Questions recurrentes sur la çalatoul Fatihi et la Jawharatul kamal
16/04/2008 20:40 par momowally
shiriko14/04/2008,
Salam alaykûm sidi Abdel fattah
Qu'Allah te préserve et Marhabane bika sidi dans cet espace de discussion sur le tassawuf.
et qu'Allah agrée Sidi Mohamad Al Haraq
J'avoue sidi,que ce genre de question sur la Tajiniyya a frolé l'esprit de beaucoup d'entre nous.
Moi je rajoute à cela le fait qu'ils disenet que Sidi Ahmed Tijani est le denier des Walli (Khatim Al Awliya'a)
Espérons que quelqu'un puisse nous éclaircir ces points !
wa salam
Réponses :assalamu'alaykum:
Les compagnons Tijânî ne disent pas que Cheikh Ahmad Tijânî Hassani Chérif(raa) est le dernier des « Wali », mais plutôt qu'il est « le sceau », c'est-à-dire le plus élevé des « Waly ».
On sait tous qu'il y a une hiérarchie dans les « Waly » et les Tijânî pensent que leur maître est le plus haut pôle. Par contre, ils disent que tant que le jours dernier ne sera pas arrivé, il y aura toujours des waly sur terre et ceci est mentionnés dans des écrits.
wa salam
salam Aâlaykoum,
«est ce que quelqu'un peut m'envoyer parle biais de ce forum ou par message privé le contenu (en arabe bien sûr) des salat al fatih et jawharat al kamal, et m'indiquer quand et comment les réciter ? et merci ! »
Réponse:Assalam:
Je peux t'envoyer la copie de la salatoul Fatihi et de Jawhatoul kamal en arbe ,sans problème. (mais tu devrais les trouver sur un site tidjani).
Pour la deuxième question je dirai que Les tidjani ont 3 wird (séries de dhikr) :
-une spécifique au vendredi
-et 2 autres qui sont quotidiennes.
La salat fatihi est intégrée dans les wirds quotidiens, certains la récitent en dehors de ces wirds (quand ils veulent prier sur le prophète (saw). Jawahartu al-kamal est intégrée dans un des 2 wirds quotidiens aussi.
Pour réciter ces wird, il faut faire allégence à un cheikh tidjani qui donne l'autorisation de réciter ces wird.
wassalam
»«Assalam alaykoum wa rahmatoullahi ta'ala wa barakatouhou,
chers (es) frères et soeurs Talibés Baye !
Suivons tous la tradition (Sunnah) de notre Saint et béni Prophète (saw) !
'Ali Boune Talib (karama lâhou wadja hou )rapporte que :« lorsque le Prophète(saw) entrait chez lui, il partageait
son temps en trois parties :
-une partie pour l’adoration d’Allah(swt),
-une autre pour sa famille (pour participer à la vie domestique)
-et une (dernière) pour lui-même (son repos et ses besoins) qu’il
repartageait aussi avec les gens, de telle façon que (par l'intermédiaire de
ce temps qu'il consacrait aux autres), les personnes proches (de lui)
pouvaient faire bénéficier le grand public.
Omar boune khattab(raa) dit: « Un jour, j’allai chez le Prophète(saw) et je le vis souriant.
« Que Dieu te fasse sourire pour toujours, ô Messager de Dieu(swt) » dis-je,
puis je lui demandai pourquoi il souriait: « Je souris à cause de ces
femmes. Elles discutaient devant moi avant que tu ne viennes. Puis elles se sont sauvées dès qu’elles ont entendu ta voix », répondit-il toujours en
souriant. Suite à cette réponse, je haussai ma voix et je leur dis: «Ô
ennemies de vous-mêmes! Vous me redoutez mais vous ne redoutez pas le
Messager de Dieu (swt)! »
«-Oui, affirmèrent-elles, comparé au Messager de
Dieu, tu fais preuve de rudesse et de dureté.»[Bukhari, “Adab,” 68]
Il affiche la Jovialité là oû se trouve la colère !
