Qu'est-ce que le jeûne en Islam ?

16/01/2008 16:45 par momowally

  • Qu'est-ce que le jeûne en Islam ?

    Qu'est-ce que le jeûne en Islam ?

    16/01/2008 16:45 par momowally

«»Qu'est-ce que le jeûne en Islam ?
Définition du jeûne
Jeûner (en arabe) signifie: "s'abstenir", "se retenir de..."

Appliqué à la religion, jeûner a pris le sens de renoncer, par piété, au boire, au manger, aux relations sexuelles et à tout ce qui est considéré comme étant susceptible de rompre le jeûne, depuis l'apparition de l'aube jusqu'au coucher du soleil.
Origine du jeûne:
Le jeûne a été prescrit pour la communauté musulmane comme il l'a été aux peuples précédents.

Dieu dit dans le Coran :

"Croyants ! Le jeûne vous est prescrit,
comme il l'avait été aux confessions antérieures.
Ainsi atteindriez-vous à la piété."

Ce fut un lundi du mois de Chaabane de la 2ème année de l'hégire (624 ap. J.C.) qu'il fut institué.

Mérites et profits du jeûne:
Son mérite a été reconnu par les hadiths du Prophète Mohammed (sur lui la bénédiction et la paix) qui dit

- Le jeûne préserve de l'enfer, tel un bouclier au combat (Recueil d'Ahmed)

- Celui qui jeûne un jour pour l'amour de Dieu, sera éloigné du feu, de la distance parcourue en 70 années. (Recueils de Boukhari et Mouslim)

- L'invocation de celui qui jeûne sera exaucée chaque fois qu'il rompt son jeûne (le soir). (Recueil d'Ibnou Maja)

- Une des portes de Paradis est appelée « Porte de Rayane » - La Porte des Rafraîchissements.
Seuls ceux qui jeûnent la franchissent.
Il sera dit: "Où sont ceux qui jeûnaient ?"
Ils se lèveront alors et entreront. Aucune autre personne ne la franchira.
Elle sera refermée à jamais. (Recueils d'AbouSonni et AbouNaim)



Avantages spirituels:

Le jeûne exerce l'homme à l'endurance, fortifie sa volonté, lui enseigne l'autodiscipline et lui en facilite l'application ; il crée en lui la crainte de
Dieu et la nourrit, et surtout la piété qui est le fondement du jeûne. Dieu ne dit-il pas :

«Ainsi, atteindrez-vous à la piété ? (Coran, 2 - La Vache - 183)

Avantages sociaux:

Quand aux profits sociaux, le jeûne habitue la communauté à l'organisation et à l'union, à l'amour de la justice et à l'égalité. Il suscite en elle la pitié et la charité, la préserve de la méchanceté et de la corruption.

Avantages physiques :

Du point de vue de la santé, le jeûne assainit les intestins, régénère l'estomac, débarasse le corps des produits résiduels et soulage de l'embonpoint.

Le Prophète a dit:

«Jeûnez, vous acquérrez la santé» (Recueil d'Ibnou Sunny)



Quels jours peut-on jeûner ?


Les jours où l'on peut jeûner:
Le jeûne est tantôt louable, tantôt blâmable, et tantôt interdit. Il est louable dans les cas suivants :


1 - Le jeûne du jour d'Arafate (9ème jour de Doul-hija) : pour ceux qui ne sont pas en pélerinage.

Le Prophète Mohammed a dit :

«Une absolution de deux années, une année antérieure et une année ultérieure est accordée à celui qui jeûne le jour d'Arafate, et une absolution d'une année passée à celui qui jeûne le jour d'Achoura» (le dixième jour de Moharram).


2 - Le jeûne du jour d'Achoura :

Le Prophète dit

«Dieu remet les péchés d'une année passée à quiconque jeûne le jour d'Achoura.» (Recueil de Mouslim)

Le Prophète jeûna ce jour-là et recommanda de le jeûner en disant :

Si je suis encore vivant l'année prochaine, et si Dieu le veut, je jeûnerai aussi le 9ème de Moharram.


3 - Le jeûne des six jours du mois de Chawal :

Le Prophète dit

Qui jeûne Ramadan, puis le fait suivre de six jours du mois de Chawal est comme celui qui a jeûné toute l'année. (Recueil de Moslim)

Une bonne action est rétribuée au décuple.


4 - Le jeûne de la première quinzaine de Chaabane :

Aïcha (raa)a dit : "Je n'ai pas vu le prophète jeûner un autre mois que celui de Ramadan et je ne l'ai pas vu jeûner plus de jours qu'au mois de Chaabane."


5 - Le Jeûne de la première décade de Dhol-hidja :

Le Prophète a dit :

«Il n'y a pas de jours où les bonnes oeuvres sur plus agréées de Dieu autant que les 10 premiers jours de Dhol-hidja.
Même la guerre sainte ?» lui dit-on.

Même la guerre sainte, répondit le Prophète (sur lui la prière et la paix),
sauf dans le cas d'un combattant qui part avec toute sa fortune pour la guerre sainte et qui n'en revient pas. (Recueil de Boukhari)



6 - Le jeûne du mois de Moharram :

interrogé sur le meilleur Mois de jeûne, après Ramadan, le prophète répondit :

C'est Moharram ! (Recueil de Mouslim)


7 - Le jeûne des jours de pleine lune : C'est-à-dire le 13ème, 14ème et 15ème jour du mois lunaire.

Abou Dhar dit:

Le Prophète nous a recommandé de jeûner les trois jours de pleine lune de chaque mois. Ces trois jours de jeûne équivalent au jeûne de l'éternité. (Recueil de Nassa'i)


8 - Le jeûne de chaque lundi et jeudi :

On rapporte que le prophète jeûnait constamment ces deux jours.

Interrogé à ce sujet, il répondit :

Les "oeuvres " sont soumises à Dieu tous les lundis et jeudis.
Le Seigneur pardonne tout Musulman (ou croyant) à l'exception de deux personnes en discorde. Il dit "Ajournez ces deux-là" (Recueil d'Ahmed)


9 - Jeûner un jour sur deux :

Le Prophète a dit :

Le jeûne le Plus agréé de Dieu est celui de David.
La Prière la Plus agréée de Dieu est celle de David.
Il dormait la moitié de la nuit, veillait le 1/3 puis il se recouchait le 1/6.
Il jeûnait un jour et rompait son jeûne le jour suivant. (Recueils de Boukhari et Mouslim)


10 - Le jeûne pour le célibataire qui n'a pas les moyens de se marier :

Le Prophète a dit :

Quiconque est capable de se marier, qu'il se marie,
C'est le meilleur moyen d'empêcher les regards et les organes sexuels de commettre des actes immondes.
Celui qui est incapable de se marier., qu'il jeûne
Cela émousse son ardeur. (Recueil de Boukhari)




Les jours où le jeûne est interdit:
Voici les jours où l'Islam n'autorise pas le jêune :

1 - Le premier jour des deux Aïds (Fitr et Idh'ha) :

Omar (Dieu soit satisfait de lui) a dit :

Le Prophète Mohammed a interdit le jeûne de ces deux jours : le jour de l'Aïd-el-Fitr et celui où vous mangez la viande de vos sacrifices. (Recueil de Mouslim)


2 - Les trois jours de " Tach'rik " : C'est-à-dire les trois jours qui suivent le premier jour de l'Aïd Idh'ha à Mina.

Le Prophète fit annoncer par un crieur public à Mina

"Ne jeûnez pas ces jours, ils sont des jours de boire, de manger et de plaisir conjugual."

Dans une autre version, il est dit encore « .. et d'adoration. »


3 - En période de menstrues et de lochies :

Les doctes sont unanimes sur la nullité du jeûne de la femme en cet état.

Le Prophète a dit

N'est-ce pas que la femme, en état de menstrues, ne doit ni prier ni jeûner ? (Recueil de Boukhari)


4 - Le malade qui craint pour sa santé ne doit pas jeûner :

Dieu(swt) dit :


Ne vous suicidez pas, Dieu est plein de compassion pour vous. (Coran, 4 - Les Femmes - 29)


Le jeûne du mois de Ramadan


L'obligation du jeûne du mois de Ramadan
Le Coran et la Sounna ont instauré l'obligation du jeûne du mois de Ramadan. L'unanimité de la communauté musulmane l'a confirmée.

Dieu dit :

-« En ce mois de jeûne, Ramadan, fût révélé le Coran,
lumière éclairant la voie aux hommes et témoignage éclatant de Vérité et de Salut.
Quiconque d'entre vous, verra poindre le croissant, jeûne tout le mois». (Coran, 2 - La Vache - 185)

Le Prophète Mohammed (sur lui la bénédiction et la paix) a dit

«Les fondements de l'islam sont au nombre de cinq :
- L'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah ! et que Mohamed est Son Prophète.
L'accomplissement de la prière, de la Zakat, du Pèlerinage et du jeûne du mois de Ramadan.» (Recueil de Boukhari et Mouslim)

Les anses de l'Islam sont de trois sortes. Quiconque néglige l'un d'eux est un hérétique manifeste et mérite la mort. Ce sont :
  • L'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah,
  • l'accomplissement de la prière rituelle et
  • le jeûne du mois de Ramadan . (Abou Ya'la)


Les mérites du jeûne du mois de Ramadan
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Le mois de Ramadan a des mérites exceptionnels, confirmés par les hadiths, et dépassant les autres mois.

Le Prophète Mohammed a dit :

- Les cinq prières rituelles,
la prière du vendredi jusqu'au vendredi suivant,
le jeûne du mois de Ramadan jusqu'au Ramadan prochain,
tous ont un effet absolutoire si on évite la graves péchés. (Recueil de Mouslim)

- Qui jeûne le mois de Ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine,
ses péchés lui seront pardonnés. (Recueils de Boukhari et Mouslim)

- J'ai vu en songe un homme de ma communauté, haletant de soif.
Toutes les fois qu'il se présente pour boire à un bassin, il en est chassé.
Son jeûne de Ramadan est venu étancher sa soif. (Recueil de Tabarany)

- La première nuit de Ramadan, tout démon, tout djinn rebel est enchaîné.
Toutes les portes de l'enfer sont fermées, aucune ne s'ouvre.
Toutes les portes du Paradis sont ouvertes, aucune ne se ferme.
On appelle « Ô toi qui veux du bien, accours ! Ô toi qui veux faire du mal, cesse ! »
Cet appel est renouvelé chaque soir, et chaque soir Dieu sauve de l'enfer un certain nombre de croyants. (Recueil de Tirmidy)


Mérite des bonnes oeuvres pendant le mois de Ramadan :

Vu le mérite de Ramadan, toute bonne oeuvre accomplie en cette période acquiert une valeur exceptionnelle, telle que

1 - La charité :

Le Prophète a dit

- La meilleure charité est celle accomplie pendant Ramadan. (Recueil de Tirmidy)

- Qui donne à quelqu'un de quoi rompre le jeûne,
bénéficie d'une récompense égale à celle de celui qui jeûne sans la diminuer. (Recueils d'Ahmed et Tirmidy)

- Qui donne à manger ou à boire à quelqu'un qui jeûne, d'un bien licitement acquis, les anges ne cessent de prier pour lui durant Ramadan. L'archange Gabriel prie pour lui la nuit du Destin.

Le Prophète était le plus généreux des humains et plus encore en Ramadan, quand Gabriel venait le voir (Recueil de Boukhari)


2 - La prière de nuit de Ramadan :

Le Prophète a dit :

- A qui se lève pour prier pendant les nuits de Ramadan,
avec foi et en comptant sur la récompense divine,
Dieu pardonne ses fautes passées. (Recueils de Boukhari et Mouslim)

Le Prophète veillait les nuits de Ramadan. A la dernière décade, il réveillait toute sa famille, ceux qui étaient capable de prier, grands et petits. (Recueil de Moslim)


3 - La lecture du Coran :


Le Prophète redoublait la récitation du Coran, pendant le mois de Ramadan. Gabriel descendait réciter avec lui. (Recueil de Boukhari)

Pendant les prières de Ramadan, le Prophète prolongeait plus que d'habitude su récitations. Hodhéfa fit la prière avec lui une nuit.

Le Prophète (sur lui la bénédiction et la paix) lut les sourates : "La Vache", "La Famille d'Omran" et "Les. Femmes". Il s'arrêtait à chaque verset comportant une menace pour demander protection. Il fit ainsi deux rak'a et voici que Bilal vint lui annoncer la prière de l'aube. (Recueil d'Ahmed et Nassa'i)

Le Prophète a dit

- Le jeûne et la prière de Ramadan intercéderont pour l'homme le Jour de la Résurrection.
Le jeûne dira : Seigneur ! je l'ai empêché de boire et de manger pendant le jour.
Le Coran dira : Seigneur ! je l'ai empêché de dormir la nuit.
Accepte notre intercession pour lui (Recueil d'Ahmed et Nassa'i)


4 - La retraite spirituelle à la mosquée :

Elle consiste à garder la mosquée dans un esprit de dévotion pour plaire à Dieu.

Le Prophète a fait la retraite la dernière décade de Ramadan et ne cessa de la pratiquer, jusqu'à sa mort. Il a dit

- La mosquée est le refuge de tout homme pieux.
Dieu a promis à celui qui y fait sa retraite de lui accorder sérénité et miséricorde,
de le faire traverser le « Sirate » - pont jeté sur l'Enfer - pour le faire parvenir à Sa Grâce, au Paradis. (Recueil de Tirmidy)


5 - L'Omra - ou petit pélerinage :

C'est la visite de la Maison Sacrée de Dieu pour y accomplir les tournées rituelles et la marche entre Sala et Marwa.

Le Prophète a dit :

Une Omra pendant Ramadan, vaut un grand pélerinage en ma compagnie. (Recueils de Boukhari et Mouslim)

L'Omra est absolutoire durant le temps qui la sépare de l'Omra suivante. (Recueils de Boukhari et Mouslim)






Comment établir la date du 1er jour du mois de Ramadan ?
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Ramadan s'annonce par l'un des faits suivants :

1 - Quand le nombre de jours du mois de Chaabane, précédant Ramadan atteint 30 jours. Le 31ème est sans contredit le 1er Ramadan.

2 - Quand le croissant est visible la veille du 30 Chaabane, c'est le début de Ramadan et il faut jeûner.

Dieu dit :

Quiconque parmi vous verra poindre le croissant, jeûnera tout le mois (Coran, 2 - La Vache - 185)

Le Prophète Mohammed a dit :

Jeûnez et rompez votre jeûne à la vue du croissant. S'il est voilé - par les nuages - complétez Ramadan 30 jours. (Recueil de Moslim)

Il suffit, pour confirmer l'entrée de Ramadan, le témoignage d'un seul homme honnête. Le Prophète (sur lui la bénédiction et la paix) avait accepté l'attestation d'un seul.

Mais pour la rupture du Jeûne, il est exigé le témoignage de deux personnes. Le Prophète (sur lui la prière et la paix) ne s'était pas contenté d'un seul témoin. (Recueils de Tabarany et Darakatni)

Remarque :

Quiconque voit le croissant de Ramadan doit jeûner, même si son témoignage est récusé. Mais s'il l'aperçoit la veille de la rupture du jeûne, et que son témoignage a été refusé, il doit continuer de jeûner quand même.

Le Prophète a dit :

On jeûne quand tout le monde jeûne,
on rompt le jeûne quand tout le monde le rompt,
on célèbre la fête du sacrifice le jour où tout le monde la célèbre. (Recueil de Tirmidy)

Comment Jeûner ?


Les conditions du jeûne
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L'obligation du jeûne incombe à ceux qui jouissent de leurs facultés mentales.

Le Prophète Mohammed a dit

Sont déchargés de toute responsabilité le fou jusqu'à ce qu'il récupère sa raison,
l'homme endormi jusqu'à ce qu'il se réveille,
et Le jeune jusqu'à la puberté. (Recueil d'Ahmed et Abou Daoud)

La femme ne doit pas jeûner en période de menstrues ou de lochies.

Le Prophète a dit :

N'est-ce pas que la femme en état de menstrues n'accomplit ni prières, ni jeûne ? (Recueil de Boukhari)


Le jeûne en voyage

Il est permis au musulman en voyage, parcourant une distance permettant le raccourcissement de la prière (80 km environ), de rompre le jeûne et de le remettre à plus tard.

Dieu(swt) dit :

Celui d'entre vous, qui se trouve malade ou en voyage, jeûnera plus tard un nombre égal de jours (Coran, 2 - La Vache - 185)

Si le voyageur peut soutenir le jeûne, sans trop de peine, il lui est plus avantageux de jeûner. Si cela le fatigue, il vaut mieux le rompre.

Du vivant du Prophète , dit Abou Saïd Khodri, quand nous partions en guerre sainte, quelques uns d'entre nous jeûnaient, mais nous ne nous critiquions pas. Celui qui se sentait capable de jeûner trouvait plus avantageux de le faire, celui qui en était incapable estimait plus salutaire de rompre le jeûne.


