La Tariqatou Tijaniyya :THESE SUR LE MYSTIQUE
19/11/2007 18:04 par momowally
Assalamu'alaykum ,chers frères de la Tariqa ! Voici un article que j'ai lu qq part ,Qu'Allâh(swt) recompense celui qui
l'a écrit !
THESE SUR LE MYSTIQUE (selon Mamadou Wade)
Mohamed El Khaly, un éminent compagnon de Cheikh, avait dit au sujet du rôle et du degré de Sayydina Ahmadat' Tijânî Chérif(raa) : "C'est par son intermédiaire que tous les saints, sans en avoir conscience, reçoivent l'influx des Prophètes. "
Cheikh Ahmadat Tijânî(raa) a dit :« celui qui m'aime pour l'amour d' Allah(swt) et son méssager (saw)est béni mais celui quin m'aime pour une autre raison, je ne suis q'un simple humain » .
Les enseignements qu'il convient de tirer, depuis l'itinéraire du fondateur de la Tijaniyya, jusqu'à sa rencontre avec le Prophète (saw) sont essentiels pour qui emprunte la voie spirituelle.
Le premier est que Cheikh Ahmadat'Tijânî(raa) n'a jamais cherché à se faire valoir ou à faire du prosélytisme autour de sa personne.
Pareil enseignement a été mis en exergue pour les disciples, par la grande figure sénégalaise de la Tijaniyya, El Hadji Omar FoutiyouTall(raa) , dans son ouvrage spirituel :«AI Rimah» (Livres des lances).
Le Cheikh AI-Murtada (raa) y dit en effet:
«Le disciple qui cherche à se faire valoir avant d'avoir terminé son initiation, ne fera rien de bon».
Il poursuit plus loin: «Ce qu'il faut( c'est être droit et sincère, rester humble malgré l'acquisition de certaines vertus, se considérer comme toujours imparfait et très loin d'égaler les saints, s'en remettre à Allah, demeurer attentif devant le but à atteindre...»
Le deuxième enseignement réside dans la transmission à Cheikh Ahmed Tijânî(raa) des modalités de sa mission au service d' Allah(swt) .
LaVision du Prophète Muhammad(saw)
Un autre enseignement peut être relevé sur les modalités de la vision du Prophète(saw) par les saints, les gnostiques et les vertueux. Le Cheikh El Hadji Omar Tall(raa) s'y est étendu dans le livre précité. Il souligne :
«On peut voir le Prophète (saw) sous deux formes : sous l'aspect qu'il avait en ce monde, tel que le virent ses compagnons, ou sous l'aspect de son «essence, la sainte, pour les gnostiques précisément.»
C'est une lumière qui emplit entièrement le monde. Le gnostique voit cette lumière grâce à son intelligence. Cette «essence» peut aussi être «incarnée» par certains Cheikhs, auxquels le Prophète(saw) fait cet honneur et donne cette marque de distinction».
Le Sceau suprême de la sainteté (raa)
Il est difficile d'expliciter par des mots ce que recouvre la qualité de Sceau suprême de la sainteté que le Très Haut a réservé au fondateur de la Tijaniyya .
Certains auteurs et orientalistes comme Michel Chodkiewicz ont cru pouvoir l' attribuer au grand maître arabo-andahlou Muhyil Dîne Ibn Arabî, alors que à ce dernier ne l'a pas revendiqué de façon claire et nette. D'autres auteurs confèrent ce statut à Jésus fils de Marie à son retour à la vie terrestre sous le nom AL MAHDI.
En présentant la hiérarchie des saints selon les ordres mystiques . comme la Tijaniyya ou les Akbariens, on peut donner une idée de la station de Cheikh Ahmed Tijânî(raa).
Le saint est d'abord un «signe» de Dieu(swt) sur terre. Ils occupent une position privilégiée aux yeux de Dieu (swt)qui a y effacé de leur vue les visages de la multiplicité.
Les saints de Dieu(swt) portent en eux les secrets du Très-Haut et sont la source de sa lumière.
Il y a la sainteté mineure acquise grâce à l' action pour Dieu(swt) et par l' observation du modèle prophétique, et au-dessus, la sainteté majeure directement liée à l'action de Dieu(swt) sur la créature privilégiée.
On peut aussi parler de sainteté de la foi et de sainteté de la certitude ; cette certitude englobant la foi alors que l'inverse n'est pas vrai.
Les élus de la deuxième catégorie relèvent de la sainteté majeure.
En plus de la possession plénière de la foi, ils sont caractérisés par leur abandon confiant en Dieu.(swt) Leur sainteté est, en outre, fondée sur la contemplation et non sur l'argumentaire et le raisonnement.
C'est à ce propos que le Cheikh Abûl Hassan Al-Shadhi(raa) disait: «Le fait de voir Dieu(swt) par l'oeil de la foi et de la certitude nous a libérés de tous recours à la pensée discursive».
Qu'il s'agisse de la sainteté procédant de la foi ou de celle émanant de la certitude, l'être qui bénéficie de ces grâces divines est marqué par un ensemble de traits :
- possession de la gnose (al-ma'rifa bi-llah), -
-la crainte de Dieu, le souvenir permanent de la présence divine,
-l'empressement à suivre les injonctions du Très-Haut,
-l'enracinement de l' âme dans la certitude,
-la perception claire de ce que Dieu veut de nous,
-la confiance absolue en lui,
-l'abandon sincère à lui,
-la gestion de leurs affaires par Dieu (swt)
-et la dotation d'autres dons dont des faveurs sont naturelles.
