Définition du Nafs

14/04/2010 18:48 par momowally

  • Définition du Nafs

    Définition du Nafs

    14/04/2010 18:48 par momowally

Par le Sheikh Muhammad ‘Afifi al-’Akiti

« Au Nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Louange à Allah qui a façonné harmonieusement l'aspect de l'homme en lui accordant une belle stature, ainsi qu'une bonne proportion, et qui l'a protégé de l'accroissement et de la diminution dans son aspect et ses mensurations. Nous implorons Son pardon et Sa guidance, et cherchons refuge contre le mal qui est en nous ainsi que ce qui est nuisible dans nos actions. Et que les bénédictions et les salutations soient sur Muhammad , Son Prophète.

« Quant à celui qui aura dépassé les limites et aura préféré la vie présente, alors, l'enfer sera son refuge: et pour celui qui a aura redouté de comparaitre devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion, le Paradis sera alors son refuge » (Coran 79: 37 à 41)

Ibn Kathir (raa) a dit: « Les croyants (mu'min) sont des personnes ayant été averties, à travers le Coran, de (ne pas) céder aux plaisirs de ce monde, et il (le coran) s'interpose entre eux et ce qui pourrait les détruire. Le croyant est comme un prisonnier dans ce monde, essayant de s'affranchir de ses entraves et de ses chaines, ne plaçant nullement sa confiance en lui (le monde) ni en ce qu'il contient, jusqu'au jour où il rencontrera son Créateur. Il sait très bien qu'il est responsable de tout ce qu'il entend, voit et dit, mais également de tout ce qu'il accomplit avec son corps. »

(Al-Bidayah wa al-Nihayah, vol. 9 p. 276, Caire 1352)

Il existe deux catégories de personnes, ceux dont la nafs a vaincu et a conduit à la perte, car elles se sont soumises à elles et ont obéi à leurs penchants. Et celles qui ont dominé leur nafs et l'ont fait obéir à leur commandement.

Le terme Nafs (pl. anfus ou nufus) possède comme signification terminologique: l'âme, la psyché, l'égo, moi, vie, personne, cœur ou esprit. (mu'jam, kassis). Bien que certains savants aient classé la nafs à hauteur de sept stations, tous sont unanimes pour affirmer qu'Allah(swt) a décrit, dans le Coran, au moins trois principaux types de nafs. Et elles sont classées par ordre de la pire à la meilleure:                            1-nafs al-Ammara bissu’ (nafs instigatrice du mal)                                                                                2-nafs al-lawwama (nafs réprobatrice) et                                    3-nafs al-mutma`inna (nafs apaisée).

(chapitre 12 v.53 dans le tafsir de at-Tabari: Jami’ al-bayan fi tafsir al-Coran, 30 vols., Bulaq 1323 et aussi dans le tafsir de l'Imam Baghawi: Lubab al-ta’wil fi ma’alam at-tanzil, 8 vols. Caire, 1308)

Un résumé de ces stations de l'âme est donné par l'Imam Tabari dans son tafsir du verset 53 de la sourate Yusuf:

1- Nafs al-ammara bissu’ (la nafs instigatrice): Elle est la nafs qui se mène au châtiment. Par sa nature même, elle oriente son hôte vers toute action blâmable et nul ne peut se débarrasser de son mal sans le secours d'Allah(swt). Aussi, Allah(swt) évoque cette nafs dans l'histoire de la femme de al-Aziz (Zulaykhâ) et du Prophète Yusuf, (que la paix soit sur lui): « L'âme (humaine) est très instigatrice au mal » (Coran 12:53)   Allah(swt) dit également: « Et n'eût été la grâce d'Allah envers vous et Sa Miséricorde aucun d'entre vous n'aurait jamais été pur. Mais Allah purifie qui Il veut et Allah entend et sait tout. » (Coran 24:21).

Dominée par les plaisirs terrestres (shahwat) et les passions, cette nafs réside dans le monde des sens … Le mal se tient caché dans la nafs et c'est ce qui l'incite à commettre le blâmable. Si Allah(swt) abandonnait le serviteur seul avec son égo, celui-ci serait anéanti entre son mal et le mal qu'il (égo) désire. Cependant, si Allah(swt) lui accorde la réussite et le secours, alors il survivra. Nous cherchons refuge auprès d'Allah(le Tout Puissant), contre le mal qui réside en nous et le mal de nos actions.

2- Nafs al-lawwama (la nafs réprobatrice): Allah(swt) fait référence à cette nafs « Et Je jure par la nafs qui ne cesse de se blâmer » (Coran 75:2). Cette nafs est consciente de ses propres imperfections. Hasan al Basri a dit « Tu vois constamment le croyant se blâmer et dire des choses comme « Est-ce que je veux cela ? Pourquoi ai-je fais cela ? Est-ce mieux que cela ? » ...

3- Nafs al-mutma`inna (l'âme apaisée): Allah fait référence à cette nafs, “O toi, âme apaisée !” (Coran 89:27). Cette nafs est sereine car elle se repose sur la certitude d'Allah(swt). Ibn Abbas (qu'Allah soit satisfait de lui), a dit « Elle est l'âme sereine et croyante » al Qatada, (qu'Allah soit satisfait de lui), a dit « elle est l'âme du croyant, tranquillisée par ce qu'Allah a promis. Son propriétaire est apaisé et satisfait de sa connaissance des Noms et des Attributs d'Allah, de ce qu'Il a dit de Lui et de Son Messager, et de ce qu'Il a dit à propos de ce qui attend l'âme après la mort: concernant le départ de l'âme, la vie dans le Barzakh ainsi que les événements qui suivront lors du Jour de Qiyama. A tel point qu'un croyant tel que celui-ci peut presque les voir avec ses yeux. Ainsi il se soumet à la volonté d'Allah et s'abandonne à Lui avec plaisir, sans jamais être mécontent ou insatisfait, et avec une foi jamais hésitante (ou avec aucune incertitude dans sa foi). Il ne se réjouit pas de sa subsistance (ou ses rétributions) et ses afflictions ne le font pas perdre espoir – car il sait qu'elles furent décrétées bien avant qu'elles lui arrivent et même avant qu'il fusse crée ... »
(Al-Tabari: Jami’ al-bayan fi tafsir al-Coran, vol. 13, Bulaq 1323)

Imam Baghawi a dit « La « nafs al mutama'inna » a un ange qui l'aide, l'assiste et la guide. L'ange projette le bien à l'intérieur du nafs afin qu'elle aspire à ce qui est bon et qu'elle prenne conscience de l'excellence des bonnes actions. L'ange éloigne également l'égo des actions blâmables et lui montre la laideur des mauvais actes. Globalement, tout ce qui est pour Allah(swt) et par lui, provient toujours de l'âme qui est en paix. La nafs al-ammara bissu possède shaytan comme allié. Il lui promet de grandes récompenses et rétributions, mais projette le mensonge en elle. Il la tente et attire l'âme à commettre le mal. Il l'encourage, espoir après espoir, et présente à l'âme le mensonge sous une forme qu'elle acceptera et appréciera. »

Ibn al Qayyim (raa) mentionne également les degrés du nafs « La nafs est une entité unique bien que ses états puissent évoluer du nafs al-ammara, au nafs al-lawwama et au nafs al-mutma`inna qui est le but final de perfection … Il a été dit que la nafs al-lawwama est la seule qui ne peut demeurer dans un seul état. Elle change souvent, elle se souvient et oublie, se soumet et esquive, aime et déteste, se réjouit et s'attriste, accepte et rejette, obéit et se rebelle. La nafs al-lawwama est aussi la nafs du croyant … Il a aussi été rapporté que la nafs se blâme elle-même au Jour de Qiyama – elle se blâme pour chacune de ses actions, que cela soit pour ses mauvaises actions, s'il fut une personne qui accomplit de nombreuses actions répréhensibles, soit pour ses faiblesses, s'il fut une personne qui pratiqua les bonnes actions. Tout cela est juste.

