Bédiuzzaman Said Noursi un grand savant oublié
14/07/2008 16:56 par momowally
Bédiuzzaman Said Noursi un grand savant oublié
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Qui est Bédiuzzaman Said Noursi ? ![]() Said Nursi, surnommé Bediuzzaman(raa) (c'est-à-dire le Prodige du Temps), est né en 1877 dans le Sud-Est de la Turquie. Il quitta ce monde , en 1960 à Urfa(Turquie). Pour plus de détails sur sa longue et exemplaire vie, les lecteurs peuvent se référer à sa biographie. Durant sa vie, il connut les dernières décennies de l'Empire Ottoman, son effondrement après la Première Guerre Mondiale et l'établissement de la République Turque, puis les vingt-cinq années de règne du Parti Républicain du Peuple.Bien connu pour ses mesures prises contre l'Islam, suivi des dix années au pouvoir du parti Démocrate, durant lesquelles Bediuzzaman(raa) a pu jouir de plus de liberté. Il est célèbre pour sa collection de livres intitulée:«Risale-i Nur». Nous ne mentionnerons ici que certains points concernant le «Risale-i Nur» et nous insisterons plus particulièrement sur la compréhension de l'ouvrage intitulé :«Les Paroles». Dans le même but, nous aborderons rapidement les grands traits qui caractérisent le «Risale-i Nur», ainsi que la méthode propre à Bediuzzaman(raa) pour enseigner les vérités coraniques. Bediuzzaman (raa)a affiché une intelligence et une capacité extraordinaires à apprendre dès son jeune âge, terminant ainsi le cours normal de l'éducation «medrese» (école religieuse) à l'âge de quatorze ans, obtenant son diplôme avec beaucoup d'avance. Il devint célèbre pour sa mémoire prodigieuse et son record imbattable de débats avec d'autres savants religieux. Une autre caractéristique de Bediuzzaman(raa) fut de montrer, alors qu'il était encore très jeune, son mécontentement à l'égard du système d'éducation existant, pour lequel il formula plus tard des propositions complètes pour sa réforme. Le coeur de ces propositions était le rassemblement et l'enseignement en commun des sciences religieuses traditionnelles et des sciences modernes, ainsi que la création d'une université dans les provinces orientales de l'Empire, le «Medresetü'z-Zehra», où cette proposition, de même que toutes les autres, seraient mises en pratique. En 1907, ses efforts dans ce domaine l'ont portés à Istanbul où il eut un entretien avec le Sultan Abdulhamid. Bien qu'ultérieurement il ait reçu deux fois des fonds pour la construction de cette université, et que ses bases furent fondées en 1913, elle ne fut jamais terminée en raison de la guerre et des vicissitudes des temps. Contrairement à ce que faisaient les savants religieux à cette époque, Bediuzzaman étudia lui-même et maîtrisa presque toutes les sciences physiques et mathématiques, et étudia plus tard la philosophie, croyant que c'était seulement de cette façon que la théologie islamique (qalâm) pourrait être renouvelée et pourrait ainsi répondre avec succès aux attaques auxquelles le Coran et l'Islam étaient alors soumis. Bediuzzaman (raa)décrit un événement décisif qui eut lieu dans sa jeunesse et qui lui indiqua la direction à prendre : il entendit que Gladstone, le ministre britannique chargé des Colonies, avait fait des menaces explicites contre le Coran. L'intention déclarée de Gladstone de discréditer le Coran (puisque cela s'avérait la seule véritable solution pour dominer les peuples musulmans et pour mener à bien leurs ambitions )éveilla en Bediuzzaman une réaction fulgurante. Il fit une promesse :«Je prouverai au monde entier que le Coran est une source de Lumière qui ne mourra jamais et ne s'éteindra jamais ! » Dès lors, il fit tout pour employer son immense savoir aussi bien dans le domaine des sciences traditionnelles religieuses que dans le domaine des sciences modernes au service du Coran ; afin de prouver que c'était un miracle, de le défendre contre les attaques qui étaient souvent faites au nom de la science et du progrès, et de raconter ses vérités à la lumière des récents progrès scientifiques. Il chercha à prouver que, contrairement aux revendications de ses ennemis, le Coran était la source du vrai progrès et de la civilisation, et de surcroît, puisque c'était le cas, l'Islam dominerait le futur malgré son relatif déclin et sa régression à cette époque. Au cours du temps, l'enseignement des sciences physiques fut abandonné dans les «medrese», ce qui contribua directement au déclin de l'Empire Ottoman relatif à l'avance de l'Occident. Dès le 19ème et début du 20ème siècles, l'Europe avait gagné la domination sur le monde islamique, et dans ses efforts pour étendre sa emprise, attaquait le Coran et l'Islam au nom de la science et du progrès, les prétendant (à tort ) être incompatibles. Au sein même de l'Empire Ottoman, il y avait aussi une petite minorité de gens qui favorisaient l'adoption de la philosophie et de la civilisation occidentales. Ainsi, tous les efforts de Bediuzzaman(raa) constituaient à prouver et démontrer le non-fondement de ces accusations, et que, loin d'être incompatible avec la science et le progrès, le Coran était la source du progrès et de la véritable civilisation. Les années jusqu'à la fin de la Première Guerre Mondiale étaient les dernières décennies de l'Empire Ottoman et représentaient, comme le dit Bediuzzaman, la période du «Vieux Said». Il s'efforça à servir la cause de l'Empire et de l'Islam en participant de façon active à la vie sociale et au domaine public. Pendant la guerre, il commanda avec succès les milices sur le front caucasien contre les attaquants russes. C'est pour cette raison qu'il fut plus tard attribué une médaille de guerre. Pour renforcer le moral des troupes, il manifestait son courage et son mépris de l'ennemi en refusant de se cacher dans les tranchées, en dépit du danger constant qu'il courait. Ce qui est d'autant plus stupéfiant, c'est que Said Nursi(raa) écrivit ses célèbres commentaires sur le Coran, Les Signes de Miracles, à cette même période de conflit, en dictant à un scribe, tout en restant sur son cheval. Déclarant que le Coran contient les sciences qui font connaître le monde physique, ses commentaires forment un ouvrage original d'une grande importance, qui rassemble les sciences religieuses et modernes comme il l'avait proposé. Lors des combats, Bediuzzaman(raa) fut fait prisonnier par les Russes en mars 1916. Il réussit à s'échapper au début de 1918, et rentra à Istanbul en passant par Varsovie, Berlin, et Vienne. De la défaite des Ottomans s'ensuivit la fin de l'Empire et son démembrement, et l'occupation d'Istanbul et des régions de la Turquie par les forces étrangères. Ces années difficiles virent également la transformation du «vieux Said» en un «nouveau Said», qui marque le début de la deuxième grande période de sa vie. En dépit de l'acclamation qu'il reçut due aux services qu'il a rendus en combattant les Anglais et en tant que membre du «Darü'l-Hikmeti'l-Islâmiyya» (La Maison de la Sagesse Islamique), un corps instruit attaché au bureau de Shaykh-u'l-Islam, Bediuzzaman(raa) vécut un changement mental et spirituel profond. C'est alors qu'il décida de tourner le dos à ce bas-monde. Quand il comprit que les sciences «humaines» et la philosophie n'étaient pas des moyens suffisants pour atteindre la Vérité, il choisit la révélation coranique comme «Guide unique». En reconnaissance de ses services dans la lutte pour l'Indépendance de la Turquie, Mustafa Kemal invita Bediuzzaman à Ankara. Cependant, il fut attristé de voir à son arrivée, qu'au moment même de la victoire des Turcs et de l'Islam, des idées athées se propageaient parmi les députés et les fonctionnaires, et beaucoup d'entre eux négligeaient leurs obligations religieuses. Pour renforcer la foi des représentants du peuple, il publia divers ouvrages qui eurent un effet très positif. Après être resté environ huit mois à Ankara, Bediuzzaman comprit qu'il ne pourrait pas travailler aux côtés de Mustafa Kemal et des nouveaux leaders, car ceux-ci avaient une vision et des objectifs tout autres que les siens. Il décida de combattre leurs projets de sécularisation, mais pas dans l'arène politique. Ainsi, quand Mustafa Kemal lui offrit des hauts postes et d'autres avantages, il les refusa et quitta Ankara pour aller à Van, (ville du Sud-Est de la Turquie). Il s'y retira pour y mener une vie spirituelle, et y pratiqua la contemplation et la méditation. Il recherchait la meilleure voie à prendre pour son peuple. En peu de temps, les craintes de Bediuzzaman (raa)concernant le nouveau régime se réalisèrent: Les premières mesures pour faire de la Turquie un état laïc furent prises. Le régime se fixa pour objectif principal de réduire la puissance de l'Islam dans l'état, et même à terme de l'extirper de la vie des Turcs. Suite à cette politique, au début de 1925, une rébellion éclata dans l'Est, dans laquelle Bediuzzaman, qui a toujours été contre la guerre civile, ne joua aucun rôle. Or, parce qu'il se trouvait dans la région et surtout parce qu'il était contre les projets du gouvernement pour l'occidentalisation de la société, il fut accusé à tort d'avoir organisé cette rébellion. Il fut alors envoyé en exile à l'Ouest du pays avec des centaines d'autres innocents. C'est ainsi que commencèrent dans l'injustice vingt-cinq années d'exile, d'emprisonnement, et d'oppression illégale. Il fut envoyé à Barla, un tout petit village dans les montagnes de la province d'Isparta. Toutefois, les efforts des autorités pour isoler Bediuzzaman et pour diminuer son influence produirent l'effet inverse, car il était prêt et détenait toutes les qualités pour relever le nouveau défi. Il passa ses années à écrire( malgré toutes les contraintes qu'on lui affligeait) la fameuse collection de livres intitulée Risale-i Nur. Ses oeuvres circulèrent dans le silence et prirent racine, combattant dans la voie la plus constructive la tentative de déraciner l'Islam, l'athéisme et le matérialisme que certains espéraient faire pénétrer dans l'esprit des Musulmans __________________
L'imam Sufyan ath-Thawri, un grand savant du salaf, a dit : «Le vrai savant c'est celui qui plonge dans le coeur du Coran et de la Sunna afin d'en sortir une fatwa qui donne des solutions aux gens. Car dire que tout est haram (interdit), sans rentrer dans le coeur des Textes, tout le monde peut le faire». ![]() |
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Assalamu'alaykum,cher(es)et soeurs,
voici une recurrente question qui fait des vagues dans la grande famille des compagnonsTijânî et qui a entraîné des subdivisions en son sein.Certaines familles Tijânî pratique l'éducation spirituelle parcontre d'autres disent que le fondateur de cette Tariqa,Cheikh Ahmadat'Tijânî Chérif(raa) ne l'a jamais faite.
Alors,Qu'est-ce à dire ?
Ceux qui nient la Tarbiyya ,appelée aussi le coeur de la connaissance ou encore l'expérience rituelle,peuvent être compris par le fait que leurs Maîtres spirituels qui n'avaient pas la permission de transmettre cette éducation spirituelle, ne pouvaient les y initier car elle appartient aux élites des élites !
Le tout n'est pas d'avoir la connaissance mais aussi il faut avant tout et surtout avoir la permission de divulguer cette connaissance.Tous les grands Maîtres de cette Tariqa avaient cette connaissance(la Tarbiyya) mais personne n'avait la permission de la revelée au grand jour.
C'est ainsi que traversant la nuit des temps,Cheikh Al-Islam El Hajj Cheikh Ibrahima Niass(raa) de Kaolackh,Sidi Bar-hamou,le « Sôhibul Faydhatun », le « Qutbul Zamani »,le « khalife de Cheikh Ahmadat'Tijânî(raa)» est arrivé.Il est celui à qui cette connaissance était prédestinée comme annoncée dans «Jawahir ma'ani».Il eut donc la permission d'ouvrir la « niche » et de repandre le « secret»,dans la Tariqatou Tijaniyya , jâdis jalousement gardée.
Quand Chehu Ibrahima Niass(raa) affirme avec force et vigueur:
« je suis le Khalife de Cheikh Ahmadat'Tijânî ! »,c'est parce qu'il a eu la permission de l'affirmer.
Nous, Talibés Baye Niass,comprenons aisément les autres écoles Tijâni qui nient l'existence de la Tarbiyya,dans la Tariqatou Tijâniyya.Nous savons que l'être humain,de par sa nature, suspecte et nie parfois de façon bruyante ce qui lui échappe ! L'orgueil et l'envie étant propres à lui,il accepte mal de ne pas comprendre ce que d'autres ont compris,seulement qu'il ne s'agit plus de compréhension mentale(l'intellect),là oû Allâh(swt) dit:
« L'âme relève de mon Seigneur ! »(Ste18/V.85)
Il ne faut pas oublier que les élus d'Allâh(swt) sont les plus humbles,les seuls qui le soient vraiment !
« Quand on a quelque lumière,on reconnait la lumière ! » disait Chehu Ibrahima Niass(raa)
Ainsi,toutes ces paroles fallacieuses qui dénigrent la «Tarbiyya» sont comme des nuages qui passent.Dénigrer ceux qui savent par Allâh Azzawajal parce qu'on n'y a pas accès,c'est ignorer que cela ne dépend que de Sa(swt) volonté.(Et apprends qu'il n'y a qu'une seule volonté qui s'accomplit: celle d'Allâh(swt).Donc,ta volonté est nulle !)
Pour ainsi dire que,dénigrer ceux qui savent,c'est dénigrer par là-même,l'Envoyé de Dieu(swt) Sayyidina Muhammad Ben Abdullah(saw).Parlant du coeur de la Connaissance(la Tarbiyya),l'Imam Souyouti(raa) nous revèle ce qu'a dit le prophète(saw) que: « la connaissance intérieure est un des secrets d'Allâh(swt).C'est de la sagesse issue du trésor de sa sagesse qu'il verse dans le coeur de celui qu'il choisit parmi ses serviteurs.»
Et nous savons tous que le prophète(saw) était l'islam vécu dans toutes ses dimensions.
Nous ne sommes pas tous,dès cette vie,destinés au sommet de la sainteté composée de plusieurs degrés.