En état de maladie:

S'il est possible et sans trop de peine de poursuivre le jeûne, quand on est malade, on jeûne, sinon on le rompt.

Si on espère la guérison, on l'attend pour accomplir le jeûne manqué. Autrement, on fait l'aumône pour chaque jour manqué à raison d'un 1/2 litre de blé (ou l'équivalence en nourriture).

Dieu(swt) dit :



A ceux qui ne peuvent jeûner qu'avec difficulté incombe en expiation, la nourriture d'un pauvre (Coran, 2 - La Vache - 184)


Le vieillard :

Quand on prend de l'âge, ou qu'on n'a plus de force pour jeûner, on donne en contrepartie une aumône d'un 1/2 litre de blé également pour chaque jour de jeûne manqué.

Ben Abbés a dit :

Le vieillard est autorisé à renoncer au jeûne, en cas de difficulté, moyennant une nourriture au pauvre, sans plus d'obligation. (Recueils de Darakatni et Ha'kim)


Femme enceinte et nourrice :

Quand la femme enceinte craint pour sa santé ou pour ion foetus, elle est autorisée à rompre le jeûne et à l'accomplir ultérieurement quand elle n'aura plus d'empêchement. Dans ce cas, si elle est aisée, elle accompagne son jeûne d'une aumône d'un 1/2 litre de blé, ce qui consolide mieux son jeûne et augmente sa récompense.

La même règle s'applique à celle qui allaite son enfant et qui craint pour sa santé ou celle de son bébé. Ceci est dans le cas où eue ne trouve pas de nourrice, ou, la trouvant, son enfant n'accepte d'autre sein que le sien.

Cela est déduit du verset sus-mentionné qui dit :

A ceux qui ne peuvent jeûner qu'avec difficulté incombe en expiation la nourriture d'un pauvre (Coran, 2 - La Vache - 184)


Deux remarques :

1 - Qui, sans excuse valable, retarde de réparer son jeûne manqué jusqu'au Ramadan suivant, doit en expiation, nourrir un pauvre pour chaque jour retardé.

2 - Quand un musulman meurt, ayant à sa charge un nombre de jours à jeûner, son tuteur doit acquitter cette dette à sa place. (Recueils de Boukhari et Mouslim)

Ma mère est morte, dit un homme au Prophète (sur lui la prière et la paix). Elle a un mois de jeûne non accompli. Dois-je le faire pour elle ?
Oui, dit le Prophète (sur lui la bénédiction et la paix) . La dette envers Dieu est plus digne d'être acquittée. (Recueils de Boukhari et Mouslim)



Les règles fondamentales du jeûne
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1 - L'intention :

C'est la ferme résolution d'accomplir le jeûne en signe de soumission à Dieu et avec le dessein de demander Sa Grâce, car « tout acte dépend de l'intention qui l'inspire ».

Quand le jeûne a un caractère obligatoire - tel que Ramadan l'intention doit être formulée la nuit avant l'aube.

Le Prophète a dit :

Le jeûne de celui qui n'a pas manifesté l'intention de jeûner dès la veille, est nul. (Recueil de Tirmidy)

Mais s'il est surérogatoire, l'intention est a ptée même après l'aube, même après le lever du soleil, à condition de n'avoir rien mangé, rien bu.

Aicha a dit : Le Prophète (sur lui la bénédiction et la paix) entra un jour chez moi et dit
Avez-vous de quoi manger ?
Non lui dis-je.
Alors, je jeûne, dit le Prophète (sur lui la bénédiction et la paix)


2 - L'abstinence :

C'est éviter tout ce qui rompt le jeûne, c'est-à-dire le boire, le manger et le rapport sexuel.


3 - La durée d'abstinence :

C'est toute la journée, de la pointe de l'aube au coucher du soleil. S'abstenir la nuit et manger le jour n'est pas du jeûne.

Dieu dit :

«Observez le Jeûne Jusqu'à la nuit.» (Coran, 2 - La Vache - 187)




Actes louables du jeûne (Sunna)
Il est louable de :

1 - Hâter la rupture du jeûne dès le coucher du soleil.

Le Prophète Mohammed a dit :

On ne cesse d'être dans la bonne voie tant qu'on s'empresse de rompre le Jeûne. (Recueils de Boukhari et Mouslim)

Anas a dit: Le Prophète (sur lui la prière et la paix) a toujours accompli la prière du Maghreb (pendant Ramadan) après avoir rompu le jeûne, même par une gorgée d'eau. (Recueil de Tirmidy)


2 - Rompre le jeûne, avant la prière - du Maghreb - par des dattes sinon par de l'eau.

Il est souhaitable que le nombre des dattes soit impair : trois ou cinq ou sept.

Anas a dit: Le Prophète (sur lui la bénédiction et la paix) rompait le jeûne en prenant des dattes avant de prier, sinon quelques gorgées d'eau. (Recueil de Tirmidy)


3 - Invoquer Dieu au moment de la rupture du jeûne.

Le Prophète le faisait en disant :

Seigneur ! C'est pour Toi que j'ai jeûné.
J'ai rompu mon jeûne en goûtant de Ton bien.
Veuille agréer notre oeuvre.
Tu es Celui qui entend tout, dont la Science est infinie. (Recueil d'Abou Daoud)

Ben Omar disait : Par Ta miséricorde qui s'étend à toute chose, je T'implore de pardonner mes fautes. (Recueil d'Ibnou Maja)


4 - Le repas de fin de nuit. (Sahour ou Souhour)

C'est celui qu'on prend après minuit avec l'intention d'accomplir le jeûne.

Le Prophète a dit :

Ce qui distingue notre jeûne de celui des gens de Livres,
c'est le repas de fin de nuit (souhour). (Moslim)

Prenez le souhour, il est toute bénédiction. (Recueils de Boukhari et Mouslim)


5 - Retarder l'heure de ce repas jusqu'à la fin de la nuit.

Le Prophète a dit :

Mon peuple se portera bien tant qu'il hâte la rupture du jeûne et retarde le repas de fin de nuit. (Recueil d'Ahmed)

Ce temps commence à minuit pour se terminer avant l'aube de quelques minutes.

Zaïd Ben Thabet a dit : Nous avons pris le repas d'après minuit avec le Prophète (sur lui la prière et la paix). A peine qu'il eût fini, il se leva pour accomplir la prière du matin. Après combien de temps ? lui demanda-t-on. Le temps de lire 50 versets, dit Zaïd. (Recueils de Boukhari et Mouslim)


Remarques :

Qui doute de l'heure de l'aube, peut continuer à manger jusqu'à certitude.

Dieu(swt) dit :

«Mangez et buvez Jusqu'à ce que l'on voit se détacher sur le fond noir de la nuit la lueur de l'aube naissante» (Coran, 2 - La Vache - 187)

Une personne vint dire à Ibnou Abbas : "Je mange. Mais quand je doute de l'heure, je m'abstiens". "Mais non", lui dit Ibnou Abbas, "mange tant que tu doutes, jusqu'à ce que tu ne doutes plus !"

Actes à éviter en période de jeûne:
Tout en étant autorisés, ils peuvent conduire à l'annulation du jeûne. Il faut éviter :

1 - D'exagérer le rinçage de la bouche et l'aspiration de l'eau par le nez au moment des ablutions.

Le Prophète a dit :

Aspire profondément de l'eau, à moins que tu ne sois en jeûne.(Auteurs des Sounanes)

Le Prophète l'a déconseillé de peur d'avaler de l'eau et de rompre le jeûne.

2 - D'embrasser (avec un désir charnel).

L'excitation est capable de rompre le jeûne par l'émission du liquide prostatique ou entraîner au rapport sexuel, nécessitant une réparation expiatoire.

3 - De fixer longuement le regard sur sa femme avec désir.

4 - D'évoquer des images concernant la sexualité.

5 - De toucher une femme avec la main ou une partie du corps.

6 - De mâcher du chewing-gum de peur de laisser glisser des débris dans l'estomac.

7 - De goûter une sauce (pour voir si elle est suffisamment assaisonnée).

8 - De se rincer la bouche sans nécessité en dehors des ablutions.

9 - D'enduire les paupières de kohol le matin. L'après-midi, ceci n'est pas interdit.

10 - De pratiquer une saignée

par l'emploi de ventouses ou autres de crainte de perdre ses forces et finir par rompre le jeûne.
Actes annulant le jeûne:
Le jeûne est annulé par :

1 - L'arrivée dans l'estomac d'un liquide par le nez, l'oeil ou l'oreille (gouttes), par l'anus ou par le sexe de la femme (lavement).

2 - Tout ce qui parvient à l'estomac à la suite d'un rinçage exagéré de la bouche, d'une aspiration de l'eau pendant les ablutions.

3 - L'émission de sperme suscitée par le regard continu, ou l'imagination, par le baiser ou le toucher.

4 - Le vomissement provoqué.

Le Prophète a dit

Qui vomit volontairement, doit refaire son jeûne.

5 - Le jeûne est annulé également en cas de contrainte à manger, à boire ou à accomplir l'acte sexuel.

6 - Boire et manger, croyant qu'il est encore nuit, puis il se révèle le contraire.

7 - Boire et manger en pensant que la nuit est tombée, alors qu'il fait encore jour.

8 - Boire et manger par mégarde ou par oubli, puis continuer de le faire, pensant que, le jeûne étant rompu, on n'est alors plus obligé de l'observer.

Or il est dans ce cas nécessaire de poursuivre le jeûne ! En effet, le prophète Mohammad a dit :

Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne.
C'est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire. (Recueils de Boukhari et Mouslim)

9 - Avaler un solide, non nourrisant, tel que perle ou ficelle.

Ibnou Abbas dit : Le jeûne est annulé par ce qui entre et non par ce qui sort. (Ben Abou Choaïb)

C'est-à-dire par ce qui arrive à l'estomac, et non par ce qui sort du corps tel que sang et matières vomies.

10 - L'intention de rompre le jeûne, même sans boire ni manger.

1l - Renier sa foi annule aussi le jeûne, même si on y retourne.

Dieu dit :

Si Jamais tu donnes un associé à Dieu, tu seras privé du bénéfice de tes oeuvres et tu seras perdant. (Coran, 29 - Les Groupes - 65)


Tous ces actes annulent le jeûne et obligent à le refaire sans toutefois exiger de réparation expiatoire.

L'expiation est nécessaire en deux cas

1 - Dans le cas d'un rapport sexuel volontaire, sans contrainte.

Abou Horéra rapporte ce qui suit :

Un homme vint trouver le Prophète (sur lui la bénédiction et la paix) :

- Me voici perdu !
- Qu'est-ce qui te fait perdre ? lui dit le Prophète .
- J'ai usé de ma femme en Ramadan, répondit l'homme.
- Trouves-tu de quoi affranchir un esclave ?, lui dit-il.
- Non dit l'homme !
- Trouves-tu de quoi nourrir 60 pauvres ? dit le Prophète .
- Non plus, dit-il.
L'homme s'assit. A ce moment on apporta un grand panier de dattes au Prophète
- Prends ces dattes et distribue-les aux pauvres, lui dit-il.
- A qui les donner, y a-t-il de plus dénués que moi répondit l'homme.
Le Prophète fit un large sourire et dit
- Va les donner à ta famille ! (Recueils de Boukhari et Mouslim)

2 - Dans le cas de boire et de manger sans motif valable, le jeûne est annulé et exige une expiation d'après Abou Hanifa et Malek qui la justifient par ce qui suit :

Un homme vint dire au Prophète :

J'ai rompu volontairement mon jeûne!
Le Prophète lui ordonna d'affranchir un esclave, ou de jeûner deux mois consécutifs, ou de donner à manger à soixante pauvres.

Actes autorisés pendant le jeûne
Il est permis :
  1. De se frotter les dents avec une branche d'" Arak " ou "Siwak", sorte de dentifrice naturel.
  2. De se rafraîchir avec de l'eau froide quand il fait chaud, soit en se baignant, soit en s'en aspergeant.
  3. De boire, manger et d'avoir des rapports conjugaux pendant les nuits de Ramadan.
  4. De voyager, pendant Ramadan, dans un but exempt de péché, même en sachant que ce voyage nécessiterait la rupture du jeûne.
  5. De se faire soigner par toute sorte de médicament licite, à condition qu'il n'atteigne pas l'estomac, tel qu'injection faite pour le soin et non pour la nourriture.
  6. De mâcher un aliment pour un bébé qui ne peut s'en passer et qui ne trouve pas une autre personne pour le servir. Néanmoins, il faut se garder d'en avaler.
  7. De se parfumer ou encenser ses habits.

«Tous ces actes sont autorisés, car rien n'a été signalé pour les déconseiller.»


Actes excusables en période de jeûne:

Il est toléré :

1 - D'avaler sa propre salive, même abondante.

2 - De vomir involontairement des aliments ou des humeurs à condition, qu'une fois arrivés à la bouche, de n'en rien retourner à l'estomac.

3 - D'avaler une mouche malgré soi, et sans le vouloir.

4 - De subir l'effet de la poussière de la rue, des usines, de la fumée des combustibles et de toute vapeur inévitables.

5 - De se trouver le matin en état de « janaba » (à la suite d'un rapport sexuel), même si on passe toute la journée en cet état.

6 - D'émettre du sperme pendant le sommeil. Le hadith déjà cité stipule que la responsabilité de l'enfant, du fou et de l'homme endormi est dégagée.

7 - De boire et de manger par mégarde ou par oubli. L'imam Malek juge qu'il est nécessaire de refaire le jeûne quand il est de caractère obligatoire par précaution et de ne pas le recommencer quand il est surérogatoire.

Le Prophète (sur lui la prière et la paix) a dit:
«Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. C'est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire.» (Recueils de Boukhari et Mouslim)

«Qui rompt son jeûne par mégarde, en Ramadan, n'a pas à le refaire, ni à subir d'expiation.» (Recueil de Darakatni)

La réparation expiatoire du jeûne:
C'est le rachat de la faute commise en disgression à la loi divine. Quiconque enfreint cette loi par un rapport sexuel volontaire, par le boire ou le manger pendant le jour de Ramadan, doit expier son péché par l'un des moyens suivants :
  • par l'affranchissement d'un esclave croyant, - ou le jeûne de deux mois consécutifs,
  • ou la nourriture de soixante pauvres qui reçoivent chacun un « mod » de grains (contenance de deux mains = 1/2 litre environ).

Cette expiation a été ordonné par le Prophète (sur lui la prière et la paix) à celui qui vint se confesser à lui d'avoir usé de sa femme pendant Ramadan.

Cette réparation est répétée autant de fois que la faute est commise.

Philosophie de l'expiation :

Cette expiation a pour but d'empêcher que la loi ne soit traitée à la légère et profanée.

Elle purifie l'âme du fidèle des suites laissées par le péché volontaire.

Elle doit être accomplie selon la règle et l'esprit de la loi, en quantité et en qualité pour atteindre son effet salutaire et effacer les traces du péché dans l'âme.

Cette réparation est inspirée de la parole divine qui dit

«Les bonnes oeuvres effacent l'effet des mauvaises» (Coran, 11 - Houd - 114)

et de la parole du Prophète (sur lui la prière et la paix) qui a dit

«Crains Dieu partout où que tu sois.
Fais suivre la mauvaise action par une bonne, qui l'efface.
Conduis-toi correctement envers le prochain.»
(Recueil de Tirmidy)

Adorons- nous sincèrement Allah (swt) ??

16/01/2008 15:58 par momowally

  • Adorons- nous sincèrement Allah (swt) ??

    Adorons- nous sincèrement Allah (swt) ??

    16/01/2008 15:58 par momowally

Salamu'alaykum wa rahmatullâhi ta'ala wa barakatuhu,chers frères et soeurs !

voici une question recurrente à laquelle chacun d'entre-nous doit répondre sincèrement.

Certains d'entre nous disent :«Mon Dieu est Allâh(swt) !» sans vraiment le penser.
On croit qu'on adore Allâh(swt) alors qu'en fait, on adore d'autres choses avec Lui. En gros, on Lui associe quelque chose d'autre, ce qui est la pire des choses à faire. C'est ça le shirk ! Car adorer Allah, ça implique que tu n'adores rien ni personne à côté.

Maintenant, lis cette petite phrase car elle est très importante :
«On adore ce dont on parle le plus ! » 

Donc, si tu parles beaucoup d'Allâh (swt)à tout le monde, ça veut dire que tu penses beaucoup à Lui. Et ça veut aussi dire que tu as plus de chance d'être une personne pieuse car celui qui pense à Allâh(swt) doit éviter de commettre des péchés à ce moment-là. Par contre, si tu ne parles pas souvent d'Allâh(swt), ça veut plutôt dire que tu ne penses pas énormement à Lui, et donc que tu as plus de chance de faire des bêtises.

Est-cela Adorer Allâh(swt) ?

Regarde par exemple, quelqu'un qui est amoureux ! 