Au Sénégal, malgré la ferveur musulmane plus ou moins sincère constatée, on est très loin de pouvoir percevoir la sainteté véritable. Cette situation est encore compliquée par le fait que les élus de Dieu(swt) cachent le plus souvent leur sainteté ou sont, eux-mêmes, voilés. On attribue généralement la sainteté aux marabouts appartenant aux grandes familles religieuses connus ou aux «Serignes» qui ont beaucoup de monde autour d'eux.On l'attribue aussi aux faiseurs de «miracles» et autres professionnels qui prient pour les gens ou leur font des retraites «spirituelles» des talismans ou des «safaras» en vue de l'atteinte de certains objectifs purement terrestres (pouvoir, richesses, nominations à des postes recherchés, ascension sociale, guérison, célébrité et prestige...) la sainteté véritable est loin de correspondre à toutes ses attributions. C'est un secret entre Dieu(swt) et l'élu qui fait du saint un voyageur en dehors de ce monde, un trésor caché que ne découvre pas n'importe qui ne le trouve que celui qui le cherche comme un assoiffé qui a besoin d'eau ou celui qui cherche Dieu(swt) «comme une mère peut chercher son enfant perdu ! ». Les amoureux de ce bas monde et de son clinquant ne pourront jamais reconnaître un saint, même si ce dernier les côtoie. Ils sont plutôt les persécuteurs des saints de Dieu(swt), qu'ils méprisent et sous-estiment dans l'ignorance totale que même ce qui leur arrive de faveurs dans ce monde procède de la sainteté des élus ignorés et persécutés.
Un autre signe de la sainteté peut, enfin être trouvé à partir de ce constat du saint mystique Fuzeïl ben Ayôz (raa): «celui que le Seigneur (leTrès-Haut) affectionne, il lui fait subir toutes sortes de difficultés dans les affaires d'ici-bas. Quand à ceux qu'il traite en ennemis, il s'élargit pour eux toutes les voies et les éprouve par des félicités terrestres.» Tous les saints de Dieu(swt) ont convergé vers le même constat.
La Hiérarchie des Saints de Dieu(swt)
Pour revenir à la station élevée de Cheikh Ahmed Tijânî (raa), soulignons que la hiérarchie des saints est toujours pyramidale.
Au sommet, selon les guides de la Tijaniyya il y a, à chaque époque, le pôle suprême des saints (ou pôle du Temps!;
Ensuite, viennent les quatre piliers (Maftâtil Kounoudji) qui sont des singuliers (afrad!. )
Si le pôle (Khoutbou) quitte corporellement ce monde, il est remplacé par l'un des quatre piliers.
Celui-ci est à son tour ,est remplacé par un saint provenant d'un troisième rang formé par les saints gnostiques parfaits (arifs kaamil).
Nul, hormis le Pôle lui-même, ne peut savoir ou mesurer la station de la polarité (martthaba khoutbou).
Le Pôle suprême n'a pas le droit de parler de lui. Il est soigneusement caché par Dieu(swt), et il ne se fait connaître qu'à de rares élus.
Son degré spirituel (mahama) réside dans sa grande proximité avec le Prophète(saw) au niveau de l'âme, du coeur et de l' esprit.
Le Pôle possède le savoir qui existait avant la création du monde et après cette création.
Il possède les secrets des Noms de Dieu(swt) et le savoir de l'essence et de l'existence.
Il regarde aussi l'essence de l'existence par l'intermédiaire du mahama (degré, position) du Prophète(saw).
Le savoir du Pôle est détenu également par les grands singuliers (afrads) devenus piliers au nombre de quatre.
Mais ils ne perçoivent pas pleinement leurs connaissances, ni leur station spirituelle.
Ils travaillent sur le plan mystique sans cette perception de leur savoir ; car dans l'état où ils se trouvent ils ne savent pas ce qui est ou non autour d'eux, de même que les faveurs dont Dieu(swt) les a gratifiées.
Cette méconnaissance trouve son explication dans l'humilité des saints concernés. Leur humilité est telle qu'ils ne savent pas ce qu'ils sont et ce qu'ils représentent.
Ils sont ainsi voilés par leur humilité (tôrokh Lou).
C'est seulement le pôle qui connaît l' état des piliers.
Ces derniers ne peuvent cerner ce qu'ils étaient ou ce qu'ils faisaient, qu'une fois hissés à la station de pôle. Il peut arriver, qu'à une époque, existent plusieurs pôles de la sainteté.
Dans ce cas ils sont coiffés par un pôle des pôles (khoutbou Lagertab) qui a la puissance de 1500 saints gnostiques. Il existe aussi un outre type d'élus de Dieu. I
l s'agit des khalifes (lieutenants) de Dieu (swt)distincts des pôles. Les khalifes de Dieu(swt) détiennent le degré des pôles, mais sont plus puissants que ces derniers.
En plus du savoir des pôles, ils ont la connaissance du message divin (Risâla).
Ce sont des messagers. Ils possèdent la science des singuliers et celle des prophètes.
Ils cernent le pouvoir et la nature des choses. Ils puisent leur savoir chez les anges et donc des mondes supérieurs différents du monde d'ici-bas, le Moulk ou planète des humains correspondant aux ténèbres de l'être, du corps et de l'âme.
Ces mondes supérieurs sont le monde angélique (Malakout), le monde de la puissance (Djabarout) et celui de l'ordre (lamri).
Chacun de ces mondes, y compris le nôtre, reçoivent des lumières divines à travers le Prophète. Ils sont situés entre 10 terres, le premier et septième ciel, Koursiyou, Arras et au-delà d'Arras.
Les saints véritables sont, ou non, familiers de ces lumières divines.
Leur niveau de conscience de cet état reste fonction du savoir et de l'ouverture acquis par la voie des degrés (mahama).
Cette voie étant un processus d'ouverture provenant de l'illumination, des épiphanies et des miracles de la vérité et des secrets et du savoir que l'intelligence, à elle seule, ne peut atteindre.
