La généalogie du Prophète (saw)

08/09/2008 16:58 par momowally

  • La généalogie du Prophète (saw)

    La généalogie du Prophète (saw)

    08/09/2008 16:58 par momowally

La généalogie du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)


Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit à ce propos: « Allâh(swt) a choisi Kinana parmi les Fils d'Adam et a choisi Quraich parmi la descendance de Kinana et dans la lignée de Quraich, Il a choisi les Fils de Hachim et m’a élu parmi les Fils de Hachim, je suis donc le meilleur issu des meilleurs.»

De Ibrahim (sur lui la paix) à 'Adnân

A partir de 'Adnân

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : « Ne faites pas remonter ma lignée au-delà de 'Adnân.» (As-Souyoûti)

Il est Mouhammad fils de 'Abdillâh

-fils de Abd Al-Mottalib

-fils de Hâchim

-fils de 'Abd Manaf Qoussay

-fils de Kilâb

-fils de Morra fils de Ka'b

-fils de Louëy

-fils de Ghâleb

-fils de Fihr (surnommé Qouraych, et ancêtre de la tribu du même nom)

-fils de Mâlik

-fils de Nadr (surnommé Abou Qays),

-fils de Kinâna

-fils de Kouzayma

-fils de Moudrika

-fils de Ilyâs,

-fils de Modar,

-fils de Nizâr

-fils de Ma'add

-fils de 'Adnân.

Son arrière arrière-grand-père se nomme Qoussay

Il est l'homme qui a uni Quraïch. D'ailleurs, c'est ce même Qossaï qui a instauré la maison d'assise (le petit parlement de Quraiche).

Son arrière-grand-père: Hâchim

Il a signé des traités de commerce avec les Perses. Et c'est également lui qui a établi les pactes avec les tribus arabes. C'est donc lui qui a fait la fortune de Quraiche.

Son grand père paternel : 'Abd Al-Mouttalib

Il est celui qui a creusé le puit de Zamzam.

'Abd Al-Mouttalib était chargé du service de la Ka'ba et de son entretien. Pendant la période du pélerinage, il se chargeait entre autre de transporter l'eau nécessaire pour étancher la soif des pélerins. Il était officiellement le chargé de service de la Maison Sacrée.

'Abd Al-Mottalib, grand-père du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), a engendré 10 fils  :
'Abbâs (que Dieu l'agrée), Hamza (que Dieu l'agrée), 'Abdallâh, qui est le père du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Abou Tâlib, Az-Zoubayr (que Dieu l'agrée), Hârith, Hajla, Mouqqawim, Dirâr et Abou Lahab.

Ses filles, au nombres de 6, sont  : Oum Al-Hakîm (aussi appelée Al-Baydâ), Barrah, 'Atikah, Safiya, Arwa et Oumayma.

    L'évenement de l'éléphant:

    Un chef chrétien d'Ethiopie du nom d'Abraha décida de s'installer en Arabie et d'y ériger un sanctuaire destiné à attirer les pélerins arabes. En ces temps, la période du pélerinage chez les Arabes s'accompagnait en effet de nombreux échanges commerciaux et de nombreuses manifestations culturelles. La mainmise sur cette rencontre annuelle représentait une alléchante perspective d'enrichissement. Les plans d'Abraha, à sa grande surprise, ne réussirent pas à détourner les Arabes de la Ka'ba, dont le caractère divin est bien plus vieux que la mémoire des Arabes. La Ka'ba a toujours été considérée, à travers les âges, comme un sanctuaire sacré. Sa rénovation est attribuée à Abraham (sur lui la paix) et son fils Ismaël (sur lui la paix) et son histoire s'enracine, bien avant Abraham (sur lui la paix), dans l'histoire de la foi. On comprend alors que le temple flambant neuf proposé par Abraha ne fasse pas le poids devant la Ka'ba.

    Afin de réaliser ses desseins, Abraha décida d'employer la force pour obliger les Arabes à abandonner La Mecque et faire leur pélerinage dans le nouveau sanctuaire (au sud de l'Arabie, du côté du Yemen). Il rassembla ses innombrables troupes (qui lui avaient soumis le Yemen), ses cornacs et ses éléphants d'Ethiopie et se dirigea vers La Mecque pour détruire la Maison Sacrée. Les protestations des tribus arabes n'avaient aucun poids contre la volonté et la puissance d'Abraha. Rendu aux portes de La Mecque, la taille des armées d'Abraha jeta une terreur froide dans le coeur des Mecquois. Leur propre impuissance les désespérait...

    Un seul homme resta impassible : 'Abd Al-Mouttalib Ibn Hâshim(raa). Il demanda à rencontrer Abraha en personne, dans son camp et au milieu de sa cour et de ses gardes. Au premier abord, le charisme de 'Abd Al-Mouttalib(raa) força le respect d'Abraha. Il l'interrogea sur l'objet de cet entretien, et, 'Abd Al-Mouttalib de lui demander de lui restituer son troupeau de chameaux ravis par l'armée d'Abraha !!
    Abraha lui dit alors : " Je croyais que tu étais venu discuter d'une affaire plus importante que ça, quelque chose en rapport avec votre sanctuaire qui vous est si cher et que j'ai l'intention de raser."
    'Abd Al-Mouttalib(raa) lui dit : « Je t'ai parlé de mes chameaux car j'en suis le seigneur. Quant au Sanctuaire, sache qu'il a un Seigneur et que ce Seigneur le protégera...»
    Le despote lui rétorqua : « Il ne le protégera pas de moi ! »

    L'ordre fut donné et les assaillants se dirigèrent vers La Mecque précédés par les phalanges éléphantines. Tout à coup, le grand éléphant qui sert de meneur à tout le troupeau s'arrêta. On avait beau le forcer à marcher vers la Ka'ba, il ne bougeait plus. Dès qu'on le détournait du Sanctuaire, il se relevait. Aussitôt qu'on l'orientait vers la Ka'ba, il refusait de marcher... Face à ce contretemps, Abraha ordonna d'attaquer sans les éléphants. C'est alors que le temps se gâta, le ciel se chargea de nuages et une nuée d'oiseaux apparut dans le ciel. Ces oiseaux lapidèrent les agresseurs avec des milliers de petites pierres et eurent raison des troupes d'Abraha !! Abraha, quant à lui, fut victime d'une maladie douloureuse qui rongea son corps jusqu'à l'os...

    Dieu (le Très-Haut) a dit : {N'as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l'éléphant. N'a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine ? et envoyé sur eux des oiseaux par volées qui leur lançaient des pierres d'argile ? Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée.} (105/1-5)

    L'incident de l'Elephant eut lieu pendant l'année de naissance du Prophète. Les traditions les plus sûres à ce sujet précisent même que cet incident eut lieu le jour de la naissance du Prophète Mohammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui).

Son père 'Abdoullah(raa):

Ce dernier a épousé la mère du Prophète, Amina, et est allé, en commerçant, se procurer de la marchandise, deux mois après son mariage. Elle était alors déjà enceinte, mais le père ne le savait pas. Durant son parcours, il s'est arrêté à Médine, dont il était originaire, rendre visite à ses oncles. Abd-El-Mottalib(raa), qui était le grand-père du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), était marié et résidait dans cette ville. A cette escale, Abdoullah tomba grièvement malade, son cas s'empira et il finit par y succomber. Il fut enterré à Médine, loin de sa famille.

Sa mère Amina(raa)

C'est Amina Bint Wahb Ibn 'Abd Manaf Ibn Zahra Ibn Kilab(raa), une femme Qouraychite. Elle était considérée comme la meilleure des femmes Qoureychites de part sa généalogie et de son rang social.

Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine !
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)

wa salam

Hadiths de Méditation

08/09/2008 16:25 par momowally

  • Hadiths de Méditation

    Hadiths de Méditation

    08/09/2008 16:25 par momowally

Salamu' aleikoum !

Joueux mois de ramadane à tous ! 

voici des sujets de méditation pour vous replonger dans les réalités Mouhamédiennes .

 Selon lui encore, le
Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit :

- «Celui qui réunit deux bonnes actions au service de Dieu, s'entendra s'appeler à partir des portes du Paradis : «Ô esclave de Dieu! Voilà une bonne chose que tu viens de faire.»

-Celui qui fait partie des pratiquants fervents de la prière est appelé à partir de la porte de la prière.

-Celui qui fait partie des volontaires fervents à la guerre sainte est appelé à partir de la porte de la guerre sainte.

-Celui qui fait partie des pratiquants fervents du jeûne est appelé à partir de la porte dite « du Rayyane »

-et celui qui fait partie des dispensateurs fervents d'aumônes est appelé à partir de la porte de l'aumône. »

Abou Bakr (que Dieu l'agrée) dit :

«Ô Messager de Dieu(swr)  !  Que mon père et ma mère te servent de rançon !  suffit-il d'être appelé à partir de l'une de ces portes pour être sûr du succès (d'entrer au Paradis)  ?

Est-il possible que quelqu'un soit appelé à partir de toutes ces portes à la fois ? »

Il dit : «Oui et j'ai bon espoir que tu sois l'un d'eux. » 

(Al-Boukhâri, Mouslim)

æÚäå ÑóÖíó Çááøóåõ Úóäåõ Ãä ÑóÓõæá Çááøóåö Õóáøóì Çááøóåõ Úóáóíåö æóÓóáøóã ÞÇá: <ãä ÃäÝÞ ÒæÌíä Ýí ÓÈíá Çááøóå äæÏí ãä ÃÈæÇÈ ÇáÌäÉ: íÇ ÚÈÏ Çááøóå åÐÇ ÎíÑ. Ýãä ßÇä ãä Ãåá ÇáÕáÇÉ ÏÚí ãä ÈÇÈ ÇáÕáÇÉ¡ æãä ßÇä ãä Ãåá ÇáÌåÇÏ ÏÚí ãä ÈÇÈ ÇáÌåÇÏ¡ æãä ßÇä ãä Ãåá ÇáÕíÇã ÏÚí ãä ÈÇÈ ÇáÑíÇä¡ æãä ßÇä ãä Ãåá ÇáÕÏÞÉ ÏÚí ãä ÈÇÈ ÇáÕÏÞÉ> ÞÇá ÃÈæ ÈßÑ ÑóÖöíó Çááøóåõ Úóäåõ: ÈÃÈí ÃäÊ æÃãí íÇ ÑóÓõæá Çááøóåö ãÇ Úáì ãä ÏÚí ãä Êáß ÇáÃÈæÇÈ ãä ÖÑæÑÉ Ýåá íÏÚì ÃÍÏ ãä Êáß ÇáÃÈæÇÈ ßáåÇ¿ ÝÞÇá: <äÚã æÃÑÌæ Ãä Êßæä ãäåã> ãõÊøóÝøÞñ Úóáóíåö.

