Le soufisme est-il bida'a ?
13/02/2010 11:46 par momowally
Bonsoir, Momowally !
Etant convertie à l'islam, je voudrais partagé avec les frères et les soeurs qui visitent chaque jour ton blog, en vue d'avoir d'autres analyses,d'autres points de vues sur le soufisme.
Est-ce vrai que le soufisme est une innovation ou est-ce le veritable islam ? Merci de méclairer.
Salamu'aleikoum
Les créatures ont été créées !
Les messagers ont été envoyés !
les Livres sont descendus et les législations ont été faites, pour l’adoration d’Allah Seul ! (la soumission à Allah seulement)
Et ainsi, les gens se sont divisés en croyants et mécréants, et entre heureux et malheureux.
Par conséquent, la réalisation de l’adoration d’Allah Seulement est la base de la religion.
La place de « lâ ilâha illâ Allâh » (il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah) dans la religion est au-dessus de ce que les gens peuvent décrire et au-dessus de ce qu’ils connaissent ;
C'est une parole majestueuse qui possède de nombreux mérites et beaucoup d’avantages que les créatures ne peuvent énumérer.
Elle est la partie essentielle de l’appel et des messages des messagers, Allah (qu'il soit exalté) a dit :
{ Nous n’avons envoyé avant toi aucun Messager sans lui inspirer qu'il n’y a d’autre dieu que Moi, adorez-Moi donc ! }
[ Sourate 21 - Verset 25 ]
Salam ,à tous les assoiffés de connaissances !
Bienvenus sur mon Blog !
Le Prophète Muhammad(saw) a dit :
« Seul peut commander le bien ou interdire le mal celui qui fait preuve de douceur lorsqu'il ordonne ou interdit ;
celui qui est patient et intelligent lorsqu'il ordonne ou interdit ;
celui qui connait et comprend [véritablement] les règles religieuses lorsqu'il ordonne ou interdit.»
Qu'Allâh(swt nous éclaire sur tous les chemins obscurs de l'existence !
Alâhumma amîne !
Pour traduire le mot arabe « Wajh »,en français,nous avons choisi le mot "Face" qui semble être le mot convenable en langue française. Parmi les définitions du mot Face, dans le dictionnaire,on peut trouver celle-ci : «Face» : Littér. [Le compl. du nom désigne une divinité ou une entité abstraite.] Présence spirituelle. « Devant la Face du Seigneur» (CNRTL) - (Devant ne désignant pas ici une direction, mais la responsabilité de la personne face au Jugement de son Seigneur) ainsi que celle-ci : "Terme de l'Écriture. La face de Dieu, la présence intellectuelle ou morale de la divinité" (Littré).
La traduction par le mot « Face» est sans nul doute préférable à celle par le mot « visage» qui est parfois malheureusement employé dans certaines traductions alors que ce terme renvoie clairement à une composante corporelle, ce qui pourrait, de ce fait ,induire le lecteur en erreur et le faire glisser insidieusement vers l'anthropomorphisme. Cependant aucune traduction ne peut réellement exprimer la réelle signification du mot « Wajh», car de toute manière seul Allâh Ta'ala connait ce à quoi il renvoie vraiment.
Pour dissiper le doute, l'idéal reste encore à comprendre le sens visé par ces Versets qui incluent le terme « Wajh». C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de vous faire profiter de leurs analyses par quatre éminents spécialistes commentateurs du Qour'an (Exégètes). En examinant les commentaires, on pourra constater que ces derniers ont systématiquement exclus le sens littéral (celui adopté par les salafis), car cela mènerait de toute évidence à une compréhension anthropomorphique en attribuant à Allâh une partie corporelle (qu'Allâh nous préserve d'une telle croyance).
Premier verset :
« Nous vous nourrissons uniquement pour la Face d'Allâh, sans attendre de vous ni récompense ni remerciement. » [2]
.Tafsir d'Ibn Kathir :
« Nous vous nourrissons uniquement pour la Face d'Allâh » signifie chercher la récompense d'Allâh et Sa satisfaction.
.Tafsir d'Ibn 'Abbâs :
C'est intérieurement, parce qu'ils n'ont pas prononcé cela ouvertement, mais Allâh nous a informé sur l'authenticité de leur cœur : « Nous vous nourrissons uniquement pour la Face d'Allâh », nous vous nourrissons uniquement pour récompense et la bienfaisance d'Allâh. « sans attendre de vous ni récompense » avec laquelle nous payer en retour « ni remerciement », ni de reconnaissance de votre part.
.Tafsir d'at-Tabari :
Chercher l'agrément d'Allâh, et Sa proximité.
.Tafsir Al-Qurtubi (raa):
S'éloigner du châtiment d'Allâh, et désirer Sa récompense.
Deuxième verset :
« Tout doit périr, sauf Sa Face. » [3]
.Tafsir d'Ibn Kathir(raa) :
Et Sa Parole « Tout doit périr, sauf Sa Face » montre qu'Il est l'Éternel, sans fin, sans commencement et qui existe par Lui-même, qui ne meurt pas, tandis que toute la création périra. Comme Il a dit : « Tout sur cette terre périra, seule perdurera la Face de ton Seigneur, pleine de Majesté et de Gloire » et « Face » désigne l'Être (d'Allâh).
.Tafsir d'Ibn 'Abbâs (raa):
Toutes les œuvres qui ne sont pas destinées à la Face d'Allâh (périront), ne seront pas acceptées « sauf Sa Face », sauf celle qui est destinée à Sa Face, il est dit aussi que cela signifie : toute face change exceptée celle d'Allâh et chaque royaume disparaîtra, sauf le Sien. « C'est à Lui qu'appartient le Pouvoir suprème », le jugement entre les personnes, « et C'est à Lui que vous ferez retour » après la mort, et il rétribue chacun selon ses œuvres.