C'est dommage car pour beaucoup, le bandeau(le voile) ne sera levé qu'après la mort corporelle(ste50/V.22).
Cheikh Ibrahima Niass(raa) est détenteur de cette Faydha dont Cheikh Ahmadat'Tijâni(raa) a prédi dans son livre:« jawahir'ma'ani ».
Et pour s'en convaincre,referons-nous au livre saint, le Qur'ane :« Yaztacha'u bi rahmatihi may'yacha'u »(Il réserve à qui il veut sa miséricorde.) La Tarbiyya a toujours existé depuis le prophète Sayyidina Wa Mawlana Muhammad(saw).
l’islam,Comme toute religion, a un visage que le grand public connaît et un autre qui est jalousement gardé, dans le plus grand secret, loin des yeux et des oreilles,par les initiés,les connaissants d'Allâh(swwt),les « ma'arifatun bil'lâhi ».C'est l'islam dans sa profondeur,appelle-le comme tu veux :
l'islam mystique ou l'islam spirituel ou la voie spirituelle musulmane.
Qu’est-ce que l’islam spirituel ?
L’islam spirituel se vit.Son but,c'est traverser l'existence pour rencontrer l'existant !
Le soufisme est le nom que les occidentaux ont donné au mot « Tasawuf » (Arabe) qui n’est rien d’autre que la mystique de l’islam.
L’histoire nous enseigne que la première personne à être initiée par le prophète(saw) dans la « Tariqa »,la voie spirituelle,fut Sayyidina Ali Boune Talib karama lâhou wadjahou (wa rahmatul-lâhi ta’ala wa barakatuhu),celui-là même qui est devenu le Saint de tous les Saints.
Ibn Khaldoun(raa),le père de l’histoire scientifique,définit le soufisme,comme une des formes de connaissance de la loi religieuse(charia’a) et de la réalité divine (Haqqiqa) qui ont pris naissance en islam.Parlant de l’origine du « Tasawuf »,il dit que la voie suivie par les futurs soufis avait toujours été considérée comme celle de la vérité et de la bonne conduite(Al-IHSANE),tant par les compagnons du Prophète(saw) que par les disciples immédiats et par les successeurs : « elle repose sur la pratique stricte de la sincérité dans la piété, l’Amour, la Foi exclusive en Dieu(swt) et au Prophète(saw),au renoncement des vanités de ce monde virtuel qui sont des plaisirs passagers,aux richesses éphémères et aux honneurs dont le commun des mortels est friand pour s'attacher à des moments de retraite,loin du monde,pour se consacrer à la prière,aux actes d'adoration d'Allâh(swt). » Cela était courant chez les compagnons du Prophète(saw) et les premiers musulmans.
C’est à partir du IIè Siècle, de l’hégire (VIIè-s) que le goût pour ce monde augmenta et l’on se tourna d’avantage vers les jouissances terrestres.C’est alors que l’on appela « soufi »,ceux dont les aspirations allaient au-delà de toutes ces joies de la vie…..
Les soufis se caractérisaient par l’ascétisme,le renoncement et la piété par l'invocation(le zikhr) permanente d'Allâh(swt) .
Ils développèrent, ensuite un genre de connaissance particulière : les extases (Djazb).
Le soufi néophyte progresse d’une station à l’autre jusqu’à l’expérience rituelle de l’unicité Divine.
Mieux que tous les discours, le saint Qur’ane et la sunna répondent à toutes les questions sur la spiritualité musulmane.Shebli (raa) a dit : « le soufisme, c’est devenir ce que tu étais avant d’être (exister) ».
Al-Junayd(raa)dit et je cite : « Le soufisme,c'est que Dieu te fasse mourir à Toi-même et te donne vie en lui ! »
« Au commencement, était Dieu (swt), comme le montre cette tradition sacrée » (Hadith) :
« J’étais un trésor caché, il m’a plu de Me connaître et j’ai crée l’univers. »
Après avoir crée les cieux et la terre, les Anges, les Djinns, « Dieu (swt) créa les hommes à son image ». « Il a donc insufflé en lui, de son esprit » (Ste15/V.29)
Puis, il tira de lui toute sa descendance et posa la question : « ne suis-je pas votre Seigneur ? »
Tous répondirent : « Oui ! » (Ste 7/V.172)
L’origine de la spiritualité se situe dans cet autre passage du Qur’ane, là ou Dieu (swt) chasse de sa proximité : « Tous les Anges se prosternèrent, tous sauf Satan qui refusa d’être du nombre des prosternés ».
Alors, Dieu (swt) lui dit : « Ö Satan, qu’as-tu à ne pas te prosterner avec eux qui se prosternent ? »
Satan répondit : « Je n’en suis pas à me prosterner devant un homme que tu as crée d’argile sonnante et de boue malléable »
Et Dieu (swt) lui dit : « Hors d’ici donc,car vraiment te voilà banni ! Et malédiction sur toi ! Oui, jusqu’au jour du des comptes ! »
Satan dit : « Ô mon Seigneur, donne –moi un délai jusqu’au jour oû, ils seront ressuscités. »
Dieu (swt) lui dit : « Sois donc de ceux à qui délai est accordé jusqu’au jour de l’instant connu. » (Ste15/V.30-38)
Malgré l‘opposition d’Iblis, l’homme doit se battre pour retourner à Dieu (swt) comme il sait comment il doit le faire.
« Assurément, nous sommes à Dieu et notre retour est vers lui»(Ste2V.156)
N’oublions pas notre feuille de route : « Je n’ai crée les Djinns et les hommes rien que pour qu’ils m’adorent (me connaître) » (Ste51V.56)
Cependant, il ne s’agit pas de n’importe quelle sorte adoration, il s’agit de l’adoration des gens viriles car Allâh (swt) nous a prévenu depuis la pré science :
« Quiconque Me cherche Me trouvera.
Quiconque Me connaît M’aimera
Quiconque M’aime aura un grand Amour pour Moi,je l’aimerai.
Quiconque que j’aime, je le tuerai !
Quiconque que je tue,je paierai pour son sang !
Je suis suis moi-même le prix de son sang ! »
Pour atteindre cette dimension spirituelle(Maqâmat), il faut s’attacher à un Maître spirituel authentique(Cheikh Tarkiyya),celui-là qui est pétri d'expérience dans la voie, sinon il déconseillé à tout néophyte de s’y aventurer.
Et le lien entre le Talibé et le guide spirituel est un contrat qui fait revivre le pacte entre le prophète(saw) et la chaîne initiatique des ordres soufis :le symbole de la dépendance de l’âme envers son Seigneur.
Telle fut l’expérience rituelle(la Tarbiyya) ou éducation spirituelle du prophète Mûsa(Kalimullâhi) et d'Allâh(swt).(le prophète Mûsa(As) est l'un des cinq législateurs agrées par Allâh(swt)).Mûsa(as), N'ayant pas compris la Tarbiyya avec Allâh(swt),lui demanda s’il y avait sur terre quelqu’un qui était plus proche d’Allâh(swt) que LUI(as).
C'est ainsi qu'Allâh(swt) l’informa qu’il y en avait un et il(swt) lui fit rencontrer le Saint Khidr en vue de parachever sa Tarbiyya: « Un esclave d’entre nos esclaves,à qui nous avons apporté,de nous-même, quelque miséricorde et à qui nous avons enseigné directement de nous-mêmes,notre connaissance. »
Moïse (As) dit au Saint Khidr : « Puis-je te suivre à condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris, en fait de bonne direction ? »
Le Saint Khidr (As) lui répondit en ces termes : « Tu ne pourras jamais être constant en ma compagnie !
Comment endurerais-tu avec constance ce que tu n’as pas cerné d’information ? »
Mûsa (As) lui répondit : « Si Dieu (swt) le veut, tu me trouveras constant et quant au commandement je ne te désobéirai pas ! »
Le Saint Homme lui dit : « Eh bien, si tu me suis ne m’interroge jamais sur rien tant que je ne t’aurai pas fait mention » (Ste18/V.65 à70)
Ceci est un prototype des rapports entre Maître spirituel et Disciple dans la Tarîqat.
La compagnie des amis de Dieu (swt) est difficile mais Dieu (swt) l’a rendue obligatoire pour l’atteindre : « Fais preuve de Patience en compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur, matin et soir, dans l’espoir de voir,un jour,sa face.Que tes yeux ne se détachent point
D’eux, en cherchant le faux brillant de ce bas monde et n’obéit pas à celui dont nous avons rendu le cœur inattentif à notre rappel qui poursuit ses passions et dont toute l’œuvre n’a été que manquement aux prescriptions de Dieu (swt).Et dis : « C’est cela la pure vérité venant de votre Seigneur.Que celui qui veut croire, croit et que celui qui veut renier, renie ! » le
Prophète (saw) a dit :
« La loi est ma parole
La voie représente mes actes
La réalité essentielle est un état spirituel »
La loi consiste à l’adorer
La voie, à se diriger vers lui
La réalité essentielle consiste à le contempler et le voir.
La loi est un ensemble de paroles.
La voie est un ensemble d’actes (efforts). la réalité essentielle un ensemble de vertus et de saveurs spirituelles.Ces trois niveaux hiérarchisent les êtres selon les stations qu’ils occupent. » (Ste35/V.32)
Par les actes d’adoration, le connaissant de Dieu (swt)(ma'arifatun bil'lâhi) arrive, progressivement, à ne voir que Dieu (swt) autour de lui.Il répandra la bonté et la gratitude autour de lui, verra Dieu en tout le monde,semera l'amour ,la Paix et la justice partout oû il passera.Ainsi, il aimera tout le monde comme le stipule ce passage du Saint Qur’ane : « Oû que tu te tournes, là est la face de ton Seigneur. »(Ste2/V.115)
« Et quiconque se purifie, ne se purifie que pour lui-même et vers Allâh est la destination » (Ste35/v.18)
« Ö mon Dieu,
Jamais je ne me penche pour écouter
Le cri d’un animal, le bruissement du feuillage dans les arbres,
Le murmure de l’eau, le gazouillis des oiseaux !
Jamais, je ne tends l’oreille à l’invite amoureuse de l’ombre,
Au bourdonnement du vent ou au grondement du tonnerre
Sans trouver qu’ils témoignent de Toi, l’unique »
(Dhou’l Noum Misri)
S’il y a un début, c’est qu’il y a une fin ! Et le but final visé par toutes les voies spirituelles se trouve dans le verset oû Dieu (swt) dit :
« Ô, Toi âme apaisée !
Retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée.
Entre donc, avec Mes serviteurs !
Et entre dans mon Paradis ! » (Ste l’aube-V.27-30)
Ainsi, revenu à sa dimension initiale, le connaissant d'Allâh(swt),le «Ma'arifatun bil'lâhi»,« l'Ami de l'Amoureux », ne fait qu’un avec Allâh Azzawajal, comme le montre ce Hadith Qudsi :
« Mon esclave, en accomplissant continuellement les actes de purification, s’approche de Moi, jusqu’à ce que l’aime.
Quand je l’aime ,je deviens l’oreille avec laquelle il entend,les yeux avec lesquels il voit,la langue avec laquelle il parle,la main avec laquelle il saisit et les pieds avec lesquels il marche ! »
Le connaissant de Dieu (swt) qui atteint cette Dimension spirituelle est capable de réaliser les plus grands miracles puisqu’il détient le secret de « Kun faya kun », comme ce fut le cas du Cheikh Al Islam, El hajj Shehu Ibrahima Niass (radiyallâhou ta’ala ane-hu),le « Qutb Zamani »,le « Sôhibul Faydhatun » Al Kaolackhi.
« Telle est la grâce de Dieu (swt), il la donne à qui, il veut.Et Dieu (swt) est détenteur de la grâce immense » (Ste 57/V.21)
« Et Dieu guide vers Sa lumière qui il veut. » (Ste27/V.35)
Rien n’existe devant lui :ni maître spirituel ni disciple,ni voie.Dieu(swt)étant infini,il boira le vin spirituel,le vin de la connaissance,le vin des amoureux,aussi longtemps qu’il vivra même s’il n’atteindra jamais la station du sceau des prophètes,Sayyidina Muhammad(saw)qui se trouve « à une coudée et même ».
« Craignez la perspicacité du croyant car il voit avec la Lumière de Dieu » (Hadith)
En vérité, un tel mystère ne se trouve ni dans les livres et ne peut être expliqué mais se vit,c'est cela l'expérience rituelle ! L’intellect devient fou dans ce monde oû le temps n’existe pas et oû le monde se détruit et se reconstruit en clin d’œil,à chaque souffle.C’est pour toutes ces raisons qu’on ne peut qu’essayer de définir la spiritualité en islam.
« Le soufisme, n’est qu’un nom.
Quand il finit il ne reste plus que Dieu » (Abu Saïd Abel Khair)
« Le Tasawuf est signe et lumière :
Lumière issue de la vérité pour conduire à la vérité !
Signe de Lui menant à Lui »
Comme le dit si bien Rummi :
« Ô Toi qui t’es endormi dans le bateau du corps,
Tu as vu l’eau.
Contemple l’EAU de l’EAU
L’EAU a une EAU qui pousse l’esprit !
Un esprit qui l’appelle ! »
Qu’Allâh(swt) nous donne l’excellence de la foi et du comportement (Al-IHSANE),purifie notre âme en nous conduisant à la sincérité spirituelle(Al-Ikhlaas) afin de nous permettre d’accueillir la lumière Divine par laquelle on LE (swt) connaît et par laquelle on le(swt) voit !
«Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine ! »
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)
Comme tout religion, l’islam a un visage que le grand public connaît et un autre qui est jalousement gardé, dans le plus grand secret, loin des yeux et des oreilles.
Qu’est-ce que l’islam spirituel ?
Question pas du tout aisée à répondre car la réponse ne se trouve ni dans les livres encore moins dans la rue.L’islam spirituel se vit.Le soufisme est le nom que les occidentaux ont donné au mot « Tasawuf » (Arabe) qui n’est rien d’autre que la mystique de l’islam.
