Quelle est la signification de la croyance au destin ?

15/10/2008 18:05 par momowally

  • Quelle est la signification de la croyance au destin ?

    Quelle est la signification de la croyance au destin ?

    15/10/2008 18:05 par momowally

salam Momowally !

Quelle est la signification de la croyance au destin ?

Réponse:

Louanges à Allah(swt),Seigneur des mondes !

Qadar (destin) signifie :la détermination par Allâh, le  Très Haut, de tout ce qui arrive dans l’univers et le déroulement des choses conformément à Sa science et Sa sagesse.
La croyance au destin implique quatre choses.
La première : est de croire qu’Allah,le Très Haut, a une connaissance globale et une connaissance détaillée de toute chose depuis l’éternité. Cela embrasse la foi, Ses propres actes et ceux de Ses serviteurs (humains).

La deuxième :est de croire qu’Allah,le Très Haut, a tout inscrit sur le Tableau bien gardé. À propos de ces deux choses, Allah Très Haut dit :

«Ne sais- tu pas qu' Allah sait ce qu' il y a dans le ciel et sur la terre? Tout cela est dans un Livre, et cela est pour Allah bien facile. » (Coran, 22 : 70).

Mouslim (2653) a rapporté dans son Sahih qu’Abd Allah Ibn Amr ibn As (raa) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : Allah a inscrit les destins des créatures cinquante ans avant la création des cieux et de la terre ».
Et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Certes, dès qu’Allah créa la Plume,

Il lui dit : « écris ! »

«– ô Maître : que vais-je écrire ? »

«– écris les destins des choses jusqu’à l’avènement de l’Heure » (rapporté par Abou Dawoud, 4700 et déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi Abou Dwoud.)

La troisième est de croire que rien ne peut exister sans la volonté d’Allah Très Haut. Ceci s’applique aussi bien aux actes du Transcendant et Très Haut qu’aux actes des créatures. Pour ce qui est de Ses propres actes, Allah Très Haut dit : «Ton Seigneur crée ce qu' Il veut et Il choisit; il ne leur a jamais appartenu de choisir. Gloire à Allah! Il transcende ce qu' ils associent à Lui! » (Coran, 28:68)

et : «Allah affermit les croyants par une parole ferme, dans la vie présente et dans l' au-delà. Tandis qu' Il égare les injustes. Et Allah fait ce qu' Il veut. » (Coran, 14 : 27)

et : « Si Allah avait voulu, Il leur aurait donné l' audace (et la force) contre vous.» (Coran, 4 : 90)

et : « Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l' auraient pas fait.» (Coran, 6 : 112).

Tous les événements, actes et êtres sont régis par la volonté d’Allah Très Haut ; ce qui lui plaît arrive, et ce qui ne Lui plaît pas n’arrivera pas.

La quatrième condition consiste à  croire que tous les êtres sont créés par Allah .Qu’il s’agisse de leurs entités, de leurs qualités ou de leurs mouvements.

A ce propos, Allah Très Haut dit : « Allah est le Créateur de toute chose, et de toute chose Il est Garant.» (Coran, 39 : 62)

et : « Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre, qui ne S' est point attribué d' enfant, qui n' a point d' associé en Sa royauté et qui a créé toute chose en lui donnant ses justes proportions. » (Coran, 25 : 2).

Allah a dit du Prophète Ibrahim (bénédiction et salut soient sur lui) qu’il a dit à son peuple :

« alors que c' est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous fabriquez? » (Coran, 36/V : 96).

Si l’on adhère à ces quatre croyances, on croit justement au destin.. Croire à celui-ci, comme nous l’avons présenté, n’exclut pas que l’homme dispose d’une volonté et d’une puissance qui déterminent ses actes volontaires et lui donnent la possibilité de faire ou de ne pas faire ce qui est possible dans le domaine de l’accomplissement des actes d’obéissance ou de désobéissance ou leur abandon. La réalité vécue et la loi indiquent clairement l’existence de cette volonté indépendante chez l’individu. Pour ce qui est de la loi, Allah Très Haut dit à propos de la volonté humaine :

 «Ce jour- là est inéluctable. Que celui qui veut prenne donc refuge auprès de son Seigneur. » (Coran 78/V: 39)

et : «Craignez Allah, donc autant que vous pouvez» (Coran, 64 /V: 16)

: «Allah n' impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Coran, 2 : 286).

Ces versets attribuent à l’homme une puissance et une volonté qui lui permettent d’agir ou de s’en abstenir.

Quant à la réalité, tout être humain sait qu’il dispose d’une volonté et d’une puissance permettant de faire et de ne pas faire, comme il distingue entre ce qui dépend de lui et ce qui est involontaire comme les tremblements. Cependant la volonté et la puissance humaines sont régies par celles d’Allah Très Haut :

« Mais vous ne pouvez vouloir, que si Allah veut, (Lui), le Seigneur de l' Univers.» (Coran, 81/V: 28-29).

L’univers entier appartenant à Allah, rien ne peut se passer dans Son royaume sans Sa connaissance et Sa volonté.

Allah Très Haut le sait mieux.

Voir Rissalatou charhi ussoul al-imam par Cheikh Ibn Outhaymine.

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Les cinq premiers Conseils d’Ibn ’Arabî

15/10/2008 17:58 par momowally

  • Les cinq premiers Conseils d’Ibn ’Arabî

    Les cinq premiers Conseils d’Ibn ’Arabî

    15/10/2008 17:58 par momowally

 Les cinq premiers Conseils d’Ibn ’Arabî

Le Livre des Conseils (kitâb al-wasayâ) est le dernier chapitre, le 560e, et le plus long de l’immense oeuvre, intitulé :« Al-Futûhât al-Makkiyya», (Les Conquêtes ou Ouvertures Mekkoises ) qu’Ibn ’Arabî a composée à Damas.

En effet, il comprend plus de 120 pages, grand format et plus de 300 conseils.

 Le Maître récapitule en eux les aspects essentiels de son oeuvre ; il y traite de la vie spirituelle sous toutes les modalités les plus élevées, et pouvant s’appliquer à toutes les circonstances de la vie du Fidèle. Dans ses exposés, il utilise toujours les sources principales qui font autorité en Islam : la Parole divine descendue sur le Prophète(saw), le Qur’ân ou Récitation englobante, et la Sunna ou Tradition prophétique. La plupart des hadith-s qu’il cite tout au long de ce chapitre sont extraits de son recueil de Traditions prophétiques intitulé :« Mishkât al-Anwâr» , La Niche des Lumières 1

CONSEIL 1
Conseil d’ordre général - l’union fait la force 2

Allâh(swt) a dit au sujet du conseil d’ordre général : «’Allâh vous a prescrit, en matière de Religion (dîn) ce qu’Il a conseillé à Noé. Ce que Nous t’avons inspiré, ce que Nous avons conseillé à Abraham, à Moïse et à Jésus est : Maintenez-vous dans le Religion et ne vous séparez pas à son sujet »(Coran, 42/13).

Dieu-le-Vrai (al-Haqq) a ordonné de se conformer à la Religion révélée - qui est la Loi divine (shar’) régissant le moment présent à chaque époque (zamân) et en chaque communauté traditionnelle (milla) - et de se rassembler et non de diverger à son sujet. Car la Main d’Allâh(swt) est avec la Communauté rassemblée (jamâ`a). [Selon le proverbe] ’le loup mange la vieille brebis qui dans sa fuite a pris du retard sur le gros du troupeau et s’en est trouvée isolée’.
L’enseignement (hikma) qui se dégage de ce proverbe est qu’Allâh n’est reconnu comme Dieu se révélant (ilâh) que par Sa possession des Noms excellents, et non en tant qu’Il en serait démuni. C’est donc nécessairement en relation avec l’Unicité de Son Essence (tawhîd `ayni-Hi), la multiplicité de Ses Noms et par leur synthèse qu’Il est (reconnu) comme le Dieu se révélant (al-Ilâh) 3. La Main d’Allâh, qui représente la force, est donc avec la Communauté unifiée.

Hakîm (le sage prophète Jacob) donna à ses (douze) enfants, qui formaient une communauté unie, le conseil suivant au moment de sa mort : «Apportez-moi des bâtons» Il les assembla et dit à ses enfants : « Brisez-les ! » Or les bâtons se trouvaient ensemble (réunis) et à cause de cette disposition ils ne purent y arriver. Jacob alors sépara les bâtons et dit à ses enfants : «Prenez-les un par un et brisez-les» et ils y parvinrent.
Il ajouta : ’«C’est ainsi qu’après moi vous ne serez point dominés tant que vous resterez unis. Mais si vous vous séparez, vos ennemis auront pouvoir sur vous et vous anéantiront’
De la même manière, ceux qui respectent la Religion en y restant unis et ne divergent pas en elle ne seront pas subjugués par leurs adversaires.
C’est pourquoi l’être humain, en s’unifiant en conformité avec la Religion d’Allâh(swt), n’est dominé par aucun démon, homme ou djinn, qui cherche à le circonvenir par des suggestions, et cela grâce à l’heureuse assistance de la Foi et de l’ange qui le protège avec ses auxiliaires.

