La vraie connaissance vient-elle des livres ou du cœur ?
04/12/2007 14:29 par momowally
Assalâmu' alayhikum ,chers frères et soeurs !
Chers assoiffés de connaissances , de vérités ! Répondez à ces questions ,avant tout :
Le Prophète Sayyidina Muhammad(saw) savait lire dans les cœurs, n'est-ce pas ?
Les savants sont les héritiers du Prophète(saw), n'est-ce pas ?
Ma question est la suivante: avez-vous, comme le Prophète(saw), la connaissance des cœurs ?
Faudrait-il donc réduire la science universelle du Prophète(saw) à votre petite science des livres ?
Il est clair que nul savant «âlim » n'a les connaissances que le Prophète avait (sur lui la paix). C'est bien pourquoi tous les savants sunnites sont d'accords sur le principe suivant : "Toute personne est telle qu'il y a certains de ses avis qui sont à prendre, d'autres à délaisser, sauf le Prophète [dont tout ce qu'il est prouvé qu'il a dit est à prendre]" (parole de Abdullâh ibn Abbâs, de Abdullâh ibn al-Mubârak, de Mâlik et de Ahmad ibn Hanbal).
Les avis qui sont à délaisser ( sans dénigrer les savants qui en sont les auteurs )sont les avis qui contredisent un verset du Coran clair ou un Hadîth authentique et clair (lire à ce sujet Raf' ul-malâm 'an il-aïmmat il-a'lâm). Cependant, vous êtes apparemment l'objet d'un malentendu à propos du mot "connaissance" et du type de connaissances qu'a laissé le Prophète(saw).
1. Se référer à des livres, c'est ce que Dieu(swt) et Son Prophète(saw) nous ont demandé de faire :
Les « ulémas» n'ont assurément pas la connaissance des cœurs, mais lorsqu'ils se référent aux livres qui rapportent les propos, les actes et les approbations du Prophète(saw), ils ne font que suivre ce que Dieu(swt) leur a dit : "Obéissez à Dieu et obéissez à Son Messager" (Coran). Le Prophète(saw) a dit de même : "J'ai laissé parmi vous deux choses avec lesquelles vous ne vous égarerez jamais après moi : le Coran et ma Sunna" (rapporté par al-Hâkim). Or, c'est le Prophète (saw)lui-même qui demandait aux Compagnons de rédiger par écrit les versets du Coran qu'il recevait de Dieu(swt). Et c'est lui-même qui a exhorté son Compagnon Abdullâh ibn Amr ibn al-'As à écrire ce qu'il disait (rapporté par Abû Dâoûd), et ce Compagnon a préparé de la sorte tout un ensemble d'écrits (rapporté par Ahmad). C'est le Prophète (saw)lui-même qui a ordonné d'écrire ses propos au sujet de ce qu'il a interdit de couper dans le territoire sacré du haram (rapporté par al-Bukhârî). C'est encore le Prophète(saw) qui a demandé de veiller à l'authenticité des propos qu'on lui prête.
Se référer aux Coran (dont la copie – mus'haf – est disponible sous forme de livre) et aux Hadîths (qui ne sont aujourd'hui plus accessibles que dans les recueils de Hadîths, donc dans des livres), c'est donc faire ce que Dieu(swt) et Son Messager(saw) nous ont demandé de faire.
Et puis, il faut savoir que la dimension juridique de l'islam, qui montre ce qui est interdit, déconseillé, permis, recommandé ou obligatoire dans tous les domaines de la vie humaine a été enseignée par le Prophète(saw) lui-même. Et c'est encore le Prophète(saw) lui-même qui a évoqué parfois certains principes ('illah) à la base des règlements, et qui enseigné d'avoir recours à des raisonnements sur la base des textes au cas où un problème nouveau se poserait qui n'a pas de solution explicite dans les textes qu'il a laissés. . C'est toujours le Prophète(saw) qui nous a recommandé de rester attachés à la Communauté, ce qui revient, selon un des commentaires attachés à ce mot, à se référer à ce qu'ont dit les savants précédents, lesquels se sont basés sur les principes des Compagnons du Prophète(saw).