L’histoire nous enseigne que la première personne à être initiée par le prophète(saw) dans la « Tariqa »,la voie spirituelle,fut Sayyidina Ali Boune Talib karama lâhou( wadjahou wa rahmatul-lâhi ta’ala wa barakatuhu),celui-là même qui est devenu le Saint de tous les Saints.
Ibn Khaldoun,le père de l’histoire scientifique,définit le soufisme,comme une des formes de connaissance de la loi religieuse(charia’a) et de la réalité(Haqqiqa) qui ont pris naissance en islam.Parlant de l’origine du « Tasawuf »,il dit que la voie suivie par les futurs soufis avait toujours été considérée comme celle de la vérité et de la bonne conduite(Al-IHSANE),tant par les compagnons du Prophète(saw) que par les disciples immédiats et par les successeurs : « elle repose sur la pratique stricte de la piété,de l’Amour,de la Foi exclusive en Dieu(swt) et au Prophète(saw),au renoncement aux vanités de ce monde virtuel,aux plaisirs passagers,aux richesses éphémères et aux honneurs dont le commun des mortels est friand et dans des moments de retraite,loin du monde,pour se consacrer à la prière. »Tout cela était courant parmi les compagnons du Prophète(saw) et les premiers musulmans.
C’est à partir du IIè Siècle, de l’hégire (VIIè-s) que le goût pour ce monde augmenta et l’on se tourna d’avantage vers les jouissances terrestres.C’est alors que l’on appela »soufi »,ceux dont les aspirations allaient au-delà…..
Les soufis se caractérisaient par l’ascétisme,le renoncement et la piété.
Ils développèrent, ensuite un genre de connaissance particulière : les extases (Djazb).
Le Novice soufi progresse d’une station à l’autre jusqu’à l’expérience rituelle de l’unicité Divine.
Mieux que tous les discours, le saint Qur’ane et la sunna répondent à toutes les questions sur la spiritualité musulmane.Shebli (raa) a dit : « le soufisme, c’est devenir ce que tu étais avant d’être (exister) ».
« Au commencement, était Dieu (swt), comme le montre cette tradition sacrée » (Hadith) :
« J’étais un trésor caché, il m’a plu de Me connaître et j’ai crée l’univers. »
Après avoir crée les cieux et la terre, les Anges, les Djinns, « Dieu (swt) créa les hommes à son image ». « Il a donc insufflé en lui, de son esprit » (Ste15/V.29)
Puis, il tira de lui toute sa descendance et posa la question : « ne suis-je pas votre Seigneur ? »
Tous répondirent : « Oui ! » (Ste 7/V.172)
L’origine de la spiritualité se situe dans cet autre passage du Qur’ane, là ou Dieu (swt) chasse de sa proximité : « Tous les Anges se prosternèrent, tous sauf Satan qui refusa d’être du nombre des prosternés ».
Alors, Dieu (swt) lui dit : « Ö Satan, qu’as-tu à ne pas te prosterner avec eux qui se prosternent ? »
Satan répondit : « Je n’en suis pas à me prosterner devant un homme que tu as crée d’argile sonnante et de boue malléable »
Et Dieu (swt) lui dit : « Hors d’ici donc,car vraiment te voilà banni ! Et malédiction sur toi ! Oui, jusqu’au jour du des comptes ! »
Satan dit : «Ô mon Seigneur, donne –moi un délai jusqu’au jour oû, ils seront ressuscités. »
Dieu (swt) lui dit : « Sois donc de ceux à qui délai est accordé jusqu’au jour de l’instant connu. » (Ste15/V.30-38)
Malgré l‘opposition d’Iblis, l’homme doit se battre pour retourner à Dieu (swt) comme il sait comment il doit le faire.
« Assurément, nous sommes à Dieu et notre retour est vers lui »(Ste2V.156)
N’oublions pas notre feuille de route : « Je n’ai crée les Djinns et les hommes rien que pour qu’ils m’adorent (me connaître) » (Ste51V.56)
Cependant, il ne s’agit pas de n’importe quelle sorte adoration, il s’agit de l’adoration des gens viriles car Allâh (swt) nous a prévenu depuis la pré science :
« Quiconque Me cherche Me trouver.
Quiconque Me connaît M’aimera
Quiconque M’aime aura un grand Amour pour Moi,je l’aimerai.
Quiconque que j’aime, je le tuerai !
Quiconque que je tue,je paierai pour son sang !
Je suis suis moi-même le prix de son sang ! »
Pour atteindre cette dimension spirituelle, il faut s’attacher à un Maître spirituel authentique sinon il déconseillé à tout de s’aventurer dans cette voie.
Et le lien entre le Talibé et le guide spirituel est un contrat qui fait revivre le pacte entre le prophète(saw) et la chaîne initiatique des ordres soufis :le symbole de la dépendance de l’âme envers son Seigneur.Telle fut l’expérience rituelle(la Tarbiyya) ou éducation spirituelle du prophète Mûsa(Kalimullâhi) qui avait demandé à Allâh(swt) s’il y avait sur terre quelqu’un qui était plus proche d’Allâh(swt) que LUI.Allâh(swt) l’informa qu’il y en avait et lui fit rencontrer le Saint Khidr : « Un esclave d’entre nos esclaves,à qui nous avons apporté,de nous-même, quelque miséricorde et à qui nous avons enseigné directement de nous-mêmes,notre connaissance. »
Moïse (As) dit au Saint Khidr : « Puis-je te suivre à condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris, en fait de bonne direction ? »
Le Saint Khidr (As) lui répondit en ces termes : « Tu ne pourras jamais être constant en ma compagnie !
Comment endurerais-tu avec constance ce que tu n’as pas cerné d’information ? »
Mûsa (As) lui répondit : « Si Dieu (swt) le veut, tu me trouveras constant et quant au commandement je ne te désobéirai pas ! »
Le Saint Homme lui dit : « Eh bien, si tu me suis ne m’interroge jamais sur rien tant que je ne t’aurai pas fait mention » (Ste18/V.65 à70)
Ceci est un prototype des rapports entre Maître spirituel et Disciple dans la Tarîqat.
La compagnie des amis de Dieu (swt) est difficile mais Dieu (swt) l’a rendue obligatoire pour l’atteindre : « Fais preuve de Patience en compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur, matin et soir, dans l’espoir de voir,un jour,sa face.Que tes yeux ne se détachent point
D’eux, en cherchant le faux brillant de ce bas monde et n’obéit pas à celui dont nous avons rendu le cœur inattentif à notre rappel qui poursuit ses passions et dont toute l’œuvre n’a été que manquement aux prescriptions de Dieu (swt).Et dis : « C’est cela la pure vérité venant de votre Seigneur.Que celui qui veut croire, croit et que celui qui veut renier, renie ! » le
Prophète (saw) a dit : « La loi est ma parole
La voie représente mes actes
La réalité essentielle est un état spirituel »
La loi consiste à l’adorer
La voie, à se diriger vers lui
La réalité essentielle consiste à le contempler et le voir.
La loi est un ensemble de paroles.
La voie est un ensemble d’actes (efforts). la réalité essentielle un ensemble de vertus et de saveurs spirituelles.Ces trois niveaux hiérarchisent les êtres selon les stations qu’ils occupent » (Ste35/V.32)
Par les actes d’adoration, le connaissant de Dieu (swt) arrive, progressivement, à ne voir que Dieu (swt) autour de lui.Il répandra la bonté autour de lui, verra Dieu en tout le monde.Ainsi, il aimera tout le monde comme le stipule ce passage du Saint Qur’ane : « Oû que tu te tournes, là est la face de ton Seigneur. »(Ste2/V.115)
« Et quiconque se purifie, ne se purifie que pour lui-même et vers Allâh est la destination » (Ste35/v.18)
« Ö mon Dieu,
Jamais je ne me penche pour écouter
Le cri d’un animal, le bruissement du feuillage dans les arbres,
Le murmure de l’eau, le gazouillis des oiseaux !
Jamais, je ne tends l’oreille à l’invite amoureuse de l’ombre,
Au bourdonnement du vent ou au grondement du tonnerre
Sans trouver qu’ils témoignent de Toi, l’unique »
(Dhou’l Noum Misri)
S’il y a un début, c’est qu’il y a une fin ! Et le but final visé par toutes les voies spirituelles se trouve dans le verset oû Dieu (swt) dit :
« Ô, Toi âme apaisée !
Retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée.
Entre donc, avec Mes serviteurs !
Et entre dans mon Paradis ! » (Ste l’aube-V.27-30)
Ainsi, revenu à sa dimension initiale, le connaissant ne fait qu’un avec Allâh Azzawajal, comme le montre ce Hadith Qudsi :
« Mon esclave, en accomplissant continuellement les actes de purification, s’approche de Moi, jusqu’à ce que l’aime.
Quand je l’aime ,je deviens l’oreille avec laquelle il entend,les yeux avec lesquels il voit,la langue avec laquelle il parle,la main avec laquelle il saisit et les pieds avec lesquels il marche ! »
Le connaissant de Dieu (swt) (ma’arifatun bil’lâhi) qui atteint cette Dimension spirituelle est capable de réaliser les plus grands miracles puisqu’il détient le secret de « Kun faya kun », tel fut le cas du Cheikh Al Islam, El hajj Shehu Ibrahima Niass (radiyallâhou ta’ala ane-hu),le « Qutb Zamani »,le « Sôhibul Faydhatun » Al Kaolackhi.
« Telle est la grâce de Dieu (swt), il la donne à qui, il veut.Et Dieu (swt) est dét ent eur de la grâce immense » (Ste 57/V.21)
« Et Dieu guide vers Sa lumière qui il veut. » (Ste27/V.35)
Rien n’existe devant lui :ni maître spirituel ni disciple,ni voie.Dieu(swt)étant infini,il boira le vin spirituel,le vin de la connaissance,aussi longtemps qu’il vivra même s’il n’atteindra jamais la station du sceau des prophètes,Sayyidina Muhammad(saw)qui se trouve « à une coudée et même ».
« Craignez la perspicacité du croyant car il voit avec la Lumière de Dieu » (Hadith) En vérité, un tel mystère ne peut être expliqué.L’intellect devient fou dans ce monde oû le temps n’existe pas et oû le monde se détruit et se reconstruit en clin d’œil,à chaque souffle.C’est pour toutes ces raisons qu’on ne peut qu’essayer de définir la spiritualité en islam.
« Le soufisme, n’est qu’un nom.
Quand il finit il ne reste plus que Dieu » (Abu Saïd Abel Khair)
« Le Tasawuf est signe et lumière :
Lumière issue de la vérité pour conduire à la vérité !
Signe de Lui menant à Lui »
Comme le dit si bien Rummi :
« Ô Toi qui t’es endormi dans le bateau du corps,
Tu as vu l’eau.
Contemple l’EAU de l’EAU
L’EAU a une EAU qui pousse l’esprit !
Un esprit qui l’appelle ! »
Qu’Allâh(swt) nous donne l’excellence de la foi et du comportement (Al-IHSANE),purifie notre âme en nous conduisant à la sincérité spirituelle(Al-Ikhlaas) afin de nous permettre d’accueillir la lumière Divine par laquelle on LE (swt) connaît et par laquelle on le(swt) voit !
Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine !
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)
Assalâmu`alaykum,chers (es) frères et soeurs,visiteurs de ce Blog de Momowally !
Voici un thème très important que je soumets à votre à vos analyses et reflexions.Il est intitulé :«Le Véritable Statut de la Femme en Islam»,traité
Par Shaykh Muhammad Karam Shah (1918-1998), juge à la Court de Shari'a Fédérale du Pakistan ; et adapté par Shaykh Tahir Mahmood Kiani.
«Bismillahir Rahmanir Rahim
Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux !
La femme est l'autre moitié de l'homme. Elle compose la moitié de la population globale du monde et a des rôles à jouer et des devoirs à accomplir dans ce monde immense qui est le notre où elle exerce en sa qualité de mère, d'épouse, et de fille, ce qui abouti à prouver son éminence et son importance à la fois dans la dimension domestique et sociale. C'est là, la seule raison de son égalité en droit et en devoirs à l'homme. Sachez, que ces droits et ces devoirs ont été répartis équitablement en fonction de la façon d'être naturelle de ces deux sexes, et c'est la raison pour laquelle plusieurs de ces droits ne sont pas les mêmes. Le premier à déclarer à la femme ces droits et ces devoirs était le système sociopolitique le plus mature et le plus élaboré de tous : l'Islam.
L'Islam est apparu comme une salvation pour la création toute entière, mais n'oublions pas que les humains étaient les premiers visés, et comme nous le savons, la race humaine inclut aussi bien l'homme que la femme. L'Islam a octroyé à la femme le droit de respirer librement, de parler librement, de préserver ses biens, le droit de prospérer et le droit d'exceller. Il lui est également recommandé d'arborer la modestie, la décence, et la vertu. Il lui a indiqué des exemples de femmes pieuses comme Maryam (paix sur elle) et la femme de Pharaon (qu'Allah lui fasse miséricorde) qui aidèrent à encourager la chasteté et la bonté, et inspirèrent la noblesse de celles qui les ont suivi, produisant des femmes d'exception, des femmes comme Khadijah (qu'Allah soit satisfait d'elle), ‘A'ichah (qu'Allah soit satisfait d'elle), et Rabi'ah al Basriyyah (qu'Allah lui fasse miséricorde.)
C'est l'Islam qui a pavé la route du progrès, du développement et de la prospérité de la femme. Et soyons bien convaincus que ce progrès fut littéralement l'illumination d'un flambeau qui servit de repère pour être suivit par d'autres.
Le vrai statut de la Femme en Islam
Avant de discuter du statut que l'Islam a donné à la femme après son avènement, il serait approprié que nous fassions un court retour dans le passé et que nous entrevoyions la situation et les problèmes qui prévalaient alors.