CONSEIL 2
La pratique du bien
Si tu désobéis à Allâh en un lieu, ne le quitte pas sans y avoir fait acte d’obéissance et d’adoration. De même qu’il témoignera contre toi quand on le lui demandera, il témoignera aussi en ta faveur. C’est alors que tu pourras t’en éloigner.
Tu te comporteras de la même manière avec ton habit si tu viens à désobéir à Allâh quand tu le portes.Tu agiras de même quand tu te tailleras la moustache, quand tu te raseras les poils du pubis, quand tu te couperas les ongles ou quand tu rafraîchiras ta chevelure. Tu ne te nettoieras pas et tu ne sépareras rien de ton corps sans être en état de pureté rituelle (tahâra) et sans invoquer Allâh -Sublime, puissant et majestueux soit-Il- car Il te demandera comment tu t’en es défait.
La plus minime oeuvre d’adoration sur laquelle tu as quelque pouvoir en toutes ces questions consiste à invoquer Allâh pour qu’Il revienne à toi à partir de ce qu’Il t’a ordonné afin que tu t’y conformes impérativement en réponse à Sa Parole : ’Demandez-Moi, Je vous exaucerai’ (Coran, 40/60).
Il t’ordonne donc de Lui demander. Il ajoute : ’En vérité, ceux qui dédaignent l’adoration qui M’est due...’ (Coran, 40/21). Par adoration il faut entendre ici ’demande’ ou ’supplique spontanée’ (du’â) ce verset se comprenant alors de cette façon : ceux qui dédaignent l’humilité et la pauvreté’. La demande spontanée est appelée ’adoration’ puisque celle-ci implique humilité, componction et pauvreté. Le même verset se termine ainsi : ’entreront humiliés dans le Feu de la Géhenne (Coran,40/21). Allâh rétribue en les faisant entrer, honorés, dans le Jardin ceux qui ont accompli ce qu’on leur commande.
Un certain matin, au lever du jour, il m’arriva de rentrer aux bains pour procéder à une toilette générale. C’est alors que je rencontrai Najd ad-Dîn Abû-l-Ma`alî b. al-Lahîb, mon compagnon. Il demanda le barbier pour les soins de la tête. Je l’interpellais alors : ’O Abû-l-Ma’alî !’ Il me dit, avant même que j’ai terminé ma phrase : ’Je suis en état de pureté légale’. J’avais compris que tu voulais me demander cela !’ Je m’étonnai de sa présence d’esprit et de la rapidité de sa compréhension, de sa bienveillante disposition à pénétrer les situations et de la connaissance qu’il en avait eue dans mon cas. Je lui répondis : ’Qu’Allâh te bénisse ! Par Allâh, je ne t’ai interpellé que parce que tu étais en état de pureté rituelle et que tu invoquais Allâh au moment de te faire couper les cheveux !’ Il pria Allâh pour moi et se fit raser.

En ce domaine, les hommes sont bien insouciants. Ils disent même : ’Si tu désobéis à Allâh en un lieu, retire-t-en !’ Car ils craignent pour toi que cet endroit témoigne de ta désobéissance. Leur propos te convient alors que tu ne fais qu’ajouter péché sur péché. Pourtant, ils n’ont attiré ton attention que par miséricorde pour toi, bien qu’une science importante leur échappe !
Obéis donc à Allâh par cette injonction, car tu pourras alors partir de ce lieu en réunissant ce qu’ils t’ont recommandé et le conseil que je viens de te donner.
Toutes les fois que tu te souviens d’une faute que tu as commise, repens-toi des conséquences qu’elle entraîne pour toi et demande pardon à Allâh.
Souviens-toi de Lui à cette occasion selon la nature de cette désobéissance. Le Messager d’Allâh - sur lui la Grâce et la Paix d’Allâh - disait : ’Fais suivre le mauvais comportement d’un bon comportement qui l’effacera’, car Allâh a dit ’Certes, les bons comportements dissipent les mauvais’ (Coran, 11/114). C’est alors que ce précepte divin sera pour toi le critère par lequel tu apprécieras la juste valeur des mauvais et des bons comportements.

CONSEIL 3

La bonne estimation au sujet d’Allâh

Aie la bonne opinion (zhann) et non la mauvaise au sujet de ton Seigneur en toute circonstance (hâl), car tu ne sais pas si tu n’es pas en train de rendre ton dernier souffle qui va provoquer ta mort. Rencontre donc Allâh avec la bonne opinion à Son égard et non avec la mauvaise, puisque tu ne peux savoir si Dieu te saisira dans le souffle que tu expires.
Chasse de toi le propos de celui qui parle d’avoir la mauvaise opinion (zhann) pendant la vie (présente) et la meilleure opinion à l’égard d’Allâh à l’heure de la mort. Chez les savants par Allâh, cette attitude est considérée comme ignorance, eux qui demeurent avec Allâh dans tous leurs souffles et en retirent un profit spirituel. La science par Allâh t’impose d’accomplir ce qui Lui revient de droit : d’exiger de toi la Foi, conformément à ce verset : ’Nous vous avons fait exister dans ce que vous ne savez pas" (Coran,56/61). Il se pourrait qu’Allâh te fît arriver au moment du souffle qui, pensais-tu, provoquerait en toi le processus de la mort et te ferait retourner à Lui, tout en ayant la mauvaise opinion à l’égard de ton Seigneur et que tu Le rencontres alors dans cette disposition. On rapporte du Prophète -sur lui la Grâce et la Paix d’Allâh- cette nouvelle reçue de son Seigneur 4 : ’Je suisauprès de la pensée que Mon serviteur se fait de Moi. Qu’il pense donc le meilleur de Moi !’

Dans cette nouvelle, Allâh n’a pas privilégié un temps plutôt qu’un autre. Que ta pensée à l’égard d’Allâh soit empreinte de la connaissance certaine qu’Il efface, pardonne et est indulgent. Allâht’incite à garder cette pensée à Son égard dans le verset suivant : ’O Mes serviteurs qui avez été excessifs envers vous-mêmes, ne désespérez pas de la Miséricorde d’Allâh’ (Coran,39/53). Il t’interdit donc le désespoir et tu dois t’abstenir de ce qu’Il défend. Il t’informe ensuite - et Son information est véridique - qu’Il ne tolère pas de dérogation (naskh) qui constituerait un désaveu bien impossible de Sa part. N’a-t-Il pas dit : ’Certes, Allâh pardonne tous les péchés" (Coran, 43/54), sans spécifier tel ou tel péché. Il a même insisté en ce sens en précisant bien : tous les péchés. Il ajoute : ’En vérité, Lui est bien le Très-Pardonneur et le Très-Miséricordieux" (Coran,43/54). Le pronom ’Lui’ se rapporte à Allâh en tant qu’Il possède ces [deux] attributs attendu que ’Sa Miséricorde précède Son Courroux’ (selon un hadîth).

C’est pourquoi, dans le verset précité, Allâh dit :’qui avez été excessifs’ sans préciser tel ou tel excès. Il a employé le pronom ’Mes’ dans Son propos : ’O Mes serviteurs’ qu’Il a étendu à tout être excessif, mettant ainsi en rapport les serviteurs avec Lui, car ils sont bien Ses serviteurs, comme Il l’a mentionné à propos du serviteur intègre Jésus - sur lui la Paix - ’En vérité, si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs’ (Coran,5/118). En conséquence, Il les meten relation avec Lui - exalté soit-Il. Or la noblesse (sharaf) qui suffit est celle que confère la relation avec Allâh.
CONSEIL 4
L’obligation de l’invocation d’Allâh


Vous êtes tenus au dhikr d’Allâh, secrètement et ouvertement, en vous-mêmes et en assemblée. Allâh a dit : ’Faîtes donc Mon Dhikr, Je fais votre dhikr (Coran,2/152). Il en résulte qu’Il a fait de l’exaucement du (ou = de la réponse favorable au) Dhikr accompli par le serviteur, le Dhikr même qu’Allâh accomplit.
Le serviteur n’éprouve pas de plus grand dommage que le péché. Le Prophète - sur lui la Grâce et la Paix d’Allâh- disait, quandun préjudice l’atteignait : ’La Louange est à Allâh en toute circonstance’, et dans le contentement de la joie : ’La Louange est à Allâh, le Dispensateur du bienfait et de la faveur’.

Quand tu gardes, quel que soit ton état, la conscience permanente du Dhikr d’Allâh en ton coeur, celui-ci se trouve assurément illuminé par la lumière du dhikr, de sorte que celle-ci t’accorde le dévoilement (kashf), car par elle, les choses se dévoilent.

Lorsque le dévoilement se produit, le respect (hayâ’) l’accompagne. Le signe qui t’indique cette concomitance est (par exemple) le respect que tu as à l’égard de ton voisin ou de celui chez qui tu reconnais un droit ou une qualité. Or il est sûr que la Foi t’apporte la vénération de Dieu le Réel (al-Haqq) en ton for intérieur.

Ces considérations sont réservées seulement à ceux qui sont avec les porteurs de la Foi et notre conseil s’adresse à tout être qui se soumet (à la volonté divine), fidèle à Allâh et à ce qui provient de chez Lui.
Dans une nouvelle sûre, Allâh précise : ’...et Moi, Je suis avec lui - c’est-à-dire avec le serviteur - au moment où il fait Mon Dhikr (où il Me mentionne). S’il fait Mon Dhikr en son âme, Je fais son dhikr en Mon Ame. S’il fait Mon Dhikr en assemblée, Je fais son dhikr dans une assemblée meilleure que la sienne’ 5.

Allâh a dit : ’Ceux et celles qui font le Dhikr d’Allâh abondamment’ (Coran, 33/35). Or le Dhikr le plus éminent est le Dhikr d’Allâh en toute circonstance.