La noblesse de ses caractères et sa douceur se manifestaient pendant des situations où l’on s’attendrait habituellement à la colère et à
l’irritation.
Un jour une petite dispute éclata entre lui et l’une de ses
épouses. La colère la poussa à dire : « C’est toi qui dis être un Prophète ! »
Malgré la lourdeur d’un tel propos, le Messager d'Allah(saw) se contenta d’un rire qui éteignit le feu de la colère et n’en laissa que des cendres.
En une autre occasion, un différend éclata entre lui et sa noble épouse purifiée, `Â’ishah (radiyaallâhou ta'ala ane- ha).
Ils demandèrent à Abû Bakr (radiyallâhu ta'ala ane-hu), son père, d’arbitrer entre eux.
Le Prophète(saw) dit à `'Aïcha(raa) :
«'Aïcha, veux-tu prendre la parole en première position, ou bien est-ce que je la prends ?»
Elle lui dit : «Vas-y, mais dis que la vérité ! »
Sur ce, Abû Bakr(raa) lui donna une gifle pour cette dure parole qu'il trouva mal dite.
Il lui dit : «Ô ennemie de ta propre personne, le Messager d’Allâh dirait-il autre chose que la vérité ? »
Le Prophète(saw) eut mal pour elle et s’interposa entre elle et son père et dit à ce dernier :
« Nous ne t'avons pas fait appel pour cela ! »
Peu de temps après, leur vie conjugale retrouva son harmonie. Il n’y a rien d’étonnant dans ces manières puisque Sayyidina Muhammad(saw) est celui qui dit : « Le meilleur parmi vous est le meilleur envers son épouse et je suis le meilleur envers mon épouse.»
Qu'Allâh Azzawajal nous guide sur la « ciratikhal mustaqim »,fortifie notre istiqamat,nous donne la connaissance spirituelle et matérielle ,et surtout et avant tout qu'il nous accorde encore une longue,douce et agréable vie dans son obéissance !
wa salam
Une Voie spirituelle se présente comme un chemin de retour au centre de notre être, qui a pour finalité la réalisation et le dépassement de l'ensemble des possibilités inhérentes à l'état humain par le rétablissement de notre perception de la divinité.
Une Voie vivante est une voie dont le Guide spirituel est un être réalisé qui vit parmi nous, comme un isthme ou un pont entre la réalité divine et notre propre réalité.
Tradition pluriséculaire répandue dans le monde entier, le soufisme est à l'origine de nombreuses voies spirituelles. Se situant lui-même au coeur de l'islam, ce n'est pas une philosophie, encore moins un système : il s'agit avant tout d'une manière d'être au monde. Comme le dit un poème soufi : « Ô Ami, cesse de chercher le pourquoi et le comment. Cesse de faire tourner la roue de ton âme. Là même où tu te trouves, en cet instant tout t'est donné, dans la plus grande perfection. Accepte ce don, presse le jus de l'instant qui passe ». Le soufisme a pour but de nous permettre d'éveiller notre coeur, non pas notre coeur physique, mais cette fine pointe de l'être qui est le lieu de la perception spirituelle. Le soufisme est pratiqué sous la direction d'un Cheikh (littéralement : « l'Ancien » ou « le Guide »). La fonction de ce Cheikh est une guidance spirituelle, ayant pour objectif de nous faire découvrir par nous-mêmes la réalité divine. Le Guide est celui qui a déjà parcouru le chemin, qui s'est éteint en Dieu, et qui a ensuite été renvoyé vers les Hommes pour les guider vers Lui, indépendamment de tout choix et de toute volonté personnelle.