2. Le Prophète savait-il lire dans les cœurs ?
Contrairement à une idée parfois répandue ici et là, le Prophète (saw)n'avait pas systématiquement la connaissance de ce qui se trouve dans le cœur de son interlocuteur. Seul Dieu(swt) sait ce qui se trouve dans le cœur de chacun. Dans le Coran que ce Prophète (sur lui la paix) lui-même nous a transmis, il y a des passages clairs qui le montrent : "Dis [ô Muhammad] : "Je ne vous dis pas que j'ai auprès de moi les trésors de Dieu, ni que je connais ce qui est caché. Je ne fais que suivre ce qui m'a été révélé" (Ste6/V.50). "Dis : "Si j'avais auprès de moi ce que vous voulez hâter, l'affaire serait réglée entre moi et vous. C'est Dieu qui connaît, Lui, les injustes. Et c'est auprès de Lui que se trouvent les clés de ce qui est caché. Ne les connaît que Lui" (Ste6/V.58-59). "Dis : "Je ne suis pas maître, pour moi-même, d'un profit ou d'un dommage, sauf ce que Dieu veut. Si je savais ce qui est caché, je chercherais le bien en abondance et aucun dommage ne me toucherait. Je ne suis qu'un avertisseur et un annonciateur pour des gens qui croient" (Ste7/V.188).
"Dis : "Je ne suis qu'un être humain comme vous, il m'est révélé que votre Dieu est un Dieu Unique" (Ste18/V.110).
S'il est vrai que le Prophète(saw) a laissé des prédictions de certains événements devant se passer, s'il est vrai qu'il est arrivé qu'il informe un homme de la teneur de la question que celui-ci allait lui poser, il ne connaissait en la matière que ce que Dieu lui révélait. Et quand Dieu ne l'informait pas, il n'en savait rien. Ainsi, quelques personnes avaient volé quelque chose à Médine. L'homme lésé fit son enquête et trouva quelques indices. Il alla en parler au Prophète (sur lui la paix). Mais les voleurs allèrent le trouver eux aussi et firent serment que par Dieu, ils étaient innocents, avant d'avancer par mensonge le nom de quelqu'un d'autre. Le Prophète (sur lui la paix) ne put que croire en le serment. C'est alors que Dieu(swt) lui révéla que ces personnes mentaient. L'allusion à cet événement figure de façon elliptique dans le Coran (Ste4/V.105-113). Le détail de cet événement est rapporté par at-Tirmidhî et cité Ibn Kathîr dans son Tafsîr.
Une autre fois, alors que Zayd ibn Arqam était venu informer le Prophète du fait que Abdullâh ibn Ubayy était en train d'essayer de monter des musulmans contre lui, cet hypocrite Abdullâh ibn Ubayy et ses amis vinrent rencontrer le Prophète et firent serment qu'il n'avait rien dit de tel. Devant le serment, le Prophète(saw) crut Abdullâh ibn Ubayy, et Zayd fut très affecté par le fait que sa parole ait été mise en doute. Mais ensuite Dieu révéla au Prophète(saw) que l'hypocrite avait réellement dit cela (voir Coran sourate 63). Il fit alors appeler Zayd et lui dit que Dieu avait confirmé la véracité de ses propos à lui. Cet événement est rapporté par al-Bukhârî. Le Prophète (sur lui la paix) a dit lui-même : «Je ne suis qu'un être humain, et vous venez me porter vos litiges. Il arrive que l'un d'entre vous soit plus habile à présenter ses arguments, et je tranche donc alors en sa faveur, selon ce que j'ai entendu. Si j'accorde ainsi à une personne ce qui revient en fait, de droit, à son frère, cette personne ne doit pas le prendre : car en fait je ne tranche alors pour lui qu'à propos d'une partie de l'Enfer» (rapporté par al-Bukhârî, Muslim, etc.).