Il ne pense et ne parle que de la personne aimée. Il peut  parler d'elle jour et nuit sans se fatiguer. Nous, musulmans, devrions être pareils. Nous devrions toujours penser à Allâh(swt) car c'est Lui que nous aimons le plus et que nous  adorons, pour ce qu'Il(swt) est et ce qu'Il (swt)a fait pour nous. Nous appartenons à Allâh azzawajal et c'est à Lui que nous retournons dans tous les cas.

Celui qui croit à autre chose ,ne fait que perdre son temps et se ment à lui-même.
Ton Dieu est donc ce dont tu parles le plus ! 

Donc, cherche à le connaître pour mieux l'adorer !

Regarde parmi nous, il y a ceux qui ne parlent que de leurs études, qu'ils soient en BEP ou qu'ils finissent leur doctorat en maths ou en Chimie minérale. Pour Ceux-là, les études répresentent leur dieu. Ils ne pensent qu'à cela toute la journée et embarquent tout le monde avec ça. D'autres ne parlent que de musique (rap,R&B) etc.). Ceux-là, la musique est leur dieu. Et des dieux comme ça, il y en a en nombre pléthorique.
Parmi nous, il y a :

- Ceux qui ne pensent qu'à eux ("Personnellement, moi je..." égotiques)
- Ceux qui ne pensent qu'à l'argent(Douniya),
- Ceux qui ne pensent qu'à leur travail (Douniya),
- Ceux qui ne pensent qu'aux voitures ou à leur voiture (Douniya),
- Ceux qui ne pensent qu'aux femmes (Douniya),
- Ceux qui ne pensent qu'à la sappe (Nike, Lacoste, Fila, etc.) (Douniya)
- Ceux qui ne pensent qu'à la télé, (Douniya)
- Ceux qui ne pensent qu'au cinéma (Douniya)
- Ceux qui ne pensent qu'au foot ou au basket, (Douniya)
- Ceux qui ne pensent qu'aux consoles Nintendo 64, Playstation II, Gamecube et Xbox, (Douniya)
- Ceux qui ne pensent qu'au loto et au tiercé ou au Millionaire. (Douniya)


Sérieusement, pose-toi les questions suivantes:

Est-ce que tu connais Allâh(swt) ?

Demande-toi quelle est la chose dont tu parles le plus?

Est-ce de ta nouvelle voiture ?

De l'argent à gagner ?

De tes études ?

De Dieu(swt) ?

Du dernier jeu sorti sur N64 ?

Ou peut-être fais-tu partie de ceux qui ne parlent que d'eux et qui croient être le centre du monde, comme si le monde n'existait pas avant leur naissance et n'existera pas après leur mort ?

Si la réponse est autre qu'Allâh(swt) et de son Prophète (saws), tu devrais te poser quelques questions et t'asseoir un moment pour réfléchir sur le sens de ta vie.
En tant que musulman(e), tu sais que tu n'es pas sur Terre que pour t'amuser. Tu sais que tu n'es là que pour adorer Allâh (le Très-Haut.)

Et adorer Allâh(swt) veut dire beaucoup de choses :

_Qu'est ce que c'est que l'Adoration?

-Peut-on adorer Allâh(swt) sans le connaître ? 

Tu sais que tu vas mourir et que tu auras des comptes à rendre à ton Créateur. Souviens-toi que lorsque l'on meurt, on emmène avec soi que ses actions, bonnes et mauvaises.

Le monde matériel ne nous servira plus à rien  quand on sera dans la tombe. Et franchement, ne crois pas que les gens pleureront ta mort.

Ta famille pensera à toi quelques semaines et c'est tout.

La vie reprendra son cours comme si de rien n'était et tout le monde t'aura oublié. Mais toi, dans ta tombe, les anges Mounkir et Nakir ne t'oublieront pas, crois-moi !

Alors, soyons intelligents et préparons notre mort prochaine!

wallahou'Allam !

Les mérites du jeûne du mois de Muharram

16/01/2008 14:53 par momowally

  • Les mérites du jeûne du mois de Muharram

    Les mérites du jeûne du mois de Muharram

    16/01/2008 14:53 par momowally

 
Assalamu'aleykum wa rahmatullâhi ta'ala wa barakatuhu ,Chers frères et sœurs en islam !
Que la Paix,la santé,le succès ,la joie,la longévité et la Prospérité règnent dans nos foyers !
 Juste un rappel ,chers frères et soeurs !
Vous êtes sans ignorer que le(a) croyant (e) sincère et éclairé (e) est celui (celle) qui ne manque aucune occasion de se purifier et de faire le bien, car dans la vie ici-bas, seules les bonnes actions resteront et compteront dans la balance du jour du Jugement dernier.
Et Allâh(swt) est le Plus savant !
 
Que le salut et la prière soient sur le saint et béni Prophète Muhammad(saw), sur sa famille et sur ses Compagnons.

Cette année 1429 'Achoura sera le 18 Janvier incha'Allâh. Il est très recommandé de jeûner ce jour-là (mais pas obligatoire) ainsi que le jour d'avant, donc le 17 Janvier.
Wa ALlahou a'alem. 

 Je vous laisse lire Les mérites du jeûne du mois de Muharram ! Qu'Allâh(swt) nous éclaire d'avantage  incha'Allah! Wink

Le mois de Mouharram est le premier mois du calendrier de l'Hégire et l’un des quatre mois sacrés d’Allâh(swt). A ce propos le Très-Haut dit :

« Le nombre de mois, auprès d’Allah, est de douze (mois), dans la prescription d’Allah, le jour où il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. (Durant ces mois), ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu’Allah est avec les pieux.» (Coran, 9 : 36).

Al-Boukhary (3167) et Mouslim (1679) ont rapporté d’après Abou Bakrata que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Le temps a repris son cours tel qu’il était quand Allah créa les cieux et la terre : l’année compte douze mois dont quatre mois sacrés ; les trois se succèdent et ont pour nom Dhoul-Qa’ada, Dhoul-Hijja et Mouharram et le quatrième Rajab qui est intercalé entre Joumâda et Cha'baane

Il a été rapporté de façon authentique d’après le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) que le jeûne effectué pendant Mouharram est le meilleur après celui de ramadan. A ce propos, Abou Hourayra a dit : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « le meilleur jeûne après celui du ramadan est le jeûne effectué pendant le mois d’Allah Mouharram. Et la meilleure prière faite après la prière obligatoire est celle effectuée dans la nuit» (rapporté par Mouslim, 1163).

Le fait d’annexer le mois à Allâh (le mois d’Allah) montre l'importance de ce mois. Des savants interprétaient le hadith par le jeûne de tout le mois de Mouharram. Cependant, il a été rapporté de façon authentique que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) n’a pas jeûné un mois complet en dehors du ramadan. Ce qui permet de comprendre que le présent hadith nous incite à multiplier le jeûne au mois de Mouharram sans aller jusqu’à jeûner tout le mois.
Allâh(swt) est le plus savant.

Quelle est la date du jour d'Achoûrâ ?


Comme son nom l'indique, le jour d’‘Achoura '(Achoura en arabe est une des formes du chiffre 10) correspond au 10ème jour du mois de Mouharram, le 1er mois du calendrier islamique.

Comment ce jeûne a-t-il été institué ?


Selon un hadith de ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée), les gens de la tribu de Quraysh jeûnaient le jour d'Achoûrâ' à la Mecque avant l'avènement de l'islam (Al-Boukhârî et Mouslim).
Puis, à son arrivée à Médine, le noble et béni Prophète (saw) remarqua que les juifs jeûnaient ce jour ; il les interrogea à ce sujet et ils lui répondirent que c'était pour eux un jour de fête, car il correspond au jour où Allah a sauvé le prophète Moûssâ (Moïse) et son peuple, en lui ouvrant la mer et en noyant à sa suite, Pharaon et ses soldats. Moûssâ le jeûna alors pour remercier Allâh(swt). Le Prophète (paix et salut d'Allah sur lui) ordonna alors de jeûner ce jour en rétorquant aux juifs : « Nous sommes plus dignes de nous réclamer de Moussa que vous.». Ainsi, il jeûna ce jour et ordonna de le jeûner.

Ce jeûne resta obligatoire jusqu'à ce que fût prescrit le jeûne du ramadan. Alors, le jeûne du ramadan devint obligatoire à la place du jeûne d'Achoûrâ' qui devint par la suite facultatif.

Ibn ‘Oumar rapporte du Prophète (paix et salut d'Allah sur lui) : « ... Celui qui veut, jeûne et celui qui veut, mange [en ce jour]. » (Al-Boukhârî et Mouslim)

Quelle est la meilleure manière de jeûner 'Achoura ?


Jeûner le 9 et le 10 du mois Mouharram est la manière la plus conseillée - si Allah le veut - selon le hadith du Prophète (paix et salut d'Allah sur lui), rapporté par Ibn ‘Abbâs : « Si je suis encore vivant l'année prochaine, je jeûnerai le 9 (c’est-à-dire avec le 10). » Rapporté par Mouslim. Mais le Prophète (paix et salut d'Allah sur lui) mourut avant cela.

Le Prophète(saw) a donc recommandé de jeûner le 9 (avec le 10), pour se différencier des juifs qui ne jeûnaient que le 10.
Cependant, la partie du hadith mentionnant ceci : « Différenciez-vous des juifs, jeûnez un jour avant ou (dans une autre version, "et") un jour après [en plus du jour de ‘Achoûrâ']. » est faible.

Les mérites de celui qui le jeûne :


Selon le hadith d'Abû Qatâda, le Prophète a dit : « Ce jeûne efface les péchés de l'année précédente. » (Mouslim)

Avec cela, nous espérons, en plus obtenir auprès d'Allah(swt) cette récompense :

- faire revivre la Sunna, en se conformant aux recommandations et à l'exemple du Prophète ;

- Inviter les musulmans à pratiquer cette Sunna délaissée... et ceci fait partie des meilleures actions.



 
Que le salut et la prière soient sur le saint et béni Prophète Muhammad(saw), sur sa famille et sur ses Compagnons.
Qu'Allâh azzawajal nous accorde une douce et longue vie dans son obéissance et une sincérité sans faille dans son adoration !




Mais Qui est Dieu(swt)?

08/01/2008 17:41 par momowally

  •  Mais Qui est Dieu(swt)?

    Mais Qui est Dieu(swt)?

    08/01/2008 17:41 par momowally

Salamu'alaykum wa rahmatullâhi ta'ala wa barakatuhu chers fidèles visiteurs de mon Blog !

Qu'Allâh Azzawajal nous enveloppe tous avec sa douce Rahma,nous éclaire de son Nur et nous oint ,tous,

de sa Barakat !

Qu'il  accorde une longue et douce vie dans son entière Obéissance  et une sincérité sans faille dans sa Pieuse adoration!

Allâhumma Amîne ! 

Voici une brûlante question que seuls les vrais connaissants,les«Ma'arifatu Billâh» peuvent aisément répondre !

Qui autre que les prophètes, pourrait mieux
définir ce qu'est DIEU (swt)?

 
 

«l''Homme ne peut détenir la Science de Dieu car il n'est justement pas
Lui mais Sa créature! » disent les uns !
 

«Partant du principe selon lequel qu'à défaut de connaître Dieu(swt) il faut
commencer par savoir ce qu'Il n'est pas, et en l'occurence il n'est pas
ce que l'illusion de l'homme projette comme étant Lui »
 
«Etre des créatures d'Allâh(swt) ne veut pas dire que Le connaître soit
impossible et que toute quête en ce sens serait vaine. Ne nous encourage
t-Il pas Lui-même à Le reconnaître ? Ne nous a t-Il pas envoyé de nombreux
prophètes pour cela? »
 

«Les prophètes ne sont pas les seuls êtres capables de connaître Dieu(swt)
car sinon quels auraient été leurs rôles? Devons nous penser qu'ils sont
venus dire aux hommes :
 
-Regardez ce que vous ne serez jamais! » 
-Regardez et contemplez le degré de foi que jamais vous ne pourrez
atteindre! » 
 
Voyons ce sont des exemples humains ! 
 
Et si Dieu(swt) a choisi que nous soyons guidés par des êtres humains et
non pas par des anges (êtres parfaits) c'est qu'il y a bien une raison
logique à cela.
 
Ce sont des êtres de Lumières et des guides spirituels pour l'humanité
toute entière.
Ils nous délivrent un message d'espoir et d'Amour, (re)connaître Dieu(swt)
pour L'adorer !
 
Bien entendu à chacun son degré de proximité avec Allâh(swt) et être sur la voie ne veut
certainement pas dire que le but est atteint, mais avancer un peu vers Lui ne
serait-ce qu'à pas de fourmis vaut bien mieux que de stagner voire
reculer sous pretexte que l'on pense que Dieu (swt)est inaccessible !
 
Car ,effectivement, Dieu(swt) est inaccessible mais uniquement pour celui qui
ne veut pas Le rencontrer !
 
Ainsi, ajouterais-je:
 
qu'on ne peux dire :« je ne peux pas » alors qu'on a pas essayé (et ce
sans relâche) car dire que l'on ne peut pas alors qu'on n'essaie pas veut
dire qu'en realité on ne veut pas!
 Pour adorer vraiment Dieu(swt), il faut donc faire la démarche de Le
connaître!
 Que signifie donc connaître Dieu? 

Le connaitre,  ne signifie pas Le voir, L'entendre, Le sentir avec les
sens, ou détenir toute Sa Science? 
 
C'est Le connaître non pas avec l'intellect mais avec le «COEUR »!
 Dieu(swt) a dit: :
« Ce ne sont pas vos yeux qui sont aveugles mais ce sont vos coeurs !»
 
 Les prophètes eux-même ont exprimé explicitement leurs limites
n'ont-ils pas dit eux même que Seul Dieu (swt)Connaissait les choses cachées et
qu'eux n'étaient simplement que des délivreurs de messages? 
 
Certes, Allâh(swt) les a dotés « de savoir », d'une protection et d'une
proximité certaine avec Lui , nécessaires à l'exécution de leurs missions.
En ce sens ,nous ne sommes pas des prophètes!
 
Ils ne connaissaient pas tous les mystères de Dieu(swt) mais ils Le
connaissaient avec leurs coeurs et c'est en ce sens que nous devons rechercher
à les imiter.
 
Qu'avons nous à faire des mystères de Dieu?
Pourquoi vouloir connaître des choses que Seul Lui (swt)connait ?

Quel pouvoir convoitons-nous ainsi?
Son Amour? Ou bien « rivaliser » avec Lui
?
 

Je préfère être «rien» et ne rien savoir de Ses mystères mais avoir la
certitude innébranlable que Seul Lui(swt) Est et que Seul Lui(swt) détient La
Science plutôt que de vouloir le connaître juste pour détenir Ses secrets
et reproduire ainsi à l'infini le pécher originel !  
Que Dieu nous en préserve tous!
 
 Un coeur qui voit, qui entend et qui sent Dieu est un coeur qui Le
(re)connaît.
C 'est la Vraie foi! Celle du coeur, de l'ego qui se soumet!
C'est donc à Lui qu'incombe la tâche de chercher à Le (re)connaitre!
 
Comment procéder ?
 
(Pardonnez-moi pour les citations ci dessous, elles n'ont  d'autre
but que d'illustrer mes propos, je ne veux en aucun cas vous marteller
l'esprit :«Libre restons nous tous de méditer dessus.»
 

Le prophète Muhammad (saw) dit :
« Se connaître soi-même c'est connaître son seigneur !»
 

Et le prophète Jésus(as) a dit :
« Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards ;
on ne dira point : il est ici ou il est là. Car voici, le Royaume de
Dieu(swt) est au-dedans de vous »

et
« Tout est possible à celui qui croit »
 
Souvenons nous aussi :
 Dieu(swt) a dit  :
« Je n'ai crée les Hommes et les djinns que pour qu'ils M'adorent »
 

Il serait donc illogique de Sa part de créer des êtres incapables (par
nature) de L'adorer et de leur dire par la suite que c'est le but de
leur existence?
C'est plutôt la preuve que cela est possible !
 

Par contre il faut être honnête avec soi-même:
 
On ne peut pas adorer ce qu'on ne connait pas par contre on peut faire
semblant d'adorer ce que nous "savons" exister!*
Car celui qui adore Dieu(swt) c'est qu'il Le (re)connait et celui qui
(re)connait Dieu ne peut que L'adorer. 
 
Puissions tous être sur la voie de la connaissance de Dieu(swt)
 

Que la paix  et la Miséricorde d'Allâh(swt) soientt sur vous !
 