Selon les pays et les époques, le soufisme a toujours su s'adapter aux hommes qu'il rencontrait afin de toucher leur être profond, par-delà les formes culturelles qui étaient les leurs. Car la vérité est une, mais les paroles sont multiples. C'est dans ce sens que l'on dit des soufis qu'ils sont les « fils de l'instant ». Aujourd'hui en France, à une époque et dans un pays où le fait de retrouver le sens de notre existence est devenu une impérieuse nécessité pour de nombreuses personnes, il nous a semblé important de pouvoir présenter LA Cheikh Ahmad Tijani (raa) par les disciples .
La Tijaniyya a pour objectif d'atteindre Allâh(swt) ,grâce à une éducation spirituelle sous la supervision d'un Cheikh authentique .Ce qui permet à chacun de cheminer et de découvrir par lui même, à travers sa propre pratique, les aspects toujours plus intérieurs et plus subtils de cette Voie soufie vivante et authentique.
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la naissance du prophète muhammad(saws)
Sa date de naissance :
Ibn Ishâq privilégie l'opinion selon laquelle, la naissance du prophète(saw)eut lieu après douze nuits écoulées du mois de Rabî' Al-Awwal de l'An de l'Eléphant. Ibn Abî Shayba relate cette opinion selon Jâbir et Ibn 'Abbâs et d'autres.
Selon Abou Qatâda (qu'allah soit satisfait de lui) , on interrogea le Messager d'Allâh (saws) sur le jeûne du lundi. Il dit : "C'est un jour où je suis né et où je fus suscité comme Messager". (Mouslim)
L'origine de son prénom
Un jour, 'Abd Al-Mottalib était en voyage au Shêm, accompagné de 3 hommes. C'est alors qu'ils rencontrèrent en chemin un Rabbin qui leur demanda de quelle ville ils venaient. Quand il su que ces hommes venaient de la Mecque, il leur répondit que de leur ville sortira un prophète, et qui s'appellera Mouhammad.
Espérant qu'il s'agisse du leur, ces hommes ont tous décidé de donner ce nom à leur prochain fils qui naîtra, ce que fit 'Abd Al-Mottalib pour son petit-fils, le Prophète (saw).
Quelques signes relatifs à sa naissance et annonçant sa mission future
A la Mecque
Quand Âmina engendra le Prophète (saw), un Ange vint lui dire : «Tu viens d'engendrer le meilleur de cette communauté. Quand tu le mettras au monde, tu diras : «Je prie Allâh l'Unique de le protéger contre tout envieux. Le signe qui confirme ce que je dis est que sa naissance sera accompagnée d'une lumière qui éclairera les palais de Bosra au Shêm. Appelle-le alors Mouhammad, le loué, car dans la Thora il est appelé Ahmed. Il sera loué par ceux qui se trouvent aux cieux et sur la terre.»
Interrogé sur sa personne, le Prophète (saws dira plus tard : «Je suis l'accomplissement du vœu formulé par mon père Ibrahim et l'heureuse annonce faite par 'Issa. Et ma mère a vu, quand elle me porta, jaillir d'elle une lumière par laquelle lui étaient illuminés les palais de Shêm.»
Contrairement aux autres femmes, Âmina ne sentait rien des douleurs qui accompagnent les femmes au cours de leurs grossesses. C'est ainsi qu'elle n'était nullement affaiblie. Le Prophète (saw) naquit en s'appuyant sur ses mains et en levant la tête au ciel. Aussi, il (saws) était circoncis et son cordon ombilical était déjà coupé.
Notons qu'à sa naissance, l'Envoyé était orphelin de père car celui-ci tomba malade lors d'un voyage au Shêm, suite à quoi il décéda à Médine chez ses oncles. Cet événement se passa quelques semaines avant que le Prophète (saw) ne naisse.
En dehors de la Mecque :
En Perse, le feu sacré qu'adoraient les Rois Mages s'éteignit et cela ne s'était pas produit depuis 1000 ans. Des églises s'écroulèrent autour du lac Sawa où elles plongèrent. Ces signes ont été rapporté par At Tabari, d'Al Bayhaki et d'autres. La chaîne de transmission n'est cependant pas fixe et nette.