3. Par contre c'est vrai : amasser des connaissances dans sa tête ne suffit pas
Ce que l'on sait du Coran et des Hadîths ne doit pas rester sur les lèvres et dans les neurones du cerveau mais doit être aussi intériorisé dans le cœur. Sinon ce n'est une connaissance qu'en apparence, ce n'est pas la connaissance dont parlait le Prophète. En effet, ce dernier considérait que la connaissance qui mérite ce nom est celle qui entraîne l'action qui est conforme à elle. Voyez plutôt : une fois il dit à propos de quelque chose : "Cela se passera au moment où disparaîtra la connaissance". Ziyâd ibn Labîd lui dit alors : "Comment la connaissance pourrait-elle disparaître alors que lisons le Coran et l'enseignons à nos enfants qui, à leur tour l'enseigneront à leurs enfants, et ainsi de suite jusqu'avant la fin du monde ?" Le Prophète lui dit : "Ziyâd, je te considérais comme un des hommes de Médine ayant le plus de compréhension. Ne vois-tu pas que les gens du Livre lisent la Torah et l'Evangile mais ne mettent pas en pratique ce qui s'y trouve ?" (rapporté par Ibn Mâja et Ahmad, authentifié par al-Albânî). Pour le Prophète, la "disparition de la connaissance" voulait donc désigner la connaissance qui n'est pas intériorisée et qui ne pousse pas à agir en conséquence. Dans une autre parole, il a nommé pareille connaissance : "une connaissance inutile". Ceci car l'islam ne concerne pas que les actes extérieurs, il concerne aussi le cœur (cf. La perfection dans l'adoration (al-ihsân) - Des qualités à développer).
Le savant al-Hassan al-Basrî disait pour sa part : "La connaissance est de deux types. Il y a la connaissance qui est dans le cœur : c'est la connaissance qui est utile. Et puis il y a la connaissance qui reste sur la langue : c'est là un argument que Dieu utilisera contre l'homme" (parole rapportée par ad-Dârimî, chaîne de transmission authentifiée par al-Albânî).
En fait il ne s'agit que d'une seule et même matière à connaître : ce que disent le Coran et la Sunna. La différence entre les deux types de connaissances ne relève que de la place que l'on donne à cette connaissance du Coran et des Hadîths dans son être :
- "la connaissance qui reste sur la langue" est le fait de seulement lire, comprendre et mémoriser ce que disent le Coran et les Hadîths, sans l'intérioriser et donc sans agir en conséquence.
- "la connaissance qui entre dans le cœur" est, elle, le fait de lire, comprendre, mémoriser et intérioriser ce que disent ces mêmes Coran et Hadîths au point que cela pousse à agir en conséquence.
Il n'y a pas en islam de connaissance religieuse disant des choses différentes de ce que disent le Coran et les Hadîths, connaissance mystérieuse et cachée que l'on acquerrait directement de Dieu. Ni pour ce qui relève du droit, ni pour ce qui a trait aux croyances, ni pour ce qui concerne la spiritualité. Je vous suggère de lire à ce sujet : Y a-t-il une connaissance cachée en islam ?
Ahmad as-Sarhindî (mort en 1034 a.h.), un savant musulman ayant vécu en Inde et ayant appelé au développement de la spiritualité ("al-ihsân"), mais dans l'authenticité par rapport aux sources, a écrit : "Nous avons besoin des propos de Muhammad al-Arabî [le Prophète], sur lui la paix, et non des propos de Muhyu-d-dîn ibn Arabî ou de Sadr-ud-dîn al-Qawnawî ou encore de Abd ar-Razzâq al-Kâshî. Nous avons besoin des "Nussûss" [références textuelles du Coran et des Hadîths] et non des "Fussûss" ["Fussûss al-hikam", ouvrage de Ibn Arabî]. "Al-futûhât al-madaniyya" [les révélations médinites, c'est-à-dire le Coran et les Hadîths] font que nous pouvons nous passer de "Al-futûhât al-makkiyya" [ouvrage de Ibn Arabî]" (Recueil des épîtres de As-Sarhindî, 2/100, cité par Abu-l-Hassan an-Nadwî, Dawr al-hadîth fî takwîn il-manâkh il-islâmî, p. 30).