CONSEIL 5
La proximité d’Allâh

Applique-toi à parvenir à l’entière proximité par l’effort intense autant que possible en tout temps et en toute circonstance, selon la signification attachée à ce temps et à cette circonstance par lesquels Dieu le Réel s’adresse à toi.
Si tu portes la Foi, tu ne pourras jamais être délivré d’une désobéissance sauf par une oeuvre d’obéissance qui s’y substitue, car en ta qualité de porteur de la Foi, tu sais qu’il s’agit d’une désobéissance.
Or si tu joins à cette alliance la demande de pardon et le repentir (tu ajoutes) une obéissance à une (autre) obéissance et une proximité à une autre proximité, de sorte que l’obéissance qui suit l’acte mauvais et la foi s’en trouvent fortifiées en produisant une proximité d’Allâh plus intense et plus considérable.
Le fondement sur lequel la proximité toute entière et certaines modalités de la foi sont établies est constitué par ton statut vis à vis d’Allâh, selon le principe qu’Il a Lui- même posé, dans la nouvelle prophétique authentique suivante 6 : ’Si le serviteur s’approche de Moi d’un empan, Je M’approche de lui d’une coudée. S’il s’approche de Moi d’une coudée, Je M’approche de lui d’une brasse. S’il vient à Moi en marchant, Je viens à lui en M’empressant.’
La raison de cette supériorité propre à Allâh, de la faiblesse propre au serviteur et de la surenchère, réside dans le fait que le serviteur doit se trouver raffermi dans son intention de se rapprocher d’Allâh par le comportement [adéquat] et dans le fait qu’il reçoit l’ordre de considérer ses actes selon les critères d’évaluation de la Loi révélée, et cela nécessairement sans retard. S’il montre de l’empressement et s’en qualifie, sa diligence consiste seulement à réaliser les critères d’évaluation de son comportement devant [cette proximité] et non son comportement [en soi]. La réalisation de ces critères d’évaluation par l’acte assure l’accomplissement des oeuvres d’adoration, bien que la proximité divine n’ait nul besoin de balance. La Balance que Dieu le Réel détient dans Sa Main est celle par laquelle tu pèses ce comportement qui te permet de rechercher la proximité d’Allâh. Celui qui possède cette disposition est nécessairement par rapport à toi dans une proximité plus déterminante et plus grande que ta proximité par rapport à Lui.
Allâh se décrit Lui-même comme s’approchant de toi quand tu t’approches de Lui en t’accordant un surcroît de proximité de Lui, symbole (de mesure) par symbole (de mesure dans le hadîth précité). La raison en est que tu es créé selon la forme (d’Allâh). Or une Lieutenance primordiale (awwal khilâfa) te concerne, celle de ta lieutenance conforme à ton essence, car tu es Son lieutenant dans la terre de ton corps, et le troupeau que tu gardes se compose de tes membres actifs et de tes facultés externes et internes. Sa Proximité-même de toi est donc ta proximité de Lui et un accroissement qui se présente comme Il l’a précisé à propos de la coudée, de la brasse et de l’empressement.



Dans la surenchère divine, l’empan entraîne en conséquence la coudée, la coudée la brasse et à la marche correspond l’empressement. Dans la première partie (awwal) de chaque séquence, il s’agit de ta proximité de Lui, alors que dans l’autre partie (la dernière = âkhir ) correspondante, il s’agit de Sa Proximité de toi. Ainsi Lui est le Premier (Awwal) et le Dernier (Âkhir) (cf. Coran, 57-3). Il s’agit alors de la proximité corrélative (al-qurb al-munâsaba). Mais la Proximité divine qui concerne l’ensemble des créatures est différente de cette dernière. Allâh n’a t-Il pas dit : ’Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire " (Coran, 50/16).
Je ne veux pas parler ici de cette dernière proximité mais bien de celle qui est la conséquence de la proximité que le serviteur a avec Allâh. Or le serviteur n’a de proximité avec Allâh que par la foi en ce qui provient d’Allâh-même en plus de la foi en Allâh et en celui qui transmet (la Révélation) de Sa part. n

Maurice Gloton
Vénissieux (Rhône)


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1 - Traduit par Muhammad Vâlsan aux Editions de l’Oeuvre, Paris, 1983.
2 - Les titres en tête de chaque conseil sont de nous pour mieux situer le thème général de chacun d’eux.
3 - Les deux noms Allâh et Ilâh sont coraniques, mais le nom al-Ilâh, le Dieu se révélant n’a été utilisé qu’après la Descente du Qur’ân. Le nom Allâh est aussi bien le nom de l’Essence divine inconditionnée et infinie que le nom de la Fonction divine à laquelle le nom al-Ilâh s’applique dans toute la Manifestation ou Existence universelle. Par contre, le nom ilâh représente toujours un aspect de la Divinité ou la divinité au ’degré’ de l’Unicité divine (wahdâniyya) ; dans le Qur’ân, il concerne Allâh en tant qu’Il se révèle et désigne parfois des créatures et reçoit le pluriel pour qualifier des divinités quelles qu’elles soient.
4 - In Tirmidhî, rapporté par Abû Hurayra.
5 - Pour ce hadîth qudsî, voir note suivante.
6 - In Bukhârî, Muslim, Ibn Mâja, Tirmidhî et Ibn Hanbal, rapporté par Abû Hurayra.

Maurice GLOTON est notamment l’auteur des traductions suivantes :
 L’Interprête des désirs, Ibn ’Arabî, Albin Michel, 1996.

- Le traité de l’amour (chap. 178 des Futûhât ), Ibn ’Arabî, Albin Michel, 1986, 1992.
 Traité sur le nom ALLÂH, Ibn ’Atâ ’Allâh, éd. Les Deux Océans, Paris, 1982 et 1990.

- L’Arbre du Monde, Ibn ’Arabî, éd. Les Deux Océans, 1982 at 1991.
- Traité sur les noms divins, Fakr al-Dîn ar-Râzî, éd. Dervy-Livres, deux tomes, 1986 et 1988 (épuisé).

- Les secrets du Jeûne et du Pélerinage, Al-Ghazâlî, éd. Tawhid, Lyon, 1993.
- Le Livre des Définitions (Kitâb at-Ta’rîfât), trad. intégrale et index nombreux avec introd. de Pierre Lory, Presses universitaires d’Iran, Téhéran, 1994.

Ibn Arabi

Ya -t-il des Hadith qui nous imposent La récitation de : la ilaha illa lah?

15/10/2008 17:18 par momowally

  • Ya -t-il des Hadith qui nous imposent La récitation de : la ilaha illa lah?

    Ya -t-il des Hadith qui nous imposent La récitation de : la ilaha illa lah?

    15/10/2008 17:18 par momowally

Salam aleykoum,chers(es) frères et soeurs en Islam
Un de nos frères demande :
«Pourquoi les Compagnons Tijânî passent leur Temps à Faire le Zikr de la ilaha illa lah ?
Ya -t-il des Hadith qui nous imposent sa récitation ? Si Oui, lesquels ? 
Voici un extrait du livre: «at-Targhib wa at-Targhib» du grand savant du hadith Ibn Hajar al 'Asqalani (malheureusement écrit en Anglais que j'ai essayé de traduire en français) au chapitre sur le «Dhikr».
Après avoir rappelé les mérites du Dhikr par 13 hadith ,il commence son énumération des différentes formules prescrites par :« «la illaha illa'llah », (il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah).
C'est la seule formule ou il est dite dans le titre : « encouragement ... et excellence.»
Selon moi. c'est un témoignage de l'importance de:«la ilaha illa lah.»

Je laisse la parole à Ibn Hajar(raa) en vous demandant d'excuser les imperfections de ma traduction:

5. Encouragement à dire: « La ilaha illa'llah» et son excellence.

14. Abu Hurayra (raa): a dit
: « J'ai demandé: 'Ô Messager d'Allah(saw):
 qui sera la personne la plus heureuse et qui aura ton intercession au Jour de la Resurection?'
Le Messager d'Allah(saws) répondit: «J'etais sur que personne ne posera cette question avant toi car je connais bien ton goût pour les hadith. Eh bien, la personne la plus heureuse et avec mon intercession,le Jour de le Resurrection, sera celui qui dit :«Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah», sincerement et avec le coeur » (al-Bukhari)

15. Jabir(raa) rapporte que le Prophète(saws)a dit :
«Le meilleur dhikr est : «la illaha illa'allah», et la meilleure supplication est « al hamdoullillah». »
(an Nasa'i et Ibn Majah)
16. Abu Hureyra(raa): rapporte que le Messager d'Allah (saws) a dit: «Faites beaucoup la « shahada», le témoignage qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, avant que vienne un obstacle qui vous empêche de le faire.» (Abu Ya'la)
17. Il a aussi rapporté que le Messager d'Allah (saws) a dit: « Renouvelez votre foi ! »
On lui  demanda :« Ô Messager d'Allah, coment renouveller notre foi?»
 Il répondit: «Dites souvent : «il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah » » (Ahmad et at-Tabarani)
18. Omar(raa) a dit :
« J'ai entendu le Messager d'Allah (saws) :«Je connais quelques mots qui, si une personne les dit vraiment et avec le coeur et meurt sur cela le Feu lui devient haram (illégal) : « il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah
[... un peu plus loin au chapitre sur le takbir et la shahada...]

27. Umm Hani'(rara)a dit:
« Le Messager d'Allah (saw) passa près de moi un jour et je lui ai dit : «Ô Messager d'Allah, je suis vielle et faible, commande-moi quelque chose que je puisse faire assise ! »
Il a répondu:
' Dis : « Gloire à Dieu » (subhanallah) 100 fois et la recompense est égale à la libération de 100 esclaves descendants d'Ismael.
dit :« Louange à Allah » (al hamdoullillah) 100 fois et celà vaut 100 chevaux sellés et harnachés qui galloppent sur le chemin de Dieu.
dis : « Allah est le plus Grand » (Allahou Akhbar) 100 fois et celà vaut 100 chameaux couronés qui se dirigent vers la qibla.
dis: « Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah » (la illaha ill'allah) 100 fois
et (je crois qu'il a dit) : « celà remplit l'espace compris entre la terre et le ciel et nul n'aura fait de meileure action en ce jour que celui qui aura fait autant ou plus que toi de cette même chose.»
 (Ahmad, at-Tabarani, et al-Bayha)

L’époux doit-il prendre en charge les frais de pèlerinage de son épouse…????

15/10/2008 16:34 par momowally

  • L’époux doit-il prendre en charge les frais de pèlerinage de son épouse…????

    L’époux doit-il prendre en charge les frais de pèlerinage de son épouse…????

    15/10/2008 16:34 par momowally

L’époux doit-il prendre en charge les frais de pèlerinage de son épouse…????