Quelques éclaircissement sur la notion « d'adorer Dieu » c'est une
réfexion personnelle et en aucun cas je vous l'impose comme étant une
Vérité, elle n'est que "ma vérité":
 
Entendons -nous bien lorsque Dieu (swt)dit qu'Il nous a crée pour que nous
l'adorions, il ne faut pas comprendre en cela qu'Il a besoin de nous
pour se sentir Tout Puissant, ou pour flatter son Ego (même si à juste
titre Il est en son plein droit!)
En réalité le simple fait de Le connaître est une jouissance immense
que seuls les egos jaloux et sournois s'efforcent de nous occulter ou de
nous faire oublier.
Dieu (swt) est un Trésor pour celui qui Le trouve et le fait de nous avoir
crée est signe d'une Générosité et d'une Miséricorde Infini qui dépasse
tout entendement humain.

wa salam

La demeure de la proximité(al qurba)

08/01/2008 15:03 par momowally

  • La demeure de la proximité(al qurba)

    La demeure de la proximité(al qurba)

    08/01/2008 15:03 par momowally

La demeure de la proximité

(al qurba)


 Allah  - qu'Il soit exalté - a des serviteurs qui ont surmonté cet obstacle en criant et en demandant secours à Allah  - qu'Il soit exalté - contre l'iniquité de la passion et contre sa vivacité en eux. Aussi, Allah  - qu'Il soit exalté - les regarda avec respect en voyant qu'ils étaient sincères dans leur attachement à Lui. Ayant dissipé les voiles autour d'eux, Allah  - qu'Il soit exalté - leur manifesta de Sa Toute Puissance, suffisamment de quoi briser tout obstacle qui s'interposait entre eux et Lui, pulvérisant du même coup les désirs de leurs âmes et vouant leurs passions à une mort certaine.

C'est ce qu'indique la Parole divine :


« Lorsque son Seigneur se manifesta à la montagne,
Il la pulvérisa et Moïse tomba foudroyé »

(Sourate 7 : Al-Araf verset 143.)


C'est-à-dire que la montagne s'est affaissée pour se disloquer ensuite en quatre morceaux. Une partie de cette montagne s'était détachée et s'envola pour tomber dans les abîmes de la mer ; une autre partie se dispersa dans le monde sans jamais retrouver de fond. Une autre partie est devenue comme de la poussière disséminée. C'est ce qui advient également aux âmes avec leurs caractères, leurs désirs et leurs plaisirs. Ainsi, de même que Moïse
- Sur lui la Paix - tomba foudroyer, de même la passion tombe foudroyé.


« A son réveil, il (Moïse) s'écria : Gloire à Toi ! Je me repens à Toi !»
(Sourate 7 : Al-Araf verset 143.) 


Allah  
- qu'Il soit exalté - les prit alors en charge pour les régir, les prendre sous Son égide et les préposer à Son service au cours de leur vie d'ici-bas, en les éduquant et en prenant soin d'eux sans jamais les confier à quiconque parmi Ses créatures.

Il a vivifié leurs coeurs en les comblant de Ses subsistances et en faisant d'eux des martyrs réjouis des faveurs qu'Allah  
- qu'Il soit exalté - leur accorde. Ces serviteurs ont combattu leurs passions. Ils ont beaucoup enduré pour venir à bout de la passion. Ils ont ainsi mérité de la part d'Allah  - qu'Il soit exalté - qu'Il vivifie leurs coeurs et qu'Il fasse d'eux des martyrs auprès de Lui, jouissant de Ses dons, de Sa bonté, de Sa Lumière et de Sa bienveillance dans la joie et l'allégresse, sans trouble, ni agitation, ni pression de leurs demandes. Ils se maintiennent devant leur Roi dans l'attente de l'avènement de Ses Arrêts qu'ils subissent en les traversant comme une flèche, tellement ils sont épanouis et libérés de leurs passions et de leurs âmes, terrassées, avant d'être revivifiées par Allah  - qu'Il soit exalté -.

Libres et honorés, ils sont les affranchis du Tout Miséricorde qui les a libérés de la servitude de la passion et leur ôta leurs chaînes.

Allah  
- qu'Il soit exalté - est fier de ces coeurs devant Ses anges. Heureuse est la terre qui les porte ! Heureux est le ciel qui les abrite ! Ce sont les amis du Tout Miséricordieux, les piliers de la terre. Ceux qui sont entourés de la protection d'Allah  - qu'Il soit exalté -, nourris de la miséricorde d'Allah  - qu'Il soit exalté -, protégés dans la citadelle d'Allah  - qu'Il soit exalté -, préservés sous l'égide d'Allah  - qu'Il soit exalté -, élevés sous la bienveillance d'Allah  - qu'Il soit exalté -, les dépositaires des secrets d'Allah  - qu'Il soit exalté -, qui seront demain dans la demeure d'où ils rendront visite à Allah  - qu'Il soit exalté - et qui seront honorés matin et soir par la contemplation d'Allah  - qu'Il soit exalté -. Le plaisir de goûter la proximité d'Allah  - qu'Il soit exalté - les a détournés des félicités du Paradis. Ils sont les recueillis parce qu'ils sont parvenus jusqu'à Lui : Toute trace de passion est morte en eux et leurs membres sont parfaitement recueillis.

Lorsqu'ils ont perduré dans cet état spirituel et qu'Allah  
- qu'Il soit exalté - a fait d'eux ce que nous venons de décrire, car tout cela est pour eux une faveur divine, Allah  - qu'Il soit exalté - les combla par la proximité. La vie disparut ainsi. Ils perdirent la vision de l'âme pour s'engager dans les océans de la connaissance d'Allah  - qu'Il soit exalté - en bénéficiant de Sa familiarité et en vivant sous Son pouvoir de les régir au sein de l'extinction totale jusqu'à ce qu'ils deviennent puissants par Lui, orgueilleux par Lui, dominateurs par Lui, car ils sont devenus orgueilleux par Son orgueil et ivres de Lui par rapport à Ses dons.

Devenus puissants par rapport aux choses au sein de Son individuation, ils sont devenus les yeux d'Allah  - qu'Il soit exalté - sur Sa terre et le réceptacle de l'Orgueil d'Allah  - qu'Il soit exalté - devant lesquels ne peuvent faire face ni les montagnes, ni les océans, ni les rois de la terre. Car Allah  - qu'Il soit exalté - les a parés de Sa vénération, les a revêtus de la parure de Son agrément, les a parfaits de Sa sagesse et les a couronnés de Sa proximité. Ainsi celui qui les regarde les craints par contrainte ; celui qui les voit les aime par captivation et celui qui les rencontre se soumet à eux sous l'effet de leur domination.


Allah  
- qu'Il soit exalté - cohabite avec leurs coeurs et la vérité cohabite avec leurs poitrines.

Voilà le maximum de ce que nous avons trouvé sur les demeures spirituelles des serviteurs et que nous avons pu voir. Si tu veux réaliser cela en l'éprouvant au regard du Livre (Saint) et de la Tradition, nous allons l'illustrer point par point, si Allah  
- qu'Il soit exalté - le veut, et il n'y a de force et de puissance que par Dieu, Le Très Haut, Le Tout Puissant !

S'agissant de la septième demeure, ses occupants sont des gens qui, après avoir enchaîné la passion, tout en étant extrêmement craintifs à son égard, Allah  
- qu'Il soit exalté - les a regardés alors qu'ils Lui ont consacré toute leur énergie. Il les a traités avec le respect convenu et ils purent ainsi s'en remettre parfaitement à Lui. Comme Il les a pris totalement en charge pour ce qui est de l'affrontement de leur passion, ils ont pu atteindre leur but en matière de purification de la passion. Car Allah  - qu'Il soit exalté - leur manifesta de Sa Toute Puissance ce qu'il faut pour foudroyer la passion et pulvériser les désirs qui sont devenus comme de la poussière disséminée, tellement ils sont éparpillés et dispersés.

Ceci est illustré par la Parole d'Allah  
- qu'Il soit exalté - :


«Je confie mon sort à Allah »

(Sourate 40 : Le pardonneur (Gafir) verset 44.)


Allah  
- qu'Il soit exalté - ajoute immédiatement en guide de réponse :

« Allah préserva ce croyant de leurs méchantes ruses, et aux gens de Pharaon, Il leur réserva le châtiment le plus dur » (Sourate 40 : Le pardonneur (Gafir) verset 45.)


Il en va de même pour le serviteur lorsqu'il remet son sort à Allah  
- qu'Il soit exalté - en rompant avec tout ce qui est autre que Lui et en se réfugiant auprès de Lui, Allah  - qu'Il soit exalté - le préservera des méchancetés occasionnées par les machinations de la passion, et les désirs de ce serviteur subirent une punition terrible.

C'est-à-dire qu'il s'est exposé longuement à l'épiphanie divine
(al tajallî) jusqu'à ce que la passion soit foudroyée et dispersée et qu'il tombe en homme repenti qui affirme la pureté de son Seigneur et qui dit : « Je suis le premier des croyants ! » Confiant qu'il était dans le fait que personne du bas monde ne le voit car il ressemble à ce qu'il a vu arriver à la montagne.

Il en va de même de l'âme qui retrouve la sérénité devant son Seigneur. Dans l'au-delà des hauteurs de la terre elle est touchée par les bénédictions de l'épiphanie
(al-tajallî). A ce moment là, il n'y aura sur terre aucune âme stérile qui n'engendrera, aucun trésor qui ne soit pas « vomi » par les terres, aucun minerai qui ne se réjouis pas de ce qu'il contient, aucune eau saumâtre qui ne devienne douce, aucun sel qui ne devienne agréable, aucun malade qui ne guérisse pas, aucun condamné par un mal chronique qui ne se rétablisse pas, car tout ce qui s'expose à l'épiphanie s'envole, se disperse et part en miette. Il en va de même de la passion et des désirs devant l'épiphanie. Il ne reste dans le coeur aucune maladie sans qu'elle disparaisse, aucun mal chronique et aucune impuissance sans qu'ils soient éliminés. Les trésors qu'ils recèlent apparaîtront.

Ce qui était en eux salé et saumâtre deviendra doux et agréable, à savoir l'amour du bas monde et l'amour de l'âme et tout ce qui était stérile en eux, engendrera et se remplira des dons d'Allah  
- qu'Il soit exalté -, de Ses secrets et de ce qu'Il leur révélera des profondeurs des mystères concernant de Son accueil favorable, Sa bienveillance et Sa miséricorde envers Ses serviteurs. Car auparavant, ce serviteur aimait le bas monde pour lui-même et aimait son âme pour elle même. C'est cela qui était saumâtre, fétide, amer et salé. Or, dorénavant ce serviteur aime le bas monde en tant que création et miséricorde de la part de Dieu pour Ses serviteurs, en tant que don de Sa part en leur faveur et en tant que marque de Sa bienveillance. Il aime l'âme en tant que serviteur d'Allah  - qu'Il soit exalté - qu'Allah  - qu'Il soit exalté - a créé, formé, choisi à travers ce qu'Il lui a fait voir comme preuves et élu pour Lui-même.

Ainsi, de même qu'il aime les croyants en tant que serviteurs d'Allah  
- qu'Il soit exalté - pour Allah  - qu'Il soit exalté - Lui-même, de même il aime sa propre âme pour Allah  - qu'Il soit exalté - Lui-même. Autrement dit son amour est devenu pur et la traîtrise de son âme a disparu. Ainsi, il est dépositaire et comptable de son bas monde et il est dépositaire et comptable de son âme. Car la maladie de son coeur, qui est le doute, a disparu et le mal chronique et l'impuissance, qui sont le polythéisme et l'insouciance, ont disparu également.

Pour ce qui est des Traditions sur l'épiphanie
(al-tajallî), Sufayân ibn Waki` nous a rapporté d'après Abdulwâhâb ibn Abdulmajîd al-Qûfî, d'après Abû Qalaba d'après al-Nu'mân Bashir que l'Envoyé d'Allah  - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - a dit :

« Allah a des réceptacles sur Sa terre. Ce sont les coeurs de Ses serviteurs. Les coeurs qui Lui sont les plus chers sont ceux qui sont doux, purs et solides ».

La douceur consiste à être doux avec les frères. La solidité consiste à être fermes pour Allah  - qu'Il soit exalté -.

C'est ce que nous a rapporté Sâlih ibn Muhammad, d'après Sulaymân ibn `Amrû, d'après Abu Hazim, d'après Sahl ibn Sa‘d selon lequel l'Envoyé d'Allah  
- qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - a dit :

« Sachez qu'Allah a sur la terre des réceptacles. Sachez que ce sont les coeurs. Les plus aimés par Allah sont ceux qui sont les plus doux, les plus purs et les plus solides ! »

Ils sont les plus doux envers les frères ; les plus purs parce qu'ils sont épurés des péchés et les plus solides parce qu'ils sont les plus fermes dans la Foi.

Voilà ceux qui sont fermes pour Allah  
- qu'Il soit exalté -. Ceci trouve sa confirmation dans cette parole de Ali ibn Abî Tâlib - qu'Allah soit satisfait de lui - :

« Celui qui ordonne le bien et interdit ce qui est répréhensible, foule le nez des hypocrites dans la poussière. Et pour celui qui est sincère dans toutes ses situations, Allah se courrouce pour lui ».

On rapporte également que l'Envoyé d'Allah  - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - a dit :

« Aucun serviteur n'a reçu de chose meilleure
que la fermeté dans la Foi ».

C'est qu'Allah  - qu'Il soit exalté - a pris en charge ces serviteurs pour les régir et les installer dans une position où ils sont libres et honorés par leur Seigneur.

Ceci est illustré par la Parole d'Allah  - qu'Il soit exalté - :


« Gloire à Lui !»

Sourate 59 : L'exode (Al-Hasr) verset 23.


Il a commencé par affirmer Sa transcendance et Sa pureté. Puis Il a dit  
- qu'Il soit exalté - :


 
«Ils ne sont que des serviteurs honorés !
Ils ne devancent pas la Parole »

Sourate 21 : Les prophètes (Al-Anbiya) verset 26 - 27.


C'est à dire qu'ils sont debout devant la porte de leur Roi sans commencer les premiers par Lui adresser la parole, attendant plutôt Ses commandements, surveillant Ses Ordres, tout en étant attentifs à tout ce qui procède de Lui ;


« Allah sait ce qui se trouve devant et derrière eux »

(Sourate 21 : Les prophètes (Al-Anbiya) 


C’est-à-dire qu'Il sait ce qu'Il entreprend pour eux dans leur vie en ce bas monde et ce qu'Il a préparé pour eux dans leur vie future, car Sa science leur suffit pour tout et la douceur de Son bon vouloir a dominé leurs, coeurs parce qu'ils L'aiment et vénèrent Sa Majesté et Sa Toute Puissance ;

«Ils ne devancent pas la Parole et ils agissent sur Son ordre »,


C’est-à-dire qu'ils ne réagissent face à ce qu'il leur arrive qu'en vertu de Son Ordre, car ils sont les bien guidés qui bénéficient de Son élection. Du reste, Allah  
- qu'Il soit exalté - a mentionné ces deux catégories dans Sa Révélation. En effet, Il a dit :


« Allah choisit et appelle à cette religion qui Il veut»

Sourate 42 : La consultation (Achoura) verset 13.


Ensuite Il a dit  
- qu'Il soit exalté - :


«Il dirige vers elle celui qui revient repentant »

Sourate 42 : La consultation (Achoura) verset 13. 


Donc l'élection procède de Son bon vouloir tandis que la guidance ou la direction est réservée aux repentants qui reviennent vers Lui. En somme l'une est motivée et l'autre est sans motif aucun. Ces serviteurs sont donc les bénéficiaires de Son élection, qui vivent sous Son égide et sous Son Pouvoir. Ils sont donc les bénéficiaires de Sa protection et de Son amitié. Ainsi, ils n'intercèdent qu'en faveur de celui qu'Il agrée, ne prennent en miséricorde que celui qu'Il comble de Sa miséricorde, ne sont en paix qu'avec celui avec qui Il est en paix, ne prennent en amitié que celui qu'Il prend en amitié, ne manifestent leur hostilité qu'à celui qui s'expose à Son hostilité et n'acceptent que celui qu'Il accepte, car ils sont sous son Pouvoir et à Son service.

Tout ceci est confirmé par les Traditions à travers ce que nous a rapporté Ibrâhîm ibn al-Mustamir al-Hudhlî al-Basrî, d'après Abu ‘Âmir al-‘Uqdi, d'après Abdulwâhid ibn Maymûn, d'après Abu Hamza le serviteur de `Urwa ibn al Zubayr, d'après son maître `Urwa, d'après `Âïsha, d'après l'Envoyé d'Allah  
- qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, d'après Gabriel, d'après Allah  - qu'Il soit exalté -, et aussi à travers ce que nous a rapporté Isma'il ibn Nasr, d'après Abûl Mundhir al-Qati‘i, d'après Abdul Wâhid, d'après‘Urwa, d'après ‘Âisha d'après l'Envoyé de Dieu – que Dieu lui accorde la grâce et la paix –, d'après Dieu, que Son Nom soit béni, et à travers ce que nous a rapporté Dâwûd ibn Hammâd, d'après Omar ibn Sa‘id al-Dimashqî, d'après Sadaqa ibn Abdullâh, d'après Abdulkarim al-Jazari, d'après Anas ibn Mâlik, et d'après l'Envoyé d'Allah  ( qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix ), d'après Gabriel – que la paix soit sur lui –, d'après Allah  ( qu'Il soit exalté ) qui a dit :

 

« Celui qui nuit à l'un de Mes Waly (Saints, Amis), mérite que Je lui déclare la guerre.