A Médine, Hassan Ibn Tâbit, qui sera plus tard le poète du Prophète (saws), raconte, dans son témoignage : "J'étais dans la région où se trouvaient les juifs (à Médine), et 1 des Rabbins est monté sur un mur et s'est écrié : " Ô communauté de juifs ! Aujourd'hui est apparue l'étoile de Ahmed !"
Les juifs avaient en effet l'habitude de scruter le ciel, car ils étaient très biens informés par les livres saints de la naissance prochaine d'un prophète, et savaient qu'à sa venue, il y aurait sur le ciel, une étoile qui n'apparaît qu'à sa naissance (saw).
Meilleure lecture !
wa salam
Oumeiya ibn Al Kanaki était parmi les nobles de son peuple, il avait un fils se nommant Kilâb qui avait émigré à Médine pendant le califat de Omar Ibn Al Khattab,(Qu'ALLAH l'agrée).Il y resta pendant une certaine période puis rencontra au cours d'une nuit Talha ibn Oubeidoullah et Az-Zoubeir ibn al Awâm et leur demanda:
"Quelle est la meilleure oeuvre dans l'islam?"
"Le djihad", dirent-ils.Il demanda à Omar, (Qu'ALLAH l'agrée )de l'enroler dans l'armée qui combattait chez les Perses.
Oumeiya se leva et dit à Omar: "Prince des Croyants, cette journée est parmi mes journées, n'ût été que je suis âgé. Son fils Kilâb se leva vers lui. C'était un dévot et ascète, et il dit:"Cependant, Prince des Croyants, moi je vends ma personne à ALLAH et je vends ma vie présente contre l'au-delà."
Son père s'accrocha à lui et le supplia:
"Ne laisse pas ton père et ta mère tous deux âgés et faibles, ils t'ont élevé petit et au moment où ils ont besoin de toi, tu les abandonnes."
Il dit alors: "Oui.Je les ai laissés pour ce qui est meilleur pour moi." Il partit pour la guerre après avoir obtenu le contentement de son père. Il mit du temps à revenir et un jour, alors que son père était à l'ombre d'une palmeraie lui appartenant, il aperçu une colombe qui appelait ses petits. Le père âgé contempla ce spectacle et se mit à pleurer, la mère âgée vit aussi cela et se mit à pleurer. Le père se mit à déclamer:
"A qui les deux personnes âgées qui ont supplié Kilâb
J'en jure par la Parole d'ALLAH, s'il
avait accepté le Livre
Je l'appelle et il se détourne dans le refus
Non , je donnerais mon père en rançon,
Kilâb n'a pas eu raison
Lorsque la colombe roucoule dans la vallée Waj
Sur ses oeufs, cela me rappelle Kilâb
En effet, les émigrants l'ont dérobé aux regards
Et il a abandonné son vieux (père)
par erreur et a perdu
Tu as laissé ton père les mains tremblantes
Et ta mère ne boit que difficilement
Son berceau verse des larmes par tendresse pour lui
Et parce qu'il évite un père déshonoré
par les difficultés
Tu as en effet laissé ton père devenu vieux
Battre les chamelles efflanquées péniblement
Lorsqu'elles prennent leurs ébats hâtivement
Elles provoquent la poussière sur chaque colline
Son désir est ardent il te pleure esseulé
Dans la tristesse
Oumeiya était de venu aveugle. Il prit on guide par sa main qui l'introduisit auprès de Omar RaddiALLAH anhou pendant qu'il se trouvait dans la mosquée. Alors, il lui répondit:
Est-ce un désapprobateur que tu as blâmé sans savoir
Et tu ne connais pas la désapprobation
que je rencontre
Quel que soit le reproche que tu me fais, renvoie
Kilâb lorsqu'il s'est dirigé vers l'Irak
Je n'ai pas atteint mon but sur Kilâb
Demain matin et il a nnocé la séparation
Meilleur des garçons dans la difficulté et dans l'aisance
Très solide le jour de la rencontre de l'ennemi
Non, je donnerais ton père en rançon, tu n'as pas
éprouvé mon affection
Ni ma tendresse pour toi, ni ma nostalgie
Mon embrasement sur toi lorsque
nous sommes en hiver
Et ton enlacement sous mon cou
et mon embrassement
Si un coeur très amoureux s'angoissait
La noirceur de mon coeur finirait par se fissurer
J'implorerai contre Al Farouk (Omar) l'aide d'un Seigneur
Vers Lequel les pélerins se ruent au mont Arafat
J'implore ALLAH, de toutes mes forces
Dans la vallée de la Mecque à Daqâq
Al Farouk n'a pas renvoyé Kilâb
Retrouver les deux personnes âgées,
et voici qu'elles s'écrient.
