25/06/2008 17:07 par momowally

  • 25/06/2008 17:07 par momowally

 
1-) Hasbii bihii wabitahaa Hasbiibi Chaykhi Tidiani

2-) Hasbii bibarine rahaufine Hasbii bihii wa kafanii

3-) Khalbii lahau wa maraamii wa khalabii koulla aani

4-) Rabbi fadarik houbaydane sourhatane dauna tawanii

5-) Laa tousmitanal ahaadi walaa touwaswiss diananii

6-) Fadjhal fouhaadi kasahrii walaa toudirhou kabaanii

7-) Wal tachfi lii koulla chakwa wal takhdi haaza lamaanii

8-) Bidiahi khayril baraayaa wadiaahi Chaykhi Tidiaanii

9-) Wadiaahi Chaykhi wa aslii walidii haaliil makaanii

10-) Al haadji Habdoul Ilaahii bahdiatii taula lawaanii

11-) Matlabii roukhyaa makhamii sourhatane fii za zamaanii

12-) Matlabii irsou ousaulii sourhatane dauna tawaani

13-) Naadaytou Chaykha Tidiaanii li adjli amrine dahaanii

14-) Aadjir khadimaka khad ame moukoumou Chaykhi Tidiani

15-) Aadjir houbaydaka Barhaama fahwa fil houbbi faani

16-) Nilaanahau hama dounyaa wa zaati moune tadihanii

17-) Ithakhoul habda mounaahou ithaafoukoum khad kafaanii

18-) Falastou arda siwaa-ire khaa-ine li akhlal mahaanii

19-) Azkaa salaamii salaamii halaa nabiyizil masaanii

20-) Mine bahdi koulli sihaabine bahda Aaline soumma aanii



Alfous-salaati mahas-salaami ala habiibi seydil kiyaani

2-) Ame-dane li rabii alaal likhaa-i aw-farra hasii mine zii la waani

3-) Bad-roul boudouri bah-roul bouhouri faydoul fouyoudi wal khatmou saani

4-) Chamsou choumousi rahsou-rou-ousi taadjoul hourouchi sabhoul masaani

5-) Ouf-rid-tou fardane douhiitou abdane rahmane wa lafzane taadjou tidjani

6-) Khawsoul hibaadi nafhoul bilaadi yaa khoutboul hakhi rouhoul mahaani

7-) Abdoul ilaa-i khaliilou laa-hi habiibou laahi maktoumou saani

8-) Rad-doul ahdjaazi ilaa soudouri ayaatoul hakhi mahnal mahaani

9-) Kharmoul khouroumi fahoul fouhoumi khatmoul khour-aani naafi sinaani

10-) Barhaamou hazii Barhaamou sahmli fahwa hasbii wa khad kafaani

11-) Moudj-lil fouhouli mouhti wousouli moubdich-chou ouni khatmoul khour-aani

12-) Rame-zoul woudjoudi sahdou-souhoudi waa fiil houhoudi rabbihou saani

13-) Adaytou fardane chakartou hazii labaytou daa-ii kamaa da haanii

14-) Antal mourabii limane youlabbii nidaa-a side-khine bilaa damaani

15-) Antal mounaadii anaal moulabbii labaytou djahrane douname tihaani

16-) Bal ane-ta naadi soummal moulabbii lizaa oudjiitou bilaa tawaani

17-) Haazaal mouriidou youriidou rayane yaw mane wa laylane rabba dinaani

18-) Fazaa mouhiboune you-ibou sid-khane fa ane-ta sid-khoune bi lame-tinaani

19-) Wazaa mouhibbou youhibbou dah-chane wakhtane wa saa-ane fiil malawaani

20-) Anakhtou rahlii djanaaba Chaykhii radiawtou mine-hou dour-ral mahaani

21-) Tamate makhaalii bilaakamaalii samaytou mine-hou naylal amaani

le repentir

19/06/2008 17:33 par momowally

  • le repentir

    le repentir

    19/06/2008 17:33 par momowally

Salamu'alaykoum,chers frères et soeurs !

Ya-t-il quelqu'un sur ce Blog de Momowally pour répondre à ces questions ?
-

-Que faire quand le coeur désire le retour vers Allah mais les autres membres du corps ne le suivent pas ????

Que faire quand tu es dans un endroit où tu commet des péchés mais tu n'as pas la force ni la possibilité de quitter cet endroit ????

Que faire si une personne se repent plusieurs fois et demande à Allah le pardon mais elle retombe plusieurs fois dans le même péché ????

Que faire quand on apprécie une personne alors qu'elle nous pousse à commettre des péchés????

Que faire d'une conscience qui te reveille tous les jours mais que tu n'écoutes pas????

Que faire d'une vie loin d'Allah et d'un coeur vide?????

Y-a-t-il un moyen pour un repentir sincère????
Y-a-t-il un moyen pour un nouveau départ vers Allâh(swt)????
Y-a-t-il un moyen pour être heureux dans le chemin d'Allâh(swt)?????

NB :Ce texte n'est pas une poésie mais des questions qui nécessitent vos réponses ..........!!!!!!!

WA SALAM




Assalam walikoum,


C' EST QUE LA FOI EST VRAIMENT FRAGILE ET QUE LA PERSONNE SE DONNE DES TAS DE RAISONS POUR NE PAS OBEIR AUX REGLES..........C' EST DE L HYPOCRISIE !

La spiritualité en Islam:Le monde est soutenu par quatre piliers centraux:

19/06/2008 17:17 par momowally

  • La spiritualité en Islam:Le monde est soutenu par quatre piliers centraux:

    La spiritualité en Islam:Le monde est soutenu par quatre piliers centraux:

    19/06/2008 17:17 par momowally


Assalamu' alaykoum,chers amis du blog Momowally !

voici  Les 6 stades de l'ascension spirituelle. Elle consiste à:

1)Avoir le doute à propos de ses mauvaises actions et avoir le doute sur la qualité de ses actes d'obéissance.

Il s'agit de se remettre en question et de se demander si ce qu'on fait est réellement bien,si en fait,on n'est pas submergé par les péchés?

«Le monde est soutenu par quatre piliers centraux:
-Le savoir des sages,

-la justice des grands,

-la prière des justes et

-la valeur des braves.»

2)L'affirmation vient après le doute

On est maintenant sûr que nos actions sont finalement misérables et qu'il y a beaucoup de péchés à se faire pardonner.
Qu'il faut changer un peu ses centres d'intêrets car une occupation en éclipse une autre et on est attentif à une chose en même temps.Ce qui veut dire qu'on peut commettre le péché consciemment parce que notre attention est focalisée dessus mais aussi inconsciemment parce que notre attention est focalisée sur autre chose et on commet le péché par distraction,par négligence...
Rappelons-,toutefois, que seuls les prohètes(As) sont infaillibles et l'on peu demander à Allah(swt) de les rejoindre dans la demeure Ultime,Al-Firdaws !

3)La crainte d'Allah(swt) fait barrière aux péchés

Cette foi est devenue suffisamment forte pour être un rempart contre le blâmable.


4)La peur de se dégrader dans l'accomplissemnt en quantité des oeuvres obligatoires et surrérogatoires

C'est-à-dire que l'on veut perséverer dans ses actes,surtout dans les actes surrérogatoires qui ont 2 buts:
-Compléter toute faille de nos actes obligatoires
-élever la personne à un niveau meilleur

5)La peur de se dégrader dans l'accomplissement en qualité des oeuvres obligatoires et surrérogatoires.


On peut distinguer 3 types de temps:
-temps physique(réel)
-temps psychologique(que ces vacances ont été semblés courtes !)
-temps rituel(l'emporte sur les autres)

le plus important est d'utiliser à bon escient le temps qu'Allâh(swt) a bien voulu nous prêter afin de faire des choses concrètes et positives et non pas le perdre en futilités.

Il faut essayer de faire les meilleures des bonnes oeuvres,choisir celle qui aurait le plus de valeur aux yeux d'Allah(swt),il est péférable d'aider un pauvre à se nourrir si l'occasion se présente au lieu de faire une prière surrérogatoire(discutable !)

6)La peur de ne pas être aimé d'Allah(swt).

