Attention à la Gourmandise !
21/08/2009 10:53 par momowally
Assalamou 'aleykoum wa rahmatoullahi wa barakatouhu ! O Visiteurs assidus de mon Blog !
Voici des recettes savoureuses car nous savons que Ramadan rime bien souvent avec repas gourmands (voire abondant!).
Or vous le savez comme moi, ce mois béni est celui de la piété et par conséquent de la modération, et non pas de l'excès.
:: Un petit rappel s'impose donc, pour moi, pour nous tou(te)s ::
Commençons par une "question/réponse" très claire à ce sujet:
Question:
Que pensez-vous de ceux qui mangent avec excès toutes sortes de mets et de chocolat en Ramadan ?
Réponse:
Louange à Allah(swt) !
Tout excès est interdit et condamné et celui commis en matière alimentaire l’est davantage. A ce propos le Très Haut dit : « Et mangez et buvez; et ne commettez pas d' excès, car Il (Allah) n' aime pas ceux qui commettent des excès. » (Coran, 7 : 31).
Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Aucun humain ne remplit un récipient pire que son propre ventre ; il lui suffit quelques bouchées qui lui permettent de tenir debout. S’il ne peut pas s’en contenter, qu’il réserve un tiers de son estomac au manger, un tiers à la boisson et un tiers à la respiration » (rapporté par at-Tirmidhi, 2380) et par Ibn Madja (3349) et déclaré authentique ans Sahihi at-Tirmidhi (1939).
Les excès alimentaires comportent de nombreux inconvénients :
- Plus on s’adonne à la jouissance des biens d’ici-bas moins importante sera la part que l’on recevra des choses de l’Au-delà…
Al-Hakim a rapporté d’après Abou Djouhayfa que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « ceux qui se rassasient le plus souvent ici-bas seront ceux qui souffriront le plus de la faim au jour de la Résurrection ».
Le hadith a été rapporté par Ibn Abi ad-Dounya qui l’a commenté ainsi : « c’est pourquoi Abou Djouhayfa ne s’était jamais rassasié jusqu’à sa mort » (déclaré authentique par al-Albani dans Silsilat al-ahadith as-Sahiha (342).
Omar (raa) a dit : « Au nom d’Allah, si je le voulais, je pourrais être celui d’entre vous qui porte les meilleurs habits, celui qui consomme la meilleure nourriture et mène la vie la plus aisée. Mais j’ai entendu Allah s’en prendre à des gens pour un comportement qu’ils avaient adopté : «Vous avez dissipé vos (biens) excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre: on vous rétribue donc aujourd'hui du châtiment avilissant, pour l' orgueil dont vous vous enfliez injustement sur terre, et pour votre perversité. » (Coran 46 : 20). Voir Hilyat al-awliya, 1/49.
- C’est susceptible de détourner l’individu de beaucoup d’actes cultuels comme la lecture du Saint Coran qui pourtant devrait constituer une occupation majeure pour le musulman dans le mois béni de Ramadan d’après la tradition des ancêtres pieux.
C’est ainsi qu’on voit une femme consacrer la majeure partie de la journée à préparer un repas et une bonne partie de la nuit à confectionner des gâteaux et boissons.
- Quand on mange trop on devient paresseux et facilement gagné par le sommeil. Ce qui entraîne une perte de temps. Soufyan ath-Thawri (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « si tu veux avoir un corps sain et un sommeil modéré, mange peu ».
- L’excès dans la prise de la nourriture entraîne l’inadvertance du cœur (le manque de concentration).
L’on a dit à l’imam Ahmad (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) :
« Peut-on avoir le cœur sensible tout en étant bien rassasié ? »
- « je ne pense pas ! ». C’est-à-dire : tel n’est pas mon avis. Allah le sait mieux.
Les indications du Dr Par e Dr. Farouk Haffejee Association médicale islamique de l’Afrique du Sud - Durban sont très précieuses et ses conseils nous permettront in cha Allah ,de jeûner confortablement et d’apprécier entièrement les avantages spirituels du Ramadan tout en évitant les désagréments dûs aux excès ou aux carences que nous imposons à notre corps.
Pendant le mois saint du Ramadan, notre alimentation ne devrait pas différer beaucoup de notre alimentation habituelle et devrait être aussi simple que possible. L’alimentation devrait être telle que nous maintenions notre poids normal, sans perte ni sans gain. Cependant, si on est en excès de poids, le Ramadan est une période idéale pour le normaliser.
En raison des longues heures du jeûne, nous devrions consommer des aliments à digestion lente tels que des aliments renfermant des fibres plutôt que des aliments rapidement digestibles. Les aliments à digestion lente durent jusqu’à 8 heures, alors que ceux à digestion rapide durent seulement de 3 à 4 heures.
-Les aliments à digestion lente :sont des aliments qui contiennent des grains et des graines comme l’orge, le blé, l’avoine, le millet, la semoule, les haricots, les lentilles, la farine complète, le riz non poli, etc. (appelés les hydrates de carbone complexes ou sucres complexes).
-Les aliments à digestion rapide: sont ceux qui contiennent du sucre, de la farine blanche, etc. (appelés hydrates de carbone raffinés ou sucres simples).
-Les aliments riches en fibres: sont ceux qui contiennent du son, le blé entier, les grains et les graines, les légumes comme les haricots verts, les pois, la courgette, les épinards, les feuilles de betterave (riches en fer), les fruits avec leur peau, les fruits secs particulièrement les abricots, les figues et les pruneaux, les amandes, etc.
Les aliments consommés devraient être bien équilibrés, avec des produits de chaque groupe, tels que fruits, légumes, viande rouge/poulet/poisson, pain/céréales et produits laitiers. Les produits frits ne sont pas sains et devraient être limités en consommation. Ils peuvent causer de l’indigestion, des brûlures d’estomac et des problèmes de poids.
A ÉVITER
-Aliments frits et gras (oups exit les msemens)
-Aliments contenant trop de sucres
-Manger avec excès particulièrement au repas de l’aube.
-Boire trop de thé au repas de l’aube. Le thé augmente la quantité d’urine qui entraîne avec elle des sels minéraux essentiels pour le corps dans la journée.
-Consommation de cigarettes. Si vous ne pouvez pas cesser de fumer, commencer par réduire graduellement votre consommation de cigarettes quelques semaines avant le Ramadan. Fumer est nocif pour la santé et on devrait s’arrêter complètement (oui et c'est illicite aussi... les dalils sur ce lien )
A CONSOMMER
-Les hydrates de carbone complexes au tsahu (sohor, au repas de l'aube) de sorte que l’énergie fournie par l’aliment dure plus longtemps, réduisant ainsi la sensation de faim.
- Ipenya est un aliment riche en protéines et aussi un aliment à digestion lente (pas de "ipenya par chez nous...).
-Les dattes sont une excellente source de sucres, de fibres, d’hydrates de carbone, de potassium et de magnésium.