Il s'agit d'un savoir et des secrets qui ne se trouvent dans aucun livre.
C'est fort de cette illumination et de ce savoir supérieur, que les saints ou gnostiques accomplis connaissent ce qui arrive de bon ou de mauvais à l' époque, ce qui a trait aux saisons, ce que Dieu décrète dans le monde et, à chaque moment, ce qui correspond à ce décret.
Leur connaissance embrasse aussi le pourquoi des choses qui arrivent, ce qui précède et ce qui vient après, les positions des étoiles, le savoir conforme à la dévotion à Dieu(swt), l'état des esprits (rouhs) et leur progression, le secret des créatures, le monde du mystère, la connaissance des lettres célestes (Alif, Lam, Kâf...) commençant certaines sourates du Coran.
Mais la possession de toutes ces connaissances n'est pas tout. Le saint absolument accompli doit également accéder aux lumières de ces connaissances.
Pour cela, il doit abandonner tous les dons déjà acquis, faire comme s'il recommençait à zéro, comme s'il ne connaissait rien.
Il ne demande, aussi, rien à Dieu(swt), à part de l'assister pour avoir la paix, être maintenu sur voie droite et arriver à lui.
Beaucoup d'adeptes de la voie spirituelle ou de candidat à la sainteté flanchent et tombent dès la première étape du chemin, pour avoir associé à Dieu(swt) leurs intérêts, leur âme, ainsi que la recherche déguisée de la gloire et de la renommée.
En réalité, par le biais de cette Association secrète, nombre de marabouts ont donné à Satan, le moyen de les induire en erreur en les corrompant par toutes sortes de vanités, comme l'a indiqué le Cheikh Omar Tall du Fouta. Ces marabouts, poursuit le grand cheikh de la Tijaniyya,Cheikh Ahmadat'Tijânî(raa), s'égarent alors et ils égarent les autres en les entraînant avec eux.
Pour avoir les chances de réussir dans sa quête de Dieu, l'itinérant devrait par conséquent s'appliquer, avec l'aide d'Allah(swt), à vider son coeur du monde.
Ce qui ne signifie pas renoncer au monde!
Il s'agit plutôt d'un détachement du coeur qui peut aller de pair avec l'exercice d'un travail pour ne pas être à la charge de la communauté et pour aider les autres.
Même les cheikhs ou plus prosaïquement les Serignes, a déclaré El Hadji Omar Tall(raa): «doivent exercer une activité pour subvenir à leurs besoins».
«Préférer Allah à toute chose», a encore souligné le cheikh sénégalais de la voie Tijaniyya, «doit être, pour le disciple qui désire l'initiation, le principe et la fin de ses désirs. Pas un seul instant de sa vie ne doit être consacré à autre chose. Penser à autre chose, c'est retrouver l'intérêt et la disposition.
Le disciple doit se réserver à Allah en toute action dans le seul but de le glorifier, de le louer et de le remercier».Si l'itinérant cherche autre chose, Dieu lui retourne sa dévotion.
Cette punition peut se traduire par des succès et beaucoup de gloire dans ce bas monde. Ce qui n'a rien à voir avec le pouvoir initiatique et la sainteté.
Mais le commun des croyants est loin de le savoir.
Il s'empresse plutôt autour des «hommes de Dieu» ayant une autorité extérieure sur ce bas monde et les vénèrent alors que ces derniers ont, en fait raté le but suprême.
Pendant ce temps, le saint parvenu à Dieu, ou le pieux serviteur qui a abandonné son libre arbitre au Tout Puissant, sont ignorés car ils sont généralement étrangers à ce monde.
Mais ces derniers n' en sont pas offusqués et regardent le commun des croyants avec l' oeil de la miséricorde.
Ils se disent aussi, comme le cheikh Al Akbar Ibn' Arabi(raa) : «Nous avons laissé derrière nous les mers agitées. Comment les hommes sauraient-ils vers quoi nous nous dirigeons ?.
Ils savent enfin que peu de gens ont la notion de l'élection divine et sont en mesure de saisir la véritable personnalité de l'homme qui progresse dans les sciences divines et les connaissances seigneuriales.
Comme on l'a dit, la hiérarchie des saints est pyramidale.
Cela ouvre la question de savoir si les saints se connaissent entre eux ?
La réponse est affirmative dans le monde des esprits mais ne l'est pas toujours dans notre vie quotidienne.
Ici, celui qui se trouve dans un échelon inférieur peut ne pas se rendre compte de la station spirituelle du saint de l'échelon supé rieur.
Il pourrait même arriver, si sa sainteté lui est dévoilée, qu'il se croit supérieur tant les perspectives et dons qui lui sont révélés sont fabuleux et source d'ivresse extatique.
Le cheikh Ibn' Ata Allah(raa) répond un peu à la question ouverte en signalant que : «l'être qui est bas peut s'approcher de celui qui est élevé, mais il ne peut le cerner».
Il ajoute aussi : «Les saints reçoivent les stations spirituelles des prophètes mais ils n'en ont pas une vision globale. A l'inverse, ceux-ci dominent parfaitement les stations des saints..»
Caractéristiques du Pôle caché :
A la lumière de ces dernières observations, il est possible de comprendre pourquoi des saints de son temps et après lui pouvaient ne pas connaître le rang spirituel du cheikh Ahmed Tijânî Hassani Chérif (raa).
Les grands saints des époques précédentes connaissent cependant l'existence du pôle caché avant l'avènement de son futur détenteur.
Seulement, selon les gnostiques de la Tijaniyya, hormis l'Imam Ali Ibn Abû Talib, les pôles Abd Al-Salâm Ibn Mashîsh ( l 3e siècle) et Abdoul Khâdr Dieylanî (12e siècle) et quelques autres saints supérieurs, aucun pieux serviteur ne savait la description physique avant ou après du pôle caché .
