Quelques parooles relatives au mois béni du Ramadan

21/09/2008 17:41 par momowally

  •      Quelques parooles relatives au mois béni du Ramadan

    Quelques parooles relatives au mois béni du Ramadan

    21/09/2008 17:41 par momowally

Quelques paroles relatives au mois de Ramadan

Le prophète (sws) a dit:«celui qui jeûne le mois de Ramadan, en connaissant et en respectant avec vigilance les règles du jeûne, expie son passé.» (rapporté par Bukharî).
      Il (saw)a dit aussi:  « C'est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C'est le mois du don. C'est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon et la fin affranchissement du feu de l'Enfer.» (rapporté par Bayhaqi).
      Il(saw) a dit aussi:  «Si les serviteurs savaient quelle est la valeur du mois de Ramadan, ils souhaiteraient que l'année entière fût Ramadan(rapporté par Bayhaqi).
      Abd el Qadir al Jilani (raa)a dit: « Le mois de Ramadan est aussi important que le cœur dans le corps ou un prophète parmi les hommes.»
      Djalal-ud-Din Rumi(raa) a dit:  «L e jeûne est la pierre de touche des riches et des pauvres. Ne dites point —Comment?, car c'est là un lieu sans comment. C'est un jour qui naquit hors du firmament. Réjouis-toi, car le jour de l'abondance est venu.
      Le cheikh Dawud At-Taï a dit:  Conduis-toi dans ce monde comme un homme qui jeûne et considère ton dernier jour comme la fête de la rupture du jeûne. Quelques paroles relatives au mois de Ramadan

Le prophète (saw) a dit: Celui qui jeûne le mois de Ramadan, en connaissant et en respectant avec vigilance les règles du jeûne, expie son passé. (rapporté par Bukharî).
      Il a dit aussi: C'est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C'est le mois du don. C'est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon et la fin affranchissement du feu de l'Enfer.» (rapporté par Bayhaqi).
      Il a dit aussi:«Si les serviteurs savaient quelle est la valeur du mois de Ramadan, ils souhaiteraient que l'année entière fût Ramadan(rapporté par Bayhaqi).
      Abd el Qadir al Jilani a dit:«Le mois de Ramadan est aussi important que le cœur dans le corps ou un prophète parmi les hommes.»
      Djalal-ud-Din Rumi (raa)a dit:«Le jeûne est la pierre de touche des riches et des pauvres. Ne dites point —Comment?, car c'est là un lieu sans comment. C'est un jour qui naquit hors du firmament. Réjouis-toi, car le jour de l'abondance est venu.
      Le cheikh Dawud At-Taï a dit:« Conduis-toi dans ce monde comme un homme qui jeûne et considère ton dernier jour comme la fête de la rupture du jeûne. Quelques paroles relatives au mois de Ramadan »




Lecture et Récitation du Qur'ane

21/09/2008 17:07 par momowally

  • Lecture et Récitation du Qur'ane

    Lecture et Récitation du Qur'ane

    21/09/2008 17:07 par momowally

Il est obligatoire pour tout Musulman de lire et réciter le Coran abondamment en raison de la Parole d’Allah (swt)- تعالى - :

Ceux qui récitent le Livre d'Allah, accomplissent la Salat, et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais
[Surat al-Fâtir 29]

Muslim rapporte par l’intermédiaire de Abû Umâma (raa)- رضي الله عنه - que le Messager de Dieu (swt)a dit - صلى الله عليه Ùˆ سلم - : « Lisez le Coran car il viendra le jour de la résurrection comme intercesseur pour ses lecteurs assidus »

Abû Dâwud, al-Nasâ’î et al-Tirmidhî rapporte que le Prophète(saw) - صلى الله عليه Ùˆ سلم - a dit : « On dira (le jour du jugement dernier) au lecteur assidu du Coran: « Lis et monte (les degrés du Paradis). Récite clairement comme tu le faisais dans le bas-monde. Ton degré au Paradis te sera fixé au dernier verset que tu liras »

La récitation avec une intention pure est un acte d’adoration dont on récompensera le Musulman et cet acte le rapproche de son Créateur. Al-Tirmidhî rapporte par l’intermédiaire d’Ibn Mas’ûd (raa)- رضي الله عنه - qu’il a dit : « Celui qui lit une seule lettre du Coran s'inscrit une bonne action et la bonne action a dix fois son salaire. Je ne dis pas que « ALM » (lettres énigmatiques se trouvant au début de certains chapitres du Coran) est une lettre, mais A est une lettre, L est une lettre et M est une lettre ».

Al-Bukhârî et Muslim rapporte par l’intermédiaire de ‘Â’isha - رضي الله عنها - que le Messager d’Allah - صلى الله عليه Ùˆ سلم - a dit : « Celui qui lit assidûment le Coran et qui excelle dans sa lecture, sera avec les nobles Anges-Messagers qui ne font qu'obéir à leur Seigneur. Celui qui lit péniblement le Coran et en hésitant dans sa lecture aura quand même deux salaires: (une joie dans ce monde et une joie dans l'autre) »

 

Il est obligatoire pour tout Musulman de lire et réciter le Coran abondamment en raison de la Parole d’Allah - تعالى - :

Ceux qui récitent le Livre d'Allah, accomplissent la Salat, et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais
[Surat al-Fâtir 29]

Muslim rapporte par l’intermédiaire de Abû Umâma - رضي الله عنه - que le Messager de Dieu a dit - صلى الله عليه Ùˆ سلم - : « Lisez le Coran car il viendra le jour de la résurrection comme intercesseur pour ses lecteurs assidus »

Abû Dâwud, al-Nasâ’î et al-Tirmidhî rapporte que le Prophète - صلى الله عليه Ùˆ سلم - a dit : « On dira (le jour du jugement dernier) au lecteur assidu du Coran: « Lis et monte (les degrés du Paradis). Récite clairement comme tu le faisais dans le bas-monde. Ton degré au Paradis te sera fixé au dernier verset que tu liras »

La récitation avec une intention pure est un acte d’adoration dont on récompensera le Musulman et cet acte le rapproche de son Créateur. Al-Tirmidhî rapporte par l’intermédiaire d’Ibn Mas’ûd - رضي الله عنه - qu’il a dit : « Celui qui lit une seule lettre du Coran s'inscrit une bonne action et la bonne action a dix fois son salaire. Je ne dis pas que « ALM » (lettres énigmatiques se trouvant au début de certains chapitres du Coran) est une lettre, mais A est une lettre, L est une lettre et M est une lettre ».

Al-Bukhârî et Muslim rapporte par l’intermédiaire de ‘Â’isha - رضي الله عنها - que le Messager d’Allah(swt)a dit : « Celui qui lit assidûment le Coran et qui excelle dans sa lecture, sera avec les nobles Anges-Messagers qui ne font qu'obéir à leur Seigneur. Celui qui lit péniblement le Coran et en hésitant dans sa lecture aura quand même deux salaires: (une joie dans ce monde et une joie dans l'autre) »

 

Il est obligatoire pour tout Musulman de lire et réciter le Coran abondamment en raison de la Parole d’Allah (sw) :

Ceux qui récitent le Livre d'Allah, accomplissent la Salat, et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais
[Surat al-Fâtir 29]

Muslim rapporte par l’intermédiaire de Abû Umâma (raa) que le Messager de Dieu(swt) a dit : « Lisez le Coran car il viendra le jour de la résurrection comme intercesseur pour ses lecteurs assidus »

Abû Dâwud, al-Nasâ’î et al-Tirmidhî rapporte que le Prophète (saw)a dit : « On dira (le jour du jugement dernier) au lecteur assidu du Coran: « Lis et monte (les degrés du Paradis). Récite clairement comme tu le faisais dans le bas-monde. Ton degré au Paradis te sera fixé au dernier verset que tu liras »

La récitation avec une intention pure est un acte d’adoration dont on récompensera le Musulman et cet acte le rapproche de son Créateur. Al-Tirmidhî rapporte par l’intermédiaire d’Ibn Mas’ûd - رضي الله عنه - qu’il a dit : « Celui qui lit une seule lettre du Coran s'inscrit une bonne action et la bonne action a dix fois son salaire. Je ne dis pas que « ALM » (lettres énigmatiques se trouvant au début de certains chapitres du Coran) est une lettre, mais A est une lettre, L est une lettre et M est une lettre ».

Al-Bukhârî et Muslim rapporte par l’intermédiaire de ‘Â’isha - رضي الله عنها - que le Messager d’Allah - صلى الله عليه Ùˆ سلم - a dit : « Celui qui lit assidûment le Coran et qui excelle dans sa lecture, sera avec les nobles Anges-Messagers qui ne font qu'obéir à leur Seigneur. Celui qui lit péniblement le Coran et en hésitant dans sa lecture aura quand même deux salaires: (une joie dans ce monde et une joie dans l'autre) »

 

Il est obligatoire pour tout Musulman de lire et réciter le Coran abondamment en raison de la Parole d’Allah - تعالى - :

Ceux qui récitent le Livre d'Allah, accomplissent la Salat, et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais
[Surat al-Fâtir 29]

Muslim rapporte par l’intermédiaire de Abû Umâma (raa) que le Messager de Dieu (swt)a dit : « Lisez le Coran car il viendra le jour de la résurrection comme intercesseur pour ses lecteurs assidus »

Abû Dâwud, al-Nasâ’î et al-Tirmidhî rapporte que le prophète(saw) a dit : « On dira (le jour du jugement dernier) au lecteur assidu du Coran: « Lis et monte (les degrés du Paradis). Récite clairement comme tu le faisais dans le bas-monde. Ton degré au Paradis te sera fixé au dernier verset que tu liras »

La récitation avec une intention pure est un acte d’adoration dont on récompensera le Musulman et cet acte le rapproche de son Créateur. Al-Tirmidhî rapporte par l’intermédiaire d’Ibn Mas’ûd qu’il a dit : « Celui qui lit une seule lettre du Coran s'inscrit une bonne action et la bonne action a dix fois son salaire. Je ne dis pas que « ALM » (lettres énigmatiques se trouvant au début de certains chapitres du Coran) est une lettre, mais A est une lettre, L est une lettre et M est une lettre ».