(Madarij as-Salikin fi Manazili Iyyaka Na’budu wa Iyyaka Nasta’in, vol. 1 p.308)

Sa'id Hawwa a dit concernant ses nafs « Selon sa condition, la nafs existe de façon multidimensionnelle. Lorsque la nafs est tranquille en raison de l'obéissance à Allah et que l'âme s'oppose à ses tentations, cette âme est connue sous le nom de nafs al-mutma'inna. A propos de cela, Allah (swt) a parlé d'elle dans le Coran (89:27-28). Mais si l'âme n'accéde pas à la paix avec elle-même, en étant plutôt exposée à ses désirs, alors une telle âme est connue sous le nom de nafs al-lawwama car cette âme blâme son propriétaire à cause de la négligence de celui-ci dans l'accomplissement de ce que veut Allah – Coran 75:2. Plus encore, si l'âme se soumet aux tentations et se laisse séduire par shaytan, une telle âme est connue sous le nom de nafs al ammara bissu'. Allah(swt) parle de l'aventure concernant de la femme de al-aziz (Zulaykha) dans le Coran (Ste12 V.53).
(Tarbiyatun nar ruhiyah, p. 32, Caire: Dar al-Salam, 1408)

Il existe un célèbre dicton arabe:
« O âme … Prends garde ! Aide moi avec tes efforts,
dans les ténèbres des nuits;
Pour qu'au jour de Qiyama,
tu puisses obtenir une vie agréable sur ses hauteurs
»

Puisse cela être profitable. Et la dernière de nos prières, « Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute Puissance ( exalté soit Il ) au delà de ce qu'ils Lui attribuent ! La Paix soit sur les envoyés ! Et la louange revient à Allah, le Seigneur des mondes. » (Coran 37: 180 à 182)


" Garde la pêche et n'avale pas le noyau "

"Hier est mort, aujourd'hui agonise, demain n'est pas encore né ; hâtez-vous de faire du bien."

Le Saint - Coran

14/04/2010 18:25 par momowally

  • Le Saint - Coran

    Le Saint - Coran

    14/04/2010 18:25 par momowally

Assalamu'alayk,parlez du  Saint - Coran !

Sanata (Paris-Saint-Denis)

 


 

Salam,chère Soeur fillah ! 
Voici une approche d'informations sur le Coran,j'espère que tu en tireras profit !

Littéralement le terme Coran signifie la lecture.

Chez les « oussouliyounes » : il s'agit des paroles d'Allah (Exalté soit-Il ) révélées au Messager d'Allah (que la Paix et le Salut soient sur lui), en langue arabe, il est inimitable et ceci jusqu'à la plus petite sourate. Il est transmis par génération successive (tawaatour). Sa lecture est une adoration, il commence par la sourate El Fatiha et se termine par la sourate Annas.
2. Les particularités du Coran :
Il apparaît de par la définition, que le Coran se distingue par les caractéristiques suivantes :
" Il est la parole d'Allah (Exalté soit-Il)  dans sa forme et dans son sens : cela est prouvé par son inimitabilité car il a atteint un niveau d'éloquence en dehors des capacités humaines. Il est une obligation de le suivre et de se conformer à toutes ses injonctions. De ce fait, toute autre parole ne peut être qualifiée de Coran, même s'il s'agit de hadith divin ou prophétique. Car le sens du hadith provient d'Allah (Exalté soit-Il) , mais sa forme est du Prophète (que la Paix et le Salut soient sur lui) -, si le hadith est rattaché à Allah (Exalté soit-Il ), il s'agit alors d'un hadith divin. Le hadith n'est pas au niveau du Coran dans la législation, il ne peut être utilisé dans la prière, et sa psalmodie n'est pas une adoration comme l'est la psalmodie du Coran.
" L'intégralité du Coran est en arabe : il n'y a pas un mot de langue étrangère. L'éxegese du Coran ou sa traduction dans une autre langue ne sont pas du Coran. Et ceci quel que soit son niveau d'interprétation ou d'explication, car le Coran fut révélé par Allah (Exalté soit-Il)  en langue arabe dans sa forme comme dans son sens.
" Le Coran fut transmit de génération en génération, par l'intermédiaire de groupe important et ceci en remontant jusqu'au Prophète (que la Paix et le Salut soient sur lui ).Il fut mémorisé dès sa première révélation et inscrit à la seconde même ou il fut révélé, et ceci à travers chaque génération. De part cette caractéristique propre au Coran, nous comprenons que ce qui ne fut pas transmit par une chaîne de transmission de haute fiabilité (tawaatour), comme les lectures singulières (chadha), ou bien les hadiths divins ne sont pas considérés comme étant du Coran.
" Les lectures singulières ou suspicieuses : Il s'agit d'une forme de lecture qui fut rapportée de façon singulière, telle que celle de Oubayd ibn Ka'b  (qu'Allah soit satisfait de lui) concernant le rattrapage du jeûne :          " Fa 'idatoun min ayam oukhar moutatabi'at ". Ou bien celle rapporté par ibn Mas'oud (qu'Allah soit satisfait de lui)  concernant le rachat du serment : " Fa man la yajib fasiyaamoun thalatahtou ayma moutatabi'at ", le rajout " moutatabi'at " dans les deux versets n'est pas d'une transmission de haute fiabilité (tawaatour), de ce fait ces lectures ne sont pas du Coran.
Les lectures suspicieuses n'ont pas d'autorité réglementaire, car elles ne font partie ni du Coran ni de la Sunna. Car rien ne fut rapporté les considérants de l'une de ces deux sources. D'autres voyaient quelles sont des preuves du fait quelles sont suspicieuses comme peut l'être la Sunna. Pour cela elles doivent être entendues du Prophète (que la Paix et le Salut soient sur lui), car tout ce qui provient de lui est une preuve réglementaire.
3. L'autorité du Coran :
Le Coran fait preuve d'autorité légale, il est une obligation pour tout le monde de s'y rattacher ; car il s'agit des paroles d'Allah (Exalté soit-Il) dont la transmission est authentique, aucun doute ne pèse sur sa légitimité. Il ne contient aucune suspicion, la preuve de cela est son caractère inimitable.
4. L'inimitabilité du Coran (el i'jaz) :
Cette particularité signifie que nul est dans la capacité d'écrire un livre équivalent au Coran, ou ne serait ce que de la plus petite des sourates. La preuve de son inimitabilité ne peut être atteinte qu'à travers les trois conditions suivantes :
a. Invitation au défi.
b. Présence d'une volonté adverse pour relever le défi.
c. Absence d'obstacle permettant de le relever.

Ces trois conditions sont présentes dans le Coran, car le Prophète (que la Paix et le Salut soient sur lui)  par ordre d'Allah(swt) défia les polythéistes mecquois d'écrire l'équivalent du Coran. Le défi fut lancé en leur demandant de prouver leur suspicion sur la véracité du Coran. Rien ne les empêchait de le relever car ils excellaient dans l'éloquence de la langue arabe.
a. Invitation au défi :
Le défi fut clairement lancé dans le Coran à travers différents versets, tel que :

Þõáú ÝóÃúÊõæÇ ÈößöÊóÇÈò ãøöäú ÚöäÏö Çááøóåö åõæó ÃóåúÏóì ãöäúåõãóÇ ÃóÊøóÈöÚúåõ Åöä ßõäÊõãú ÕóÇÏöÞöíäó

" Dis-leur : " Apportez donc un livre venant d'Allah qui soit meilleur guide que ces deux-là, et je le suivrai si vous êtes véridiques. "                   (Sourate 28. Le Récit" El qasas " verset 49).