Toutefois, à l'Assemblée secrète des saints (Dîwan awliya) qui se tient chaque nuit de vendredi, les participants ,qui se trouvaient dans le cercle proche du prophète(saw) voyaient au-dessus d'eux un siège réservé occupé par un personnage fait de lumière.
C'était le cheikh Ahmed Tijânî (raa).
A son avènement ce siège fut occulté.
Il n'est plus visible et ne le sera plus.
Les dons et les caractéristiques du Pôle caché et du Sceau des saints sont impossibles à décrire en usant de mots et vocables au langage familier.
C'est comme l'évocation de la saveur d'une mangue à quelqu'un qui n'a jamais goûté à ce fruit.
En se référant, toujours au cheikh Al-Murtada, El Hadji Omar Tall, on peut esquisser un descriptif.
Le cheikh a souligné en parlant de Sayyidina Mohammed (saw) et de Cheikh Ahmadat'Tijânî(raa) : «J'étais déjà Prophète alors qu'Adam était entre l'eau et l'argile».
De même, le Sceau des saints était un saint en acte informé de sa sainteté «alors qu'Adam était encore entre l'eau etargile» tandis que les autres saints ne le sont (en acte) qu'après avoir rempli toutes ses conditions de la sainteté. «c'est qu'en effet, Dieu a donné le privilège de la sainteté après avoir donné celui de la prophétie et de la mission : dès la pré -éternité l'a choisi (après le sceau des Prophètes) le Sceau des saints (et aussi les autres membres de sa confrérie') purement et simplement, et sans raison d'ordre temporel. ..» .
Le cheikh Al-Murtada (raa) poursuit : «Le Sceau des saints reçoit un certain nombre de qualificatifs :
-le seigneur des initiés,
-l'imam des véridiques,
-le fournisseur en influx des pôles et des recours suprêmes,
-le pôle caché,
-l'isthme scellé,
- la substance des substances. ..Le sceau des saints occupe un grade qui est «le Sceau des grades».
Il surpasse tous les grades de la sainteté, et n'a au-dessus de lui que les grades des Prophètes».
La grande figure sénégalaise de la mystique musulmane ajoute: «... Le Sceau des saints reçoit non seulement l'influx mohammadienne par l'intermédiaire des Prophètes, mais il reçoit encore un influx particulier de l'essence de Mohammed (PsI), directement et sans qu'il passe par les autres Prophètes. Il s'ensuit que tous les influx prophétiques d'abord émanés de la lumière mohammadienne convergent donc vers lui et que c'est lui seul qui les dispensera aux saints».
Le cheikh Ahmed Tijânî(raa) lui-même a parlé de sa station et de son grade spirituel en déclarant que le Sceau répand les influx évoqués, en priorité sur les membres de sa Tarikha, puis sur les cheikhs des autres voies.
A une question d'un de ses proches disciples, le cheikh Mohammed Khâly(raa), maître d'El Hadji Omar(raa) aux lieux saints, Cheikh Ahmadat' Tijânî(raa) a aussi répondu: «Le pôle caché c'est celui que Dieu a caché à toutes ces créatures même aux anges et aux Prophètes, sauf au seigneur de l'Existence (Mohammed(saw)».
En clair, le fondateur de la Tijaniyya faisait savoir à son grand disciple :
«Qu'en effet, l'influx particulier du sceau, qu'il a reçu directement de la réalité mohammadienne, et qu'il répand ensuite sur les membres de sa confrérie, les Prophètes n'en ont pas conscience; et cela parce que le sceau a une source (mashrab} en commun avec eux (c'est-à-dire directement dans la réalité mohammadienne}.
Je vous souhaite une bonne lecture et relecture ,et une meileure compréhension !
wa salam
Assalamu'alaykum wa rahmatullâhi ta'ala wa barakatuhu !
Nos vifs remerciements sont adressés à Allâh azzawajal pour avoir remis le wird ,à Cheikh Ahmadat'Tijânî Hassânî Chérif(radiayallâhu ta'ala ane hu) par l'intermédiaire du Noble et béni Prophète Sayyidina Muhammad(raa)(l'intermédiaire apparent), qui ,à son tour nous l'a légué grâce à l'ardeur de ses braves et dignes compagnons.Compagnons infatigables,portes drapeau de l'islam et défenseurs émérites de la Tariqatou Tijaniyya.Voie prophètique aux principes clairs et aux objectifs nobles,commpagnons utiles pour effectuer le grand voyage !
C'est lui Cheikh Ahmadat'Tijânî(raa) qui est l'intermédiaire entre les connaissants d'Allâh(swt) et la source de leur connaissance .
Cheikh Ibrahima Niass(raa) a dit de Cheikh Ahmadat'Tijânî(raa) :
« Nous avons observé en lui une très grande droiture au point oû nous l'avons accepté comme maître ! »
Sachez que la TariqâtouTijaniyya est supérieure aux autres «Tourouq »,tout comme l'islam est supérieur aux autres religions !
C'est la voie de la Grâce et de l'Amour divin ,de l'amour prophétique, pur, orthodoxe .
Par Amour,l'homme obtient ce que ses oeuvres ne peuvent lui procurer !
Si Allâh(swt) aime son exclave,il ne tient plus compte de ses oeuvres !
Raison pour laquelle,nous autres disciples Baye Niass,disciples de la Tariqa de la vraie connaissance ,nous espérons plus à la grâce divine qu'aux recompenses !
Si une personne moins nantie que toi, accepte de t'aimer,elle t'a peut-être aimé par rapport à un intérêt,alors que si une autre mieux pourvue que toi ,accepte de t'aimer,elle ne t'a aimé que par vrai Amour !