Al-Bukhârî et Muslim rapporte par l’intermédiaire de ‘Â’isha (raa) que le Messager d’Allah (swt) a dit : « Celui qui lit assidûment le Coran et qui excelle dans sa lecture, sera avec les nobles Anges-Messagers qui ne font qu'obéir à leur Seigneur. Celui qui lit péniblement le Coran et en hésitant dans sa lecture aura quand même deux salaires: (une joie dans ce monde et une joie dans l'autre) »

 

Les secrets du jeûn en Islam

21/09/2008 16:56 par momowally

  • Les secrets du jeûn en Islam

    Les secrets du jeûn en Islam

    21/09/2008 16:56 par momowally

Les secrets du jeûne

Ibn 'Arabi
(extraits des Illuminations Mecquoises - Al Futuhat al Makiyat)

 

Commentaire des versets relatifs au jeûne du mois de Ramadan

(Futuhât, chap.71, vol.9, p. 264-279 de l'édition O. Yahya)

« Ah ! Si l'homme pouvait entrevoir la Station depuis laquelle le Très-Haut le convoque au jeûne lorsqu'il dit: "O vous qui croyez !", et que c'est lui seul qui est ainsi convié par cet appel collectif. L'Envoyé d'Allâh (qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix !) a dit en effet : «Il y a une aumône à charge de chacune de vos phalanges » .Il a établi par là, une astreinte collective dans le chef d'un seul homme. S'il en est ainsi même pour ses veines (et les parties cachées de son corps) a fortiori en sera-t-il ainsi pour ses membres (et ses facultés) extérieurs: son ouïe, sa vue, sa langue, sa main, son ventre, son pied, son organe génital et son coeur, qui sont les principales composantes de son apparence. Tout membre est en réalité convié à un jeûne qui lui est propre et à une abstinence à l'égard de ce qui lui est interdit par Sa Parole: " le jeûne vous a été prescrit", de sorte qu'il ne peut plus agir à sa guise. Allâh te convoque donc en ta qualité de croyant à partir de la Station de la Sagesse universelle pour que tu t'appliques à faire ce qu'Il demande avec la science de ce qu'Il veut de toi dans cette oeuvre d'adoration (qu'est le jeûne); c'est pourquoi Il dit "le jeûne vous a été prescrit", c'est-à-dire l'abstinence de tout ce dont l'accomplissement ou le non-accomplissement vous a été interdit "comme il a été prescrit à ceux qui étaient avant vous" c'est-à-dire le jeûne comme tel, bien qu'il puisse s'agir aussi du jeûne du Ramadan proprement dit, comme le croient certains, compte tenu du fait que "ceux qui étaient avant vous " d'entre les Gens du Livre en ont augmenté la durée jusqu'à l'étendre à cinquante jours : c'est là une des choses qu'ils ont altérées. "Comme il a été prescrit", c'est-à-dire rendu obligatoire, "à ceux qui étaient avant vous" : ceux qui vous ont précédé dans ce statut (de jeûneurs), alors que vous êtes venus après eux. "...peut-être aurez-vous la crainte pieuse", c'est-à-dire prendrez-vous le jeûne comme une protection ; en effet, le Prophète -sur lui la Grâce et la Paix !- nous a appris que "le jeûne est un bouclier" : c'est là la protection dont il est question dans ce verset. Vous ne le prenez comme protection que si vous en faites une oeuvre d'adoration; le jeûne appartient à Dieu(swt) par sa transcendance mais, en tant qu'oeuvre d'adoration, il est pour le serviteur un bouclier et une protection qui l'empêche d'émettre la moindre prétention à l'égard de ce qui appartient à Allâh et non à lui-même: n'ayant pas de semblable, le jeûne appartient à Celui "qui n'a pas de semblable" ; c'est à Allâh, et non à toi-même, que le jeûne appartient.

Il a dit ensuite: "des jours comptés" ; "jours" vise sans aucun doute la première mention du terme kutiba ("a été prescrit") car nous ignorons ce qui a été prescrit à ceux qui étaient avant nous : leur a-t-il été prescrit un seul jour -c'est le cas de Ashûrâ- ou plusieurs (ayyâm) ? Ce qui nous été prescrit à nous, c'est le jeûne d'un mois, et le mois ne peut compter que vingt-neuf ou trente jours, d'après le compte découlant de notre vision du croissant (hilal). Or, (la forme du mot) " ayyâm " s'applique exclusivement aux nombres de 3 à 10. La lettre du Coran concorde donc parfaitement avec ce que nous a enseigné l'Envoyé d'Allâh -qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix !- au sujet du nombre de jours du mois (de Ramadan) ; il a dit en effet : "le mois est comme ceci ", faisant un geste de la main signifiant " dix jours " ; puis il a ajouté : "et comme ceci", c'est-à-dire encore dix jours, "et comme ceci", en laissant cette fois un pouce fermé, c'est-à-dire neuf jours. Si, la seconde fois, il n'a pas fermé son pouce, c'est pour signifier à nouveau dix jours. En effet, le Très-Haut avait dit "des jours comptés" ; le Législateur compta donc les jours du mois par dizaines de manière à ne pas invalider la mention (coranique) des "ayyam", en conformité avec la Parole d'Allâh le Très-Haut. Il a agi ainsi autrement qu'il l'avait fait avec Aïcha à propos de l'annulation du mariage (al-ilâ); il avait dit alors : "il se peut que le mois soit de vingt-neuf jours"-, et non "comme ceci et comme cela", comme il le fit pour le mois de Ramadan. Ceci confirme qu'il a voulu s'exprimer en conformité avec ce que le Très-Haut avait mentionné dans son Livre.

Il a dit ensuite : "Quant à celui d'entre vous qui est malade ou en voyage, (qu'il jeûne) un nombre d'autres jours (ayyamin)". Ici encore, Il a mentionné des "jours", tout en faisant allusion par (les mots) "d'entre vous" à ceux auxquels s'adressait Son exhortation, c'est-à-dire ceux qui croient ; "malade", c'est-à-dire empêché par Dieu ; "ou en voyage" : ce sont les Gens du cheminement initiatique (suluk) dans la Voie d'Allâh, les Stations (maqâmat) et les états spirituels (ahwal). Le terme "safar" a son origine dans l'"isfa ", terme qui contient l'idée de rendre visible, manifeste (zuhur). Il sert à désigner le voyage parce que celui-ci dévoile le caractère des hommes. Ce que la "Station" et l'"état" dévoilent aux initiés dans ce cheminement, c'est que l'action ne leur appartient pas, bien qu'ils l'accomplissent. Allâh est Lui le seul Agent ('âmil) en eux; c'est Sa Parole : "Tu n'as pas lancé quand tu as lancé, mais Allâh a lancé" (Cor. 8, 17) ; "un nombre d'autres jours", c'est-à-dire dans "le temps voilé" (fi waqt al-hijâb): ils sont "autre" pour que l'astreinte légale puisse trouver un support temporel qui les rende obligatoires : cette question a été abordée précédemment ; tu n'as qu'à te référer à ce que nous avons écrit.

Il a dit ensuite: "
et, à charge de ceux qui ont la capacité de jeûner, une compensation : la nourriture d'un pauvre. Celui qui, usant de sa liberté, accomplit un bien, cela est un bien pour lui et que vous jeûniez est un bien pour vous : si vous saviez ! "
,

c'est-à-dire : celui qui a la capacité de jeûner, Nous lui avons donné le choix entre le jeûne et la nourriture (d'un pauvre): (le Très-Haut) est donc passé, pour ce qui concerne celui qui est soumis à l'astreinte, d'un statut d'obligation déterminée à un statut d'obligation indéterminée, bien que le choix (du serviteur) soit limité. Allâh savait bien comment il se comporterait ! C'est pour cela qu'Il lui a laissé le choix: aucun des deux termes (de l'alternative) n'étant obligatoire par lui-même, celui que (le serviteur) aura choisi l'aura été en vertu d'un libre-choix puisqu'il aurait pu tout aussi bien choisir l'autre. Cependant Allâh a rendu le jeûne préférable car il Lui appartient, de sorte que (l'homme) réalise l'Attribut de "jeûne" qui, parmi les modes d'adoration, "n'a pas de semblable". Si tu rétorques que le fait de nourrir est également un Attribut divin car Il est "Celui qui donne la nourriture", nous répondons que cette idée eut été effectivement possible s'Il n'avait joint faculté de nourrir (un pauvre) à l'idée de compensation en rattachant (grammaticalement, dans le texte coranique) la première à la seconde. (Il s'est donc exprimé) comme celui qui est soumis à l'astreinte avait l'obligation de jeûner ! Or, tant selon les convenances que selon la réalisation véritable, rien n'est obligatoire pour Allâh, à l'exception de ce qu'Il S'est rendu obligatoire à Lui-même: celui qui est soumis à un statut d'obligation en est en effet le prisonnier et demeure sous sa puissance ! Ici, la compensation a été précisée : c'est le fait de nourrir. Allâh a donc eu en vue le jeûne et l'a établi comme un bien pour toi car s'agit d'un Attribut qui lui est propre. Ne vois-tu pas qu'Il a dit aussi : " Et Nous l'avons exonéré au moyen d'une victime sublime" (Cor.37, 107) : de l'emprise de la mort. " Si vous saviez " : sans doute, la particule in a-t-elle ici un sens de négation ; c'est-à-dire: "vous ne sauriez pas que le jeûne est meilleur que le fait de nourrir si Je ne vous l'avais pas appris". Il se peut aussi que le sens soit : "Si vous cherchez à savoir le meilleur terme du choix que Je vous ai laissé, Je vous l'apprends", c'est-à-dire les rangs respectifs du jeûne et du fait de nourrir.

Il a dit ensuite: "Le mois de Ramadan ", de ce Nom divin qui est " Ramadan ", mois qu'Il a relié à Allâh le Très-Haut à partir de Son Nom " Ramadan ", Nom étrange et singulier ; "dans lequel le Coran a été révélé ", c'est-à-dire : le Coran est descendu par le jeûne de ce mois précis à l'exclusion de tout autre ; "comme une guidance". Le Coran, c'est la synthèse (jam'). C'est pourquoi Il t'a uni à Lui dans l'Attribut de " samadâniyya " qui est le jeûne ; par sa transcendance, celui-ci appartient à Allâh qui a dit : " le jeûne est à Moi !"  ; en revanche, en tant qu'oeuvre d'adoration, c'est à toi qu'il appartient. "Comme une guidance " : c'est-à-dire un exposé évident ; " pour les hommes " : à la mesure de leur capacité et de la compréhension qui leur a été donnée car chacun en possède, dans cette oeuvre d'adoration, une certaine part (shurban). "et des indications évidentes (bayyinât)" : tout être a une évidence qui lui est propre, à la mesure de sa compréhension du Discours divin ; "tirées de la Guidance", qui est l'éclaircissement (total: tibyân) divin, "ainsi que la Discrimination (Furqân)" : après t'avoir uni à Lui par le "Coran", Il te "discrimine", afin que tu te distingues de Lui au moyen du "Livre discriminateur", car si tu es "toi, toi", Il est "Lui, Lui" en application de ce qui a été dit, à savoir que tu fais usage d'une chose qui Lui appartient et qui est le jeûne ; celui-ci lui appartient du point de vue de sa transcendance alors qu'il est à toi en tant qu'oeuvre qui n'a pas de semblable ; le Seigneur est ainsi distingué du serviteur, après qu'ils ont été associés tous deux dans le nom de "jeûne".

"Celui d'entre vous qui a la vision du mois, qu'il le jeûne", c'est-à-dire: celui d'entre vous qui se trouve avoir une réputation auprès du commun des gens, qu'il jeûne à cet égard ; qu'il restreigne son âme dans cette notoriété, qu'il la domine au moyen de l'abaissement et la dépendance de sorte que sa joie soit intense au moment de la rupture.