Celui qu'on aime est la dernière chose qui reste à l'esprit d'un bon croyant qui s'est écarté du mal et s'est purifié intérieurement.
Il se pose donc la question:"Suis-je aimé d'Allâh(swt)?"car en fait,Allâh(swt) n'a pas besoin de nos prières ! Nos péchés ne chamboulent pas le monde ! Toutes nos bonnes oeuvres ne contribuent même pas à l'harmonie Cosmique....Nous sommes insignifiants !

Dieu(swt) dit:« Si toute l'humanité et les djins étaient pieux,ils n'ajouteraient rien au monde que j'ai crée.Et si vous deveniez tous,vous et les djins,les pires pervers,vous n'altèreriez pas un atome du monde que J'ai crée.»

Un hadith authentique nous apprend que si l'on veut demander une récompense,il faut demander Al-Firdaws,lieu le plus merveilleux du Paradis.
Cela veut dire que si on veut aller au paradis,il faut agir pour,mais aussi le demander,en même temps que l'on demande l'Amour d'Allah(swt).Cela nous suffirait-il d'avoir le pardon de notre mère mais de perdre son amour?

Qu'Allâh(swt) nous aide à nous purifier,nous donne l'excellence du co^portement et de la foi en vue de se rapprocher de lui et porter le mystère !

ALLÄHUMMA Amîiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnneeeeeeeee!!!!!!!!!!

La patience : un véritable besoin !

12/06/2008 16:31 par momowally

  • La patience : un véritable besoin !

    La patience : un véritable besoin !

    12/06/2008 16:31 par momowally

La patience (as-sabr): un véritable besoin !
La Pénitence après le péché( haram ) : La patience : un véritable besoin ! 

Tout ce qui arrive à l’être humain est soit conforme à sa propre passion, soit contraire à elle. Dans chacun de ces deux cas, l’être humain a besoin d’endurance,donc de patience ! 
Premier cas : ce qui est conforme à sa passion, comme la bonne santé , l’argent, la renommée, le confort, l’aisance et les autres plaisirs terrestres. L’être humain a sans doute besoin d’être endurant, il a besoin de se contrôler pour ne pas crouler sous ses plaisirs et en devenir l’esclave. 

(Ste8 : V.28) « Et sachez que vos biens et vos enfants ne sont qu’une épreuve et qu’auprès d’Allah il y a une énorme récompense.» 

(Ste64 v. 14):« Ô vous qui avez cru, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi [une tentation]. Prenez-y garde donc. » 

(S.63 :V. 9) :« Ô vous qui avez cru ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et quiconque fait cela… alors ceux-là seront les perdants »

Endurer dans la bonne santé signifie tendre la main aux plus faibles, aider les personnes âgées et toute personne privée de la bonne santé.

De même, endurer dans l’aisance, signifie apprendre à dépenser volontiers dans la voie de Dieu(swt), à aider le plus pauvres, à faire preuve de charité en luttant contre l’avarice. Cette patience ou endurance est intimement liée à la gratitude envers Allâh(swt) !

Deuxième cas : ce qui est contraire à sa propre passion. Nous distinguons trois catégories :
Ce qui dépend de la volonté et du choix de l’homme, comme dans l’obéissance et la désobéissance, l’oeuvre pie ou le péché. L’homme a besoin d’être endurant dans l’obéissance et les bonnes oeuvres car elles s’opposent à sa passion. Ainsi l’accomplissement de la prière s’oppose à la paresse, l’aumône légale et les œuvres charitables s’opposent à l’avarice. Le pèlerinage et le djihâd (sur soi-même) s’opposent à la fois à la paresse et à l’avarice. Tout cela nécessite l’endurance.
Ce qui arrive indépendamment de la volonté de l’homme mais l’homme a le choix de la réaction, par exemple un mal venant d’autrui. Lorsque l’homme est agressé, insulté, ou lorsqu’il subi une injustice, il vaut mieux ne pas repousser le mal par un mal équivalent mais patienter.

Allâh(swt) a ordonné à son prophète Muhammad(saw) : 
(Ste.50 : V.39) : « Endure donc ce qu’ils disent et célèbre la louange de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant son coucher  »
«(Ste73 :V. 10)  « Et endure ce qu’ils disent et écartes-toi d’eux d’une façon convenable »

Il a loué la patience pour les croyants :
« (ste3 :v.186) Certes, vous serez éprouvés dans vos biens et vos personnes et certes ,vous entendrez de la part de ceux à qui le Livre a été donné avant vous, et de la part des associateurs, beaucoup de propos désagréables. Mais si vous êtes endurants et pieux… voilà bien la meilleure résolution à prendre. »

Dieu a loué ceux qui choisissent de pardonner alors qu’ils ont la possibilité d’infliger à leur agresseur un mal égal à celui qu’ils ont subi :
« (Ste.16 :V.126) Et si vous punissez, infligez [à l’agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. ».

Notre prophète bien-aimé nous a dit « Rends visite à celui qui ne te visite pas, donne à celui qui te prive et pardonne à celui qui a été injuste envers toi !».
Ce que l’homme ne choisit pas et doit accepter, comme la mort des gens qu’il aime, la perte de sa fortune, la maladie, la perte de la vue etc.. Tout cela nécessite bien entendu une grande patience. Dans ce genre d’épreuves difficiles, il faut patienter et éviter tout excès comme frapper les joues avec la paume de la main, déchirer l’habit que nous portons (comme ce fut l’usage dans la jâhiliyyah), exagérer dans les plaintes et dans la manifestation de la douleur, changer la façon de se vêtir ou de manger car ses éléments dépendent de son choix. A la mort d’un être cher, il faut éviter ce que nous avons mentionné. Il est humain que les larmes coulent des yeux, que la douleur soit dans le cœur , mais de toute façon il faut accepter la décision d'Allâh(swt) et Son ordre. Il faut voir que tout ce que nous avons et tout ce qui est dans l’univers appartient à Dieu ! ce que nous perdons appartient à Dieu et retourne à Lui !

Il a été rapporté que Umm Sulaym, que Dieu( lui accorde Sa Miséricorde ):« un de mes fils est mort alors que mon mari Abû Talhah était absent (à l’extérieur de la maison). Quand il revint, je lui ai préparé à manger. Pendant qu’il mangeait, il me demanda « Comment va notre fils ? », je lui répondis : « Il va bien grâce Dieu ! Depuis sa maladie, il n’a jamais été aussi bien que ce soir ». Je me suis embellie pour lui de la meilleure façon. Quand il eut assouvit ses désirs en moi, je lui ai alors dit : « N’as tu pas vu ce que nos voisins ont fait ? » Il dit : « Qu’y a-t-il ? ». Je lui dis « Je leur avais prêté quelque chose, et lorsque je l’ai reprise, ils se sont fâchés. », Abû Talhah dit : « Quelle mauvaise attitude de leur part ! ». Je lui dis « Tel est notre fils, Dieu nous l’avait confié et Il l’a repris ! ». Abû Talhah loua Dieu, Lui demanda pardon et partit voir le prophète pour l’en informer. Le prophète ( paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit « Ô Dieu bénis leur ce qui fût dans leur nuit ». » Celui qui rapporta le Hadîth dit : "Je vis par la suite sept de leurs enfants dans la mosquée, ils avaient tous une bonne connaissance du Coran."
Il est tout à fait humain que des larmes coulent des yeux et que le cœur ressente une douleur et cela ne sort pas la personne du nombre des endurants. D’ailleurs, quand Ibrâhîm, le fils du prophète(saw), mourut , les larmes coulèrent des yeux du prophète(saw). Quand on l’interrogea à ce sujet, il répondit : « c’est une miséricorde ! et Dieu n’englobe dans Sa Miséricorde que ses serviteurs miséricordieux ! ». Pleurer n’est pas en contradiction avec la satisfaction de la volonté de Dieu, c’est une manifestation de miséricorde et de sensibilité.
Après avoir détaillé les différentes catégories où la patience est requise, il apparaît que l’endurance doit être l’état du musulman dans toute chose. Même celui qui, à un moment donné se trouve seul, doit faire preuve d’endurance car il doit lutter contre la tentation du diable qui embellit des idées peu pieuses. Il ne faut pas croire que le diable n’occupe pas les « cœurs vides » ou dépourvus de foi. La coupe ne se vide d’air que lorsqu' on la remplit d’eau et le volume d’air dans la coupe est relatif au volume d’eau. Il en va de même pour le cœur : pour le libérer des tentations du diable, il faut constamment l’occuper par l’amour de Dieu(swt), de son prophète(saw) et par la réflexion autour de sujets importants et utiles. L’oisiveté du cœur et de l’esprit vont de paire avec la négligence et se sont là des brèches pour le diable. « (Ste43 : V.36) Et quiconque s’aveugle (et s’écarte) du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable ». Le cœur oisif et l’esprit non occupé sont des foyers d’accueil pour les diables et les viles pensées. Quand on interrogea Al-Hallâdj au sujet du soufisme, il répondit : « ton âme, si tu ne l’occupes pas [par Dieu et ses paroles], elle t’occupe [par ses propres passions] ». L’endurance est physique ( en ne commettant pas des actions illicites) mais surtout interne car le cœur est engagé dans une endurance jusqu’à la mort, et c’est ce qui nécessite le plus d’effort. Que Dieu(swt) nous guide et qu’Il nous enveloppe de Sa Miséricorde ! Qu'il nous aide à percevoir les subtilités particulières du monde invisible et cosmique !
wa salam