Ce qui fait que l'Amour d'Allâh(swt) est supérieur à n'importe quel Amour !
Il nous a assez comblé de sa grâce mais nous restons très souvent indifférents à ses bienfaits.
Avant d'aimer une chose ,il faut la connaître, évaluer sa valeur !
La valeur ,que nous tirons de la Tijaniyya ,est comparable à un Diamant de joaillerie ! le Diamant-vert ! l'Eméraude ! par rapport aux autres voies .
La Tariqatu Tijaniyya transforme les comportements !
Un pervers qui prend le wird de la Tijaniyya le matin,devient d'ici le soir, un homme de Dieu(swt) !
Mieux encore ,la «Faydha» est pour les disciples Tijânî ce que représente le Diamant de joaillerie c'est à dire l'Eméraude, pour les autres pierres !
Si Allâh(swt) te donne tous les biens de ce monde et qu'il n'a pas fait de Toi un musulman,c'est comme s'il ne t'a rien donné !
Et si Allâh(swt) a fait de Toi un musulman et ne t'a pas fait grâce de la Tijaniyya ,c'est comme s'il t'avait donné une grâce inachevée !
Alors que celui qui a bénéficié de la « Faydha » est sûrement un élu de Dieu(swt) !
Chaquefois qu'on demandait au Cheikh Al Islam El hajj Ibrahima Niass(raa): « quelle était sa voie? » il répondait de façon spontanée que :« c'est la Tijaniyya ! »
Cependant,il a toujours marqué un vif intérêt pour la cause musulmane en général, toutes fois qu'il en était besoin !
Les peuples musulmans sont un et indivisible :«C'est la meilleure des communautés »affirmait-il !
Cheikh Baye(raa) disait qu'il ne se considérait Tijânî que lorsqu'il se mettait en Zikhr !
La Tijaniyya n'est pas venue pour diviser la communauté musulmane car un disciple Tijânî qui ne peut pas apaiser les coeurs affligés n'est pas digne d'appartenir à la voie Tijaniyya .
De tout le temps, l'expression du comportement du disciple Tijanî est l'Amour ,l'humilité ,le Pardon , le partage de la connaissance du Saint Qur'ane,de la Sunna,la communication de sa lumière ! Son leit-motiv a toujours été d'afficher la bonne conduite ,dans l'Amour,la détermination,l'abnégation , la patience,la sincérité, pour espérer recevoir l'effluve spirituelle ! Comme l'a conseillé le Cheikh Al Islam El hajj Ibrahima Niass(raa):
«Tu ne tireras pas un bénfice par une simple initiation dans la Tariqatou Tijaniyya ,à moins que tu colles à son exécution une bonne éducation ! »
Qu'Allâh azza wa jal pardonne nos péchés,ainsi que ceux de nos parents,ceux de ceux qui nous ont pécédés et ceux de ceux qui nous suivrons dans l'islam et dans la Tariqatou Tijaniyya !
La foi est une condition pour l'agrément des bons actes
La louange est à Allah(swt), nul ne mérite l'adoration sinon Lui(swt) ! Qu' Allâh(swt) honore et élève davantage en degré celui qui a enseigné le bien aux gens, notre maître et notre bien-aimé Sayyidina Mouhammad(saw), ainsi que sa noble famille, ses braves et dignes compagnons et ceux qui l'ont suivi dans l'islam. Allâh( sub-hana ta'ala) dit : « Celui qui œuvre en bien qu'il soit homme ou femme tout en étant croyant, Nous lui accorderons une vie heureuse. » Cet honorable 'ayah est une preuve que la foi est une condition pour que les bons actes soient agréés selon le jugement d' Allah(swt).
Allah(swt) n'agrée pas l'acte d'un mécréant, même si cet acte est en faveur d'un musulman.
Ainsi, un jour,un associateur rendit visite au Messager
et lui dit : « Ô Messager
d' Allah(swt), est-ce que je combats ou je rentre dans Islam ? »
Il lui repondit
: « Entre dans Islam puis combats !». Cela veut dire que s'il avait combattu avant d' entrer dans Islam, cette prise de risque ne lui serait pas utile. Le jihad dans lequel ,il y a le plus grand risque, c'est à dire l'exposition de l'âme au danger, ne comporterait pas de récompenses si cela n'avait été précédé par l'entrée en Islam. Ainsi, tous nos actes ne sont agréés qu'après avoir connu Allah(swt) et Son messager(saw), qu'après la foi en Allah et en Son messager (saw).
La foi en Allah(swt) et en Son messager(saw) est primordiale selon le jugement d' Allah(swt) que tout acte posé par quelqu'un . Quelque soit le nombre des actes qu'il pose , tant qu'il n'aura pas la croyance, il n' y aura pas de récompense.
Un homme du nom d'Abdou l-Lah Ibnou Jad'an de la tribu d'A'ichah( qu' Allah l'agrée),était un tyran au début de son histoire, puis son père le renia.Devant un groupe de gens ,il lui a dit : « Tu n'es pas mon fils !».Du coup, il décida de mettre fin à ses jours en ces termes : « La vie ne me plait plus, je recherche la mort !» .Sur ce, il dirigea vers une des montagnes de La Mecque et il y avait une fissure, il y pénétra. Son objectif était de se faire modre par un serpent et d'en mourir . Lorsqu'il rentra dans cette fissure, il y trouva un serpent dont les yeux étaient éclatants, tout le corps était en or. Lorsqu'il s'approcha de lui, il eut l'impression que c'était un serpent fabriqué, que ce n'était pas un véritable serpent .les yeux du serpent étaient deux perles éclatantes et le reste de son corps était en or.Puis, il trouva un tas d'or et un tas d'argent. D'autre part, il trouva derrière tout cela des hommes de grandes taille ssur des lits.Il découvrit inscrit sur une table d'argent ,au-dessus de leurs têtes, l'histoire de ces gens qui avaient été rois de la terre. Dans ce tableau ,il avait trouvé ces vers de poésie :
« Ami,n'as-tu jamais vu ou entendu parler d'un berger qui aurait remis dans la mamelle ce qui avait coulé dans l'écuelle ? »
Cela signifie que nous avons été souverains sur la terre mais nous n'avons rien trouvé qui puisse nous protéger de la mort, tout comme le lait lorsqu'il sort de la mamelle ,il n'y retourne plus.