4. Invocations enseignées par le Prophète (sur lui la paix) :
Le Prophète(saw) nous a enseigné de faire ces invocations (du'âs) :
Un Amoureux fou vint frapper à la porte de sa bien aimée.
Elle demanda : «Qui est là ?»
il répondit : «C'est moi ! ».
Elle dit :
Alors, il s'en alla méditer dans le désert et des années plus tard, il revint frapper à sa porte.
La voix de sa bien aimée demanda : «Qui est là ? »
Il répondit : «C'est toi même! »
Et la porte s'ouvrit ! ! ! ! !
(D'apès Ibn Arabi, poête mystique andalou 1165-1240)
-la force de son éloquence, -l'abondance de son savoir, -et la manifestation des perles de la spiritualité puisées dans les trésors du Coran et de la Sunnah. Son père, le noble savant et prédicateur, Sheikh Muhammad Ibn Sâlim dépensa sa vie dans l'Appel à Dieu(swt). Il fut kidnappé, sous les yeux de son jeune fils Sheikh `Umar, puis assassiné par les communistes qui faisaient rage dans le pays et tentaient d'éradiquer l'Islam et liquider ses savants. C'est ainsi que Sheikh `Umar grandit dans un foyer musulman attaché à Dieu(swt), dans un environnement sain, propice à l'épanouissement de la fitrah [2] du croyant. Sheikh `Umar, malgré les incidents douloureux où il vit son père disparaître, ne se détourna pas de la vérité. Bien au contraire, ces événements tragiques insufflèrent en son coeur le sens du sacrifice, la fermeté dans la vérité et le service de la Parole de Dieu(swt), en toute humilité et dévotion. |
«»

Les invocations sont répétées trois fois pour un meilleur apprentissage
La Talbiyah
(Lorsqu'on entre en état d'ihram et au long du pèlerinage )
«Labbaïkal-lâhumma labbaïk, labbaïka lâ sharîka laka labbaïk, «Me voici, Seigneur, me voici, Tu n'as aucun associé, me voici. ( L'invocation à dire entre le coin yéménite et la pierre noire ( à la Ka'abah) .) Le Prophète « Rabbanâ âtinâ fid-dunyâ hassanatan, wa fil-âkhirati hassanatan, wa qinâ adhâban-nâr » (O notre Seigneur, Favorise nous d'un bienfait dans ce monde et Jaabir " Innas-safâ wal-marwata min sha'âiril-lâh [...]" (As- Safa et Al – Marwa sont vraiment parmi les lieux sacrés d'Allah […] ) « Abda'u bimâ bada'al-lâhu bih !» "Je commence par ce qu'Allâh a commencé" Alors, il commença par «Safa» , l'escalada ,afin de voir la Ka'abah , ensuite il fit face et dit : «Allâhu akbar ! allâhu akbar ! allâhu akbar ! » « Allah est le plus grand ! Allah est le plus grand ! Allah est le plus grand ! » «Lâ ilâha ilal-lâhu wahdahu lâ sharîka lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu wa huwa alâ kulli shaï'in qadîr, «Il n'y a d'autre divinité que Allah, l'Unique sans associé. A Lui la Royauté, A Lui La Louange Il répétait la même chose à « Marwah » L 'on peut faire aussi une imploration personnelle . " La meilleure invocation est celle qu'on formule le jour d'Arafat et «Lâ ilâha illal-lâhu wahdahu lâ sharîka lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, wa huwa alâ kulli shaï'in qadîr » «Il n'y a point de divinité en dehors d'Allah, l'Unique, sans associé. En arrivant à «Al- Mash'ar Al – Haraam » Jaabir Lorsqu'on jette des pierres au «Jamaraat»
Chaque fois que le Prophète «Allâhu akbar ! » (Allah est le plus grand ! ) Après avoir complété le premier « jamaraah», il avançait un peu, se tenait debout Il levait ses mains et invoquait Allâh(swt). Le Prophète «Allâhu Akbar ! » (Allah est le plus grand !) Ou bien : «Bismilah wa Lâhu Akbar » (Au Nom d'Allah, Allah est le plus grand! ) Qu'Allâh(swt) nous accorde une longue vie dans l'obéissance et qu'il nous fasse emprunter le chemin de ses bien-aimés !