Þõá áøóÆöäö ÇÌúÊóãóÚóÊö ÇáÅöäÓõ æóÇáúÌöäøõ Úóáóì Ãóä íóÃúÊõæÇú ÈöãöËúáö åóÜÐóÇ ÇáúÞõÑúÂäö áÇó íóÃúÊõæäó ÈöãöËúáöåö æóáóæú ßóÇäó ÈóÚúÖõåõãú áöÈóÚúÖò ÙóåöíÑÇ " Dis : " Même si les hommes et les djinns s'unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s'ils se soutenaient les uns des autres. "           (Sourate 17. Le Voyage Nocturne " El isra " verset 88).

Lorsqu'ils ne purent imiter le Coran dans son intégralité le défi alors porta sur dix sourates :

Allah (Exalté soit-Il)  dit :

Ãóãú íóÞõæáõæäó ÇÝúÊóÑóÇåõ Þõáú ÝóÃúÊõæÇú ÈöÚóÔúÑö ÓõæóÑò ãøöËúáöåö ãõÝúÊóÑóíóÇÊò æóÇÏúÚõæÇú ãóäö ÇÓúÊóØóÚúÊõã ãøöä Ïõæäö Çááøåö Åöä ßõäÊõãú ÕóÇÏöÞöíäó

" Ou bien ils disent : " Il l'a forgé (le Coran) ". Dis : " Apportez donc dix sourates semblables à ceci, forgées par vous. Et appelez qui vous pourrez (pour vous aider), hormis Allah si vous êtes véridiques. "                      (Sourate 11. " Hud " verset 13).

Face à leur incapacité encore une fois, le Coran les défia avec une sourate équivalente, Allah (Exalté soit-Il) dit :

æóÅöä ßõäÊõãú Ýöí ÑóíúÈò ãøöãøóÇ äóÒøóáúäóÇ Úóáóì ÚóÈúÏöäóÇ ÝóÃúÊõæÇú ÈöÓõæÑóÉò ãøöä ãøöËúáöåö æóÇÏúÚõæÇú ÔõåóÏóÇÁßõã ãøöä Ïõæäö Çááøåö Åöäú ßõäúÊõãú ÕóÇÏöÞöíäó

" Si vous avez un doute sur ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, tachez donc de produire une sourate semblable et appelez vos témoins, que vous adorez en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques. "            (Sourate 2. La Vache " el baqara " verset 23).

b. La volonté adverse de relever le défi :
Cette volonté est clairement énoncée dans l'histoire de la vie du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - après la révélation. Il informa les polythéistes qu'il était le Messager d'Allah, venu avec une nouvelle religion rendant caduc leurs croyances païennes, basées sur l'imitation de leurs pères et ancêtres. Leur raison et leurs idoles furent tournées en dérision, il critiquait ouvertement leur adoration et tout cela en s'appuyant sur le livre d'Allah (Exalté soit-Il). Ils étaient en besoin de répondre à ce défit afin d'essayer de réfuter les paroles d'Allah qu'il prêchait pour afin l'emporter sur lui.
c. L'absence d'obstacle empêche le défi :
Cette condition était présente de part les caractéristiques propres aux arabes et à leur situation. Le Coran fut révélé dans leur langue, leur style, le sens des mots employés leur sont coutumiers. Ils sont ceux qui se vantaient de leur rhétorique, de leur éloquence, de leur talent oratoire, et qui avaient une noble réputation dans la prose et la poésie. Leurs sermons ainsi que leurs poèmes démontraient la maturité de leur discernement, la rapidité de leur raisonnement, leur vision juste, ainsi que leur longue expérience de la vie. Ce défi lancé ne concerne pas une période déterminée, car le Coran ne fut pas révélé d'un seul trait mais par étapes successives sur 23 années. De cette façon ils pouvaient relever le défi plus aisément. Par cela il fut démontré leur incapacité à imiter le Coran, et ceci pour l'éternité, même s'ils demandaient l'aide de qui ils souhaitaient parmi les hommes et les djinns. L'objectif ultime du Coran fut atteint à savoir prouver qu'il n'est pas humain mais qu'il provient d'Allah (Exalté soit-Il) .
5. Les différentes facettes de l'inimitabilité du Coran :

Les arabes ne purent relever les différentes facettes du défi coranique, qu'il soit littéraire, moral, ou bien spirituel. Ils arrêtèrent alors leurs contestations.
Ils reconnurent de facto que la raison humaine n'a jamais atteint et n'atteindra jamais le niveau d'éloquence du Coran. A travers les générations l'homme pris conscience que les facettes de l'inimitabilité du Coran sont nombreuses et indénombrable, car elles se perpétuent. Les découvertes scientifiques à travers le Coran se succèdent ce qui accrédite sa nature divine. Il est le miracle du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - démontrant la véracité de son message, et ceci à travers le temps et pour l'éternité.
6. Quelques exemples démontrant le caractère inimitable du Coran :
a). La concordance de ses expressions, de ses sens, ainsi que le caractère global de ses lois et de ses objectifs :
Le Coran est constitué de plus de 6000 versets (6226), concernant différents sujets : sur la foi, la législation, la moral, ou bien les histoires. Il y a aussi des allusions scientifiques faites au sujet de l'univers, de la société, ou de la morale. Nous y décelons aucune contradiction, aucune règle n'en contredit une autre, malgré qu'il fût révélé durant 23 années.
Nous ne distinguons aucune différence que ce soit dans le niveau d'éloquence, des expressions, ainsi que dans la rhétorique, Allah (Exalté soit-Il) dit :

æóáóæú ßóÇäó ãöäú ÚöäÏö ÛóíúÑö Çááøåö áóæóÌóÏõæÇú Ýöíåö ÇÎúÊöáÇóÝÇð ßóËöíÑÇ
" S'il provenait d'un autre qu'Allah, ils y trouveraient certes des contradictions. "
(Sourate 4. Les Femmes " Annissa " verset 82).
Le style coranique est en parfaite adéquation avec les réalités du contexte. Concernant la législation les mots sont extrêmement précis, dans le domaine de la foi, ou de l'adoration, le style est touchant et fait vibrer les âmes.

b). Les concordances avec les découvertes scientifiques :

Le Coran est un livre de pieuse guidée, il est un guide dans l'adoration et la bonne morale. Il n'est pas parmi ses objectifs l'approbation de certaines vérités scientifiques, mais il aborde se sujet de façon succincte lorsqu'il parle, de la création des cieux et de la terre, de l'ornement des cieux par la beauté des étoiles, de la création de l'homme, des plantes, des animaux, et ceci afin de prouver l'existence d'Allah - Exalté soit-Il - et son unicité. Nous y décelons quelques signes confirmant des règles universelles et des lois divines qui sont en concordances avec les réalités scientifiques anciennes et contemporaines, comme :

æóÅäøóÇ áóäóÍúäõ äõÍúíöí æóäõãöíÊõ æóäóÍúäõ ÇáúæóÇÑöËõæäó

Et Nous envoyons les vents fécondants ; et Nous faisons alors descendre du ciel une eau dont Nous vous abreuvons, et que vous n'êtes pas en mesure de conserver. " (Sourate 15. " El Hijr " verset 23).