De même , lorsqu'arrive les derniers instant de l'être humain , rien ne peut lui rendre la vie et il est indispensable que la mort le prenne.
Cet homme prit l'or et sortit de cette grotte.Puis,il se mit à le distribuer à sa famille et à ses proches devenant ainsi un maître pour eux. Du coup,tout le monde l'aima après l'avoir détesté .Il honorait ses invités, rendait visite à ses proches,faisait des dons et du bien aux autres, à l'étranger, au passant. Les gens le citaient ,en exemple , pour sa générosité et sa disponibilité à rendre service aux autres. De temps à autre ,il se rendait à la grotte, en cachette, se servait en or et en argent ,refemait la porte de la grotte en y déposant grosse une pierre pour que personne d'autre que lui ne puisse y pénétrer.
En résumé ,cet homme était cité en bien par ses bienfaitaiteurs . A'ichah( qu' Allah(swt) l'agrée), avait demandé au Messager d' Allah
: « Mon cousin Abdou l-Lah Ibnou Jad'an rendait visite aux proches, il honorait les invités, est-ce que cela lui sera utile ? » Parce qu'il était mort avant l'islam et il n'avait pas atteint le temps de la prophétie du Messager d' Allah
. Alors le Messager d' Allah
lui a dit c : « Non, car jamais il n'a dit : Seigneur pardonnez-moi mon péché au jour du jugement !». C'est-à-dire qu'il n'a pas adoré Allah(swt), et ne croyait pas en l'au-delà comme c'était le cas de la totalité des Arabes dans la période pré-coranique (jahiliyyah) ; ils ne croyaient pas qu'il y avait après cette vie une seconde vie dans laquelle la personne qui avait œuvré en bien sera rétribuée en bien et celle qui avait œuvré en mal sera châtiée. La parole du Messager(saw) dans ce cas signifie que ce que cet homme avait fait ne lui sera pas utile parce que jamais il n'a dit : «Seigneur pardonne-moi mon péché au jour du jugement !», c'est-à-dire parce qu'il n'avait pas cru en l'au-delà.
C'est ainsi, le cas de chaque personne qui ne croit pas en Allah(swt) et en Son messager(saw), c'est-à-dire qui ne connaît pas Allah ta'ala d'une façon correcte et qui ne connaît pas Son messager Mouhammad
c'est-à-dire qui ne croit pas en lui. Ses œuvres de bien ne seront pas agréées, tout comme cet homme Abdou l-Lah Ibnou Jadan, tous ses actes comme le maintien de ses relations avec ses proches, sa générosité à l'égard des invités, le fait qu'il leur donnait de la nourriture, tout cela ne lui a pas été utile parce qu'il ne croyait pas en Allah(swt) et au jour du jugement. Seulement comme il n'avait pas entendu l'appel à l'Islam, Allah(swt) ne le châtie pas dans l'au-delà mais il n'aura pas de récompense pour les bons actes qu'il avait faits.
Alors, qu'en sera-t-il de celui qui a entendu l'appel à l'Islam et qui ne l'a pas suivi ?
La connaissance d' Allah ta^ala et la connaissance de Son messager(saw) sont les fondements de la religion parce que celui qui a connu Allah(sawt) et Son messager(saw), qui est mort sur cette croyance en évitant la mécréance, il est indispensable qu'il entre au Paradis, soit après un châtiment à cause de ses péchés, soit sans être châtié pour ses péchés.
La connaissance d' Allah(swt), en réalité,est de croire qu' Allah(swt) existe, sans aucune ressemblance avec ce qui existe, c'est-à-dire ni avec les hommes ni les anges ni la lumière ni avec autre que cela car Il est le Créateur de toute chose. La signification de
(An-Nour) qui est un des noms parfaits d' Allah(swt), est qu' Allah(swt) guide vers la lumière de la foi. Ainsi la foi est la lumière qu' Allah(swt) accorde, pour preuve Sa parole (Sub-hana ta^ala) : « Allah guide vers la lumière qui Il veut ». Ainsi Allah(swt) est
(An-Nour) dans le sens qu'Il est
(Al-Hadi) Celui Qui guide vers la foi et non pas dans le sens qu'Il serait une lumière.
La connaissance d' Allah(swt) a lieu également par la croyance qu'il est exempt de l'endroit parce qu'Il existe sans endroit. Il n'est pas valable d'attribuer à Allah l'endroit ni de Lui attribuer l'évolution ni le changement soubhanahou wa ta'ala.
Allah(soubhanahou wa ta'ala) est Celui Qui fait changer cet univers d'un état à un autre selon Sa science et par Sa volonté et Sa toute-puissance, Il est ta'ala éternel, exempt de début et de fin, Il a pour attribut tout attribut de perfection digne de Lui, Il est exempt de tous les attributs d'imperfection.