Les dimensions de la franchise pour ceux qui sont sur La voie menant à Dieu

11/06/2008 19:56 par momowally

  • Les dimensions de la franchise pour ceux qui sont sur La voie menant à Dieu

    Les dimensions de la franchise pour ceux qui sont sur La voie menant à Dieu

    11/06/2008 19:56 par momowally

 Assalamu'alayk,honorables visiteurs de mon modeste Blog que j'ai juste crée pour servir d'aide-mémoire à chacun d'entre nous dans notre marche en Allâh(swt).

Parlons aujourd'hui de La franchise et de quelques unes de ses dimensions!

Quel impact a-t-il sur les gens de la voie ?

 Pour tout Talibé [1]de toute voie spirituelle,il lui est indispensable ,  pour cheminer sur la voie du salut et de la proximité d’Allâh ( Exalté soit-Il ) de réunir trois qualités fondamentales :

- la franchise (As-Sidq),

- la sincérité (Al-Ikhlâs) et

-la patience (As-Sabr).

Car tous les attributs de perfection restent inaccessibles à l’homme et ses actes demeurent inaboutis aussi longtemps qu’il est dénué de ces trois qualités. Lorsque les œuvres en sont dépourvues, elles sont invalides et ne sont pas acceptées par Allâh(swt).
La franchise étant le mobile de toute œuvre pieuse et l’incitatrice à gravir les échelons de la perfection, nous l’abordons de prime abord avant d’évoquer la sincérité puis la patience.
S’agissant de définir la franchise, les savants adoptèrent des approches diverses.

Certains versèrent dans les détails et les subdivisions alors que d’autres préférèrent la brièveté et la concision.

Ainsi, l’Argument de l’Islam, l’Imâm Al-Ghazâlî ( qu’Allâh lui fasse miséricorde ) déclina la franchise en six catégories disant :

 « Sache que le terme As-Sidq est employé dans six sens :

-la franchise de la parole,

- la franchise de l’intention et de la volonté,

- la franchise du dessein,

- la franchise dans la réalisation du dessein,

- la franchise dans les actes et

- la franchise dans la réalisation de toutes les stations de la religion.

Quiconque observe la franchise dans tout ce qui précède est un véridique (Siddîq).
La franchise de la langue concerne la parole. Elle inclut aussi le fait de tenir sa promesse ou d’y manquer. À ce sujet, on dit : « L’ambiguïté est une alternative au mensonge. » [2]

La franchise de l’intention et de la volonté signifie, quant à elle, la sincérité. Elle se réalise lorsqu'aucun mobile ne motive nos faits et gestes à l’exception d’Allâh( Exalté soit-Il).

La franchise du dessein consiste en la détermination à œuvrer sincèrement pour Allâh (Exalté soit-Il ).
La franchise dans la réalisation du dessein consiste à aplanir les obstacles qui s’y opposent.
La franchise dans les actes consiste à faire en sorte que les œuvres apparentes ne reflètent pas faussement des qualités dont on est dépourvu intérieurement.
La franchise dans la réalisation des stations de la religion comme la crainte, l’espérance, l’exaltation, l’ascétisme, le contentement, la confiance en Allâh et Son amour [3]. »
Sheikh Zakariyyâ Al-Ansârî (qu’Allâh lui fasse miséricorde ) estima, quant à lui, que la franchise s’exerce dans trois champs : « La franchise est la concordance avec la réalité. Ses champs sont la langue, le cœur et les actes .Elle se caractérise de manière spécifique dans chacun d’entre eux. En ce qui concerne la langue, la franchise consiste à décrire les choses telles qu’elles sont. Concernant le cœur, elle désigne la ferme résolution. Tandis qu’au plan des actes, la franchise consiste à les accomplir avec ardeur et amour. En résulte la confiance en la parole du franc. Ce comportement aura pour fruit l’estime exprimée par les gens et par Allâh à l’endroit de (l’individu) franc. » [4].
La franchise telle qu’elle est souvent conçue par les masses musulmanes se limite à la franchise de la parole. En revanche, les maîtres soufis donnèrent à la franchise un sens plus large qui inclut, en plus de la franchise de la parole, celle du cœur, des actes et des états.
Dans le commentaire d’Al-`Aqâ’id, l’érudit Ibn Abî Sharîf (qu’Allâh lui fasse miséricorde ) expliqua : « Les soufis parlèrent de « la franchise » au sens de l’accord entre les actes commis en secret et ceux accomplis en public, ou encore l’harmonie entre l’apparence (Adh-Dhâhir) et le for intérieur (Al-Bâtin) de manière à ce que les états spirituels du serviteur ne contredisent pas ses actes, et qu’à l’inverse ses actes ne contredisent pas ses états. » [5].
Ainsi, la franchise représente-t-elle pour eux la source dont jallissent la résolution, la détermination et l’énergie nécessaires à la progression sur les échelons de la perfection et à l’abandon de tout caractère imparfait ou blâmable.
De ce point de vue, la franchise constitue une épée divine à la disposition de l’itinérant. Il s’en sert pour couper les attaches et briser les obstacles qui entravent son cheminement vers Allâh(swt). Sans cette épée, il sera bien incapable de s’élever spirituellement et risque de s’arrêter et de voir son parcours interrompu.

L’érudit Ibn Qayyim Al-Jawziyyah (qu’Allâh lui fasse miséricorde) dit : « La préparation avec franchise à la rencontre d’Allâh(swt) est la clé des œuvres pieuses, des états spirituels et des stations traversées par les itinérants vers Allâh. C’est également la clé vers les degrés du cheminement vers Allâh comme l’éveil, la pénitence, le repentir, l’amour, l’espérance, la crainte, la confiance en Allâh et la sujétion à Lui, ainsi que toute œuvre des cœurs ou des membres. La préparation franche à la rencontre d’Allâh(swt) est la clé de tout ce qui précède. Cette clé est détenue par Celui Qui ouvre (Al-Fattâh) l’Omniscient. Nulle divinité sauf Lui ; nul Seigneur en dehors de Lui. » [6].
Lorsque l’itinérant accède à la franchise, il est en mesure de progresser rapidement vers les degrés supérieurs de la foi puisque la franchise constitue le moteur qui propulse et la qualité indispensable pour atteindre toutes les stations du cheminement vers Allâh (Exalté soit-Il ).
La première étape du cheminement est celle de la franchise du repentir qui se réalise par la pénitence sincère vers Allâh(swt). Cette dernière est le fondement de toute œuvre pieuse et constitue le premier degré de la perfection.
La franchise dans l’éducation de l’âme incitatrice au mal permet notablement de la débarrasser de ses maladies et de ses passions. Elle purifie le cœur de ses vices jusqu’à ce qu’il accède à la foi gustative évoquée par le Messager d’Allâh (paix et bénédictions sur lui )lorsqu’il dit : « Aura goûté la saveur de la foi, quiconque agrée Allâh comme Seigneur, l’islam comme religion et Muhammad comme messager. » [7].