Il y a tout juste quatorze siècles, dans les temps préislamiques, la femme n'avait virtuellement aucune existence. Et elle avait été éteinte ainsi depuis longtemps. La raison toute simple de ceci est le fait qu'elle n'était pas considérée comme faisant partie de la société. C'était une société majoritairement masculine où la femme était lourdement écrasée de devoirs, mais ne jouissait d'aucuns droits. Elle était oppressée et négligée par tous les aspects. Elle avait à porter et élever les enfants à la maison et servir son mari comme une esclave servirait son maître. Les nouveaux nés filles pouvaient être enterrés vivantes et une femme veuve pouvait épouser légalement ses beaux fils ou ses fils adoptifs.
Sous ces traditions dominaient un chaos insondable, une anarchie et un sexisme extrême faisaient loi.C'est ainsi que la miséricorde divine intervint et l'Islam arriva en héros, en sauveur. Il a élevé la femme négligée, socialement ostracisée, et dont les droits étaient bafoués des abysses profondes et sombres de la sauvagerie et de l'oppression en élevant son statut et en plaçant littéralement les bénédictions sur sa tête et le Paradis sous ses pieds.
Déclaration de l'égalité des droits.
Le Saint Qur'an, la Parole d'Allah Tout Puissant, révélée au Dernier des Messagers,Sayyidina wa Mawlana Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), fut le premier à déclarer l'égalité de droits pour les femmes :
«wa lahunna mithlu l-ladhi ‘alayhinna bi-l-ma'ruf(i)» (Ste2/V:228)
(Et les femmes ont des droits sur les hommes semblables à ceux que les hommes ont sur elles.)
Il y a des démocraties qui se vantent d'être des champions de l'égalité et qui d'un autre coté raillent les musulmans en disant que l'Islam ne donne pas des droits et des opportunités équitables à la femme en l'empêchant de se mélanger socialement aux hommes et en leur imposant de nombreux devoirs et de nombreuses limites. Commençons par rectifier nos faits. L'Islam laisse la femme travailler d'une manière décente, dans une atmosphère décente et d'exercer une profession décente qui sied à sa nature. L'Islam en revanche, ne permet pas plus à la femme qu'à l'homme d'ailleurs, de socialiser avec le sexe opposé à cause du fait que cela puisse mener à des relations illicites entre eux, et c'est le principal problème qui est à même de mettre en péril la structure naturelle de la famille. De plus, la nature joue un rôle prépondérant dans la détermination des droits et des devoirs pour chacun d'entre eux. L'homme ne pourra jamais être une mère biologique, naturellement parlant bien sur, ni la femme ne peut devenir un père biologique. C'est aussi simple que cela. Les deux genres ont leurs propres constitutions biologiques, leurs propres ensembles de droits, et leurs propres ensembles de devoirs. Le Saint Qur'an dit :
«wa laysa dh-dhakaru ka-l-untha» (3:36)
( Et le mâle n'est pas comme la femelle. )
Alexis Carrel, le lauréat français (du Prix Nobel de physiologie et de médecine), va dans le sens de ce verset divin quand il déclare dans « L'homme, cet inconnu » que les différences qui existent entre les hommes et les femmes sont d'une nature plus fondamentale qu'on le pense généralement. L'ignorance de ces faits fondamentaux a amené les promoteurs du féminisme à penser que les deux sexes doivent avoir les mêmes responsabilités. En réalité, la femme diffère profondément de l'homme et chaque cellule de son corps porte la marque de son sexe.
Il poursuit en disant que parce que les hommes et les femmes ont également des différences dans leurs dispositions nerveuses, et mentales ainsi que dans leurs capacités émotionnelles, la femme doit développer ses propres aptitudes plutôt que de chercher à imiter les hommes. Les partisans de la libération féminine briguent une conception de l'égalité erronée, comme si cette misérable condition signifiait une similarité et une identité précise vis-à-vis de l'éducation, de l'emploi, des responsabilités et des devoirs.
Il est évident que la composition biologique des hommes et des femmes est très différente et que par conséquent leurs droits et leurs devoirs sont distribués en fonction de ces différences. Il n'est pas correct de donner les mêmes droits et les mêmes devoirs sous tous les aspects sociaux, mais plutôt des droits égaux comme l'Islam le fait. Car « droits égaux » ne signifie pas « mêmes droits »
Droit à l'héritage :
Les femmes, avant l'avènement de l'Islam, n'avaient aucun droit à l'héritage. Des endroits comme l'Iran, l'Inde, l'Arabie et l'ensemble de l'Europe étaient envahis par les ténèbres et subissaient un chaos contre lequel aucune femme ne pouvait même espérer protester. Le Noble Qur'an dit :
«li-r-rijali nasibun mima taraka l-walidani wa-l-aqrabuna, wa-li-n-nisa'i nasibun mimma taraka l-walidani wa-l-aqrabuna ...» (Ste4/V:7)
( Pour les hommes, il y a une part de ce qui est laissé par leurs parents et leurs proches, et pour les femmes il y a [également] une part de ce qui a été laissé par leurs parents et leurs proches.)
La femme, avant l'avènement de l'Islam, ne pouvait pas hériter, en fait au contraire, on héritait d'elle ! Elle était considérée comme une part de l'héritage elle-même, et était soit gardée soit vendue par les héritiers males.
De nos jours, certaines sociétés donnent à la femme le droit d'hériter, mais sachons bien que cette règle fut introduite par l'Islam. C'est un droit dont jouissent les femmes, jeunes ou âgées, et qui entra en vigueur depuis les premiers temps de l'Islam.
Droit à travailler pour un salaire :
L'islam permet à la femme de travailler et de gagner sa vie. Ce droit lui fut donné il y a quatorze siècles quand le reste du monde le lui refusait.
«li-r-rijali naseebun mimma ktasabu, wa-li-n-nisa'i nasibun mimma ktasabn(a)» (Ste4/V:32)
( Pour les hommes, il y a une part de ce qu'ils se seront acquis, et pour les femmes il y a une part de ce qu'elles se seront acquis. )
Le verset ci-dessus du Glorieux Qur'an exprime la position de l'islam en regard du travail professionnel de la femme. Il y a, toutefois, des conditions et des restrictions légales à garder à l'esprit à chaque instant.
L'Islam ne requiert pas de la femme qu'elle entreprenne un métier, une vocation ou une profession si cela ne lui est pas nécessaire. Comme je l'ai mentionné plus tôt, les constitutions biologiques et les structures psychologiques de chaque sexe sont très différentes, et c'est pourquoi ils ont chacun un rôle assigné dans la famille qui est différent. Le principal rôle de la femme est de s'occuper de son foyer matrimonial, de porter et d'élever ses enfants d'une manière convenable, etc. Si elle peut remplir parfaitement ce rôle, et en même temps travailler hors de sa maison pour que son salaire s'ajoute à celui de son mari, elle peut tout à fait le faire, et cela tant que son travail ne lui demande pas de transgresser les frontières établies par la Loi Islamique : la Shari'ah.
Ce sont les trois changements fondamentaux qui furent apportés par l'Islam pour élever le statut des femmes au sein de nos sociétés. Si l'Islam n'avait pas décrété ces précédents sociaux, il aurait été difficile de croire qu'un quelconque autre système social, politique, ou moral l'aurait fait, car ils étaient à l'époque tout simplement inconcevable par le seul esprit humain.
* * *
A la base, la femme avait trois rôles important à jouer dans la société:-
Elle était soit une mère,
-soit une fille,
-soit une épouse.
Aucun de ces rôles ne lui était reconnu convenablement jusqu'à ce que l'Islam introduise des changements essentiels. Dans ce qui suit, nous allons expliquer brièvement les coutumes prédominantes et les pratiques qui avaient court quant à l'exploitation immorale de la femme vis-à-vis de ses trois rôles, et comment l'Islam a mit fin à cette oppression et a bénit la femme avec l'honneur et la reconnaissance qui lui sont dus.
Fille :
Parmi les nombreuses tribus de l'Arabie, il était devenu une coutume établie de se débarrasser des nouveau-nées filles aussi vite que possible. Pour le père, la naissance d'une fille était la naissance d'une malédiction. Cela faisait naître une vague de rage dans le cœur dur comme la pierre du père qui enterrait immédiatement la petite vivante, la regardant hurler et implorer impuissante la miséricorde et l'affection paternelle. Beaucoup d'enfant filles subissaient des fins similaires, tôt ou tard.
Quand l'Islam vint, les enseignements du Saint Qur'an et la guidance de la Miséricorde des Univers, le Messager Muhammad salallahu ‘alaihi wa salam aidèrent à éradiquer ce genre de mal définitivement. Le Messager de Miséricorde salallahu ‘alaihi wa salam promit le Paradis à celui qui élèverait ses filles selon les enseignements Islamiques et qui les marierait à de pieux maris. D'autres enseignements similaires tirés du Glorieux Qur'an et de l'exemple de l'Ultime Messager salallahu ‘alaihi wa salam eurent un tel impact positif sur la vie sociale des gens dans leur ensemble que le concept même de soit disant « malédiction » fut moralement abolit, et est appelé jusqu'à ce jour « bénédiction ».
Epouse :
La piteuse et misérable condition de l'épouse n'est pas un secret. Elle était surchargée de travail, sous-alimentée et traitée pire qu'un animal. Elle servait sans relâche son mari et ses enfants, jour et nuit, n'ayant presque pas de temps pour se reposer. Son labeur et sa sueur était à peine récompensé si ce n'est par des haillons sur son dos et quelques bouchées de nourriture, souvent des restes, juste pour tenir son corps et son âme en vie.
Son secours apparut en la forme de l'islam qui la libéra rapidement de cette condition.
« wa ‘ashiru-hunna bi-l-ma'ruf(i) » (4:19)
(Et vivez avec elles en paix ! )
«hunna libasun lakum wa-antum libasun lahunn(a)» (2:187)
(Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles.)
Le Bien-aimé Messager (salallahu ‘alayhi wa salam )a dit :
«khayrukum khayrun bi-ahlihi wa-ana khayrun bi-ahli »
( Le meilleur d'entre vous est celui qui est le meilleur (dans son comportement) envers sa famille et je suis le meilleur (dans mon comportement) avec ma famille. )
Ce ne sont que quelques-uns des enseignements que l'on tire du Livre d'Allah( subhanahu wa ta'ala), qui aidèrent à renforcer les relations matrimoniales entre l'homme et son épouse, et aida à promouvoir une atmosphère domestique plus saine et plus paisible.
Mère :
L'Islam honore la mère par le titre de « Reine du Foyer », mais sa situation n'était pas telle avant qu'Allâh tout -puissant n'envoie son Ultime Messager (salallahu ‘alayhi wa salam).
La mère pouvait être maltraitée et spoliée durant sa période matrimoniale par son mari et ses enfants. Et, une fois veuve, elle était souvent considérée comme une partie de l'héritage, sans même parler du fait d'être privée dudit héritage. Un de ses beaux fils, de ses fils adoptifs, ou tous à la foi étaient habilités à l'épouser ou à cohabiter avec elle. On ne lui accordait aucune noblesse et elle n'était considérée comme rien de plus qu'une propriété dispensable qui peut être échangée à volonté.
L'islam restaura cette relation sacrée et la remise à la place qu'elle méritait sur le devant de la scène en déclarant par les mots du Saint Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam ):
«al-jannatu tahta aqdami l-ummahat(i) »
(Le Paradis se trouve sous les pieds des mères.)
Il y a de tels versets et traditions prophétiques qui encouragent les Musulmans à respecter et servir leurs parents, tout particulièrement leurs mères.
Aujourd'hui, dans le monde Occidental, civilisé, développé et moderne, nous trouvons des « maisons de retraites » qui existent pour abriter ces personnes du troisième âge, impuissantes, rejetées et délaissées par leurs enfants déloyaux,inconscients.Elles n'ont personne pour s'occuper d'elles. « Ô rage !Ô désespoir...»,dirait le poète !
* * *
L'islam, de toute évidence, a amélioré le statut et l'honorabilité de la femme quand aucune autre religion ni aucun système social ne s'était même penché sur son existence. L'islam lui a attribué des droits dont elle n'avait jamais jouit jusqu'alors. Elle devint alors en mesure de concurrencer l'homme dans toutes les sphères de la vie et de participer à l'établissement d'une atmosphère saine et pieuse. C'est ce qui a lancé la « société progressiste. »
Quand il a été donné à l'homme la chance d'exceller en piété et en chasteté, la femme fut également encouragée à en faire de même, comme le dit le Noble Qur'an :
« inna l-muslimina wa-l-muslimati, wa-l-mu'minina wa-l-mu'minati, wa-l-qanitina wa-lqanitati, wa-s-sadiqina wa-s-sadiqati, wa-s-sabirina wa-s-sabiraati, wa-l-khashi'ina wa-lkhashi'ati, wa-l-mutasaddiqina wa-l-mutasaddiqati, wa-s-sa'imina wa-s-sa'imati, wa-lhafidhina furujahum wa-l-hafidhati, wa-dh-dhakirina Allaha kathiran wa-dh-dhakirati, a'adda Allahu lahum maghfiratan wa-ajran ‘adhima(n) » (Ste33/V:35)
(Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, véridiques hommes et femmes, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumònes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs abondants de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une immense récompense).
Ce verset témoigne que les hommes et les femmes ont l'opportunité d'accomplir des actes pieux et de pratiquer la chasteté dans l'intention de satisfaire leur Seigneur Souverain, Allâh Tout-Puissant et de mériter pour leur propre bien une place honorable en ce monde et dans l'Au-delà.
* * *
L'apparition de l'Islam signifia la juste et honorable reconnaissance de la femme en tant qu'être humain. Elle signifia qu'elle fut pourvue de droits égaux et d'opportunités de jouer un rôle positif dans la société, pour faire bon usage de ses talents. L'Islam l'a béni par un statut social inconcevable de mère, d'épouse et de fille. Il lui donna la liberté de faire ce qu'elle souhaite, quand et comme elle le souhaite, tout en étant sujette aux réglementations, restrictions et injonctions énoncés par l'Islam.
Beaucoup de penseurs Occidentaux n'arrivent toujours pas à comprendre que la liberté non régulée dérange la chasteté naturelle de la femme [et de l'homme]. Si on lui donne des droits illimités ou inadaptés à sa constitution biologique, le système a toutes les chances de polluer l'environnement social avec une corruption et des souillures incontrôlables. La pornographie, la prostitution, le viole, la fornication et l'homosexualité ne sont que quelques-uns des fléaux moraux qui atteignent le monde Occidental de nos jours.