-Les amandes sont riches en protéine et fibre avec moins de matières grasses.
-Les bananes sont une bonne source de potassium, magnésium et des hydrates de carbone.
BOIRE
-Autant d’eau ou jus de fruits que possible entre la rupture du jeûne et le coucher de sorte que votre corps puisse ajuster les niveaux de fluide à temps.
Problèmes médicaux communs :
CONSTIPATION
Elle peut causer des hémorroïdes, des fissures (fissures douloureuses dans le canal anal) et de l’indigestion avec la sensation de ballonnement.
Les causes : trop d’aliments raffinés, trop peu de consommation d’eau et pas assez de fibre dans la nourriture.
Le remède : éviter les produits alimentaires trop raffinés, augmenter la consommation d’eau, ajouter du son dans les gâteaux et de la farine non blutée dans les galettes (ou les produits équivalents : lihoho, marduf, kuskuma - pas de ça chez nous non plus, mais vous trouverez du son d'avoine ou de blé dans toutes les boutiques de diététique ou biocoop).
INDIGESTION ET FLATULENCE
Les causes : manger avec excès. Trop de fritures et d’aliments gras, de produits épicés, et de produits à l’origine de flatulence comme le chou, les lentilles, les boissons carbonatées comme les colas qui produisent aussi des gaz.
Le remède : ne pas manger avec excès ; boire des jus de fruits ou mieux boire de l’eau plate. Éviter les fritures.
LÉTHARGIE (’hypotension : tension artérielle faible’)
Une sudation excessive, l’asthénie, la lassitude, le manque d’énergie, le vertige, particulièrement en passant de la position assise à la position debout, pâleur et sensation de défaillance sont des symptômes liés "à l’hypotension". Ceci tend à se produire dans le courant de l’après-midi.
Les causes : trop peu de prise de liquides, faible prise de sel.
Le remède : rester au frais, augmenter la prise de liquide et de sel.
Précaution : l’hypotension devrait être confirmée avec une mesure de la tension artérielle au moment des symptômes. Les personnes ayant de l’hypertension devraient faire ajuster leur prise de médicaments pendant le Ramadan. Elles devraient consulter leur médecin.
MAL DE TÈTE
Les causes : le retrait de la caféine et du tabac représente beaucoup en un jour ; le manque de sommeil et la faim se manifeste habituellement au cours de la journée et empire en fin de journée. Avec l’association "à l’hypotension", le mal de tête peut être assez grave et peut également causer des nausées avant la rupture du jeûne.
Le remède : réduire la prise de caféine et de tabac lentement en commençant une semaine ou deux avant le Ramadan. Des tisanes et des thés décaféinés peuvent être des alternatives. Réorganiser votre emploi du temps pendant le Ramadan afin de disposer de suffisamment de temps de sommeil.
FAIBLE TAUX DE SUCRE SANGUIN (glucose)
Asthénie, vertige, lassitude, faible capacité de concentration, sudation facile, sensation de faiblesse (tremblement), incapacité d’exécuter des activités physiques, mal de tête, palpitations, tous sont des symptômes de faible taux de sucre sanguin.
Les causes chez les non diabétiques : consommation d’un excès de sucres raffinés à la rupture du jeûne. Le corps produit trop d’insuline ce qui entraîne une chute du glucose sanguin
Le remède : manger autre chose à la rupture du jeûne et limiter les aliments et les boissons contenant du sucre (va falloir se calmer sur les gâteaux...)
Précaution : les diabétiques doivent ajuster leur prise de médicaments durant le Ramadan ; consulter votre docteur.
CRAMPES MUSCULAIRES
Les causes : prise inadéquate de sources alimentaires de calcium, de magnésium et de potassium.
Le remède : consommer des aliments riches en ces minéraux, par exemple les légumes, les fruits, les produits laitiers, les viandes et les dates.
Précaution : les personnes qui sont sous traitement pour l’hypertension et celles qui ont des problèmes de calculs rénaux devraient consulter leur médecin.
ULCÈRES PEPTIQUES, BRÛLURES D’ESTOMAC, GASTRITE ET HERNIE HIATALE
Les niveaux accrus d’acide, dans l’estomac vide durant le Ramadan, aggravent les conditions ci-dessus. Cela se traduit par une sensation de brûlure dans la zone d’estomac sous les côtes et peut s’étendre jusqu’à la gorge. Les aliments épicés, le café, et les sodas aux colas aggravent ces conditions. Des médicaments sont disponibles pour contrôler les niveaux d’acide dans l’estomac. Les personnes ayant des ulcères peptiques établis et une hernie hiatale devraient consulter leur médecin bien avant le Ramadan.
CALCULS RÉNAUX
Les calculs rénaux peuvent se former chez les personnes qui boivent peu de liquides. Par conséquent, il est essentiel de boire suffisamment afin d’empêcher la formation de calculs.
DOULEURS ARTICULAIRES
Les causes : l’augmentation de la pression sur les articulations des genoux pendant la prière. Chez les personnes âgées et celles ayant de l’arthrite, cela peut provoquer douleur, rigidité, enflure et gêne.
Le remède : perdre du poids pour épargner aux genoux de supporter toute charge supplémentaire. Exercer les membres inférieurs. Une bonne forme physique permet un plus grand accomplissement, de ce fait permettant à chacun de pouvoir exécuter la prière en toute facilité."
J'espère que la longueur de ces conseils ne vous a pas impressionné(e)s et que vous avez appris des choses utiles.
bi idnih 'Lah.
Puisse Dieu accepter notre jeûne amîne!
wa salam
Assalamu'alaykum wa rahmatullâhi ta'ala wa baraketuhu,chers (es) frères et soeurs de la Oumma Islamique !
Après analyses et reflexions,Voici quelques Conseils pour passer un ramadan, en bonne santé
Le ramadan (carême, jeûne) est le 4ème pilier de l’Islam (après la profession de foi, la prière, la zakat et avant le pèlerinage).
Sallamu'alaykoum chers(es) frères et soeurs de la Oumma islamique !
Le saint et béni mois du Ramadan approche à grand pas, bon jeûne à tous !
Qu'Allah(swt) facilite à tous les musulmans,la pratique du jeûn !
Qu'Allah(swt) accorde sa grande miséricorde à notre communauté (amine)
Avant de dire ou de faire quelque chose, demandes -toi, si cela va plaire à Allah(swt) !
Si quelqu'un a un programme de Zikhr pour ce mois
qu'il nous le communique,ça fera plaisir à plus d'un d'entre nous ,Mach'Allah !
« Ô vous qui croyez! Evoquer Allah(swt) d'une façon abondante»
Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (BSDL) a dit : « La foi comporte un peu plus de soixante ou de soixante-dix branches. La plus élevée en est la proclamation qu'il n'est de dieu que Dieu et la moindre est le fait d'ôter de la voie publique ce qui peut nuire aux passants. La pudeur est l'une des branches de la foi.»