La franchise dans la lutte contre Satan et ses insufflations protège le croyant contre ses ruses et le garde à l’abri de ses malices. Elle désespère également Satan de pouvoir un jour l’égarer ou le tenter.
La franchise dans l’expulsion de l’amour du monde ici-bas de son cœur porte l’homme à lutter constamment contre son ego par l’aumône, l’altruisme et la participation aux œuvres de bienfaisance, afin de se libérer de l’amour de l’ici-bas et d’échapper à son emprise sur son cœur.
La franchise dans l’acquisition du savoir en vue de se défaire de son ignorance et de rectifier son œuvre incite l’homme à la droiture et à la persévérance. Elle le porte à supporter les difficultés et à veiller les nuits pour en profiter autant que faire se peut. Les savants n’ont excellé que grâce à leur franchise, leur sincérité et leur patience.

La franchise de l’acte est le fruit du savoir et sa finalité puisqu’elle assure l’élévation permanente du serviteur et fait de son savoir un instrument de sa perfection. Elle est indispensable pour l’acte, faute de quoi l’itinérant s’expose à des maladies qui l’empêcheront de réaliser son dessein, comme l’amour de la notoriété et de la renommée, et la sensibilité à leur égard.
La franchise sincère élimine toutes ces impuretés du chemin conduisant vers l’objectif visé, à savoir l’agrément d’Allâh (Exalté soit-Il ), Sa connaissance et Son amour.

Ainsi, se révèle l’importance de la franchise et ses profonds effets. C’est pour cette raison que Dieu (Exalté soit-Il) la considéra comme le rang le plus élevé après celui des prophètes et des messagers. Abû Al-Qâsim Al-Qushayrî (qu’Allâh lui fasse miséricorde )dit : « La franchise est le pilier de l’affaire, la cause de sa perfection et son régulateur. Elle suit immédiatement le rang de la prophétie. Allâh (Exalté soit-Il) dit :         « Quiconque obéit à Allâh et au Messager, ceux-là seront avec ceux qu’Allâh a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là ! » [8] » [9].
C’est pour cette raison qu’Allâh (Exalté soit-Il ) ordonna aux musulmans d’accompagner les francs afin de profiter de leur état spirituel et de bénéficier de leur franchise. Il dit : « Ô vous qui croyez ! Craignez Allâh et soyez avec les francs » [10]. Il les décrivit également comme étant peu nombreux et comme étant une élite choisie parmi les croyants. Il dit : « Il est, parmi les croyants, des hommes, qui ont été francs dans leur engagement envers Allâh » [11]. Évoquant la rareté des francs, Ma`rûf Al-Karkhî dit : « Combien sont nombreux les vertueux et combien sont rares les francs parmi les vertueux ? » [12].

Par ailleurs, Allâh (Exalté soit-Il )reprocha aux hypocrites leur manque de franchise en matière de foi et leur manquement à leur promesse envers le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Il dit : « s’ils étaient francs envers Dieu, cela serait mieux pour eux » [13]. Il nous informa également qu’au jour de la résurrection, le serviteur récoltera les fruits de sa franchise et que cette dernière sera la raison de son bonheur et de son salut : « Voilà le jour où la franchise profitera aux francs » [14].
Le Messager ( paix et bénédictions sur lui) considéra la franchise comme un chemin menant vers la bonté (Al-Birr), laquelle englobe toute vertu et trait de perfection qualifiant le serviteur au Paradis. Il précisa également que le souci permanent de réaliser en soi la franchise constitue une clé d’accès au rang de la véridicité (As-Siddîqiyyah). Il dit : « La franchise guide vers la bonté ; l’homme persiste à dire la vérité jusqu’à ce qu’il soit enregistré comme véridique auprès d’Allâh. Le mensonge guide vers la perversité ; l’homme persiste à mentir jusqu’à ce qu’il soit enregistré comme menteur auprès d’Allâh. » [15].

Le Messager (paix et bénédictions sur lui) indiqua aussi que la franchise engendre la tranquillité du cœur et la sérénité de l’esprit alors que le mensonge produit l’angoisse, le trouble, le doute et l’instabilité. On rapporte qu’Al-Hassan Ibn `Alî (qu’Allâh les agrée tous deux ) dit :        « Parmi les enseignements du Messager d’Allâh (paix et bénédictions sur lui), j’ai retenu : "Délaisse ce qui te fait douter au profit de ce qui ne te fait pas douter, car la franchise n’est que tranquillité alors que le mensonge ne produit que le doute." » [16].
Cependant, les francs n’occupent pas tous un même rang puisque le degré des véridiques est supérieur que celui des francs. Abû Al-Qâsim Al-Qushayrî (qu’Allâh lui fasse miséricorde )dit : « Le minimum en matière de franchise consiste en l’accord entre le for intérieur et l’apparence. Le franc est celui qui dit la vérité alors que le véridique est franc dans l’ensemble de ses paroles, de ses actes et de ses états » [9].
De même, la station de la véridicité se subdivise en plusieurs rangs dont certains sont supérieurs aux autres. Abû Bakr As-Siddîq — qu’Allâh l’agrée — tient le haut du pavé de la véridicité, chose confirmée par Allâh (Exalté soit-Il) : « Celui qui apporte la vérité et la confirme » [17].

Rien, hormis le statut de prophète, ne surpasse la station de la véridicité car cette dernière constitue la station de la grande alliance (Al-Wilâyah) et du successorat (Al-Khilâfah) suprême. C’est une station dans laquelle les illuminations se succèdent et les révélations sont divulguées l’une après l’autre. Des secrets et des mystères y sont également dévoilés à cause de la perfection et de la pureté de l’âme.

Synthèse
Les faits et les gestes de celui qui orne son secret de la franchise et de la sincérité, refléteront ce qu’il porte dans son cœur. La franchise se manifestera alors dans ses états spirituels, ses paroles et ses actes car quiconque cache un état secret, Allâh en empreindra son apparence.

L’érudit Al-Qurtubî( qu’Allâh lui fasse miséricorde) dit : « Il incombe à toute personne certaine de la Majesté d’Allâh de veiller à être franche dans ses paroles, à être sincère dans ses actes et à purifier ses états spirituels. Quiconque est ainsi rejoindra les vertueux et parviendra à l’agrément du Pardonneur » [18].
Tu es donc tenu, cher murîd, d’être franc dans tes propos car le mensonge fait partie des caractéristiques des hypocrites. Le Prophète( paix et bénédictions sur lui) dit : « Trois signes caractérisent l’hypocrite :«
il ment en parlant, il manque à sa promesse, il trahit la confiance » [19].

En commentaire de ce hadith, Al-Munâwî explique : « L’hypocrisie a deux acceptions : l’une, juridique, consiste à cacher la mécréance et à prétendre la croyance ; l’autre, coutumière, se traduit par le désaccord entre le for intérieur et le paraître. C’est cette dernière qui est visée dans le hadith » [20].
Tâche d’être franc dans ta quête de cheminement vers Allâh (Exalté soit-Il ) car on n’atteint guère les hauts desseins par la simple envie. C’est pour cette raison qu’on dit : « N’arrivera guère (à son dessein) celui qui se contente d’en avoir envie » . On y parviendra par l’effort et la persévérance.
Illumine ton cœur par la franchise afin qu’il soit rempli de zèle et d’ardeur pendant ton cheminement vers Allâh(swt).
Lorsque tu dis :« Ô Allâh ! », dis-le avec franchise car cela rend l’invocation plus acceptable. Tâche aussi d’être franc dans ton engagement envers ton maître et ton guide vers Allâh (Exalté soit-Il )afin que cela t’aide à progresser rapidement et à atteindre ton objectif.
Sois franc dans l’accomplissement des ordres de ton Seigneur, dans l’évitement de ses interdits et dans l’obéissance à Son Messager — paix et bénédictions sur lui — afin que se réalise en toi la pleine servitude envers Allâh. Car tel est le souhait des itinérants vers leur Seigneur, tous degrés et toutes stations confondus.

P.-S.
Traduit de l’arabe du livre de Sheikh `Abd Al-Qâdir `Îsâ, Haqâ’iq `An At-Tasawwuf, disponible en ligne sur le site Shazly.com.
Notes
[1] Al-Murîd, littéralement l’aspirant, désigne toute personne en quête d’élévation spirituelle et qui pour se réaliser emprunte les chemins ascendants de la purification de soi. En français, ce terme a donné naissance à « mouride » qui désigne particulièrement les aspirants de ordres soufis de l’Afrique Occidentale. NdT.