.Tafsir d'at-Tabari :
Et il y a eu désaccord sur le sens de « sauf Sa Face ». Certains ont dit que cela signifie que tout périra sauf Allâh, tandis que d'autres ont dit que cela signifie que tout périra, sauf les actes que l'on fait en cherchant Sa satisfaction.
.Tafsir d'Al-Qurtubi :
Mujahid(raa) a dit que cela signifie que tout périra à part Allâh.
Al-Sadiq (Imam Ja'far)(raa) dit que cela signifie tout, excepté Sa religion.
Abu Al-'Aliyah et Sufyan (At-Thawri) ont dit que cela signifie que tout périra, sauf les actes qui sont faits dans sa quête, à savoir en recherchant Sa proximité.
Muhammad bin Yahyâ a rapporté qu'At-Thawri a déclaré : « J'ai demandé à Abâ 'Ubaydah concernant Sa Parole « tout doit périr, sauf Sa Face » et il répondit : « sauf Sa Gloire ».
Troisième verset :
« Tout sur cette terre périra, seule perdurera la Face de ton Seigneur, pleine de Majesté et de Gloire » [4]
.Tafsir d'Ibn Kathir :
Allâh affirme que tous les habitants de la terre périront et mourront. Les habitants des cieux mourront, à l'exception de quiconque Allâh décide. Seule la Face honorable d'Allâh restera, parce que notre Seigneur, l'Exalté, le Digne d'adoration, est le Vivant qui ne meurt jamais. Qatadah a dit : "D'abord, Allah à informé de ce qu'Il a créé et puis Il a dit que tout cela périra".
« Et la Face de votre Seigneur restera à jamais ». Ce verset est similaire à la Parole d'Allâh, « Tout périra, sauf Sa Face». Dans ce verset, Allâh décrit Sa Noble Face comme étant Dhul-Jalal wal-Ikram, indiquant qu'Il est Digne d'être vénéré, et donc, jamais défié, et obéit, et, par conséquent, jamais désobéi.
.Tafsir d'Ibn 'Abbâs(raa) :
« Seule perdurera la Face de ton Seigneur » qui ne meurt pas, et il est dit aussi que cela signifie: les œuvres vertueuses qui sont destinée à la Face d'Allâh ne périront pas « pleine de Majesté » qui possède la force et la souveraineté « et de Gloire » et qui possède également le pardon et la bienfaisance.
.Tafsir d'at-Tabari:
Allâh Ta’ala a dit : « Tout ce qui est sur terre périra, djinns ou hommes et seule subsistera la Face de ton Seigneur, pleine de Majesté et de Gloire, Ô Mouhammad.» (Pleine de Majesté et de Gloire est un qualificatif de la Face. Il est également rapporté qu'il s’agit d’un qualificatif du Seigneur et de Son Attribut).
.Tafsir d'Al-Qurtubi (raa):
Cela signifie que ce qui restera, c'est Allâh, la «Face » étant une expression utilisée pour désigner Sa présence et Son Être.C'est l'explication privilégiée par les experts parmi nos savants: Ibn Fawrak, Abu Al-Ma'ali et autres.
Ibn 'Abbas(raa) a dit : "La "Face" est une expression utilisée pour désigner Allâh Lui-même, comme Il l'a dit : « seule perdurera la Face de ton Seigneur, pleine de Majesté et de Gloire »".
Abu Al-Ma'ali(raa) a déclaré : « Quant à Sa "Face", ce que cela signifie, selon l'écrasante majorité de nos Imams, être la Présence de (Allâh) l'Ordonnateur, le Très-Haut».
Wa Allâhou a'lam.
Notes du traducteur :
[1] Tafsir est le terme arabe pour désigner une Exégèse
[2] Qour'an S76 V9
[3] Qour'an S28 V88
[4] Qour'an S55 V27
« Le soufisme, c’est l’orientation sincère vers Dieu, par les moyens qui Le satisfont et de telle sorte qu’Il soit satisfait » (Cheikh Zarruq) Parmi les traqueurs de l’innovation, certains imaginent purifier l’Islam de ses scories en assimilant le taçawwuf à une secte. On ne peut nier qu’il y ait eu ou qu’il puisse y avoir -et plus que jamais de nos jours- des charlatans et des illusionnés qui s’en réclament, mais ni plus ni moins que d’autres égarés présents dans la communauté en son ensemble. L’imam Fakhr-ud-din Al-Razi, commentateur reconnu du Noble Coran, a dit : Le taçawwuf est le creuset de la sainteté islamique, l'excellence (Ishan) et les véritables soufis (2) sont les dépositaires de la Sagesse divine, les Amis de Dieu (awliya'Allah) contre lesquels il est extrêmement dangereux de s’attaquer, ainsi que Dieu l’a dit par Son Envoyé (saws) : «Celui qui se fait l’ennemi d’un de Mes Elus, « Celui qui les as vus M’a vu. Et celui qui s’attaque à eux, c’est à Moi qu’il s’attaque. Celui qui les choisit, c’est Moi qu’il a choisi, Leur amitié pour eux est l’amitié pour Moi. L’hostilité envers eux est l’hostilité envers Moi » (3) « Quand Dieu exalté aime quelqu’un, l’Ange Gabriel lance cet appel : « Dieu exalté aime untel, aimez-le donc ! » et ainsi il devient aimé des habitants du ciel et on le rend sympathique aux habitants de la terre » (ura) « Aime ceux que Dieu a aimé (awliya’Allah) et fais en sorte de te faire aimer d’eux, car Dieu regarde dans le cœur de ses saints soixante dis fois par jour et chaque nuit. Peut-être trouvera-t-il ton nom inscrit dans le cœur de l’un d’entre eux. Il t’aimera alors et te couvrira de Son pardon. » (4) De même qu’il faut respecter tout croyant qui oeuvre selon ce qu’il sait, à la mesure de sa capacité, de même il faut respecter ceux qui oeuvrent par désir de la Face d’Allah. Nier la part du Vrai qu'on ignore et la condamner comme infidélité (kufr) pour conforter sa propre croyance est iniquité : « Ne chasse pas ceux qui invoquent leur Seigneur soir et matin parce qu’ils veulent Sa Face. Dresser leur compte ne t’incombe pas plus qu’à eux de dresser le tien. Aussi les chargerais-tu, qu’entre tous, tu serais inique » (Coran VI, 52) Or, “…les iniques suivent leur passion à contre-connaissance.…” (Coran XXX, 29) “Serait-ce qu'ils ne voient pas que Dieu répand Ses Dons sur quelconque Il veut, ou bien les mesure ?” (Coran XXX, 37) ________ (1) Extrait du livre sur « les fondements de la séparation entre les musulmans et les associateurs (al-mushrikin) », chapitre concernant les états spirituels