Par le frère Hussein de Tunis
wa salam
As Sayyid at Tayfa, l'Imam al Junayd al Baghdadi (m.911) a dit:
Sache que l'adoration de Dieu commence par sa connaissance, que le fondement de la connaissance de Dieu est de confesser Son Unité, et que la règle à observer quand on confesse Son Unité est de nier de Lui toute description répondant aux questions «comment (est-Il) ? », « d'où (vient-Il) ? », et « où (est-Il)? » C'est par Lui-même que l'on a une preuve à Son sujet, et c'est par Son assistance (tawfîq) que l'on peut tirer argument des indications qu'Il fournit sur Lui-même.
C'est par Son assistance, que la confession de Son Unité a lieu, et par celle-ci qu'a lieu ensuite l'adhésion de la foi en Lui (tasdîq). Puis, à partir de cette dernière, l'assentiment (ou « la réalisation de la vérité » : tahqîq) à Son sujet; et ainsi se produit la connaissance de Dieu, à la suite de cet assentiment.
A partir de cette connaissance, aura lieu l'acquiescement (istijâba) à Ses exhortations, qui entraînera l'ascension (de l'esprit : taraqqî) vers Lui, laquelle à son tour mènera à la « jonction » (ittisâl) avec Lui. De celle-ci naîtra (pour l'homme) l' « explication » (bayân), et cette explication sera suivie de la « désorientation » (ou « perplexité » : hayra), qui fera disparaître l'explication et qui entraînera pour l'homme qu'il ne pourra plus rien dire de Lui. Dans cette suppression de toute possibilité d'expression à Son sujet, il réalisera ce qu'est son être pour Dieu, et à partir de là se pro¬duira la réalisation de la présence divine (chuhûd) par la disparition de son existence (individuelle).
Par la perte (de conscience) de son existence, son être sera pur, et par cette pureté il sera privé de ses attributs (individuels). Par son absence (ou « inconscience » : ghayba) à lui-même, il sera totalement présent (ou « conscient » : hadara) (à Dieu), et sa totale présence à Dieu sera sa totale perte de lui-même. Il sera à la fois un être privé d'existence (mawjûd mafqûd) et un privé d'être existant (mafqûd mawjûd), qui est là où il n'était pas et qui n'est plus là où il était. Il sera ensuite, après n'avoir pas été, là où il avait été (kâna kâna; avant son existence temporelle).
Il sera alors lui-même (huwa huwa), après n'avoir pas été lui-même. Il sera un existant qui est (mawjûd mawjûd), après avoir été un existant privé d'être (mawjûd mafqûd). Il en est ainsi, parce qu'il sera passé de « ivresse » de l'emprise divine (sakrat al-ghalaba) à la lucidité du « dégrisement » (bayân al-sahw).
Il lui est rendu alors la vision selon laquelle les choses occupent leur vraie place et sont mises là où elles doivent être, en vertu de la percep¬tion de Ses attributs et de la « pérennisation » (baqâ') des traces divines, et de la considération de Son action, après avoir atteint le but qu'Il lui assignait.
wa salam
Salam
L'être humain est bizarre, parfois vraiment illogique.
Si on lui tient la porte pour qu'il puisse passer, il dit merci.
Si on lui offre un petit cadeau, par exemple une fleur, il dit merci.
Mais quand on lui offre des cadeaux inestimables, il ne dit plus rien.
Pas très logique non ?
Allah (le Très-Haut ) nous a donné la vie, la santé, le comfort matériel, une famille, etc.
Le remercie-t-on ? Non. Ou pas assez.
Ce n'est pas pour rien qu'Allah (swt) dit plusieurs fois dans le Coran qu"en vérité, peu de gens sont reconnaissants".
Que ferais-tu si tu devenais aveugle ?
Que ferais-tu si tu devenais sourd ?
Que ferais-tu si tu devenais muet ?
Que ferais-tu si tu devenais pauvre ?
Que ferais-tu si tu perdais ta famille ?
Que ferais-tu si tu perdais ta foi ?
Tu n'arrives pas à imaginer que ça puisse arriver, hein ?
Et pourtant, tout est possible.
S'Il l'avait voulu, tu ne serais pas musulman en ce moment.
L'être humain prend, et croit que tout lui est dû. "C'est tout-à-fait naturel" pense-t-il "que je reçoive toutes ces choses". Il ne se rend pas compte que tout ce qu'il reçoit, sont des faveurs et des cadeaux de son Seigneur. Et quand Le Seigneur decide de ne plus donner une toute petite chose parmi les milliers de cadeaux qu'il nous fait tous les jours, que fait l'être humain ?
Il pleure et se plaint comme un enfant gâté. C'est vrai que
l'être humain est un enfant gâté.
Avez-vous oublié le prophète Ayoub
?
Allah(swt) lui avait donné les richesses, la santé et beaucoup d'enfants pendant plus de 70 ans.
Quand Allah(swt) a décidé de tester Ayoub(AS) en retirant un par un ces bienfaits, Ayoub(AS) a été patient. Il n'a même pas osé demandé à son Seigneur de lui rendre la vie plus facile. Et tu sais ce qu'il disait à sa femme qui lui demandait d'implorer le Seigneur ? Il disait qu'il avait vécu 70 ans de bonheur et que tant qu'il n'avait pas vecu 70 ans de malheur, il ne pouvait pas se plaindre.
Vous imaginez ? Le prophète Ayoub(A.s) avait honte de se plaindre de ce qui lui arrivait. Ça, c'est de la patience.
Mais n'ouliez pas qu'Allah (swt) aime quand ses serviteurs l'implorent, donc n'hésitez pas.
Le prophète Ayoub (A.S) était à un niveau que personne d'entre nous n'attendra.
Notre bien-aimé prophète
a reçu d'Allah le meilleur des cadeaux: toutes ses fautes lui étaient pardonnées et le Paradis lui était promis alors qu'il était encore vivant. Il savait quel serait sa Demeure dans l'au-delà.
Tu sais ce que notre bien-aimé prophète
faisait ? Il priait toutes les
nuits jusqu'à ce que ses pieds enflent. Et quand son épouse lui demandait
pourquoi il priait tant alors qu'il savait qu'il allait au Paradis, que répondait-il ? Notre bien-aimé disait : "Ne serais-je pas un serviteur reconnaissant ?".
Tu vois la gratitude ? Il aurait pu se contenter de remercier le Seigneur comme nous le faisons en disant une fois "Alhamdoulillah".
Notre bien-aimé aimait se nourrir un jour et avoir faim le lendemain car quand il avait faim, il implorait son Seigneur et quand il mangeait il remerciait son Seigneur.
Nous, nous ne sommes que des ingrats, franchement.
Souviens-toi d'une chose, Allah ne te doit rien. Mais tu Lui doit TOUT.
Tout ce qu'Il te donne, c'est un cadeau de Sa part.
S'Il te donne et que tu Le remercies, Il te donnera plus ici et dans l'Au-delà.