Qu'en dites-vous chers Visiteurs de mon Blog?


aprés  consultation de Hadith et exégèses,j'estime que le mari ne doit pas supporter les frais du pèlerinage de son épouse, même s’il est riche. Mais cela lui est recommandé et il en sera récompensé. Toutefois, s’il s’en abstient il ne commet aucun péché. Car ni le livre ni la Sunna ne le lui imposent. 

Seulement,je remarque que la question est mal formulée !
 il n’est pas normal d’utiliser « ne doit pas » qui annonce un interdit absolu !
Je suggère qu’il aurait été plus indiqué et plus juste de dire :

« n’est pas tenu par la shari’a de le faire. Mais s’il le veut il est libre de le faire »

L’épouse a droit en Islam à une dot dont elle doit disposer entièrement. En plus, l’Islam l’autorise à gérer ses propres biens.
Et celle dont la dot est déjà dépensée et qui n’a pas de revenus ?
La loi religieuse fait au mari obligation d’assurer un entretien alimentaire correct à son épouse. Mais elle ne lui impose pas le paiement de ses dettes ni l’acquisition de la zakate à sa place ni la prise en charge de ses frais de pèlerinage etc.
Cheikh Abd al-Karim Zaydan dit : « La prise en charge totale ou partielle des frais du pèlerinage de l’épouse ne fait pas partie des droits de celle-ci ». Voir al-Moufassal fii ahkam al-mar’a, 2/177.
Oui : comme ne fait pas partie des droits de celle-ci que je la transporte en mercedes. Et que si j’ai une petite cylindrée populaire elle doit s’en contenter parce que quand on épouse quelqu’un on épouse en même temps un statut social ou un niveau de vie déterminé.
La même question a été posée à Cheikh al-Albani (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) et il y a répondu ainsi : « L’époux n’a pas à prendre en charge les frais du pèlerinage de son épouse. Si la femme a suffisamment d’argent pour pouvoir faire le pèlerinage, elle doit le faire ; si elle n’en a pas, elle n’a pas à l’accomplir. Allah le sait mieux.

Et bien après avoir lu tout ça je signe et persiste : c’est une affaire de moralité et de conscience et même un bel acte d’amour.

voilà. mon ami et bien j'ai envie de lui faire une bise sur son front plein de noblesse.
salem.

Essai de traduction de la 8ème lettre du Jawahi rassail

13/10/2008 17:56 par momowally

  • Essai de traduction de la 8ème lettre du Jawahi rassail

    Essai de traduction de la 8ème lettre du Jawahi rassail

    13/10/2008 17:56 par momowally

Essai de traduction de la 8ème lettre du Jawahi rassail

«Au Nom d.Allah, le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux
Une question est parvenue à Cheikh al Islam pour lui demander ce que Dieu voulait dire au travers des
versets :
« Et il y.a dans le ciel votre subsistance » (SteZâriyat/V. 22)
«
Si les habitants des cités avaient cru ou avaient été pieux, nous leur aurions accordé
des bénédictions du ciel et de la terre
» Al Araf.96
Ces questions sont posées par Omar ibn Malick
La réponse au premier verset est qu.il faut savoir qu.il y a un sens apparent et un sens caché à tout verset du Coran selon la tradition prophétique (saw). Quand Dieu, le Très haut dit : « Et il y.a dans le ciel votre subsistance », le sens apparent du verset renvoie à la pluie. Comme l.a dit le poète : « Nous avons descendu la pluie sur toute la terre ».
Quant au sens caché, c.est le Ciel. La rétribution ou la subsistance peut également faire l.objet d.une définition double. Dans l.apparent, on le définit comme les fruits que Dieu fait descendre par la pluie.
Toute rétribution ou fruit ne descend que par la pluie comme le prouve la sagesse divine HIKMATU qui a présidé à la création de la terre.
Le mot « HIKMATU »(SAGESSE) est constitué de quatre lettres qui signifient chacune quelque chose :
-Hâoune ! Hirâssatu, la récolte
-Kâoune ! Kassbou, le travail
-Mîmoune ! Mirrâssu, l.héritage
-Tâoune ! Tijâratu, le commerce
Voici les quatre moyens d.avoir de la subsitance (richesse sur terre). Tout ce que l.on obtient vient de la récolte et c.est parce qu.il y a eu la pluie que nous pouvons bénéficier de cette récolte. De la pluie vient votre subsistance, viennent les moyens d.acquérir la richesse sur terre. La rétribution, en vérité, est entre les mains de Dieu, et c.est de par son décret qu.elle arrive à chacun, un décret bien connu de tous.
On peut faire une analogie avec le serviteur qui sert son maître, qui est sous les ordres de ce dernier, celui ci étant donc au dessus de lui et le rétribuant.
C.est de cette même manière que Dieu le très Haut est de ses serviteurs mais d.une manière dont on ne se demande pas où et comment (à la différence du maître et serviteur sur terre).Dieu fait descendre sur ses serviteurs une subsistance venant uniquement de lui.
Cette subsistance part donc du haut pour aller en bas. Le ciel élevé s.étendant au dessus des serviteurs représente la rétribution venant de Dieu allant sur eux.
Il est dans les mains de Dieu toute rétribution et c.est uniquement de LUI qu.elle arrive. De ce verset, on peut comprendre qu.il y a des richesses matérielles ou immatérielles (cachées) mais qu.importe la quelle elle arrive du ciel.
Ainsi l.a décrété le Seigneur, le Puissant et le parfaitement Connaisseur : « La plume qui a décrété s'est asséchée, tout a été décidé et les feuilles ont été également écrites ».
Ceci est la réponse courte au premier verset.
Le deuxième met en lumière (fait la louange) de la foi et de la crainte comme les deux viatiques
(moyens) d.ouverture des cieux et de la terre pour nous donner toutes les richesses :
«
S'ils avaient appliqué la Thora et l.évangile et ce qui est descendu sur eux (le Coran)
de la part de leur seigneur, ils auraient certainement joui de ce qui est au dessus d.eux
et de ce qui est sous leur pied
» (la table servie.66)

Ce verset veut dire que s'ils avaient la vraie croyance, ils auraient eu toutes les bénédictions du ciel à savoir les Ouvertures, les Connaissances, les secrets, les intuitions (informations), les inspirations
Divines. Les bénédictions de la terre quant à elles sont les sciences de la vie (moyens à mettre en oeuvre pour vivre), les connaissances livresques ou venant de quelqu'un d'autre (professeur par exemple), les sciences du comportement en société (avec son prochain, son état, la diplomatie etc.)
Quand Dieu dit qu'« ils auraient certainement joui de ce qui est au dessus d'eux », cela fait référence aux connaissances Divines
« ils auraient certainement joui de ce qui est sous leur pieds » fait référence aux connaissances du « Nâsût » citées ci dessus.
La crainte et la foi sont les deux moyens, portes pour accéder, acquérir ces deux richesses ou
bénédictions, comme l'a dit plusieurs versets du Coran :
« Craignez Dieu et il vous fera connaître Dieu » Al Baqara.
« Si vous craignez Dieu, il vous donnera la faculté de discerner entre le bien et le mal »
La crainte et la foi sont une lumière que Dieu met dans le coeur des serviteurs et ceci est la vraie connaissance comme l.a dit Imam Malick : « La connaissance n.est pas de connaître les livres,etc. mais c.est réellement la lumière que Dieu met dans le c.ur du serviteur »
Imam Châfî(raa) a également  dit:
«
Je me suis plaint à Wakîi de ma difficulté à avoir la connaissance
Il m'a dit d'arrêter de commettre les péchés
Il m'a fait comprendre que la connaissance est une lumière
Et que la lumière divine ne se déverse jamais dans un récipient impur

Ceci est une courte réponse que je peux donner concernant ces deux versets. Sortir l'ensemble des entendements qu'ils englobent serait trop long à cause du temps que cela prendrait
Shaykh al Islam El Hadj Ibrahima Niasse (RAA)(1900-1975)

Les Caractéristiques du Coran mecquois

13/10/2008 16:34 par momowally

  • Les Caractéristiques du Coran mecquois

    Les Caractéristiques du Coran mecquois

    13/10/2008 16:34 par momowally

Caractéristiques du Coran mecquois

Dans la caverne de Hirâ’, entre les montagnes mecquoises, la révélation commença à être faite au Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) , appelant au monothéisme pur et fustigeant l’adoration des idoles. Cette révélation interpela la « fitrah »[1] de l’homme et le libéra de l’imitation aveugle des aïeux. Elle recommanda les vertus et interdit les vices. Elle attira l’attention des hommes sur l’univers et ce qu’il recèle, le ciel et Celui qui l’a merveilleusement créé, la terre et Celui qui l’a étendue, les montagnes et Celui qui les a établies, les mers et Celui qui les a écoulées... Il attira également le regard vers d’autres signes de l’univers comme la nuit obscure, le jour ensoleillé, la fascinante lune, les étoiles brillantes, les plantes florissantes, les vents, les pluies... Ces courts versets de « sourate Al-Ghâshiyah » nous interpellent dans ce sens : « Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés * et le ciel comment il est élevé, * et les montagnes comment elles sont dressées * et la terre comment elle est nivelée ? * Eh bien, rappelle ! Tu n’es qu’un rappeleur, * et tu n’es pas un dominateur sur eux. » [2].

Citons aussi ces versets de sourate `Abasa : « Que l’homme considère donc sa nourriture : * C’est Nous qui versons l’eau abondante, * puis Nous fendons la terre par fissures * et y faisons pousser grains, * vignobles et légumes, * oliviers et palmiers, * jardins touffus, * fruits et herbages, * pour votre jouissance vous et vos bestiaux. » [3].

La révélation mecquoise et la révélation médinoise ont, chacune, des caractéristiques propres et des signes distinctifs. Bien que la connaissance du caractère mecquois ou médinois des passages du Coran dépende de ce que les compagnons et les successeurs ont transmis, il est des signes et des règles qui permettent de distinguer la révélation mecquoise de la révélation médinoise. Ces signes furent décelés par les savants du passé à travers l’étude minutieuse du Noble Coran.