Témoignages
La préséance des soufis, les « réalisés » (muhaqqiqûn) ne tient pas à la multiplication de leurs actes de piété. Le Prophète (saws) disait d’Abu Bakr (das), son compagnon de la caverne et du Bassin (hadith Omar (das)- at-Tirmidhi) qu’il n’était pas supérieur par le nombre de prières, d’aumônes ou de jeûnes mais à cause de ce qui était dans son cœur. L’Imam Abou Hanifa (700-767) était un gnostique dans la Voie par Ja’far al-Sadiq, dont il fut le compagnon ; il fut lui même un maître spirituel. (1) L’Imam Chafi’i (767-820) dira que parmi les choses de ce monde qui lui ont plues : «… traiter les gens avec indulgence et suivre la voie du taçawwuf » (4) L’Imam Ahmad Ibn Hanbal (780-855), cœur ardent dans la voie de Dieu, conseilla son fils en ces termes : « o fils, tu dois tenir compagnie avec les gens qui pratiquent le soufisme parce qu’ils sont une fontaine de savoir et leurs cœurs sont en constante invocation…. » (6) Al-Hakim at-Tirmidhi, (845-932) faqih (jurisconsulte) et grand mouhaddith (savant du hadith), était un maître spirituel incontesté et l’un des plus grands auteurs du Taçâwwuf ; on lui doit pas moins de soixante dix livres et épîtres. Parmi les ouvrages les plus importants, on peut citer : Le Livre de la profondeur des choses ( dont on doit une première traduction française à Geneviève Gobillot ), Le Livre des nuances, (Kitâb al- furûq wa manc al- tarâduf.), Le sceau de la sainteté (Khatm al awliyyâ’). Il écrivit également à la demande d’un disciple : Les demeures des serviteurs dans l’adoration de Dieu (Manâzil al’ ibâd mina L’ibâda). L’Imam Nawawi, (1233-1277) suivait la guidance du cheikh Zakarchi et a exposé les cinq fondements de la voie soufie : Al-Ghazzâli (1058-1111) maître dans le fiqh, par le taçawwuf, revivifia les sciences religieuses. L’imam Ibn Taymiyah, (1263-1328), bien que sélectif a cautionné le soufisme et sa conformité au Coran, à la Sunna, et au consensus du Salaf en citant les noms de maîtres qu’il admirait, ces « gens de la droiture parmi les « salikin » (les itinérants vers Dieu) » qui exigent l’obéissance à Dieu jusqu’à leur dernier souffle. (11) Il fit, entre autres, l’éloge de Bayazid, de Junayd et de ce grand saint reconnu par toute la communauté musulmane : le Cheikh Abd al-Qâdir al-Jilânî (12). Junayd disait : « le tacawwuf, c’est que l’Etre divin te fasse mourir à toi-même et qu’Il te fasse vivre en Lui » Abd Al-Qâdir Jilani conseillait ainsi son fils : « O mon fils ! que Dieu t’accorde Sa grâce, à toi comme à tous les croyants ! Avant toute chose, je te recommande la piété, l’obéissance à Dieu et le respect de la Loi divine. Plus proche de nous dans le temps : - Le grand mufti d’Egypte, Muhammed Abdûh (1849-1905) dira : « Le rôle des soufis est de guérir les cœurs et d’éliminer tout ce qui voile l’œil intérieur. Ils s’efforcent d’établir leur demeure en l’esprit, devant la face de Celui qui est la très haute Vérité, jusqu’à ce qu’ils soient, par Lui, retirés de tout ce qui est autre ; leurs essences étant éteintes en Son essence et leurs qualités en Ses qualités. Parmi eux, les gnostiques, ceux qui ont atteint le but de leur voyage, sont, après les prophètes, au plus haut degré de la perfection humaine » (16) - Le Cheikh Muhammad Ben Siddiq : ce très célèbre savant du Hadith de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, était également reconnu pour sa sainteté ; il descendait de la lignée du Prophète (saws) par son père et du grand Cheikh soufi et juriste Ahmed Ibn Ajiba par sa mère, lequel disait : « Le plus proche de Dieu est celui qui, en secret, contemple et, au dehors puise aux sources de la Loi. Celui-là reçoit l’héritage au complet. Il est comblé des plus grandes richesses, car il suit les traces de l’Aimé (Al-Habib : un des noms du Prophète Muhammad (saws) » et « rendre le cœur vertueux en le purifiant des caractères blâmables et en l’embellissant des caractères louables pour le préparer à recevoir les grâces et les manifestations divines et à observer les convenances de tous les instants (acab al-awqât) est la science du soufisme ». - Le Cheikh égyptien Abder-Rahman Elish el Kebir était conjointement, chef du madhhad mâleki à El-Azhar, la plus grande université du monde islamique et maître soufi. - Cheikh Muhammad Zakî Ibrâhîm (1906 - 1998), grand juriste d’Al-Azhar versé dans la science du hadîth, était également un grand maître spirituel. Son père, également savant d’Al-Azhar, le Cheikh Ibrâhîm Al-Khalîl Ibn `Alî Ash-Shadhilî Al-Husaynî est l’auteur d’un livre (17) sur la rigueur et les règles exigées par les prétendants au Taçawwuf. Dans un autre manuscrit il dit: « J'ai porté le manteau soufi d'un certain nombre de cheikhs Soufis, appartenant à des voies spirituelles diverses, parmi eux Abdul Qâdir Al-Jilâni, dont la Tariqa est la plus grande et la plus connue, que la miséricorde d'Allah soit sur lui. » (14) p. 189 «enseignement spirituel» de Junayd traduit par Roger Deladrière, sindbad.