«Omar (Qu'Allah l'agrée )écrivit une lettre demandant de renvoyer Kilâb à Médine. Lorsqu'il rentra et vint le voir, Omar lui dit:
«Que faisais-tu comme bienfaits à ton père? »Il dit: «Je l'honorais et m'occupais de toutes ses affaires. Quand je voulais lui traire du lait, je me rendais auprès de la meilleure laitière parmi les chamelles de son troupeau, je la ramenais ensuite au bercail, puis, je la laissais se reposer, ensuite je lavais ses pis jusqu'à ce qu'ils se refroidissent et enfin, je la trayais pour lui faire boire.»
Omar, (Qu'ALLAH l'agrée )envoya chercher Oumeiya, il vint et entra auprès de Omar d'un pas chancelant ; sa vision était devenue beaucoup plus faible et son corps pliait sous le poids de l'âge. Il lui dit : « Comment vas-tu Abû Kilâb? »
Il répondit :"Comme tu le vois, Prince des Croyants."
Il lui dit:"Abû Kilâb, quelles sont les choses que tu aimes le plus aujourd'hui?" Il dit: "Je n'aime rien aujourd'hui, aucun bien ne me rend joyeux et aucun mal ne m'attriste".
Omar (Qu'ALLAH l'agrée), lui dit:" Vraiment?"
Il dit: "Si, Kilâb, j'aurais aimé qu"il soit avec moi, afin que je le hume et le serre contre mois une fois avant de mourir".
Omar, (RaddiALLAH anhou), pleura et dit :"Tu auras ce que tu veux, s'il plaît à ALLAH."
Ensuite, il ordonna à Kilâb de traire une chamelle pour son père comme il le faisait auparavant et de lui envoyer son lait. Il s'éxecuta. Omar, Qu'ALLAH l'agrée, lui tendit la calebasse et dit :"Bois, Abû Kilâb." Il la prit, et lorsqu'il la rapprocha de sa bouche, il s'écria :"Je jure par ALLAH, Prince des Croyants, je sens l'odeur des mains de Kilâb".
Omar (Qu'ALLAH l'agrée) pleura et lui dit:
"Voici Kilâb auprès de toi, nous te l'avons en effet ramené".
Il sauta sur son fils et le serra contre lui. Omar, RaddiALLAH anhou et les personnes présentes avec lui se mirent à pleurer et dire à Kilâb: "Reste en permanence auprès de tes parents, et fais de la bienfaisance envers eux ton djihad tant qu'ils sont en vie.
Ensuite, fais ce que tu veux de ta personne après leur mort"
Omar, Qu'ALLAH l'agrée donna l'ordre de lui donner des provisions avant qu'il ne parte avec son père.
Les cavaliers chantèrent la poésie de son père et lorsqu'il fut au courant de de cela, il dit :
«Par ALLAH, je n'ai pas laissé Abû Kilâb
A un âge avancé triste et bléssé
Et une mère qui a toujours une tendresse
Et qui après sa somme appelle Kilâb
Pour aller à la recherche de la richesse ou du titre
Cependant, j'ai espéré par cela la récompense d'ALLAH."