Les plus grands secrets du jeûne

06/09/2008 17:49 par momowally

  • Les plus grands secrets du jeûne

    Les plus grands secrets du jeûne

    06/09/2008 17:49 par momowally

Alhamdulillâhi !

Assalatu wa salamoui alaa rassoulillâhi,

chers frères et soeurs,voici quelques grands secrets du jeûne .

Questions :Quels sont les plus grands secrets du jeûne ?

Et comment pouvons-nous connaître ces secrets ?

Réponse du Docteur Yûsuf `Abd Allâh Al-Qaradâwî

Nous ne pourrons comprendre le secret du jeûne que si nous comprenons le secret de l’être humain... Qu’est-ce que l’être humain et quelle est sa réalité ? Est-il ce corps dressé et ce squelette érigé ? Est-il cet ensemble d’organes, de cellules, de chair, de sang, d’os et de nerfs ? Si l’être humain était tel, que vil et petit serait-il alors ! !

Oui... L’être humain n’est pas ce squelette matériel. Il est en vérité une âme céleste habitant ce corps terrestre, il est un secret du royaume des cieux placé dans une enveloppe d’argile. La réalité de l’être humain est cette finesse divine et ce joyau spirituel que Dieu a placés en lui : grâce à elle, il comprend et il réfléchit ; grâce à elle, il ressent et il goûte ; grâce à elle, il organise le royaume terrestre et cherche à atteindre le royaume céleste ; grâce à elle, Dieu a ordonné aux Anges de se prosterner devant Adam, et ce n’est sûrement pas grâce à la boue malléable ni à l’argile pétrie qui le constitue : « Quand ton Seigneur dit aux Anges : ‹Je vais créer d’argile un être humain. Quand Je l’aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon Esprit, jetez-vous devant lui, prosternés›. » (sourate 38 intitulée Sâd, versets 71 et 72).

Tel est l’être humain : une âme supérieure dans un corps inférieur. Le corps est le logis ; l’âme est son propriétaire et son habitant. Le corps est l’embarcation ; l’âme est le passager et le voyageur. Le logis n’a pas été créé pour lui-même, ni l’embarcation n’a été créée pour elle-même. Le logis profite à l’habitant et l’embarcation sert au voyageur. Combien étranges sont ces êtres humains qui se négligent eux-mêmes et qui se préoccupent de leur maison, ou qui s’assignent à devenir les serviteurs de leurs embarcations ! Ils ont négligé leur âme pour rendre le culte à leur corps. Ce n’est plus que pour leur corps qu’ils œuvrent ; ce n’est plus que pour répondre à leurs instincts qu’ils s’activent ; toutes leurs pensées ne tournent plus qu’autour de leur ventre et de leur sexe... Leur sempiternel refrain est désormais :

Innamad-dunyâ ta`âmuw-wa sharâbuw-wa manâmu

Fa-idhâ fâtaka hâdhâ fa-`alad-dunyas-salâmu

 

Traduction

En vérité, le monde d’ici-bas n’est que nourriture, boisson et sommeil.

Si tu manques tout cela, tu peux dire adieu à la vie.

Ces êtres humains sont ceux que Dieu a décrits en ces termes : « Ne vois-tu pas celui qui a fait de sa passion sa divinité ? Est-ce à toi d’être un garant pour lui ? Ou bien penses-tu que la plupart d’entre eux entendent ou comprennent ? Ils ne sont en vérité comparables qu’à des bestiaux. Ou plutôt, ils sont encore plus égarés du sentier. » (sourate 25 intitulée le Discernement, Al-Furqân, versets 43 et 44).

Tel est l’être humain : une âme et un corps. Le corps a des demandes correspondant à sa nature inférieure ; l’âme a des demandes correspondant à sa nature supérieure. Si l’être humain soumet dans son esprit les désirs de son âme à ses instincts, il se transforme dès lors d’un ange miséricordieux à une bête méprisable puis à un diable maléfique. C’est cet individu que le poète croyant interpelle dans ses vers :

«Yâ khâdimal-jismi kam tas`â li-khidmatihi atatlubur-ribha mimmâ fîhi khusrânu

Aqbil `alan-nafsi wastakmil fadâ’ilahâ fa-anta bin-nafsi lâ bil-jismi insânu»

 

Traduction

Ô esclave de ton corps ! Comme tu te presses de le servir ! Manderais-tu le profit de ce qui n’est que perte ?

Viens-en vers ton âme et cultive ses vertus. Car, c’est par l’âme et non par le corps que tu es un homme.

Si l’être humain prend connaissance de sa valeur propre, s’il comprend le secret que Dieu a déposé en lui, s’il se réfère à son côté céleste pour diriger son côté terrestre, s’il se préoccupe du passager avant de se préoccuper de la monture, s’il se préoccupe de l’habitant avant de se préoccuper des murs, s’il fait prévaloir les envies de son âme sur les instincts de son corps, il deviendra dès lors un ange, voire meilleur qu’un ange. « Quant à ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres, ce sont les meilleurs de toute la création. » (sourate 98 intitulée la Preuve, Al-Bayyinah, verset 7).

C’est en raison de cela que Dieu a prescrit le jeûne, afin que l’être humain se libère du pouvoir de ses instincts, afin qu’il s’élance au dehors de la prison de son corps, afin qu’il ait raison de ses désirs concupiscents, afin qu’il maîtrise son aspect animal et tende vers un aspect angélique, afin qu’il se rapproche du royaume des cieux, afin qu’il frappe aux portes du Ciel par ses invocations et que celles-ci s’ouvrent pour lui, afin qu’il implore son Seigneur et que Celui-Ci lui réponde : « Me voici, ô Mon Serviteur, Me voici ! ». Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — dit dans le même sens : « Trois personnes ne voient pas leurs implorations rejetées : le jeûneur jusqu’à ce qu’il rompe son jeûne, le dirigeant juste et l’opprimé... »

(rapporté par At-Tirmidhî ( qui qualifia ce hadith de bon )

 par Ahmad et Ibn Mâjah, ainsi que par Ibn Khuzaymah et Ibn Hibbân dans leurs Sahîh respectifs).

Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine !
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)

wa salam

lL'importance du mois de Ramadane

06/09/2008 17:25 par momowally

  • lL'importance du mois de Ramadane

    lL'importance du mois de Ramadane

    06/09/2008 17:25 par momowally

Al Hamdulillâhi HaqqaHamdi !

As-salatou wa salamou alaa Rassoulillâhi !

Première question:

Notre Communauté islamique accueille à nouveau le mois béni de Ramadân. Que signifie ce mois pour cette Communauté à l’heure actuelle ?

Réponse

Le mois de Ramadân est un mois béni, pour la Communauté musulmane.Ceci est mentionné par Dieu dans le Noble Coran pour montrer qu’il s’agit du mois du jeûne. Dieu (swt ) dit : « Ô  croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous ; ainsi atteindrez-vous la piété » [1]. Ce verset fait apparaître la sagesse qui réside dans le jeûne, à travers l’expression : « ainsi atteindrez-vous la piété ». La piété désigne l’observance de Dieu(swt), tant dans la « zôhir » que dans le « bâtine»  et la crainte révérencielle qui amène l’être humain à s’arrêter aux limites tracées par Dieu(swt), à travers Ses commandements et Ses interdits.

Le Coran mentionne le mois Ramadân une seconde fois lorsqu’il nous informe qu’il s’agit du mois au cours duquel le ciel s’est relié à la terre, et où a débuté la révélation faite à notre seigneur Muhammad, le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui). Dieu (swt) dit ainsi : « Le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été révélé comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. » [2]

Le Ramadân vient donc s’imposer dans le monde musulman et dans tous les domaines de la vie. Il s’impose à l’individu, à la famille, à la société et aux médias audio-visuels. Pour cette raison, le mois de Ramadân est le mois du changement et de la mutation de tous les aspects de la vie:

-Les heures des repas et du sommeil changent 

-les œuvres pies, -les actes de culte et le cheminement vers Dieu apparaissent sous un jour manifeste ;

-les actes de bonté,d'amour, de bienfaisance et de charité sont distribués aux pauvres, aux indigents et aux nécessiteux.

Je dis donc que le Ramadân est le mois de la volonté qui peut venir à bout de tout. L’être humain ne peut en effet atteindre aucun objectif ni répondre à aucune nécessité matérielle ou spirituelle si ce n’est grâce à la volonté. Aujourd’hui, la chose dont nous avons le plus besoin est précisément cette volonté, afin de changer la réalité islamique publique et privée, par une réalité meilleure et plus constructive, tant en termes de production, d’industrie, de richesses que de formation humaine selon les vertus morales, pour que le bien, la justice, l’amour et la générosité se généralisent dans tout l’édifice social.

Deuxième question

La sagesse qui réside dans le Ramadân est-elle différente aujourd’hui par rapport à ce qu’elle était hier ? Cette sagesse se résume-t-elle à l’aspect rituel du culte seulement ?