Le Taçawwuf (soufisme) n’est pas une secte !
Mise en garde
Sans or véritable, il n’y aurait pas de faux or. Balayer le tout n’épuise ni la mine, ni les chercheurs d’or mais démontre tout simplement un manque flagrant de discernement.
On pourrait encore évoquer l’image de celui qui jette le bébé avec l’eau du bain …
« Sache que parmi les nombreuses sectes qui se séparent de la communauté, il ne faut pas mentionner les soufis, c’est là une faute (une erreur) car il ressort de leurs paroles que la voie de la connaissance de Dieu est une purification et un dépouillement de toutes les attaches mondaines et grossières » … « c’est une excellente voie… »… « Ils combattent par la retraite intérieure et l’invocation (Dhikr)… suivent la politesse (al adab) avec Dieu. Et ils sont le meilleur groupe parmi les hommes. » (1)
Je lui ai affectivement déclaré la guerre … »
(Hadith qûtsi rapporté par Al Boukhari).
(2) Ne peut être appelé soufis que ceux qui ont parcouru la voie, et ils sont peu nombreux, les autres ne pouvant être appelés qu’aspirants (mouridun) ou itinérants (salikin).
(3) Maître et disciple de Sultân Valad, p. 94 aux Editions Sindbad.
(4) Bayazid al Bistami
Et c'est bien ce dont il s'agit : LE CŒUR de l’homme, cœur ou quintessence de l’Islam.
Et c’est bien ainsi que les représentants des quatre écoles sunnites (l’Iman Abou Hanifa, l’Imam Malik, l’Iman Chafi’i, l’Imam Ahmad Ibn Hanbal), éminents docteurs dans les sciences pour résoudre les affaires d’ici-bas étaient avant tout des ascètes qui visaient la « Face d’Allah » par le combat spirituel pour la purification du cœur ; dans cette optique, ils enseignaient et composaient des ouvrages sur la science des cœurs.
L’Imam Malik (711-795), « astre le plus brillant » (selon l’expression de Chafi’i) dira : « celui qui combine les deux [la connaissance ésotérique et la connaissance exotérique] atteindra la Vérité » (2)
Selon une autre version : « Celui qui étudie la jurisprudence (tafaqaha) et n'étudie pas le soufisme (tacawwuf) est un pervers (fâsiq); et celui qui étudie le soufisme et n'étudie pas la jurisprudence est un hérétique (zindîq); celui qui allie les deux, atteint la vérité ou est le parfait réalisé (tahaqqaqa) » (3)
On raconte qu’une nuit il vit en songe l’Envoyé (saws) déposer sa salive sur la sienne et dire : « le Seigneur Très haut est avec toi ; en avant ! ». Dans le même songe, il vit l’Emir des croyants qui lui donna son anneau et c’est à la suite de cela dit-il « que j’eus part à la science de Mohammed et à celle d’Ali. » (5)
Il puisa donc dans le Trésor sanctissime de la science du Prophète (saws), science abyssale qui value cette déclaration de Abû Hurayra (das) : « J’ai gardé précieusement en ma mémoire deux dépôts de la connaissance que j’ai reçu de l’Apôtre de Dieu. J’ai divulgué l’un ; mais si je divulguais l’autre, vous me couperiez la gorge »
Quant à Ali (das), en montrant du doigt sa poitrine dit : « Il y a ici des sciences abondantes. Si seulement je trouvais quelqu’un qui fût capable de les supporter ! »
Il divisait l’ascétisme en trois degrés :
- renoncer à ce qui est illicite : c’est la pénitence du commun des fidèles ;
- renoncer à l’abus de ce qui est légitime : c’est la pénitence de l’élite des fidèles ;
- renoncer à tout ce qui peut distraire de Dieu : c’est la pénitence des initiés. » (7)
Leurs suivants, tels que at-Tirmidhi, Nawawi, ainsi que plusieurs autres (Ibn Hajar, al-Soubki, al-Souyouti….) confirmèrent le soufisme comme les racines profondes de la Charia.