"Celui qui est malade", en état de déséquilibre (mâ'ilan), car la maladie est un déséquilibre, ou d'emprisonnement, car le malade est le prisonnier de Dieu, "ou en voyage", cheminant parmi les Noms divins pour connaître le " goût initiatique " (dhawq), ou encore allant de Lui vers les créatures, "qu'il jeûne un nombre d'autres jours" : des jours comptés, sans en ajouter sans en retrancher. "...Allâh veut pour vous la facilité (yusra)..." en vous exhortant à la douceur dans l'accomplissement de l'astreinte légale , "et il ne veut pas pour vous la difficulté" c'est-à-dire ce qui vous est pénible, confirmant par là cette autre Parole : "Il n'a pas mis de gêne à votre charge dans la Religion". En outre, Il déterminé ici al-yusra au moyen de l'alif et du lâm, faisant allusion ainsi à la " facilité " mentionnée, cette fois en mode indéterminé, dans la Sourate " N'avons-nous pas ouvert ta poitrine " -; c'est-à-dire : telle est la facilité que Je veux de vous, celle de la Parole: " En vérité, avec la difficulté, il y a une facilité (yusran)...", ce qui veut dire: dans la difficulté de la maladie, il y a la facilité de ne pas jeûner; puis: " En vérité, avec la difficulté, il y a une facilité (yusran)" ce qui veut dire: dans la difficulté du voyage il y a également la facilité de ne pas jeûner ; "Puis, quant tu en auras terminé" avec la maladie et le voyage " établis " ton âme dans l'oeuvre d'adoration qu'est le jeûne, c'est-à-dire "accomplis-le !" -; "... et dirige-toi ardemment vers ton Seigneur" pour demander Son aide. Notre Maître Abû Madyan (qu'Allâh lui fasse miséricorde ! ) disait à propos de ce verset : " quand tu en auras terminé avec les créatures, fixe (ou établis) ton coeur dans la contemplation du Tout-Miséricordieux et dirige-toi ardemment vers ton Seigneur pour toujours ; c'est-à-dire, quand tu entres dans une oeuvre d'adoration, n'entretiens pas ton âme du moment d'en sortir en disant: " Ah ! Si seulement elle pouvait déjà être terminée ! "

" ... et achevez le nombre (prescrit)" : par la vision du croissant ou l'achèvement des trente jours ; "et magnifiez Allâh" : témoignez de Sa Grandeur et qu'elle Lui appartient à Lui seul ; ne la Lui disputez pas, car elle ne convient qu'à Lui : gloire à Sa Transcendance ! Magnifiez-Le par rapport à toute qualification de facilité ou de difficulté, car Il a dit à propos du renouvellement : "et cela Lui est très facile". Il sait parfaitement ce qu'Il dit ; prends garde à tes interprétations car tu aurais à en répondre: magnifie-Le par rapport à ces dernières ! " pour vous avoir guidés", c'est-à-dire vous avoir donné la réussite dans l'accomplissement de Ses prescriptions et vous avoir montré clairement votre part de ce qui Lui revient : qu'Il soit exalté ! "peut-être serez-vous reconnaissants"  --: Il a fait de tout cela une grâce dont nous devons Le remercier ; nous pouvons en effet toujours recevoir davantage, ce qui est la preuve la plus évidente de notre état de "manque". La reconnaissance (shukr) est un Attribut divin car "Allâh est Reconnaissant, Savant" (Cor.4, 147).

Par cet Attribut, par le fait qu'Il est Lui-même Reconnaissant, Il nous demande toujours davantage; Il a dit en effet : " Et si vous êtes reconnaissants, je vous donnerai un surcroît" (Cor.14, 7)

Il nous a indiqué ainsi ce que nous assure la reconnaissance, afin que nous accroissions nous-mêmes nos oeuvres !

"Et si Mes serviteurs t'interrogent à Mon sujet", du fait que tu es le "gardien de la porte", "en vérité, Je suis Proche" en ce que Nous avons de commun avec eux : la reconnaissance et le jeûne qui "M'appartient". Nous leur avons ordonné de jeûner tout en leur faisant savoir que c'est à Nous, et non à eux, qu'il appartient. Celui qui s'en revêt revêt une chose qui Nous est propre (khass) et fait partie des Gens de l'élection (ahl al-ikhtisas), tout comme -"les Gens du Coran sont les Gens d'Allâh et Son Elite (khassatu-Hu)" ; "Je réponds à l'appel de celui qui appelle" selon une vision subtile (basira), "lorsqu'il M'appelle" c'est-à-dire : de même que Nous t'avons fait appeler les hommes "à Allâh selon une vision subtile (basira)", de même Nous donnons à celui qui Nous appelle à lui une vision subtile du fait que Nous lui répondons, du moins tant qu'il ne dit pas : "Il ne me répond pas !" ; "qu'ils répondent à Mon Appel (fa-l-yastajibu ly)"-, c'est-à-dire quand Je les appelle à Mon obéissance et à Mon adoration, car "Je n'ai créé les Jinns et les Hommes que pour qu'ils M'adorent" (Cor.51, 56) ; Je les convoque par la bouche de Mes Envoyés ainsi que dans les Livres révélés avec lesquels Je les ai envoyés vers eux. (Allâh) a renforcé le terme istijâba par le sîn car Il connaissait notre refus et notre répugnance à Lui répondre. "pour Moi (ly)", c'est-à-dire : à cause de Moi (seul) ; ne faites pas cela dans l'espoir d'obtenir ce qui est auprès de Moi), car vous seriez alors les serviteurs de Ma Grâce, non Mes serviteurs à Moi. Ils sont en effet Mes serviteurs "bon gré, mal gré" (Cor. 13, 15); ils ne peuvent se sortir de là ! "et qu'ils croient en Moi" : qu'ils aient foi en la réponse que Je leur donne quand ils M'appellent; qu'ils aient foi en Moi, non en eux-mêmes. Celui qui a foi en lui-même et non en Allâh, sa foi ne comporte pas ce qui Me revient ; au contraire, si c'est en Moi qu'il croit, il fait parfaitement ce qu'il doit et donne à toute chose son droit : c'est celui qui a foi dans les données traditionnelles dans leur ensemble, alors que celui qui a foi en lui-même croit uniquement dans les preuves dont il dispose. Ce en quoi J'ordonne d'avoir foi contredit les preuves rationnelles et oscille entre l'analogie (tashbih) et la transcendance (tanzîh). Celui qui a foi en lui-même croit en certaines choses et non en d'autres ; il ne les repousse pas mais les interprète (ta'wilan). Celui qui interprète a foi en sa raison ('aql) et non en Moi. Celui qui prétend dans son for intérieur être plus savant que Moi-même à Mon propre sujet ne Me connaît pas et ne croit pas en Moi ; c'est un serviteur qui Me déclare menteur dans ce que Je Me suis attribué à Moi-même, et que J'ai exprimé de la meilleure manière. Lorsqu'on l'interpelle, il répond : j'ai voulu respecter la transcendance. En réalité, son attitude procède de la ruse de l'âme, de la conscience qu'elle a de sa propre valeur ('izza), de sa volonté d'indépendance, de son refus de se conformer. "peut-être seront-ils bien dirigés"--, c'est-à-dire : suivront-ils le bon chemin (rushd) comme le font ceux qui réussissent, ceux qui le suivent dès qu'ils l'aperçoivent. (Dieu) les conduit ainsi à la félicité éternelle : elle est la réponse de Dieu lorsqu'ils L'appellent, ainsi que le terme de leur route qui réjouit leurs âmes en leur rendant permis ce qui leur avait été interdit durant le jeûne, depuis le début du jour jusqu'à sa fin.

Il a dit ensuite: "Il vous a permis la nuit du jeûne", c'est-à-dire la nuit à laquelle aboutit votre jeûne, non celle au matin de laquelle vous êtes en état de jeûne car il s'agit là d'une particularité qui vous accompagne jusqu'à la nuit de la Fête et de la Rupture du jeûne ('Id al-Fitr). Si la "nuit du jeûne" évoquée dans ce verset se rapportait au jour suivant, elle ne concernerait pas la nuit de la Fête puisqu'au matin du jour qui suit vous ne jeûnez pas et que, si vous jeûniez, vous seriez désobéissants. En revanche, cette particularité n'a pas de sens pour la première nuit de Ramadan puisque la nourriture et les autres choses interdites (durant le jeûne) demeurent permise qu'il n'y a donc là aucun changement de statut: c'est pourquoi, nous attribuons la nuit dont il s'agit au jour qui précède ; "ar-rafatha"-, c'est-à-dire l'union sexuelle (jima') "avec vos femmes (ila nisa'i-kum)" Il a employé le terme nisa' -Il n'a pas dit "vos épouses" ou quelque chose d'approchant- car ce terme contient une idée de "retardement" : en effet, la possibilité (hukm) l'union sexuelle a été " retardée " pendant le temps du jeûne jusqu'à la nuit ; quand celle-ci vient, l'interdit prend fin. C'est donc comme s'II disait "jusqu'à ce (que devienne possible ce) qui a été retardé pour vous et pour elles", qu'il s'agisse de vos épouses ou de vos concubines, moins de celles avec lesquelles l'union sexuelle est permise ; "elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles", c'est-à-dire qu'il y a entre vous une corrélation (munasaba) véritable, ce qui n'est pas le pour ce dont Nous vous avons revêtus dans votre jeûne quand vous vous êtes qualifiés au moyen d'un attribut qui "M'appartient " et qui est le jeûne: vous n'êtes pas un vêtement pour Moi dans Ma Parole : "le coeur de Mon serviteur Me contient" et Je ne suis pas un vêtement pour vous dans Ma Parole : Allâh "entoure toute chose" (Cor.41, 45) car le vêtement entoure ce qu'il couvre et le cache. "... Allâh savait que vous vous étiez fait tort à vous-mêmes..." à cause du témoignage que J'ai pu porter contre vous du fait que vous avez accepté le "Dépôt de Confiance" quand Je vous l'ai proposé ; J'avais dit alors de celui qui l'avait accepté "En vérité, il est très injuste et très ignorant" : "très injuste" à l'égard de son âme car il a mis à sa charge une chose dont il ignorait, au moment de son acceptation, ce que comportait la Science d'Allâh qui lui correspondait ; et " très ignorant " de la valeur réelle de ce Dépôt et du blâme qu'encourrait celui qui le trahirait. Comme le " très ignorant " est aveugle, qu'il ne sait trouver sa route, ni où ni comment poser le pied, Il a dit : " Allâh savait que vous vous étiez-- fait tort à vous-mêmes" du fait des prohibitions dont vous étiez devenus l'objet; "Il vous a cependant rendu Sa Grâce", c'est-à-dire qu'Il est revenu (taba) vers vous. "... Il vous a exempté...", c'est-à-dire, par le peu qu'Il vous a rendu licite durant le temps de la rupture de l'interdit, qui est la nuit. Nous disons "le peu " puisque l'interdiction des relations sexuelles subsiste sans conteste pour celui qui fait retraite dans une mosquée -ailleurs les avis sont partagés- et aussi pour celui qui pratique le jeûne continu (al-muwasil); "à présent approchez-vous donc d'elles", c'est-à-dire durant le temps du Ramadan où le jeûne est rompu, " et aspirez à ce que Allâh vous prescrit" : recherchez ce qu'Allâh vous a enjoint par égard pour vous, prenez connaissance de tout ce qu'II a mentionné dans ce verset et oeuvrez en conséquence; " ... mangez et buvez...": Il t'ordonne de donner à ton âme le droit qui lui revient, et qui est à ta charge, pour ce qui concerne le manger et le boire "jusqu'à ce que devienne évidente pour vous (la distinction) du fil noir..." qui est le recul de la nuit " ... par (l'apparition) de l'aube..." : l'irruption de la clarté à l'horizon.