Quant à la signification de la connaissance du Messager d' Allah(swt), c'est que la personne croit que notre maître Mouhammad
est un messager. Allah ta^ala l'a envoyé pour annoncer la bonne nouvelle à celui qui a cru en lui, qu'il aura le paradis dans l'au-delà et pour avertir ceux qui le démentent par le châtiment dans l'au-delà, qu'il est véridique, honnête, qu'il est un devoir de le suivre en ce qu'il a ordonné. Allah ta^ala l'a décrit par Sa parole : « Il ne prononce pas sous l'effet de ses passions ; ce ne sont que des révélations qu'il reçoit ».
Nous demandons à Allah(swt) qu'Il nous confirme, qu'Il fasse que nous restions toujours sur ce bienfait qu'est l'Islam et qu'Il nous fasse mourir avec une foi complète et qu'Il nous montre sa face car Allâh(swt),le pourvoyeur est plus grand que ses recompenses telle que l'entrée au paradis,le lieux des mille menus plaisirs ! Celui qui a Allâh(swt) aura tout eu ! Mais celui qui n'a pas eu Allâh(swt) aura tout perdu !
Et on ne peut avoir Allâh(swt) qu'avec la permission d'Allâh(swt) !
wa salam
«»Nous avons l’immense le plaisir de proposer à toute la communauté musulmane, l’important discours prononcé par Cheikh Al Islam Ibrahim Niasse (1900-1975), à l’occasion du Mawluud (cérémonies commémoratives de
Ce discours a été relu et traduit en wolof lors du mawluud de 1418 (1997) par Cheikh Ibrahim Mahmud Diop. La traduction des versets de Coran est celle du Professeur Hamidullah.
Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux. Louange à Allah l’Un, l’Unique, le Solitaire, l’Absolu, le Souverain, le Pur, l’Apaisant, rien ne Lui ressemble, et c’est Lui l’Entendant, le Voyant et le Savant. Je Le loue, Gloire et Pureté à Lui, de ce qu’il nous a comblé de bienfaits, de faveurs et d’honneurs, le Plein de Majesté et de Munificence. Et clôtura ses biens en nous envoyant le Prophète (PSL), notre Seigneur Muhammad fils d’Abdallah porteur de la haniifa, religion de la croyance et de la soumission, et lui choisit la voie de
Et il (psl) guida (les humains) par l'Islam, après l’égarement et dirigea dans la bonne voie, après la dispersion et l’adversité. Dieu dit à ce propos : « Cramponnez-vous ensemble au câble de Dieu ; et ne soyez pas divisés ; et rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous : lorsque vous étiez ennemis c’est lui qui réconcilia vos cœurs ; puis par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de feu, c’est Lui qui vous a sauvés. Ainsi Dieu vous expose Ses signes. Peut-être vous guiderez-vous ? »(Ste3;V.103) ".
Cheikh Al Islam Ibrahima Niasse (1900-1975)
Et Il dit aussi:« Aurais-tu dépensé tout ce qui est sur la terre, tu n’aurais su mettre de l’affection entre leurs cœurs ; mais c’est Dieu qui mis de l’affection entre eux. Il est Puissant, Sage, vraiment.» (Ste8;V.63)
Ainsi,les Musulmans devinrent comme un seul corps et comme des briques soudées. Les peuples musulmans dans leur globalité sont un et indivisible : la meilleure communauté sortie pour les hommes :«Oui, cette communauté, la vôtre, est une seule communauté tandis que je suis votre Seigneur. Adorez-moi donc.» (Ste21;V.92)
A l’occasion des fêtes commémoratives de la naissance du glorieux prophète, Je réitère mon appel à toute les nations afin qu’elles rejoignent le bonheur c’est-à-dire l’adhérence à la religion d’Allah l’Eternel ,religion de la soumission ,de
Je réaffirme mon appel aux musulmans dont le nombre atteint aujourd’hui Sept cent millions d’âmes ou plus, à davantage d’adhésion à cette religion et à davantage de compréhension de la volonté divine et de son prophète (psl). Le Coran n’a de cesse insisté et appelé au rappel (Zikr) à la méditation (tafakkur) , au discernement (nazr), et à la recherche perpétuelle du savoir et du savoir faire (l’action par la science). Certes l’Islam prend en charge l’ensemble des besoins de la créature si celle-ci s’en tient à ses principes. « A ceux qui croient, parmi vous, et qui font œuvres bonnes, Dieu a promis que très certainement, Il les ferait lieutenants, comme Il a fait ceux d’avant eux – et que très certainement Il raffermirait pour eux leur religion qui Lui agrée, et que très certainement, Il changerait en sécurité leur crainte. Ils m’adoreront, et ne M’associeront rien. Et quiconque mécroit, après cela, alors, les voilà les pervers !» (Ste24 ;V.55)
Et les promesses d’Allah ne tardent jamais à se réaliser !
Si les affaires des musulmans vont mal, la cause est à rechercher en eux-mêmes !
Dans un autre verset Allah(swt) a dit :( () « Et jamais Dieu ne donnera voix aux mécréants contre les croyants» (Ste4;V.141) Par contre, s’ils trouvent voix contre nous (musulmans), ou une partie d’entre nous , la cause nous en incombe , non aux promesses divines.
Le livre (Al Quraan), qui a parlé de ces promesses est le livre :« à qui le Faux ne parvient ni de devant lui ni de derrière lui, descente de la part d’un Sage, d’un Digne de louange.» (Ste 41;V.42) ".
Mes chers frères, l’Islam ne peut être complet qu’à deux conditions :
La déclaration publique de la foi est incontournable " Dites :« Nous croyons en Dieu et en ce qu’on a fait descendre vers Abraham, Ismaïl, Isaac, Jacob et les tribus, et en ce qui été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons de différence entre aucun d’eux. Et à Lui, nous sommes Soumis.»(Ste2:V.136)
La résultante de la foi est la croyance, et celle de la loi, les bonnes œuvres et un caractère doux .