Réponse

Les lois et les obligations prescrites aux hommes par le Créateur Tout-Puissant ne varient pas dans leurs objectifs et leurs sagesses d’une époque à l’autre. Bien au contraire, elles demeurent valables à toutes les époques et en tous lieux. Car l’être humain est toujours l’être humain dans ses penchants et dans ses nécessités vitales. Les obligations religieuses ne sont que des écoles d’où le Musulman est diplômé pour devenir un être humain et un membre d’une société saine, dans laquelle l’individu vit pour le groupe, et dans laquelle le groupe vit pour l’individu. Car les croyants sont, les uns pour les autres, tels un édifice plombé, dont toutes les parties sont solidaires les unes des autres.Partant de là, je dis que les actes cultuels sont un devoir qui incombe à tout Musulman et à toute Musulmane, se devant d’être accomplis pour la réalisation de la finalité de l’acte de culte en question.

Ceci est clairement mentionné dans le Saint Coran, où notre Seigneur - Exalté et Loué soit-Il - dit à propos de la prière : « Accomplis la prière. En vérité, la prière préserve de la turpitude et du péché » [3] ; à propos du jeûne : « ainsi atteindrez-vous la piété » [1] ; à propos de l’aumône légale : « Prélève sur leurs biens une aumône par laquelle tu les purifies et tu les bénis » [4], car c’est bien une purification de tous ces défauts que sont l’avarice, la convoitise, le narcissisme, l’égoïsme, l’amour du bas-monde, tout autant de défauts qui éloignent l’être humain de la vérité, de la justice et de l’égalité ; à propos du pèlerinage : « pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom de Dieu » [5]. Les avantages dont il est question dans ce dernier verset sont d’ordre matériel - comme par exemple le commerce - et spirituel - l’acquisition de la récompense et de la rétribution de Dieu et l’obtention de l’Agrément divin. Tout revient ensuite à Dieu et est dépensé pour la Cause de Dieu. Les directives de l’Islam ont donc pour but de réaliser le bonheur éternel de l’être humain.

Troisième question

Quelles sont les mesures que prend le Conseil Supérieur de la Fatwâ, au niveau de la prédication, pour se préparer à accueillir le mois béni de Ramadân ?

Réponse

Pendant le Ramadân, l’être humain s’active à remédier à ses manquements : il accomplit les prières obligatoires, s’acquitte des prières surérogatoires, notamment celles qui sont recommandées, celles des tarâwîh (prières nocturnes) et celles qui précèdent l’aube. Il s’efforce de s’arrêter aux limites tracées par Dieu : il ne médit pas d’autrui, ne le calomnie pas, ne l’insulte pas. Car le jeûne consiste à s’abstenir de toutes les choses qui rompent le jeûne, aussi bien sur un plan physique que sur un plan moral. C’est ici qu’intervient le Conseil de la Fatwâ pour mettre au point un programme à l’intention des éducateurs religieux, afin d’augmenter le nombre de conférences et de réunions dans les mosquées. Le but est d’instruire, d’informer les gens, et de répondre à leurs questions sur les divers sujets auxquels ils sont confrontés durant le jeûne, à la lumière de la Législation islamique. D’autres activités sont également proposées.

Quatrième question

L’humanité a-t-elle connu le jeûne avant le mois béni de Ramadân ?

Réponse

Oui, toutes les religions, qu’elles soient d’origine céleste ou d’origine terrestre, ont connu ce culte qu’est le jeûne. Le Noble Coran le dit expressément : « Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous ; ainsi atteindrez-vous la piété » [1]. Ce verset est clair. Le jeûne est ainsi prescrit dans les religions de Moïse et de Jésus - paix sur eux - tout comme il est prescrit dans la religion musulmane. Les modalités du jeûne peuvent quant à elles varier d’une religion à l’autre.

Cinquième question :

La commémoration de la journée de Jérusalem aura lieu durant ce mois béni, tandis que la Ville sainte est encore prisonnière du joug de l’occupation... Quels sont vos orientations et vos conseils vis-à-vis de cette question ?

Réponse :

Jérusalem est le lieu que Dieu a expressément mentionné dans le Noble Coran, lorsqu’Il dit : « Gloire et Pureté à Celui qui, de nuit, fit voyager Son Serviteur, de la Mosquée Sacrée à la Mosquée Al-Aqsâ dont Nous avons béni l’alentour » [6]. Jérusalem a traversé de nombreux événements, le plus important ayant été les Croisades, où elle est restée pendant 90 ans sous occupation croisée. Et aujourd’hui, c’est Israël qui souille la terre de Jérusalem.

Jérusalem a été libérée une première fois par `Umar Ibn Al-Khattâb - que Dieu l’agrée - et l’armée musulmane, puis elle a été libérée par Salâh Ad-Dîn (Saladin) à Hattin, et les Croisades, qui ont duré deux siècles, se sont terminées grâce à la lutte sincère des détenteurs du droit. Aujourd’hui, l’obscurité et l’injustice planent sur Jérusalem. Ce désastre est destiné à prendre une fin comme cela a été le cas dans le passé. Nous sommes témoins, depuis 1917, en passant par 1948 et jusqu’à aujourd’hui du combat et de la lutte légitimes du peuple palestinien qui offre ses martyrs.

Comme nous sommes fiers de ce peuple lorsque nous voyons des enfants résister à l’occupation avec des cailloux. Ils font face aux balles et aux bombes avec leurs corps fragiles, mais leurs âmes sont plus fortes que les pierres qui leur font office d’armes contre leur ennemi. Pour cette raison, la victoire se réalisera, que ce soit aujourd’hui ou demain. Mais cela exige de la solidarité, du soutien, de la sincérité et du dévouement dans le combat. Ceux qui luttent à l’intérieur de la terre sainte sont des héros, dont le combat n’est égalé de nos jours par aucune autre action. Nous avons vu comment une seule opération de martyre a ébranlé les piliers du monde entier, qui s’est réuni à Charm Al-Cheikh pour riposter. En vérité, le détenteur du droit n’est jamais vaincu, et le chemin est encore long. Dieu sera avec nous tant que nous serons avec nous-mêmes, à œuvrer pour notre cause et notre avenir.

Sixième question

Y a-t-il un conseil que vous désirez transmettre à la Communauté islamique en ce mois béni, à travers le magazine Al-`Âlam ?

Réponse

Je dirai à la nation arabo-musulmane, en ce mois béni, la chose suivante :

Nous devons travailler à nous réformer nous-mêmes dans un premier temps, et ce, en observant scrupuleusement les commandements et les interdits divins. Si l’individu est réformé, c’est ensuite la famille puis la société qui sont réformées à leur tour. Nous devons également savoir que l’Islam est la voie la plus saine et la plus à même de réaliser tous les objectifs et les desseins nobles et honorables, qui feront de notre Communauté la meilleure des communautés, comme elle l’a été par le passé. Mais de quel Islam parlons-nous ?... Nous parlons de l’Islam du savoir, de la sagesse, de la purification spirituelle, sans extrémisme, sans fanatisme, mais dans l’entraide, le dialogue et l’amitié.

Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine !
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)

Notes

[1] Sourate 2, la Vache, Al-Baqarah, verset 183.

[2] Sourate 2, la Vache, Al-Baqarah, verset 185.

[3] Sourate 20, l’Araignée, Al-`Ankabût, verset 45.

[4] Sourate 9, le Repentir, At-Tawbah, verset 103.

[5] Sourate 22, le Pèlerinage, Al-Hajj, verset 28.

[6] Sourate 17 intitulée le Voyage nocturne, Al-Isrâ’, verset 1.

Les bienfaits de la salat alaaNabiy

06/09/2008 16:21 par momowally

  • Les bienfaits  de   la  salat    alaaNabiy

    Les bienfaits de la salat alaaNabiy

    06/09/2008 16:21 par momowally

Al-Hamdullilâhi Assalatou wasalamou alaa Rassoulillâhi,chers coréligionnaires.

A tous joyeux Mois deRamadane !

Hazrat Omar(raa) a rapporté un hadith dans lequel Raçouloullah(saw) a dit:
« Envoyez-moi de nombreuses salawaat durant la nuit lumineuse (la nuit
du vendredi) et le jour lumineux (le jour de vendredi) car elles me
sont présentées et (en retour) je prie en votre faveur et pour votre
pardon.»

Hazrat Abou Houreyra(raa) rapporte que Raçouloullah(saw) a dit:
«A chaque fois que quelqu'un envoie la salat sur ma tombe, je l'entends
et quand elle m'est récitée de loin, elle m'est transmise
»

Abou Darda(raa) rapporte que l'Envoyé d'Allah(saw) a dit:
« Récitez beaucoup de salawaat pour moi le vendredi, car, en vérité,
c'est un jour tellement béni que les anges sont présents (à cette occasion) et
dès que quelqu'un m'envoie des salawaat, à peine les a-t-il prononcées
que celles-ci me parviennent.»

(extrait de "Les vertus de la salaat alan'nabi  par Sheikh oul Hadith
Hazrat Mawlana Zakariyya  )
Note importante :

Les Imâms Ahmad, at-Tirmidhî et al-Hakîm rapportent de notre maître
Ubay ibn Ka`b (qu’Allâh l’agrée) le récit suivant :

« Après le tiers de la nuit, le Prophète (sallâ–L-lâhu `alayhi wa
sallam) avait pour habitude de se lever. A ces moments, il disait :
« Ô Peuple ! Rappelez-vous d’Allâh ! Le premier souffle dans la
Trompette est imminent ! Le second souffle dans la Trompette le suit de près !
La mort arrive.»

Ubay (qu’Allâh l’agrée) dit : «Ô Messager d’Allâh ! Je fais
habituellement de nombreuses prières (salawât) sur toi. Quelle part dois-je t’en
dédier ?
»
Le Prophète (sallâ–L-lâhu `alayhi wa sallam) répondit :
«Autant que tu le souhaites
Ubay (qu’Allâh l’agrée) dit : « Le quart ? »
Le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) répondit : «Autant que tu le
souhaites, mais si tu en fais davantage ce sera meilleur pour toi

Ubay (qu’Allâh l’agrée) a ensuite mentionné, le tiers, la moitié, les
deux tiers, la réponse du Prophète (sallâ–L-lâhu `alayhi wa sallam)
étant toujours : ‘Autant que tu le souhaites, mais si tu en fais davantage
ce sera meilleur pour toi.’
Finalement Ubay in Ka`b (qu’Allâh l’agrée) dit : « Ô Messager d’Allâh !
Je te dédie la totalité de ma prière.»