Kilâb était parmi les meilleurs musulmans, et il resta auprès de ses parents jusqu'à leur mort.»
Un poème sur le Prophète Muhammad (saw)
« Comme s’il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne un reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s’arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.
Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge de d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : « Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. »
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
« Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. »
Un cheikh lui dit : « Ô chef des vrais croyants ! Le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquis une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. »
Lui, reprit : « Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. »
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : « Dieu t’assiste ! »
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : « voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre aux Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : " laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! " C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. »
Il ajouta : « Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. »
Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
« O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages. »
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : « Mieux vaut payer ici que dans la tombe. »
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit, couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
« Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. »
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
« Qu’il entre. » On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : « Dieu désire ta présence. »
« Bien », dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.»
Victor Hugo
« Puis-je jeter ton nom
Aux abîmes de l'oubli,
Et la souffrance aussi
Qui fut parmi tes dons ?
Ne plus penser enfin
A notre amour perdu,
Au désir en déclin,
Et au bonheur vaincu.
Ressasser les conflits,
Et les incertitudes,
Les trop nombreux non-dits
Troublant notre quiétude.
Abandonner les rêves,
L'idéal démoli,
Sans que la vie s'achève,
Avancer dans la nuit.
Et puis penser toujours
Aux moments d'harmonie,
Les balades le jour,
Et les nuits de folie.
Effacer les attentes,
La peine et puis le manque,
Les silences trop lourds
Où l'amour devient sourd.
Les regards durs parfois
Qui piétinent le coeur,
Laissant le désarroi,
Le doute et la rancoeur.
C'est la belle saison
Où tout s'ouvre à la vie !
Puis-je jeter ton nom
Aux abîmes de l'oubli ? »
« La vie n'a pas d'âge
La vie n'a pas d'âge.
La vraie jeunesse ne s'use pas.
On a beau l'appeler souvenir,
On a beau dire qu'elle disparaît,
On a beau dire et vouloir dire que tout s'en va,
Tout ce qui est vrai reste là.
Quand la vérité est laide, c'est une bien fâcheuse histoire,
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.
Les gens très âgés remontent en enfance
Et leur coeur bat
Là ou il n'y a pas d'autrefois.»
Jacques Prévert
«Tu les comptes, ces heures ?
Moi, je les connais par cœur.
Puis je les oublie.
Trop nombreuses, elles m’ennuient.
Tu les entends, ces secondes ?
Je les écoute ces ondes.
Puis elles disparaissent, perdues
dans un bruit sourd continu.
Tu les sens, ces années ?
Moi, je les ai déjà oubliées.
Puis ,elles reviennent d’un coup
et dans mon cœur font des trous.
Tu les vois, ces minutes ?
Je les accompagne dans leur chute
Puis à nouveau, elles recommencent
Moi, je reste en bas et je pense :
Le temps entre mes doigts s’amuse.
Toujours masqué, souvent il abuse.
Se jouant de mon âme pour son bon usage
il est le plus fort et c’est bien de son âge.»
Le voyage de la vie
Carte d'identité
Nom : L'être humain descendant d'ADAM et EVE.
Nationalité : Originaire de l'argile boueuse :
« Quand ton Seigneur dit aux Anges: «Je vais créer d'argile un être Humain » (Coran 38 : 71)
Adresse : Un domicile éphémère sur la planète terre :
« Nous vous avons établi sur la terre ; Nous vous y avons donné des moyen de vivre. Comme vous êtes peu reconnaissants ! » (Coran 7 : 10)
Lieu de départ : Quelque part en ce bas monde :
« . et personne ne sait dans quelle terre (lieu) il mourra Certes Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur » (Coran 31:34)
Heure de départ :
« . le jour où ils entendront le Cri pour de vrais. Voilà le jour de la résurrection» (Coran 50 : 42).