Si par contre Il te donne et que tu es ingrat, pensant que tout t'est dû, alors profite bien de la vie sur Terre car ce sera probablement ta part de
paradis. Il n'y aura peut-être rien de bien pour toi après la mort.
Franchement, il faut se réveiller et dire à notre ego, à notre "nafs", de se taire un peu.
Maintenant, c'est quoi remercier Allah ?
Allah le Très-Haut n'a besoin de rien. Tout lui appartient déjà et Il ne cherche pas à être ré-élu. C'est nous qui avons besoin de tout et de Lui.
Quand on le remercie, c'est pour notre propre bien.
Comme il est dit dans la sourate Louqman au verset 12
"...Sois reconnaissant à Allah, car quiconque est reconnaissant, n'est reconnaissant que pour lui-même ; quant à celui qui est ingrat, en vérité Allah se dispense de tout et Il est digne de louange".
Donc quand tu fais du bien, c'est pour toi-même et quand tu fais du mal, c'est aussi pour toi-même.
Remercier Allah, c'est entre autres :
- faire beaucoup de dhikr (SoubhanAllah, Alhamdulillah, Allahou Akbar, etc.)
- prier et jeûner assidûment et sincèrement,
- et faire profiter les autres des bienfaits que ton Seigneur t'a accordé.
Toutes ces pratiques sont pour ton propre bien. C'est comme si je te donnais un million d'euro et que je te disais que pour me remercier, tu devais manger à ta faim et te soigner avec cet argent !
Souviens-toi d'une chose : si Allah te donne beaucoup, cela ne veut pas dire que tu es un ange et que tu merites tout cela. Beaucoup de gens ont tendance à l'oublier.
Cela peut-être ta part de paradis que tu reçois sur Terre car tu n'auras rien de bien après la mort.
Les compagnons de notre bien-aimé prophète () pleuraient quand ils recevaient des biens matériels et de l'argent car ils avaient peur que ce soit leurs parts de paradis. Omar n'arrêtait pas de pleurer à cause de cela.
Tout ce que tu reçois est un test de la part de ton Seigneur.
A toi d'être intelligent et reconnaissant.
Fais profiter les autres des choses que tu reçois.
Quand tu es heureux, remercie ton Seigneur en étant pieux.
Quand tu es malheureux, invoque ton Seigneur et remercie-Le.
Un compagnon de notre bien-aimé Prophète (saw) avait deux enfants. L'un d'eux mourut. Il dit: " Que soit Loué, Celui (Allah) qui m'a donné deux enfants et qui n'en a repris qu'un".
Aussi, si tu te souviens de ton Seigneur alors que tu vis dans le bonheur, Il se souviendra de toi quand tu seras dans le malheur.
C'est une promesse que nous a faite le Très-Haut.
Donc, tant que tout est tranquille dans ta vie, prends le temps de remercier Allah
.
Maintenant que nous savons, ne soyons plus ingrats.
Il n'y a de Puissance ni de Force qu'en Allah.
« La hawla wala quwatta illa billah »
Baraka Allah Wu Fikoum d'avoir lu jusqu'au bout !
As salam 'aleykoum wa rahmatullahi wa barakatuh,
Ibn ‘Omar boune Khattab (radhia allahou anhou) a dit :
« Le Messager d’Allah (saw) m’a pris par l’épaule et m’a dit :
« Vis dans ce monde comme si tu étais un étranger ou un voyageur ! »
Il (Ibn ‘Omar) disait souvent :
« Si tu vis jusqu’au soir, ne t’attends pas à vivre jusqu’au matin. Et si tu vis jusqu’au matin, ne t’attends pas à vivre jusqu’au soir. Mets à profit ta santé avant d’être malade et mets à profit ta vie avant ta mort. » (Rapporté par al-Boukhari)
C’est sur ce hadith que repose le principe de restreindre ses espérances dans le monde d’ici-bas. Un croyant ne doit pas faire de ce monde sa patrie et croire qu’il y résidera de façon permanente, s’y sentant en sécurité et le cœur tranquille. Il doit plutôt y vivre comme s’il était en voyage, se préparant à rejoindre bientôt sa résidence permanente. Les recommandations des prophètes et de leurs disciples à ce sujet vont d’ailleurs tous en ce sens.
Dans le Coran, Allah(swt) dit, citant les paroles d’un croyant de l’époque de Pharaon :
« mon peuple! Cette vie n’est que jouissance temporaire, alors que l’au-delà est vraiment la demeure de la stabilité. » (Ste V.40:39)
‘Ali ibn Abi Tâlib Karama lahou wa djahou (radhia allahou anhou) disait souvent:
« Cette vie a certainement commencé à s’éloigner, tandis que l’au-delà a commencé à se rapprocher, et chacun à ses enfants. Alors, soyez les enfants de l’au-delà et non pas ceux de cette vie. Car aujourd’hui, vous faites des actions sans rendre de comptes, tandis que demain, vous rendrez des comptes mais vos actions seront terminées. »
Dans une «khoutbah », ‘Omar ibn Abdoul Aziz a dit :
« Ce monde n’est pas votre demeure permanente. Allah lui a prescrit une fin et Il a décidé que ses habitants allaient le quitter. Combien de fois une population prospère a-t-elle été ruinée à cause d’une chose insignifiante, et combien de fois un homme heureux a-t-il quitté ce monde à cause d’une chose insignifiante? Alors préparez-vous bien (qu’Allah soit miséricordieux envers vous) à votre voyage en prenant avec vous les meilleures provisions, et sachez que la meilleure des provisions est la Taqwa [crainte d’Allah]. »
Donc si ce monde n’est pas la demeure permanente ni la patrie du croyant, sa situation ne peut être que de deux choses l’une : soit il vit comme un étranger résidant dans un pays étranger avec pour principal souci d’amasser des provisions pour retourner chez lui; soit il vit comme un voyageur qui, jour et nuit, ne fait que se déplacer pour rejoindre sa demeure permanente.
C’est pour cela que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a conseillé à ibn ‘Omar de vivre en ce monde comme un étranger ou un voyageur.
Dans le premier cas, le croyant se préoccupe peu de son sort momentané, comme s’il était un étranger en ce monde. Alors son cœur n’est pas attaché à cette terre étrangère, mais plutôt à sa véritable patrie qu’il attend de pouvoir rejoindre. Il ne reste dans ce monde que pour atteindre le but qu’il s’est fixé, i.e. se préparer à retourner dans sa patrie.