Sur ce le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) répondit : « Tu seras
ainsi libéré de toute peine et tes péchés seront pardonnés.»


Dans une autre version : « Ainsi Allâh te suffira dans tes affaires de
cette vie et de l’autre.»

Le maître, Ibn Hâjar al-Haytamî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) donne
l’explication suivante dans son ouvrage «Al-Fatâwa al-Hadîthiyyah »:
« Il est compris de la formulation de ce récit que le terme salât dans
l’expression ‘Je vais te dédier ma salât’ signifie du`a (invocation)…
Le sens est donc : ‘Il y a un temps où je fais des invocations pour moi,
quelle part dois-je t’en dédier ?’ Si cela est clairement établi,
regardons ce qu’en dit le Shaykh al-Islâm al Hâfidh ibn Hâjar [al
`Asqalânî] comme le rapporte de lui son disciple al-Hâfidh as-Sakhâwî qui a
particulièrement approuvé ses propos : ‘Ce Hadîth établit un important
principe de la religion qui consiste à dire pour quiconque accomplit une
invocation : Ô Allâh ! Accorde à notre Maître le Messager d’Allâh
(sallâ–L-lâhu `alayhi wa sallam) la récompense de cette adoration.
»

Fin de citation.
Quant au Hâfidh as-Sakhâwî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) il donne
dans son ouvrage al-Qawl al-Badi` l’explication suivante :
« ‘Salât’ dans ce hadith signifie ‘invocation’ (du`a) et dévotion
régulière (wird), [il faut le prendre] dans le sens suivant : ‘Il y a un
temps où je fais des invocations pour moi, quelle part dois-je te dédier
?’ Le Prophète (sallâ–L-lâhu `alayhi wa sallam) a considéré qu’il ne
fallait pas imposer une limite sur ce sujet pour ne pas fermer la porte de
la surabondance. Ainsi, il a continué à donner à Ubay (qu’Allâh
l’agrée) le choix tout en l’orientant vers un surplus d’invocations jusqu’à
ce qu’Ubay (qu’Allâh l’agrée) dise : ‘Je vais te dédier la totalité des
mes prières.’ Ce qui veut dire : ‘je vais appeler la bénédiction en ta
faveur plutôt que de demander quoique ce soit pour moi-même.’ Alors le
Prophète (sallâ–L-lâhu `alayhi wa sallam) a dit : ‘Ainsi tu seras
libéré de tout souci.’ ce qui veut dire : ‘ne t’inquiète plus pour ta
Religion ou tes besoins mondains, car invoquer la bénédiction en ma faveur
inclut à la fois le rappel d’Allâh et le fait d’honorer le Prophète !
(sallâ–L-lâhu `alayhi wa sallam)’ ; et le sens de cela est d’indiquer
à Ubay (qu’Allâh l’agrée) qu’il invoque en fait pour lui-même, comme le
confirme les propos du Prophète (sallâ–L-lâhu `alayhi wa sallam)
rapportés de la part Son Seigneur : ‘Quiconque est empêché de me demander à
cause de Mon rappel, Je lui accorde le meilleur de ce que J’accorde aux
demandeurs.’ Sache donc que si la majorité de ton adoration consiste à
appeler la bénédiction en faveur de ton Prophète (sallâ–L-lâhu `alayhi
wa sallam), Allâh te suffira en ce qui concerne tes affaires de cette
vie et de l’autre.’
»
Il convient donc de multiplier cette noble invocation et de dire après
chaque séance de prières sur le Prophète (sallâ–L-lâhu `alayhi wa
sallam) ou d’autres dévotions régulières (awrâd):

«Hâdhihi hâdiyyatun bi-fadli-l-lâh minnî ilayka yâ Rasûlu-l-lâh
sallâ-L-lâhu `alayka wa-sallam wa `alâ âlika wa ashabika ajma`îne »



(Voici un cadeau pour toi par la grâce d’Allâh de ma part, Ô Messager
d’Allâh !
Qu’Allâh prie sur toi et te salue ainsi que sur ta Famille et tous tes
Compagnons.)

Qu’Allâh (swt) nous compte parmi les proches du Prophète (sallâ–L-lâhu
`alayhi wa sallam) dans cette vie avant l’autre, par son rang auprès de lui.
Que la grâce et la paix soient sur lui, sa Famille et ses Compagnons
autant que le mentionnent ceux qui se souviennent et autant que l’omettent les
insouciants, d’une grâce et d’une paix aimées et agrées d’Allâh
(subhânahu wa ta`ala).

Allâhumma âmin wa-l-hamdu lillâhi Rabbi-l-`âlamîn.

Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine !
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)



Nourah

03/09/2008 17:33 par momowally

  • Nourah

    03/09/2008 17:33 par momowally

»Assalamu' alaykoum wa rahmatoullah ta'ala wa barakatouh ,chers (es)frères et soeurs,voici une Histoire  réelle dont le titre est : 

« Nourah».

Cette histoire ;très pathétique; est remplie de sagesses et d'enseignements pour tout bon croyant !

«Ses joues étaient creuses et flasques et elle avait la peau sur les os.
Mais cela ne l'empêchait surtout pas de réciter le Coran.
Toujours à veiller dans la salle de prière que Papa avait aménagé pour
elle. Se baissant, se prosternant et levant les bras dans la prière.
Elle était toujours comme ça, de l'aube au crépuscule et vice versa, elle
ne connaissait pas l'ennui.
Quant à moi, j'étais une fana des revues de mode et des romans.
J'adorais tellement les vidéos que mes fréquents voyages au magasin de
location étaient devenus mon signe de reconnaissance. Comme ils disent, quand
quelque chose commence à devenir une habitude, ça te colle à la peau
comme une étiquette.
Je négligeais mes responsabilités et la paresse résumait mes prières.
Une nuit, je venais tout juste d'éteindre le magnétoscope après avoir
passé trois heures d'affilé devant la télé que l'appel du Muezzin
transperçait la nuit calme. Je me suis tranquillement blottie sous la
couverture. J'ai entendu sa voix qui venait de la salle de prière.
« Oui Nourah, tu as besoin de quelque chose ? » Ai-je dit. Elle réduit
à néant mes plans.

«Tu ne te couches pas avant d'avoir prié Sobh ! »

Je lui répondis :
« Ah ! Il reste encore une heure avant Fajr, ce n'est que le premier
Adhaan !
»
Elle m'a appelé auprès d'elle avec ses gentils pincements. Elle était
toujours comme ça, même avant que la terrible maladie ne vienne lui
embrumer l'esprit et ne la cloue au lit.
« Hanane vient t'asseoir près de moi. » me demanda t elle.

Je ne pouvais rien lui refuser, elle était si pure et sincère: « Oui
Nourah ?
»

« Assis-toi ici s'il te plaît. »

« OK, je m'assoie. Qu'est-ce qu'il y a ? »

Avec la plus belle des voix monocordes, elle commença à réciter :

« Toute âme goûtera à la mort et vous recevrez la pièce de votre
monnaie au Jour de la Résurrection
 » [ Coran, sourate 3 : La famille d'Imran
(Al-Imran) verset 185
]
 
Elle s'arrêta pensive. Puis, elle demanda :
« Est-ce que tu crois en la mort ? »
« Bien sûr que j'y crois. »
« Est-ce que tu crois que tu devras rendre compte du moindre de tes
actes, peu importe leurs tailles ?
»
« Bien sûr, mais Allah est Pardonneur et Miséricordieux et j'ai une
longue vie devant moi
. »
« Arrête Hanane, n'as-tu pas peur de la mort et de son imprévisibilité ? Prends le cas de Hind. Elle était plus jeune que toi mais elle est
morte dans un accident de voiture. La même chose pour un tel, et un tel.
La mort ne prend guère compte de l'âge et l'âge ne saurait être un
indicateur de quand tu mourras.
»
L'obscurité de la chambre me remplit de terreur.
« J'ai peur du noir et maintenant tu me fais avoir peur de la mort, je
ne pourrais plus dormir maintenant. Nourah, je pensais que tu avais
promis de passer les prochaines vacances d'été avec nous.
»
Impact. Sa voie s'est brisée et son coeur a frémi !
« Il se peut que je fasse un long voyage cette année Hanane, mais autre
part. Je dis bien peut-être. Nos vies à tous sont entre les mains
d'Allah et c'est à Lui que nous appartenons.
»
Mes yeux s'embuèrent et des larmes coulèrent sur mes joues. Je pensais
à la terrible maladie de ma soeur et à comment les docteurs avaient
annoncé en privé à mon père qu'il n'y avait que très peu d'espoir que
Nourah survive à la maladie. Mais, à elle, on n'avait rien dit.
Qui l'avait mise sur la voie ? Ou était-ce seulement qu'elle pouvait
pressentir la vérité.
« A quoi penses-tu Hanane ? »
Sa voix était tranchante.
« Pense-tu que je dis cela seulement parce que je suis malade ? En
fait, il se peut très bien que je vive plus longtemps que la plupart des
gens qui ne sont pas malades. Et toi Hanane, combien de temps va-tu
vivre ? Vingt ans, peut-être ? Quarante ? Et ensuite ?
»
A travers l'obscurité elle chercha ma main et la serra doucement.
« Il n'y a aucune différence entre nous; nous allons toutes quitter ce
monde pour vivre au paradis ou agoniser en Enfer. Ecoutes les paroles
d'Allah Azzawajal:
«Celui qui sera éloigné de l'Enfer et dirigé vers le Paradis, celui-là
aura réussie.»
[ Coran, sourate 3 : La famille d'Imran (Al-Imran) verset
185
]
 Je quittais la chambre de ma soeur l'esprit embrumé, ses paroles
sonnaient toujours dans ma tête :
« Qu'Allah te guide Hanane, n'oublie pas tes prières. »
Huit heures du matin. Des coups à ma porte. Je ne me réveille pas
d'habitude à cette heure.
Pleurs !
Confusion !
«Oh ! Allah, que s'est-il passé ?»
La condition de Nourah s'était aggravée après Fajr, ils l'ont
immédiatement conduite à l'hôpital.

«Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un
(A Allâh nous appartenons, et à Allâh nous retournerons).
Il n'y aura pas de voyage cet été. C'était écrit que je passerais l'été
à la maison.
Après une éternité...
Il était une heure de l'après-midi. Maman appela l'hôpital.
« Oui. Vous pouvez venir la voir maintenant. »
La voix de papa avait changé, maman pouvait y déceler que quelque chose
de fatal était arrivée. Nous sommes partis tout de suite.
Où était passée cette avenue que j'avais l'habitude d'emprunter et que
je trouvais si courte ?

Pourquoi était-elle si longue maintenant, si
interminable?

Où était passée cette chère foule et cette circulation qui
me faisait tourner de la tête à droite et à gauche?

Maman secouait la tête dans ses mains en pleurant et faisait des «doas»
pour sa Nourah !
Nous sommes arrivés devant l'entrée principale de l'hôpital. Un homme
était entrain de geindre, un autre avait fait un accident et l'oeil d'un
troisième était figé, impossible de dire s'il était vivant ou mort.
Nous avons monté les escaliers qui menaient à la chambre de Nourah quatre
à quatre. Elle était aux soins intensifs.
L'infirmière s'est approchée de nous:
« Laissez-moi vous emmener vers elle ! »
Alors que nous traversions le couloir, l'infirmière en a profité pour
nous dire à quel point Nourah était gentille. Elle a quelque peu rassuré
maman en lui disant que la condition de Nourah s'était améliorée par
rapport au matin.
« Désolée. Pas plus d'un visiteur à la fois. »
On était à l'unité des soins intensifs. A travers la petite fenêtre de
la porte et derrière une foule de blouses blanches, je tombais enfin
sur les yeux de ma soeur. Maman se tenait à ses côtés.
Après deux minutes, maman est sortie incapable de retenir ses larmes.
« Tu peux entrer et lui dire Salam à condition de ne pas lui parler
trop longtemps,
» m'ont-ils dit.
« Deux minutes devraient suffir. »
« Comment vas-tu, Nourah ? Tu allais bien hier soir ma soeur, que
s'est-il passé ?
»
Nous nous sommes tenues les mains, elle les serra faiblement.

« Même maintenant, Alhamdu lillah, je vais bien. »
« Alhamdu lillah ! mais tes mains sont tellement froides. »
Je me suis assise à côté d'elle sur le lit et j'ai posé mes doigts sur
ses genoux. Elle les repoussa.
« Excuse-moi, est-ce que je t'ai fait mal ? »
« Non, c'est juste que je pense aux paroles d'Allah. »
 «et que la jambe s'enlace à la jambe »
[ Sourate 75. La résurrection (Al-Qiyamah) verset 29 ]

« Hanane, prie pour moi. Je vais très bientôt peut-être vivre mon
premier jour dans l'au-delà. C'est un long voyage et je n'ai pas préparé
assez de bonnes actions dans ma valise.»

A ces mots, une larme s'échappa de mon oeil et se perda sur ma joue.
J'ai pleuré et elle aussi. La chambre avait disparu derrière la brume de
nos larmes pour ne laisser place qu'à nous deux, deux soeurs en larmes
.
Des ruisseaux de larmes s'écoulèrent et s'écrasèrent sur la main de ma
soeur que je tenais à deux mains.
Maintenant, papa s'inquiétait beaucoup plus pour moi. Je n'avais jamais
autant pleuré de ma vie.
A la maison et dans ma chambre, je contemplais le soleil cheminer en
cette triste journée. Le silence s'était emparé des couloirs. Un cousin
est entré dans ma chambre, puis un autre. Les visiteurs étaient nombreux
et toutes les voix qui venaient d'en bas s'emmêlaient. Seule une chose
restait clairement perceptible...

Nourah est partie au pays du grand repos !

J'ai arrêté de faire attention à qui venait et qui partait. Je ne
pouvais me rappeler ce qu'ils avaient dit.

«O Allah, où étais-je ? Que se passait-il ? » Je ne pouvais même plus
pleurer.
Plus tard cette semaine, ils m'ont dit ce qui s'était passé. Papa avait
pris ma main pour dire un dernier au revoir à ma soeur et j'avais
embrassé Nourah sur la tête.
Je ne me souviens pourtant que d'une seule chose, en la voyant ainsi
étalée sur ce lit, ce même lit sur lequel elle allait mourir. Je me suis
souvenue du verset qu'elle avait récité :
« et que la jambe s'enlace à la jambe »[ Sourate 75. La résurrection (Al-Qiyamah) verset 29 ]
et je ne savais que trop bien la vérité de ce verset:
«Vers ton Seigneur sera, ce jour-là, le retour.»
[ Sourate 75. La résurrection (Al-Qiyamah) verset 12 ]

Cette nuit-là, je me suis introduite dans sa salle de prière sur la
pointe des pieds. Regardant les meubles immobiles et les miroirs muets, je
chérissais celle qui avait partagé avec moi le ventre de ma mère.
Nourah était ma soeur jumelle. Je me souvenais de celle avec qui
j'avais partagé des peines. Qui avait ensoleillé mes journées pluvieuses. Je
me souvenais de celle qui priait pour ma guidée et qui avait versé tant
de larmes pendant tant de longues et mélancoliques nuits en me parlant de la mort et
des comptes à rendre. Qu'Allah nous protège tous !

Cette nuit est la première nuit que Nourah va passer dans sa tombe : «O
Allah, fait lui miséricorde et illumine sa tombe.»

«Ça c'était son Coran, ça son tapis de prière et ça c'était sa robe rose
dont qu'elle disait cacher jusqu'à son mariage, la robe qu'elle
voulait garder juste pour son mari.»


Je me rappelais ma soeur et je pleurais toutes les journées que j'avais
perdues. Je priais Allâh(swt) de me faire miséricorde, d'accepter mes
actions et de me pardonner. Je priais Allâh (swt)de la garder constante dans sa
tombe comme elle aimait souvent à le dire dans ses supplications.
A cet instant, je me suis arrêtée. Je me demandais :
« et si c'était moi qui étais morte ? »

« Où est-ce que je serais ? »

La peur m'étreint et mes larmes reprirent de plus belle.

Allahu Akbar, Allahu Akbar...!

Le premier «adhan» s'éleva doucement de la mosquée, il était si beau
cette fois-ci. Je me sentais calme et sereine alors que je répétais l'appel
du Muezzin. J'entourais mes épaules d'un châle et je me levais pour
prier «Sobh ». J'ai prié comme si c'était ma dernière prière, une prière
d'adieu, juste comme Nourah avait fait hier. Ça avait été son dernier
« Sobh ».

Maintenant et incha' Allah pour le restant de ma vie, si je me réveille
au matin je n'espèrerais pas être vivante le soir venu, et la nuit
venue je n'espèrerais pas être vivante le matin venu.»

Nous ferons tous le même voyage que Nourah, c'est sûr ! mais

qu'avons-nous préparé pour notre prochaine rencontre avec Allâh Azzawajal ?

Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine !
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)


Hanî-an li-ibrâhima lâha hilâluhu

25/08/2008 18:12 par momowally

  • Hanî-an li-ibrâhima lâha hilâluhu

    Hanî-an li-ibrâhima lâha hilâluhu

    25/08/2008 18:12 par momowally

CHEIKH IBRAHIMA NIASS (1900-1975)

Le cheikh se félicite de l’apparition de la lune du mois de Rabîl wwal .ll se l’approprie et se congratule .

Ce poème exprime son amour infini à l’égard du prophète(saw). Il est largement décliné par les animateurs de la faydha, en particulier Muhamed Nazir Niass et Mouhamed Lamine Niass.

Nous l’offrons, en transcription allégée suivie d’une lecture, en cadeau du mawlid 2008.


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LECTURE DU TEXTE

« Hanî-an li-ibrâhima lâha hilâluhu Hilâlun badà li-nazirîna jamâluhu
Hilâlu rabî-in fihi jâ-a muhammadun Fatamma lanâl buchrà wa amma nawâluhu
li-afdali ardin halla afdalu mursalin bi-afdali yawmin, fastabâna kamâluhu
qad_ikhtîra min kullil awâlim asluhu kamâ _khtîra, wa_khtîrat lizâka fi-âluhu
muhammadun mukh-târun wa âdamu tînatun muhammadun, yawmal ba-a°thi, râqa khisâluhu
muhamadun nûrul khalqi, wa huwa muhammadun azîmun, azîmul khuluqi, tamma jalâluhu
alayhi salâtu llahi çumma salâmuhu yazûlu azâbun âna minka zawâluhu
alayhi salâtu llahi çumma salâmuhu yubîdu aduwwad dîni minka qitâluhu
alayhi salâtu llahi çumma salâmuhu yakûnu aduwwi chudda minka wabâluhu
alayhi salâtu llahi çumma salâmuhu matà lâha min fawqîs samâ-i hilâluhu
alayhi salâtu llahi çumma salâmuhu bihâ khussisal as-hâbu turrab w âluhu.»