« Oui, la science de l'heure est auprès d'Allah. » (Coran 31 : 34)
Lieu D'arrivée : La demeure éternelle de l'au-delà :
« . et l'on se présentera devant Allah, l'Unique, le Dominateur suprême.» (Coran 14 : 4)
Heure d'arrivée :
« Ce jour-là donc, les excuses ne seront pas utiles aux injustes Et on ne leur demandera pas à chercher à plaire à Allah. » (Coran 30 : 57)
Bagage permis à emporter :
- Plus ou moins 5 mètres de tissu blanc (linceul) et parfois une caisse en bois.
- Les bonnes oeuvres (16 : 97) et les actes d'adoration (4 : 103) de piété (49 :13) et de soumission (2 : 112)
- Les prières des enfants vertueux et leurs demandes d'absolution (2 : 274)
- Une réalisation ou une découverte scientifique, bénéfique et utile aux gens(20 : 114)
NB : Il ne vous est permis aucun sou, aucune carte de banque ou carte de crédit, aucun bijou, aucune recommandation aucun titre de noblesse. bref, aucun bien terrestre.
Tous ces bien profanes ne pourront vous être utiles, ni vous secourir, ni intercéder en votre faveur auprès du Tout-Puissant.
Bien au contraire, ils vont vous accabler et vous porter préjudice puisque vous aurez à en justifiez l'acquisition et l'utilisation.
SEUL LE SURPLUS DE POIDS EN BONNES ACTIONS EST AUTORISE !
Conditions pour bien réussir ce voyage :
Pour le voyageur; il est strictement recommandé de suivre les indications du Coran ainsi que les actes et paroles prophétiques
(Sounna), à savoir :
- La crainte (16 : 128), l'amour (2 : 165), l'obéissance (8 : 20) et le rappel constant d'Allah.
- Aimer et croire à tous ses Messagers, depuis Adam jusqu'à Mohammed (Sallallahou 'Alayhi wa salam) ( que la Paix et le Salut soient sur lui) et s'en tenir surtout à l'exemple et à la tradition de son ultime et dernier Messager Mohammed (Sallallahou 'Alayhi wa salam) ( que la Paix et le Salut soient sur lui )
- Pratiquer et ordonner le bien, la vertu et le convenable (3 : 104)
- Abandonner et interdire le répréhensible et l'illicite par crainte et par amour pour Allah Azawajal (23 : 96)
- Pratiquer scrupuleusement « l'obligatoire » et multiplier les actes surérogatoires (5 : 1)
- La pensée continue de la mort (2 : 156), «le repentir et la demande incessante de rémission des péchés »(39 : 53.)
- La bonté, le respect et l'obéissance vis-à-vis de ses « mère et père » (31 :14)
- La nourriture, les boissons et les vêtements doivent être licites de par leur nature et de par leur acquisition.
- Faire preuve d'honnêteté, d'altruisme, de modestie, d'ascétisme, de pudeur, d'équité, de tolérance, de respect et de bienveillance envers le voisin et son prochain. :
« ., très certainement Nous paierons leur salaire en fonction des plus belles actions. » (Coran 16 : 96)
EVITER : - L'hypocrisie, la duperie et l'ostentation dans le discours et dans l'action,
- La perversité en privé comme en public,
- La cupidité, la prétention, l'orgueil.,
- Les grossièretés et les obscénités du langage et le dévergondage.
« Dis : Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi. Allah vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 3 : 31)
Prenez garde ! L'ultime demeure sera soit le PARADIS, soit l'ENFER!!!
Choisissez, vous-même, en toute liberté, votre destination, bien avant l'heure de départ !
Pour plus de renseignements, veuillez vous référer au Coran et à la Sounna.
Puisse ,Allah Azzawajal nous bénir et guider nos pas sur le chemin du ciratikal mustaqim, Amine.
BON VOYAGE
AGENCE :
« Rappel ! Car le rappel est bénéfique aux croyants » (Coran 51 : 55)
« Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude, Suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété » (Coran 6:153)
Que Dieu vous garde.. AMINE
source: forum Bismillah