"Et ensuite, achevez complètement le jeûne jusqu'à la nuit. Et n'approchez pas de vos femmes alors que vous faites retraite dans les mosquées" : l'interdiction de l'union sexuelle subsiste en ce cas ; de même celle qui concerne le manger et le boire dans le cas de celui qui désire pratiquer le jeûne continu (wisal). Il a dit en effet -qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix !- : "Que celui qui pratique le jeûne continu le poursuive jusqu'aux premières lueurs de l'aube (sahar)", c'est-à-dire le moment où la clarté et les ténèbres sont mêlées, celui où apparaît la "queue du loup" : entre les deux aubes, celle qui s'élargit à l'horizon et celle qui s'élève. (On rapporte que) 1'Envoyé d'Allâh -qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix !- a pratiqué avec ses Compagnons un jeûne ininterrompu de deux jours, puis ils virent le croissant. "... telles sont les limites fixées par Allâh...", celles qu'Il vous a ordonné de respecter ; "ne vous en approchez pas" : ne regardez pas ce qu'il y a au-delà ! Il y a ici une science cachée (ghamid) que connaît, seul, celui qui en a reçu le goût par l'effet d'une sollicitude divine, comme Khidr et d'autres, car un pied peut glisser après avoir été ferme, et vous en éprouveriez du mal ; "de cette manière, Allâh expose clairement Ses Signes", c'est-à-dire Ses "indicateurs" (dala'il),"aux hommes" , par des suggestions (ishara) qui leur servent de Rappel, "peut-être auront-ils la crainte pieuse": prendront-ils ces indicateurs comme une protection contre le conformisme (taqlid) et l'ignorance ; le "conformiste " ne possède, en effet, ni évidence de la part de son Seigneur ni preuve. (Allâh) a donné en outre (à ces derniers mots) un sens d'espoir car celui qui a reçu un " indicateur " ne parvient pas forcément à ce qu'il indique et celui qui a obtenu une science ne réussit par forcément à oeuvrer en conséquence, dans le cas où il s'agit d'une science dont la finalité est précisément l'action.











  
subtile (basira), "lorsqu'il M'appelle" c'est-à-dire : de même que Nous t'avons fait appeler les hommes "à Allâh selon une vision subtile (basira)", de même Nous donnons à celui qui Nous appelle à lui une vision subtile du fait que Nous lui répondons, du moins tant qu'il ne dit pas : "Il ne me répond pas !" ; "qu'ils répondent à Mon Appel (fa-l-yastajibu ly)"-, c'est-à-dire quand Je les appelle à Mon obéissance et à Mon adoration, car "Je n'ai créé les Jinns et les Hommes que pour qu'ils M'adorent" (Cor.51, 56) ; Je les convoque par la bouche de Mes Envoyés ainsi que dans les Livres révélés avec lesquels Je les ai envoyés vers eux. (Allâh) a renforcé le terme istijâba par le sîn car Il connaissait notre refus et notre répugnance à Lui répondre. "pour Moi (ly)", c'est-à-dire : à cause de Moi (seul) ; ne faites pas cela dans l'espoir d'obtenir ce qui est auprès de Moi), car vous seriez alors les serviteurs de Ma Grâce, non Mes serviteurs à Moi. Ils sont en effet Mes serviteurs "bon gré, mal gré" (Cor. 13, 15); ils ne peuvent se sortir de là ! "et qu'ils croient en Moi" : qu'ils aient foi en la réponse que Je leur donne quand ils M'appellent; qu'ils aient foi en Moi, non en eux-mêmes. Celui qui a foi en lui-même et non en Allâh, sa foi ne comporte pas ce qui Me revient ; au contraire, si c'est en Moi qu'il croit

Il a dit ensuite: "Il vous a permis la nuit du jeûne", c'est-à-dire la nuit à laquelle aboutit votre jeûne, non celle au matin de laquelle vous êtes en état de jeûne car il s'agit là d'une particularité qui vous accompagne jusqu'à la nuit de la Fête et de la Rupture du jeûne ('Id al-Fitr). Si la "nuit du jeûne" évoquée dans ce verset se rapportait au jour suivant, elle ne concernerait pas la nuit de la Fête puisqu'au matin du jour qui suit vous ne jeûnez pas et que, si vous jeûniez, vous seriez désobéissants. En revanche, cette particularité n'a pas de sens pour la première nuit de Ramadan puisque la nourriture et les autres choses interdites (durant le jeûne) demeurent permise qu'il n'y a donc là aucun changement de statut: c'est pourquoi, nous attribuons la nuit dont il s'agit au jour qui précède ; "ar-rafatha"-, c'est-à-dire l'union sexuelle (jima') "avec vos femmes (ila nisa'i-kum)" Il a employé le terme nisa' -Il n'a pas dit "vos épouses" ou quelque chose d'approchant- car ce terme contient une idée de "retardement" : en effet, la possibilité (hukm) l'union sexuelle a été " retardée " pendant le temps du jeûne jusqu'à la nuit ; quand celle-ci vient, l'interdit prend fin. C'est donc comme s'II disait "jusqu'à ce (que devienne possible ce) qui a été retardé pour vous et pour elles", qu'il s'agisse de vos épouses ou de vos concubines, moins de celles avec lesquelles l'union sexuelle est permise ; "elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles", c'est-à-dire qu'il y a entre vous une corrélation (munasaba) véritable, ce qui n'est pas le pour ce dont Nous vous avons revêtus dans votre jeûne quand vous vous êtes qualifiés au moyen d'un attribut qui "M'appartient " et qui est le jeûne: vous n'êtes pas un vêtement pour Moi dans Ma Parole : "le coeur de Mon serviteur Me contient" et Je ne suis pas un vêtement pour vous dans Ma Parole : Allâh "entoure toute chose" (Cor.41, 45) car le vêtement entoure ce qu'il couvre et le cache. "... Allâh savait que vous vous étiez fait tort à vous-mêmes..." à cause du témoignage que J'ai pu porter contre vous du fait que vous avez accepté le "Dépôt de Confiance" quand Je vous l'ai proposé ; J'avais dit alors de celui qui l'avait accepté "En vérité, il est très injuste et très ignorant" : "très injuste" à l'égard de son âme car il a mis à sa charge une chose dont il ignorait, au moment de son acceptation, ce que comportait la Science d'Allâh qui lui correspondait ; et " très ignorant " de la valeur réelle de ce Dépôt et du blâme qu'encourrait celui qui le trahirait. Comme le " très ignorant " est aveugle, qu'il ne sait trouver sa route, ni où ni comment poser le pied, Il a dit : " Allâh savait que vous vous étiez-- fait tort à vous-mêmes" du fait des prohibitions dont vous étiez devenus l'objet; "Il vous a cependant rendu Sa Grâce", c'est-à-dire qu'Il est revenu (taba) vers vous. "... Il vous a exempté...", c'est-à-dire, par le peu qu'Il vous a rendu licite durant le temps de la rupture de l'interdit, qui est la nuit. Nous disons "le peu " puisque l'interdiction des relations sexuelles subsiste sans conteste pour celui qui fait retraite dans une mosquée -ailleurs les avis sont partagés- et aussi pour celui qui pratique le jeûne continu (al-muwasil); "à présent approchez-vous donc d'elles", c'est-à-dire durant le temps du Ramadan où le jeûne est rompu, " et aspirez à ce que Allâh vous prescrit" : recherchez ce qu'Allâh vous a enjoint par égard pour vous, prenez connaissance de tout ce qu'II a mentionné dans ce verset et oeuvrez en conséquence; " ... mangez et buvez...": Il t'ordonne de donner à ton âme le droit qui lui revient, et qui est à ta charge, pour ce qui concerne le manger et le boire "jusqu'à ce que devienne évidente pour vous (la distinction) du fil noir..." qui est le recul de la nuit " ... par (l'apparition) de l'aube..." : l'irruption de la clarté à l'horizon.

"Et ensuite, achevez complètement le jeûne jusqu'à la nuit. Et n'approchez pas de vos femmes alors que vous faites retraite dans les mosquées" : l'interdiction de l'union sexuelle subsiste en ce cas ; de même celle qui concerne le manger et le boire dans le cas de celui qui désire pratiquer le jeûne continu (wisal). Il a dit en effet -qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix !- : "Que celui qui pratique le jeûne continu le poursuive jusqu'aux premières lueurs de l'aube (sahar)", c'est-à-dire le moment où la clarté et les ténèbres sont mêlées, celui où apparaît la "queue du loup" : entre les deux aubes, celle qui s'élargit à l'horizon et celle qui s'élève. (On rapporte que) 1'Envoyé d'Allâh -qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix !- a pratiqué avec ses Compagnons un jeûne ininterrompu de deux jours, puis ils virent le croissant. "... telles sont les limites fixées par Allâh...", celles qu'Il vous a ordonné de respecter ; "ne vous en approchez pas" : ne regardez pas ce qu'il y a au-delà ! Il y a ici une science cachée (ghamid) que connaît, seul, celui qui en a reçu le goût par l'effet d'une sollicitude divine, comme Khidr et d'autres, car un pied peut glisser après avoir été ferme, et vous en éprouveriez du mal ; "de cette manière, Allâh expose clairement Ses Signes", c'est-à-dire Ses "indicateurs" (dala'il),"aux hommes" , par des suggestions (ishara) qui leur servent de Rappel, "peut-être auront-ils la crainte pieuse": prendront-ils ces indicateurs comme une protection contre le conformisme (taqlid) et l'ignorance ; le "conformiste " ne possède, en effet, ni évidence de la part de son Seigneur ni preuve. (Allâh) a donné en outre (à ces derniers mots) un sens d'espoir car celui qui a reçu un " indicateur " ne parvient pas forcément à ce qu'il indique et celui qui a obtenu une science ne réussit par forcément à oeuvrer en conséquence, dans le cas où il s'agit d'une science dont la finalité est précisément l'action.

Ibn 'Arabi, les secrets du jeûne
Les secrets du jeûne
Ibn 'Arabi
(extraits des Illuminations Mecquoises - Al Futuhat al Makiyat)

 

Commentaire des versets relatifs au jeûne du mois de Ramadan

Futuhât, chap.71, vol.9, p. 264-279 de l'édition O. Yahya

Ah ! Si l'homme pouvait entrevoir la Station depuis laquelle le Très-Haut le convoque au jeûne lorsqu'il dit: "O vous qui croyez", et que c'est lui seul qui est ainsi convié par cet appel collectif. L'Envoyé d'Allâh -qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix !- a dit en effet : "Il y a une aumône à charge de chacune de vos phalanges" ; il a établi par là une astreinte collective dans le chef d'un seul homme. S'il en est ainsi même pour ses veines (et les parties cachées de son corps) a fortiori en sera-t-il ainsi pour ses membres (et ses facultés) extérieurs: son ouïe, sa vue, sa langue, sa main, son ventre, son pied, son organe génital et son coeur, qui sont les principales composantes de son apparence. Tout membre est en réalité convié à un jeûne qui lui est propre et à une abstinence à l'égard de ce qui lui est interdit par Sa Parole: " le jeûne vous a été prescrit", de sorte qu'il ne peut plus agir à sa guise. Allâh te convoque donc en ta qualité de croyant à partir de la Station de la Sagesse universelle pour que tu t'appliques à faire ce qu'Il demande avec la science de ce qu'Il veut de toi dans cette oeuvre d'adoration (qu'est le jeûne); c'est pourquoi Il dit "le jeûne vous a été prescrit", c'est-à-dire l'abstinence de tout ce dont l'accomplissement ou le non-accomplissement vous a été interdit "comme il a été prescrit à ceux qui étaient avant vous" c'est-à-dire le jeûne comme tel, bien qu'il puisse s'agir aussi du jeûne du Ramadan proprement dit, comme le croient certains, compte tenu du fait que "ceux qui étaient avant vous " d'entre les Gens du Livre en ont augmenté la durée jusqu'à l'étendre à cinquante jours : c'est là une des choses qu'ils ont altérées. "Comme il a été prescrit", c'est-à-dire rendu obligatoire, "à ceux qui étaient avant vous" : ceux qui vous ont précédé dans ce statut (de jeûneurs), alors que vous êtes venus après eux. "...peut-être aurez-vous la crainte pieuse", c'est-à-dire prendrez-vous le jeûne comme une protection ; en effet, le Prophète -sur lui la Grâce et la Paix !- nous a appris que "le jeûne est un bouclier" : c'est là la protection dont il est question dans ce verset. Vous ne le prenez comme protection que si vous en faites une oeuvre d'adoration; le jeûne appartient à Dieu par sa transcendance mais, en tant qu'oeuvre d'adoration, il est pour le serviteur un bouclier et une protection qui l'empêche d'émettre la moindre prétention à l'égard de ce qui appartient à Allâh et non à lui-même: n'ayant pas de semblable, le jeûne appartient à Celui "qui n'a pas de semblable" ; c'est à Allâh, et non à toi-même, que le jeûne appartient.