Ou bien :

Ãóæóáóãú íóÑó ÇáøóÐöíäó ßóÝóÑõæÇ Ãóäøó ÇáÓøóãóÇæóÇÊö æóÇáúÃóÑúÖó ßóÇäóÊóÇ ÑóÊúÞÇð ÝóÝóÊóÞúäóÇåõãóÇ æóÌóÚóáúäóÇ ãöäó ÇáúãóÇÁ ßõáøó ÔóíúÁò Íóíøò ÃóÝóáóÇ íõÄúãöäõæäó

" Ceux qui ont mécru, n'ont ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l'eau toute chose vivante.

Ne croiront-ils donc pas ? " (Sourate 21. Les Prophètes " El anbiya " verset 30).

Ou bien :

æóÊóÑóì ÇáúÌöÈóÇáó ÊóÍúÓóÈõåóÇ ÌóÇãöÏóÉð æóåöíó ÊóãõÑøõ ãóÑøó ÇáÓøóÍóÇÈö ÕõäúÚó Çááøóåö ÇáøóÐöí ÃóÊúÞóäó ßõáøó ÔóíúÁò Åöäøóåõ ÎóÈöíÑñ ÈöãóÇ ÊóÝúÚóáõæäó


" Et tu verras les montagnes, tu les crois figées alors qu'elles passent comme les nuages. Telle est l'œuvre d'Allah qui a tout façonné à la perfection. Il est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites ! " (Sourate 27. Les Fourmis " Anamal " verset 88).

Ce verset prouve que la terre tourne sur son orbite. Ou bien :

Ãóæóáóãú íóÑóæúÇú ÃóäøóÇ äóÃúÊöí ÇáÃóÑúÖó äóäÞõÕõåóÇ
ãöäú ÃóØúÑóÇÝöåóÇ

Ne croient-ils pas que Nous frappons la terre, et que Nous la réduisons de tous côtés ? " (Sourate 13. Le Tonnerre " Ar-Ra'd " verset 41).     Ce verset exprime l'aplanissement de la terre en forme d'œuf dont l'arrondissement n'est pas complet. Ou bien :

íõßóæøöÑõ Çááøóíúáó Úóáóì ÇáäøóåóÇÑö æóíõßóæøöÑõ ÇáäøóåóÇÑó Úóáóì Çááøóíúáö

" Il enroule la nuit sur le jour, et enroule le jour sur la nuit. "
(Sourate 39. Les Groupes " Az-Zoumar " verset 5).

Ce verset exprime la nature arrondit de la terre, car " el takwir " (l'arrondissement) signifie l'empaquetage d'un corps de nature arrondit. Ou bien :

ãóÑóÌó ÇáúÈóÍúÑóíúäö íóáúÊóÞöíóÇäö (19) ÈóíúäóåõãóÇ ÈóÑúÒóÎñ áøóÇ íóÈúÛöíóÇäö (20)


" Il a donné libre cours aux deux mers pour se rencontrer, il n'y a entre elles une barrière qu'elles ne dépassent pas. " Sourate 55. Le Très Miséricordieux " (Ar Rahman " verset 19 - 20).

Ce verset prouve la co-existence de deux mers l'une d'eau salée et l'autre d'eau douce qui ne se mélange pas. Ou bien :

æóáóÞóÏú ÎóáóÞúäóÇ ÇáúÅöäÓóÇäó ãöä ÓõáóÇáóÉò ãøöä Øöíäò (12) Ëõãøó ÌóÚóáúäóÇåõ äõØúÝóÉð Ýöí ÞóÑóÇÑò ãøóßöíäò (13) Ëõãøó ÎóáóÞúäóÇ ÇáäøõØúÝóÉó ÚóáóÞóÉð ÝóÎóáóÞúäóÇ ÇáúÚóáóÞóÉó ãõÖúÛóÉð ÝóÎóáóÞúäóÇ ÇáúãõÖúÛóÉó ÚöÙóÇãÇð ÝóßóÓóæúäóÇ ÇáúÚöÙóÇãó áóÍúãÇð Ëõãøó ÃóäÔóÃúäóÇåõ ÎóáúÞÇð ÂÎóÑó ÝóÊóÈóÇÑóßó Çááøóåõ ÃóÍúÓóäõ ÇáúÎóÇáöÞöíäó (14)


" Nous avons certes créé l'homme d'un extrait d'argile. Puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide. Ensuite, nous avons créé un embryon, Nous avons créé des os, et nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l'avons transformé en une autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs. "                                         (Sourate 23. Les Croyants " El mou'minoune " verset 12 - 13 - 14).

Ce verset détermine les étapes de la création de l'homme qui concorde parfaitement avec les recherches scientifiques à ce sujet.



Les méfaits de la contradiction des élus D’ALLAH (SWT)

13/04/2010 21:42 par momowally

  •  Les méfaits de la contradiction des élus D’ALLAH (SWT)

    Les méfaits de la contradiction des élus D’ALLAH (SWT)

    13/04/2010 21:42 par momowally

Salamu'alaykum !

Voici un rappel sur Les méfaits  que courent ceux qui aiment contredirent les  élus D’ALLAH (SWT) .

Qu’Allâh (swt) nous guide sur le droit chemin par sa faveur !

Pour tout croyant en Allâh (swt), il est déconseillé de s’opposer à ses Saints (Awliyâ). Il ne faut ni les contredire voire les insulter, encore moins les traiter d’imposteurs. Leurs méfaits ou leurs erreurs commises ne doivent pas t’amener à ne pas reconnaître en eux  et admettre la faveur qu’ils ont reçue du maître de l’univers.

Ö cher ami, souviens-toi que Tout contrevenant court à sa perte. Il  est exposé à de graves et pénibles châtiments divins.                          Surtout ceux qui passent le clair de leur temps à insulter Cheikh Ahmad Tijâni Hassni Chérif(radiyallâhu ta'ala ane -hu)                      ne savent pas ce leur est réservé par Allâh(swt).                                                                                              Depuis la nuit des temps,il est écrit : « Allâh (swt) te rabaissera.Tu perdras tout : d’abord ici à « Dounya » et « Al Akhirat .           Tu auras une mauvaise fin puisque tu luttes contre Allâh (swt) ».                                                                                          Cha’rani (raa) a dit : « Tous ceux qui ce sont aventuré à contredire ceux à qui Allâh (swt) a donné l’ouverture, ont été rabaissé. Même s’ils méritaient mieux, leur fin a été mauvaise. »                                                                                             Seydi Mouhammad Maghribi (raa) a avertit : « Pour rabaisser la foi de son serviteur, au moment de sa mort, Allâh (swt) lui fait contredire un de ses Saints. » Et ce dont il est question ici, est la mauvaise fin.                                                                             L’Imâm Ghazali (raa), dans son livre : « Ihiya » dit et je cite : « sache que la mauvaise fin est de deux types .Le premier est plus grave que le second. Le premier type consiste à perdre la foi au moment de mourir. Et c’est dans cet état de doute et de perte de foi qu’Allâh (swt) te retire ton âme, constituant ainsi un voile entre toi (le défunt) et Lui (swt).Ce qui est la cause de l’éloignement éternel donc du châtiment éternel. Le deuxième type de mauvaise foi : C’est étant à l’article de la mort qu le serviteur oublie Dieu (swt) pour se focaliser sur l’amour d’une des choses de ce monde. Ainsi, Dieu (swt) met dans son cœur l’image de ce qu’il désire. En en cet instant crucial rien n’existe dans son cœur que l’amour de l’objet convoité. Malheureusement,cet état coïncide avec le retrait de son âme par Dieu(swt).