Le monde doit réfléchir encore et encore et réaliser que l'Islam porte la solution aux maux qu'affronte l'humanité aujourd'hui. Les droits et les devoirs, adaptés aux caractéristiques naturelles de la femme, doivent non seulement lui être donnés, mais également être conservés dans leurs limites et sauvegardés pour administrer socialement nos vies et assurer la prospérité globale et la paix constante dont le monde a besoin. C'est l'Islam qui fut pionnier de la dignité et de l'honneur des femmes, et c'est l'Islam qui les préservera.
Wassalâm
Assalam alaykoum wa rahmatoullahi ta'ala wa barakatouhou!
voici un poème,méditons !
« N'accorde ton Amour à nul autre qu'Allâh(swt) !
A part Lui, toute chose n'est que pur mirage.
Si tu peux accepter quelques conseils, voici les nôtres.
les Gens du Souvenir sont Toujours absorbés en leur Bien-Aimé ,
Car, hormis ceux qui sont proches de lui, nul n'a la vie .
Aucun voile ne les sépare de la vérité !
Que sont alors pour eux les grâces du paradis?
La passion a fait fondre les serviteurs de Dieu(swt) .Ils ont bu,
Et boivent encore, son vin conservé dans l'éternité ,
Breuvage qui les a ravis à eux-mêmes.
Puisses-tu seulement prendre à leur coupe une gorgée!
Ce serait un moyen de t'approcher de nous.
Le bon serviteur est celui qui répond : « je suis à Ton service ! »,
A cet appel de Dieu(swt) que nous lui adressons.
Toi, si tu cherches Dieu(swt) que nous lui adressons
Toi, si tu cherches Dieu, sois notre compagnon :
Tu peux être certain qu'il n'est pas d'autre voie.»
(Diwan du Cheikh Ahmed al-Alawi )
Assalam alaykoum wa rahmatoullahi ta'ala wa barakatouhou,chers(es) et soeurs en Allâh(swt) !
Voici des Des moments propices à la lecture du Saint et béni Coran
Il est bon de retenir à tout jamais que la meilleure des récitations est celle effectuée en cours de prière. La doctrine de Shâfi'î et d'autres savants (que Dieu leur fasse miséricorde) nous enseignent qu'une longue récitation en prière est préférable à une longue prosternation.
en dehors de la prière, le moment le plus propice à la lecture du Coran est la nuit.La seconde moitié de la nuit aya plus de vertus que la première.
Néanmoins, la lecture entre « maghrib » et «'ishâ » est particulièrement recommandée. Pour ce qui est de la journée, le meilleur moment pour
la récitation coranique se situe après la prière obligatoire de
l'aube (Fajr). La lecture du Coran n'est jamais déconseillée quel que soit le moment, même lorsqu'il est déconseillé de prier.
Quant à l'objection d'ibn abî Dâwûd(que Dieu lui fasse miséricorde) à
savoir que le maîtres de Mu'âdh b.Rifâ'a(que Dieu lui fasse
miséricorde) désapprouvaient la lecture du Coran après «'asr » sous prétexte que c'était le moment où les juifs étudiaient, elle est inacceptable et dénuée de tout fondement.
Pour ce qui est des jours privilégiés pour la lecture coranique, on
peut citer: le vendredi, le lundi, le jeudi, le jour du rassemblement au
Mont 'Arafât, les dix jours du mois de dhu al-Hijja, les dix derniers de
Ramadân, et tout les mois de Ramadân pour celui qui choisit un mois
particulier.
Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine ! »
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)
Bismillah al-Rahman al-Rahim,que la Paix et la Prtospérité spirituelle soient sur tous les Talibés !
Parlons un du Saint Prophète Sayyidina Wa Mawlana Muhammad(saw) !
L’un des noms par lequel le prophète Muhammad (sallallâhu ‘alayhi wa sallam) est connu est "Khayru-l-Khalq" ou « Le Meilleur de la Création ». Les autres de ses noms possédant des significations similaires sont Khayru-l-Bariyya, Khayru Khalqillâh, Khayru-l-`Alamîna Turra, Khayru-n-Nâs, Khayru Hadhihi-l-Umma et Khîratullâh.
Ces titres démontrent son haut degré surpassant ceux de tous les Prophètes et Messagers humains ainsi que ceux des jinns et des anges – (que la paix soit sur eux tous). Le Consensus des Musulmans, du passé au présent – c’est-à-dire:« Ahl al-Sunna wal-Jama`a » – sur le sujet fut indiqué par les termes « Ecarte-toi des dissidents » de Shaykh Ibrahim al Laqqani (mort en 1041), dans son célèbre poême: «Jawharât al Tawhid » ( La Gemme du Monothéisme ) :
65. « wa afdalu al-khalqi `ala al-itlâqi
Nabiyyunâ fa mil `ani al-shiqâqi.»
Qui signifie :
»
65. « Et la meilleure des créatures, absolument
est notre Prophète, donc écarte-toi des dissidents »
Al-Bajurî (m. 1276H), dans son Sharh (commentaire) de:« Jawharât al-Tawhid» (ed. 1971, p.290) [a dit] : « C’est-à-dire [qu’il est meilleur] que tous les jinns, les humains, et les anges, aussi bien dans cette vie que dans l’Au-delà dans toutes ses qualités.»
Al-Sawî (m. 1241H), dans son Sharh (commentaire) de Jawharat al-Tawhid (ed. 1999, p. 295) : "L’affirmation de supériorité (tafdîl) est [établie] par le Consensus (ijmâ`) des Muslmans, Sunnites et Mu`tazilites à l’exception d’al-Zamakhsharî [dans al-Kashshaf (4 :712), Sourate al-Takwir] qui l’a rompu."
`Abd al-Salâm ibn Ibrâhîm al-Laqqanî (m. 1078H), dans son Sharh (commentaire) de Jawharât al-Tawhid (ed. 1990, p. 186) [a dit] : «Il est obligatoire (wajîb) pour toute personne légalement responsable de croire qu’il (sallallâhu ‘alayhi wa sallam) est le meilleur de tous, et quiconque le nie commet un péché, se rend coupable d’innovation et mérite qu’on lui inflige une correction.»
66. « wal-anbiyâ yalûnahu fil-fadli
wa ba`dahum malâ'ikah dhil-fadli »
Qui signifie :
66. « Et ensuite les Prophètes par ordre de préférence
Et après eux les nobles anges, »
Al-Bajurî (p. 293) : "Al-Qadi Abû `Abd Allâh al-Halimi [voir à son propos l’introduction de notre traduction d’al-Asmâ’ wa al-Sifât] ainsi que d’autres, comme les Mu`tazilites, considèrent que les anges sont meilleurs que les Prophètes en dehors de notre Prophète Muhammad (sallallâhu `alayhi wa alihi sallam). Al-Sa`d [al-Taftazanî] a dit [dans son Sharh al-`Aqa’îd al-Nasafiyya] : ‘Il n’y a rien de décisif sur le sujet.’ Tâj al-Dîn [ibn] al-Subkî a dit [dans Tabaqât al-Shafi`iyya al-Kubra] : ‘La sécurité repose dans le silence sur cette question et s’y plonger en détail sans preuve décisive c’est prendre un grand risque, se prononcer sur une chose sur laquelle nous sommes incapables de nous prononcer.’"
67. hâdhâ wa qawmun fassalû idh faddalû
wa ba`du kullin ba`dahu qad yafdulu
Qui signifie :
67. Ceci dit, certains [les Maturidites] ont restreint ces termes
En préférant certains [anges et Prophètes]
à d’autres [anges et Prophètes]
Al-Bajurî (p. 295) : « Et c’est certainement la position la plus correcte (wa hâdhihi hiya al-tariqa al-râjiha). » Notons qu’il donne sa préférence ici à la position Maturidite sur celle du Jumhûr (la majorité) des Ash`arites même s’il en fait partie, tandis que son fils, le Shaykh `Abd-al-Salâm al-Laqqanî, a dit que tous les anges étaient supérieurs aux humains en dehors des Prophètes – qu’Allâh leur fasse miséricorde ainsi qu’aux Ahl al-Sunna wal-Jama`a (les Gens de la Sunna et du Groupe).
Al-Laqqani (p. 186-187) [dit] : « Il est obligatoire de croire en la supériorité du meilleur (afdaliyyatu al-afdal) en accord exact avec la règles transmise (`ala tabqi mâ warada al-hukmu bihi) : le particulier [s’applique] au particulier, et le général [s’applique] au général (tafsîlan fil-tafsîli wa ijmâlan fil-ijmâli). Et il n’est pas permis de hâter ses jugements (al-hujûm `alâ al-ta`yîn) sur ce qui n’a pas été spécifié par un ordre divin (lam yarid fîhi tawqîf)... Qadî Tâj al-Dîn ibn al-Subkî a dit : ‘La supériorité des humains sur les anges ne fait pas partie des sujets en lesquels la croyance est obligatoire, il n’y a pas de mal à l’ignorer. Si quelqu’un rencontre Allâh sans la moindre idée sur le sujet dans sa totalité, il n’aura commis aucun péché. Car il n’a pas été demandé aux gens de le savoir. Et la sécurité réside dans le silence sur cette question, etc.’ »
Al Sawî (p. 297-298), al-Bajurî (p. 296) : "Sa conclusion est que notre Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) est absolument le meilleur de la création, ensuite Ibrâhîm, puis Mûsâ, puis `Isa, et Nûh – que la paix soit sur eux – ensuite le reste des Messagers, puis les Prophètes non Messagers – certains d’entre eux étant supérieurs aux autres, mais Allâh seul connaît les détails, ensuite Jibrîl, puis Isrâfîl, puis Mikâ-îl, puis `Izrâ-îl, ensuite ‘le commun des Hommes’ (`awamm al-bashâr) comme Abû Bakr, `Umar, `Uthmân, `Alî, (radiy Allâh `anhum) puis le reste des anges."
Les Preuves de la Supériorité du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) sur toute la Création.
L’un de nos chers frères Musulmans a envoyé la question suivante : « certains frères remettent même en question le fait que le Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) était le meilleur de la création. Avez-vous quelque chose d’utile qui puisse servir de ‘preuve’ à ce propos ?»
« Ils vous jurent par Allah pour vous satisfaire. Alors qu'Allah - ainsi que Son messager - est plus en droit qu'ils L/le satisfassent, s'ils sont vraiment croyants. » (Ste9:V/62).
Savent ils qu’Allâh n’a jamais partagé Ses Noms avec un Prophète ou un Ange Rapproché autant qu’avec lui (sallallâhu `alayhi wa sallam) dans le Qur’ân ?
Voir la suite de ce texte sur le sujet :
En ce qui concerne son nom le plus célèbre :Muhammad ( sallallâhu `alayhi wa âlihi wa sallam), observez les vers de Hassan ibn Thabit (radiy
Allâh `anhu) :
« wa shaqqa lahu min ismihi liyujillahu
fa dhul-`arshi Mahmûdun wa hâdhâ Muhammadu »
Qui signifie :
Et Il a extrait [un nom] pour lui
Issu de Ses propres Noms pour exalter sa dignité
Le Possesseur du Trône est le Glorieux [Mahmûd]
et il est le digne de louange [Muhammad] !
Connaissent-ils un prophète ou un ange à qui Allâh S’est adressé directement et par la vie duquel Il a juré ?
« Par ta Vie ! (Ô Muhammad) » (Ste15/V :72)
« Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne oeuvre et dit :
"Je suis du nombre des Musulmans ?" » (Ste/V41 :33)
c’est-à-dire qui profère de plus belles paroles que le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) ?
« Quant à ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres, ce sont les meilleurs de toute la création. » (Ste/V98 :7) c’est-à-dire que le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) est le meilleur de tous les êtres créés.
« Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. » (Ste49/V :13) c'est-à-dire que le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) est le plus noble de ceux à qui s’adresse le Qur’an au regard d’Allâh
« Et tu es certes (Muhammad), [Je le jure] d'une moralité sublime.» (Ste68/V : 4) La réalité de ce compliment (khuluqin `adhîm ) ne peut être comprise que par Celui qui l’a dit et ceux qu’Il veut.
« Parmi ces messagers, Nous en avons favorisé certains par rapport à d'autres. Il en est à qui Allah a parlé; et Il en a élevé d'autres en grade. » (Ste2/V : 253) Cela désigne le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam).
« Et parmi les prophètes, Nous avons donné à certains plus de faveurs qu'à d'autres. » (Ste17/V :55)
Et Il a dit : « Et de la nuit consacre une partie [avant l'aube] pour des Salat surérogatoires : afin que ton Seigneur te ressuscite en une position de gloire. » (Ste17 /V: 79), une position que personne à part le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) n’occupera comme il l’a dit. Et cette Station de l’Intercession a été décrite en détail dans le texte « L’Assise du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) sur le Trône »
« Et [n’avons-Nous pas] exalté pour toi ta renommée ? » (Ste94 /V: 4) Mujahîd a dit : « [Cette parole] signifie : ‘A chaque fois que Je [Allâh] suis mentionné, tu [Muhammad] es mentionné’ » Ibn Kathîr le mentionne dans son Tafsir. Al-Shafi`î rapporte la même explication d’Ibn Abî Najih ainsi qu’Ibn `Ata’ comme le cite al-Nabahanî dans al Anwâr al Muhammadiyya min al Mawâhib al-Laduniyya (p. 379). Al Baydawî dit dans son Tafsir [dit] : « Et quel honneur est plus élevé que de voir son nom accompagner Son Nom dans la double attestation, et de voir son obéissance être équivalente à Son Obéissance ?»