Al-Foudhayl ibn Iyyadh a dit :
« Le croyant, dans cette vie, est triste et inquiet. Son principal souci repose dans l’objectif qu’il s’est fixé, c’est-à-dire se préparer adéquatement à son départ. Donc celui qui vit ainsi n’a d’autre souci que d’accumuler des provisions qui lui seront utiles durant son voyage de retour dans sa patrie. Avec les gens qui l’entourent, il ne rivalise pas pour des choses qu’ils considèrent comme honorables; il n’est qu’un simple étranger parmi eux. Et il ne s’inquiète pas outre mesure s’il passe pour insignifiant à leurs yeux. »
Al-Hassan al-Basri a dit :
« Le croyant est comme un étranger. Il ne s’inquiète pas si, dans cette vie, il apparaît comme insignifiant aux yeux des autres, et il ne rivalise pas avec ces derniers pour ce qu’ils considèrent honorable. Il vit dans son monde, et ils vivent dans le leur. Lorsque Allah a créé Adam et ?ve, Il a établi leur demeure au Paradis. Ils en furent par la suite chassés, mais reçurent la promesse d’y retourner, eux et les vertueux parmi leur descendance. Donc le croyant désire constamment retourner dans sa patrie… » [2]
Dans le deuxième cas, le croyant vis comme s’il était un voyageur en ce monde et qu’il n’y résidait pas de façon permanente. Durant ce voyage, il ne fait que se déplacer d’un point à l’autre, jusqu’à ce que se termine son trajet, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il quitte ce monde. Celui qui vit ainsi n’a d’autre souci que de se procurer les provisions nécessaires à son voyage. Il ne se soucie guère d’accumuler les richesses et de goûter aux plaisirs de cette vie. C’est pour cette raison que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a conseillé à un groupe de ses compagnons de faire en sorte que leur principal souci, dans cette vie, soit d’amasser des provisions qui leur seront bénéfiques, ainsi que le fait le voyageur.
Un des Salaf a écrit à l’un de ses frères :
« ? mon frère! Tu te sens comme si tu appartenais vraiment à ce monde. Mais saches que tu ne fais que voyager en permanence, et que tu te déplaces rapidement. La mort se dirige vers toi et cette vie s’enfuit derrière toi. Ce qui, de ta vie, est déjà passé ne te reviendra jamais (pour que tu puisses le corriger) au Jour de la Résurrection. »
Al-Foudhayl ibn Iyyadh dit à un homme : « Combien d’années de ta vie se sont écoulées jusqu’à maintenant? » L’homme répondit : « Soixante années. » Il dit : « Donc cela fait soixante ans que tu voyages vers ton Seigneur et tu es sur le point d’aller Le rejoindre. » Alors l’homme dit : « C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons ! » Al-Foudhayl lui demanda : « Comprends-tu réellement la signification de ce que tu viens de dire ? Tu viens de dire : « J’appartiens à Allah comme serviteur et je vais retourner à Lui. » Donc quiconque sait qu’il appartient à Allah et qu’il retournera à Lui devrait savoir également qu’il sera intercepté. Et quiconque sait qu’il sera intercepté devrait savoir également qu’il sera interrogé. Et quiconque sait qu’il sera interrogé devrait se préparer à répondre. » Alors l’homme demanda : « Que dois-je faire ? » Al-Foudhayl dit : « C’est facile. » Mais l’homme demanda encore : « Que dois-je faire ? » Al-Foudhayl répondit : « Fais le bien durant ce qui te reste à vivre et peut-être ce que tu as fait dans le passé te sera-t-il pardonné. Mais si tu fais le mal durant ce qui te reste à vivre, alors tu devras certainement rendre des comptes sur tes actions passées ainsi que sur celles que tu viens de commettre. »
Un sage a dit :
« Quiconque a fait de ses jours et ses nuits sa monture, ils le mèneront à sa destination même s’il ne bouge pas. »
Al-Awza’i a écrit à l’un de ses frères :
« Saches que tu es cerné de toutes parts et que tu avances un peu plus chaque jour et chaque nuit. Donc prends garde à Allah et au fait de te retrouver devant Lui. Et Il t’accordera enfin ce qu’Il t’a promis. Wassalam. »
Quant au conseil de ‘Omar, il est fondé sur ce hadith (en début de texte), qu’il a lui-même rapporté. Ce conseil vise à mettre un terme aux espoirs démesurés que l’homme nourrit envers la vie d’ici-bas. Ainsi, si une personne vit jusqu’au soir, elle ne doit pas s’attendre à vivre jusqu’au matin suivant. Et si elle vit jusqu’au matin, elle ne doit pas s’attendre à vivre jusqu’au soir. Elle doit plutôt s’attendre à ce que la mort vienne la rejoindre avant. De nombreux savants musulmans ont expliqué, sur la base de ce hadith, le concept du détachement dans la vie d’ici-bas.
Al-Marwathi a dit : « On a demandé à Abou Abdoullah (i.e. Ahmad ibn Hanbal) : « Que signifie le détachement en ce monde? » Il dit : « Ne pas trop espérer à long terme et se dire, lorsqu’on se réveille : je ne vivrai peut-être pas jusqu’au soir. Et Abou Soufyan ath-Thawri a dit la même chose. » Puis on demanda à Abou Abdoullah : « Comment fait-on pour ne pas trop espérer à long terme? » Il répondit : « Nous l’ignorons. Cela ne se fait que par tawfiq (i.e. que c’est un succès accordé par la grâce d’Allah). »
Quant aux paroles de ibn ‘Omar « Mets à profit ta santé avant d’être malade et mets à profit ta vie avant ta mort », elles signifient qu’avant que la maladie ne nous en empêche, il faut profiter du fait que l’on ait encore la possibilité d’accomplir de bonnes actions, et qu’avant que la mort ne nous en empêche, il faut profiter de notre vie pour faire le bien.
Dans une autre narration, il ajoute : « … Car il ne fait aucun doute, ô serviteur d’Allah, que tu ne sais même pas ce que sera ton propre nom demain. » (Ce qui signifie que demain, peut-être, nous te compterons parmi les morts et non parmi les vivants.)
Dans le même ordre d’idées, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :
« Il y a deux bienfaits dont beaucoup de gens sont privés : la santé et le temps libre. » [3] (Rapporté par Ibn Abbas dans Sahih al-Boukhari.)