[2] Conférer la section du même titre dans le Sahîh d’Al-Bukhârî dans le Livre de l’éthique (Al-Adab). Le recours aux figures de style et aux paroles ambiguës est permis uniquement pour repousser une injustice ou réaliser une cause juste. Il est illicite dans le domaine des transactions car cela relèverait alors de la duperie. NdT.

[3] Ihyâ’ `Ulûm Ad-Dîn (Revivification des sciences de la religion), volume 4, page 334.

[4] Conférer le commentaire de Sheikh Zakariyyâ Al-Ansârî en marge de Ar-Risâlah Al-Qushayriyyah (l’épître Qushayrite), page 97.

[5] Commentaire de Riyâd As-Sâlihîn (Les jardins des vertueux) d’Ibn `Illân As-Siddîqî, volume 1, page 282.

[6] Tarîq Al-Hijratayn (La voie des deux émigrations) d’Ibn Qayyim Al-Jawziyyah (d. 751 A.H.), page 223.

[7] Rapporté par Muslim dans le Livre de la foi d’après Abû Hurayrah — qu’Allâh l’agrée —, ainsi que par Ahmad et At-Tirmidhî d’après Al-`Abbâs Ibn `Abd Al-Muttalib — qu’Allâh l’agrée —.

[8] Sourate 4, An-Nisâ’, Les femmes, verset 69.

[9] Ar-Risâlah Al-Qushayriyyah (l’épître Qushayrite), page 97.

[10] Sourate 9, At-Tawbah, Le repentir, verset 119.

[11] Sourate 33, Al-Ahzâb, Les coalisés, verset 23.

[12] Tabaqât As-Sûfiyyah (Les générations des soufis) d’As-Sulamî, page 87.

[13] Sourate 47, (Muhammad), verset 21.

[14] Sourate 5 (Al-Mâ’idah), La table servie, verset 119.

[15] Rapporté par Al-Bukhârî dans son Sahîh, dans le Livre de l’éthique et par Muslim dans le livre de la bonté (Al-Birr) d’après Ibn Mas`ûd — qu’Allâh l’agrée —.

[16] Rapporté par At-Tirmidhî dans le livre de la description du jour de la résurrection. Il qualifia ce hadith de bon et authentique (Hasan Sahîh).

[17] Sourate 39, Az-Zumar, Les groupes, verset 33.

[18] Commentaire de Riyâd As-Sâlihîn (Les jardins des vertueux) d’Ibn `Illân, volume 1, page 284.

[19] Rapporté par Al-Bukhârî dans son Sahîh dans le Livre de:« la foi », et par Muslim dans le Livre de:« la foi » d’après Abû Hurayrah ( qu’Allâh l’agrée).

[20] Fayd Al-Qadîr Sharh Al-Jâmi` As-Saghîr (Exubérance du Tout-Puissant : Commentaire de la Somme Mineure) d’Al-Munâwî, volume 1, page 63.

Quel est le rôle de la purification de l’âme dans le dynamisme du mouvement islamique, dans sa floraison et dans son influence sur les gens ?

09/06/2008 18:15 par momowally

  •  Quel est le rôle de la purification de l’âme dans le dynamisme du mouvement islamique, dans sa floraison et dans son influence sur les gens ?

    Quel est le rôle de la purification de l’âme dans le dynamisme du mouvement islamique, dans sa floraison et dans son influence sur les gens ?

    09/06/2008 18:15 par momowally

Le Cheikh Faysal Mawlawî est le vice-Président du Conseil Européen de la Recherche et de l’Iftâ’.

Le rôle de la purification de l’âme dans le dynamisme du mouvement islamique

Question à Son Eminence le Sheikh,Cheikh Faysal Mawlawî  :

Certaines personnes se rattachant au mouvement islamique se préoccupent des affaires politiques et administratives tout en s’oubliant elles-mêmes dans l’affluence des événements.

Quel est le rôle de la purification de l’âme dans le dynamisme du mouvement islamique, dans sa floraison et dans son influence sur les gens ?

Réponse du Sheikh Faysal Mawlawî :

« L’âme (Nafs) est l’identité et l’intégralité de l’être humain. L’être humain a une fonction pour laquelle Dieu l’a créé et qui est le vicariat de Dieu sur Terre. Le Très Haut dit : « Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges : ‹Je vais établir sur la terre un vicaire. »  ; « De la terre Il vous a créé, et Il vous l’a fait peupler (et exploiter). » . L’être humain a une mission dont Dieu lui a donné la responsabilité : il s’agit de l’adoration, avec toute la signification islamique que porte ce terme : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » . L’être humain a enfin une nature originelle (Fitrah) selon laquelle Dieu l’a créé ; elle réside dans la soumission et l’abandon à Dieu (Islâm) : « Telle est la nature que Dieu a originellement donnée aux hommes — pas de changement à la création de Dieu. Voilà la religion de droiture. » .

L’âme humaine est continuellement tiraillée entre :

  1. L’appel de la nature primordiale, qui est l’appel lancé par les Prophètes et leurs fidèles.
    2)-L’appel des instincts concupiscents, consistant en les insinuations du diable qui n’influent sur l’individu qu’à travers ses instincts.
    L’influence de l’environnement extérieur : « Tout être humain naît selon la nature originelle. Ce ne sont que ses parents qui le judaïsent, le christianisent ou le magéisent [...] »

L’âme humaine se caractérise alors selon la réaction qu’elle a face à l’un de ces trois éléments. Elle deviendra ainsi :

- L’âme incitatrice au mal (an-nafs al-ammârah bis-sû’), qui réagit positivement aux insinuations du diable et à l’environnement débauché dans lequel elle vit : « car l’âme est très incitatrice au mal » .

- L’âme critique (an-nafs al-lawwâmah), qui répond aux incitations au mal, qui dévie du droit chemin puis qui se blâme et s’autocritique avant de se repentir. C’est en raison de ses déviances et autocritiques récurrentes également qu’une telle âme est appelée « âme critique » : « Non !... Je jure par le Jour de la Résurrection ! Mais non !, Je jure par l’âme qui ne cesse de se blâmer. ».

- L’âme apaisée (an-nafs al-mutma’innah), qui trouve pleinement sa sérénité dans le Commandement de Dieu et Sa Législation, sans aucun complexe. C’est l’âme qui est confiante dans la décision et le destin prescrits par Dieu, qui a l’intime conviction que tout ce qu’elle peut subir n’est que bien. La rétribution de cette âme est le Paradis : « Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis›. ».

Le but de la purification de l’âme est de parvenir à ce stade ultime de l’âme apaisée. Pour ce faire, il est nécessaire de :

- Libérer l’âme des fléaux, des maux et de l’emprise des instincts.

- Cultiver l’âme à toutes les vertus morales.

C’est par ailleurs la finalité de la mission prophétique. Le Prophète dit en effet : « Je n’ai été envoyé que pour parachever les bonnes manières. » Dieu (Exalté soit-Il ) dit, résumant ainsi la quintessence de la religion : « Dis : ‹Moi, mon Seigneur m’a guidé vers un chemin droit, une religion droite›. » . Ainsi, l’Islam est un ensemble de hautes valeurs morales. C’est pour cette raison que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — assigna l’excellence dans les bonnes manières à être les actions les plus pesantes le Jour de la Résurrection.

Les vertus sont de deux types : les vertus spirituelles et les vertus sociales. L’Islam cultive les deux types de vertus.

Les vertus spirituelles sont celles qui touchent à la relation qui existe entre l’homme et Dieu, ou d’une autre manière, celles qui n’ont pas trait aux autres hommes.

Les premières de ces vertus sont la pureté de la foi, l’amour de Dieu et de Son Messager, la pleine soumission à Dieu, l’observation de Dieu, la piété envers Dieu, la conviction en Dieu, la confiance en Dieu, la crainte de Dieu etc. Viennent ensuite des vertus telles que la purification de l’âme, à travers sa libération de l’emprise de l’orgueil et de la vanité, à travers la pudeur, la décence, le renoncement aux ornements du bas-monde, l’endurance dans le malheur, la poursuite de l’effort, etc.

Les vertus sociales sont celles qui touchent aux relations de l’homme avec le reste des êtres humains.

Parmi ces vertus, certaines concernent les relations de l’homme avec tous les être humains, qu’ils soient Musulmans ou non. D’autres vertus concernent les relations qu’entretient l’homme musulman avec ses frères musulmans, avec ses proches, ses voisins, ses parents ou ses enfants. On peut ainsi citer la miséricorde, la douceur, l’indulgence, la modestie, l’honnêteté, la sincérité, la tolérance, la justice, l’altruisme, la compassion, la générosité, etc.