« Et Ma Miséricorde embrasse toute chose. Je la prescrirai à ceux qui (Me) craignent, acquittent la Zakat, et ont foi en Nos signes. » (7 : 156) Et Il a dit : « La Miséricorde d'Allâh est proche des bienfaisants (Inna rahmat Allâhi qarîbun min al-muhsinîn). » (7 : 56) sans mettre le terme qarîbun au féminin (qarîbatun) bien que rahma soit un nom féminin, car en réalité cette rahma n’est autre que le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam), comme il est clairement dit dans le verset : « Wa mâ arsalnaka illa rahmatan-lil-`alamîn (Et Nous ne t'avons envoyé [Muhammad] qu'en miséricorde pour l’univers.) » (21 : 107)
« Dis : "[Ceci provient] de la grâce d'Allah et de Sa Miséricorde; Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent". » (10 : 58) Ibn `Abbas (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Cette Grâce d’Allâh est la Science [du Tawhid], et Sa Miséricorde est le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallâm). » Abû al-Shaykh l’a rapporté comme il est mentionné par al-Suyuti dans al-Durr al-Manthûr (4 : 367). Al `Alusî dans Rûh al Ma`anî (10 : 141) et Abû Su`ud dans son Tafisr (4 : 156) ont dit que la grâce est générale tandis que la miséricorde est particulière et donc mise en évidence. Al-Razî dans al-Tafsir al Kabîr (17 : 123) a dit que le commandement est particulièrement restrictif pour signifier que l’humain ne devrait se réjouir que de la miséricorde.
« Certes, Allah est Ses Anges prient sur le Prophète; ô vous qui croyez priez sur lui et adresses [lui] vos salutations. » (33 : 56)
« Pour que vous croyiez en Allah et en Son messager, que vous L/l'honoriez, reconnaissiez S/sa dignité, et L/le glorifiez matin et soir. » (48 : 9) Al-Nawawî a dit que les savants de l’interprétation du Qur’an ont donné deux explications à ce verset, un groupe est d’avis que les trois pronoms à la troisième personne n’ont qu’un seul référent, soit [il désigne] uniquement à Allâh (« Lui ») soit uniquement le Prophète (« lui ») – sallallâhu `alayhi wa sallam - ; l’autre groupe fait la différence entre les deux référents, les deux premiers [pronoms s’appliquent] au Prophète - sallallâhu `alayhi wa sallam - (pour (…) que vous l’honoriez et reconnaissiez sa dignité), et le dernier à Allâh (« et Le glorifiez »). Les partisans du premier avis selon lequel tous les pronoms désignent le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam), ont expliqué [l’expression] « et glorifiez-le » (tusabbihuhu) par : « ne lui attribuez pas ce qui lui est inapproprié et priez pour lui. »
« Allah suffit comme Témoin [que] Muhammad est le Messager d'Allah. » (48 : 28-29)
Chaque verset du Qur’an prouve le statut de Meilleur de la Création du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam)
En fait, il y a 6 666 preuves coraniques que le Messager d’Allâh – sallallâhu `alayhi wa âlihi sallam – est (et non « était »), sans aucun doute possible, le Meilleur de la création, à savoir le Saint Qur`an [lui-même], puisqu’il est le plus grand de tous les Livres révélés et leur Sceau, le seul Livre dont Allâh a garanti la préservation, et [le seul qui soit] une Révélation universelle pour toute la création (y compris les anges, cf. al-Haythamî, Fatâwâ Hadithiyya p.69, 151-154) contrairement aux Révélations précédentes qui ne concernaient que les peuples à qui elles ont été envoyées. Et ce Livre fut révélé au cœur du Prophète Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam) : « Ce (Coran) ci, c'est le Seigneur de l'univers qui l'a fait descendre, et l'Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur. » (26 : 192-194)
Ils ont sûrement été confus par les récits interdisant aux Compagnons (radiy Allâhu `anhum) de parler de la prééminence d’un Prophète sur les autres, ou de préférer Mûsâ, ou Yunus, qu’Allâh bénisse et salut notre Prophète ainsi qu’eux . Cependant, ces récits mettent en valeur l’humilité de la part du Sceau des Prophètes (sallallâhu `alayhi wa sallam). C’est ce qu’ont affirmé tous les Savants en réponse à la contradiction apparente entre ces derniers récits et les versets et narrations qui établissent catégoriquement la supériorité de son degré.
Ibn `Abbas (radiy Allâhu `anhu) a dit : « Allâh a préféré (faddala) Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam) sur les autres Prophètes et sur les habitants des cieux (les anges). » On lui a dit : « Ô Ibn `Abbas, comment l’a-t-Il préféré sur les habitants des cieux ? » Il répondit : « Allâh – exalté soit-Il – a dit : ‘Et quiconque d'entre eux dirait : "Je suis une divinité en dehors de Lui". Nous le rétribuerons de l'Enfer.’ (21 : 29) [Tandis] qu’Il a dit : « En vérité Nous t'avons accordé une victoires éclatante, afin qu'Allah te pardonne tes péchés, passés et futurs, qu'Il parachève sur toi Son bienfait et te guide sur une voie droite. » (48 : 1-2) On lui a demandé : « Et comment l’a-t-Il préféré sur les Prophètes ? » Il répondit : « Allâh – exalté soit-Il – a dit : ‘Et Nous n'avons envoyé de Messager qu'avec la langue de son peuple’ (14 : 4) [Tandis] qu’Il a dit : ‘Et Nous ne t'avons envoyé qu'en tant qu'annonciateur et avertisseur pour toute l'humanité’ (34 : 28) » [1]
Il y a beaucoup d’autres preuves textuelles plus ou moins explicites à cet effet, parmi ces dernières, le fait qu’Allâh ait ordonné aux anges d’apprendre d’Adâm (`alayhi salam) les noms des choses, tandis qu’Il a ordonné à tous les univers d’apprendre à Le [connaître] auprès du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) : « Interroge donc qui est bien informé de Lui. » (25 : 59) ; le fait que le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) soit témoin non seulement envers sa Communauté mais aussi envers toutes les autres (voir 2 : 143 et 4 : 41) ; le fait que le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) soit le seul parmi les humains, les jinns et les anges, à qui est attribué al Maqâm al Mahmûd (17 : 79) c'est-à-dire la Station Glorieuse (de l’intercession auprès d’Allâh – qu’Il soit exalté -) et, dans la Sunna, le fait qu’Allâh n’ait donné son amitié intime à aucun ange, à part au Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) et à Sayyidina Ibrâhîm (`alayhi salâm), Il a fait du Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) l’imâm des Prophètes et des Messagers lorsqu’il a prié à Masjîd al-Aqsâ, l’intercesseur pour toutes les Communautés (dans le hadith « de l’intercession » ) et le Maître des Hommes (Sayyîdu al-Nas) ; le tout en étant connu comme Prophète dans la Présence Divine tandis qu’Adâm (`alayhi salâm) était en cours de création, et [enfin citons comme preuve le fait] que ce dernier ait cherché son intercession parce qu’il avait vu son nom écrit sur le Trône.
Adam (`alayhi salâm) a recherché l’intercession et le pardon par le nom du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam)
Dans le chapitre consacré à la supériorité du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) sur tous les autres dans son grand livre intitulé al-Wafâ bi Ahwâl al-Mustafa', Ibn al Jawzî dit :
« Une des [preuves] qui démontre sa supériorité sur tous les autres Prophètes est le fait qu’Adâm (`alayhi salâm) ait demandé à son Seigneur par la sacralité (hurma) de Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam) auprès de Lui. »
La chaîne la plus authentique de ce récit n’est pas celle rapporté par al-Hakîm d’après `Umar (qu’Allâh l’agrée) [passant] par `Abd al-Rahmân ibn Zayd ibn Aslâm qui est faible (da`îf) mais celle [passant] par le Compagnon Maysarat al Fajr (qu’Allâh l’agrée), [cette version] est rapportée selon les termes suivants :
J’ai demandé : « Ô Messager d’Allâh, [depuis] quand es-tu Prophète ? » Il (sallallâhu `alayhi wa sallam) répondit : « Lorsqu’Allâh a créé la terre ‘puis a orienté Sa volonté vers le ciel et en fit sept cieux.’ (2 : 29) [Et] créé le Trône, Il écrivit à ses pieds : ‘Muhammad est le Messager d’Allâh et le Sceau des Prophètes’ (Muhammadun Rasûlullâhi Khâtamu-l-Anbiyâ). Il créa ensuite le Jardin dans lequel Il fit habiter Adâm et Hawwa (`alayhimu sallâm), et Il écrivit mon nom sur ses portes, les feuilles de ses arbres, ses dômes et ses tentes, alors qu’Adâm était encore entre l’esprit et le corps. Quand Allâh – exalté soit-Il – a insufflé la vie en lui, il regarda le Trône et y vit mon nom, Allâh l’informa : ‘Il [Muhammad sallallâhu `alayhi wa sallam] est le seigneur de toute ta descendance.’ Quand Satan s’est joué d’eux deux [Adâm et Hawwa – paix sur eux -], ils se sont repentis et ont recherché mon intercession auprès d’Allâh. » [2]
Une autre preuve évidente du statut de Meilleur de la création du Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) est le Consensus des Imams et des `Ulama d’Ahl al-Sunna, remis en cause par trois savants : le Dhahirite Ibn Hazm ; le Mu`tazilite al-Zamakhsharî ; et le Mujassim Ibn Abî al-`Izz qui fût emprisonné comme il est mentionné par Ibn Hajâr dans son Inba’ al-Ghumr (1 : 258-260). Shaykh `Abd Allâh al-Talidi a dit dans son Tahdhîb al-Shifa’ (P. 162) : « La divergence de Ibn Hazm et celle d’al Zamakhsharî n’ont aucun poids. »
Sayyîd Abû al-Fadl `Abd Allâh ibn Muhammad al-Siddiq al-Ghumârî al-Hasanî a écrit un livre intitulé Dilalat al-Qur'ani al-Mubîn `ala anna al-Nabiyya Afdalu al-`Alamîn (« L’Indication [provenant] du Qur’an Manifeste que le Prophète est le Meilleur des Univers »), dans lequel il liste les versets sur le sujet, sourate par sourate et dont l’introduction fait mention du récit suivant :
"Al-Sha`ranî dans Tabaqât al-Awliya’ rapporte de [son Shaykh] le Connaissant d’Allâh Abû al-Mawahîb al-Shadhilî que ce dernier a dit : ‘Une dispute a éclaté entre moi et une certaine personne dans la Mosquée d’al-Azhar à propos des dires de l’auteur d’al-Burda [Imâm al-Busirî] :
Famablaghu al-`ilmi fîhi annahu basharun
wa annahu khayru khalqillâhi kullihimi
Qui signifie :
L’apogée de la connaissance le concernant est qu’il est un être humain
Et qu’il est le meilleur de toute le création d’Allâh.
Sur ce, cette personne dit : Il n’a pas de preuve pour [affirmer] cela. Je lui répondit : le Consensus (ijmâ`) a été établi. Il n’a pas changé d’avis. Plus tard, j’ai vu le Prophète – sallallâhu `alayhi wa âlihi wa sallam – accompagné d’Abû Bakr et de `Umar - qu’Allâh les agrée – assis sur le pupitre de la mosquée d’al Azhar. Il me dit : Marhabân bihabibî – Bienvenue à mon cher bien-aimé ! Ensuite il (sallallâhu `alayhi wa sallam) dit à ses amis : Savez-vous ce qu’il s’est produit aujourd’hui ? Il dirent : Non, ô Messager d’Allâh. Il dit : Un tel, le misérable, croit que les anges sont meilleurs que moi !... Qu’est-ce qui ne va donc pas chez lui ? [Comment peut-il] s’opposer au Consensus ?’ »
Ce qui suit est une liste de travaux contenant les preuves de la supériorité du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) sur toute la création dans le Qur’an et la Sunna :
1. Al-Qadi `Iyad, al-Shifa' fi Ma`rifati Huquq al-Mustafa (sallallâhu `alayhi wa sallam)
2. Abu Nu`aym, Dala'il al-Nubuwwa
3. Al-Bayhaqi, Dala'il al-Nubuwwa
4. Al-Faryabi, Dala'il al-Nubuwwa
5. Ibn al-Jawzi, al-Wafa bi Ahwal al-Mustafa (sallallâhu `alayhi wa sallam)
6. Ibn `Abd al-Salam, Bidayat al-Sul fi Tafdil al-Rasul
7. Ibn Dihya, al-Mustawfa li Asma' al-Mustafa (sallallâhu `alayhi wa sallam)
8. Al-`Azafi, Sharh Asma' al-Nabi (sallallâhu `alayhi wa sallam)
9. Chapitre sur les Noms Prophétiques dans `Aridat al-Ahwadhi d’ibn al `Arabî.
10. Chapitre sur les Noms Prophétiques dans Shu`ab al-Iman d’al Bayhaqî.
11. Al-Busiri, al-Burda
12. Al-Busiri, al-Hamziyya
13. Al-Busiri, al-Muhammadiyya
14. Al-Suyuti, al-Khasa'is
15. Al-Suyuti, al-Bahja al-Bahiyya fil-Asma' al-Nabawiyya
16. Al-Suyuti, al-Riyad al-Aniqa fi Sharh Asma' Khayr al-Khaliqa
17. Al-Jazuli, Dala'il al-Khayrat
18. Al-Fasi, Sharh Dala'il al-Khayrat
19. Al-Sakhawi, al-Qawl al-Badi` fi al-Salat `ala al-Nabi al-Shafi`
20. Al-Qastallani, al-Mawahib al-Laduniyya
21. Al-Zurqani, Sharh al-Mawahib
22. Al-Qari, Sharh al-Shifa'
23. Al-Qari, Sharh al-Shama'il al-Nabawiyya li al-Tirmidhi
24. Al-Munawi, Sharh al-Shama'il al-Nabawiyya li al-Tirmidhi
25. Al-Baghawi, Sharh al-Shama'il al-Nabawiyya li al-Tirmidhi
26. Al-Nabahani, al-Asma fima li Sayyidina Muhammad min al-Asma
27. Al-Nabahani, Wasa'il al-Wusul ila Shama'il al-Rasul
28. Al-Nabahani, Shawahid al-Haqq
29. Al-Nabahani, Nujum al-Muhtadin wa Rujum al-Mu`tadin
30. Al-Nabahani, Jawahir al-Bihar fi Fada'il al-Nabi al-Mukhtar
31. Al-Lahji, Muntaha al-Sul Sharh Wasa'il al-Wusul li al-Nabahani
32. Al-Jamal, Hashiyat al-Hamziyya
33. Al-Haytami, Hashiyat al-Hamziyya
34. Al-Dabbagh, al-Ibriz min Kalam Sayyidi `Abd al-`Aziz
35. `Abd Allah al-Ghumari, Dilalat al-Qur'ani al-Mubin `ala anna al-Nabiyya Afdalu al-`Alamin