Jamais Mon serviteur ne s'est rapproché de Moi qu'avec une chose comme l'accomplissement de ce que e lui a prescrit.

Et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi au moyen des oeuvres surérogatoires, jusqu'à ce que Je l'aime.

Et lorsque Je l'aime, Je suis son oreille avec laquelle il entend, sa main avec laquelle il saisit, son pied avec lequel il marche, son coeur avec lequel il comprend et sa langue avec laquelle il parle.

S'il M'invoque Je l'exauce et s'il M'adresse une demande, Je le comble.

Jamais Je n'ai hésité devant une chose que Je fais comme Mon hésitation à le faire mourir. Car lui, il déteste la mort, et Moi Je déteste lui faire mal ! »

 

Or ce qui prouve et confirme que, par la grâce d'Allah  - qu'Il soit exalté - et Sa Faveur, cette catégorie de serviteurs est bien nombreuse dans notre communauté (musulmane), c'est la parole de Omar ibn al-Khattâb – qu'Allah soit satisfait de lui – à l'homme que Ali – qu'Allah soit satisfait de lui – a frappé à la tête :

Tu as été touché par l'une des sentinelles d'Allah ».

En effet Abu Bakr ibn Sabiq al-Umawî nous a rapporté ce qui suit d'après Omar ibn `Ubayd, d'après al-A`mash : Un homme était venu voir Omar Ibn al-Khattâb – qu'Allah soit satisfait de lui – et il lui a dit :

« Ali (qu'Allah soit satisfait de lui ) m'a frappé à la tête.» Omar demanda à Ali : « Pourquoi l'as-tu frappé à la tête ? » Ali répondit : « Je passai près de lui alors qu'il était, en altercation avec une femme et j'en fus épouvanté. J'ai donc prêté l'oreille à ce qu'il disait et je fus dégoûté par ce que j'ai entendu. Je l'ai donc frappé à la tête. » A ces mots, Omar dit : « Allah a des sentinelles sur la terre et Ali est l'une de Ses sentinelles.»

D'ailleurs, il existe sur ce chapitre de l'usage du comparatisme de nombreux hadiths de l'Envoyé d'Allah  - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -. Mais la position de l'Envoyé d'Allah  - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - est trop éminente pour qu'on pratique l'analogie à ce propos. Rappelons seulement quelques unes de ses Paroles :

«La tribu de Aslam (qui signifie être en paix) qu'Allah  - qu'Il soit exalté - soit en paix avec elle ! La tribu de Ghifâr (terme arabe qui connote le pardon) qu'Allah  - qu'Il soit exalté - lui pardonne ! » « Je ne l'ai pas dit, mais c'est Allah  - qu'Il soit exalté - qui l'a dit ». « Allah  - qu'Il soit exalté - a dit par la bouche de Son Prophète : Allah  - qu'Il soit exalté - entend celui qui Le loue ». « Ce n'était pas moi qui parait en confidence avec lui, mais c'était mon Seigneur ».

Il parlait de Ali, qu'Allah  - qu'Il soit exalté - soit satisfait de lui.

Revenons donc à l'évocation des demeures. Nous avons dit sur les serviteurs qui occupent cette demeure spirituelle : Celui qui les regarde les craint par contrainte ; celui qui les voit les aime par captivation et celui qui les rencontre se soumet à eux sous l'effet de leur domination. Allah  - qu'Il soit exalté - cohabite avec leurs coeurs et la vérité cohabite avec leurs poitrines.

Ceci trouve son illustration dans ce que rapporte Sahl ibn Salim
— qu'Allah le prenne en miséricorde —, d'après Suwayd ibn Sa‘îd al-Anbari, d'après Hafs ibn Maysara, d'après Ibrâhîm ibn Ahmad ibn Firâs, d'après Wahb ibn Munabbih qui dit que le Seigneur  - qu'Il soit exalté --a dit :

« Vous construisez des maisons pour Moi. Quelle maison pourra-t-elle Me contenir ? Les cieux constituent un rembourrage pour Mon siège et la terre un emplacement pour Mon pied. Et tout ceci est Ma création et il M'appartient. Seul peut Me contenir le coeur du serviteur scrupuleux et pieux parmi Mes créatures ! »

De même Abdullâh ibn Abi Ziyâd nous a rapporté d'après Sayyar, d'après Ja'far ibn Sulaymân, d'après `Umrân al-Qasir que ‘Îssâ (Jésus) — que la paix soit sur lui — a dit :

« Où dois-je Te chercher Seigneur ? » Allah lui dit : « Auprès de ceux qui ont des coeurs brisés, car chaque Jour Je Me rapproche d'eux de la distance d'un empan. Sans cela, ce qu'ils ont construit s'écroulerait ».

Du reste, la Parole d'Allah dans le hadith rapporté par Gabriel — que la paix soit sur lui — :

« Je suis son coeur avec lequel il comprend », confirme toutes ces Traditions, parce que la lumière de la raison de ce serviteur s'éteint devant la lumière d'Allah  - qu'Il soit exalté - qui a irradié son coeur. Autrement dit la raison n'a plus ici d'appui.

Cela dit, j'ai trouvé que les coeurs des créatures sont enfermés dans les prisons de l'âme. En effet parmi ces serviteurs il y a celui dont le coeur est resté enfermé dans la prison de son âme jusqu'à sa mort. Un tel serviteur a répondu à son Seigneur à partir de la prison de la sanction. Car en négligeant son coeur et en délaissant l'entretien de la Foi qui constitue sa vie et par laquelle il est honoré, il a récolté l'abandon. Son âme s'est emparée de son coeur d'où sa sanction. Car son coeur, est devenu un captif et un prisonnier à la merci des désirs.

Parmi d'autres serviteurs, il y a celui qui est parvenu par la ruse à faire sortir son coeur du bas monde pour tomber dans la vie future, où il est devenu prisonnier des souhaits. Un tel serviteur est semblable à un prisonnier qu'on a fait sortir des geôles des voleurs et des cachots vers le hall des visiteurs.

S'il quitte la vie future pour tomber dans la Royaume d'Allah  
- qu'Il soit exalté -, il sortira du Hall et de toutes les prisons. Il sera libre pour partir çà et là. Il ne cessera ainsi de se promener dans les possessions du roi jusqu'à ce qu'il parvienne à Son Seuil. Il s'installera là-bas jusqu'à ce qu'il acquière la connaissance. Puis il ne cessera, après l'acquisition de la connaissance, de fréquenter ces hauts lieux, jusqu'à ce qu'il reçoive une charge. Comme on a éprouvé sa fidélité, on Lui confiera une charge encore plus grande. Ensuite comme il se montre fort dans le respect de cette charge, il gagne la réputation d'être un excellent conseiller. Il obtient ainsi un rang élevé et gagne de la notoriété et du prestige auprès du Roi. Les choses ne cesseront ainsi de le pousser jusqu'à ce qu'il atteigne les rangs les plus élevés auprès du Roi. On lui confie un dépôt et il s'avère qu'il est fidèle. On l'honore d'une charge et il s'avère qu'il est un bon conseiller. Ceci jusqu'à ce qu'il s'empare de toutes les choses à Son Seuil pour acquérir une grande dignité auprès de Lui. Mais de tout ce que renferment les Trésors du Roi, il n'a qu'un seul désir insatiable, qu'une seule visée : C'est le désir de se mettre devant Lui et de se conformer à ce qu'Il aime en toute chose. Les choses ne cesseront ainsi de s'agrandir pour lui et il ne cessera d'être émerveillé par ses découvertes.

Un tel serviteur est un prisonnier d'Allah  
- qu'Il soit exalté -. Celui qui a mélangé les choses est un prisonnier des désirs et le mécréant est un prisonnier de Satan.

Ceci trouve sa confirmation dans la Parole de l'Envoyé de Dieu d'Allah  
- qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - :

« Le bas monde est la prison du croyant !».

En effet, en raison de la réalité de sa Foi, le croyant a acquis cette qualité. Le bas monde est devenu pour lui une prison. En ce sens il est le captif d'Allah

Protocole de la visite pieuse de Seïdina Ahmed Tijânî(raa)

15/12/2007 18:11 par momowally

  • Protocole de la visite pieuse de Seïdina Ahmed Tijânî(raa)

    Protocole de la visite pieuse de Seïdina Ahmed Tijânî(raa)

    15/12/2007 18:11 par momowally


SALAM

Protocole de la visite pieuse de Seïdina Ahmed Tidjani

(Qu’Allâh azzawajal sanctifie son précieux secret !)

Ziarat :

La merveilleuse histoire de la Zaouiya bénie de Sidi Ahmed Tijâni - (qu’Allah sanctifie son précieux secret !)

Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ordonna à Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret ! ) de construire la Zaouiya bénie et pour cela, il devait choisir le meilleur emplacement, le plus pur.

Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a donc choisi l’endroit où la Zaouiya est actuellement construite.

Autrefois, le quartier s’appelait Dardas et il est connu aujourd’hui sous l’appellation de quartier Blida. Il a acheté ce lieu avec son argent pur et licite. Il s’agissait d’une ruine où il y avait un grand figuier et c’est à cet endroit justement qu’est enterré Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret).
Cette ruine était si effrayante que personne ne pouvait entrer seul à l’intérieur. Il a été rapporté, selon une source fiable, qu’on entendait à certains moments des voix, comme si un groupe était en train de faire du Dhikr et c’était le lieu de visite des Majadhib (les attirés par Dieu).
Avant sa construction, le célèbre majdhoub Sidi Lahbi (qu’Allah l’agrée) mettait son oreille sur la porte et disait au passant : « Venez vers cet endroit pour écouter le Dhikr ». Lorsque la Zaouiya fut construite ce majdhoub a dit : « Fès s’est renforcé et surtout Dardas ». Il faut savoir que ce lieu béni possède des mérites qui la situent au-dessus de tout autre Zaouiya.
Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret), en parlant de ses mérites, a dit : « Si les grands connaissants savaient le mérite que contient cette Zaouiya, ils viendraient y installer leurs tentes ». Souvent, Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) mentionnait la valeur de la Zaouiya, incitant les gens à venir y prier, il dit : « La prière dans la Zaouiya est acceptée sans aucun doute ».
Parmi les mérites contenus encore dans la Zaouiya bénie, il faut savoir qu’au commencement de la construction, Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a fait interdire l’accès, et ensuite, accompagné d’une poignée de l’élite de ses compagnons, il grava sur la pierre le plus grand des Noms Suprêmes et à la suite il écrivit :

« Ô ! Mon Dieu je te demande, Ô ! Mon Maître par la vérité du plus grand de tes Noms Suprêmes que tu protèges mes compagnons de Qaf à Qaf. » Puis il ordonna que cela soit enfoui dans les fondements d’un des piliers qui s’appelle encore aujourd’hui le pilier d’or.
Méthode pour la visite pieuse de notre maître vénéré et aimé Seïdina Ahmed Tidjani -(qu’Allah sanctifie son précieux secret).

Voici la sagesse et la réalité enseignée dans la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe par le pauvre en Dieu Mohamed El Mansour El Mohiedine Tidjani (qu’Allah le préserve) concernant la préparation pour cette visite pieuse à Fès.
Il est recommandé, avant de se rendre à la visite pieuse de notre vénéré maître Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), d’avoir à ce moment-là une pure intention, de cheminer purement vers la visite de notre bien-aimé maître Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) pour l’amour de Dieu et de son Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).
Pense à ces paroles du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) :
« Quiconque quitte son pays en vue de Dieu(swt) et de son Prophète(saw) parviendra jusqu’à eux. Qui le quitte en visant un avantage de ce bas monde, l’obtiendra. Qui le quitte désirant une femme, l’épousera.Son exil atteindra le but qu’il s’est proposé en émigrant. »

Comprends bien ces paroles du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « son exil atteindra le but qu’il s’est proposé en émigrant ». Réfléchis à cela, si tu es intelligent et doué de compréhension ! (Tiré des Hikam d’Ibn ‘Ata Allah (qu’Allah l’agrée)).

Qu’en est-il alors pour la rencontre de l’esprit de notre très saint Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lors de sa visite à Médine ainsi que celle de notre saint vénéré et notre guide Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) ?
C’est à ce sujet que notre très saint et vénéré maître Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret), dans une de ses très subtiles et belles paroles, a voulu orienter nos cœurs seulement vers un Dieu unique en disant : « Celui qui m’aime pour l’amour d’Allâh(swt) et de son Messager (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) est béni, mais quant à celui qui m’aime pour une autre raison, je ne suis qu’un simple mortel ».
L’imam Nadhifi a dit dans un poème :
« Place ta sincérité dans la rencontre de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) en installant ta tente devant sa porte tu seras certainement en pleine sécurité, il est l’important intermédiaire à la valeur immense et c’est à travers lui que se trouve la pleine guérison des esprits et des corps ».

Il a dit aussi dans le même poème : « Repend-toi de tes péchés devant Dieu, de l’oubli et de l’insouciance envers son bien-aimé Sceau de la Sainteté afin de garder ton estime auprès de la Vérité » (Traduit, revu et complété par la Zaouiya)

Cheikh Mohamed El Mansour El Mohiedine Tidjani(qu’Allah le préserve) conseille, d’après sa propre expérience, de faire la Salat Tasbih ou autres formules de purification et de se repentir auprès d’Allâh(swt) pour un meilleur profit dans la relation directe avec la pureté de l’esprit de notre très vénéré et aimé maître Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allâh(swt) sanctifie son précieux secret).

En pénétrant dans cette suprême Zaouiya bénie, il est nécessaire de laisser tous les titres et les positions et de rentrer en toute humilité. Dans ce lieu, il n’y a plus de Mouqadem ou représentant, dans ce lieu béni, il est la seule représentation reconnue, il est le Khalife du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).
Tout le monde est considéré comme disciple ou visiteur, c’est ainsi que Cheikh (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit par rapport à sa position : « Celui qui me connaît, qu’il me connaisse seul ». Cette parole a été dite pour éclairer les disciples Tidjani. Il est le seul à avoir accédé à cette station unique et cette station ne saurait être partagée avec un autre que lui.
On se doit d’aller faire deux Rak’at (cycle de prière) pour saluer ce lieu pur et béni, si l’on est dans une heure où cela est permis. Parmi les politesses spirituelles, on se doit d’aller saluer convenablement la noble descendance de notre maître (qu’Allah sanctifie son précieux secret), s’ils sont dans les lieux. Cela est pour solliciter leur bienveillance et leur bénédiction pour la visite pieuse, afin de tirer le maximum de faveur et de grâce avant de se mettre en présence de l’esprit pur du Pôle caché et intermédiaire scellé, notre très honorable et aimé maître Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret).

Si toutes ces conditions mentionnées sont accomplies, avec un cœur pur et sans aucun mélange, nous vous garantissons avec la ferme conviction que vos demandes seront prises en compte à travers notre très cher et bien-aimé Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret).
Cette formule suivante, bien connue pour le commun, est tirée de «Kachf El Hijab » de l’imam Soukeïrij (qu’Allah l’agrée) :
1 - Se mettre face au tombeau et réciter :
« Attahiyêtou lillêh wa zakiyatou lillêh wa taïbatou salawatou lillêh, Assalamou alaïka ayyouha nabi wa rahmatoullah » 7 fois.

Puis à la 8e fois, la réciter entièrement jusqu'à « … wa barakatouh Assalamou ‘alaïna wa ‘ala ‘ibada llahou salihin, Ach-hadou an lê ilêha ila llah wahdahou lê charika llah wa ach-hadou anna Mouhammadan ‘abdouhou wa rassoulouhou. »
2 - Puis dire :
« Assalêmou 'alaïka ya khalifatou-llah, Assalêmou 'alaïka ya khalifatou rassouloullah, Assalêmou 'alaïka ya ayyouhal qoutboul maktoum, Assalêmou 'alaïka ya Seïdina wa Cheïkhina wa Maoulana Ahmed Tijânî. »

Traduction :
« Que le salut soit sur toi Ô ! Khalife d'Allah, que le salut soit sur toi Ô ! Khalife du Messager d'Allah, que le salut soit sur toi Ô ! Pôle Caché, que le salut soit sur toi Ô ! Notre excellence, notre Cheikh et notre maître Ahmed Tidjani. »
3 - Réciter :
4 fois la  «Fatiha El Kitêb  »

et réciter 11 fois Salât Fatihi (ou plus selon la capacité de chacun) en offrant la récompense à Seïdina Cheikh Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret).
4 - Dire :
« Allahouma bi haqqi 'ibadika aladhina idha nadarta ilaïhim sakana ghadabouka wa bi haqqil hafina min haoulil 'arch wa bi haqqi Seïdina Mouhammedin wa bi haqqi Seïdina wa cheïkhina wa maoulana Ahmed Tidjani if’al li. (Puis nommer ce qu'on désire) ».