Parmi toutes ces vertus, certaines sont impératives pour l’activiste musulman.
- C’est le cas par exemple du conseil (Nasîhah), qui est le degré médian de l’interdiction des choses blâmables (nahy `an al-munkar). On sait en effet que le degré le plus élevé consiste en l’élimination des choses blâmables par la main. Mais peu de gens ont le pouvoir de réaliser cela. Le degré le plus bas est l’indignation intérieure devant une chose blâmable. Seul celui qui est impuissant et contraint peut faire cela. Reste le degré médian qui est l’expression de l’indignation par la parole, autrement dit le conseil. Le conseil est donc l’une des caractéristiques les plus importantes de l’activiste musulman.

- Il y a également le service qui doit être rendu aux Musulmans en particulier et à tous les hommes en général. Le véritable activiste musulman n’est pas celui qui prodigue uniquement des conseils et des recommandations. Il doit également ressentir les besoins des gens afin de leur rendre service sans aucune contrepartie. On peut citer à ce titre l’histoire mentionnée dans les biographies concernant le Messager de Dieu et le bédouin qui était venu à la Mecque. Ce dernier possédait des biens chez Abû Jahl lequel ne voulait pas les lui restituer. Le bédouin s’en vint alors trouver le Messager afin qu’il l’aidât à récupérer son dû. Le Prophète répondit à cette requête jusqu’à le faire prendre possession de tous ses droits.

- L’activiste musulman doit également apprendre la bienséance en cas de divergence des opinions, ainsi que les règles fondamentales du dialogue et du débat. Il ne doit pas accuser les intentions de son contradicteur ou de son interlocuteur. L’histoire de Usâmah Ibn Zayd est révélatrice à cet égard. Sur le champ de bataille, Usâmah tua en effet un idolâtre après que ce dernier eut attesté qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu. Le Messager de Dieu le réprimanda sévèrement pour ce qu’il avait fait, lui disant, indigné : « L’as-tu tué après qu’il a prononcé qu’il n’y a de dieu que Dieu ? » Usâmah répondit : « Mais Messager de Dieu, il l’a prononcé par crainte de mon épée. » Le Prophète lui dit : « Parce que tu as ouvert sa poitrine pour voir s’il était sincère ou non ? » Tous les indices suggéraient pourtant que la victime de Usâmah avait réellement prononcé l’attestation de foi par crainte d’être tué. Néanmoins, Dieu ne nous a pas permis d’accuser les intentions.

Le rôle de la purification de l’âme est le succès dans l’au-delà. Le Très Haut dit en effet : « A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. » . Cependant, cette purification joue également un grand rôle dans le dynamisme du mouvement islamique.

- En effet, les objectifs premiers du mouvement islamique sont la formation de l’individu musulman. Mais cela n’est possible qu’à travers la purification de l’âme. L’activiste musulman, lorsque son âme se purifie, devient plus dynamique dans ses activités islamiques. Or, le dynamisme du mouvement dépend directement du dynamisme de ses membres.

- Les seconds objectifs du mouvement islamique sont la formation d’une société islamique. Or, cela n’est possible que si cette société est régie par des vertus sociales islamiques. Et cela n’est réalisable qu’à travers des personnalités islamiques.

Lorsque le mouvement islamique présentera une image vivante de la société islamique à laquelle il invite, dans laquelle se concrétisent les notions de miséricorde, de tolérance, d’entraide, de modestie, d’altruisme, etc... une telle société réelle influera bien plus que tous les discours cherchant à convaincre les gens du bien-fondé de cet idéal.»

Et Dieu est le plus Savant.

 

La voie menant à Dieu(swt) :L’espérance

09/06/2008 17:47 par momowally

  • La voie menant à Dieu(swt) :L’espérance

    La voie menant à Dieu(swt) :L’espérance

    09/06/2008 17:47 par momowally

Assalamu'alaykum wa rahmatullâhi ta'ala wa barakatuhu,chers visiteurs de mon modeste blog.voici un sujet très intéressant sur  La voie menant à Dieu (swt):
L’espérance !  qu'est-ce que c'est ?
Sheikh Ahmad Zarrûq ( que Dieu, Exalté soit-Il, lui fasse miséricorde ) définit l’espérance (ar-rajâ’) comme suit : « L’espérance c’est l’assurance de Sa Bonté ( Exalté soit-Il ) œuvres à l’appui en tout état de cause, faute de quoi ce serait de la présomption. »
Dieu (Exalté soit-Il ) nous incita à espérer et nous défendit de désespérer de Sa Miséricorde disant : « Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allâh. Car Allâh pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. »  Le Très-Haut annonça également la bonne nouvelle de la largesse de Sa Miséricorde : « Et Ma miséricorde embrasse toute chose. »  Décrivant ceux qui espèrent en Sa Miséricorde, le Très-Haut dit aussi : « Certes, ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d’Allâh, ceux-là espèrent la miséricorde d’Allâh. »
Par ailleurs, de nombreux enseignements prophétiques incitent à espérer en la Miséricorde de Dieu. En voici une sélection :
Abû Hurayrah (que Dieu l’agrée ) rapporta que le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — dit : « Par Celui Qui détient mon âme, si vous ne commettiez pas de péchés, Allâh vous ferait périr et vous remplacerait par des gens qui pêcheront puis demanderont pardon à Allâh, pardon qu’Il leur accordera. »
Abû Mûsâ Al-Ash`arî (que Dieu l’agrée ) rapporta que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Le jour du jugement, certains musulmans se présenteront avec des péchés telles des montagnes qu’Allâh leur pardonnera, et qu’Il mettra à la charge des Juifs et des Chrétiens. »
Ibn `Umar ( que Dieu l’agrée ainsi que son père ) dit : J’ai entendu le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — dire : « Le jour du jugement, on rapproche le croyant de son Seigneur jusqu’à ce qu’Il jette sur lui Son voile de Miséricorde, puis Il lui fait avouer ses péchés disant : “Reconnais-tu tel et tel péché ?” Et l’interrogé de répondre : “Je les reconnais, Seigneur.” Le Très-Haut dit : “Je les ai gardés secrets dans le bas-monde et, ce jour, je te les pardonne.” Alors, on lui tend le registre de ses bonnes œuvres. »

L’espérance (ar-rajâ’) diffère du vœu fantaisiste (at-tamannî). S’agissant d’espérance, l’individu mobilise les moyens consistant à obéir à Dieu tout en Lui demandant Son agrément et Son acceptation. Tandis que le fantaisiste est celui qui délaisse les moyens et l’effort à accomplir tout en attendant la rétribution et la récompense de Dieu. Ce dernier est visé par l’enseignement du Prophète (paix et bénédictions sur lui ) :
« L’incapable est celui qui s’abandonne à ses passions, tout en demandant à Allâh toutes sortes de vœux. »
Quiconque place son espérance en Dieu (Exalté soit-Il ) doit en effet retrousser les manches de l’effort, et s’appliquer sincèrement, pour atteindre son dessein. Ainsi, indiquant la manière de Le solliciter, Dieu — Exalté soit-Il — dit : « Quiconque espère rencontrer son Seigneur, qu’il accomplisse de bonnes œuvres et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur. »
Il s’ensuit que, lorsque le serviteur commet des péchés pendant sa jeunesse, il doit donner la prééminence à la dimension de la crainte de Dieu par rapport à la dimension de l’espérance en Lui. Mais, lorsque sa vie est plutôt derrière lui, il doit donner l’avantage à l’espérance conformément au hadith transcendant : « Je suis Tel que Mon serviteur le présume. »
Le Prophète ( paix et bénédictions sur lui ) dit également, selon le hadith narré par Jâbir Ibn `Abd Allâh ( que Dieu l’agrée ): « Que nul d’entre vous ne meure sans nourrir de bonnes présomptions vis-à-vis d’Allâh — Exalté soit-Il —. »

Lorsque le serviteur va vers son Seigneur, et emprunte le chemin de Sa proximité, il se doit d’allier crainte et espérance, sans donner l’avantage à la crainte au point de désespérer de la Miséricorde de Dieu ( Exalté soit-Il ) et de Son Pardon, et sans non plus donner l’avantage à l’espérance au point de sombrer dans les gouffres des transgressions et des péchés.