36. Al-Maliki, Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam) al-Insanu al-Kamil (esp. p. 181-213, 4ème éd.)
37. Sirajuddin, Sayyiduna Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam)
Al Qadi `Iyad a dit dans al-Shifa, au le chapitre intitulé : « Sur le fait qu’Allâh a honoré le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) en lui donnant Ses plus Beaux Noms et en le décrivant par Ses propres Qualités »
Sache qu’Allâh a prodigué des marques d’honneur à de nombreux Prophètes (`alayhimu salâm) en les appelant par certains de Ses Noms, comme lorsque, par exemple, il a qualifié Ishâq et Isma`îl de « savants » (`alîm) et « magnanimes » (halîm), Ibrâhîm de « magnanime », Nûh de « reconnaissant » (shakûr), `Isa et Yahya de « charitables » (barr), Mûsâ de « noble » (karîm) et « fort » (qawî), Yusûf de « gardien savant » (hafîdh, `alîm), Ayyûb de « patient » (sabûr), et Isma`îl de « véridique dans sa promesse » (sadiq al-wa`d)… Cependant, Il a préféré notre Prophète Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam), car Il l’a orné d’une grande part de Ses Noms dans son Livre Glorieux ainsi que par la langue de Ses Prophètes (`alayhimu salâm). Nous les avons rassemblés après avoir médité sur le sujet et mis notre mémoire à contribution car nous n’avons trouvé personne qui ait compilé plus de deux noms ni personne qui ait traité ce sujet avec grand intérêt auparavant. Nous avons recensé certains de ces noms… Il y en a environ une trentaine. [Il continue en les citant et en les expliquant. Il s’agit de : Ahmâd, al-Ra'ûf, al-Rahîm, al-Haqq, al-Nûr, al-Shahîd, al-Karîm, al-`Adhîm, al-Jabbâr, al-Khabîr, al-Fattâh, al-Shakûr, al-`Alîm, al-`Allam, al-Awwâl, al-Akhîr, al-Qawî, al-Sadiq, al-Walî, al-Mawla, `Afw, al-Hadî, al-Mu'min, al-Quddûs/Muqaddas, al-`Azîz, al-Bashîr, al-Nadhîr, Ta Ha, Yâ Sîn]
Puisse Allâh accorder Sa Grâce et Sa Paix à notre Prophète, à sa Famille et ses Compagnons. Même les Chrétiens et les Juifs d’autrefois savaient que le Prophète Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam) est le meilleur de la création, comme le prouvent certains de ses noms et attributs trouvé dans la Bible comme « Ikleel = La Couronne [de la création] » et « Parakletos = Esprit de Sainteté. »
Wallâhu a`lâm. Wa Sallallahu wa Sallam `ala Sayyidina Muhammad. Wal-Hamdu lillahi Rabbi al-`Alamîn.
NOTES
[1] Rapporté d’après `Ikrima par al-Darimî dans la Muqaddima de son Musnad avec une chaîne authentique d’après les Shaykh `Abd Allâh al-Talidî (Tahdhib al-Shifa' p. 167), al-Bayhaqî dans Dala’îl al-Nubuwwa, `Abd ibn Humayd dans son Musnad, Abû Ya`la dans son Musnad, Ibn Abî Hatîm dans son Tafsir, Al-Tabaranî dans son al-Mu`jam al-Kabîr (11:240) avec une chaîne de narrateurs hautement dignes de confiance d’après al-Haythamî dans son Majma` al-Zawâ’id (8:254), al-Hakîm dans al-Mustadrak (2:350 = 2:381 ed. 1990) où il déclare sa chaîne authentique, en accord avec al Dhahabî, Ibn Marduyah dans son Tafsir, al Qadi `Iyad dans al Shifâ au chapitre "Les Récits Célèbres et Authentiques Confirmant Ses Immenses Degré et Rang auprès de Son Seigneur" (Part I ch. 3), et Ibn Kathîr dans son Tafsir.
[2] Shaykh `Abd Allâh Ghumârî le cite dans Murshîd al-Ha’îr lî Bayan Wad` Hadith Jabir et a dit, « sa chaîne est bonne et solide » tandis que dans al-Radd al-Muhkam al-Matîn (p138-139) il ajoute : « C’est le plus fort témoignage de Compagnon (shâhid) que j’ai vu en ce qui concerne le hadith de `Abd al-Rahmân ibn Zayd » comme le cite aussi Shaykh Mahmûd Mamduh dans Raj`al-Minara (p.248
Le Rang Exceptionnel du Prophete Sayyidina Wa Mawlana Muhammad(saw) !
Louange à Allâh par Sa Propre Louange ! Celui qui Se fait connaître en guidant celui qui Le recherche vers ceux qu’Il aime. Que la grâce et la paix soient sur notre maître Muhammad, le guide des guides, ainsi que sur sa Famille et ses Compagnons.
L’Imâm, l’érudit, le sage, Sayyidî Ahmad ibn `Ata Allâh al-Iskandarî (qu’Allâh l’agrée) s’exprime sur le rôles des Prophètes et celui des saints (awliya) une introduction de son ouvrage consacré aux enseignements de son noble maître, Sayyidina Abu-l-`Abbâs al Mursî (qu’Allâh l’agrée) intitulée : « Latâ-if al Minân fi Manâqib ash-shaykh Abî-l-`Abbâs al Mursî wa shaykhihi Abî-l-Hasan al Shâdhilî.»
Le passage qui suit est extrait de la traduction réalisée par Eric Geoffroy sous le nom de « La Sagesse des Maîtres Soufis. »
Dans une première partie: le Shaykh (qu’Allâh l’agrée) nous rappelle la grandeur et le degré de notre maître, la Miséricorde des Mondes, Sayydunâ Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam) :
« Allâh (qu’Il soit glorifié et exalté ) a voulu étendre Sa Grâce et Sa Miséricorde à toutes les créatures. Désirant se faire connaître d’elles, Il savait cependant que la plupart des hommes ne peuvent pas capter directement les secrets de Sa seigneurie (al-rubûbiyyah). Pour cette raison, Il a donné aux prophètes (al anbiyâ) et aux envoyés (ar-rusul) une prédisposition totale à recevoir ce qui procède de la sphère de Sa divinité. Investis du mystère de Sa Spécificité (khusûsiyyah), ceux-ci dispensent aux hommes des reflets de Son Unicité (ahadiyyah). Pure miséricorde et pure faveur, ils sont les intermédiaires par lesquels les lumières descendent sur le monde (barâzikh al-anwâr) ; ils sont la source des secrets (ma`adîn al-asrâr). Depuis la prééternité, Allâh(swt) a préservé leur être intime de toute sujétion à autre que Lui (al-aghyâr) ; par Sa sollicitude, Il les a détournés de toute inclination pour le monde sensible. Ils n’aiment et n’adorent que Lui. Sur eux, Il projette l’Esprit émanant de Son Commandement . Il les assiste continuellement de Son influx.
Le cycle de la prophétie a accompli sa révolution sans jamais s’interrompre. Il a été clos par l’Elu, notre Prophète Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam), le seigneur parfait (as-Sayyîdu-l-Kâmil) qui a ouvert [le cycle de la prophétie] et l’a refermé (ndT : al-Fâtihi-l-Khâtim), lumière sublime, mystère suprême vénéré en ce monde et dans l’autre. Il est la créature la plus lumineuse, la plus noble. « Nous t’avons envoyé comme pure miséricorde pour les mondes »: ainsi Allâh s’adresse-t-il à lui dans le Coran (21 : 107). Or l’être grâce auquel la Miséricorde descend sur les autres créatures n’est-il pas supérieur à elles ? Le terme ‘monde’ (`âlam), en effet, englobe tout ce qui est doté d’existence en dehors d’Allâh(swt). De façon plus précise, la précellence du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) sur les autres humains est illustrée par sa parole :‘Je suis le seigneur (ndT : sayyîd) des fils d’Adam, soit dit sans aucune vanité !’ (Muslim). Le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) affirme sa supériorité sur Adam dans cette parole : « J’étais prophète alors qu’Adam était encore entre l’eau et l’argile », ou encore dans celle-ci : « Adam et les autres prophètes seront placés sous ma bannière le jour du Jugement. Je serai le premier intercesseur [auprès d’Allâh] et le premier à être agrée ; c’est d’abord devant moi que la terre se fendra.»
Quant au fameux Hadîth de l’intercession (Hadîth ash-shafa`a), je le tiens de mon professeur, grand traditionniste, Sharaf al-Dîn Abû Muhammad `Abd al-Mu-mîn al-Dimyâtî [suite de la longue chaîne des rapporteurs de ce Hadîth, puis le récit des circonstances dans lesquelles Anas Ibn Mâlik, le serviteur du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam), l’a recueilli]. Le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) a dit à Anas : « Lorsque viendra le jour du Jugement, les gens s’agiteront, se précipiteront les uns vers les autres ; puis ils iront voir Adam et lui demanderont d’intercéder en faveur de sa descendance mais il leur répondra qu’il ne peut rien faire pour eux. Adam les enverra alors chez Ibrâhîm, l’Ami intime d’Allâh (Khalîlu-l-lâh) ; celui-ci leur dira à son tour qu’il ne peut aucunement intercéder pour les hommes ; il les enverra chez Mûsâ, l’interlocuteur d’Allâh (Kalimu-l-lâh), lequel les adressera à `Isâ, l’esprit et la parole d’Allâh (Rûhu-l-lâh wa Kalimatuhu). Celui-ci les enverra à moi, et je leur annoncerai que je peux intercéder.’
(Note : nous résumons ici ce long Hadîth, dont le texte intégral est rapporté par Bukhârî.)
Le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) se rend alors auprès d’Allâh, et après plusieurs entrevues se déroulant toutes d’une façon similaire, il obtient progressivement que tout membre de sa communauté ayant dans son cœur ‘le moindre grain de foi’ soit préservé de l’Enfer. Ibn `Atâ Allâh précise ensuite qu’al-Hasan, le petit fils du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam), ajouta à ce Hadîth un élément qu’Anas avait omis délibérément, car celui-ci craignait que les hommes en tirent argument pour négliger leurs devoirs religieux : (notre maître) Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam) retourne une ultime fois auprès de son Seigneur, qui lui accorde que la personne qui aura simplement dit : « il n’y a de dieu qu’Allâh »
(lâ ilâha illa-l-lâh) sera retiré du Feu.
Médite sur ce Hadîth et considère le rang exceptionnel qu’occupe notre Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) !
Les plus grands envoyés divins ne le lui ont aucunement disputé. Lui seul exercera l’intercession générale (ash-shafa`atu-l-`âmma) pour tous ceux qui comparaîtront devant Allâh(swt). Pourquoi, me demandes-tu, si Adam n’enverra-t-il pas les hommes directement à Muhammad (sallallâhu `alayhi wa sallam) ?
S’il en était ainsi je ne te répondrai pas si l’exclusivité de l’intercession Muhammadienne n'était pas mise en évidence. »
wa salam
Assalamu'alaykum,chers(es) frères et soeurs ! Voici des sujets de méditation !
(Coran 43,V. 26-27)
«...Abraham dit à son père et à son peuple : «Je désavoue totalement ce que vous adorez, à l'exception de Celui qui m'a créé, car c'est Lui en vérité qui me guidera».
Imam Ali
«Craignez Allah dans vos relations avec vos voisins. Notre Prophète nous les a si souvent recommandés que nous pensions qu'il voulait que nous leur donnions en héritage une part de nos biens.»
Al-Qasim al-Hariri
Excuse toujours ton frère et ne porte pas sur lui le jugement implacable de celui qui ne comprend pas les situations désespérées.
Dhu Misri l-Nun Al
«L'ascèse consiste à s'alléger de trois fardeaux : les passions, les biens matériels et les relations. Au delà des passions on trouve la sérénité. Dans le détachement, on devient riche. Ne pas compter sur ses relations les fait se mettre à notre service.»
Al Harith Al Muhassibi
«On se débarrasse de l'orgueil en mesurant le besoin que l'on a d'Allah. Qui agit ainsi et voit l'immensité de sa pauvreté face à Lui, se rend apte à recevoir tout ce qui lui vient de Lui. Ses bienfaits deviennent des évidences éclatantes et Ses commandements des obligations absolues. Nul être n'est petit aux yeux de celui qui voit la grandeur d'Allâh(swt).»
Hassan al Basri
«Fais ton jeûne de ce monde, fais ton déjeuner de la mort et fuis les hommes comme tu fuirais les bêtes !»
Kharaqani
«Un aveugle des yeux vaut mieux qu'un aveugle du coeur. »
Assalamu'alaykum,chers(es)frères et soeurs !
Voici la suite du récit de Sayyidah Nafîsah
Elle était une épouse très attentionnée et fidèle.Elle accordait ses soins à sa famille, si bien que son époux répétait qu’elle est une grâce d'Allâh(swt) pour lui et que jamais elle n’a négligé le moindre de ses
devoirs envers lui,son mari.