Et dans le Moustadrak de al-Hakim, nous trouvons un hadith où Ibn Abbas rapporte que le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit, en s’adressant à un homme :
« Tire profit de cinq choses avant cinq autres : de ta jeunesse avant ta vieillesse, de ta santé avant d’être malade, de ta richesse avant de devenir pauvre, de ton temps libre avant de devenir trop occupé et de ta vie avant ta mort. » [4]
La signification de cela est que toutes ces choses empêchent, ou du moins gênent l’accomplissement des bonnes œuvres. Certaines préoccupent l’esprit des gens, comme la pauvreté, la maladie, la vieillesse et la mort. D’autres, plus générales, perturbent également les gens et les distraient des bonnes actions, comme les épreuves difficiles qui surviennent à tout moment ou la venue de la Dernière Heure, tel que mentionné dans le hadith suivant :
« Faites de bonnes actions avant que les épreuves surviennent comme la nuit noire (i.e. de façon soudaine et inattendue). » [5]
Après l’apparition des grands événements de la fin des temps, aucune action ne profitera aux gens, tel qu’Allah le mentionne dans le Coran :
« Le jour où certains signes de ton Seigneur viendront, la foi en Lui ne profitera à aucune âme qui n’avait pas cru auparavant ou qui n’avait acquis aucun mérite de sa croyance. » (6:158)
Dans les deux Sahih, (al-Boukhari et Mouslim), Abou Hourayrah rapporte que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :
« L’Heure ne viendra pas avant que le soleil ne se lève à l’ouest. Et quand il se lèvera à l’ouest et que les gens le verront, ils croiront alors. Mais à ce moment-là, la foi d’une personne ne lui sera d’aucun secours si elle n’avait pas cru auparavant ou si elle n’avait acquis aucun mérite de sa croyance. » [6]
Et dans Sahih Mouslim, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :
« Il y a trois événements qui, s’ils surviennent, la foi d’une personne ne lui sera d’aucun secours si elle n’avait pas cru auparavant ou si elle n’avait acquis aucun mérite de sa croyance : le soleil se levant à l’ouest, l’apparition du Dajjal et celle de la Bête. » ([7]
?galement dans Sahih Mouslim, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :
« Quiconque se repent avant que le soleil ne se lève à l’ouest, Allah acceptera son repentir. » [8]
Abou Moussa a rapporté que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « Allah tend Sa main, durant la nuit, pour accueillir le repentir de celui qui a péché durant la journée; et Il tend Sa main durant le jour pour accueillir le repentir de celui qui a péché durant la nuit. Et Il continuera de le faire jusqu’à ce que le soleil se lève à l’ouest. » [9]
Donc, le croyant doit s’empresser d’accomplir de bonnes actions avant que le décret ne le rattrape et qu’il n’ait plus l’occasion de faire le bien, que ce soit à cause de la maladie ou de la mort, ou encore de l’un de ces signes qui marqueront l’approche du Jugement et après lesquels aucune bonne action ne sera acceptée.
Abou Hazim (raa) a dit : « La marchandise de l’au-delà est très peu en demande. Elle est sur le point d’être distribuée et personne n’en obtiendra, sinon quelques-uns. »
Lorsqu’une personne se voit dans l’impossibilité d’accomplir de bonnes actions, il ne lui reste plus que des regrets et du désespoir. Elle souhaite retourner en arrière pour pouvoir faire le bien, mais ce désir profond ne lui est d’aucun secours et elle n’en retire aucun avantage.
Allah (le Très-Haut) a dit :
« Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui avant que ne vous vienne le châtiment, car vous ne recevrez alors aucun secours. Et suivez la meilleure révélation, qui vous est descendue de la part de votre Seigneur, avant que le châtiment ne vous vienne soudain, sans que vous ne le pressentiez; avant qu’une âme ne dise : « Malheur à moi pour mes manquements envers Allah! Car j’ai certes été parmi les railleurs. », ou qu’elle ne dise : « Si Allah m’avait guidée, j’aurais été certes parmi les pieux. », ou bien qu’elle ne dise, en voyant le châtiment : « Ah! S’il y avait pour moi un retour possible! Je serais alors parmi les bienfaisants! » (Coran, 39:54-58)
Et Allah(swt) dit :
« Puis lorsque la mort vient à l’un d’eux, il dit : « Mon Seigneur! Fais-moi revenir sur terre, afin que je fasse le bien dans ce que je délaissais. » Non, c’est simplement une parole qu’il dit. Derrière eux, cependant, il y a une barrière, jusqu’au jour où ils seront ressuscités. » (Coran, 23:99-100)
Et Allah(swt) dit également :
« Et dépensez (en charité) de ce que Nous vous avons octroyé, avant que la mort ne vienne à vous et que vous disiez alors : « Seigneur! Si seulement Tu m’accordais un court délai, je ferais l’aumône et je serais parmi les gens de bien. » Allah, cependant, n’accorde jamais de délai à une âme dont le terme est arrivé. Et Allah est parfaitement connaisseur de ce que vous faites.» (Coran, 63:10-11)
Sachant tout cela, le croyant doit faire preuve de jugement et tenter de tirer profit au maximum du temps qui lui reste à vivre. Un sage a dit : « Le temps qui reste à vivre à un croyant n’a pas de prix. »
Et Sa’id ibn Joubayr a dit : « Chaque jour que vit le croyant est un trésor. ».
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1) Authentifié par Salim al-Hilâli.
2) Note du traducteur (anglais): cette citation incluait un long passage de poésie arabe qui a été omis à cause de la difficulté de le traduire sans en perdre l’essence.
3) Rapporté par al-Boukhâri, vol.11 , p. 229 (dans Fath al-Bâri).
4) Rapporté par al-Hâkim, vol.4 , no.306 . Il l’a déclaré Sahih selon les conditions des deux shouyoukh (al-Boukhâri et Mouslim) et ath-Thahabi l’a également reconnu comme tel, de même que Sheikh al-Albaani dans "Iqtidâ al-I'lm al-A'mal," no.170 .
5) Rapporté par Mouslim, no.118 .
6) Rapporté par al-Boukhâri, vol.8 , p.296 – 297 (dans Fath al-Bâri) et Mouslim, no. 157.
7) Rapporté par Mouslim, no.158 .
8) Rapporté par Mouslim, no.2703 .
9) Rapporté par Mouslim, no.2759 .
L’islam est une religion d' expérience : son sens ne réside pas dans les mots, et seul un vécu quotidien peut en révéler la saveur. Mais cette mise en pratique ne doit pas non plus devenir une fin en soi, car le but est au-delà. Le doigt ne sert qu’à montrer la lune, il s’agit de regarder ce qu’il nous indique, et non pas de le regarder lui. Pire encore, il ne s’agit pas d’en faire un instrument de jugement, en vue d’acquérir un pouvoir sur les autres. Le travail spirituel a pour but de faire évoluer notre rapport au monde, non pas en essayant de changer le monde, mais en modifiant progressivement la perception que l’on en a.
Dans cette optique, la mise en place de certains éléments va nous être d’une aide considérable, en exposant le cœur à ce que l’on appelle parfois le Souffle du Miséricordieux, c’est-à-dire des effluves spirituelles qui vont à la fois le nourrir et le purifier. C’est par un recentrage progressif de l’ensemble de l’être sur la perception du cœur que vont pouvoir survenir en notre for intérieur les ouvertures et les états spirituels qui nous conduiront sur ce chemin. Ces états peuvent être vécus à différents niveaux. Ainsi, la gratitude peut s’exprimer avec la langue, lorsque l’on pense à remercier Dieu (swt) pour ce qu’Il nous donne chaque jour. C’est déjà une première étape. Mais si cet état s’amplifie et se développe en profondeur, alors viendra le besoin d’en tirer les conséquences, et de se mettre à son service, notamment par le respect de Ses prescriptions, afin de « mettre en actes » sa reconnaissance. Plus profondément encore, la gratitude du cœur consistera à toujours voir le Donateur derrière le bienfait, et à reconnaître que tout vient de Dieu(swt), au-delà des moyens divers par lesquels Ses dons nous parviennent.