Il doit au contraire battre de ces deux ailes dans des sphères pures, se rapprochant sans cesse de la Majesté Divine, et incarnant la description de ceux que Dieu qualifie en ces termes : « Ils s’arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte et espoir ; et ils font largesse de ce que Nous leur attribuons. » 

 La crainte de Son Feu, et l’espoir en Son Paradis !

 -La crainte d’être éloigné de Lui, et l’espoir de Sa Proximité ! 

-La crainte de Son abandon, et l’espoir de Son agrément !

-La crainte de la rupture avec Lui, et l’espoir d’être relié avec Lui.

Dans le domaine de l’espérance,les hommes sont inégaux.  Ils occupent des rangs différents en la matière.C'est pour cette raison qu'Ibn Ajibah(raa)  a porté cette reflexion  à notre connaissance et je cite . :

« L’espérance des gens du commun vise une fin heureuse et la rétribution. Celle de l’élite vise l’agrément et la proximité et celle de l’élite de l’élite vise la contemplation et l’ascension parmi les secrets du Roi Adoré. » 

Wallâhou'alam 

le chemin d'Allâh(swt) !

09/06/2008 17:15 par momowally

  • le chemin d'Allâh(swt) !

    le chemin d'Allâh(swt) !

    09/06/2008 17:15 par momowally

Suivre le chemin de Dieu(swt),
C'est vouloir devenir pieux !


Trop de gens restent dans l'ignorance,
Croyant que l'Islam est une religion de souffrance .


La caractériser ainsi est une offense
Car son mot d'ordre est tolérance !  


Elle recommande la bonté et la générosité
Et réprouve la vanité et l'iniquité


Elle nous dit d'aimer et de pardonner
Et les pauvres nous interdit de mépriser


Elle n'est pas religion d'oppression
Où la femme n'a pas de droit d'expression


Mais plutôt religion de compassion
Où chacun recherche la juste rétribution


Mes frères et soeurs prenez conscience
du message qui nous a été transmis

Armons nous de patience et pour récompense
nous aurons le Paradis


Eloignons nous du Chaytan et de ses tentations
Ne laissons pas ce bas-monde nous entraîner vers ses passions

Evitons pour nous la confusion et pour notre âme sa perdition

Notre seul refuge est auprès d'Allah , l'Unique le Vivant
Alors nous les croyants combattons contre les mécréants


Notre prophète- bien aimée (saw) a mené une vie de long combat pour propager l'Islam
Suivre ses pas signifie le salut pour notre âme


Il nous montre la voie et le bon comportement
Grâce à la Sunna et au Saint Coran

Il a offert aux générations suivant la sienne un présent somptueux
Il nous a enseigné comment vivre heureux

Grâce à Allah Ta'ala le Tout Miséricordieux
Qui destine une demeure dans les cieux aux plus vertueux


Malheureusement les hommes sont par nature ingrats
Ils ne sont pas tous reconnaissants, certains ne comprennent pas


Le savoir et la science sont une lumière qui est accessible à chacun
Alors ne passez pas votre vie à accumuler des biens


Ne préférez pas le matériel au spirituel
Et aspirez au Paradis éternel


La purification il ne faut pas oublier
De la foi elle représente la moitié


Alors mes frères et soeurs prions notre Seigneur
Demandons lui le pardon pour nos erreurs


Dhikr et Du'a doivent être pratiqués régulièrement
Car c'est un devoir pour tout musulman


L'expiation fait partie de la religion
Multiplier les bonnes actions repoussent les tentations


L'Islam est bâti sur 5 piliers :

- "Achâdou anna lâ illaha ilallah wahdah la chârika lah wa achâdu anna

Mohamad abdouhou warasoulloulah "

est le premier

- La prière on se doit de pratiquer

- Le mois de Ramadan il faut jeûner

- Le pèlerinage aux lieux saints on doit effectuer


Pratiquer cela avec assiduité
ne permet aucune perte de temps en futilité

Ne faîtes pas de cette religion une difficulté
Alors qu'elle n'est que facilité


Si vous avez la foi en Allah Ta'ala
N'ayez crainte, Il vous protègera


Soyez cependant vigilants dans vos propos
pensez aux conséquences, aux dégats des mots


Le Seigneur Tout Puissant a dit dans le Saint Coran :

"Alors veillent sur vous des gardiens, des nobles scribes qui savent ce que vous faîtes" (S82.V10-12)

Il fait ici mention des Anges qui prennent notes au-dessus de notre tête

Donc craignez Allah, car Il connaît parfaitement les choses inconnaissables


Les épreuves nous musulmans nous devons surmonter
Avec le souvenir de Dieu nous sommes réconforté


Car la grande récompense accordée en prix à la dévotion
Inshaa Alah nous l'obtiendrons


Vous procréez pour mourir après, vous construisez ce qui sera détruit

Vous convoitez ce qui va être anéanti car c'est la destinée
Et vous délaissez ce qui est fait pour durer


La vie est brève et la mort nous guette à chaque instant
Soyons frères et soeurs musulmans persévérants


Car la vie présente n'est qu'un objet de jouissance trompeuse
Et pour nous chaque minute de notre temps est précieuse


Nous aurons tous des comptes à rendre au jour du jugement
Vous ne vous en rendez peut-être pas compte en ce moment


Nous serons tous intérrogé au sujet de ce que nous faisions
Alors revenez tous vers une véritable soumission


Vous voyez, l'Islam parle de tout,
Mes frères et soeurs, lisez et cultivez-vous


Ce poème n'est qu'une goutte d'eau dans un océan de connaissances
A tout moment n'oubliez jamais Sa Présence


Musulmans du Monde entier
Soyez bénis où que vous soyez


Restons forts et unis ,
Et Inshaa Allah on se retrouvera au Paradis !

Poèmes soufis

09/06/2008 17:02 par momowally

  • Poèmes soufis

    Poèmes soufis

    09/06/2008 17:02 par momowally

e Soufisme, voie initiatique et spirituelle de l'Islam, a toujours entretenu avec l'Art, particulièrement la poésie et la musique, des rapports privilégiés.Travaillant à transformer la nature intime de l'Etre, voie de connaissance ouvrant l'homme aux réalités sensibles du Divin, le soufisme, par l'intensité et la profondeur des perceptions qu'il suscite, a ainsi permis une abondante production de textes, souvent mis en musique, témoignant et tentant de rendre compte, si tant est que cela soit possible, des états spirituels vécus par les Mystiques, Derviches, Fakirs et autres Pauvres en Dieu, cheminant sur le sentier difficile de la Réalisation.

Depuis les premiers siècles de l'Hégire, et jusqu'à nos jours, ont ainsi fleuri du Maghreb jusqu'à la Perse, en passant par la Turquie, l'Egypte, les Balkans, l'Iraq ou l'Afghanistan, quantités de poèmes et de chants, centrés sur le thème de la recherche de Dieu, avec ses joies et ses peines, ses bonheurs et tribulations. Les musiques populaires ou savantes de ce vaste monde oriental, arabes, persanes,turques ou égyptiennes, par leur délicatesse et surtout leur profondeur, ont été souvent les montures idéales de ces textes, habités par l'Amour de Dieu.Bien souvent aussi d'ailleurs, les musiciens eux-mêmes étaient directement affiliés à une confrérie soufie, ce qui rendait cette relation parfaitement naturelle.

A l'inverse, certains mystiques ou spirituels atteignaient spontanément, par une sorte de grâce, due à la profondeur de leurs visions, à des richesses poétiques qui dépassaient parfois en Beauté et surtout en densité, les plus belles productions littéraires. Poèmes traduisant à travers le langage du symbole ou de l'allusion, de profondes réalités spirituelles, musiques évoquant à travers les inflexions des voix et des instruments les élans irrépressibles de l'Ame en quête de son Créateur, ont ainsi dessiné au cours des siècles un vaste et superbe patrimoine où l'Art et le Divin sont inextricablement lié. La musique persane, savante ou populaire, est l'une des dépositaires les plus importantes de cette riche tradition. A l'instar du système des Ragas de l'Inde ou des Maqams du monde arabe, le Radif, système traditionnel des modes de la musique savante persane, a développé une science extrêmement subtile et profonde de l'expressivité musicale, englobant les niveaux multiples de l'être. A ce titre, et par la qualité spécifique des instruments qu'elle utilise, la musique persane a été depuis très longtemps, un des meilleurs vecteurs d'expression de ces états mystiques et spirituels qui sont propres au Soufisme, et dont la vaste aire géographique de la Perse ancienne a été l'une des terres d'élection.