- La piété (soumission) à Dieu en secret et en public.
- Suivre la Sunna dans ses paroles et ses actes.
- La satisfaction à l’égard de Dieu dans la nécessité (le peu) ou l’abondance (al kathir).
- Etre égal avec le créateur dans le bonheur comme dans le malheur.
- Revenir à Dieu dans la joie comme dans l’adversité (8)
« Sache que le taçawwuf consiste en deux choses : être véridique envers Dieu, se comporter dignement envers les autres… Seule la vérité dépouille le serviteur de son ego pour le consacrer aux ordres de Dieu et au service de ses semblables. Quiconque se plaît à transgresser la loi divine ne peut être un soufi, même s’il prétend être tel. » (9)
« Sache avec certitude que les soufis suivent tout particulièrement la voie de Dieu ; leur conduite est parfaite, leur voie droite, leurs caractères purs et vertueux…. car tout ce qui en eux … extérieur ou intérieur, s’allume à la flamme de la prophétie dans sa niche. Et il n’est d’autre lumière, sur la face de la terre plus pure et plus claire que cette lumière… »
« Que dire d’une voie où la purification consiste, avant tout, à nettoyer le cœur de tout ce qui n’est pas Dieu… » (10)
On dit même qu’il aurait appartenu à l’Ordre soufi de ce dernier avec d'autres savants Hanbalites très connus. (13) Ce qui serait confirmé par le fait que Ibn ul-Qayyim, son disciple, ait commenté en profondeur (trois volumes de 1600 pages) l’ouvrage célèbre d'al-Ansârî al-Harâwî intitulé: Manâzil al-Sâ'irîn [Les Sentiers des itinérants vers Dieu] cherchant à en expliciter la subtilité des allusions spirituelles.
« cette science qui est nôtre est subordonnée au Livre et à la sunna ; et quiconque n’a pas appris le Coran, n’a pas transcrit la Tradition (hadith) et n’a pas étudié la Loi, ne saurait servir d’exemple », (14)
Comme tu sais notre Ordre a pour base le livre saint, la sincérité du cœur, la générosité, la libéralité,ne causer du tort ou préjudice à personne, patience et endurance dans les épreuves et le pardon des fautes à tous nos frères de l’humanité.[…]
En outre, sache que le soufisme est une disposition de l’âme « Hal » qui ne s’éveille ni sous l’influence des polémiques de grammairiens, ni par leurs palabres sophistiques […]
Apprends encore, mon fils, que le soufisme repose sur huit vertus : la générosité d’âme (sakhâ’), l’acceptation du destin (ridâ), la patience (sabr), la discrétion du langage (ichâra), l’exil volontaire (ghurba), le port de la laine (lubs al-sûf), la pérégrination (siyâha), et la pauvreté (faqr). La générosité d’âme est représentée par Abraham, l’acceptation du destin par Ismaël, la patience par Job, la discrétion du langage par Zacharie, l’exil par Jean, le port de la laine par Moïse, la pérégrination par Jésus et la pauvreté par Muhammad.» (15)
Plus proche encore :
Le célèbre savant marocain, Cheikh `Abd Allâh Ibn As-Siddîq Al-Ghumârî, fils du Cheikh Muhammad ben Siddiq mentionné plus haut, fit son éloge dans son livre Sabîl At-Tawfîk (la Voie du Succès).
Wa Allahou A’lam
________________________
(1) voir la citation correspondante tirée de Duur al-Mukhtar.
(2) Ibn al-Jawiz, Sifat-al-Safwa,
(3) Rapporté par le spécialiste du hadith Ahmad Zarruq, par al-Hafiz ‘Ali al-Qari al-Harawi et d'autres.
(4) Al-Hafiz al-soujouti, dans Ta’yid al-haqiya al’aliyya, p, 15 et aussi cité par ‘Ijluni dans son Kashf al-Khafa.
(5) voir p 205 le mémorial des saints de Attar.
(6) Cheikh Ahmed al-Kourdi “Tanwir al-Gouloub” p, 405.
(7) P. 212, le mémorial des saints, Attar.
(8) Al-Maqâsid fî At-Tawhîd wal-`Ibâdah wa Usûl At-Tasawwuf, p. 20, An-Nawawî.
(9) Voir p.138 Les dix règles du Soufisme de Al-Ghazâli chez Al Bouraq.
(10) Son ouvrage “ Al munqidh min- al-dalal ” sur les soufis : leurs conduites, leurs voies et les moyens de cheminer vers Dieu.
(11) Voir : Madjmû` Fatâwâ Ahmad Ibn Taymiyah, pp. 516-517, vol. 10.
(12) Dans le volume intitulé ‘Ilm as-Suluk, (la Science du voyage (initiatique) ou du cheminement vers Dieu), qui constitue en intégralité les 775 pages du volume 10 de Majma‘Un Al-Fatawa, il dit (p. 516) : « Les grands Cheikhs Soufis sont bien connus et acceptés « agréés », tels que : ABuyazîd Al-Bistâmi, Cheikh Abdoul Qâdir Jilâni, Junayd ibn Muhammad, Hasan Foudayl Al-Basri, Al-ibn Al-Ayyad, Ibrahim IBnu Al-Adham, Abi Souleyman ad-Daarani, Ma'rouf Al-Karkhi, Siri as-Saqati, Cheikh Hammad, Cheikh Abul Bayan….. Ces grands Soufis étaient les leaders de l'humanité (les pieux vertueux) et ils appelaient à ce qui était juste et interdisait ce qui était mauvais. »
(13) Référence tirée d’un manuscrit unique trouvé dans la Bibliothèque Princeton, dans un livre intitulé Targhib al-Mutahabbin fi labs Khirqat al-Mutammayyazan par Jamal ad-Din al-Talyani. Voici les propres mots d'Ibn Taymiyya, cités dans « al-Mas'ala» at-Tabraziyya : « j'ai porté le manteau Soufi béni de Cheikh Abdul Qâdir Jilâni, ayant entre lui et moi deux cheikhs Soufis. »
(15) p 151 Un Grand Saint de l’Islam abd al-kadîr Jilani
(16) p. 123 Un saint soufi du XXe siècle de Martin Lings, seuil.