Il en est de même pour les actes rituels. A un certain moment du cheminement, ces pratiques deviennent une véritable source de vie qui transforme l’ensemble de notre existence. La prière n’est plus vécue comme un devoir ou comme une contrainte, mais comme l’occasion de se retrouver, de se ressourcer. Rupture dans la course du temps, elle est un instant de retour qui permet de reprendre des forces en revenant à l’essentiel.
Les pratiques de l’islam sont fondées sur cinq piliers : le double témoignage (qu’il n’y a pas de divinité si ce n’est Dieu et que Muhammad est l’Envoyé d’Allah), la prière, l’aumône légale, le jeune du mois de Ramadan et le pèlerinage à la Mecque.
La mise en pratique de ces cinq piliers vise à nous rapprocher de notre nature originelle, en nous mettant en disposition de recevoir par un travail de purification intérieure.
Le double témoignage rappelle à notre ego qu’il n’est pas le seul maître à bord, mais que c’est Dieu (swt) qui tient les rênes de notre existence. La négation de toutes nos idoles intérieures, que nous avons trop souvent tendance, même malgré nous, à traiter comme des divinités, se poursuit par l’affirmation de l’Unicité divine. Quant à la reconnaissance de la mission attribuée au Prophète Muhammad(saw), elle revient à reconnaître la possibilité d’un chemin de retour vers Dieu (swt), et donc le fait que notre existence a un sens. Ce double témoignage constitue les fondations de la foi musulmane. Pour devenir musulman, il suffit d’ailleurs d’accepter de le prononcer. Notons qu’il ne s’agit pas d’adhérer simplement à une idée ou à une croyance, mais bien de prononcer avec sa langue, en arabe, les paroles que Dieu(swt) nous a révélées pour formuler ce témoignage. La participation du corps est donc encore une fois nécessaire, de la même manière que lorsque l’on invoque Dieu, ou que l’on récite une sourate du Coran à voix basse lors de la prière. La langue prononce toujours les mots, que ce soit de manière audible ou non. Et on recommande d’invoquer Dieu (swt) avec les mots qu’Il nous a Lui-même appris, dans la langue qu’Il a choisie pour s’adresser à nous à ce moment.
On dit que le son entraîne le sens, et il est frappant de constater combien la lecture du Coran en langue arabe, même lorsque l’on ne comprend pas cette langue, peut plonger certaines personnes dans des états spirituels très profonds. On a l’impression alors que le cerveau ne comprend pas, mais que le cœur lui, comprend, au-delà de la barrière de la langue.
Plongée dans une dimension cosmique
La plupart des rituels de l’islam sont rattachés au mouvement des astres dans le ciel. En fonction de la position du soleil dans le ciel, les horaires des prières se déplacent dans la journée au cours des saisons, leur amplitude s’élargissant en été pour se rétrécir en hiver. De la même manière, le mois de ramadan se déplace tout au long de l’année, cette fois en liaison avec le calendrier lunaire. Les mois lunaires étant de 29 ou 30 jours, l’année lunaire comporte 11 jours de moins que l’année solaire. Un même rituel peut donc se situer au cours du temps à différents moments de l’année : la prière du soir a lieu à 17 heures en hiver et à 21 heures en été (en Europe et en Asie), et le mois sacré de ramadan peut se situer, selon les années, au cœur de l’hiver aussi bien qu’en plein été. Tous ces éléments contribuent à ancrer les musulmans dans une perception du temps cosmique, au caractère cyclique évident pour tous.
Partant toujours de ce que nous sommes, la prière est inscrite dans un contexte spatio-temporel précis. Elle se fait aux heures fixées par Dieu (swt), et non selon notre fantaisie. Elle est toujours orientée dans la direction de la Mecque, quelque soit l’endroit où l’on se trouve dans le monde. Il s’agira donc parfois de se placer vers le Sud, et parfois vers l’Est, ou même vers le Nord, selon le lieu où l’on est amené à prier. Elle est précédée par des ablutions, qui visent à retrouver une pureté rituelle. Il ne faut d’ailleurs pas confondre pureté et propreté. Même si les ablutions se font le plus souvent avec de l’eau, et que la pureté rituelle induit une certaine propreté, il s’agit selon les mots du Prophète de « revêtir son habit de lumière », ce qui va bien au-delà d’un simple nettoyage. Des matières naturelles comme la boue ou le sable ne sont d’ailleurs pas considérées comme impures, et leur contact n’invalide donc pas les ablutions. Il s’agit aussi au niveau de l’âme de se mettre en disposition de recevoir, de se rendre disponible pour cet entretien spirituel qu’est la prière, ou encore de se mettre « dans l’esprit » de la prière.
L’aumône nous apprend à nous détacher des biens matériels, et à réaliser la grâce qui nous est faite que de pouvoir disposer de quelque chose à donner. On dit que toute chose a son aumône, qui sert à la purifier, et que l’aumône du corps est le jeûne.
La chambre d’amis est considérée comme l’aumône d’une maison. L’aumône légale vise donc à purifier les biens que nous avons reçus. Elle nous rappelle que ces biens nous ont été attribués par la Grâce de Dieu (swt), et n’ont pas été acquis par notre seul mérite. Le fait d’en rétrocéder une partie à Dieu(swt) revient à reconnaître le Donateur derrière ces bienfaits, et permet également de mettre en œuvre une solidarité nécessaire avec les plus pauvres d’entre les croyants. Le produit de cette aumône est en effet attribué à huit catégories bien précises d’individus, en commençant par les plus nécessiteux.
Le jeûne du mois de ramadan nous rappelle notre foncière dépendance envers notre corps, et donc envers son Créateur. Chaque année, pendant 29 ou 30 jours, plusieurs centaines de millions de musulmans de par le monde jeûnent entre l’aube et le crépuscule. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, pauvres ou riches, blancs ou noirs, tous les musulmans des cinq continents jeûnent, au même moment de l’année, de la même façon. Tout ceci procure une certaine sensation d’unité et d’appartenance, dans cette quête fervente du retour à notre état originel.
Durant ces heures de jeûne, il est strictement interdit d’absorber la moindre nourriture, la moindre boisson, ou d’avoir des relations intimes entre époux. L’ensemble de notre vie est bouleversé par cette rupture des habitudes. Sans les repas pour les rythmer, les journées semblent s’allonger, et se rendre disponibles pour l’adoration de Dieu(swt). Allégé, le corps est moins pesant, plus porté aux ressentis intérieurs.
Un échange entre le célèbre calife abbasside Haroun al Rashid et son conseiller, Ibn al Sammâk, est un exemple révélateur, entre autres, de l’importance de la nourriture. Au calife ayant demandé qu’on lui servît de l’eau, Ibn al Sammâk demanda :
"Ô Prince des croyants, si cette boisson t’était refusée, que donnerais-tu pour l’obtenir ?"