C'est à travers les sonorités cristallines et célestes du Santour, et les rythmes complexes et profonds du Zarb, que Hassan Tabar et Bijane Chemirani ont choisi de se livrer à ce dialogue musical, métaphore de cet autre dialogue intime entre la créature et son Créateur, entre le maître et son disciple, qu'est le cheminement spirituel. Cette musique des coeurs, où alternent solos de Santour, empreints de nostalgie et duos aux rythmes plus enjoués, est ponctuée par des lectures de poèmes soufis, tirés des diverses traditions locales du monde musulman. Lus par Gérard Kurdjian, des textes de l'Émir Abdel Qader l'Algérien, de Djallaleddin Rûmi, de Mansour Hallaj, de Sidi Aboumediane, de Hafez, de Kabir, viennent ponctuer la trame musicale, révélant, relayant et amplifiant avec le souffle de la parole, le souffle de la musique.

Expérience unique où, à travers la beauté des musiques et des textes, s'offrent les saveurs d'une grande voie spirituelle, qui, depuis des siècles, féconde cet Orient mythique qui s'étend du Maghreb jusqu'aux confins de l'Asie, ce concert est une célébration, un moment de remémoration, où, comme dans la cérémonie du Dhikr, l'auditeur est convoqué à l'écoute de sa propre intimité.

La voie menant à Dieu :L’examen de conscience

09/06/2008 16:38 par momowally

  • La voie menant à Dieu :L’examen de conscience

    La voie menant à Dieu :L’examen de conscience

    09/06/2008 16:38 par momowally

Salamu'alaykum,chers frères et soeurs  !  voici un sujet méditation soumis à votre à votre analyse et reflexion.Qu'Allâh(swt) nous éclaire d'avantage ! 

Qomment procéder à l'examen de sa propre conscience ?

Pour ce faire,il faut d’éduquer la conscience religieuse en vue de développer chez la personne la capacité à faire son auto-critique en son for intérieur, afin qu’elle se débarrasse des obstacles qui entravent le chemin de la pureté, de l’amour, de l’abnégation et de la sincérité. Les soufis  excellent dans ce domaine et fournissent à cette fin des efforts louables. Ils marchent ainsi sur les pas du Messager ( paix et bénédictions sur lui ) et suivent sa voie et sa guidance. Le Prophète( paix et bénédictions sur lui ) dit : « Le sage est celui qui fait son examen de conscience, qui œuvre pour l’au-delà, et l’incapable est celui qui s’incline devant ses passions, puis nourrit de faux espoirs en Dieu. » [1]

Celui qui fait son examen de conscience ne se laisse pas occuper par l’erreur, car il est constamment préoccupé par les œuvres pies, et, de par sa crainte de Dieu, il regrette tout manquement vis-à-vis de son Seigneur.

Comment une telle personne pourrait-elle alors se laisser aller aux futilités et à l’oisiveté ?

As-Sayyid Ahmad Ar-Rifâ`î (que Dieu lui fasse miséricorde ) dit : « De la crainte de Dieu découle l’examen de conscience, de l’examen de conscience découle l’observance de Dieu, et de l’observance de Dieu découle l’absorption permanente par Dieu ( Exalté soit-Il.) » [2]

Les soufis reproduisent en cela l’enseignement délivré par le Prophète (paix et bénédictions sur lui ) à ses Compagnons en matière d’éducation spirituelle pure qui ancre dans les esprits l’examen de conscience. On rapporte en effet que le Messager de Dieu ( paix et bénédictions sur lui )sortit un jour de chez lui, la faim lui nouant le ventre. Il rencontra ses deux amis Abû Bakr et `Umar dont il ne tarda pas à savoir qu’ils étaient dans le même état que lui et qu’ils n’avaient pas de quoi manger ce jour-là. Ils rencontrèrent ensuite un homme médinois qui ne se laissa pas tromper par leur jovialité apparente. Il comprit leur condition et les invita donc chez lui. Lorsqu’ils arrivèrent chez lui, ils trouvèrent des dattes, de l’eau fraîche et une ombre étendue. Après qu’ils eurent mangé quelques dattes et bu de l’eau, le Prophète ( paix et bénédictions sur lui ) dit : « Ceci fait partie des délices sur lesquels vous serez interrogés. »
Quels sont donc ces délices sur lesquels ils seront interrogés et auront des comptes à rendre ?

Quelques dattes et une gorgée d’eau pour apaiser la soif. Le Messager de Dieu ( paix et bénédictions sur lui ) les considère comme autant de délices sur lesquels leur Seigneur les interrogera le Jour de la Résurrection. N’y a-t-il pas dans ce noble enseignement du Messager de Dieu ( paix et bénédictions sur lui ) une belle façon de doter les esprits d’une conscience forte, d’une sensibilité délicate, d’une perception fine et d’un grand sens de la responsabilité qui doivent accompagner l’âme humaine dans chacune de ses entreprises.

En vérité, de l’examen de conscience naît un sentiment de responsabilité vis-à-vis de Dieu ( Exalté soit-Il ), vis-à-vis de Ses créatures et vis-à-vis de l’âme qui doit honorer ses devoirs religieux, en termes de prescriptions et d’interdits. L’examen de conscience pousse l’individu à se rendre à l’évidence qu’il n’a pas été créé en vain, et qu’il va nécessairement retourner à Dieu ( Exalté soit-Il, comme nous en a informé Le Messager de Dieu ( paix et bénédictions sur lui ) lorsqu’il dit : « Nul d’entre vous n’échappera à un entretien avec Dieu. Il n’y aura pas d’interprète entre le Serviteur et son Seigneur. Le Serviteur cherchera des yeux à sa droite mais ne verra que son œuvre, il cherchera des yeux à sa gauche mais ne verra que son œuvre, puis il regardera devant lui et ne verra alors que l’Enfer. Prémunissez-vous donc de l’Enfer, ne serait-ce qu’en offrant la moitié d’une datte, et si vous n’en avez pas le moyen, faîtes-le ne serait-ce que par une bonne parole. »

Par conséquent, il émane du cœur de l’homme la décision de se réconcilier avec Dieu par un repentir sincère. Il abandonne les occupations contingentes qui le détournent de son Créateur — Exalté soit-Il — et fuit vers Dieu pour se réfugier contre tout le reste : « Fuyez donc vers Dieu. Je suis pour vous de Sa part, un avertisseur explicite. »  Il se joint alors à ce groupe de croyants soufis, cheminant vers Dieu (Exalté soit)Il —, et répondant à l’appel de leur Seigneur : « Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques.

Les gens sont tels des voyageurs immigrant vers la Présence du Vrai

... si bien que leur asile fut Sa Grande Présence, Son Altesse Sainte leur fit généreusement don de la proximité tant espérée par tout individu aimant Dieu (Exalté soit-Il ) : « Dans un séjour de vérité, auprès d’un Souverain Omnipotent » 

Sheikh Ahmad Zarrûq (que Dieu, Exalté soit-Il, lui fasse miséricorde ) dit dans ses Qawâ`id : La négligence de l’examen de conscience induit l’enfoncement dans le mal, l’absence de questionnement entraîne l’auto-satisfaction, la sévérité avec soi provoque le rejet et la rebellion, et le laxisme conforte dans l’oisiveté. Il est donc indispensable de faire son examen de conscience et de se questionner, d’accomplir l’œuvre accessible et correcte, sans laisser passer les erreurs manifestes et sans exiger l’accomplissement des œuvres trop subtiles. Tire une morale de ce que tu vois te dictant ce dont tu dois t’abstenir ou ce que tu dois accomplir. Tire une morale de l’adage : « Celui dont le quotidien n’est pas meilleur que la veille est perdant. Celui qui n’est pas en croissance est en regression. L’œuvre constante est une œuvre croissante. D’où la parole d’Al-Junayd ( que Dieu l’agrée ): « Si un individu allait vers Dieu un an puis se détournait de Lui, il passerait à côté de choses supérieures à ce qu’il aurait récolté." »

wa salam