Il a dit ensuite: "des jours comptés" ; "jours" vise sans aucun doute la première mention du terme kutiba ("a été prescrit") car nous ignorons ce qui a été prescrit à ceux qui étaient avant nous : leur a-t-il été prescrit un seul jour -c'est le cas de Ashûrâ- ou plusieurs (ayyâm) ? Ce qui nous été prescrit à nous, c'est le jeûne d'un mois, et le mois ne peut compter que vingt-neuf ou trente jours, d'après le compte découlant de notre vision du croissant (hilal). Or, (la forme du mot) " ayyâm " s'applique exclusivement aux nombres de 3 à 10. La lettre du Coran concorde donc parfaitement avec ce que nous a enseigné l'Envoyé d'Allâh -qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix !- au sujet du nombre de jours du mois (de Ramadan) ; il a dit en effet : "le mois est comme ceci ", faisant un geste de la main signifiant " dix jours " ; puis il a ajouté : "et comme ceci", c'est-à-dire encore dix jours, "et comme ceci", en laissant cette fois un pouce fermé, c'est-à-dire neuf jours. Si, la seconde fois, il n'a pas fermé son pouce, c'est pour signifier à nouveau dix jours. En effet, le Très-Haut avait dit "des jours comptés" ; le Législateur compta donc les jours du mois par dizaines de manière à ne pas invalider la mention (coranique) des "ayyam", en conformité avec la Parole d'Allâh le Très-Haut. Il a agi ainsi autrement qu'il l'avait fait avec Aïcha à propos de l'annulation du mariage (al-ilâ); il avait dit alors : "il se peut que le mois soit de vingt-neuf jours"-, et non "comme ceci et comme cela", comme il le fit pour le mois de Ramadan. Ceci confirme qu'il a voulu s'exprimer en conformité avec ce que le Très-Haut avait mentionné dans son Livre.

Il a dit ensuite : "Quant à celui d'entre vous qui est malade ou en voyage, (qu'il jeûne) un nombre d'autres jours (ayyamin)". Ici encore, Il a mentionné des "jours", tout en faisant allusion par (les mots) "d'entre vous" à ceux auxquels s'adressait Son exhortation, c'est-à-dire ceux qui croient ; "malade", c'est-à-dire empêché par Dieu ; "ou en voyage" : ce sont les Gens du cheminement initiatique (suluk) dans la Voie d'Allâh, les Stations (maqâmat) et les états spirituels (ahwal). Le terme "safar" a son origine dans l'"isfa ", terme qui contient l'idée de rendre visible, manifeste (zuhur). Il sert à désigner le voyage parce que celui-ci dévoile le caractère des hommes. Ce que la "Station" et l'"état" dévoilent aux initiés dans ce cheminement, c'est que l'action ne leur appartient pas, bien qu'ils l'accomplissent. Allâh est Lui le seul Agent ('âmil) en eux; c'est Sa Parole : "Tu n'as pas lancé quand tu as lancé, mais Allâh a lancé" (Cor. 8, 17) ; "un nombre d'autres jours", c'est-à-dire dans "le temps voilé" (fi waqt al-hijâb): ils sont "autre" pour que l'astreinte légale puisse trouver un support temporel qui les rende obligatoires : cette question a été abordée précédemment ; tu n'as qu'à te référer à ce que nous avons écrit.

Il a dit ensuite: "et, à charge de ceux qui ont la capacité de jeûner, une compensation : la nourriture d'un pauvre. Celui qui, usant de sa liberté, accomplit un bien, cela est un bien pour lui et que vous jeûniez est un bien pour vous : si vous saviez ! ", c'est-à-dire : celui qui a la capacité de jeûner, Nous lui avons donné le choix entre le jeûne et la nourriture (d'un pauvre): (le Très-Haut) est donc passé, pour ce qui concerne celui qui est soumis à l'astreinte, d'un statut d'obligation déterminée à un statut d'obligation indéterminée, bien que le choix (du serviteur) soit limité. Allâh savait bien comment il se comporterait ! C'est pour cela qu'Il lui a laissé le choix: aucun des deux termes (de l'alternative) n'étant obligatoire par lui-même, celui que (le serviteur) aura choisi l'aura été en vertu d'un libre-choix puisqu'il aurait pu tout aussi bien choisir l'autre. Cependant Allâh a rendu le jeûne préférable car il Lui appartient, de sorte que (l'homme) réalise l'Attribut de "jeûne" qui, parmi les modes d'adoration, "n'a pas de semblable". Si tu rétorques que le fait de nourrir est également un Attribut divin car Il est "Celui qui donne la nourriture", nous répondons que cette idée eut été effectivement possible s'Il n'avait joint faculté de nourrir (un pauvre) à l'idée de compensation en rattachant (grammaticalement, dans le texte coranique) la première à la seconde. (Il s'est donc exprimé) comme celui qui est soumis à l'astreinte avait l'obligation de jeûner ! Or, tant selon les convenances que selon la réalisation véritable, rien n'est obligatoire pour Allâh, à l'exception de ce qu'Il S'est rendu obligatoire à Lui-même: celui qui est soumis à un statut d'obligation en est en effet le prisonnier et demeure sous sa puissance ! Ici, la compensation a été précisée : c'est le fait de nourrir. Allâh a donc eu en vue le jeûne et l'a établi comme un bien pour toi car s'agit d'un Attribut qui lui est propre. Ne vois-tu pas qu'Il a dit aussi : " Et Nous l'avons exonéré au moyen d'une victime sublime" (Cor.37, 107) : de l'emprise de la mort. " Si vous saviez " : sans doute, la particule in a-t-elle ici un sens de négation ; c'est-à-dire: "vous ne sauriez pas que le jeûne est meilleur que le fait de nourrir si Je ne vous l'avais pas appris". Il se peut aussi que le sens soit : "Si vous cherchez à savoir le meilleur terme du choix que Je vous ai laissé, Je vous l'apprends", c'est-à-dire les rangs respectifs du jeûne et du fait de nourrir.

Il a dit ensuite: "Le mois de Ramadan ", de ce Nom divin qui est " Ramadan ", mois qu'Il a relié à Allâh le Très-Haut à partir de Son Nom "Ramadan ", Nom étrange et singulier ; "dans lequel le Coran a été révélé ", c'est-à-dire : le Coran est descendu par le jeûne de ce mois précis à l'exclusion de tout autre ; "comme une guidance". Le Coran, c'est la synthèse (jam'). C'est pourquoi Il t'a uni à Lui dans l'Attribut de " samadâniyya " qui est le jeûne ; par sa transcendance, celui-ci appartient à Allâh qui a dit : "le jeûne est à Moi " ; en revanche, en tant qu'oeuvre d'adoration, c'est à toi qu'il appartient. "Comme une guidance " : c'est-à-dire un exposé évident ; " pour les hommes " : à la mesure de leur capacité et de la compréhension qui leur a été donnée car chacun en possède, dans cette oeuvre d'adoration, une certaine part (shurban). "et des indications évidentes (bayyinât)" : tout être a une évidence qui lui est propre, à la mesure de sa compréhension du Discours divin ; "tirées de la Guidance", qui est l'éclaircissement (total: tibyân) divin, "ainsi que la Discrimination (Furqân)" : après t'avoir uni à Lui par le "Coran", Il te "discrimine", afin que tu te distingues de Lui au moyen du "Livre discriminateur", car si tu es "toi, toi", Il est "Lui, Lui" en application de ce qui a été dit, à savoir que tu fais usage d'une chose qui Lui appartient et qui est le jeûne ; celui-ci lui appartient du point de vue de sa transcendance alors qu'il est à toi en tant qu'oeuvre qui n'a pas de semblable ; le Seigneur est ainsi distingué du serviteur, après qu'ils ont été associés tous deux dans le nom de "jeûne".

"Celui d'entre vous qui a la vision du mois, qu'il le jeûne", c'est-à-dire: celui d'entre vous qui se trouve avoir une réputation auprès du commun des gens, qu'il jeûne à cet égard ; qu'il restreigne son âme dans cette notoriété, qu'il la domine au moyen de l'abaissement et la dépendance de sorte que sa joie soit intense au moment de la rupture.

"Celui qui est malade", en état de déséquilibre (mâ'ilan), car la maladie est un déséquilibre, ou d'emprisonnement, car le malade est le prisonnier de Dieu, "ou en voyage", cheminant parmi les Noms divins pour connaître le " goût initiatique " (dhawq), ou encore allant de Lui vers les créatures, "qu'il jeûne un nombre d'autres jours" : des jours comptés, sans en ajouter sans en retrancher. "...Allâh veut pour vous la facilité (yusra)..." en vous exhortant à la douceur dans l'accomplissement de l'astreinte légale , "et il ne veut pas pour vous la difficulté" c'est-à-dire ce qui vous est pénible, confirmant par là cette autre Parole : "Il n'a pas mis de gêne à votre charge dans la Religion". En outre, Il déterminé ici al-yusra au moyen de l'alif et du lâm, faisant allusion ainsi à la " facilité " mentionnée, cette fois en mode indéterminé, dans la Sourate " N'avons-nous pas ouvert ta poitrine " -; c'est-à-dire : telle est la facilité que Je veux de vous, celle de la Parole: "En vérité, avec la difficulté, il y a une facilité (yusran)...", ce qui veut dire: dans la difficulté de la maladie, il y a la facilité de ne pas jeûner; puis: "En vérité, avec la difficulté, il y a une facilité (yusran)" ce qui veut dire: dans la difficulté du voyage il y a également la facilité de ne pas jeûner ; "Puis, quant tu en auras terminé" avec la maladie et le voyage " établis " to

Les dix derniers jours du mois de Ramadan

19/09/2008 17:04 par momowally

  • Les dix derniers jours du mois de Ramadan

    Les dix derniers jours du mois de Ramadan

    19/09/2008 17:04 par momowally


salam alikoum wa rahmatoullah wa barakatouh,
bismillah
Demain,20 Sept.2008, incha Allâh Karim,sera le Début des 10 derniers jours du mois  du ramadan 
A ce sujet voici un texte

j'en profite pour vous rappeler que la nuit du destin n'est pas fixe, il faut la chercher  parmi ces 10 sacrées nuits
C'est quand la nuit d’Al-Qadr ?
Voici les commentaires des imams Al-Albani et Ibn Al-'Uthaimin :

« La Nuit d'Al-Qadr apparaît dans les dix dernières nuits de Ramadan pendant une nuit impaire (c'est-à-dire 21e, 23ème, 25ème, 27ème ou 29ème). Cependant les savants diffèrent quant à savoir si elle est fixée à une de ces nuits impaires chaque année ou si elle change chaque année à une nuit impaire différente. Ci-dessous sont les avis de deux de nos grands savants, Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin et Muhammad Nasir-ud-Din Al-Albani (qu’Allah leur fasse miséricorde).
La Nuit d'Al-Qadr a une Date Fixée :
La meilleure nuit du mois de Ramadan est la Nuit d'Al-Qadr, selon l a parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam): « quiconque accomplit la prière de la nuit, la Nuit d'Al-Qadr avec une foi ferme et en cherchant la récompense, tous ses péchés passés lui seront pardonnés.» [1]
Elle est sur la vingt-septième nuit de Ramadan selon l'avis le plus fort. Une majorité de «ahadith» montrent cela, y compris le hadith d'Ibn Zurr Hubaysh qui a dit : "j'ai entendu Ubay ibn Ka'b dire quand on lui a rapporté que ' Abdullah Ibn Mas'ud a dit : " quiconque accomplit la prière de la nuit (chaque nuit) pendant l'année trouvera la Nuit d'Al-Qadr. " Il (Ubay ibn Ka'b) dit :"Qu’Allah lui fasse miséricorde, son intention consistait en ce que les gens ne (deviennent pas paresseux) et comptent seulement (sur une nuit). Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité digne d'adoration, c'est en effet pendant Ramadan. Et par Allah je sais quelle nuit c’est. C'est la nuit dans laquelle le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) nous a comma ndé d’accomplir la Prière nocturne. Elle est la vingt-septième nuit. Son signe est que le soleil monte à son après le matin brillant sans rayons."
Dans une version, elle est élevée à la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam). [2]
[L’imam Al-Albani dans son livre: «Qiyamu Ramadan» (page. 18-19)]

La Nuit d'Al-Qadr doit être cherchée :