Qu’Allâh(swt) nous donne une fin heureuse !

Dans notre marche vers le maître de l’univers, nous sommes sans ignorer que dès que le cœur se détourne de Dieu(swt),il y a voile.Et quand il y a Voile le châtiment divin descend parce que Dieu(swt) ne remplira l’enfer qu'avec les voilés. » Ces propos peuvent être confirmés par la parole de Dieu (swt) : « Et non, ils seront voilés devant leur Seigneur le jour du jugement »(V.15)      « Après,ils brûleront en enfer » (cf.Ste Al-Moutaffifin V.15-16).                                                                                           Dans le livre : « Tarâ-if wa Talâ-id » il est écrit : « On a remarqué qu’Allâh (swt) a toujours damné et donné une mauvaise fin à tout savant qui a dénigré un soufi».                                                                                                              Dans le livre intitulé : « Latâ-ifil Minane », Seydi Aliou Khawâss dit et je cite : « Il est obligatoire d’avoir foi en tous les prophètes et les Saints d’Allâh(swt), de les affectionner, au mieux de les aimer.Cela est méritoire pour tout croyant. Celui qui croit en tous les Saints sauf un seul Saint, sans autorisation de la  « charia’a »,a du coup dénigré tous les autres. Ainsi, de par cette attitude,il s’est mesuré à Allâh(swt) dans l’intention de lutter contre Lui (Allâh(swt)). Et celui qui rejette l’appel d’un Saint, rejette l’appel du prophète (saw). Notre maître Chanâwi(raa) a révélé que : « quelqu’un avait contredit la commémoration du     « Maouloud » que faisait Seydi Ahmad Badawi(raa).Alors,il perdit la foi au point oû il ne ressentait plus aucune attirance pour l’islam .       Il courut demander l’aide de Seydi Ahmad(raa) qui lui dit ceci :           « A condition que tu ne me contredises plus jamais ! »       L’homme regretta ses gestes et les habits de la foi lui firent remis par le seigneur de l’univers. Puis,Seydi Ahmad Badawi(raa) lui demanda : « En quoi nous contredisais-tu ? » L’homme répondit : « En ce que les hommes et les femmes s’assemblent ! » Sur ce, Cheikh Ahmad Badawi (raa) ,lui dit : « Ceci existe dans le « Tawâf » autour de la « Kaaba » et pourtant personne ne l’a interdit ! »                                                                                     «Quiconque s’efforce à dénigrer un Saint d’Allâh (swt) ,s’il n’est pas châtié immédiatement ;il ne faut pas qu'il pense qu’il est exempt de châtiment divin car il se peut qu’il advienne un grand malheur dans sa dévotion religieuse. » Ibn Atâ’allâh (raa) dit :      « Son châtiment peut consister en ce que son cœur devienne aveugle ou qu’il soit acteur de grands péchés contre Dieu (le très haut). »                                                                                    Dans le livre : « Latâ-ifil Minane », Ibn Atâ’Allah ((raa) dit, en guise d’exhortation et de guidance dans le droit chemin :                                                                                          « Ö Toi, mon frère ! Je te conseille de ne jamais médire de cette communauté ni de te moquer d’elle. Sinon, tu rencontreras le courroux d’Allâh (swt) !  Ce peuple est assis avec la réalité dans la vérité, dans la pureté, dans le respect des engagements. C’est un peuple qui s’efforce à ce que tout son souffle soit avec la vérité car il s’en est remis et soumis à Dieu (swt). Ces gens là ont cessé de convoiter les désirs de leurs âmes, de peur d’avoir honte devant Dieu (swt). Et pour cela Dieu (swt) dirige leurs affaires plus efficacement que ce qu’ils pouvaient faire pour eux-mêmes. Dieu (swt) se bat à leur place contre quiconque leur déclare la guerre et cherche à les nuire. Et Dieu (qu’il soit sanctifié) éprouvera cette communauté par des créatures, surtout par les savants de la connaissance de l’extérieur (zâhir).                                                                                     Parmi les savants de l’extérieur, il est rare de trouver quelqu‘un à qui Dieu (swt) a ouvert le cœur pour lui permettre d’approuver Le Saint réputé pour sa sainteté. Et c’est comme s’il te disaient :         « Oui, nous savons qu’ils existent mais oû sont-ils ? » car on ne leur parle d’aucun Saint sans qu’ils ne réfutent son mérite devant Dieu (swt), agrémentant le tout d’argumentation parce qu’il leur manque tout simplement, la lumière de la déduction logique et véridique.           Il faut se méfier de celui qui serait pareil à ceux-ci,s'en s’éloigner comme d’une maladie contagieuse.

Qu’Allâh (swt) fasse que nous soyons parmi ceux qui croient à ces Saints Car avec sa grâce,Allâh(swt) peut tout faire !
Wa Salam

Que dit l’islam sur la Burqa ou Niqâb (voile intégrale) ?

10/04/2010 19:20 par momowally

  • Que dit l’islam sur la Burqa ou Niqâb (voile intégrale) ?

    Que dit l’islam sur la Burqa ou Niqâb (voile intégrale) ?

    10/04/2010 19:20 par momowally

Salam !                                                                                           Moi,je Moi,je pense que la règle chez les quatre écoles sunnites reconnues est que le «Niqâb» n'est pas du tout obligatoire, car le visage et les mains de la femme ne sont pas une «'Awra» (nudité). Aucun verset du Coran ni texte de la sunna n’existe qui oblige le «Niqâb» à la femme musulmane.

Ceux qui présentent comme argument l’attitude des nobles épouses du Prophète (paix et salut sur lui) doivent savoir que leur statut est particulier, elles se distinguent des restes des femmes par plusieurs spécificités liées au rang élevé et particulier du noble Messager(saw). Par exemple, Allah(swt) leur a interdit par verset du Coran d’épouser d’autres hommes après la mort du Prophète(saw)  ce qui n’est pas le cas et ne doit pas l’être pour les autres femmes.                                            Certains savants anciens (hanafites et mâlékites ) par «Ijtihâd» disent : «mais si la femme est très belle et se trouve dans un environnement malsain et qu'elle craint la «Fitna» ou qu'elle craigne pour sa personne lorsqu'elle sort: là le «Niqâb» (cacher le visage) peut devenir nécessaire (pour éliminer le risque extérieur)».                                                       Voir par exemple pour :le «Fiqh Hanafi »: 'Ad-dourr al-moukhtâr wa radd al-mouhtâr' Volume 1 / Page 406 et pour le Fiqh Mâliki: 'Ash- sharh al-kabîr' Volume 1 / Page 214, où est présenté l’avis minoritaire du port du 'Niqâb' en cas de risque de 'Fitnah', par exemple dans le cas où la femme réside dans un environnement malsain et dominé par la perversité, l’impudeur et l’insécurité. En d'autres termes, selon eux, le devoir pour la femme de se couvrir le visage repose uniquement sur des facteurs externes et non pas sur une prescription explicite du Coran ni de la Sunna .Néanmoins, l’opinion extrêmement forte chez les «Shoyoukh» (savants musulmans) actuels qui connaissent le contexte en Occident , est l'aspect non-recommandé du port du Niqab, qui d'une part peut empêcher de vivre dans des conditions acceptables (du point de vue de la vie sociale et financière).Ainsi, le Shaykh Mahmud Ashraf Uthmani, un des leaders du Tabligh, conseille l'abandon du «Niqab» en Occident.Cet avis est aussi celui d'une majorité des «Shouyoukh» de Syrie (à l'exception du Shaykh Al-Bouti qui considère par ailleurs qu'il est interdit de vivre dans un pays non-musulman sans raison valable), de Tariq Ramadan, du Shaykh al-Qardawi (selon un avis) et d'une part importante des «Shoyoukh» malékites contemporains (qui suivent l'avis de l'imam Qurtubi et de Ibn Juzayy sur la question), comme Shaykh Ali al-Iraki, Shaykh Bin Bayyah etc.                                                                                         C'est aussi l'avis du comité anglais (Shari'ah Council, imam Darsh).
Nous souffrons de ne pas avoir assez de savants capables d'appréhender le contexte français et européen et de réaliser un véritable «ijtihad» (éclairé et profond) sur plusieurs questions d’actualité.
A l'heure où de plus en plus de femmes abandonnent le       « Hijab », quelle est la place du «Niqab» ?