Traduction :

« Félicitations Ibrahim à l’apparition de Ta lune Celle là qui apparaît aux scrutateurs dans toute sa beauté
La lune du mois Rabî-a, mois de la naissance de Muhammad Mois de la bonne nouvelle et propagation de ses bienfaits
S’est installé le meilleur prophète dans la meilleure région Dans le meilleur jour, s’est réalisée sa complétude
Lui a été choisie la meilleure ascendance parmi la créature Comme il a été choisi, de même la meilleure oeuvre
Muhammad fut élu alors que Adan n’était que boue Et, à la résurrection, ses qualités seront éclatantes (1)
Muhammad est la lumière de la création et il en est l’Elu Lui le grand, le noble de caractère, à la majesté complète.
Sur lui la Paix de Dieu et son Salut, par lesquels, Il éloigne les châtiments (2): il temps que Tu les éloignes
Sur lui la Paix de Dieu et son Salut, par lesquels, Tu accomplis l’accès au vil (2) Barham à l’Enceinte Scellée
Sur lui la Paix de Dieu et son Salut, par lesquels, Il massacre l’ennemi de la religion : c’est toi qu’il combat.
Sur lui la Paix de Dieu et son Salut, par lesquels, Le malheur de mon (3) ennemi, par toi, s’en trouve raffermi.
Sur lui la Paix de Dieu et son Salut, par lesquels, A chaque fois que sa lune apparaîtra dans le Ciel
Sur lui la Paix de Dieu et son Salut, Réservés aux compagnons et à sa famille.»

Notes :
(1) la résurrection, il sera le premier à sortir de terre, le premier à entrer au paradis mais surtout, il sera l’intercesseur. Quand toute la créature cherchera l’intercession auprès des prophètes, ils déclineront tous la mission. Alors, Muhammad dira : « Oui, elle est pour moi. »Il sera le guide de tous, l’imam des imams.
(2) Signes de modestie de la part de l’auteur, dont Barham est un nom.
(3) Oui, car son ennemi est celui de Dieu. Celui qui le combat par erreur, sur la base de fausses informations n’en fait pas partie. Ailleurs, il prie Dieu de montrer à celui -ci sa vraie nature afin qu’il quitte son erreur.

Le décès de Cheikh Hassane Cissé ou La deuxièmeMort de Cheikh Ibrahima Niass(raa)

25/08/2008 15:39 par momowally

  • Le décès de Cheikh Hassane Cissé ou La deuxièmeMort de Cheikh Ibrahima Niass(raa)

    Le décès de Cheikh Hassane Cissé ou La deuxièmeMort de Cheikh Ibrahima Niass(raa)

    25/08/2008 15:39 par momowally

Salamu'alaykum,chers frères et soeurs en Islam et dans la Tariqatou Tijaniyya

«Tout commence par Allâh(swt) et tout finit par Allâh(swt) ! »

Nous ne cesserons de penser à Sayyidina Mawlana Muhammad(saw),à tous ses compagnons bénis,à sa noble famille,à ses épouses purifiées, à à Mawlana Cheikh Ahmadat'Tijâni Hassani Chérif(raa) et à Mawlana Chehu Ibrahim Niass(raa) et tous ses nobles Muqqadem qui sont partis et chaque jour la liste s'allonge.....

Aujourd'hui, nos pensées convergent vers Mawlana Cheikh Hassane Aliyou Cissé(raa).Qu'Allâh Azzawajal les accueille dans son « Jannat Al-Firdaws »,aux côtés du Saint Prophète(saw) et de ses braves et bénis compagnons !

Allâhumma amine !

« Le souvenir est l'âme de la vie,lui seul est suivi de la mort après les longs et tristes jours de mélancolie .» disait le soufi .Et les survivants se souviennent de ces jours passés en compagnies de ceux qui ont rejoint le monde du Barzagh. Chacun raconte à son aise ...

Et Cette fois-ci,Médina-Baye  se souvient et dit: « oui ! c’est possible, Cheikh Assane Cissé peut mourir ! ».

Il y a quarante ans, elle avait catégoriquement rejeté cette possibilité pour augurer une vie remplie pour sa progéniture. Etait-elle dans le secret de Dieu pour entrer dans les mystères de la providence quand elle refusait obstinément l’annonce du décès de son futur Imam ? En tout cas, la suite des événements lui a donné raison. Cheikh Hassane Cissé vivra 63 ans, après avoir conquis le monde à la cause de l’Islam,après avoir couvert  l’obscure Amérique de la lumière de la Tariqa touTijaniyya. Oui,il fallait qu’il vive ! 

En effet, nous sommes en 1967 et Cheikh Hassane Cissé a 23 ans (il est né en 1945), étudiant au Caire (Egypte) où son grand-père Cheikh al Islam Ibrahima Niass(raa) l’a envoyé pour certifier sa science par un diplôme académique, comme l'exige le monde moderne. En fait, Cheikh Hassane Cissé est le petit-fils de Baye Niass de par sa mère, Fatoumata Zahra Niass, qui est la fille du fondateur de la cité religieuse de Médina.

PREDICTIONS DE BAYE NIASS(raa)

Un beau jour, Médina Baye se réveilla avec l’annonce de la mort de son enfant(Cheikh Hassane Aliyou Cissé) qui aurait succombé au Caire des suites d’un accident de voiture. Son père (raa)est paralysé par la nouvelle, mais son grand-père, Baye Niass(raa) reste zen. On pleure par-ci, on se lamente par-là et on s’interroge sur l’attitude du grand-père. C’est pendant cet épisode qu’intervint la première prophétie. Au fait, Baye Niass (raa) appela, Sérigne Aliou Cissé(raa), le père de Hassane et le rassura : « Ton fils ne peut mourir maintenant. Il vivra après ma mort et la tienne et dirigera la mosquée après nous. » Et c’est ce qui fut. Les nuage se dissipèrent peu après qu’un autre message provenant de l’Egypte informa que c’était une erreur. En réalité, c’était une autre personne du même nom qui avait disparu dans l’accident. Mais, le jeune Hassane Cissé ne restera pas longtemps dans le Maghreb. Sur recommandation de son grand-père, son père le conseilla de quitter Le Caire pour étudier l’anglais en Angleterre. A l’époque, se souvient un proche, Hassane Cissé n’était pas séduit par cette proposition. Une importante entreprise de la place lui avait proposé un boulot avec un salaire intéressant. Après avoir longtemps hésité, il finit de s’en ouvrir à Baye Niass(raa) par l’intermédiaire d’un de ses oncles. Baye lui rétorqua : « Si tu veux réaliser ce que je veux pour toi, va étudier l’anglais. Mais, si tu veux faire ce que tu veux, reste pour travailler en Egypte. » D’autres témoignages rapportent que le fondateur de Médina a une fois évoqué la destinée de son petit-fils, un jour, quand une tierce personne lui demandait pourquoi, lui, qui voyage beaucoup dans le monde, n’a jamais foulé le sol des Etats-Unis d’Amérique. « Ne vous inquiétez pas pour cela, l’Amérique est confiée à mon petit-fils, Assane. » C'est la Deuxième prophétie.

LETTRE-TESTAMENT

Il poursuit alors ses études dans la capitale anglaise dans les années 60 et décroche un doctorat. Mais, l’Angleterre est aussi le pays où son illustre grand-père y a rendu l’âme. En cette malheureuse occasion, HAssane Cissé fut un des rares privilégiés à assister le saint homme dans ses dernières heures. Après le décès de ce dernier en 1975, la vie de hAssane Cissé va prendre une autre tournure. L’étudiant en Occident est informé de la lourde responsabilité qui l’attend. En effet, une lettre-testament du Cheikh l’annonce comme le deuxième imam de la grande mosquée de Médina après Serigne Aliou Cissé, son père. Il prend l’information avec philosophie, sachant pour l’instant que son père va s’acquitter convenablement de la tâche. Il rejoint l’Angleterre, en étudiant modèle, conscient de la lourde tâche qui l’attend. Mais, les mondanités et les jouissances de la grande ville ne l’ont jamais conquis. Au contraire, il vit à Londres comme s’il était à Médina Baye, en respectant les cinq prières et faisant de la récitation du Coran son passe-temps favori.

L’anecdote : un jour, durant sa vie estudiantine, il est alité et empêché de se lever pour la prière de l’aurore. Sa voisine, une dame anglaise d’un âge avancé, vient frapper à la porte desa chambre, pour la première fois, pour s’enquérir de ses nouvelles. Elle lui dit : « Je vous entends chaque jour réciter des versets du Coran. Vous m’avez finalement habitué à ces belles paroles et je ne vous ai pas entendu ce matin ; c’est pourquoi je viens aux nouvelles. » L’Imam raconte souvent cette historiette lors de ses conférences. En tout cas, il affine son anglais et passe ses vacances en dehors de l’Europe. Une fois qu’il n’est pas venu à Kaolack, il décide d’aller se reposer en Amérique. Mais, son destin le poursuit. En effet, ce qui était supposé être des vacances de repos s’avère comme un voyage de prêche. En effet, rapporte-t-on, c’est un de ses amis Africains résidant aux Etats-Unis qui l’a persuadé de participer à un débat sur l’Islam dans un quartier de New York. Après beaucoup de réticences, il se décide. Mais, le résultat surprendra tout le monde. Sa prestation est tellement pertinente et son propos tellement clair que des Américains, sans religion jusqu’ici, ont décidé sur le champ de se convertir à l’Islam. La porte était ouverte sans qu’il s’en rende compte et ils seront des milliers, plus tard, à le suivre dans la voie tracée par son illustre grand-père.