Traduction :
« Ô ! Seigneur par le droit de tes esclaves qui lorsque tu les regardes ta colère est arrêtée, et par le droit de ceux qui entourent le Trône et par le droit de notre excellence Mohammed et par le droit de notre excellence, notre Cheikh et maître Ahmed Tidjani, je te demande. (Nommer ce qu’on désire) ».
(Recherche, traduction et synthèse par la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d'Europe)

Protocole de la visite pieuse de Seïdina Ahmed Tijânî(raa)

15/12/2007 18:11 par momowally

  • Protocole de la visite pieuse de Seïdina Ahmed Tijânî(raa)

    Protocole de la visite pieuse de Seïdina Ahmed Tijânî(raa)

    15/12/2007 18:11 par momowally


SALAM

Protocole de la visite pieuse de Seïdina Ahmed Tidjani

(Qu’Allâh azzawajal sanctifie son précieux secret !)

Ziarat :

La merveilleuse histoire de la Zaouiya bénie de Sidi Ahmed Tijâni - (qu’Allah sanctifie son précieux secret !)

Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ordonna à Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret ! ) de construire la Zaouiya bénie et pour cela, il devait choisir le meilleur emplacement, le plus pur.

Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a donc choisi l’endroit où la Zaouiya est actuellement construite.

Autrefois, le quartier s’appelait Dardas et il est connu aujourd’hui sous l’appellation de quartier Blida. Il a acheté ce lieu avec son argent pur et licite. Il s’agissait d’une ruine où il y avait un grand figuier et c’est à cet endroit justement qu’est enterré Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret).
Cette ruine était si effrayante que personne ne pouvait entrer seul à l’intérieur. Il a été rapporté, selon une source fiable, qu’on entendait à certains moments des voix, comme si un groupe était en train de faire du Dhikr et c’était le lieu de visite des Majadhib (les attirés par Dieu).
Avant sa construction, le célèbre majdhoub Sidi Lahbi (qu’Allah l’agrée) mettait son oreille sur la porte et disait au passant : « Venez vers cet endroit pour écouter le Dhikr ». Lorsque la Zaouiya fut construite ce majdhoub a dit : « Fès s’est renforcé et surtout Dardas ». Il faut savoir que ce lieu béni possède des mérites qui la situent au-dessus de tout autre Zaouiya.
Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret), en parlant de ses mérites, a dit : « Si les grands connaissants savaient le mérite que contient cette Zaouiya, ils viendraient y installer leurs tentes ». Souvent, Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) mentionnait la valeur de la Zaouiya, incitant les gens à venir y prier, il dit : « La prière dans la Zaouiya est acceptée sans aucun doute ».
Parmi les mérites contenus encore dans la Zaouiya bénie, il faut savoir qu’au commencement de la construction, Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a fait interdire l’accès, et ensuite, accompagné d’une poignée de l’élite de ses compagnons, il grava sur la pierre le plus grand des Noms Suprêmes et à la suite il écrivit :

« Ô ! Mon Dieu je te demande, Ô ! Mon Maître par la vérité du plus grand de tes Noms Suprêmes que tu protèges mes compagnons de Qaf à Qaf. » Puis il ordonna que cela soit enfoui dans les fondements d’un des piliers qui s’appelle encore aujourd’hui le pilier d’or.
Méthode pour la visite pieuse de notre maître vénéré et aimé Seïdina Ahmed Tidjani -(qu’Allah sanctifie son précieux secret).

Voici la sagesse et la réalité enseignée dans la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe par le pauvre en Dieu Mohamed El Mansour El Mohiedine Tidjani (qu’Allah le préserve) concernant la préparation pour cette visite pieuse à Fès.
Il est recommandé, avant de se rendre à la visite pieuse de notre vénéré maître Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), d’avoir à ce moment-là une pure intention, de cheminer purement vers la visite de notre bien-aimé maître Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) pour l’amour de Dieu et de son Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).
Pense à ces paroles du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) :
« Quiconque quitte son pays en vue de Dieu(swt) et de son Prophète(saw) parviendra jusqu’à eux. Qui le quitte en visant un avantage de ce bas monde, l’obtiendra. Qui le quitte désirant une femme, l’épousera.Son exil atteindra le but qu’il s’est proposé en émigrant. »

Comprends bien ces paroles du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « son exil atteindra le but qu’il s’est proposé en émigrant ». Réfléchis à cela, si tu es intelligent et doué de compréhension ! (Tiré des Hikam d’Ibn ‘Ata Allah (qu’Allah l’agrée)).

Qu’en est-il alors pour la rencontre de l’esprit de notre très saint Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lors de sa visite à Médine ainsi que celle de notre saint vénéré et notre guide Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) ?
C’est à ce sujet que notre très saint et vénéré maître Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret), dans une de ses très subtiles et belles paroles, a voulu orienter nos cœurs seulement vers un Dieu unique en disant : « Celui qui m’aime pour l’amour d’Allâh(swt) et de son Messager (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) est béni, mais quant à celui qui m’aime pour une autre raison, je ne suis qu’un simple mortel ».
L’imam Nadhifi a dit dans un poème :
« Place ta sincérité dans la rencontre de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) en installant ta tente devant sa porte tu seras certainement en pleine sécurité, il est l’important intermédiaire à la valeur immense et c’est à travers lui que se trouve la pleine guérison des esprits et des corps ».

Il a dit aussi dans le même poème : « Repend-toi de tes péchés devant Dieu, de l’oubli et de l’insouciance envers son bien-aimé Sceau de la Sainteté afin de garder ton estime auprès de la Vérité » (Traduit, revu et complété par la Zaouiya)

Cheikh Mohamed El Mansour El Mohiedine Tidjani(qu’Allah le préserve) conseille, d’après sa propre expérience, de faire la Salat Tasbih ou autres formules de purification et de se repentir auprès d’Allâh(swt) pour un meilleur profit dans la relation directe avec la pureté de l’esprit de notre très vénéré et aimé maître Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allâh(swt) sanctifie son précieux secret).

En pénétrant dans cette suprême Zaouiya bénie, il est nécessaire de laisser tous les titres et les positions et de rentrer en toute humilité. Dans ce lieu, il n’y a plus de Mouqadem ou représentant, dans ce lieu béni, il est la seule représentation reconnue, il est le Khalife du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).
Tout le monde est considéré comme disciple ou visiteur, c’est ainsi que Cheikh (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit par rapport à sa position : « Celui qui me connaît, qu’il me connaisse seul ». Cette parole a été dite pour éclairer les disciples Tidjani. Il est le seul à avoir accédé à cette station unique et cette station ne saurait être partagée avec un autre que lui.
On se doit d’aller faire deux Rak’at (cycle de prière) pour saluer ce lieu pur et béni, si l’on est dans une heure où cela est permis. Parmi les politesses spirituelles, on se doit d’aller saluer convenablement la noble descendance de notre maître (qu’Allah sanctifie son précieux secret), s’ils sont dans les lieux. Cela est pour solliciter leur bienveillance et leur bénédiction pour la visite pieuse, afin de tirer le maximum de faveur et de grâce avant de se mettre en présence de l’esprit pur du Pôle caché et intermédiaire scellé, notre très honorable et aimé maître Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret).

Si toutes ces conditions mentionnées sont accomplies, avec un cœur pur et sans aucun mélange, nous vous garantissons avec la ferme conviction que vos demandes seront prises en compte à travers notre très cher et bien-aimé Seïdina Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret).
Cette formule suivante, bien connue pour le commun, est tirée de «Kachf El Hijab » de l’imam Soukeïrij (qu’Allah l’agrée) :
1 - Se mettre face au tombeau et réciter :
« Attahiyêtou lillêh wa zakiyatou lillêh wa taïbatou salawatou lillêh, Assalamou alaïka ayyouha nabi wa rahmatoullah » 7 fois.

Puis à la 8e fois, la réciter entièrement jusqu'à « … wa barakatouh Assalamou ‘alaïna wa ‘ala ‘ibada llahou salihin, Ach-hadou an lê ilêha ila llah wahdahou lê charika llah wa ach-hadou anna Mouhammadan ‘abdouhou wa rassoulouhou. »
2 - Puis dire :
« Assalêmou 'alaïka ya khalifatou-llah, Assalêmou 'alaïka ya khalifatou rassouloullah, Assalêmou 'alaïka ya ayyouhal qoutboul maktoum, Assalêmou 'alaïka ya Seïdina wa Cheïkhina wa Maoulana Ahmed Tijânî. »

Traduction :
« Que le salut soit sur toi Ô ! Khalife d'Allah, que le salut soit sur toi Ô ! Khalife du Messager d'Allah, que le salut soit sur toi Ô ! Pôle Caché, que le salut soit sur toi Ô ! Notre excellence, notre Cheikh et notre maître Ahmed Tidjani. »
3 - Réciter :
4 fois la  «Fatiha El Kitêb  »

et réciter 11 fois Salât Fatihi (ou plus selon la capacité de chacun) en offrant la récompense à Seïdina Cheikh Ahmed Tijânî (qu’Allah sanctifie son précieux secret).
4 - Dire :
« Allahouma bi haqqi 'ibadika aladhina idha nadarta ilaïhim sakana ghadabouka wa bi haqqil hafina min haoulil 'arch wa bi haqqi Seïdina Mouhammedin wa bi haqqi Seïdina wa cheïkhina wa maoulana Ahmed Tidjani if’al li. (Puis nommer ce qu'on désire) ».

Traduction :
« Ô ! Seigneur par le droit de tes esclaves qui lorsque tu les regardes ta colère est arrêtée, et par le droit de ceux qui entourent le Trône et par le droit de notre excellence Mohammed et par le droit de notre excellence, notre Cheikh et maître Ahmed Tidjani, je te demande. (Nommer ce qu’on désire) ».
(Recherche, traduction et synthèse par la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d'Europe)

Aperçus sur l’ascèse vers Dieu en islam

15/12/2007 17:58 par momowally

  • Aperçus sur l’ascèse vers Dieu en islam

    Aperçus sur l’ascèse vers Dieu en islam

    15/12/2007 17:58 par momowally

Aperçus sur l’ascèse vers Dieu en islam
(Abd-al-Haqq Guiderdoni )

Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux

L’islam est la dernière des trois religions monothéistes issues d’Abraham (àlayhi-s-salâm, sur lui la Paix). Pour le musulman, le monothéisme repose sur un double mystère. Le premier mystère est celui de l’absolue transcendance et de la secrète immanence du Dieu Unique. Dieu est au-dessus de toute définition et de toute compréhension. Il est au-delà des qualités qui lui sont attribuées. Cependant Le Très-Haut n’est pas un dieu abstrait. Il est à la fois parfaitement vivant et parfaitement immuable. Il n’est ni oisif, ni muet, ni lointain. Il crée et Il parle. Il est mystérieusement présent. Le Coran révèle qu’Il est même plus proche de nous que notre veine jugulaire [1]. Or ce rapport entre transcendance et immanence peut s’inverser en un jeu de miroirs déroutant qui multiplie le mystère infiniment. Car Dieu est aussi bien l’Apparent (Azh-Zhâhir) que le Caché (Al-Bâtin). La transcendance de Dieu est donc la plus évidente des apparences, et c’est cette évidence même qui nous la rend invisible. Nous ne voyons pas la Réalité divine parce qu’Elle nous est voilée par Sa clarté éblouissante. Quant au second mystère, il s’agit de la révélation, Parole que Dieu a rendue manifeste pour ramener vers lui l’homme déchu.

Comment celui-ci parvient-il à entendre la Parole de Dieu sans en être consumé ?

Car, par un effet de la Grâce divine, l’homme peut non seulement supporter cette Parole, mais s’en nourrir.

L’ascèse vers le Dieu Unique est donc un voyage éminemment paradoxal dans ce double mystère. Le voyageur doit peu à peu se dépouiller de lui-même pour trouver Dieu. Mais qui trouve Dieu au terme du chemin si le voyageur s’est abandonné lui-même ? Certes, il n’est guère aisé de parler de spiritualité. Celle-ci ne se laisse pas réduire à un exposé systématique, qui se heurte vite à des questions déconcertantes. L’ascèse vers Dieu est d’abord un goût (dhawq), une expérience profonde qui fut la raison de vivre de nombreux chercheurs de Vérité en islam. Nul doute que le chemin spirituel ait été autrefois très fréquenté. Or il semble aujourd’hui que la spiritualité authentique se retire du monde, en Occident comme en Orient. D’un côté, on ne jure que par la connaissance scientifique porteuse de pouvoir. Dans le désert spirituel créé par le matérialisme philosophique apparaît maintenant le mouvement du « Nouvel Age », sinistrement apocalyptique, qui récupère les traditions orientales en vue d’un développement personnel par ailleurs tout illusoire, et restreint la spiritualité à n’être qu’une simple « technique ». De l’autre côté, l’islam, comme les autres religions, connaît un renouveau des mouvements fondamentalistes qui refusent toute recherche mystique de Dieu au nom d’une conception abstraite de la transcendance, ou limitent cette recherche à sa seule dimension affective.

Nous voudrions montrer ici que le soufisme (en arabe taçawwuf), la mystique islamique, n’est pas la recherche prométhéenne d’un pouvoir personnel, ni quelque gnose moniste ou panthéiste, mais le cœur de l’islam, et qu’il repose sur des fondements scripturaires nombreux. On s’apercevra aussi que le chemin spirituel dans l’islam, tout en étant parfaitement conforme à la perspective islamique dans son sens le plus strictement confessionnel, est aussi celui des autres religions orthodoxes. Qui est au cœur de sa religion est au cœur de toutes les religions. Car la spiritualité authentique prend sa source en Dieu seul. Les multiples révélations (en arabe tanzîl, descente) représentent un déploiement de la Révélation essentielle. En effet, la Parole de Dieu est inépuisable, comme le proclame le Coran :

« Dis : Si la mer était de l’encre pour écrire les paroles de mon Seigneur, la mer serait assurément tarie avant que ne tarissent les paroles de mon Seigneur, même si nous apportions encore la même quantité d’encre » [2].

L’islam : chemin vers Dieu :

L’islam reconnaît donc pleinement la validité des révélations précédentes. On lit dans le Coran de nombreux versets en ce sens : « Dis : Nous croyons en Dieu, à ce qui est descendu sur nous, à ce qui est descendu sur Abraham, Ismaël, Isaac, et Jacob et sur les Tribus, à ce qui a été donné à Moïse, à Jésus et aux prophètes de la part de leur Seigneur » [3].

Et l’on trouve ailleurs cette reconnaissance fondamentale : « Notre Dieu, qui est votre Dieu, est unique » [4].

 L’affirmation de l’unicité de Dieu est par essence le chemin de la rectitude (aç-çirâtu-l mustaqîm), ou, en des termes voisins, le monothéisme est la stricte orthodoxie religieuse. C’est pour cette raison que la tradition prophétique nous conseille de dire : « J’ai foi en Dieu », puis de chercher la rectitude [5].

 L’affirmation de l’unicité de Dieu ne peut être qu’unique (at-tawhîd wâhid). En conséquence, pour le musulman, toute religion véritable est islâm. Juifs, chrétiens et musulmans sont héritiers spirituels du même dépôt sacré (amânah). Ils ont conclu avec Dieu le même pacte initial (mîthâq). Mais, tout au long de l’histoire, les hommes se sont montrés orgueilleux et ignorants, et ont oublié leur nature spirituelle originelle (fitrah) selon laquelle Dieu créa Adam avant sa sortie du Jardin. Aussi, dans Sa Miséricorde, Dieu choisit-il des prophètes pour rappeler aux hommes Sa Parole. Ces prophètes envoyés par Dieu n’ont eu pour seul message que l’affirmation inlassable de l’unicité Divine. L’islam se présente comme un ultime rappel de cette vérité, qui constitue la religion immuable (dîn qayyim). La descente du Coran sur le prophète Muhammad (çallâ-llâhu ‘alayhi wa sallam, la Prière et la Bénédiction de Dieu soient sur lui) vient récapituler et clore le déploiement de la Parole de Dieu.

Le message de l’islam est contenu tout entier dans le témoignage de foi, la shahâdah, que le musulman répète sa vie durant : « Il n’y a pas de dieu si ce n’est Dieu, Muhammad est l’Envoyé de Dieu » (Lâ ilâha illâ-llâh Muhammadun rasûlu-llâh). La mystique islamique va consister à approfondir, à pénétrer, à réaliser intimement les sens multiples, le Sens ultime de ce témoignage. Il n’y a de chemin véritable que celui qui mène au Dieu unique. La vie spirituelle en islam est une saisie intuitive du mystère du illâ, du « si ce n’est » qui nous fait passer de la négation de toute divinité à l’affirmation de Dieu. Et l’ascèse en islam est l’appropriation par l’âme de la réalité spirituelle du rasûl, du Messager qui fait de l’homme limité le réceptacle paradoxal de la parole illimitée de Dieu. Car Dieu a dit : « Ni Ma Terre, ni Mon Ciel ne peuvent Me contenir, mais le cœur de Mon serviteur croyant Me contient » [6].