Parmi les caractéristiques de la révélation mecquoise citons :

  1. Chaque sourate où figure le mot « kallâ »(« non ! ») est mecquoise. Il y a 33 occurrences de ce mot dans le Noble Coran, toutes dans la seconde moitié du Coran. En effet, la seconde moitié du Coran est constituée essentiellement de sourates mecquoises ; sachant que la plupart des mecquois étaient des tyrans, ce mot constituait une menace, une admonestation et un reproche ferme qui leur étaient adressés.

  2. Chaque sourate qui contient l’apostrophe « Ô gens ! » et ne contenant pas « Ô vous qui avez cru ! » est une sourate mecquoise.

  3. Chaque sourate rapportant les récits des Prophètes et les communautés passées est mecquoise, exception faite de sourate Al-Baqarah.

  4. Chaque sourate mentionnant le récit de Adam et Satan est mecquoise, sauf, encore une fois, sourate Al-Baqarah.

  5. Chaque sourate débutant par des lettres détachées comme (Alif Lâm Mîm), (Tâ Sîn Mîm), ou (Hâ Mîm), est mecquoise, à l’exception de sourate Al-Baqarah et sourate Âl `Imrân.

  6. Chaque sourate comportant une prosternation pendant la récitation est mecquoise.

Ces caractéristiques, avec leurs exceptions mentionnées, constituent des signes certains et invariables.

Autres caractéristiques du Coran mecquois :

Il y a des caractéristiques dominantes et des attributs fréquents qui touchent, dans leur ensemble, les champs de l’éloquence et du sens, et qui aident à déterminer le caractère mecquois ou médinois d’un verset.

Parmi les éléments fréquents dans la révélation mecquoise il y a :

Premièrement :

L’interpellation de l’intellect et de la réflexion. La révélation mecquoise attire l’attention sur les preuves manifestes et les signes dans l’univers qui témoignent de l’Unicité de Dieu et de Son Omnipotence.

Par exemple, « sourate Qâf » est une sourate mecquoise que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui ) récitait fréquemment pendant les sermons du vendredi au point que les femmes musulmanes dirent : "Nous n’avons appris sourate Qâf que du sermon du Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui".

Dans cette sourate, Dieu (Exalté Soit-Il ) dit : "N’ont-ils donc pas observé le ciel au-dessus d’eux, comment Nous l’avons bâti et embelli ; et comment il est sans fissures ? * Et la terre, Nous l’avons étendue et Nous y avons enfoncé fermement des montagnes et y avons fait pousser toutes sortes de magnifiques couples de [végétaux],* en guise d’appel à la clairvoyance et un rappel pour tout serviteur repentant. * Et Nous avons fait descendre du ciel une eau bénie, avec laquelle Nous avons fait pousser des jardins et le grain qu’on moissonne, * ainsi que les hauts palmiers aux régimes superposés, * comme subsistance pour les serviteurs. Et par elle (l’eau) Nous avons redonné la vie à une contrée morte. Ainsi se fera la résurrection" [4].

Ces versets constituent un des modèles de da`wah [5] récurrents dans le Noble Coran. Ils interpellent l’homme et le renégat avec une telle force pour lui dire : "Tu n’as pas été créé sans but et tu ne seras pas laissé sans obligation à observer. Cet univers a nécessairement un Créateur et ce monde a forcément une finalité. Il faut après la mort une résurrection, un jugement et une rétribution. Et l’issue sera soit un Paradis soit un Enfer".

Dieu (Exalté et Glorifié Soit-Il) dit : "Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ? › * Que soit exalté Allah, le vrai Souverain ! Point de divinité en dehors de Lui, le Seigneur du Très sublime !  " [6].

Deuxièmement :

Le Coran mena une violente guerre contre le polythéisme (shirk), l’idolâtrie (wathaniyyah) et les prétextes qu’avançaient les mecquois pour persister dans l’adoration des idoles. Le Coran ne leur laissa la moindre issue et leur fournit les preuves probantes de leur erreur. Il recourut à l’arbitrage des sens, en donnant des exemples, ô combien éloquents, qui montrent la perte des idoles, prouvent qu’elles ne peuvent ni faire du bien, ni nuire, et qu’elles ne peuvent rien pour elles-mêmes, ni à plus forte raison, pour autrui. Et il est bien connu que l’on ne peut donner à autrui ce dont on est soi-même démuni.Il y a dans le récit d’Abraham une leçon à tirer et un modèle invitant à déraciner cette habitude déviante. Ainsi, ce dernier détruisit les idoles adorées en dehors de Dieu, puis dit à son peuple : "[...] ‹Adorez-vous donc, en dehors d’Allah, ce qui ne saurait en rien vous être utile ni vous nuire non plus. * Fi de vous et de ce que vous adorez en dehors d’Allah ! Ne raisonnez-vous pas ?›" [7].Lorsque les mecquois s’entêtèrent dans leur égarement, prétextant qu’ils suivaient la voie de leurs aïeux, le Coran leur reprocha avec force de faire chuter la dignité de l’être humain dans ce gouffre de l’humiliation pour des pierres et des idoles. Il montra la sottise de leurs illusions et celles de leurs aïeux qui négligèrent l’étude des signes qu’il y a en eux et des signes divins qui comblent les horizons. Il enlaidit à leurs yeux l’immobilisme qui les poussait à l’imitation aveugle de leurs aïeux : "Et si leurs aïeux n’avez point d’entendement et n’étaient guère guidé...".En outre, le Coran débattit avec eux quant à leurs croyances déviantes ; croyances qui se traduisirent par cette idolâtrie, l’ingratitude envers Dieu, le refus des prophéties, et la négation de la résurrection, la responsabilité et la rétribution.

Troisièmement :

Le Coran aborda les mauvaises coutumes des mecquois. Il les appela à les délaisser, en leur montrant leurs effets néfastes sur l’individu et la société. Il leur interdit le meurtre, l’effusion du sang, l’enterrement des filles à leur naissance, la violation des honneurs, et l’usurpation de l’argent des orphelins.

A l’opposé, il loua les pieux qui se préservent de ces vices. Citons à cet égard ce verset de « sourate Al-Furqân »qui décrit les qualités des serviteurs du Tout Miséricordieux : "Et ceux qui n’invoquent pas d’autre divinité avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf à bon droit ; qui ne commettent pas de fornication - car quiconque fait cela encourra une punition." [8].

Quatrièmement :

Le Coran exposa magnifiquement aux mecquois les fondements de l’éthique et les droits de la société. Il leur rendit détestables la mécréance, la perversion, la désobéissance à Dieu, l’anarchie, l’ignorance, le mauvais caractère, la dureté du coeur et la rudesse dans les paroles. Il leur fit aimer la foi, l’obéissance à Dieu, l’ordre, la science, l’amour, la miséricorde, la sincérité, le respect d’autrui, la gratitude envers les parents, la générosité à l’égard des voisins, la purification du coeur et la pureté de la langue...

Cinquièmement :

Le Coran relata aux mecquois les récits des Messagers, des Prophètes et l’histoire des peuples précédents. Il y a en ces récits d’éloquentes exhortations et des leçons bénéfiques montrant les règles divines que Dieu établit dans l’univers pour faire périr les mécréants et les tyrans et pour donner la victoire aux croyants et les bienfaisants. La victoire des croyants finit par arriver aussi longtemps qu’ils défendent la vérité et soutiennent la foi.

Sixièmement :

Le Coran s’adressa aux mecquois en des termes concis. C’est ainsi que les versets des sourates mecquoises furent courts. Les mecquois étaient, en effet, réputés pour leur éloquence. Ils étaient de grands orateurs, et la façon la plus appropriée pour les interpeller était d’user de mots forts et concis, plutôt que de recourir à de longs discours. Aussi la Haute Sagesse divine veilla-t-elle à ce que le progrès et l’élévation dans l’éducation des peuples et des individus se fassent de façon graduelle, en hiérarchisant les priorités. Nul doute que le credo et l’éthique sont plus importants que les différentes formes d’œuvres de culte et les transactions complexes : les premiers constituent, en effet, les fondements des seconds. C’est pour cela que la révélation mecquoise les aborda de façon fréquente et leur accorda le plus grand soin. Le Noble Coran commença par les fondements les plus prioritaires avant d’arriver aux questions de moindre importance, et suivit la méthodologie générale des Messages destinés à guider l’être humain, à l’honorer et à raffiner ses manières.

Dieu (Exalté Soit-Il )dit : "Nous ne t’avons envoyé en tant que miséricorde pour les mondes". Et le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui)  dit : "Je n’ai été envoyé que pour parachever les nobles manières".

P.-S.

Traduit de l’arabe de :`Ulûm Ad-Dîn Al-Islâmî (Les sciences de la religion islamique) de Dr. `Abd Allâh Shehâtah, éditions Al-Hay’ah Al-`Âmmah Al-Misriyyah lil-Kitâb, 3ème édition, 1998. ISBN 977-01-5786-4.

Notes

[1] la disposition originelle

[2] Sourate 88, Al-Ghâshiyah, versets 17 à 22.

[3] Sourate 80, `Abasa, versets 24 à 32.

[4] Sourate 50, Qâf, versets 6 à 11.

[5] Appel à Dieu, prédication.

[6] Sourate 23, Al-Mu’minûn, versets 115 & 116.

[7] Sourate 21, Al-Anbiyâ’, Les prophètes, versets 66 et 67.

[8] Sourate 25, Al-Furqân, Le critère, verset 68.