(17) Ma`âlim Al-Mashrû` wa Al-Mamnû` min Mumârasat At-Tacawwuf Al-Mu`âsir.
Salam à tous !
Qu'en pensez-vous ?
L'imagination (wahm) est chose vaine, mais Dieu la disposa en vue d'une grande sagesse. Chaque chose, d'ailleurs, comporte un grand secret et un aspect évident, puisqu'il est dit (dans le Coran): « Notre Seigneur, Tu n'as pas créé cela en vain, exalté sois-Tu »(SteIII, 191) « Pensiez-vous donc que Nous vous avons créés par vain jeu ? » (SteXXIII, V.117).
Loin soit de notre Seigneur une telle chose ! Dieu est au-dessus de cela. Telle est la nature de l'imagination (ton Ego) que si tu ne la subjugues pas, c'est-à-dire, si tu ne lui imposes pas ton avis, elle te subjuguera inévitablement et t'imposera le sien. Si tu ne nies pas son opinion, elle niera la tienne. Or, elle n'est rien. Cependant, si tu écoutes son discours, il affaiblira ta certitude (spirituelle) et t'en détournera vers d'autres chemins. Mais si tu n'écoutes pas son discours, ta lumière intérieure croîtra. Par sa croissance, ta certitude se raffermira, par son raffermissement, ta volonté spirituelle s'élèvera, et par son élévation tu atteindras ton Seigneur, et L'atteindre c'est Le connaître. Et Le connaître,c'est l'adorer et l'adorer c'est se connaître soi-mëme !
Pour les voyageurs vers Dieu qui n'écoutent pas le discours de l'imagination (l'ego) et ne suivent pas ses opinions, elle est comme un vent puissant qui vient à l'aide des marins, de sorte qu'ils arrivent en une heure là où d'autres n'arrivent qu'après un voyage d'un mois ou d'une année. Par contre, celui qui s'arrête au discours et aux opinions (de l'imagination ou l'ego) demeure empêché en route, comme il arrive également aux marins.Tel est son effet 1.
Nous constatons que celui qui abandonne ce qui ne le concerne pas, se suffit de la moindre chose pour sa subsistance, tandis que celui qui ne l'abandonne pas n'aura jamais tout ce qu'il lui faut, quoi qu'il fasse.
1 Comme faculté plastique de l'âme, l'imagination peut être réceptive à l'égard des vérités spirituelles comme elle peut être réceptive à l'égard du "monde". Ce n'est pas que l'homme mondain possède une imagination trop puissante ; tout au contraire, ce qui le caractérise, c'est une imagination entraînée et entravée par les objets de ses désirs.
Fiut ce monde,il appartiens au shaytane !
wa salam
Salam,Soeur Mariétou !
Salam à toutes les « Houri » !
Effectivement,nos maîtres,ces «ârifûn bi'lâhi »,nous ont toujours dit qu'Il existe deux types de connaissants d'Allâh(swt) : le connaissant d'Allâh(swt) et le connaissant de son égo sauf que le connaissant de son égo est plus connaissant que le connaissant d'Allâh(swt).
Alors,qu'est-ce à dire?
la sagesse des Saints nous apprend qu'il existe différentes catégories de connaissants nous expliquant ainsi que le plus grand voile qu'il y a entre l'homme et son Seigneur est son égo. A partir de cela, le Sheykh donne l'exemple de deux catégories de connaissants , à savoir « le connaissant d'Allâh et le connaissant de son égo ». A première vue, nous pouvons dire directement que le connaissant d'Allâh(swt) est plus connaissant que le connaissant de son égo; mais le Saint nous apprend le contraire car nous pouvons être connaissant d'Allâh(swt) mais ignorer son égo, alors cette connaissance d'Allâh(swt) n'est pas authentique par contre le connaissant de son égo a déchiré le voile qu'il y a entre lui et Allâh, il ne voit que la Vérité Divine partout. Il a donc, la connaissance authentique que son Seigneur a voulu lui donnée, car il s'est effacé et anéanti (fana'u bil'lâhi)) devant le « Haqq » contrairement à celui qui peut avoir la connaissance d'Allâh(swt) sans s'anéantir ni s'effacer devant son Seigneur. C'est un essai d'explication ,s'il ya quelques points d'ombre ,n'hésite pas à m'interpeler !
wa salam
Sidi Sharaf ad-din al Busiri
Son Maqam se trouve a Alexandrie (Egypte), non loin de la mosquée de sidi Abu l Abbas al Mursi ( fameux disciple de sidi Abu l Hassan ash Shadhili ) .
On connait peu de choses sur sa vie si ce n'est que son nom est connu pour ses poèmes à la louange du Prophète (SAW) ; la « Hamziya » , la « qasida » " « al mudariya » " et surtout la « qasida al Burda » le plus souvent traduit par « le manteau ». L'on sait que sidi al Bousiri(raa) passa dix années à Jérusalem , quelques temps à la Mecque et à Medine ou fut écrit le fameux poème .