La Nuit d'Al-Qadr est dans les dix dernières nuits de Ramadan, selon la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) : "cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan." [Al-Bukhari et Muslim].
 Et elle survient dans une des nuits impaires plus probablement que sur les autres nuits, selon la parole du prophète (prières et bénédictions d’Allah sur lui): "cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan." [Al-Bukhari] Et elle est plus proche des sept dernières nuits, selon le hadith d'Ibn ' Umar que : " Quelques hommes des compagnons du messager d'Allah ont vu la Nuit d'Al-Qadr en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan). Donc le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : "je vois que tous vos rêves s’accordent qu'elle (la Nuit d'Al-Qadr) est dans les sept dernières nuits. Ainsi quiconque veut la chercher, qu’il la cherche dans les sept dernières nuits." [Al-Bukhari et Muslim].
Et c'est aussi basé sur le hadith de Muslim d'Ibn ' Umar que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : "cherchez-la dans les dix dernières nuits. Mais si l’un d'entre vous faiblit ou en est incapable, qu’il ne laisse pas les sept (dernières) nuits. "
Parmi les nuits impaires dans les sept dernières nuits, elle est plus proche de la vingt-septième nuit en raison du hadith de Ubay ibn Ka'b qui a dit : " par Allah, je sais quelle nuit c’est. C'est la nuit dans laquelle le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. C'est la vingt-septième nuit"
[Musl im]
Important:
La Nuit d'Al-Qadr n'est pas fixée à une nuit précise toutes les années ! ! ! ! ! Plutôt elle change constamment.
Ainsi, un an elle pourrait survenir la vingt-septième nuit par exemple et une autre année elle pourrait arriver la vingt-cinquième nuit, selon la volonté d'Allah et Sa sagesse. Ce qui nous amène à cela est la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam): «cherchez-la (c'est-à-dire la Nuit d'Al-Qadr) quand lorsqu’il reste neuf nuits, lorsqu’il reste sept nuits, ou lorsqu’il reste cinq nuits (c'est-à-dire respectivement la 21e, 23ème et 25ème sans mentionner la 27ème).»
Al-Hafidh Ibn Hajr a dit dans «Fath-ul-Bari »:
«l'avis le plus le plus fort est qu'elle est une nuit impaire dans les dix dernières nuits et qu'elle change constamment.»
Allah(swt) a caché la connaissance de son occurrence à Ses serviteurs par pitié pour eux pour qu'ils puissent augmenter leurs actions dans sa recherche pendant ces nuits honorables, en priant, faisant du dhikr et en invoquant. Donc ils ajoutent et augmentent dans la proximité d’Allâh(swt) et Sa récompense. Et Il  la leur a cachée pour distinguer, ceux qui parmi eux luttent et font des efforts, de ceux qui sont paresseux et négligents. Jusqu’à ce que celui qui lutte constamment pour quelque chose, se manifeste dans sa recherche et se donne de la peine dans sa recherche et sa réalisation.
Et peut-être qu’Allâh(swt) révèle son occurrence à certains de Ses serviteurs par des signes et des signaux, qu’ils peuvent voir, de même que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a vu le signe qu'il serait prosterné dans la boue le matin suivant. Donc, il a plu cette nuit et il a prié le matin (suivant) (Fajr) dans la boue.
[L’imam Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin dans son livre :« Majalis Shahr Ramadan» (pg. 106-107)]

Notes de bas de page :
[1] Rapporté par Al-Bukhari, Muslim et d'autres d’après la narration d'Abu Hur aira et par Ahmad (5/318) d’après la narration de ' Ubadah Ibn As-Samat. Le complément entre [...] lui appartient et à Muslim d'après Abu Huraira.
[2] Rapporté par Muslim et d'autres et il référencé dans Sahih Abi Dawud (1247)
La nuit du destin et sa détermination

Allâh (ÊÚÇáì) a dit : {La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les anges ainsi que l'Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube.** (Ste97/V.3-5)

Selon Abou Hourayra (ÑÖí Çááå Úäå), le Prophèt e (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) a dit : "Quiconque a animé la nuit du destin [et parvint à y prier avec sa date exacte] par sa foi et son désir de complaire à Allah, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés". (Al-Boukhâri, Mouslim et d'autres. Ahmad selon Oubâda Ibn Sâmit. Ce qui est entre crochets est dans la version de Mouslim et Ahmad)
7-1) L'avis que cette nuit tombe le 27eme jours de Ramadan
Selon Ibn 'Omar (ÑÖí Çááå ÚäåãÇ), le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) a dit : «Que celui qui la cherche le fasse donc la 27eme nuit.» (Ahmad avec une chaine authentique)
Zouh Ibn Habish a dit : "J'ai entendu Oubay Ibn Ka'b dire - après avoir entendu qu'Abd Allâh Ibn Mas'oud disait : «quiconque anime to utes les nuits de l'année sera tombé sur la nuit du destin » :
«Puisse Allâh lui accorder sa miséricorde ! Il a voulu que les gens ne se lassent pas! Au nom de Celui en dehors de qui il n'y a point d'autre dieu! La nuit du destin se trouve dans le Ramadan - il a juré sans aucune réserve - Au nom d'Allâh ! Je sais de quelle nuit il s'agit. C'est la nuit que le Messager d'Allâh nous a donné l'ordre d'animer (en prière). C'est la 27e nuit. Le signe en est qu'au lendemain le soleil se lève tout blanc et sans rayon
Selon une autre version, ces propos sont attribués au Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã). (Mouslim, Ahmad, Abou Dâwoud, At-Tirmidhi qui dit : authentique)

7-2) L'avis que cette nuit change chaque année dans la période des 10 dernières nuits
'âicha (ÑÖí Çááå ÚäåÇ) a dit : "Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) a dit : "Cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan"". (Al-Boukhâri et Mouslim)
Selon Abou Sa'id al-Khoudri (ÑÖí Çááå Úäå), le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) a dit : "Cherchez la dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan". (Al-Boukhâri)
Ibn 'Omar (ÑÖí Çááå ÚäåãÇ) a dit :
"Quelques hommes parmi les compagnons du Messager d'Allâh ont vu la nuit d'Al-Qadr en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan). Donc, le Prophète a dit : "Je vois que tous vos rêves s'accordent pour qu'elle (la nuit d'Al-Qadr) soit dans les sept dernières nuits. Ainsi quiconque veut la chercher, qu'il la c herche dans les sept dernières nuits"".
(Al-Boukhâri, Mouslim)
Ibn 'Omar (ÑÖí Çááå ÚäåãÇ) a dit que le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) a dit : "Cherchez-la dans les dix dernières nuits. Mais si l'un d'entre vous faiblit ou en est incapable, qu'il ne laisse pas les sept (dernières) nuits".
(Mouslim)

Ibn Hajr (ÑÍãå Çááå) a dit : "L'avis le plus le plus fort est qu'elle se trouve dans une nuit impaire des dix dernières nuits et qu'elle change chaque année".
(Fath Al-Bâri)

7-3) Ce qu'il est bon de dire cette nuit

'Aicha (ÑÖí Çááå ÚäåÇ) a dit : "J'ai dit : «Ô Prophète, si je connais la nuit du destin, que dois-je dire dans celle-ci.»
Il dit :
«Dis : Ô Allâh Tu es Pardonneur, Tu aimes le pardon, alors pardonnes-moi"
[Allâhoumma innaka 'Afouwoun tou hibbou l-'afwa fa 'fou 'anni]. »
(Ahmad, Ibn Mâja, At-Tirmidhi qui dit : authentique)

Le mois de Ramadân un moment historique car c'est pendant ce mois que le Saint Coran a été révélé au cours d'une nuit, souvent appelée « Nuit du Destin» (Laylat-ul Qadr) au prophète Mouhammad comme l'indique ce verset :
(Sourate 2, Versert 185).
Ces jours sont le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement.Cette nuit est d'autant plus particulière puisqu'elle vaut plus que mille mois (voir verset ci-dessous) soit environ 83 ans!
(Sourate 97)
« Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al-Qadr.
Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al-Qadr?
La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois.
Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l'Esprit, par la p ermission de leur Seigneur pour tout ordre.
Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube.»
Allâh(swt) invite tous les musulmans à rechercher cette nuit et à lire le Coran, faire des invocations, demander pardon, etc.
Dieu(swt) et son noble messager(saw) sont les seuls à savoir quand est cette nuit. La seule indication laissée par le prophète Mouhammad (saw) est qu'elle a lieu un jour impair et dans les 10 derniers jours du mois de Ramadân (i.e. 21, 23, 25, 27 ou 29).
Cette imprécision est volontaire car le musulman ne doit pas se contenter de prier durant cette nuit mais doit être présent durant tout ce mois qui lui servira de « modèle» pour le reste de l'année.
Bénéficier de la bénédiction de la « nuit du Destin », telle est la quatrième raison pour laquelle le musulman jeûne.
Bonne fin de ramadan à vous et  à vos familles !
Qu'Allâh(swt) nous donne une longue et agréable vie dans sa soumission sans faille,dans son obéissance totale et dans son adoration .
Allâhumma Amîiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine !!!!!!!!
Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine !
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)
wa salam

le temps

17/09/2008 17:17 par momowally

  • le temps

    le temps

    17/09/2008 17:17 par momowally

« Ô Ami, cesse de chercher le pourquoi et le comment.
Cesse de faire tourner la roue de ton âme.
Là même où tu te trouves, en cet instant tout t'est donné, dans la plus grande perfection.
Accepte ce don, presse le jus de l'instant qui passe. »

Selon un proverbe arabe:

« Le temps est comme un couteau,si tu ne coupes pas avec,il te coupera ! »

Tout comme le paresseux sommeillant sur sa tâche ne songe pas au jour qui fuit !

wa salam

Cheikh Abubacar Hassoumi(raa) de Kiota (Niger)

16/09/2008 15:31 par momowally

  • Cheikh Abubacar Hassoumi(raa) de Kiota (Niger)

    Cheikh Abubacar Hassoumi(raa) de Kiota (Niger)

    16/09/2008 15:31 par momowally

 

"Les plumes du destin se sont depuis longtemps arrêtées d'écrire et l'encre des pages est désormais bien sèche"
 
"Les plumes du destin se sont depuis longtemps arrêtées d'écrire et l'encre des pages est désormais bien sèche"
Parole du Prophète  

Cheik Aboubacar Hassoumi

Cheik Aboubacar Hassoumi
Né en 1914 à Kiota (Niger), Alhadj - Cheik Aboubacar Hassoumi est un érudit de l'Islam, khalife de Cheikh AL-islam , Cheikh Ibrahim Niasse de Kaolack (Sénégal),le guide spirituel de la confrérie Tidjaniya en Afrique noire.
Homme très pieux, généreux, il n'a de cesse oeuvré pour le rayonnement de l'Islam et de la culture islamique dans la sous région. Pour preuve, il a effectué, par deux (2)fois, le hadj à pieds dont la première qui a duré 30 mois à l'âge de 17 ans.

Depuis 1954, il organise et dirige la fête de Mouloud (anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (SAW) dans le village de Kiota qui accueille des milliers et des milliers de fidèles. Travailleur infatigable, il a fait de l'Islam et de l'agriculture sa vocation.

En fervent défenseur de l'éducation, il a toujours prêché pour la formation des jeunes et des femmes, d'où son appui constant aux œuvres de Saïda Oumoulkhairy : c'est lui qui a entièrement financé la première classe en dur du
Qu'Allâh(swt) les reçoivent tous ,auprès du saint et béni Prophète(saw)
wa saalam

les saintes Ecritures

15/09/2008 15:16 par momowally

  • les  saintes Ecritures

    les saintes Ecritures

    15/09/2008 15:16 par momowally

Salamou'alakum,chers visiteurs de mon blog,que vous inspire cette reflexion de notre nénéré Maître, Ibn Arabi :

« A ton coeur se révèle Celui qui n'a jamais cessé de résider dans l'inscrutable mystère du Sans-commencement!
Mais c'est toi-même qui étais le voile sur ton oeil bien que cela fût par la vertu même de ta similitude divine.
Alors au coeur apparaît que Celui qu'il voit n'a jamais cessé de l'appeler vers Lui!
C'est ainsi qu'un Propos vint, renfermant toute Parole, et sa gloire fut manifestée par l'Envoyé de la Région Suprême! »


Ibn 'Arabi

Pourquoi appelle-t-on les six jours de Shawwâl les jours blancs ?