"Je donnerais jusqu’à mon royaume tout entier ! ", répondit-il.
"Ô Prince des croyants, si tu ne pouvais éliminer cette eau de ton corps, que sacrifierais-tu pour pouvoir le faire ? poursuivit l’autre.
"Je céderais jusqu’à mon royaume tout entier ! " , répondit-il à nouveau.
"Comment donc, Ô Prince des croyants, peut-on se réjouir de posséder un royaume qui ne vaut ni quelques gorgées d’eau, ni un peu d’urine ?..."
Ceci montre toute l’importance du corps, et permet de relativiser bien des choses.
Le mois de ramadan est aussi le mois où le Coran est descendu, tout entier incréé, dans le cœur du Prophète Muhammad (saw). C’est à dire qu’au cours d’une nuit de ce mois 2, le Prophète(saw) a reçu la visite de l’archange Gabriel, qui lui a demandé de lire, à lui qui était illettré. Et il lui fut donné de lire, finalement, ce qui s’était inscrit dans son propre cœur. On dit que le Coran est descendu en une seule fois dans son cœur en cette nuit particulière, et ce, même si ses versets ne se sont que peu à peu actualisés au cours du temps, durant les années qui suivirent. Ici encore, l’esprit a pris la forme de lettres pour se faire comprendre des hommes, et les ramener sur le chemin de leur Créateur.
Dernier pilier de l’Islam, le pèlerinage se présente comme une mort initiatique, un symbole de ce chemin de retour sur lequel nous sommes tous engagés. Pour s’y rendre, au moins une fois dans sa vie pour ceux qui en ont la possibilité physique et matérielle, il convient de régler toutes ses affaires comme si l’on entamait son dernier voyage. Le musulman sacralise son corps, revêt une tenue d’une seule pièce de tissu non cousu, symbole de pureté, et se présente devant Dieu (swt) pour se mettre à son service, en poussant ce seul cri : « Me voici ! ». Le rituel du pèlerinage est extrêmement précis et détaillé, qu’il s’agisse des mouvements, des gestes ou des paroles à accomplir. Libérée des impératifs de choix, l’âme peut se consacrer toute entière à la contemplation.
L’éternité dans l’instant
Ainsi les pratiques spirituelles, qui sont autant de formes d’invocation de Dieu (swt), partent toujours du corps, de l’ici et maintenant, pour s’élancer vers Dieu(swt) et vers l’éternité. L’éternité n’est pas de ce monde . On ne peut la goûter véritablement qu’au creux de l’instant qui passe. En effet, chaque instant contient la Présence divine, mais c’est l’homme qui en est absent. En s’immergeant dans l’instant, on rejoint l’éternel. Si le souvenir peut évoquer le passé dans le présent, c’est que le présent contient virtuellement toute l’extension du temps. Et c’est cela que réalise l’invocation : au lieu de se reporter horizontalement au passé, elle s’adresse verticalement à l’Essence qui régit le passé comme l’avenir.
On pourrait dire la même chose de chaque pratique rituelle : la plongée de l’âme au fond de l’instant permet de renouer le contact avec le divin, et par là, avec l’éternité. Le fait même d’effacer notre ego permet à la conscience de s’ouvrir, et d’être de nouveau irradiée par les Lumières divines.
Ce mécanisme du retour vers Dieu(swt) est d’ailleurs une constante dans l’islam. Le repentir n’y est pas synonyme de culpabilisation, et il n’y a pas de rédemption à rechercher. Il s’agit simplement, et dans tous les cas, de revenir à Dieu (swt). Le Coran nous dit que Dieu est Celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant, et incite celui-ci à faire de même. C’est d’ailleurs ce retour, dans sa modalité ultime, qui est encore évoqué par la formule sacramentelle que l’on prononce lorsque l’on se trouve confronté à la mort d’un proche : « En vérité, nous sommes à Dieu, et nous retournons à Lui ».
L’amour humain est un reflet nostalgique de cet Amour absolu qui brûle le cœur du serviteur de Dieu(swt), et le transforme en cendres. Le secret de la spiritualité islamique réside en effet dans la servitude foncière, ontologique, de l’homme par rapport à Dieu (swt). Plus on s’en remet à Lui, plus Il nous prend en charge ; plus on se déleste de nous-mêmes, plus Il nous investit ; plus on s’abaisse, plus Il nous élève. Les pratiques vont dans le sens de ce dépouillement intérieur. Il s’agit d’adopter une attitude pleinement active, mais sans réclamer le résultat de nos actions. Il est aussi essentiel d’agir dans le sens de ce qui nous semble juste, que d’accepter par avance le fait que le résultat de nos actions soit différent de celui escompté.
Pour celui qui est ainsi consumé d’Amour, la mort physique n’a plus le même sens. Si l’âme accompagne nécessairement le corps, auquel elle confère le mouvement, l’esprit est la source de la vie : quand il sort du corps, la vie s’éteint. C’est quand l’âme, du vivant du corps, se marie à l’esprit et se fond en lui, que l’on parle de mort initiatique ou de délivrance (Fana'ou).
Pour ceux qui ont perçu le processus de perfectionnement de l’âme et en ont parcouru les étapes, leur âme a conscience de la place qui lui est réservée et la mort, c’est-à-dire le moment ou l’esprit « ar-rûh » quitte sa prison, est si douce qu’elle leur procure une extase spirituelle indescriptible. Libérée de sa geôle, l’âme se sent alors légère et libre, elle est attendue et accueillie dans le monde spirituel.
Il est vrai que Dieu (swt) est partout, cependant Il reste voilé pour ceux qui ne se sont pas purifiés. Tant que nous n’avons pas trouvé Dieu (swt) en nous-mêmes, nous ne devons pas nous attendre à le trouver ailleurs. Tel est le sens de notre vie, ce dépassement sans fin dans la quête de l’Unique.
Toute l'humanité descend d’Adam et d'Eve. !
Un arabe n'est pas supérieur à un non-arabe et un non-arabe n'est pas supérieur à un arabe. Un blanc n'est pas supérieur à un noir et un noir n'est pas supérieur à un blanc - seulement par la piété et la bonne action. Sachez que chaque musulman est le frère de chaque musulman et que les musulmans constituent une fraternité.
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Chaque année,la Zawiya Nasrul-Ilm de Cheikh Cherif Oumar Abdel Aziz organise Le Maoulid de Baye Niass(raa),à Abidjan (Côte d'Ivoire).
Pour l'édition 2009 , cheikh Baba Lamine fils du Cheikh Al Islam El Hajj Ibrahim Niass(raa) de Kaolack (Sénégal) est l'invité d'honneur.Le Maoulid de Baye Niass(raa) aura lieu courant juillet 2009 à Abidjan-Marcory (INJS) .
wa salam