Sans aller jusqu'à l'avis extrême de certains savants actuels, qui considèrent le «Niqab» comme 'anti-islamique' et 'une coutume satanique d'origine hindoue', il est regrettable que certaines femmes qui souhaitent porter le «Niqab» soient réduites à l'isolement, à la dépression et à la pauvreté, voire la mendicité.
L'imam Ghazali dans son «Ihya» rapporte que quelque chose de recommandé (Mandub) peut devenir déconseillée suivant          le contexte.
C'est ensuite à chacun, en son âme et conscience, de réaliser ses choix de vie car selon le Coran : « Nulle contrainte dans la religion ».

Education et formation plutôt que répression

Comme on vient d’expliquer, le voile intégrale (Niqâb) n’est pas une obligation et la femme musulmane qui est soucieuse de communiquer les vrais principes de l’islam aux autres n’a pas à s’exclure de son contexte et vivre ainsi de façon recluse alimentant par cela l’incompréhension des autres vis-à-vis de l’islam et confirmant leurs préjugés !                                       Les conséquences néfastes de la loi contre le voile (Hijâb) à l’école et dans les lieux publics sont encore observables et loin d’être oubliées par la communauté musulmane qui a vu en cette loi une atteinte à la liberté de la musulmane et une humiliation.                                                                              Donc, on pense que toute loi contre le «Niqâb» ne fera qu’aggraver la situation et transformer ce sujet « insignifiant et annexe» en une cause alimentant des discours haineux et belliqueux contre les symboles du pays par ceux qui prônent l’intolérance et surtout faire en sorte que de plus en plus de jeunes musulmans se sentent humiliés et s’investissent massivement dans le radicalisme religieux.                                                                                     Au lieu d’une loi, il vaut mieux encourager la formation et l’éducation autour du religieux en aidant les vrais savants compétents et modérés à faire ce travail.                                                                                    L’éducation et la formation valent mieux que la répression.                                                                                  La répression ne peut que donner des résultats contraires à ceux escomptés.


Que dit l’Islam sur le voile ?

10/04/2010 18:54 par momowally

  • Que dit l’Islam sur le voile ?

    Que dit l’Islam sur le voile ?

    10/04/2010 18:54 par momowally

Assalamu'alaykum,chers (es) visitueurs(es) du blog de Momowally.                                                               Je suis une soeur musulmane et je souhaiterai que chacun appoorte ce que dit le coran pour éclairer ma lanterne sur ce Que dit l’Islam sur le voile ?                                                           was salam                                                                   Soeur Sanata  (Bobigny)


Salamu'alaykum !

La question du voile constitue, même dans certains pays musulmans, la frontière entre le politique et le religieux.
En France particulièrement, il y a la loi qui interdit le port du       «Hijâb » à l'école.

C’est une contrainte pour la femme musulmane qui vient s'ajouter à une série de contraintes liées à la pratique de l'Islam en Europe.
Certains savants musulmans ont permis à la femme qui souffre de cette contrainte d'enlever son «Hijâb» dans l'école et de le remettre quand elle sort de l'école.

Que dit réellement l’Islam à propos du voile ?

Le devoir de mettre le voile fait l'unanimité des quatre écoles sunnites connues et reconnues.

Selon les savants des quatre écoles sunnites reconnues, la «'awra» (intimité, nudité) de la femme pubère à l'égard d'un étranger est tout son corps sauf les mains et le visage.Les nobles savants des quatre écoles se sont référés entre autre aux versets coraniques suivants:
1. « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs
maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures.
Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès.
» (Sourate 24 (An-nour), verset 31).

La majorité des «Mufassirîn »(commentateurs du Coran) dont Ibn 'Abbâs surnommé l’interprète du Coran (Turjumân al-qur’ân), affirment que « que ce qui en paraît » dans ce verset veut dire :            le visage et les deux mains.

2. Et le verset :
« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles (un pan de leurs tuniques) : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Sourate 33 (al-Ahzâb), verset 59).

Ainsi que sur le Hadîth suivant concernant le voile de la femme pubère (vis à vis des hommes étrangers), rapporté par Abou Dâwud et Al Bayhaqî :

Aïcha (raa) a raconté que sa sœur aînée, Asma'ou (raa), était entrée chez le Prophète(saw) portant des vêtements fins. Alors, le Prophète(saw) détourna la tête et dit : « Asma, à partir du moment où elle est pubère, il ne convient plus que l’on voit de la femme autre chose que ceci, en montrant son visage et ses mains ».

Certains savants pensent que ce Hadîth est faible, mais ce Hadîth (ou son sens) a été rapporté par d'autres voies qui le rendent authentique: par exemple, At-tabarânî dans Al-kabîr (378/143/34) et dans: «Al-awsat» (2/230/8959)

Ensuite, c'était aussi la pratique des compagnons, de leurs suivants et des gens de Médine, des premières générations de musulmanes.

Enfin, son sens est conforme au verset du Coran cité ci haut (Ste24/V.31):  « ...de ne pas exhiber leurs atours hormis ce qui est visible» ,la majorité des «Mufassirîn »  (commentateurs du Coran ) dont Ibn 'Abbâs  affirment que 'ce qui est «visible» :                         veut dire : le visage et les deux mains.

Ainsi, la «'awra »(intimité, nudité) de la femme pubère à l'égard d'un étranger est tout son corps sauf les mains et le visage.
Chaque habit pudique, non attirant, non moulant, respectueux, qui est conforme au «'Urf »et qui permet de réaliser cette obligation            (de cacher cette intimité vis à vis de l'étranger non «Mahram» est donc accepté. Enfin on affirme : Le voile n’est ni l’expression d’une soumission à une autorité masculine, ni une humiliation ni une atteinte à la liberté de la femme ! Il est d’abord une conviction libre de la musulmane de se conformer aux ordres de Dieu(swt) et son Messager (saw) et il est une expression de pudeur.                                                  Le voile était aussi une obligation dans les anciens textes sacrés du judaïsme et du christianisme.                                                                                                  Les « sœurs » continuent à porter leur voile dans les églises,en ville et de manières ostentatoire,de nos jours.Que disent les politiques Français,Hollandais et Belges?

Qu'Allâh(swt) nous aide !






conte soufi

10/04/2010 18:05 par momowally

  • conte soufi

    conte soufi

    10/04/2010 18:05 par momowally

Salamu'alaykum wa rahmatullahi ta'ala wa baraketuhu ,chers (es) frères et soeurs en islam,voici un conte  soufi qui vous apportera un plus,inch"allah !

«Les hommes ;les uns par rapport aux autres, sont comparables à des murs situés face à face. Chaque mur est percé d'une multitude de petits trous, où nichent des oiseaux blancs et des oiseaux noirs.           Les oiseaux noirs, ce sont les mauvaises pensées et les mauvaises paroles. Les oiseaux blancs sont les bonnes pensées et les bonnes paroles.