15/09/2008 15:15 par momowally

  • Pourquoi appelle-t-on les six jours de Shawwâl les jours blancs ?

    Pourquoi appelle-t-on les six jours de Shawwâl les jours blancs ?

    15/09/2008 15:15 par momowally

Assalam alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh


Shawwâl est le dixième mois du caldendrier musulman.

Le premier de ce mois correspond à la Fête de rupture du jeûne (`Îd Al-Fitr). Les six jours dont il est question correspondent à six jours que le Musulman est appelé à jeûner durant ce mois, an guise d’adieu au mois de Ramadân. Le jeûne de ces jours est recommandé mais non obligatoire.

Selon Abou Ayub (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) , le Messager de
Dieu (que le salut et la paix d'Allah soit sur lui),a dit :« Celui qui a jeûné
le mois de Ramadan puis l'a fait suivre de six jours de Shawwal (10ème
mois lunaire), c'est comme s'il avait jeûné tout le temps


Pourquoi appelle-t-on les six jours de Shawwâl les jours blancs ?

Question

 Sheikh,

Pouvez-vous m’expliquer la raison pour laquelle les six jours de
Shawwâl [1] sont appelés les jours blancs ?


Réponse de Sheikh `Atiyyah Saqr
Les jours blancs existent dans chaque mois lunaire. Ils correspondent
aux jours durant lesquels la lune apparaît toute la nu
it. En fait, ils
correspondent à l’apparition de la lune toute la nuit et du soleil toute
la journée. Ces jours sont les treizième, quatorzième et quinzième
jours de chaque mois lunaire. (Ils sont donc trois et non six comme il est
communément admis.)

On dit aussi que ce nom leur a été attribué parce que Dieu (le Très-Haut)
a accordé Son Pardon à Adam (paix sur lui ) et a blanchi le registre
de ses actions [2] (Il l’a purgé de ses péchés) durant ces trois jours.
Il est également rapporté que lorsque Adam (paix sur lui) arriva sur
terre, sa peau devint noire et Dieu (le Très-Haut) lui ordonna de jeûner
durant ces jours. Lorsqu’il acheva le premier jour de jeûne, un tiers
de sa peau blanchit et au bout du troisième jour, son corps devint
entièrement blanc. Cependant, cette tradition est jugée controuvée et
falsifiée.

Néanmoins, l’Islam recommande aux Musulmans de jeûner durant ces trois
jours. Ibn `Abbâs a rapporté : "Le Prophète(paix et bénédiction sur
lui) avait l’habitude de jeûner pendant les jours blancs, qu’il soit
résident ou en voyage."

Hafsah(raa) a également rapporté : " Il y a quatre
choses que le Prophète (paix et bénédiction sur lui ) n’a jamais
abandonnées : jeûner le jour de `Âshurâ’ [3], les dix premiers jours de Dhû
Al-Hijjah
[4] et trois jours par mois ainsi que les deux cycles de prière
(rak`ah) au lever du soleil(Duhâ)."
(Rapporté par Ahmad)

Az-Zurqânî (raa)a dit : "La sagesse résidant derrière ces trois jours est
qu’ils tombent au milieu du mois et que l’éclipse lunaire a lieu la
plupart du temps à ce moment. En jeûnant à cette occasion, toute personne
obtiendra une grande récompense puisqu’elle jeûne et effectue d’autres
actes d’adoration
." Ceci concerne les trois jours pour lesquels il est
recommandé de jeûner.

Maintenant, pour ce qui est des six jours du mois de Shawwâl [1], ils
ne peuvent pas être appelés les jours blancs. Il est fortement
recommandé, mais pas obligatoire, de les jeûner. Il a été rapporté que le
Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Celui qui jeûne le mois
de Ramadân et poursuit avec six jours du mois de Shawwâl aura la
rétribution d’une année entière de jeûne.
» (Rapporté par Muslim)

Il est également possible pour un Musulman qui aurait à rattraper les
jours de jeûne manqués pendant le mois de Ramadân d’avoir deux
intentions : l’intention de rattraper les jours manqués et celle de jeûner les
six jours de Shawwâl. Cependant, il est préférable d’effectuer ces
jeûnes séparément. Ainsi est-il permis à une personne qui éprouve une grande
difficulté à rattraper ses jours et à jeûner les six jours de Shawwâl
d’avoir l’intention d’effectuer les deux actes et de les regrouper dans
le même nombre de jours. Il lui est également possible de rattraper
les jours manqués et effectuer la Sunnah des six jours de jeûne par la
suite.

Notes :
[1] Shawwâl est le dixième mois du caldendrier musulman. Le premier de
ce mois correspond à la Fête de rupture du jeûne (`Îd Al-Fitr). Les six
jours dont il est question correspondent à six jours que le Musulman
est appelé à jeûner durant ce mois, an guise d’adieu au mois de Ramadân.
Le jeûne de ces jours est recommandé mais non obligatoire.

[2] Ce registre est supposé être celui où sont consignées les actions
de tout être humain, les bonnes et les mauvaises. Il est tenu à jour par
les deux anges qui accompagnent tout être humain.

[3] Le jour de `Âshurâ’ est le dixième jour du mois de Muharram,
premier mois du calendrier musulman. Ce jour-là, les Musulmans commémorent
entre autres le secours apporté par Dieu à Moïse et aux Enfants d’Israël
lors de leur fuite devant le Pharaon d’Egypte.

[4] Dhû Al-Hijjah est le douzième mois du calendrier musulman. Le 9 de
ce mois correspond au jour de `Arafah, point culminant du pèlerinage.

Wa salamou alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh


Invocations des Compagnons (qu'Allâh les agrées) !

15/09/2008 15:14 par momowally

  • Invocations des Compagnons (qu'Allâh les agrées)  !

    Invocations des Compagnons (qu'Allâh les agrées) !

    15/09/2008 15:14 par momowally

L'invocation d'Abû Hurayra( qu'Allâh l'agrée) ! 

Le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) a enseigné l'invocation suivante à Abû Hurayra (qu'Allâh l'agrée)  :

« Allâhumma ahlim nafsî taqwahâ
wa zakkihâ Anta khayru man zakkahâ
Anta waliyyuhâ wa mawlahâ.»


(Ô Allâh ! Accorde à mon âme sa piété,
purifie-là car tu es le meilleur de ceux qui purifient,
Tu es son Protecteur et son Maître.)

« Allâhumma arji nafsî ilayka râdiyatan mardiyyatan
wa adkhilâ jannataka fî `ibâdika-s-sâlihîn.»


(Ô Allâh ! Fais retourner mon âme vers Toi satisfaite et agréée,
et fais la entrer dans ton Paradis parmi tes bons adorateurs.)

 « Allâhumma bâ'id baynî wa bayna khatâyayâ
kamâ bâ`adta bayna-l-mashrîqi wa-l-maghrîb.»


(Ô Allâh ! Ecarte de moi mes fautes
comme tu as écarté l'Est et l'Ouest.)

« Allâhumma naqqinî mina-l-khatâya
kamâ yunaqqa-th-thawbu-l-abyadu mina-d-danas.»


(Ô Allâh ! Nettoie mes fautes
comme on enlève les tâches d'un vêtement blanc.)

«Allâhumma-gh-silnî khatâyayâ bi-l-mâ-i wa-th-thalji wa-l-barad.»


(Ô Allâh ! Lave mes fautes avec l'eau, la neige et la glace.)

[Rapporté par Ahmad, al Bukhârî, Muslîm, Abû Dâwûd, Al Nissa'î et Ibn Mâjâh d'après Abû Hurayra]
Wa salamou alaykoum wa rahmatoullahi ta'ala  wa barakatouh

 

Être généreux, c'est renoncer à ce qu'on aime pour Allâh(swt)

15/09/2008 15:12 par momowally

  • Être généreux, c'est renoncer à ce qu'on aime pour Allâh(swt)

    Être généreux, c'est renoncer à ce qu'on aime pour Allâh(swt)

    15/09/2008 15:12 par momowally


As-salâmu ‘alaykum, chers jeûneurs et chères jeûneuses,


Le verset qui nous occupe en cette fin de dernière décade de ce jeûne de ramadhâne est le 92e de la sourate 3, Âlu ’Imrâne (La Famille de ‘Imrâne).
Allâh s’adresse aux croyants au sujet de la générosité.

Même s’il n’a pas été révélé à l’occasion du jeûne, ce verset a un impact sur les jeûneurs sincères, qui veulent suivre leur Prophète de la manière la plus complète possible. Car la générosité est une vertu qui colle à la peau du Messager, sallallâhu ‘alayhi wa sallam. On ne peut penser à lui sans penser à elle.

Les compagnons en ont témoigné dans des hadith authentiques, le messager d’Allâh était le plus généreux des hommes : jamais il ne refusait de donner une chose quand il la possédait. Une générosité légendaire ! Ils nous ont également appris que c’est justement pendant le Ramadhâne que le Prophète était le plus généreux.

Il y a 3 choses à comprendre de ça :

  • * le Prophète n’était pas juste un peu plus généreux quand il jeûnait. Non. Il était beaucoup plus généreux. C’est pour cela que les compagnons s’en sont aperçus. S’il avait été seulement un peu plus généreux, les compagnons n’auraient pas noté la différence. C’est comme quelqu’un qui donne 100 euros par mois pour la mosquée. Le jour où il donne 200 euros, c’est-à-dire 100 euros de plus, on remarque la différence. Mais celui qui donne 10000 euros par mois, le jour où il donne 10100 euros, on ne voit pas la différence. Il faudrait qu’il donne beaucoup plus pour que cela se remarque. C’est la même chose pour la générosité de notre Prophète.
  1. * le jeûne de ramadhâne doit stimuler les adorations et le bon comportement. Ce doit vraiment être une période à part dans l’année. Une période tout entière dédiée au bien.
  • * être généreux est un comportement tellement important et aimé d’Allâh qu’il devient prioritaire en période de jeûne.

Dès lors, sachant cela, le croyant sincère va s’attacher par tous les moyens à être généreux. Et il se posera naturellement cette question essentielle : « Que dois-je donner qui fera de moi un serviteur généreux aux yeux d’Allâh ? »

Et c’est exactement à cette question que répond ce verset dans lequel Allâh nous apprend que pour atteindre le birr, il faut donner de ce qu’on aime et qu’on aimerait bien garder pour soi. Ce qu’on a eu du mal à obtenir et qu’on a de plus précieux. Ce qui provoque l’admiration et l’envie chez les autres.

Allâh dit : Vous, les croyants, n’atteindrez pas le birr, à moins de donner une partie de ce que vous aimez. Et toute chose que vous aurez donnée, Allâh en a une parfaite connaissance.

.....................................

Pour expliquer ce verset, revenons un peu aux origines de l’homme.

Allâh a décidé que des centaines et des centaines de générations d’êtres humains vivraient les unes après les autres sur Terre.

Mais pour que l’humanité puisse d’abord survivre puis s’épanouir et se développer sur Terre, elle a besoin de posséder des qualités spéciales. Et c’est bien ce qu’Allâh lui a donné. On peut citer comme exemple de ces qualités la peur de la mort, la capacité à oublier des informations, ou le besoin de se reproduire. Sans elles, l’homme n’existerait plus depuis très longtemps, parce qu’il serait soit dans un état de souffrance permanent, soit dans un état d’insouciance ou encore de solitude extrême.