DEBUT EPROUVANT DE L’IMAMAT

Il revient au pays, définitivement, en 1981 à la mort de son père. Il a à peine 36 ans et a la responsabilité de porter le fardeau de son père(raa) et de celui de son grand-père : Baye Niass(raa). On rapporte qu’il lui a fallu du temps pour s’en accommoder. Il n’est pas simple de remplacer dans le cœur et l’esprit des fidèles quelqu’un comme Sérigne Aliou(raa), qui a su diriger d’une main de maître la Mosquée depuis la disparition de Baye(raa). Quand le jeune imam se met sur le minbar, les gens pleurent… lui aussi. Mais vite, il  se surpassa pour entamer l’œuvre de sa vie. Ses voyages se multiplièrent. D’abord, en Afrique, où il va consolider l’œuvre de son grand-père dans la vulgarisation de la « Faydhatou Tijaniyya ». Ensuite, dans le monde et particulièrement aux Etats-Unis où le nombre de ses disciples est inestimable. D’ailleurs, c’est dans le cadre de la formation islamique de ses disciples occidentaux que l’imam mit sur pied  « l’Institut africain américain » à Médina Baye. Une école de l’intégration des cultures où on ne reconnaît pas qui est Américain, Européen, Africain ou Asiatique. En effet, toutes les nationalités s’y retrouvent et se dissolvent dans l’amour, la connaissance de l’Islam, l’amour de Dieu(swt) et de son Prophète(saw). Quand l’Imam franchit le portail de la grande mosquée comme partout ailleurs où on le voit, on est toujours frappé par la présence, à ses côtés, de personnes de nationalités différentes. Mais, il sait que le monde compte sur lui et il  essaya, toute sa vie durant, d’honorer ces attentes. Il s’engagea pour la cause de l’enfant et s’attaqua à l’exploitation et au travail des enfants. Milita résolument pour la scolarisation des filles. S’impliqua activement dans les programmes de santé publique. Et tout cela, il le fit en joignant l’acte à la parole. En plus de son institut, il créa un centre de santé et initia une radio communautaire, « Al Fayda Fm » et s’engagea dans la sensibilisation. La prouesse dans tout cela, c’est de pouvoir gérer toutes ces contraintes  et honorer magnifiquement ses charges d’imam. Jusqu’à son dernier jour, il ne s’est jamais soustrait à cette obligation. C’est pourquoi d’ailleurs, ce sont les habitués de la mosquée qui sont les derniers à le voir. Il est décédé vers 02 h du matin, pourtant il a dirigé la prière de « wazifa », auparavant et la dernière prière vers 21 h. Sur son minbar, sa voie grave et un peu nasale tonnait tous les jours et les fidèles venaient de tous les recoins de la ville pour raffoler de ses serments. Il était agréable à regarder : De beaux yeux avec un regard doux et ferme, un front éclatant comme son teint, des lèvres épaisses. Le tout supporté par un corps moyen souvent sanglé dans un grand boubou blanc auréolé par un turban.

« IL FAUT NOUS REMBOURSER ! »

Aujourd’hui, Médina Baye a accepté sa disparition,la cité ne désemplit pas,les gens arrivent de partout  depuis l'annonce de son décès. Mais, tout le monde est  calme et serein, malgré la brutalité de son départ. Parce qu'à l'unanimité,on a  le sentiment que l’homme a bien joué sa partition. Sa mission est accomplie ! Seulement, il était encore utile pour la communauté, se lamente-t-on. En effet, quand il est revenu de  la Côte d'Ivoire oû il avait été invité,pendant dix jours, par les Talibé Baye de la Zawiyya Nasrul-Ilm,dirigée par Cheikh Chérif Oumar Abdel Aziz, des personnes handicapés, à qui il assurait tous les jours la dépense quotidienne et les frais médicaux, l’ont hélé devant la mosquée : « Vous êtes partis en voyage sans nous laisser l’argent pour nos besoins, comme à votre habitude. Maintenant, il faut nous rembourser. » Devant l’humour et la détermination des personnes handicapées, l’Imam répond par une générosité insoupçonnée. Il sourit et les entraîne chez lui. Ensuite, il fait parvenir une enveloppe de 750 mille francs Cfa à ses hôtes pour « rattraper le temps perdu ». Mais, le temps s’est suspendu à jamais pour emporter, à 63 ans, le  premier petit-fils  de Baye Niass(raa) et le dernier des imams désignés par le fondateur de Médina Baye.

O fiers Talibés de Shehu Ahmadat'Tijâni, ne pleurez pas ! Shehu Ahmadat'Tijâni n'est pas mort ! Cheikh Ibrahima Niass(raa), n'est pas mort! Cheikh Hassane Aliyou Cissé n'est pas mort ! Sa lumière nous guidera à  tout jamais,ici à Douniya,dans le Barzagh et yawmal Qiyyamah ! 

Et devant la beauté  et l'immensité de l'oeuvre accomplie par ces dignes défenseurs de l'islam et de la Tariqatou Tijaniyya,dans le monde entier,nous remercions le Cheikh Al Islam El Hajj Ibrahima Niass en ces termes :

« Djeureudjeuffe Baye ! Jazakalahou khayrane ! »

Bi Hurmati Astaghfiroullah

Bi Hurmati  çaltoul Fatihi

Bi Hurmati la ilaha illa lah

Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine !
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)

wa salamu'alaykum wa rahmatullâhi ta'ala wa baraketuhu

 

L'Imam Cheikh Hassan Cissé de Médina Baye s'en est allé !

20/08/2008 20:32 par momowally

  • L'Imam Cheikh Hassan Cissé de Médina Baye s'en est allé !

    L'Imam Cheikh Hassan Cissé de Médina Baye s'en est allé !

    20/08/2008 20:32 par momowally

Assalamu'alykum,chers  frères et soeurs en Islam et de la Tariqatou Tijaniyya !

Les compagnons Tijâni,de la branche de la Tarbiyya,ont perdu un guide religieux,un philantrope, l'Imam Hassan Aliyou Cissé,le jeudi 14 Août 2008,à 02heures du matin,à Médina Baye,là-bas,dans le sine saloun,au Sénégal.

L’imam Cheikh Hassane Cissé, « Imam ratib » de Médina Baye, a été inhumé hier, Vendredi 15 Août aux environs de 19 heures, dans le mausolé où reposent :

-son père Serigne Aliou Cissé(raa),

-son grand père El Hadji Ibrahima Niasse(raa), plus connu sous le nom de « Baye Niass », et certains de ses fils dont :

-Sérigne Hady Ibrahima Niasse(raa),

-El Hadji Abdoulaye Ibrahima Niasse(raa) et

-Mouhamed Nazir Ibrahima Niasse(raa).

C’était devant une foule impressionnante de musulmans, mais aussi de fidèles et « Talibés Baye », venus de tous les coins et recoins du Sénégal, de la Gambie, du Nigéria, de la Mauritanie, du Niger, du Ghana,de la côte d'Ivoire,du Burkina Faso,du Mali,du Caméroun,de l'Afrique du Sud,des Etats-Unis,de la France,de la Grande Bretagne,de Trinidad et Tobago, bref de l’Afrique toute entière, de l’Europe, de l’Asie et des Etats-unis.
Malgré la brutalité qui a caractérisé son décès, survenu dans la nuit du Mercredi 13 au Jeudi 14 Août2008, dernier à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack(Sénégal), les nombreux fidèles de ces différents pays, proches de la famille Niasse de Médina Baye, n’ont pas hésité de prendre, durant ces deux jours après sa disparition, la route et les airs pour se rendre à Médina Baye et rendre un ultime hommage,au « petit-fils de Cheikh Baye », considéré comme l’un des plus grands hommes de « Dieu » de ces deux derniers siècles.

La mort l’a frappé quelques heures seulement après la dernière prière de la soirée(Icha) qu’il a lui-même dirigée à la mosquée de Médina Baye.

Illustre homme de Dieu, le guide des prières à la grande mosquée de Médina Baye a consacré toute sa vie à l’islam et à la Tariqatou Tijaniyya . Ses multitudes voyages à travers les pays du monde n’avaient qu’une seule raison et une seule signification,un seul but:  répandre la religion du prophète Mouhammad (saw).

En effet, né le 4 Décembre 1945, l’Imam de la grande mosquée de Médina Baye Cheikh Hassane Aliyou Cissé, est venu sur terre en cette période marquant la fin de la seconde guerre mondiale, comme pour incarner la paix et montrer aux autres que la religion musulmane est une religion de paix, devant cette cascade de pensées contradictoires animées par des personnes et autres leaders.

Après des études coraniques auprès de son illustre père Serigne Aliou Cissé(raa), et son grand père El Hadji Ibrahima Niasse(raa), il s’est rendu en république Islamique de Mauritanie pour acquérir et réciter couramment le Coran et il a réussi à mémoriser les paroles de Dieu(swt) dés l’âge de 10 ans.

C’est par la suite qu’il s’est envolé vers l’Egypte où il a décroché une licence en littérature Islamique, précisément à l’université de « Ain-Shams ». Grâce au Coran et avec  la volonté de son père et son grand père ,Cheikh Hassan Aliyou Cissé est devenu un homme de Dieu de son temps.Il a aussi poursuivi des études occidentales à l’université de Londres et aussi à celle de North-Wester aux Etats-unis où il avait entamé une thèse de doctorat en philosophie, qu’il n’a pu boucler après la disparition de son père survenue en 1982.

Mais avant tout cela , le guide religieux avait étalé ses tentacules dans ce continent depuis 1976. Aujourd’hui, il est « Imam  Ratib » de plus de 11 mosquées dans les états de « Atlanta » de « Washington » et bien d’autres Etats. Au-delà de l’éducation religieuse, Cheikh Hassane Cissé faisait aussi beaucoup d’efforts.Il consacrait la majeure partie de son temps aux questions de société et de développement.

Ses multiples efforts lui ont permis d’arborer le manteau de président de l’université Cheikh Ibrahima Niasse de Dakar, et du président du réseau des organisations Africaines pour la population et le développement. Dans certains pays Africains, Cheikh Hassane Cissé a reçu d’innombrables distinctions comme au Ghana où il est le conseiller spécial en charges des affaires islamiques et en Mauritanie où il garde également un titre de membre honoraire de la ligue des Oulémas de ce pays et de guide de la Tariqatou Tijaniyya.

Avec la disparition de cet homme, ce n’est pas seulement le Sénégal qui vient de perdre l’une de ses fiertés, mais c’est toute l’Afrique et le monde entier qui seront sevrés pour un temps encore, d’un guide dimensionnel dont la vocation consistait à faire face à leurs besoins religieux, éducatifs et socio-économiques.

Qu'Allâh(swt) l'accepte dans son « Jannat Al Firdaws »,auprès du Saint et béni prophète(saw) !

Quant à nous les Talibés Baye, sa lumière  nous guidera jusqu'à l'extinction du soleil !