Les oiseaux blancs, en raison de leur forme, ne peuvent entrer que dans les trous des oiseaux blancs .Et et il en est de même pour les oiseaux noirs qui ne peuvent nicher que dans les trous des oiseaux noirs. Maintenant, imaginons deux hommes qui se croient ennemis l'un de l'autre. Appelons-les : Youssouf et Ali.

Un jour, Youssouf, persuadé qu' Ali lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée.                     Ce faisant, il lâche un oiseau noir  qui du coup, libère un trou correspondant. Son oiseau noir s'envole vers Ali et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme. Si, de son côté, Ali n'a pas envoyé  un oiseau noir vers Youssouf, c'est-à-dire s'il n'a  émis aucune mauvaise pensée, aucun de ses trous noirs ne sera vide.                        Ne trouvant pas où se loger, l'oiseau noir de Youssouf sera obligé de revenir vers son trou d'origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mal qui finira par ronger et détruire Youssouf lui-même.

Mais, imaginons qu' Ali a, lui aussi, émis une mauvaise pensée. Ce faisant, il a libéré un trou où l'oiseau noir de Youssouf pourra entrer afin d'y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction. Pendant ce temps, l'oiseau noir d' Ali volera vers Youssouf et viendra loger dans le trou libéré par l'oiseau noir de ce dernier.  Ainsi,les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et travailleront à détruire l'homme auquel ils étaient destinés.

Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun à leur nid d'origine, car il est dit : «Toute chose retourne à sa source.»               Le mal dont ils étaient chargés n'étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire.                        L'auteur d'une mauvaise pensée, d'un mauvais souhait ou d'une malédiction, est donc atteint à la fois par l'oiseau noir de son ennemi  et par son propre oiseau noir, lorsque celui-ci revient vers lui.
La même chose se produit avec les oiseaux blancs:                                                                                                       si nous n'émettons que des bonnes pensées envers notre ennemi alors que celui-ci ne nous adresse que de mauvaises pensées, ses oiseaux noirs ne trouveront pas de place où loger chez nous, et retourneront à leur expéditeur.                                                                                        Quant aux oiseaux blancs porteurs de bonnes pensées que nous lui aurons envoyés, s'ils ne trouvent aucune place chez notre ennemi, ils nous reviendront chargés de toute l'énergie bénéfique dont ils étaient porteurs.
Ainsi, si nous n'émettons que de bonnes pensées, aucun mal, aucune malédiction ne pourront jamais nous atteindre dans notre être.       C'est pour  cette raison qu'il faut toujours bénir ses amis et ses ennemis. Non seulement la bénédiction va vers son objectif pour accomplir sa mission d'apaisement, mais encore elle revient vers nous, un jour ou l'autre, avec tout le bien dont elle était chargée.
C'est ce que les Soufis appellent «l'égoïsme souhaitable ».            C'est l'Amour de Soi valable, lié au respect de soi-même et de son prochain, parce que tout homme, bon ou mauvais, est le dépositaire d'une parcelle de Lumière en tant qu'étincelle issue de l'Irradiation Divine. C'est pourquoi les Soufis, conformément à l'Enseignement du Prophète (saw), ne veulent souiller ni leur bouche ni leur être, par de mauvaises paroles ou de mauvaises pensées, même par des critiques apparemment bénignes.

Qu'Allâh(swt) nous guide sur le droit chemin !

Wa salam

Cheikh Hamallah (raa) (suite)

22/03/2010 18:40 par momowally

  • Cheikh Hamallah (raa) (suite)

    Cheikh Hamallah (raa) (suite)

    22/03/2010 18:40 par momowally

Sallam à Tousss !

Voici la suite de l'histoire de Cheikh Ahmahoullah (raa)

Cheikh Hamallah(raa) est un mystique malien né à Kamba Sagho en 1883 d’un père érudit de Tichitt en Mauritanie et d’une mère peule du Mali.[1]

Il est à l'origine de la doctrine du Hamallisme, ce qui lui a valu d'être déporté par l'administration coloniale.[réf. nécessaire]

Le 19 juin, la maison du chérif Cheick Hamallah est encerclée dès l'aube. L'avion qui le transporte décolle à 6 heures. Presque tous les responsables hamallistes de Nioro sont arrêtés le même jour et torturés[réf. nécessaire], avant d'être déportés dans les camps de concentration d'Ansongo, de Bourem et de Kidal.

Entre-temps, Chérif Hamahoullah arrive à Dakar le même jour. Le Haut commissaire en Afrique française du gouvernement de Vichy fait conduire à son palais dakarois Cheikh Hamahoullah, menottes aux poignets, avant de le présenter à une assemblée de grands marabouts sénégalais comme Seydou Nourou Tall réunis pour la circonstance.

— « Voici le fameux Chérif Cheick Hamallah ! », s'exclame le gouverneur général !               — « Chérif Hamallah, te crois-tu plus fort que tous ces grands marabouts ? Te crois-tu plus instruit encore ? Pourquoi ne restes-tu pas tranquille ? Si tu es encore turbulent, c'est parce qu'on ne t'a pas encore “embêté”. En tout cas, tu vas souffrir et je te promets que tu ne verras plus cette terre d'Afrique. Ne veux-tu pas être comme tous ces grands marabouts ici présents ? »[réf. nécessaire]

Le Chérif Hamahoullah qui est toujours debout et enchaîné devant l'assistance lui répond :    — « Je ne vois sincèrement pas ce qu'on peut me reprocher, Monsieur le Gouverneur. Je paie mes impôts, je rachète mes prestations, je ne me suis pas opposé au recrutement des tirailleurs. Ma conscience ne me reproche rien du tout. J'attends toujours vos preuves de ma culpabilité. Pour répondre à vos questions, je dirai que les marabouts que voici sont très respectables et en aucune façon ils ne veulent être enchaînés publiquement comme moi. Et moi, je ne voudrais pas être comme eux… Regardez leurs poitrines, ils acceptent vos médailles. Ces médailles sont les médailles de ce bas-monde. Vous pouvez être sûr que moi je n'épinglerai jamais vos médailles sur ma poitrine. Dieu ne m'autorise pas à le faire. Enfin, comme tu tiens à me faire souffrir, je vais t'aider dans ce sens. Tu peux m'interdire le port du chapelet, tu peux m'empêcher de prier, tout cela ne fait pas souffrir. Mais comme tu tiens absolument à me faire souffrir, voilà comment tu peux le faire : empêche-moi de penser à Dieu pendant que je suis en vie. »

Sur l'ordre du gouverneur Boisson, Cheikh Hamahoullah(raa) est reconduit en prison. Le 21 juin, le Chérif de Nioro est embarqué dans un avion militaire à destination de l'Algérie.

En 1942, Cheikh Hamahoullah(raa) est de nouveau déporté en France. Il est ensuite transféré à Évaux-les-Bains, dans la Creuse au début d'avril 1942 où il a pour compagnons de détention des personnalités de la IIIe République Française, dont Edouard Herriot. Un document de la Sûreté nationale révèle que Cheikh Hamahoullah n'a pu s'adapter ni au climat ni aux conditions de vie en France. La demande de transfert en Corse, en date du 28 août 1942, du médecin attaché à son centre d'internement est refusée, et en octobre 1942, le maître de Nioro est déjà gravement malade. Il a été, semble-t-il, transféré d'urgence à l'hôpital d'Aubenas avant d'être envoyé à celui de Montluçon. Là il a été traité par le docteur Bons. D'après les autorités coloniales françaises, Cheikh Hamahoullah est décédé le 16 janvier 1943 à 16 h 30 d'une cardiopathie.(Sur sa tombe à Montluçon il est écrit 19 janvier 1943)           Il a été selon les mêmes sources inhumé dans une tombe individuelle et non dans une fosse commune au cimetière de l'est à Montluçon.