RUHUL ADAB:La Quintessence des Bonnes Convenances

12/10/2008 22:01 par momowally

  • RUHUL ADAB:La Quintessence des Bonnes Convenances

    RUHUL ADAB:La Quintessence des Bonnes Convenances

    12/10/2008 22:01 par momowally

RUHUL ADAB:La Quintessence des Bonnes Convenances


Ibrahim ,fils d'EL Hadji Abdoullah ,notre brillante pleine lune,
Après avoir commencé par le nom d'Allah ,j'exprime tous mes remerciements à Allah,le Bienfaisant le Glorieux

 Cet ouvrage est un conseil pour mes frères qui devraient (tenir fermement) prendre la Tariqa Tijaniyya,le Chemin de la Vertu et de la Bénédiction, établi sur la base de la Sunna et du Coran.

1.Persiste en faisant les services obligatoires de la tariqa.Par cela,tu atteindras des bénéfices et la réalité
2.Tu ne tireras pas un bénéfice par une simple initiation (dans la tariqa) à moins que tu colles à son exécution une bonne conduite
3.Tu devrais observer ses règles comme elles ont été établies et sois familier à son code de conduite.
4.Tu devrais respecter tous les frères qui sont dans la tariqa, en particulier les leaders qui devraient être obéis
5.En exécutant les services (en vers Dieu), tu devrais te concentrer avec le respect qu'il faut autant que tu pourras
6.Aie de bons comportements ouvertement et secrètement.Avec cela tu seras élévé à des hauts niveaux
7.Aie en mémoire l'image de ton cheikh qui t'a initié spirituellement de même que celle de ton grand Cheikh(Cheikh Ahmadat'Tijanî) ,sans aucun doute
8.Pense plus à Dieu et garde le silence car la solitude pourrait être un avantage
9.Cherche un sincère et bien informé éducateur qui a une parfaite conaissance de Dieu et qui est un guide droit.

Soumets-toi totalement à lui .Tu devras toujours être comme un cadavre devant lui et l'informer de tes conditions .Ne le contredis jamais.Même si ses opinions paraissent fausses ,imite le toujours
10.Ce qui apparait comme erroné chez un cheikh est,devant un sage Mourid(disciple),plus correcte et approprié. Ne prête attention à personne d'autre dans ce monde .Sois avec lui (ton Cheikh)fermement,comme si rien d'autre n'existait au monde.
11.Le Mourid n'a aucune autre personne au-dessus de ce saint(Cheikh Tijani(raa)ainsi que le Messager d'ALLAH(SAW) et notre Seigneur ALLAH (le Très Grand !) 
12.Tant qu'il existe un rival à ceux-là (susmentionnés) dans l'esprit du Mourid,il ne pourra jamis atteindre la vraie connaissance d'ALLAH.Je le dis avec certitude !
13.Sois toujours avec le Cheikh et tu gagneras beaucoup.Il faut beaucoup l'aimer et tu réussiras.
14.ainsi disait les Soufis
15.Dépense ta nouvelle et ancienne richesse à la recherche de son plaisir et suis rapidement ses instructions
16.Satisfais ton Cheikh même s'il t'inflige un mauvais traitement.Réalise qu'il t'a conduit à ce qui sera pour toi un bénéfice pour toujours.
17.Sois très conscient du temps (pour les services d'ALLAH).Evite la paresse afin de ne pas regresser (déclin spirituel).
18.Si tu es comblé de Graces(d'ALLAH),ne sois pas trop gai.Tu devrais aussi accepter le contraire(chagrin)quand il arrive. Les deux (grace et chagrin) sont tous d'ALLAH.En vérité ALLAH est à l'abri de tout blâme pour tout ce qu'Il fait.
19.Ne te plains pas beaucoup du mal que t'infligent les gens,comme si tu n'étais pas crée pour être éprouvé par de telles choses.
20.Des plaisirs te viendront des gens comme pour te tourner vers eux,alors que ton orientation c'est vers ALLAH.
21.Si tu es testé(mis à l'épreuve) avec des difficultés et des problèmes, sois patient.Soulagement et all
égresse s'ensuivront bientôt. Chaque nuit est suivie d'un jour comme chaque difficulté d'une aisance. En vérité chaque difficulté est suivie d'un double soulagement comme cela a été rapporté par Ahmad du clan de Adnan.
22.Si tu comprends ce qui est susmentionne,tu seras toujours satisfait et content des jugements d'ALLAH. Si tu cherches quelque chose et que tu ne l'as pas,Celui qui l'a rejeté(ALLAH) sait pourquoi,alors que toi tu l'ignores.
23.Il empêche ce qui te nuira en dehors de sa Miséricorde.Ne blâme pas notre Seigneur pour tout ce qu'Il fait,sinon tu deviens maudit. Si les gens savaient comment Allah repand sa Grace sur nous,ils sauraient supporter toute difficulté avec allegresse.
24.Ne desire pas être honoré par n'importe quelle créature sans pour autant lutter afin d'être honorable au regard d'ALLAH.Ne le fais jamais.
25.Au lieu d'être content d'un don quand tu es favorisé,sois plutôt content du Donneur si tu es sage.
26.Ne méprise pas un compagnon musulman et ne remarque pas les défauts des autres(saches que)tes propres défauts sont connus des autres.
Bon nombre d'entre eux habillés en haillons,couverts de poussière,quand il font un serment au nom d'ALLAH,sont exaucés ,comme cela a été repporté.
27.N'inflige pas un mal à un musulman,même s'il est manifesté qu'il t'a offensé.Essaie toujours de pardonner tes offenseurs.
28.Certainement,cette créature(à qui tu es entrain de faire du mal)est un serviteur d'ALLAH. Oh mon frère ne fais pas de mal à un serviteur d'ALLAH.Il ne te plaira pas qu'on fasse du mal à ton propre serviteur(même s'il est en faute).Donc tu devrais craindre ALLAH et penser à LUI.
29.Sois toujours chagriné par tes péchés et souviens-toi aussi bien de la mort que des enquêtes qui t'attendent après la mort. Sache qu'il est indispensable que tu cherches d'abord le savoir et demeure dans les règles divines.
30.Je jure sur ma vie que la connaissance est le guide de toute les actions,comme cela a été rapporté par TA-HA,le meilleur de tous les prophètes.
31.Oh ! toi qui suis le chemin spirituel du «Tassawouf»,obtiens quatre(4)type de connaissance:
32.Le premier est divin,
33.Le second est de savoir ce qui est lie à l'adoration(d'ALLAH)qui mène à la certitude,
34.Le troisième est de connaître les états d'esprit:
les tromperies,les tours et les maux.
35.L'esprit a son propre défaut,de même que l'âme.
36.La vie aussi a ses propres faiblesses et sans aucn doute.
37.Sois vraiment discipliné pendant ton voyage spirituel(avancement)parce que c'est la porte du succès de chaque voyageur spirituel.
38.Tu devras craindre ALLAH tout le temps et être humble.Tu ne perdras pas ton respect en étant humble.
39.La connaissance,la richesse et la fertilité se présentent avec des signes de rabaissement .Exemple:les noms avec des accents situés en bas (en arabe)
40.L'ignorance,la pauvreté et la stérilité en vérité, se présentent avec des signes d'élévation .Exemple:les noms avec des accents situés au-dessus des premières lettres (en arabe)
41.Ce qui est susmentionné constitue des signes de reflexions si tu es sage.Essaie de raisonner et tu comprendras.
42.L'eau courante ne s'arrête et ne stagne jamais sur une colline,ni sur les sommets des arbres.
43.Ne sois pas satisfait de toi même(Nafsou),ne lève pas les yeux sur les autres et ne crains rien d'autre sinon ALLAH
44.Oh ! mon frère,ne sois pas arrogant,ni méchant et évite de te montrer.Dirige toujours ton esprit vers ton Seigneur(ALLAH).
45.Le fait d'être arrogant à cause de la connaissance ou de la noblesse de naissance,de la compagnie sociale ou de l'acte d'adoration, est détestable.
46.Le péché commis qui apporte l'humilité a une personne est meilleur que l'acte d'adoration qui le pousse à être arrogant.
47.Tu ne peux pas t'empêcher de poser des actes blâmables à condition que tu te soumettes à ton Cheikh qui connait ALLAH.
48.Demeure strictement dans l'enseignement des Cheikh si tu veux vraiment atteindre la haute gloire
Le meilleur des Cheikh à suivre parmi tous est notre guide Tijâni ,le Prestigieux .Il est le lien entre ceux qui connaissent Dieu et la source(de leur connaissance) et le soleil (qui illumine)
49.Et le meilleur des «Tourouq» est aussi la sienne sans aucun doute
50.IL est interdit de combiner cette tariqa avec une autre .Celui qui prêche pur cela est un perdant dans l'Au-delà.Quiconque dit cela a menti et a fabriqué un serment falsifié contre Allah (le tres Haut ,le Tout Puissant) .je confirme avec insistance que ce Wird se suffit a lui même. Tu devrais te concentrer à la récitattion du Wird de cette Tariqa .Alors je jure (sur ma vie) que tu seras guidé et atteindra ton but(ALLAH).
51.Continue de réciter les implorations ,« salatoul fatihi » et « Allahoumma aleyka mouhawali » (pour l'obtention spirutuelle)
52.En plus de ce qui est mentionné en haut,tu devras réciter les autres prières préparées(collectées) par les autres érudits de cette tariqatou Tijaniyya si tu es capable de les garantir.Mais les prières spéciales (Sirris) ne sont pas facilement obtenues,sinon avec beaucoup de lutte et en restant avec eux.
53.Mais au-dela de cela ,tu persisteras sur la recitation de tout ce qu'il t'a donné et en observant strictement les conseils reçus.Oh toi a dont l'existence est dissoute en Allah ,évite de  discuter avec les camarades quand tu es assis avec lui (TOn Cheikh).
54.Si tu le fais ,n'espère pas obtenir des secrets divins ,comme ils ne sont pas obtenus en public.
55.Si tu restes avec lui,tu corrigeras définitivement tous les défauts .En vérité ,tu gagneras de lui(Ton Cheikh) quelques lumières puissantes dans l'esprit.
56.C'est certain avec les hommes d'Allah.Ainsi,réveille-toi.Quiconque ne connait pas la vraie connaissance du bienfaisant(Allah) sa vie est entravée pour toujours.
57.Allah a dit:« je n'ai crée ces êtres pour qu'ils me servent.» Service: signifie ici : « qu'ils devraient me connaître».
58.Ne relâche pas tes efforts en cherchant la connaissance d'Allah et tu verras alors les merveilles d'être auprès du Bienfaisant. Allah se manifeste toujours de toute chose ,sur toute chose et avec toute chose,avant et auprès toute chose,pour toujours. Si tu souhaites augmenter ta foi alors fais un repenti sincère et sois droit.
59.Ne hais jamais un musulman ,ne te fâche pas contre lui ,à moins qu'il offense la totalité des lois divines. Observe constamment les prières nocturnes ,supporte la faim ,nourris-toi de ce qui est légal(Halal) et pur,et prends acte des interdits
60.Conseille toujours les autres de le faire .Garde le silence ,aie de la courtoisie vis-a vis des gens d'intelligence(Soufis) et de bonne conduite parmi tes amis.
61.Une personne se promènee avec son meilleur ami en croyance.Si l'ami est bon ,elle aussi le sera.Si l'ami est comme un animal,elle aussi le sera.
62.Rappelle-toi le plateau( pour péser les actes) ,le déploiememt du livre d'enregistrement ,et ce que «Jahim » (feu de l'enfer) contient en terme de châtiment perpetuel. Et souviens-toi de ce qui est au paradis ,comme les belles femmes ,les bons voisins et les maisons convenables.
63.Continue d'observer les services qui éradiquent les péchés .Le plus certain d'eux est la Salat de ce Khoutboul Cheikh Tijani (raa).
64.Parmi eux,il y'a la récitation de: « Mousabiatou Ashara » ,l'imitation de celui qui appelle(Adhan) a la prière.Ainsi, prends acte de cela.
65.Il y a diverses prieres dans la Tariqa mais la salate occupe une plus haute position.
66.«Salatoul Tasbihi» en est une récitation de la «Tasbihi » aussi bien que la lecture du Coran en est une autre.Sois assidu à ces activités. Deux rakas exécutées en secrets et aller à la mosquée éradiquent tes péchés.
67.Exécuter les ablutions proprement ,guider l'aveugle ,assister tes frères en resolvant leurs problèmes et autres actions généreuses.
68.Méditer beaucoup sur Dieu comme si tu comptais les vagues de la mer dans la méditation.
69.Serrer la main aux caramades sont des avantages que tu ne dois pas rater.Vivre dans la vie islamique ,jeûner le mois de ramadan et prier pendant les nuits de ramadan constituent tous des éradiqueurs de péchés.
70.Aller en pélerinage à la Mecque et à Medine ,exécuter le petit Hadj(Oumra),offrir de l'aumône secrètement avec de l'argent obtenu loyalement.Cest un clair « Sadaqa ». Enseigner aux petits enfants tout le Coran ,prier en public tout le temps.Tout cela est aussi mentionné dans le Livre (comme éradiqueur de péchés).
71.Ici,il y a de mauvais actes qui durcissent le coeur ,empêchant ainsi la crainte d'Allah.Parmi elles,le fait de se montrer(ostentation) est pire.Etre comique ,médisant,avoir de la mauvaise compagnie ,l'indécence,la calomnie et le mauvais penchant.
72.Evite de suivre toujours tes intérets, de te tourner vers l'amour de ce monde et ses matériels qui scintillent.
73.Reste à la maison et évite beaucoup les discussions publiques ,ne t'intéresse pas aux discussions inutiles et ne te dispute pas avec les autres.
74.Evite de faire étalage des fautes et erreurs des autres .Essaie de te mettre en dehors de ça avec toute ta force.
75.Donne de l'argent en aumône pour l'amour de Dieu ,rends visite aux tombes des frères musulmans (et prie pour eux) sans limite.
76.Evite de  jurer ! à moins que tu n'aies un autre moyen.tu devras laisser les choses au compte de la volonté d'Allah à chaque fois que tu jures.