La qualité qui nous occupe ici a un rôle très important dans le développement de l’humanité et ses progrès au sens large. Il s’agit de l’amour des richesses et des biens matériels. L’homme passe l’essentiel de sa vie à les rechercher. Cette caractéristique qu’Allâh n’a donnée qu’à l’être humain est indispensable à sa survie, car elle le pousse à chercher les moyens de sortir du dénuement, de la pauvreté, de la famine, de l’insécurité… On la trouve à l’origine de tous les développements et de tous les progrès, de toutes les sciences, de toutes les théories, de toutes les technologies, de toutes les recherches, de toutes les inventions... Que serions-nous sans cette caractéristique ? Sans doute pas grand-chose. C’est une bénédiction de la part d’Allâh, qui assure la survie !

Hélas ! Tout ce que l’homme a reçu de la part de son Rabb, il le détruit et il se détruit avec. C’est ça, l’être humain. C’est dans sa nature de se détruire. De cette force et de ce don divins, il a fait une faiblesse et une porte d’entrée pour les ruses du démon. Et de cette caractéristique magnifique que son Rabb lui a offerte gratuitement pour s’adapter à sa vie sur Terre et vivre heureux, l’homme a fabriqué les machines de guerre, les jeux de hasard, le commerce illicite, les prêts à intérêts, le sport-spectacle comme les jeux Olympiques et la Coupe du monde de football, les stars du cinéma et de la chanson, la publicité, et qu’il a sombré dans les meurtres, les inégalités, les injustices, la pauvreté extrême écrasée par la richesse extrême, le gaspillage, l’individualisme et l’égoïsme, l’avarice, les trafics en tout genre, la prostitution, le vol... Bref, des monstruosités toutes dédiées uniquement à la recherche des biens matériels ! Non plus à la survie, mais seulement à l‘amoncellement des richesses.

Tous les hommes partent à la recherche des richesses. Tous. Ils passent même pas mal de temps à cela. Mais Allâh n’a pas donné à tout le monde la même réussite. C’est pourquoi de tout temps, les sociétés humaines se sont divisées en deux groupes, quels que soient leur degré de civilisation et leur niveau de développement technologique : les riches et les pauvres. Or, pour que l’humanité dure longtemps et évite le désespoir, les guerres et les révolutions meurtrières, il lui faut construire un équilibre entre ces deux groupes. Et l’histoire montre que c’est presque impossible à réaliser pour l’être humain.

Mais voilà, l’homme n’est pas seulement sur Terre pour survivre. Il est là également, et avant tout, pour adorer Allâh, c’est-à-dire pour Le reconnaître et Lui obéir. Allâh sait que l’homme court à sa perte malgré les immenses bienfaits qu’Il lui a donnés. Alors non seulement Il lui a donné les qualités nécessaires à la vie sur Terre mais Il lui a également montré comment il devait s’en servir pour ne pas tout gâcher. Il lui placé les solutions à ses problèmes dans l'adoration.

Concernant l’amour des biens et la recherche des richesses, Allâh nous encourage dans de nombreux versets, comme dans le verset 10 de la sourate 62, Al-Jumu’ah, Le Vendredi, à parcourir la Terre à la recherche de Ses bienfaits. L’homme a donc une tendance naturelle à rechercher les biens et Allâh ne lui demande pas de renoncer à cette nature. Mais l’homme est aussi avare et orgueilleux, au point qu’il a une fâcheuse tendance à oublier Allâh quand il reçoit ce qu’il recherche. C’est pour cela qu’Allâh lui rappelle que c’est Lui qui donne. Pour preuve, Il donne à qui Il veut. À certains Il donne beaucoup, à d’autres moins. Et dans le verset 32 de la sourate 43, Az-Zukhruf, Les Ornements, Il nous apprend la raison de ce partage en faveur de certains humains seulement : pour que les riches, qui ont été favorisés par Allâh, prennent en charge les besoins des pauvres.

Il y a plusieurs manières de « prendre en charge ». Par exemple, prendre un pauvre à son service, embaucher quelqu’un et le payer pour son travail. Mais il y a aussi le don et l’aumône. Et c’est l’objet du verset qui nous occupe, le verset 92 de la sourate 3.

Allâh vient juste de parler des mécréants et du fait que, étant donné leur mécréance, aucune aumône ne leur sera profitable même s’ils essayaient de se racheter en donnant le volume de la Terre en or. Et juste après, dans notre verset, c’est la générosité des croyants qui est évoquée. Le croyant sincère, par ses aumônes, cherche à se comporter de la bonne manière, à adorer Allâh et à Lui obéir, pour obtenir Sa satisfaction, sa récompense et Son Paradis. Et c’est exactement tout cela à la fois, le birr. Il correspond à tout le bien que l’on recherche à travers notre adoration. Aussi, certains savants ont expliqué le mot birr par l’obéissance, d’autres par les bonnes oeuvres, d’autres également par le Paradis ou la récompense. Le juge Abu Bakr Ibn-ul-‘Arabiyy, grand savant andalou du 12e siècle, spécialiste des versets qui traitent de la loi, résume l’ensemble en disant que le birr est obtenu par le serviteur qui a les qualités qu’Allâh lui a ordonné d’avoir.

Et ces qualités sont d’abord de donner de ses biens, puis de donner avec l’intention de plaire à Allâh Seul, puis de donner une partie de ce à quoi on est fortement attaché. Et à quoi sommes-nous attachés ? À l’argent et aux biens matériels. C’est pourquoi, des savants ont dit que ce verset concernait la zakât, c’est-à-dire l’aumône obligatoire. D’autres ont dit qu’il était général et parlait de toutes les aumônes du croyant. Pour ces spécialistes de l’interprétation du Coran, Allâh nous demande de rechercher le Paradis en donnant en aumône une partie des biens qu’on a reçus, et d’en faire profiter les pauvres. Certains affirment même que ce verset concernait l‘aumône et qu'il a été abrogé lorsqu'Allâh a rendu la zakât obligatoire. 

Mais il existe une explication plus globale et plus complète. Cette explication vient directement de l’analyse du comportement des compagnons lors de la révélation de ce verset.
Comment donc les compagnons ont-ils pratiqué ce verset ? C’est ce que nous apprend par exemple le grand savant andalou du 13e siècle, spécialiste de l’interprétation du Coran et des versets qui traitent de la loi, Al-Qurtubiyy. Il explique que les compagnons ont pris ce verset au pied de la lettre, dans le sens propre et l’ont appliqué directement comme cela. Ils n’ont pas attendu qu’on leur explique à quoi correspondait la partie à moins de donner une partie de ce que vous aimez. Ils n’ont pas cherché à donner un sens symbolique à cette expression. Au contraire. Ils ont regardé leurs biens. Ils ont choisi ce qu’ils aimaient le plus. Ils l’ont donné. Point. Parce que c’est exactement cela que leur demandait leur Rabb. Ensuite, le fait que cette partie du verset puisse exprimer en même temps le fait que les hommes aiment l’argent et les biens matériels était secondaire pour eux.
Et les exemples sont nombreux. Le grand compagnon Abû Talhah possédait une terre, en face de la mosquée de Médine, contenant un puit d’eau délicieuse dans lequel le Prophète, sallallâhu ‘alayhi wa sallam, aimait se rafraîchir. C’était le plus précieux et le plus aimé de ses biens. Dans un hadith sahih rapporté par le spécialiste Al-Bukhariyy, quand ce verset a été révélé, Abû Talhah a dit au Prophète, sallallâhu ‘alayhi wa sallam : « Allâh nous demande de nos biens. Je te prends à témoin, o prophète d’Allâh, que je donne ma terre pour Allâh. » Et le prophète lui a répondu : Donne-la à tes proches, Hassân ibn Thâbit et Ubayy ibn Ka’b. Les savants rapportent également cet exemple de générosité de la part du grand compagnon Zayd ibn Hârithah, qui possédait un cheval qu’il avait appelé « Sabal ». Voici comment un jour, il a invoqué Allâh : « O Allâh ! Tu sais très bien qu’aucun de mes biens ne m’est plus précieux que ce cheval. » Il l’a ensuite emmené au prophète d’Allâh et lui a dit : « Voilà pour Allâh ». Et le Prophète a dit au fils de Zayd, Usâmah, le grand compagnon : Prends-le. Zayd était gêné par le fait que sa générosité profite à son propre fils, mais le Prophète l’a rassuré : Allâh a accepté ton don.

Ce verset a été l’occasion de grands actes de générosité et a provoqué de nombreux dons d’argent, de terres, d’animaux, d’armes et des affranchissements d’esclaves. Des dons à des pauvres, à des riches, à des étrangers, à des proches parents. C’est pour cela que les savants ont dit que ce verset ne concernait pas que l’aumône aux pauvres et aux nécessiteux, mais englobait tout acte de générosité dans le bien et dans l’obéissance.

Et le juge Abu Bakr Ibn-ul-‘Arabiyy ajoute que si le Prophète a donné ces biens à des membres de la famille des généreux donateurs, c’était pour deux raisons. D’abord parce que donner à la famille est à la fois un acte de générosité et un renforcement des liens familiaux, extrêmement important en islam. Et ensuite parce que le cœur et l’âme acceptent plus facilement de renoncer à un bien précieux qu’on a donné à celui qu’on aime.

Voyez chers frères et sœurs comment ce verset symbolise bien la miséricorde et la bonté d’Allâh dans la manière avec laquelle Il traite Sa créature. L’être humain, de par sa nature, est capable de tuer et d’opprimer pour conserver les biens qu’il aime. C'est sans doute une des raisons les plus importantes qui le pousse à combattre. Mais le croyant, lui, va surpasser cette nature et se mettre à distribuer de ses biens les plus précieux. Aussi, dans le comportement et les paroles du Prophète, ainsi que dans les mises en pratique des compagnons, on voit que ce verset pourtant si court aide la société des croyants à mieux adorer Allâh, participe à la prise en charge des problèmes économiques dans la communauté, réduit la séparation entre les riches et les pauvres (car riches comme pauvres ont tous un bien auquel ils sont fortement attachés, et tous peuvent appliquer le verset), et renforce les bonnes relations entre les individus (les riches et les pauvres, mais aussi les gens d'une même famille).
Qui d’autre qu’Allâh peut apporter tant de solutions aux problèmes des humains en si peu de mots !

Allâhu Akbar kabîrâ wa-l-hamdu lillâh kathîrâ wa subhânallâhi bukratan wa asîlâ !

Le croyant sincère est un humain comme les autres, qui cherche à se développer et à survivre sur cette Terre. Il va lui aussi aimer les biens matériels. Mais ce qu’il aimera par-dessus tout, c’est le birr. Et c’est le birr qu’il va chercher à obtenir. Les biens matériels ne sont pour lui qu’un moyen de l’atteindre. C’est tout. Voilà pourquoi le verset se termine en mentionnant la purification de l’âme et de l’intention. C’est pour Allâh qu’on donne, pour personne d’autre. Et pour Allâh on est capable de donner ce qu'on aime le plus. Car Allâh sait exactement ce qu’Il a donné et à qui. Il sait exactement ce que représente un don pour celui qui donne, s’il l’a effectivement fait pour Lui ou non, s'il a donné un bien auquel il tient ou non. Et en fin de parcours, c’est Lui qui nous récompensera ou nous punira. Ce verset est donc une bonne nouvelle pour les gens sincères et une menace pour les autres. Qu’Allâh nous protège.


Voilà l’état d’esprit des croyants généreux, pendant le jeûne et tout au long de l’année. Il nous reste donc quelques heures seulement pour appliquer ce verset pendant le Ramadhâne. Et pour se mettre sur les bons rails pour le reste de l'année, avec l’aide d’Allâh.


Qu'Allâh agrée notre jeûne et le vôtre.

wassalâmu 'alaykum