innal-hamda, wan-ni'imata, laka wal-mulk, lâ sharîka lak !»
La louange, la grâce et la souveraineté sont à Toi, Tu n'as pas d'associé ! »
avait l'habitude de dire entre le coin Yéménite et la pierre noire : ![]()
d'un bienfait dans la vie future et préserve – nous du supplice du feu ! )
Des invocations à dire à «As- Safa » et à «Al- Marwa »:
a dit lorsqu'il décrivait le pèlerinage du Prophète
:
" [ … ] et lorsqu'il fut proche d'As-Safa ,il récitait : ![]()
![]()
![]()
Ensuite ,il formula (ce qui suit ) trois fois , après chacune d'elles ,il fait une supplication :
lâ ilâha illal-lâhu wahdahu andjaza wa'adah ,wa nassara abdah, wa hazamal-ahzâba wahdah.»
et Il est toute chose capable. Il n'y a point de divinité en dehors d'Allah.
Il a tenu sa promesse, accordé la victoire à Son serviteur et a vaincu les alliés.»
la meilleure que les Prophètes qui m'ont précédé et moi avons dite ( est ) : ![]()
A lui la Royauté, à lui la Louange, Il est de toute chose capable.»
a dit : «Le Prophète
dirigea Al–Qaswaa [sa chamelle] jusqu'à ce qu'il arriva à «Al Mash'ar Al-Haraam». Il s'est ensuite tourné vers le «Quib'lah», invoqua Allah (le très haut ! l'Unique ! )
Il resta ainsi jusqu'à l'aube mais partit avant le lever du soleil »
jetait une pierre aux trois «Jamaraat»
[les trois socles à lapider à Mina pendant le Hajj] , il disait : ![]()
en faisant face à la Ka'abah .
Il le fit aussi pour le deuxième «jamarah» mais pas pour le troisième ."
A la Pierre Noire.
faisait le «Tawaf »sur le dos d'un chameau, et chaque fois
qu'il arrivait près de la pierre noire il la touchait avec son bâton et disait :![]()

« Dans le cœur passe une image : « Retourne vers ta Source » (Rûmi)
« L’eau de la mer, partout où elle se trouve, appartient à la mer et retourne à la mer....» (Sultan Valad)
« Nous sommes à Dieu, et nous retournons à Lui » (Coran. II, 156)
A l’appel d'Allâh(swt), on se met en route :
‘Abdallah al-Ansârî al-Harawî, nous décrit cette section des débuts en dix étapes.
1). L’éveil / yaqaza.
Dieu a dit : « Dis : « Je vous exhorte seulement à une chose : Dressez-vous vers Dieu… » (Coran, XXXIV, 46) Se dresser vers Dieu, c’est s’éveiller de la somnolence, de l’insouciance et se tirer du bourbier de la tiédeur. Ceci a lieu dès que le cœur s’illumine de vie, à la vision de la lumière de l’avertissement.
2). Le retour à Dieu / tawba.
Dieu a dit : « Ceux qui ne reviendront pas (de leur faute), ceux-là seront les injustes. » (Coran XLIX, 11). Les conditions du retour à Dieu consistent en trois choses : le regret, l’excuse et l’extirpation.
3. L’examen de conscience / muhâsaba.
Dieu a dit : « Craignez Dieu ! Que chaque âme considère ce qu’elle a avancé pour demain ! » (Coran LIX, 18). On ne suit le chemin de l’examen de conscience qu’après avoir entrepris résolument d’exécuter l’engagement du retour à Dieu.