Chacune des sourates du Coran (sauf la IXème) commence par une formule de consécration, la basmalah : bismi-llâhi-r-rahmâni-r-ahîm « Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux ». Tout acte important doit être accompli au nom de Dieu. En fait, la vie spirituelle tout entière est simplement la vie au Nom de Dieu. Les noms de Dieu Ar-Rahmân et Ar-Rahîm dérivent de rahmah, la Miséricorde, dont la racine est aussi celle de rahim, la matrice maternelle. Selon le hadîth, « Dieu a divisé la miséricorde en cent parts. Il en a conservé auprès de lui quatre-vingt-dix-neuf et en a fait descendre une sur terre. C’est grâce à cette part que les créatures se font mutuellement miséricorde, et que la jument écarte son sabot de son poulain de crainte de l’atteindre » [7].

On lit dans le Coran que « Sa Miséricorde entoure toute chose » [8]. Le prophète rapporte encore la Parole de Dieu : « Ma Miséricorde l’emporte sur ma colère » [9].

La rahmah est donc proprement l’amour divin. Seul l’amour d’une mère pour son enfant peut en être le symbole sur terre. Au début de chaque sourate, Dieu se présente ainsi à l’homme comme le Dieu Unique et Aimant. Selon la doctrine du soufisme, le Coran tout entier est même contenu dans cette unique formule.

Littéralement, le mot islâm signifie soumission. La racine est aussi celle de salâm, la paix. En fait, toutes les créatures de Dieu sont soumises à leur Créateur. Mais elles se soumettent de gré ou de force. Le musulman (muslim) est celui qui accepte librement sa soumission, en un acte d’amour et d’intelligence. Cette soumission est d’abord le respect des prescriptions divines énoncées dans le Coran et rendues manifestes dans l’exemple du prophète dont le comportement (sunnah), les actes et les paroles ont été recueillis dans un corpus de traditions appelé hadîth. Les prescriptions fondamentales concernent les œuvres d’adoration (ibâdât). Selon la tradition prophétique, l’islam est en effet bâti sur cinq piliers : le témoignage de foi (shahâdah), la prière (çalâh), l’aumône (zakâh), le jeûne du mois de Ramadân (çawm) et le pèlerinage à la Maison de Dieu à la Mecque (hajj), pour ceux qui en ont la possibilité [10]. Par ailleurs, l’islam est aussi soumission à la Loi de Dieu, la shari°ah, qui règle les actes de la vie individuelle et sociale. Tous les moments de l’existence prennent ainsi la valeur rituelle d’un sacrifice.

Mais la simple soumission formelle ne suffit pas, si elle n’est pas vivifiée par la foi. Selon le hadîth, en effet, « les actes ne valent que par les intentions » [11].

L’islam, l’acceptation de la volonté de Dieu telle qu’elle apparaît dans la Loi révélée, doit s’accompagner de l’imân, de la vraie foi. L’imân n’est pas l’adhésion simplement mentale à un système de croyances, par conformisme social ou préférence affective, mais l’anticipation d’une connaissance véritable, celle de Dieu et du Monde invisible (al-ghayb), où ce monde-ci puise son être et son sens. L’imân est assentiment à la présence secrète de Dieu et de ses anges, à la mission des prophètes, à l’agencement providentiel des événements, enfin à l’arrivée inéluctable du Jour dernier, le Jour de la Résurrection (yawmu-l-qiyâmah), et à l’existence du jugement et de la rétribution selon la justice de Dieu. Le fidèle déplace son attention de ce monde-ci à l’autre. Il attend dans un mélange d’espoir et de crainte l’avènement de cette réalité cachée.

Les rites et la foi représentent ainsi les deux dimensions inséparables de la religion. La foi sans la pratique rituelle s’affaiblit et devient vite mensonge. Les œuvres sans la foi sont vaines. Les rites ne doivent pas seulement être accomplis dans leur forme « littérale », et la vraie foi ne saurait être confondue avec une simple conviction psychologique illusoire. Cependant le salut de l’homme dépend avant tout de Dieu. En effet, le Coran répète que Dieu pardonne à qui Il veut et qu’Il punit qui Il veut [12].

Nul ne saurait escompter une quelconque comptabilité de ses bonnes œuvres, ou un satisfecit pour la valeur subjective de ses convictions. Car nul n’est sauvé que par la Miséricorde (rahmah) et la Grâce (fadl) de Dieu. On rapporte ce propos du prophète : « Rapprochez-vous de Dieu et acquittez-vous de vos dettes. Sachez que pas un d’entre vous ne sera sauvé par ses œuvres. On dit alors : pas même toi, ô Envoyé de Dieu ? Pas même moi, sauf si Dieu m’enveloppe de Sa Miséricorde et de Sa Grâce » [13].

C’est Dieu qui sanctifie les rites et vérifie la foi, en les recouvrant de sa Grâce. Dieu seul est créateur des actes des hommes et sonde les cœurs. Nous devons nous efforcer d’accomplir les rites et de placer notre foi en Dieu et en l’invisible, non en vue d’une rétribution automatique, mais dans l’espérance transformante du Pardon de Dieu. Car si Dieu pardonne à qui Il veut, dans un acte de justice souverain, qui s’identifie à Sa volonté, cette volonté absolument libre (mashî’ah) est une volonté d’amour (irâdah). On lit en effet dans le Coran : « Votre Seigneur s’est prescrit à lui-même la Miséricorde » [14]. C’est en vertu de cette promesse divine véridique (wa°d) que « ceux qui croient et qui accomplissent les œuvres vertueuses », selon l’expression maintes fois répétée dans le Coran, espèrent le pardon de Dieu et l’entrée dans le paradis, où ils goûteront les béatitudes et la satisfaction de leur Seigneur.

Les rites doivent être vivifiés par la foi et la foi doit être exhaussée au-dessus de la simple conviction, en un effort constant de l’homme vers Dieu et un abandon confiant entre Ses Mains bénies. Il s’agit là de l’ihsân, la troisième dimension de la religion, qui recouvre et unit les deux autres, la perfection contemplative qui consiste, selon le hadîth, « à adorer Dieu comme si tu Le voyais car si tu ne Le vois pas, Lui Il te voit » [15].

 L’espérance du pardon de Dieu et de l’accomplissement de sa promesse est l’entrée dans la dimension transformante de l’ihsân, de l’adoration « comme si » Dieu avait déjà pardonné. Dans l’adhésion à la Parole de Dieu, c’est tout à la fois la prière qui rapproche les croyants de Dieu et la grâce de Dieu qui suscite la prière. Le prophète, quand on s’étonnait de ses dévotions alors que Dieu lui avait pardonné tous ses péchés, répondit : « Pourquoi ne pas me montrer un serviteur reconnaissant ? » [16].

Dieu se hâte vers celui qui se tourne vers Lui en repentir (tâ’ib), si bien que Lui-même se qualifie aussi de At-Tawwâb, Celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant. Dans un hadîth qudsî, une Parole divine rapportée par le prophète, Dieu dit de son serviteur : « S’il se rapproche de Moi d’un empan, je me rapproche de lui d’une coudée ; et lorsqu’il s’approche de Moi d’une coudée, je me rapproche de lui d’une brasse. Et lorsqu’il vient vers Moi en marchant, je viens vers lui avec empressement » [17].

L’itinéraire mystique:

Selon une image classique du soufisme, le chemin de Dieu part de la route commune, la Loi de Dieu destinée à tous (shari°ah), pour atteindre la Réalité divine (haqîqah) en parcourant une voie (tariqah) qui apparaît alors comme le rayon d’une roue menant de la périphérie au centre. Cette voie est d’abord l’intériorisation incessante des rites et l’extériorisation de la foi qui doit devenir plus apparente, plus tangible. C’est par l’adhésion à la Parole de Dieu que le croyant peut aimer et connaître son Seigneur [18] .

Au cours de la prière, le croyant se nourrit de la Parole coranique. Il s’y rafraîchit, s’en vêt, s’y repose comme en un Jardin ombragé. Par l’aumône, entendue dans son sens large de caritas, il abandonne tout égoïsme et comprend que « nul n’est croyant s’il ne désire pas pour son frère ce qu’il désire pour lui-même » [19].

Par le jeûne, il fait le sacrifice de ses passions, jeûne du corps, mais surtout jeûne de l’âme, des désirs, des images, des idoles. Par le pèlerinage, il comprend qu’il n’est en ce monde qu’un voyageur, un exilé qui retourne vers la Terre Bénie où il a vu le jour. La réponse à chaque prescription coranique est l’acceptation de l’ordre de Dieu et le renoncement aux apparences mondaines, le transfert progressif de ce bas-monde dans l’autre monde où tout puise son sens. L’amour réciproque du Seigneur et du serviteur se manifeste dans l’amour envers le Prophète Muhammad, l’aimé de Dieu, (habîbu-llâh), envoyé « comme une Miséricorde pour les mondes » [20].

Par la conformité (ittibâ°) à l’exemple prophétique, le croyant entre peu à peu dans l’intimité de la conversation entre Dieu et Son Envoyé, auquel le Coran ordonne de dire : « Si vous aimez Dieu, suivez-moi. Alors Dieu vous aimera » [21].

Le prophète est ainsi l’isthme (barzakh) par lequel le Seigneur et le serviteur échangent leur amour (mahabbah).

Selon un hadîth qudsî, Dieu dit :

« Mon serviteur ne s’approche de Moi par rien de plus excellent que ce que je lui ai mis à charge comme obligatoire. Et mon serviteur ne cesse de s’approcher de Moi par des œuvres surérogatoires jusqu’à ce que je l’aime, et lorsque je l’aime, je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il perçoit, sa main par laquelle il saisit, et son pied avec lequel il marche. S’il me demande, je lui accorderai certainement ce qu’il demande, et s’il cherche refuge en Moi, je lui accorderai certainement ma protection » [22].

Parmi les œuvres surérogatoires pratiquées dans le soufisme, l’invocation répétée du Nom de Dieu (dhikru-llâh) tient une place centrale. On lit dans le Coran, « Récite ce qui t’est révélé du Livre. Accomplis la prière. Certes la prière éloigne de la turpitude et des actions blâmables. Mais l’invocation de Dieu est plus grande » [23]. Dieu dit ailleurs : « Invoquez-moi, je vous invoquerai » [24]. Et le prophète donne le conseil suivant à celui qui lui demande une règle à laquelle adhérer : « Que ta langue ne cesse pas de se rafraîchir dans l’invocation de Dieu » [25].

La mention répétée du Nom de Dieu ne doit pas être comprise en un sens strictement technique.

Faut-il rappeler que l’effort personnel demeure insuffisant s’il ne s’accompagne pas d’une ouverture à la Grâce ?

Mais l’approche de Dieu par l’invocation est la réponse du croyant à l’injonction divine, le témoignage de son espérance totale en la Miséricorde de son Seigneur qui affirme être présent quand on L’invoque. L’invocation est un support providentiel proposé par Dieu pour unir en une seule parole la tension constante de l’aspiration spirituelle et les menées mystérieuses de la Grâce.

Pour le mystique, la relation à Dieu par l’accomplissement de la parole est une relation d’amour (mahabbah). Mais c’est simultanément une relation de connaissance (ma°rifah). Le mystique répond à l’ordre coranique : « Adore Dieu jusqu’à ce que te vienne la certitude » [26]. Il s’agit d’un appel à la faculté de réflexion (fikr), médiate et discursive, qui constitue en quelque sorte une connaissance par reflet. Mais la Révélation s’adresse davantage au cœur de l’homme (qalb, lubb), siège traditionnel de l’intelligence, c’est-à-dire de la saisie intuitive et immédiate (kashf) des réalités spirituelles. Les versets coraniques sont porteurs de sens multiples qui se dévoilent au cours du chemin spirituel.

Le Coran synthétise en effet tous les aspects de la Réalité qu’il relie par des réseaux de correspondances secrètes, au-delà du déroulement déroutant du texte lui-même. Puisque le mot arabe qui désigne les versets, âyât, a aussi le sens de « signes », le croyant saisit en son for intérieur les signes symboliques éveillés par la Parole de Dieu comme il déchiffre les signes de Dieu dans les merveilles de la création.

On lit dans le Coran : « Seuls craignent Dieu, parmi Ses serviteurs, ceux qui sont savants » [27].

Et ailleurs : « Dieu élèvera sur des degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu la science » [28].

Et d’après le hadîth, « les savants sont les héritiers des prophètes qui leur ont transmis la science en héritage » [29].

 Cette connaissance spirituelle est proprement une sagesse divine (al-hikmatu-l-ilâhiyyah), décrivant l’ordre métaphysique des choses et nous aidant à nous libérer des idoles que notre âme forge sans cesse. Or, selon la Tradition, la véritable connaissance est une identification avec l’objet connu. On se rappelle l’adage selon lequel « un être est tout ce qu’il connaît ». C’est pourquoi la connaissance du monde formel qui nous entoure est impossible car l’identification y est impossible. Mais le monde de l’Esprit est au-delà de la forme, du déroulement inexorable du temps, de l’extension toute quantitative de l’espace. Là il est possible, selon les mots du métaphysicien français René Guénon, « de connaître ce qui est, et de le connaître de telle façon qu’on est soi-même, réellement et effectivement, tout ce que l’on connaît » [30].

Voilà la réalisation spirituelle véritable. Cette connaissance par identification est éminemment concrète. Il faut comprendre que, pour le mystique, le goût spirituel (dhawq) est plus fort que celui de la nourriture et le désir de l’union avec Dieu (°ishq) plus puissant que l’éros. Ainsi, en suivant, l’exemple du Prophète, le mystique musulman s’identifie à la réalité essentielle de celui-ci, la haqîqah muhammadiyyah, qui constitue, on l’a vu, l’isthme entre la création et Dieu.

En utilisant les ressources médiates de la pensée et les dévoilements de l’intuition intellectuelle, la connaissance métaphysique démontre sa propre impuissance à cerner la grandeur de Dieu et la splendeur de Sa Parole, pour mieux en célébrer le mystère. A l’opposé des gnoses modernes qui prétendent résumer la Vérité en un système clos, la sagesse divine enseignée dans le Soufisme nous ouvre, de façon apophatique, au secret divin.

Le chemin vers Dieu est long et les étapes nombreuses. Il s’agit de la véritable guerre sainte, celle que l’on mène contre soi-même, contre l’âme qui incite au mal, l’âme orgueilleuse et impérative (an-nafsu-l-ammârah), selon l’expression coranique. Cette guerre sainte consiste à élever la Parole de Dieu au-dessus de tout [31].

Le voyageur sur la Voie de Dieu doit se dépouiller de tout ce qui n’est pas Dieu. Davantage encore que la richesse matérielle, ce sont les passions, les attachements à nos créations mentales, à nos conjectures qu’il faut abandonner afin de réaliser la véritable pauvreté spirituelle (al-faqr ilâ-llâh) que Dieu comblera de Sa richesse surabondante. Mais cet abandon n’est pas aisé et le voyageur passe par de nombreuses épreuves, des périodes de désolation et de consolation, de resserrement et d’expansion, d’obscurité et de clarté, qui constituent comme une alchimie spirituelle. Le voyageur doit se remettre entre les Mains de Dieu, en une patiente endurance (çabr) et une confiance pleine d’espoir (tawakkul). Il s’agit de réaliser cette totale transparence de l’âme, qui est sincérité et justice exacte vis-à-vis de Dieu (çidq). Le serviteur se satisfait alors pleinement des dons de son Seigneur comme le Seigneur agrée dans sa Miséricorde le serviteur.

Dans un hadîth qudsî, Dieu dit : « Je suis auprès de l’idée que Mon serviteur se fait de Moi » [32].

Le grand mystique andalous Ibn Arabî, surnommé ash-shaykh al-akbar, « le plus grand des maîtres » en raison de sa sainteté et de la pénétration métaphysique de son œuvre considérable, commente ce mystère : « La part de chaque homme dans la vision de son Seigneur dépend de l’ampleur de sa connaissance, et de l’ampleur de sa foi parmi les différents degrés de foi » [33].

Et il écrit ailleurs : « Aussi fais attention à ce qui vient d’être mentionné et agis en conséquence : donne à la nature divine son dû exact, de sorte que tu puisses être parmi ceux qui traitent leur Seigneur avec justice dans la connaissance qu’ils ont de lui. Car Dieu est bien trop exalté pour être lié par quelque délimitation que ce soit, ou pour être restreint à une forme à l’exclusion des autres. De cette façon, tu pourras connaître pour toi-même l’universalité de la félicité de toute la création de Dieu, et la vaste étendue de cette Miséricorde qui embrasse toute chose » [34].

Le terme de la voie :

Le terme de la Voie est la contemplation de la Face de Dieu. Certes, nul ne peut voir la Face de Dieu de son vivant. Mais le saint est précisément celui qui est déjà mort à lui-même pour la renaissance dans une vie nouvelle, celle de l’autre monde. Voilà la vraie vie auprès de laquelle celle-ci n’est qu’un jeu et une jouissance éphémère. Bien des mystiques ont chanté dans des poèmes magnifiques la béatitude provoquée par la vision de la Face de Dieu et la satisfaction réciproque du Seigneur et du serviteur. Sous l’emprise de la contemplation, ils témoignent qu’en fait c’est Dieu seul qui est contemplé, et c’est aussi Dieu seul qui contemple. Le témoignage porté sur Dieu par Son serviteur et par Dieu lui-même s’unit en une seule parole d’amour qui s’achève en un seul silence émerveillé.