Il passa la dernière partie de sa vie à Bilbays en Égypte , occupa divers postes administratifs de moindre importance entre-autre afin de gagner sa vie .
Il était en contact étroit avec les membres de la « Shadhiliya » alors naissante .
«Al Burda » fait reférence à un autre poème à la louange du Prophète (saw) "Banat Su'ad" composé du vivant de ce dernier par Ka'b ibn Zubayr(raa) . Après avoir recité le poème devant le Prophète (saw) , ce dernier lui remis son manteau en guise de récompense.
Quelques 650 ans plus tard ,alors que sidi al Busiri(raa) souffrait et était à demi-paralysé , le Prophète(saw) lui apparut en songe et le toucha de sa main et lui déposa son manteau sur les épaules . Al Bousiri(raa) fut instantanément guérit et composa alors « al Burda » en référence à cet événement miraculeux .
Ce poème a été interprété par de nombreux savants notamment :« Jalal ad-din al Suyuty ( mort en 911 AH ) , al Qastallani ( mort en 923 AH ) , al Haytami ( mort a la Mecque en 974 AH ) .
Le poème est surtout récité à l'occasion du « Mawlid » du prophète (saw). Depuis plusieurs siècles maintenant :" Al Burda " a touché le cœur des millions de musulmans et est récité encore aujourd'hui dans de nombreuses zawiya(s) et mosquées entre-autre et ce en honneur de la meilleure des créatures " al Mustafa " (saw) .
Que Dieu bénisse Sidi Sharaf ad-din al Busiri(raa) .
Paix et le Salut de Dieu sur le Prophète(saw) ainsi que sa famille,ses compagnons et sur ceux qui les suivis !
Amine ya-rabbal al-amine !
SALAM Momowally !
Pouvez vous m'éclairez s'il vous plait?
La fatha est elle suffisante pour rendre « hallal » l'union au regard de Dieu?
Cela permet -il au couple de sortir par exemple, librement sans pêcher?
(étape qui se fait avant la dote et l'acte civile)
c'est un peu confus dans ma tête !
wasalam
Assalâmu `alaykum
Quelques Femmes Waliyyât de Kûfa (Irak),connues pour leurs adorations et leurs «Taqwâ» (crainte d'Allâh(swt).
(Tiré et traduit du Sifatu-s-Safwâ de Ibnu'l-Jawzî )
Ummu'l-Hassan El-Kûfiyya(raa) [1]
(Rahmatu'llâh `alayhâ)
Ummu'l-Hassan (raa) était une grande femme dont Sufyân Ath-Thawrî (raa),`Abdu'llâh Ibn Mubarak (raa) et bien d'autre gens bénis et connus rendaient visite.
Abdu'llâh Ibn Mubarak(raa) raconte :
« Sufyân Ath-Thawrî (raa) disait qu'il y avait à Kûfa, une femme pieuse ( Sâliha ) du nom de Ummu'l-Hassan. Nous lui avons rendu visite. Dans sa maison, nous n'avons rien vu d'autre qu'un vieux morceau de natte. Sufyân Ath-Thawrî (raa) dit à Ummu'l-Hassan (raa) :
« Si tu racontais ta situation aux fils de tes oncles et qu'ils arrangeaient ton état, ne serait-il pas mieux ? ».
Sayyida Ummu'l-Hassan(raa) lui dit :
« Ô Sufyân ! Tu es quelqu'un de précieux à mes yeux. Alors, dis-moi, je n'ai demandé une chose pareille à l'univers et à Allâh ,Tout-Puissant, Maître du monde.Devrai-je la demander aux gens qui n'ont le pouvoir d'aucune chose ? Ô Sufyân ! Je ne veux pas rester un instant dans l'oubli d'Allâh ! ».
Suite à ces paroles, Sufyân pleura.
1] (Ibnu'l-Jawzî, Sifatu-s-Safwâ, Tome 3, p.124 )
Ummu Mis`ar [2]
(Rahmatu'llâh `alayhâ )
Muhammad Ibn Sa`d(raa) (raa)raconte :
« La mère de Mis`ar Ibn Qidam(raa) était une femme pieuse ,attachée aux adorations. Mis`ar (raa) prenait avec lui un voile pour sa mère, puis lorsqu'ils entraient au « masjid », il l'étendait devant elle. Pendant que sa mère priait lentement dans un coin du « masjid », Mis`ar(raa) donnait des cours de Hadîth, puis une fois les cours terminés, il revenait auprès de sa mère, rangeait le voile et sortaient ensemble de la mosquée.
[2 ] (Ibnu'l-Jawzî, Sifatu-s-Safwâ, Tome 3, p.124)
Ummu Sufyân Ath-Thawrî (raa) [3]
(Rahmatu'llâh `alayhâ)
La mère de Sufyan Ath-Thawrî (raa) était aussi une femme pieuse pleine de Sagesse tout comme son fils.