En 193 A.H., notre bien-aimée arriva en Egypte. Sa bénédiction et
quelques-uns de ses prodiges (karâmah) furent à peine divulgués, que les
habitants d’Egypte se précipitèrent vers la petite fille du Messager(saw),
cherchant auprès d’elle ses pieuses invocations et sa lumière puisée dans
celle de son grand-père(saw). Sa maison ne se vidait que rarement d’une foule qui lui vouait un profond amour. Elle pensa à quitter les lieux pour
trouver un endroit calme où elle pourrait se consacrer entièrement à
l’adoration d’Allâh(swt). Voyant son envie de partir, les Egyptiens se
ruèrent chez le gouverneur d’Egypte, As-Sirrî Ibn Al-Hakam Ibn Yûsuf. Ce dernier alla vers elle et la supplia de faire preuve de générosité en restant parmi eux. Elle dit : « J’avais l’intention de rester parmi
vous, sauf que je suis une femme faible, et la foule s’est rassemblée
autour de moi et les gens me rendent visite très fréquemment si bien
qu’ils m’empêchent de réciter mes awrâds (dhikr composé de vers et d’in
vocations) et de préparer la Rencontre de l’au-delà. Et ma demeure est
si petite pour accueillir cette grande foule et la cour de mon
grand-père, l’Elu( paix et bénédiction d’Allâh sur lui), me manque énormément ».
Il répondit : « ô fille du Messager d’Allâh, je me charge de mettre fin à ce dont tu te plains. Je m’emploierai à ton confort et à ta
satisfaction. Et pour ce qui est de ta petite maison, j’ai une grande demeure à Darb As-Sibâ`, et je prends Dieu pour Témoin en te l’offrant, et en te demandant de bien vouloir l’accepter et ne point me décevoir ».
Après un long silence, elle répondit: « je l’accepte de toi ». Puis elle dit
: « ô Sirrî, que faire de ces grandes foules et assemblées ? ». Il dit :
« Tu leur consacres deux jours par semaine pour leurs visites et tu
consacres le reste à tes œuvres d’adoration et au service de ton mari.
Accorde aux gens le samedi et le mercredi ».
L’Imâm Ash-Shâfi`i( qu’Allâh lui fasse miséricorde), vint en Egypte. Il
fit connaissance d’As-Sayyidah Nafîsah(raa) et entretint de relations
solides avec elle. Ils avaient en commun leurs efforts pour diffuser la
lumière de la religion, chacun à sa manière. L’Imâm Ash-Shâfi`î (raa) avait coutume de lui rendre visite sur son chemin à la mosquée d’Al-Fustât où il enseignait le savoir et sur son chemin de retour. Pendant le mois du
Ramadan, il accomplissait les prières du Tarawîh avec elle, dans sa mosquée (la mosquée d’As-Sayyidah Nafîsah). L’Imâm lui rendait visite en la compagnie de certains de ses amis et disciples, et il insistait, lui qui
est un soleil de piété, à ce qu’elle invoque Dieu(swt) pour lui en espérant
bénéficier de sa bénédiction. Lorsque la maladie l’empêchait d’aller la
voir, il lui envoyait un disciple comme ArRabî` al-Jîzî- en le
chargeant de lui dire : « Ton cousin Ash-Shâfi`î est malade et te demande d’invoquer Dieu pour lui ». Elle levait alors les yeux vers le ciel et invoquait Allâh(swt), la guérison atteignait l’imâm avant même le retour
de son disciple. Lorsqu’il fut atteint de la maladie de sa mort, fidèle
à son habitude, il lui envoya un messager pour qu’elle prie pour lui.
Elle dit au messager : « qu’Allâh lui accorde la douceur de regarder Sa
Face Honorée ! ». Au retour du messager, l’imâm lui demanda ce qu’elle
lui avait répondu. Il comprit alors qu’il allait quitter la vie ici-bas
et qu’il allait bientôt retourner à Dieu Azzawajal. Il demanda qu’elle fasse la prière du défunt sur lui. Il mourrut en 204 après l'hégire et au passage de son cercueil porté par la foule devant chez elle, elle pria sur lui et les pieux qui assistèrent à cela pensèrent que la prière d’As-Sayyidah Nafîsah(raa) sera une miséricorde pour l’imâm.
Le grand savant Al-Ajahwarî (raa)dit :« As-ayyidah Nafisah creusa sa noble tombe elle-même. Elle ordonna sa construction tellement elle languissait pour la rencontre avec Son Créateur.Témoignant ainsi de son désintérêt pour les vains ornements d’ici-bas. [Sa tombe] fut couverte de nuages de miséricorde.Elle y descendait pour faire ses œuvres d’adoration, pour évoquer l’au-delà et elle y multipliait les prières surerogatoires. On dit qu’elle y récita le Coran six mille fois et qu’elle a offert la rétribution de cela aux défunts des musulmans.» Qu'Allâh(swt) nous en donne !
Zaynab(raa), sa nièce, dit : « Ma tante ressentit une douleur le premier jour du mois de Rajab, et elle écrivit donc une lettre à son mari
Al-Mu’taman, qui était absent, où elle lui demanda de venir car elle ressentait qu’elle allait bientôt quitter la vie ici-bas au profit de l’au-delà. Elle restait dans sa maladie jusqu’au premier vendredi du mois de
Ramadan, où sa douleur fut croissante alors qu’elle jeûnait. Les médecins
vinrent et lui conseillèrent alors de rompre son jeûne afin de reprendre
des forces et mieux combattre la maladie ».
Elle dit : « Grand est mon
étonnement ! cela fait trente ans que je demande à Dieu de retirer mon âme pendant que je serais à jeûn. Quelle idée de rompre mon jeûne maintenant, que Dieu m’en préserve ! ».
Et elle dit : « Eloignez de moi mon médecin et laissez-moi avec mon Aimé !
Ma langueur pour lui s’est accrue et mon coeur s’est embrasé. »
Les médecins s’étonnèrent de la force de sa foi, ils lui demandèrent
d’invoquer Dieu(swt) pour eux, chose qu’elle fit, et ils s’en allèrent. Puis
Zaynab( rajouta : « elle resta dans cet état jusqu’à la 2e décade du mois de Ramadan, usée par la maladie jusqu’à son agonie. Elle commença par
la récitation de sourate «Al-An`âm », elle récita jusqu’au verset : « Dis
à Dieu, Il inscrivit sur Lui-même la Miséricorde » et son âme noble
retourna à Dieu(swt). On dit qu’elle avait perdit connaissance en récitant « Ils ont auprès de leur Seigneur la Demeure de la Paix et Il est leur
Allié pour ce qu’ils œuvraient ». Zaynab dit : « je l’ai alors serrée contre
ma poitrine, et elle attesta la parole de la Vérité, et son âme
retourna à Dieu(swt) ! Dieu(swt) la choisit pour Sa Proximité, et l’a transférée à la Demeure de l’honneur. C'était en l'an 208, après la mort de l’Imâm Ash-Shâfi`î (raa)de 4 ans », qu’Allâh leur fasse tous miséricorde !
As-Sayyidah Nafîsah(raa) avait demandé que ce soit son mari qui se chargea de son enterrement après sa mort. Lorsque ce dernier arriva de son voyage ce jour-là, il prépara le cercueil et décida de l’enterrer près de son grand-père, Al-Habib,Al-Mustafa Sayyidina wa Mawlana Muhammad,
(paix et bénédiction de Dieu sur lui). Les habitants d’Egypte le
supplièrent de l’enterrer en Egypte et lui ont demandé par Dieu de ne pas
l’enterrer ailleurs. Mais il refusa. Ils rassemblèrent une grande fortune et le supplièrent de la laisser parmi eux, mais il refusa. Ils laissèrent
l’argent chez lui, et passèrent la nuit un profond chagrin. Lorsqu’ils
vinrent à lui le matin, ils furent surpris de son comportement : il
accepta volontiers de la laisser en Egypte et il leur rendit l’argent. Ils
l’interrogèrent sur cela. Il dit :« Je vis le Messager d’Allâh( paix et
bénédiction d’Allâh sur lui), en songe et il me dit : « ô Ishâq
retourne aux gens leur argent, et enterre la chez eux ! ». Le cœur des égyptiens s’emplit de joie et leurs voix s’élevèrent avec « Allâhou Akbar ! ».
A sa mort, les gens se sont rassemblés dans tous les coins, ils
allumèrent les bougies et l’on entendit les pleurs dans toutes les maisons. Un voile de deuil et de tristesse s’abattit sur l’Egypte et une grande
foule accomplit la prière sur elle et on l’enterra dans la tombe qu’elle
avait creusée.
Qu’Allâh l’englobe dans sa Miséricorde,l'accueille dans son « jannat Al-Firdaws »,auprès de son grand-père,l'ami des Amoureux !
Qu’Allâh(swt) nous agrée !
Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine ! »
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)
Assalamu'alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh,honorables visiteurs de mon Blog, « Taîba Niassène » !
Que la paix règne dans vos maisons et la prospérité dans vos murs !
Voici de notre très vénérée,
Notre dame bénie et purifiée As-Sayyidah Nafîsah (radiyallâhou ta'ala ane-ha).
Elle naquit vers l'an 145 Après l'Hégire.
Son père se nommait Abû Muhammad Al-Hasan Al-Anwar Ibn Zayd Al-Abladj Ibn
Al-Hasan( le petit-fils du Messager) Ibn `Alî Ibn Abî Tâlib Ash-Sharîf
Al-Murtada (qu’Allâh soit satisfait d’eux).
As-Sayyidah Nafîsah(raa) grandit dans un milieu bénie par la bénédiction
du Noble Messager, notre bien-aimé Sayyidina wa Mawlana Muhammad(saw). Elle passa ses premières
années à la Mecque entourée de soins et de respect.
A l'âgée de cinq ans, son père l’emmena à Médine oû il commença à lui
prendre ce qu' elle avait besoin pour sa vie ici-bas et pour celle de
l’au-delà .Elle se rendait toujours à la mosquée du Messager(saw) pour écouter les savants du
hadîth et apprendre la jurisprudence par les jurisconsultes.
A l’âge de seize ans, elle épousa Ishâq Al-Mu’taman Ibn Ja`far As-Sâdiq
Ibn Muhammad Al-Bâqir Ibn `Alî Zayn Al-`Âbidîn Ibn (Abî Ash-Shuhadâ’)
l’Imâm Al-Husayn( paix sur lui). Ishâq fut un homme pieux, connu pour sa
rectitude, sa bonté et sa générosité. Elle eut de lui deux enfants :
Al-Qâsim et Umm Kulthûm.C'est dans une maison honorée, au sein d’une famille qu’Allâh a purifiée qu'est née As-Sayyidah Nafîsah(raa) !
Depuis sa plus tendre enfance, son cœur s’attacha au Noble Coran
qu’elle récitait régulièrement. Elle se consacra à son apprentissage et finit
sa mémorisation en un an et demi. Quant aux actes d’adorations, il est
rapporté que notre bien-aimée accomplissait de façon régulière les cinq
prières avec ses parents, alors qu’elle n’avait que six ans.
Au fil des années, elle grandit, son corps se renforça, son âme s’éleva
et son cœur se raffina. Elle multiplia les actes de piété, jeûnant le
matin et priant le soir, recueillie dans son adoration d’Allâh(saw) et
animée par la soif du savoir. Son cœur s’ouvrit aux illuminations divines et
s’attacha à la Parole d’Allâh(swt) et aux hadîths de son grand-père,
l’Envoyé d’Allâh(swt). Elle apprit et relata des hadîths par son père, les membres de sa famille bénie, et les savants de son époque par qui elle apprit également la jurisprudence. C’est ainsi qu’on lui donna un surnom qui
resta très célèbre Nafisa’t’ul-`ilm (la dame au savoir précieux ! ).
La dame honorée dans les deux demeures, As-Sayyidah Nafîsah(raa), a accompli dans sa vie bénie trente pélerinages en se rendant à la Mecque la plupart du temps à pieds. Elle marchait ainsi sur les pas de son grand-père l’Imâm Al-Husayn, paix sur lui, qui disait : « J’ai honte d’aller à la
rencontre de mon Seigneur sans avoir marché pour cela ». La nièce
d’As-Sayyidah, Zaynab bint Yahyâ Al-Moutawwadj (frère de notre bien-aimée) : « j’ai été au service de ma tante pendant quarante ans où je ne l’ai point vu dormir le soir (i.e. elle priait) ou ne pas jeûner pendant la
journée, sauf les jours de l’Aïd et ceux du Tashrîq. Je lui dis :« ne
veux-tu pas être plus clémente envers toi-même ? »
Elle répondit : « et comment cela ? alors que j’ai devant moi des épreuves difficiles qui ne seront surmontées que par ceux qui seront du nombre des réussissants ? ». Et
elle disait d’As-Sayyidah Nafîsah(raa) : « Ma tante connaissait par cœur le Coran et son exégèse, et elle récitait le Coran et ses larmes coulaient!»
Cette dame pieuse était une ascète, désintéressée des vains ornements
d’ici-bas.Elle faisait preuve d’une grande observance d’Allâh(swt) et
d’ascétisme, en prenant pour modèle le maître des fils d’Adam, le Sceau de la Prophétie, Sayyidina wa Mawlana Muhammad( paix et bénédiction d’Allâh sur lui). Malgré les
plaisirs et l’abondance qu’elle pouvait trouver dans la maison de son père
le prince de la ville, elle avait opté pour l’ascétisme et une grande
simplicité dans la vie. Elle se contentait de peu de nourriture et
préférait le jeûne. Elle avait un panier accroché près de l’endroit où elle
accomplissait la prière. Lorsqu’elle ressentait faim, elle tendait la
main pour en prendre la nourriture. Zaynab, sa nièce, disait :« je
trouvais chez elle ce qui n’effleurait même pas mon esprit et je ne savais
comment elle avait cela. Cela provoqua mon étonnement. C’est alors qu’elle
me dit : « ô Zaynab, quiconque fait preuve de droiture avec Allâh(swt),
l’univers entier est dans sa main ».
On rapporta que dans son ascétisme, il n’y avait pas d’excès, et elle ne s’écartait que des ornements
d’ici-bas qui risquent de la détourner de sa fin première qui est la
Satisfaction d’Allâh Azzawajal et le Cheminement vers Sa Majesté. En permanence,elle pensait à la mort et à l’au-delà, si bien qu’elle creusa elle même sa tombe et passa son temps à évoquer Dieu(swt) pour accomplir les œuvres pieuses.
Qu'Allâh(swt) nous donne l'excellence du comportement et de la foi !
Wa ‘âhiru da’wâhum’anil’hamdul’lilâh rabbil’alamine ! »
‘(Louange à Dieu, Seigneur des mondes !)