Le décès du maître de Nioro n'a été porté à la connaissance des Africains que le 7 juin 1945. Il a été confirmé par une déclaration du sénateur Amadou Doucouré, du Soudan français, publiée dans Paris-Dakar du 7 août 1947.

Qui est Cheikh Hamahoullah(raa) ?

22/03/2010 18:30 par momowally

  • Qui est Cheikh Hamahoullah(raa) ?

    Qui est Cheikh Hamahoullah(raa) ?

    22/03/2010 18:30 par momowally

Sallamu'alaykum,chers visiteurs de mon Blog !

Voici un article que j'ai trouvé sur le net et qui,je l'espère, éclairera la lanterne de tout un chacun sur la branche Hamalliste de la Tariqatou Tijaniyya

Connaissez-vous Cheikh Hamahoullah(raa) ?
Ahmedou Hama-hou-Ilah (littéralement Ahmedou que Dieu a protégé), plus connu sous le nom de Cheikh Hamallah est de la tribu des «Ahel Moh'ammad Sidi Chérif» de Tichitt en Mauritanie. Il est d'ascendance chérifienne. En effet, sa généalogie fait remonter ses origines à la fille du Prophète de l'Islâm .
Son grand-père Seydna Oumar quitte la limite septentrionale de l'Aouker  pour s'établir à Djigué-Diarisso, hameau situé à 60 km au nord de Nara (Mali actuel).
Son père, Mohamedou Ould Seydna Oumar, fin lettré, réputé pour son rigorisme en matière de religion, s'installe, pour faire du commerce, un peu plus loin à Kamba-Sagho, près de Niamyna sur les bords du Niger (Cercle de Ségou).
C'est là qu'il épouse Assa Diallo, une Peule originaire de Yorobougou, petit village du pays Wassoulou. De cette femme naquît Ahmedou Hamahoullah vers 1883 à Kamba-Sagho.      Devenu vieux et sentant sans doute sa mort prochaine, Mohamedou décide de se rapprocher de ses parents du «Hodh » mauritanien sans porter préjudice à son commerce.
Parmi tous les centres commerciaux de l'époque, son choix se porte sur la ville de Nioro, au Sahel, qui était en relations constantes avec «Tichitt », la terre de ses ancêtres.             Il s'installe dans l'ancienne capitale du Kaarta vers 1885.
En 1895, le vieux Maure confie ses deux enfants, Hamahoullah et son petit frère Baba el-Kébir, à son cousin, le célèbre professeur Mohamedou Ould Chérif, qui les conduit à Tichitt où ils commencent à apprendre les premières lettres de l'alphabet arabe. Ensuite, les deux garçons sont pris en charge par leur oncle Mohamedou Ould Bouyé Ahmed, dit    « Deh », qui leur a enseigné le Coran.
A l'école de «Deh», le petit Ahmedou se distingue par sa vivacité d'esprit. Il est apparu particulièrement intelligent dès sa tendre enfance. D'une mémoire étonnante, il lui suffisait d'écouter son oncle lire une seule fois un verset coranique pour le réciter sans se tromper. Dès cette époque, on commence à lui attribuer de nombreux miracles et les campements environnants ne parlent plus que de ce « gamin extraordinaire ».
C'est alors que l'homme considéré comme le plus grand savant et saint de la région se rend sous la tente de « Deh » pour voir « l'enfant prodige » dont on parle tant autour des puits de l'Aouker. Et le vieil homme aurait confié au tuteur du jeune garçon : « Deh ! le petit Hamahoullah est appelé ailleurs par son grand destin. C'est un «Qhtob » en croissance.        Tu ne peux enseigner celui qui n'aura pas besoin d'apprendre pour connaître. Renvoie-le chez son père à Nioro. »
Peu de temps après son retour dans sa famille, le jeune garçon est initié au tijanisme par Mohamedou Ould Mohamed Chérif avant d'être inscrit à l'école de Chérif el-Mokhtar, la sommité religieuse de Nioro. Il ne quittera plus de son propre gré cette ville où il apparaîtra à l'âge de 26 ans comme khalîfa de la Tijaniyya.
Pour comprendre cette fulgurante ascension religieuse du Chérif de Nioro, il nous paraît nécessaire de revenir sur les conséquences de la défaite de l'armée d'El-Haj Omar à Déguimbéré (1863-1864) sur l'évolution du tijanisme en Afrique de l'Ouest.
Par Aliou Traoré

wa sallam

IMAM ASSANE CISSE (raa)

08/03/2010 19:24 par momowally

  • IMAM ASSANE CISSE (raa)

    IMAM ASSANE CISSE (raa)

    08/03/2010 19:24 par momowally

Salamu'alakum !

Souvenons-nous toujours de nos disparus,comme nous l'a conseillé l'Imam des Imam notre prophète(saw) bien aimé !

Qu'Allâh Azzawajal répande sa grace infinie sur notre maître et guide,  L'Imam Hassane Aliou Cissé (raa),grand connaissant de Dieu dont la contribution à la vivification de l'islam et à la diffusion de l'oeuvre de Cheikh Ibrahima Niass(raa (son maître et grand père) est incommensurable.

 Il fut désigné par le vénérable Cheikh Al Islam
comme Imam de la mosquée de Médina BAYE,après son père Aliou cissé(raa
)
Que Dieu l'honore dans son Paradis
  !

Shaykh Mouhamadou Mahy Cisse

08/03/2010 19:12 par momowally

  • Shaykh Mouhamadou Mahy Cisse

    Shaykh Mouhamadou Mahy Cisse

    08/03/2010 19:12 par momowally

Salamu'alaykum !

Avez-vous déjà entendu parler de Shaykh Mouhamadou Mahy Cissé ?

 iL est le petit-frère cadet de notre regreté Cheikh ,Imam Hassane Aliou Cissé (raa) .C'est un musulman, un professeur, et un guide spirituel consommé dont l'enseignement et le style de vie reflètent d'une manière transparente le Quran et la vie du prophète Muhammad (saw).              Depuis l'âge de douze ans, il a mémorisé le Quran sous la surveillance du disciple mauritanien, Abdullah Ould Rabbani. Après avoir fini d'étudier toutes les disciplines enseignées dans: « Majaalis-Al-Ilm » sous l'égide de son bien aimé père,Seydi Aliou Cissé(raa), il est allé en Egypte pour continuer son études.là-bas,il a obtenu  une licence en arts, dans les études islamiques et la littérature arabe de l'université d'Al-Azhar.

Fils de Shaykh Sidi Aliou Cissé (raa), le premier calife du cheikh Al-Islam  Al-Hadj Ibrahim Abdullah Niass(raa), qui est célébré et bien connu dans le monde entier par l'élite savante,notre bien aimé Shaykh Mouhamadou Mahy Cissé est actuellement le directeur des études à l'institut islamique d'Afro-américain (également connu sous le nom d'AAII) qui est une organisation non gouvernementale (ONG) internationale et identifiée par l'ONU, fondé par son frère aîné, L'Imam en chef, Shaykh Hassan Ali Cissé (raa),à Médina Baye (kaolack).

Qu'Allâh(swt) le protège et le garde longtemps !