Allâhumma Amîne ! Yâ Rabb !

le repentir

24/07/2008 20:19 par momowally

  • le repentir

    le repentir

    24/07/2008 20:19 par momowally

««Allâhumma salli `alâ Sayyidinâ Muhammadini-l-Fâtihi limâ ughliqa
wa-l-Khâtimi limâ sabaqa Nâsiri-l-Haqqi bi-l-Haqqi
wa-l-Hâdy ilâ sirâtika-l-mustaqîmi
wa `ala âlihi haqqa qadrihi wa miqdarihi-l-`adhîm.»

Salamu' alayki ,ma soeur en islam,je viens de lire ta question concernant le repentir que n'arrives pas à pratiquer mais puisque tu sembles être très préoccupée voire angoissée alors voici des conseils tirés du saint Qur'ane,de Bukhari et autres qui,peut-être te guideront.Qu'Allâh(swt) nous aide tous etnousdonne l'Istiqamat pour l'Amour du saint prophète !

Le repentir consiste à abandonner tout ce qui est blâmable du point de vue de la Loi islamique(charia'a) et à retourner vers ce qu’elle considère comme louable. Cela constitue le premier pas sur le chemin des itinérants, la clef vers le bonheur des aspirants, et une condition indispensable pour la validité du cheminement vers Allâh (Exalté soit-Il ).

Allâh a enjoint le repentir aux croyants dans de nombreux versets et en a fait un moyen de réussite ici-bas et dans l’au-delà. Le Très-Haut dit : « Et repentez-vous tous devant Allâh, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. » [1].

Il dit également : « Implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui » [2].

Il dit aussi : « Ô vous qui avez cru ! Repentez-vous à Allâh d’un repentir sincère. » [3]

Le Messager infaillible (paix et bénédictions sur lui ) renouvelait souvent le repentir et implorait le pardon divin à titre d’enseignement et de légifération pour la Communauté musulmane. Al-Agharr Ibn Yasâr Al-Muznî (qu’Allâh l’agrée ) rapporta que le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — dit : « Ô gens ! Repentez-vous à Allâh et implorez Son pardon. Je me repens moi-même cent fois par jour. » [4]

L’Imâm An-Nawawî (qu’Allâh lui fasse miséricorde ) écrit :

« Le repentir est requis pour tout péché. Lorsque la transgression concerne une affaire entre le Serviteur et Allâh (Exalté soit-Il )n’impliquant pas les droits d’un autre humain, alors le repentir doit remplir trois conditions :

  1. Que l’individu s’abstienne de la transgression.
  2. Qu’il regrette de l’avoir commise.
  3. Qu’il prenne la ferme résolution de ne plus jamais y revenir.

Si l’une de ces conditions fait défaut, le repentir n’est pas valide.

Mais lorsque la transgression implique un autre humain, les conditions du repentir sont au nombre de quatre : les trois conditions précédentes auxquelles s’ajoute le devoir de rendre ses droits à la personne lésée. S’il s’agit d’argent ou de quelque bien, qu’il le retourne à son propriétaire. Si ce droit touche à sa réputation, alors il doit se soumettre à lui ou lui demander pardon, et s’il s’agit de médisance qu’il lui demande de lui pardonner. En définitive, il doit se repentir de tous les péchés. » [5]

Parmi les conditions du repentir, il y a également le fait de se séparer des mauvaises fréquentations et de se défaire des amis pervers qui portent l’individu sur le péché et le détournent des œuvres pies, puis de rejoindre des compagnons sincères et vertueux, afin que leur compagnie soit telle une barrière interdisant le retour vers la vie des péchés et des transgressions.

Nous pouvons en effet tirer un précieux enseignement du hadîth authentique très connu où le Messager d’Allâh (paix et bénédictions sur lui ) relate le récit du meurtier ayant assassiné cent personnes [6] et qui s’est vu informé par l’homme le plus savant de son temps qu’Allâh(swt) est susceptible d’accepter son repentir. A cette fin, il lui posa comme condition d’abandonner le milieu corrompu qui exerçait une grande influence sur sa déviance et sa criminalité, puis lui recommanda d’aller vivre dans un milieu sain où vivent des croyants pieux qu’il aimerait et qui lui donneraient le bon exemple.

Le Soufi ne prête pas attention à la petitesse du péché, il prête plutôt attention à la grandeur du Seigneur, à l’instar des Compagnons du Messager d’Allâh (paix et bénédictions sur lui).

 Ainsi Anas Ibn Mâlik (qu’Allâh l’agrée ) disait : « Vous commettez des actes qui semblent à vos yeux plus minces qu’un cheveu, alors que nous les jugions périlleux du temps du Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui. » [7]

Le Soufi ne se contente pas de se repentir de ses péchés, car il s’agit là du repentir des gens du commun, mais il se repent de tout ce qui peut détourner son cœur d’Allâh (Exalté soit-Il).

C’est ce qu’indiqua le grand Soufi Dhû An-Nûn Al-Misrî — qu’Allâh l’agrée — lorsqu’on l’interrogea sur le repentir : « Les gens du commun se repentent des péchés, et les gens de l’élite se repentent de l’inattention. » [8] `Abd Allâh At-Tamîmî (qu’Allâh l’agrée ) dit : « Les pénitents ne se valent pas... Il est des pénitents qui se repentent des péchés et des transgressions, des pénitents qui se repentent de l’erreur et de l’inattention, et des pénitents qui se repentent pour avoir vu d’un œil satisfait leurs bonnes actions et œuvres pies. » [9]

Sache qu’au fur et à mesure que sa connaissance d’Allâh(swt) se perfectionne et que son œuvre abonde, le repentir du Soufi s’affine.

A celui dont le cœur s’est débarrassé des péchés et des impuretés, au point de recevoir les lumières de l’intimité, n’échappent guère ni aux  maladies invisibles qui inflitrent son cœur ni à ce qui troublerait sa pureté lorsqu’il est sur le point de se tromper ; il se repent alors par pudeur vis-à-vis d’Allâh(swt) Qui le voit. Puis, il fait suivre le repentir par maintes implorations du pardon à tout moment du jour et de la nuit. Cela donne au Soufi le goût de la servitude véritable et de ses manquements envers son Seigneur. Aussi s’agit-il de sa part de l’attestation de sa servitude et de la reconnaissance de la Seigneurie.

Le Soufi lit dans le Livre d’Allâh(swt) : « J’ai donc dit : Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur, Il vous enverra du ciel, des pluies abondantes, et Il vous accordera beaucoup de biens et d’enfants, et vous donnera des jardins et vous donnera des rivières. » [10] ; « Les pieux seront dans des Jardins et des sources, recevant ce que leur Seigneur leur aura donné. Car ils ont été auparavant des bienfaisants : ils dormaient peu, la nuit, et aux dernières heures de la nuit ils imploraient le pardon » [11].

Le Soufi lit ces versets et d’autres, et verse des larmes de regret vis-à-vis de la négligeance dont il s’est rendu coupable au cours de sa vie, des larmes de dépit pour ses manquements envers Allâh. Puis il se tourne vers ses défauts et les amende, vers ses manquements et se rattrape, vers son âme et la purifie. Il multiplie après cela les œuvres pies et les bonnes actions conformément à l’enseignement du Prophète( paix et bénédictions sur lui) : « Fais suivre la mauvaise action par une bonne action, elle l’effacera. » [12]

Sheikh Ahmad Zarrûq(qu’Allâh lui fasse miséricorde), dit dans ses Qawâ`id : « Les prétentions d’une personne doivent être jugées en fonction des conséquences de ces prétentions. Si les conséquences sont heureuses, les prétentions sont véridiques, sinon elles sont mensongères. Un repentir qui n’est pas suivi d’une crainte révérencielle vis-à-vis d’Allâh est nul, la crainte révérencielle qui ne mène pas à la rectitude est frelatée, la rectitude non empreinte de piété scrupuleuse est incomplète, la piété scrupuleuse qui ne conduit pas à l’ascétisme est imparfaite, l’ascétisme qui ne provoque pas une confiance en Allâh est stérile, la confiance en Allâh qui ne porte pas comme fruit le consacrement total à Allâh et le refuge auprès de Lui est une apparence dénuée de toute réalité. La validité du repentir se révèle lorsqu’on se trouve face à l’interdit, la plénitude de la crainte révérencielle se révèle là où il n’y a d’autre observateur hormis Allâh, et l’existence de la rectitude se révèle à l’établissement du culte sans innovation. La présence de la piété se manifeste dans devant les choses convoitées ; si l’on s’abstient lorsque les frontières entre le licite et l’illicite ne sont pas nettes, c’est le signe de la piété, autrement non. » [13]

References:

[1] Sourate 24, An-Nûr, La Lumière, verset 31.

[2] Sourate 11, Hûd, verset 52.

[3] Sourate 66, At-Tahrîm, La Prohibition, verset 8.

[4] Hadith rapporté par Muslim dans son Sahîh dans le Livre de l’invocation.

[5]  Riyâd As-Sâlihîn, page 10.

[6] Ce hadîth est rapporté par Muslim dans son Sahîh dans le Livre du repentir d’après Abû Sa`îd Al-Khudrî.

[7] Récit rapporté par Al-Bukhârî dans son Sahîh, dans le Livre de l’éthique, d’après Anas — qu’Allâh l’agrée.

[8] D’après Ar-Risâlah Al-Qushayriyyah, chapitre du repentir, page 47.

[9] Ibid.

[10] Sourate 71, h, Noé, versets 10 à 12.

[11] Sourate 51, Adh-Dhâriyât, Les Éparpilleurs, versets 15 à 18.

[12] Il s’agit d’un fragment du hadîth rapporté selon Abû Dharr et Mu`âdh Ibn Jabal — qu’Allâh les agrée, le Messager d’Allâh (paix et bénédictions sur lui ) dit : « Crains Allâh où que tu sois, fais suivre la mauvaise action par une bonne action, elle l’effacera, et comporte-toi convenablement avec les gens. », rapporté par At-Tirmidhî dans le chapitre de la bienfaisance, ce dernier le jugeant bon et authentique.

[13] Qawâ`id At-Tasawwuf (Les Règles du Soufisme) de Sheikh Ahmad Zarrûq, page 74.

Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine !
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)