Jusqu’où l’Union du serviteur et du Seigneur est-elle consommée dans cette contemplation amoureuse ?

Jusqu’à quel point cette unicité du témoignage (wahdatu-sh-shuhûd) est-elle aussi la réalisation de l’unicité de l’Être (wahdatu-l-wujûd) ?

Il s’agit là du mystère ultime. Les mystiques musulmans ont célébré les noces de l’Epoux et de l’épouse, le retour de la goutte d’eau dans la mer immense, l’extinction du serviteur en Dieu. On garde en mémoire le cri extatique de Hallâj : anâ-l-Haqq, « Je suis la Réalité Suprême », qui lui valut le supplice, ou cette réponse de Abû Yazîd al-Bistâmî à celui qui frappait à sa porte : « Pars, prends garde ! Il n’y a que Dieu dans cette maison » [35].

Certains ont pu se méprendre et penser qu’il s’agissait d’une annihilation pure et simple. Mais l’extinction (fanâ’) est une extinction envers le monde. Elle prend la valeur d’une permanence (baqâ’) en Dieu. Certes, il n’ y a que Dieu, et, selon le verset coranique, « toute chose est périssable sauf Sa Face » [36].

Il s’agit là de la Face de Dieu. Mais on peut aussi comprendre qu’il s’agit de la face de la chose, c’est-à-dire de sa face essentielle (wajh khâçç) qui s’y identifie. Cette face-là est notre essence immuable (ayn thâbitah), nous-mêmes dans la permanence en Dieu. Car la réalité totale n’est ni augmentée, ni diminuée par l’union du Serviteur et du Seigneur. Ce qui est créature reste créature, et la Réalité essentielle reste la Réalité essentielle.

Afin d’expliquer la nature de cette union sans confusion, Ibn °Arabî révèle que nous nous voyons en Dieu comme Dieu se voit en nous, c’est-à-dire en notre face essentielle. « Dieu est donc le Miroir dans lequel tu te vois toi-même, comme tu es Son miroir dans lequel Il contemple Ses Noms. Or ceux-ci ne sont rien d’autre que Lui-même, en sorte que la réalité s’inverse et devient ambiguë » [37].

 « La plume arrivée ici se brise », écrit le grand mystique persan Rûmî [38].

Et Ibn Arabî conclut : « La spéculation rationnelle mène à la perplexité (hayrah) et la théophanie mène à la perplexité.

Il n’y a rien d’autre qu’un être perplexe.

Il n’y a rien d’autre exerçant des propriétés que la perplexité.

 Il n’y a rien d’autre que Dieu. Quand on est face à son secret le plus intérieur, avec toutes ces propriétés contradictoires, on dit habituellement : Ô perplexité, ô confusion, ô conflagration qui ne peut être sondée. Cette propriété appartient à nulle autre Présence que la Présence du nom de Dieu Allâh » [39].

 Ainsi l’ordre coranique « Dis : mon Seigneur, augmente ma science ! » [40]

signifie-t-il d’abord un accroissement de la perplexité. Nous voilà donc arrivés au moment où il vaut mieux nous taire et reconnaître que Dieu est plus Savant.

Ainsi devons-nous nous préparer à ce passage dans le Monde invisible, et à notre rencontre avec notre Seigneur. Ce ne sont pas les rites qui sauvent en eux-mêmes, car Dieu seul sauve. Mais il appartient à l’homme de se tourner vers Dieu afin que la Parole de Dieu puisse œuvrer à travers le support providentiel des rites. Ce n’est pas la connaissance qui sauve car Dieu seul sauve. Mais il revient à l’homme d’ouvrir son cœur à Dieu,afin que la Parole de Dieu puisse le nourrir, l’illuminer et le transformer. Dans sa lettre à un disciple, Al Ghazalî raconte que le mystique Junayd, après sa mort, apparut en songe à quelqu’un. On lui dit : « Quelle nouvelle, ô Abû al-Qâsim » ? Il répondit : « Les belles phrases ont été vaines et les formules mystérieuses se sont avérées stériles ; rien ne nous a été utile que les quelquesgénuflexions accomplies au sein même de la nuit » [41].

Cette rencontre avec notre Seigneur est proprement le Jour de la Résurrection, où nos œuvres et notre foi seront estimées à leur juste valeur. Car la raison d’être de notre vie terrestre est ce moment eschatologique. Alors, nous tous, juifs, chrétiens, et musulmans, comme tous les croyants sincères des autres religions orthodoxes, nous serons rassemblés afin que le sens caché de notre vie, des épreuves et des joies que nous avons connues, devienne manifeste. Selon la promesse coranique [42], Dieu nous renseignera enfin sur les raisons de nos différences, de la multitude des communautés religieuses, et de la Grâce surabondante de sa Révélation. Attendons avec espérance.

Plus nous nous rapprocherons de Dieu(swt), et plus nous serons proches alors les uns des autres, sous son ombre majestueuse et bienveillante, en cette heure qui se hâte vers nous où, selon le hadîth, il n’y aura plus d’autre ombre que la sienne [43].

Wa-llâhu a °lam !




[1] Coran L, 16.1.

[2] Cor. XVIII, 109.

[3] Cor. III, 84.

[4] Cor. XXIX, 46.

[5] Muslim.

[6] Ce hadîth ne se trouve pas dans les recueils canoniques, mais Ibn °Arabî le considère authentique, par « dévoilement intuitif ».

[7] Bukhâri et Muslim.

[8] Cor. VII, 156.

[9] Bukh. et Mus.

[10] Mus.

[11] Bukh.

[12] Cor. II, 284.

[13] Cor. II, 284.

[14] Cor. II, 284.

[15] Mus.

[16] Bukh. et Mus.

[17] Bukh. et Mus.

[18] Dhikr Le mot dhikr désigne en arabe la remémoration et, en particulier, la litanie que récitent les mystiques musulmans (soufis) dans le dessein de rendre gloire à Dieu et d’atteindre la perfection spirituelle. Le dhikr est, en effet, un « souvenir » de Dieu, produit par la répétition fréquente de ses noms, à voix haute ou basse, dans les positions et selon les rythmes respiratoires prescrits.

[19] Bukh. et Mus.

[20] Cor. XXI, 107.

[21] Cor. III, 32.

[22] Bukh.

[23] Cor. XXXIX, 45.

[24] Cor. II, 152.

[25] Tirmidhî.

[26] Cor. XV, 99.

[27] Cor. XXXV, 28.

[28] Cor. LVIII, 11.

[29] Bukh.

[30] René Guénon, « La Métaphysique orientale », Editions traditionnelles, p. 14.

[31] Bukh. et Mus.

[32] Bukh. et Mus.

[33] Ibn Arabî, Les Illuminations de la Mecque, trad. sous la direction de M. Chodkiewicz, Sindbad, p. 184.

[34] Ibn Arabî, op. cit., p. 181.

[35] Al-Bistâmî, Les Dits des Bistâmî, trad. Abdelwahab Medded, Fayard, p. 40.

[36] Cor. XXVIII, 88.

[37] Ibn Arabî, La Sagesse des Prophètes, trad. T. Burckhardt, Albin Michel, p. 48.

[38] Rûmi, Le Livre du Dedans, trad. E. de Vitray-Meyerovitch, Sindbad.

[39] Ibn Arabî, Les Illuminations de la Mecque, op. cit., p. 116.

[40] Cor. XX, 114.

[41] Al-Ghazâlî, Lettre à un Disciple, trad. F. Jabre, Beyrouth.

[42] Cor. V, 48.

[43] Mus.

Abû Yazid al-Bistami : sur la science par inspiration...

15/12/2007 17:06 par momowally

  • Abû Yazid al-Bistami : sur la science par inspiration...

    Abû Yazid al-Bistami : sur la science par inspiration...

    15/12/2007 17:06 par momowally

Abû Yazid al-Bistami : sur la science par inspiration... 

Salam 'alaykum !

«Il y avait dans la contrée d’Abû Yazid un docteur de la loi qui était le savant dans la région.

Il alla vers Abû Yazid et lui dit :
- On me rapporta sur ton compte des choses extraordinaires.
- Il en existe d’atres bien plus extraordinaires, lui répliqua Abû Yazid.
- Ta science, de qui et d’où te vient-elle ?
- Ma science est un don de Dieu, Glorieux et Sublime ; elle illustre ce dit de l’Envoyé de Dieu : « Qui agit par ce qu’il sait, Dieu lui fait hériter ce qu’il ignore », et cet autre dit : « Il y a deux sciences : la science évidente qui est la preuve de Dieu pour Ses créatures ; et la science ésotérique qui contient le savoir salutaire. » Ta science, ô docteur, fut transmise, d’une voix à l’autre, pour l’enseignement, non pour l’œuvre. Et ma science, ce sont les inspirations qui me viennent de Lui.
- Ma science est corroborée par la chaîne des autorités ; des plus grands, jusqu’à l’Envoyé de Dieu (), à l’ange Jibril (as), à Dieu, Glorieux et Sublime.
- Docteur, le Prophète possédait une science provenant de Dieu et à laquelle n’étaient initiés ni l’Ange Jibril, Mikaïl (as).
- Certes, mais je voudrais authentifier cette science dont tu te réclames.
- Oui, je te préciserai cela dans la mesure de la connaissance qui est fixée dans ton cœur.
Puis il reprit :
- Docteur, sais-tu que le Glorieux et Sublime parla formellement à Mussa [1] (as), qu’Il parla à Muhammad (saw) – lequel Le vit ouvertement – comme Il parla aux prophètes à travers Ses révélations ?
- Assurément.
Puis il dit :
- Docteur, sais-tu que les paroles des véridiques et des saints proviennent d’une inspiration qu’Il suscite en eux ? Ne sais-tu pas que ce sont Ses bienfaits et Ses confirmations qui les incitent à prononcer la sagesse au profit de la communauté ? Dieu n’a-t-Il pas inspiré la mère de Mussa (as) quand elle mit son enfant dans le coffret et le jeta dans le fleuve[2] ?

N’a-t-Il pas inspiré Khadir dans l’affaire du bateau, l’affaire du jeune homme et l’affaire du mur[3] ?

 Khadir lui-même n’a-t-il pas affirmé à Mussa : « Je n’ai pas agi de ma propre initiative, mais d’après une science provenant de Dieu, Glorieux et Sublime », Lequel dit : « Nous lui avons conféré une science émanant de Nous[4] » ?

Aussi n’a-t-Il pas inspiré Yussef (as) en sa prison[5] ?

De même pour Abû Bakr (raa) qui révéla à Aïsha (raa) que telle femme[6] était enceinte d’une fille ; et quand la mère mit au monde une fille, Abû Bakr dit : « Cela me fut inspiré.» Et ‘Umar (raa) ne fit-il pas inspiré quand il cria sur la chaire : « Ya Sariya, la montagne ![7] » ?

De semblables exemples ne manquent pas. Dieu réserve aux êtres qu’Il inspire Ses bienfaits en puisant dans Sa Grâce et Sa Générosité. Et Dieu distingue les uns des autres dès qu’il s’agit de l’inspiration de la sagacité.
Le docteur se leva et dit :
- Tu m’as donné accès au fondement et tu m’as mis du baume au cœur. »

Références :

[1] Coran, VII, 143 « Lorsque Mussa vint à notre rencontre et que le Seigneur lui parla. »
[2] Coran, XX, 38-39 « Lorsque Nous avons révélé à ta mère ce qui lui fut révélé ‘‘Mets-le dans le coffret, puis jette-le dans le fleuve’’ »
[3] Coran, XVIII, 65-82
[4] Coran, XVIII, 65
[5] Coran, XII, 36 et versets suivants.
[6] Il s’agit de Bint Khârija, esclave et concubine d’Abû Bakr.
[7] Episode rapporté dans la Chronique de Tabari.







ya-t-il des Versets Coraniques et des Hadith Prophétiques qui mentionnent que le Paraon ira en Enfer ?

14/12/2007 16:52 par momowally

  • ya-t-il des Versets Coraniques et des Hadith Prophétiques qui mentionnent que le Paraon ira en Enfer ?

    ya-t-il des Versets Coraniques et des Hadith Prophétiques qui mentionnent que le Paraon ira en Enfer ?

    14/12/2007 16:52 par momowally

ASALEMOU ALAIKOUM WA RAHMATOULLAH TAALA WA BARAKATOUH

Cher frère, 

désolés du retard pris pour  répondre à votre question.

Concernant votre question en effet les versets du Qour'ane et les hadiths prophétiques mentionnent que Pharaon est parmi les gens du Feu ainsi que sa
suite, ceux qui ont cru en ses prétentions à la divinité et l'ont suivis, voici quelques références :

Sourate (Le Pardonneur) 40; (versets 45 à 49) :

"...alors que le pire châtiment cerna les gens de Pharaon {45}

Le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir (cela fait référence au châtiment de la tombe).
Et le jour où l'Heure arrivera (il sera dit): "Faîtes entrer les gens de Pharaon au plus dur du châtiment" {V.46}

Et quand ils se disputeront dans
le Feu, les faibles diront à ceux qui s'enflaient d'orgueil:"Nous vous avions
suivis: pourriez-vous nous préserver d'une partie du Feu ?" {V.47}

Et ceux qui s'enflaient d'orgueil diront: "En vérité, nous y voilà tous." Allah a déjà rendu Son Jugement entre les serviteurs. {V.48}

Et ceux qui seront dans le Feu diront aux gardiens de l'Enfer:"Priez votre Seigneur de nous alléger un
jour de notre supplice
." {V.49}"



Sourate (Le récit )28; versets 40 à 42 :

"Nous le saisîmes donc, ainsi que ses soldats, et les jetâmes dans le flot. Regarde donc ce qu'il est advenu des injustes! {V.40}

Nous fîmes d'eux des dirigeants qui appellent les gens au Feu. Et au Jour de la Résurrection
ils ne seront pas secourus. {V.41}

Nous les fîmes suivre, dans cette vie ici-bas, d'une
malédiction. Et au Jour de la Résurrection , ils seront parmi les Honnis. {V.42}
"
Concernant les hadith prophétiques:
"Celui qui ne respecte pas la Salât n'aura ni lumière, ni preuve (en sa faveur), ni salut (le Jour du Jugement Dernier). Et il sera le Jour Final en compagnie de "Qâroûn" (Coré) , "Fir'aoûn" (Pharaon), "Hâmân" et "Oubay Ibné Khalf"."
(Ahmad, Tabrâni et Ibné Hibbân)

Ibné Qayyim , expliquant ce Hadith, écrit que:
« Celui dont le pouvoir aura empêché de prier sera ressuscité avec Pharaon (de nombreux versets du Qour'aane relatent comment il avait abusé de son pouvoir pour asservir son peuple et s'était lui-même proclamé comme étant Dieu.
Le Qour'aane évoque également sa tyrannie, sa rébellion envers Allâh(swt) et le Prophète Moïse (alayhis salâm) etc…).
-Celui dont les biens auront empêché de faire la Salât sera
ressuscité en
compagnie de Coré (voir le sort qui lui a été réservé dans le passage suivant
du Qour'aane: Sourate 28 / Versets 76 à 82).
-Celui dont la fonction et l'attachement pour l'honneur aura empêché de prier sera ressuscité avec Hâmân (qui est également mentionné dans le Qour'aane comme étant un proche collaborateur du Pharaon, dont il était le
vizir).
-Celui dont le commerce aura empêché de faire la Salât sera
ressuscité aux côtés de "Oubay Ibné Khalf"
(A titre de rappel, il faut savoir que ce dernier était un riche commerçant païen de la Mecque et un ennemi acharné du
Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) . Il avait l'habitude de dire au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) qu'il avait un élevé
et entretenu un cheval dans le seul but qu'un jour il s'en servirait pour le tuer (Naoûdhou billâhi min dhâlik). Une fois, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) le répondit en ces termes: "Incha Allah, c'est moi
(au contraire) qui vais te tuer
!". Cette prophétie se réalisa plusieurs années plus tard, lors de la bataille de Ohod. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) le blessa alors légèrement avec une petite lance.
Mais cette blessure fut pourtant à l'origine de sa mort, et il rendit l'âme dans d'énormes souffrances, avant même d'avoir pu retourner à Makkah).

Voici une tentative de réponse à votre question mais si vous avez d'autres réponses plus éloquentes faites-nous les partager !
Profit:

Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit :
« Adore ton Seigneur comme si tu le voyais, et considère-toi déjà parmi les morts et méfie-toi de l’imprécation de l’opprimé car elle est certes excusée, et sois assidu à la prière du matin et la prière du soir, assistes-y
car si vous saviez ce qu’elles contiennent, vous vous y rendriez même en rampant.
»
(Tabarani selon Abou Darda (qu'Allah l'agrée) )

WASALEMOU'ALAIKOUM WA RAHMATOULLAH TAALA WA BARAKATOUH