4. La résipiscence / inâba.
Dieu a dit : « Et venez à résipiscence à votre Seigneur » (Coran XXXIX, 54). La résipiscence consiste en trois choses : revenir à Dieu en se réformant, comme on est revenu à Lui en s’excusant ; revenir à Lui en étant fidèle, comme on est revenu à Lui en s’engageant ; revenir à Lui en sa manière d’être, comme on est revenu à Lui en Lui répondant.
5. La réflexion / tafakkur.
Dieu a dit : « Alors que Nous avons fait descendre vers toi le Rappel, pour que tu montres aux hommes ce qu’on a fait descendre vers eux. Peur-être réfléchiront-ils » (Coran XVI , 44). Sache que la réflexion est l’enquête menée par la vue intérieure dans le but d’atteindre l’objet désiré.
6. La méditation / tadakkur.
Dieu a dit : « Ne se souvient que qui vient à résipiscence » (Coran XL, 13). La méditation est supérieure à la réflexion, car réfléchir, c’est chercher et méditer, c’est trouver.
7. Se mettre hors de péril / i’tisâm.
Dieu a dit : « Mettez vous hors de péril en vous cramponnant à Dieu, Il est votre Maître ! » (Coran XXII, 78).
Se cramponner à la corde de Dieu, c’est être fidèle en son obéissance, en guettant Ses ordres ; se cramponner à Dieu, c’est s’élever au-dessus de toute imagination et se délivrer de toute hésitation.
8. La fuite / firâre.
Dieu a dit : « Fuyez auprès de Dieu ! » (Coran LI, 50). La fuite consiste à s’enfuir de ce qui n’est pas, auprès de ce qui n’a jamais cessé d’être.
9. L’ascèse / riyâda.
Dieu a dit : « Ceux qui donnent ce qu’ils donnent et dont les cœurs frémissent…. » (Coran XXIII, 60). L’ascèse consiste à entraîner l’âme à faire sien ce qui est vrai.
10. L’audition / samâ’.
Dieu (swt)a dit :
« Si Dieu avait reconnu en eux quelque bien, Il les aurait fait entendre »
(Coran VIII, 23). Le point essentiel de l’audition, c’est l’éveil de l’attention.
Qu'Allâh(swt) nous accorde une longue vie dans l'obéissance,
nous donne le discernement et le savoir
et nous fasse emprunter la voie de ses bien-aimés !
«Notre mort, c'est nos noces avec l'éternité.
Quel est son secret ? «Dieu est Un ! »
Le soleil se divise en passant par les ouvertures de la maison ;
quand ces ouvertures sont fermées, la multiplicité disparaît.
Cette multiplicité existe dans les grappes :
elle ne se trouve plus dans le suc qui sourd du raisin.
Pour celui qui est vivant dans la lumière de Dieu(swt),
la mort de cette âme charnelle est un bienfait.
A son sujet, ne dis ni mal, ni bien,
car il est passé au-delà et du bien et du mal.
Attache tes regards sur Dieu, et ne parle pas de ce qui est invisible,
afin que dans ton regard Il mette un autre regard.
C'est la vision des yeux corporels qui constitue cette vision
pour laquelle n'existe aucune chose invisible et secrète.
Mais quand le regard est tourné vers la lumière de Dieu
sous une telle lumière, quelle chose pourrait demeurer cachée ?
Bien que toutes les lumières émanent de la lumière divine,
ne nomme pas toutes ces lumières "lumière de Dieu"
c'est lumière éternelle qui est la lumière de Dieu ;
la lumière éphémère est l'attribut du corps et de la chair.
C'est la lumière infernale qui luit dans les yeux des créatures,
sauf pour celles dont c'est Dieu même qui oignit les yeux de kohl.
Son feu est devenu lumière pour Son ami, Abraham ;
les yeux de l'intelligence sont ignorants comme ceux de l'âne.
O Dieu qui confère le don de la vision!
L'oiseau de la vision s'envole vers Toi avec les ailes du désir »
(Rûmi)