Je conclus mon conseil à mes freres ,bref comme ça ressemble à une mode de cette époque
77.j'ai donné à ce poème le titre:« ROUHOU ADAB » parce qu'il contient de la sagesse et une bonne éducation.

Sidi Bar-Hamou (raa):Sa Bibliographie

12/10/2008 21:40 par momowally

  • Sidi Bar-Hamou (raa):Sa Bibliographie

    Sidi Bar-Hamou (raa):Sa Bibliographie

    12/10/2008 21:40 par momowally

Salamu'Alaykum,Cher(es) Talibés Baye !

Voici la liste de quelques œuvres littéraires de notre vénéré Maître Mawlana Cheikh Al Islam El Hajj Ibrahima Niass(raa) :

  • « Rouhoul Adab », écrit à l'âge de 21 ans Traduction de ce poème en français
  • «Tahni'atou Rabih », ou Nostalgie du mois de Rabi : le mois de naissance du Prophète de l'Islam Mahomet ou Muhammad Taniyyatou ou Eloges du mois de l'anniversaire du Prophète Traduction de ce poème en français
  • « Noujoumoul Houda », démonstration que le Prophète Mahomet est la meilleure créature d'Allah, avec Coran et Hadiths à l'appui.
  • «Tanbihoul Azkiyya », démonstration que le Saint Cheikh Ahmed Tijane est le Sceau des Saints de tous les temps avec paroles des saints antérieurs sur ce sujet.
  • « Rafhoul Malam », démonstration sur le fait de prier avec les mains sur la poitrine avec une mention spéciale sur ce phénomène qui est l'acte le plus sûr, avec Coran et Hadiths à l'appui.
  • «Seyroul Qalb », dernier poème écrit par le Cheikh Al Islam Hajj Ibrahim Niass At-Tijani Al Kawlakhi As-Senghali
  • « Kaashifoul Ilbass », œuvre sur l'obligation de suivre le détenteur de la Gnose Spirituelle et éclaircissement sur les points sombres des paroles soufies antérieures.
  • « Dawawina Sitta », recueil de six diwans sur l'éloge du Prophète, de Cheikh Ahmed Tijan, de ses muqaddams, conseils et énigmes soufis destinés aux disciples versés dans la marifa.
  • « Djamihoul Djawamihou », recueil de poèmes pareils au dernier sur l'éloge du Prophète, de Cheikh Ahmed Tijan, de ses muqaddams, conseils et énigmes soufis destinés aux disciples versés dans la marifa.
  • « Rihlatoul Konakri », poème sur son voyage à travers la sous-région : Guinée, Sierra Leone, Liberia, Ghana, Nigeria pour propager l'Islam et la voie Tijane et inviter les grands saints de cette sous région à boire la liqueur de la connaissance divine.
  • « Djawahirou 'rassa'il », structuration pareille à Djawahiroul Mahani : missives, réponses à des correspondances, khoutoub, explications de certains versets, hadiths et paroles soufies, litanies...
  • De nombreux ouvrages de polémique et d'apologie défensive.
  • « Sirrou Akbar » (Le plus grand secret) un des livres les plus ésothériques du Cheikh (r). C'est un peu comme les Foutouhat d'ibn al 'Arabi (r) bien quece dernier s'axe sur la wahdal Woujoud (l'Unité existencielle(de l'Etre)".
  • Cheikh Ibrahim (r) a écrit 75 livres en tout !

Paroles de Baye Niass(raa)

Cheikh Ibrahim consacra un poème religieux de 2 972 vers à la gloire du Prophète, intitulé :«Tayssir El Wussu Ila Hadratu Russul », dont voici quelques extraits traduits :

  • « J'ai passé la nuit entière en veillant et en priant au souvenir de celui qui a été excellent du début à la fin de son existence »
  • « J'ai défié cette nuit-là les tourterelles qui gémissaient, tandis que la nuit entière les voisins dormaient et que mes paupières voyaient passer des torrents de larmes de passion »
  • « J'ai déposé harmonieusement des perles, des mots pour exalter ses qualités »
  • « Qu'elles sont belles les qualités de la pleine lune, telles que des perles précieuses soigneusement enfilées dans un collier »
  • « C'est grâce à lui que les prophètes ont reçu la faveur que l'on sait. Il est la parure des Assemblées prophétiques. Donc vénère-le, exalte-le ! »
  • « Et il restera un messager qu'on exaltera jusqu'à la consommation des siècles »
  • « Tout le monde dort paisiblement la nuit tandis que Ibrahim Niass est mis à l'épreuve dans son amour pour Mouhamed le meilleur des hommmes, la source de la splendeur »
  • « Si vous me demandez qui est mon ami et mon maître, je vous repondrai que c'est Taha, ami de Dieu, pas un autre, pas un autre »
  • « Il est de teint clair et les nuées s'abreuvent des ondées de son visage, grâce à lui la nuit de l'ignorance qui était si obscure s'est illuminée »
  • « Le meilleur dont le maître du Trône nous a fait, c'est de nous avoir envoyé Taha, Mouhamad. Il est miséricordieux divin ; Dieu est miséricordieux. Combien il est généreux »
  • « Mes temps, mes œuvres, je les consacre en prières et en louange pour exalter si bien que je suis devenu une nouvelle lune »
  • « J'ai démoli ce qu'ils (ennemis) avaient construit et je jure sur la prophétie de notre Seigneur Mouhamad qu'ils n'atteindront pas leur but »

Autres paroles de Baye dans la Rihlata Konakria:

