leur lucidité est enivrement (as-Sukru was-Sahwu). Ces élus d'Allâh, dans leur balancement ente ces états susmentionnés, demeurent dans une perplexité totale. Ils basculent entre les états de conjonction et de séparation et entre la Loi exotérique (Sharia) et la Réalité Pure (Haqîqa), se plaçant à un juste milieu et se maintenant dans un parfait équilibre de sorte que l'un de ces états ne domine l'autre. Ils ne se rangent alors ni du côté de celui-ci, ni du côté de celui-là. Ils entendent la parole d'Allâh qui leur enjoint de faire prévaloir l'équité, la juste mesure, afin de pouvoir donner à chacun ce qui lui revient: « wa aqîmul wazna bil qisti wa lâ tukhsirûl-mîzân». Jeûnez alors, lorsque vous le voyez et rompez le jeûne lorsque vous le voyez, car tel est le jeûne des « cheminants » vers Allâh. 

Paix et Salut sur le Prophète, sur sa famille et ses nobles compagnons. 

Madina Kaolack, le matin du dimanche 20 Ramadân 1392 Hégire.

Therno Al Hassane Deme(RTA) fut un compagnon et fidèle disciple de Cheikh Ibrahima Niass, dit Baye(RTA)

 

Attention à la vanité

27/11/2013 00:05 par momowally

  • Attention à la vanité

    Attention à la vanité

    27/11/2013 00:05 par momowally

D’après Ubay ibn Ka’b, qu’Allah soit satisfait de lui, deux hommes au temps du Prophète (saw) se vantèrent de la noblesse de leurs généalogies. L’un d’eux dit : « Je suis untel fils d’untel. Et toi, qui es-tu? puisses-tu être privé de ta mère ? ». Le Prophète (saW) dit
: « Deux hommes se vantèrent de leurs ancêtres au temps de Mûsâ (Moïse) (saw). L’un d’eux dit : 'Je suis untel fils d’untel jusqu'à neuf de ses ancêtres. Et toi, qui es-tu? puisses-tu être privé de ta mère ?'. L’autre répondit : 'Je suis untel fils d’untel, fils de l’Islam'. C’est alors qu’Allah(exalté soit-Il), révéla à Mûsâ (Moïse) (saw) : 'Dis : ô toi qui te vantes de descendre de neuf ancêtres qui sont destinés à l’Enfer, tu seras le dixième (en Enfer). Quant à toi qui te vantes de descendre de deux ancêtres qui sont destinés au Paradis, tu seras le troisième'. » (Ahmed).

le prophète(saw) a dit

26/11/2013 23:55 par momowally

  • le prophète(saw) a dit

    le prophète(saw) a dit

    26/11/2013 23:55 par momowally

Le prophète(sas)a dit : "viendra une époque où il ne restera de l’islam que son nom, et du coran que sa forme, et les pires individus qui vivront sous le ciel seront les savants et les lettrés.
Leurs savants seront avides et cupides et les lettrés seront corrompus. Et il ajouta : quant à vous, vous êtes dans une époque où les cœurs sont remplis mais viendra une époque où les cœurs seront vides et les mosquées pleines de corps sans âmes.
Les rois seront orgueilleux, les riches vaniteux et les savants seront cupides et avides et les adorateurs voudront juste se faire voir et les commerçants pratiqueront de l’usure.
Et le prophète(saw) dit que les premiers à être jugés le jour de la résurrection sont au nombre de trois : le lecteur de coran, le riche donneur d’aumône et le jihadiste.
 

Source : dans les jardins du tafsir