Selon ce que rapporte Waki`(raa), Ummu Sufyân Ath-Thawrî (raa) avait donné ce conseil à son fils :
« Ô mon fils ! Acquiers la science ! En filant la laine et en vendant des fils, j' assurerai tes besoins. Surtout ne te sépares pas du chemin de la science. Ô mon fils ! Lorsque tu écris dix phrases regardes toi un instant, est-ce qu'il y a un changement dans ta démarche, ta façon de t'assoir et de te lever ? Si la science ne t'as pas changer dans les aspects positif, c'est que tu aura fais une chose inutile sans profit et sans méfaits ! »
[3] (Ibnu'l-Jawzî, Sifatu-s-Safwâ, Tome 3, p.125)
wa Salla'llâhu `alâ Sayyidinâ Muhammad, wa `alâ âlihi wa sahbihi wa sallim taslimane
Wassalâm
‘Umar Ibn Al-khatâb (raa)a rapporté que le prophète (paix et bénédiction soient sur lui et sa descendance) a dit : « Quand Adam ( le père de l’humanité) (que la paix soit sur lui) commit l'erreur et pécha, il dit : « O Allah, je m'adresse à Toi par le droit accordé à Muhammad par sa grâce, alors accorde-moi Ton pardon.»
Allah(swt) lui dit (cela pour rendre manifeste la connaissance d’Adam) : «O Adam comment connais-tu Muhammad alors que je ne l'ai pas encore créé ? » Adam dit : « lorsque Tu me créas (en soufflant de Ton esprit en moi), j'ai relevé ma tête et j'ai vu, inscrit sur Ton trône : « Il n'y a pas de divinité à part Allah, Muhammad est le Messager d’Allah », alors j'ai su que Tu n'as accompagné Ton nom que par celui de la créature la plus aimée par Toi. Allah révéla à Adam alors que Muhammad était le dernier des prophètes de sa descendance et que sans lui Il ne l’aurait pas créé. » 37
La noblesse de sa lignée, sa généalogie et sa naissance -
Dans un hadîth transmis par Ibn ‘Umar(raa) et que rapporte At-tabarî(raa), le prophète (paix et salut sur lui) dit : « Dieu a élu Ses créatures et Il a élu les Fils d’Adam parmi elles. Puis il a élu les arabes parmi les Fils d’Adam. Puis il élu la tribu de Quraysh parmi les arabes. Puis il a élu le clan des Banû Hâshim parmi la tribu de Quraysh. Puis il m’a élu parmi les Hâshim. Ainsi, je n’ai cessé d’être élu parmi les meilleurs élus. Aussi, celui qui aime les arabes, les aime en m’aimant et celui qui déteste les arabes, les détestent en me détestant »
L’Envoyé de Dieu (saw)ajoute : « Dieu me fit alors descendre sur cette terre dans les reins d’Adam. Puis il me fit passer dans les reins de Noé. Puis il me fit passer dans les reins d’Abraham. Ainsi, Dieu(swt) n’a cessé de me faire passer dans les nobles reins et les matrices pures jusqu’à ce qu’Il me fasse naître par mes parents, lesquels n’ont jamais connu d’union libre…» 38
Il est (saw): Muhammad Ibn 'Abdillâh Ibn ‘Abd Al-Muttalib Ibn Hâshim Ibn 'Abdi Manâf Ibn Qusayy Ibn Kilâb Ibn Murra Ibn Ka'b Ibn Luayy Ibn Ghâlib Ibn Fihr (surnommé Quraysh, et ancêtre de la tribu du même nom) Ibn Mâlik Ibn An-Nadr (surnommé Abû Qays), Ibn Kinâna Ibn Kuzayma Ibn Mudrika Ibn Ilyâs, Ibn Mudar Ibn Nizâr Ibn Ma'ad Ibn 'Adnân : descendant d’Ismaïl (paix et salut sur lui) fils d’Abraham (paix et sur lui) : des aïeuls pures et réputés par leurs nobles caractères et leur prédominance.
Les livres de biographie du Prophète (paix et salut sur lui), notamment celui d’Ibn Ishâq et dans celui d’Ibn Kathîr, font référence à de nombreux événements extraordinaires qui se sont produits le jour de la Naissance de l’Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui).
Le feu détenu par les Zoroastriens qui n’avait pas cessé de brûler depuis des siècles, s’est subitement éteint. Un tremblement de terre s’est produit dans l’Empire de Chosrès.
Une lumière entourant la mère du Prophète (paix et salut sur lui), Amina, a été aperçue par de nombreux témoins.
Il est né (paix et salut sur lui) prosterné (vers la Mecque) et circoncis ...
La terre et les cieux brillaient de lumières ce jour là, et les créatures "en dehors des Djins et des êtres humains "souriaient de réjouissance et de bonheur..
De nombreux hadiths marquent la prééminence du jour de la naissance du Prophète (paix et salut sur lui) sur les autres jours.
C'est en ce même jour qu'Allah(swt) a mis le voile sur Ses secrets des cieux: "Nous avons tâté le ciel et nous avons trouvé qu'il a été rempli de gardiens implacables et de météores, nous y occupions des postes d'écoute mais celui qui se met maintenant aux écoutes se trouve un météore qui le guette (le perce)" 39
Ainsi, les diables ne pouvaient plus depuis ce jour écouter ce qui se passe dans les mondes supérieurs (al malaa ala'lâ),c'est la fin de la prédiction de l'avenir (kahâna): et le ciel de l'Arabie en l'an 609 (année de sa naissance (paix et salut sur lui)) se remplit d'un nombre accoutumé d'étoiles filantes et de météores au point que les gens craignaient de voir en cela les signes précurseurs de la fin du monde.
Dans le « sahîh » de Muslim, il est rapporté qu’un Compagnon avait interrogé l’Envoyé de Dieu (saw) sur le jeûne du lundi et celui-ci avait répondu : «C'est en ce jour que je suis né et c'est en ce jour que j'ai reçu la prophétie.»
L’Envoyé de Dieu (saw)a dit: « En vérité, Allah me fit le sceau des Prophètes pendant qu'Adam était entre eau et argile » .40