  • « J'ai voyagé sous l'autorité de Latif vers Kankan et c'est là-bas où j'ai reçu le grade de Kun-Fa-Yakun »
  • « Je suis le Khalife de Cheikh Ahmadat'Tijani(raa), grade que j'ai reçu de Cheikh Ahmad Al Tijani lui-même qui a pour ancêtre Ad-Naan »
  • « Tous les hommes de mon époque vivront sous les honneurs, sauf ceux qui critiquent mon chemin »
  • « Que la part de mes disciples ne soit pas les pelures mais la plantule »
  • « À l'évidence, Allah m'a créé pour résoudre les problèmes. Il m'a confié le secret des secrets »
  • « Le sceptre de Cheikh Ibrahim Niass est celui de Cheikh Ahmad Al Tijani qu'il a reçu à Fez »
  • « Soyez heureux, jai en main le sceptre de Cheikh Ahmad Al Tijani et d'autres choses que je ne pourrai pas divulguer. En ce qui me concerne, je garde des secrets de hautes valeurs »
  • « Vous qui voudrez voir Cheikh Ahmad Al Tijani, je dis face à face : cela n'est possible que chez Barham, vous le verrez en chair et en os »
  • « Mon intention est de vivifier la Sunna du Prophéte ainsi que la Tariqa pour les générations à venir »
  • « Priez comme vous m'avez vu prier, dixit le prophète Mohammad (saw) »
  • « J'ai atteint mon paroxysme dans mon berceau et j'ai devancé les exégètes »

Cheikh Baye (raa) a également dit : « mon intention est de faire revivifier la sounnah du prophète (saw) et l'enseignement de la Tariqa Tidjanie (dans sa profondeur) ». Il (raa) a dit : « Mon unique modèle dans la Chari'a est le prophète (saw) et je n'en ai aucun autre dans ce domaine et mon unique maître dans la tariqa est Cheikh Ahmed Tidjani (raa)et j'en n'ai pas d'autre

Quels Enseignements peut-on tirer des TROIS TYPES D'ADORATIONS

12/10/2008 21:38 par momowally

  • Quels Enseignements peut-on tirer des  TROIS TYPES D'ADORATIONS

    Quels Enseignements peut-on tirer des TROIS TYPES D'ADORATIONS

    12/10/2008 21:38 par momowally

Assalamu'alaykum,chers Talibés Baye !

Méditons sur « LES TROIS TYPES ADORATIONS» pour cerner les subtilités qui s"y accrochent ! 

A la question : Que signifient les dimensions suivantes:

 « îbâda », « abûdiyya » et  « abûda »?

 Cheikh Ibahima Niass(raa)répondit:

 Le « îbâda» est l'adoration de l'esclave destiné à Dieu.

 (L'adorateur de ce niveau s'appelle « muta'abbid » est celui qui s'adonne à l'adoration ! )

Le «abûdiyya» est l'adoration que l'esclave accomplit par Dieu.

(L'adorateur de ce niveau s'appelle « âbid », celui qui essaie de réaliser l'adoration)

 Le «abûda» est l'adoration que l'esclave accomplit dans Dieu.

 (L'adoration de ce niveau s'appelle « äl-abd », le gnostique)

 Ou encore :  -Le « Îbâda » est la pratique de la loi extérieure (charî'a)

 -Le « abûdiyya » est le cheminement dans la Voie (suluuku äl-tarîqa)

 -Le « abûda » est la contemplation de la Réalité.

 Ou encore :

 -Le « îbâda » est l'œuvre du voilé.

 -Le « abûdiyya » est l'œuvre de l'aspirant.

 -Le « abûda » est l'œuvre du gnostique.

 Ou encore :

 «-Le « îbâda » est l'acte des gens de droite. (açhâb äl-yamîn)

 -Le « abûdiyya »est l'acte des rapprochés (äl-muqarrabîn).

 -Le « abûda » est la station de ceux qui l'emportent (äl-sâbiqîn) »(Ste56/V:1-16).

 Ou encore :

«-Le « îbâda »est l'œuvre de celui qui se manque à lui même.

 -Le « abûdiyya » est l'œuvre du modéré.

 -Le « abûda » est l'œuvre de celui: qui l'emporte au concours du bien. » (Ste35/V:32)

 Ou encore :

 -Le « îbâda » est l'adoration du savant.

 -Le « abûdiyya » est l'adoration du saint vertueux.

 -Le « abûda » est l'adoration du gnostique.

 Ou encore :

 -Le « îbâda »est la station de : « C'est Toi que nous adorons » (Ste1/V:4)

 -Le « abûdiyya » est la station de: « C'est Toi dont nous implorons le Secours »  (Ste1/V:1)

 -Le « abûda » est la station de l'effacement dans le témoignage de La réalité; la vérité se montre à elle même sans Dhikr.

 Ou encore :

 -Le « îbâda » est l'œuvre des membres extérieurs (jawârih)

 -Le « abûdiyya » est l'œuvre du cœur (qalb)

 -Le « abûda » est l’œuvre de l’esprit (rûh)

 On peut aussi dire :

 -Le « muta'abbid » est un lauréat dont la récompense est le paradis

 -Le « âbid » est favorisé particulièrement par sa promiscuité de Dieu.

 -Le « abd » reçoit un satisfecit, l'agrément, [âme satisfaite] et ses cadeaux sont le taçrîf [la disposition] et le khilâfa [l'Intendance de Dieu sur la créature].

 Le gnostique, l'Imam äl-buçayrî(raa), a dit, à propos de son maître Abu äl-abbas äl-marsî (raa):

 « Dis à celui qui essaie de se rapprocher de sa station

 Que le « muta'abbid » n'est pas comme le « abd ».»

On peut aussi dire que :

 -Le « îbâda » est le droit de la « ülûhiyya »

 -Le «abûdiyya »est le droit de la « wahda »

 -Le «abûda »est le droit de la « ähadiyya »

 Le prophète (PSL) fait référence à cette dernière station dans le hadith:

 << Ni Ma terre ni Mon ciel ne me peuvent me contenir; mais le cœur de mon esclave (abdî) croyant peut me contenir>>.  Quand la « abûda » est sincère, la « ähadiyya » s'y manifeste et Elle devient elle et elle devient Elle. La « khilâfa » devient possible et le « abd »devient l'Esclave de l'Essence (bdu äl-zât) et la louange de l'Essence (hamdu äl-zât). Il devient <<très prévaricateur, très ignorant>> (Ste33/V:72)

 Retenons les rennes de la plume, par politesse avec l'Enceinte Scellée, … (de peur de dévoiler ce qui est réservé aux initiés! )

 Quant à la question sur le « ilmu äl-yaqîn » (science certaine ou science de la certitude), le « aynu äl-yaqîn »(La vision certitude) et le « haqqu äl-yaqîn » (l'expérience vécue de la certitude), je dirais:

« La science certaine (ilmu äl-yaqîn) est la foi de l'esclave voilé (mahjûb) que Dieu est unique dans Son Essence, dans Ses Attributs et dans Ses Actes.

 La vision certaine (aynu äl-yaqîn) est la foi du serviteur qui est immergé dans la contemplation (muchâhada) que Dieu est unique, qu'il ne subsiste rien avec Lui, mais qui a encore le sentiment de son extinction.

L'expérience de la certitude (haqqu äl-yaqîn) est la perdition totale du serviteur (äl-abd) dans l'Existence Absolue, de sorte qu'il ne lui reste aucune sensation, ni de lui-même ni de son anéantissement.

 La science certaine (ilmu äl-yaqîn) est l'anéantissement du serviteur dans les Actes de Dieu.

 La vision certaine (aynu äl-yaqîn) est l'anéantissement du serviteur dans les Attributs de Dieu, ou dans Son Essence mais avec le sentiment de son anéantissement.

 L'expérience de la certitude (haqqu äl-yaqîn) est l'anéantissement dans son anéantissement.

 La science certaine (ilmu äl-yaqîn) est la foi du serviteur ordinaire (äl-awwâma) derrière les voiles.

 La vision certaine (aynu äl-yaqîn) est la vision du serviteur de la réalité de l'unicité de Dieu avant son anéantissement total. Dieu dit à cet effet <<Puis vous le verrez avec l'œil de la certitude >> (Ste102/V.7).

 Dieu(swt) dit [aussi] : << Alors, hôtel dans une eau bouillante, et précipitation dans l'enfer-«Jahîm ». Oui, la vraie certitude, c'est cela. >> (Ste56/V:93-95).

 Dieu(swt) décrit la vision [de l'enfer] par le terme « aynu äl-yaqîn »  et la combustion dans l'enfer par « haqqu äl-yaqîn ». Il s'en suit que le « ilmu äl-yaqîn » est la station des ordinaires, que le « aynu äl-yaqîn » est la station des particuliers et que le « haqqu äl-yaqîn »est la station des élus parmi les particuliers.

 Tu pourras dire ,aussi simplement, que le « ilmu äl-yaqîn» est la station de l'Ïslâm, que le « aynu äl-yaqîn» est la station de l'Ïmân, et que le « haqqu äl-yaqîn» est la station de l'Ïhsân

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

<< Quoi ! Y a-t-il autre salaire à la bienfaisance [Ihsân], que la bienfaisance>>(Ste55/V:60)

 En résumé, quand le serviteur, s'anéantit dans les Actes Divins, c'est-à-dire, sait avec certitude qu'il n'y a d'autre Acteur en dehors de Dieu, il connaît de science certaine (ilmu äl-yaqîn). Quand le serviteur, s'anéantit dans les Attributs Divins, c'est-à-dire, sait avec certitude qu'il n'y ni vivant ni aspirant ni entendant ni voyant ni parlant en dehors de Dieu, il accède à ce moment à vision de la certitude (aynu äl-yaqîn).

 Enfin, quand il sait que <<Il n 'y a …>>, il a déjà accédé au « haqqu äl-yaqîn »

 Dans le secret, il existe des secrets subtils et fins pour lesquels notre sang serait versé si nous les dévoilions

 O que de secrets substantiels, si je les dévoilais ,On me confondrait avec les adorateurs de faux dieux

 Des musulmans verraient juste l'écoulement de mon sang,et ils verraient le plus ignoble de leur acte comme bon.

 Je finis ici ma réponse condensée à cause du manque de temps et des nombreuses occupations.

 

 

 

 

 

 

Wallâhu'Alam (Seul Dieu sait) !