Et les bonnes œuvres sont : L’Office de prières, le Jeûne, l’Aumône légale, et le pèlerinage :«Quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, oui, ils ont pour hôtel les jardins du firdaws. Où ils demeureront éternellement sans chercher à en bouger.» (Ste18;V.107-108)
« Oui, ceux qui disent : Notre Seigneur est Dieu ", et qui s’y tiennent, les anges descendent sur eux : " N’ayez pas peur, et ne soyez pas affligés ; mais ayez bonne nouvelle du paradis qui vous a été promis Ä Nous sommes pour vous des Amis, dans la vie présente tout comme dans l’au-delà ; et là, il y aura pour vous ce que vos âmes désireront, et là, pour vous, ce que vous réclamerez.» (Ste41 ;V.30-31)
L’islam appelle l’ensemble des hommes à faire sienne cette foi et cette loi sans considération de la race, de la couleur, de l’ethnie, de la classe, et de toute autre distinction.
Les hommes sont tous égaux devant le Souverain véridique «Ho, les gens ! Nous vous avons crées d’un mâle et d’une femelle et vous avons désignés en nations et tribus pour que vous vous entre connaissiez. Oui, le plus noble des vôtres auprès de Dieu, c’est le plus pieux des vôtres. Dieu est savant, informé, vraiment.» (Ste49;V.13)
« Ceci ne dépend ni de vos désirs ni des désirs des gens du livres. Quiconque fait un mal en sera payé et ne retrouvera pas en sa faveur, hors de Dieu, nul patron, ni secoureur.» (Ste4;V.123)
Ces deux versets démontrent avec éclat et clarté que les descendants du Prophète (saw) n’ont pas plus de mérite qu’un autre croyant auprès de Dieu.
Le prophète (saw) est "l’aïeul" de tout croyant même s’il s’agit d’un esclave d’Ethiopie.
Bien que cette parole ne soit pas un hadith directement rapporté du Prophète(saw), son sens reste valable et repose sur le fait que les savants dans chaque communauté sont les héritiers des prophètes .
Quant à la femme, elle a une place honorée dans l’Islam .Et les femmes sont les sœurs maternelles des hommes et doivent suivre la religion exactement à leur instar. (Oui, soumis et soumises, croyants et croyantes, dévoués et dévouées, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignant et craignantes, bienfaisants et bienfaisantes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur sexe et gardiennes, invocateurs de Dieu beaucoup et invocatrices, Dieu a préparé pour eux pardon et énormes salaires. (33 :34) ". Le partage (par la femme) de la vie d’un époux pieux ne lui sert point si elle ne suit pas la religion " Dieu a frappé exemples pour ceux mécroient de la femme de Nohé et de la femme Loth. Elles étaient toutes deux sous deux de nos esclaves, gens de bien. Puis toutes les deux les trahirent ; et eux ne mirent point ces deux femmes en quoi que ce soit à l’abri de Dieu. On leur dit : " Entrez dans le feu toutes les deux avec ceux-qui entrent ! ", tout comme sa piété ne peut servir un époux négligent, chacun étant rétribué selon son œuvre en bien ou en mal, " à elle ce qu’elle a gagné, et contre elle ce qu’elle a délibérément gagné (2 :286) ".
Chers frères, Dieu a crée, tout seul, la créature pour qu’elle le connaisse et l’adore " Je n’ai crée les hommes et les djinns que pour qu’ils M’adorent (51 :56) ". Il les créa afin qu’ils puissent tirer bénéfice de cet échange dont ils sont en réalité les seuls bénéficiaires (Je ne
Veux pas de portion de leur part et je ne veux pas qu’ils Me nourrissent (51 :57) ". " Sagesse consommée ! Mais les avertissements ne mettent pas à l’abri. (54 :5) ". Et Il envoya Son Prophète (PSL) pour établir la preuve sur les hommes. La croyance en Dieu et en son Prophète englobe la croyance en tous les Prophètes, les Anges, le Paradis, et l’enfer comme le dit le Coran " Le Messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui de la part de son Seigneur, tout comme les croyants : tous ont cru en Dieu, en Ses Anges et en Ses Livres et en Ses Messagers – " Nous ne faisons de différence entre aucun de ses messagers. " - Et ils ont dit " Nous écoutons et nous obéissons. Ton Pardon, Seigneur ! C’est vers Toi qu’est le devenir. (2 :285) ". Le premier de ses messagers est Nohé (psl) et le dernier est Muhammad (psl) .Dieu les a choisis et préparés à recevoir la science divine pour la guidée de l’humanité, en guise de Miséricorde divine. La clé de l’islam est Laa ilaaha illa lah, tout comme elle est la clé du paradis .Celui qui refuse de croire en la formule suprême shahadatayni (J’atteste qu’il n’a de Divinité qu’Allah et que Muhammad est son Messager ) est un mécréant tout comme celui qui en accepte une partie et en rejette une autre . La croyance est une approbation et la mécréance, une négation du Coran ou du Prophète, par la parole ou par l’action.
Si par contre, il commet un péché, alors qu’il croit à la formule, il ne sera pas considéré comme un mécréant mais le repentir lui est obligatoire " Dieu ne pardonne pas qu’on lui donne quelque associé. En deçà, il pardonne à qui Il veut… (4 :48) ". Le repentir est absolument accepté, tout comme "le repentent d’un péché est comme celui qui n’en a point ". Les conditions du repentir sont : le regret, l’arrêt immédiat et l’intention de ne plus retourner à l’erreur " .. . Oui Dieu aime ceux qui bien se repentent et aime ceux qui bien se purifient (2 :222) "
Chers frères : Croire en la shahada, c’est d’attester qu’il n’y a pas divinité en dehors d’Allah et que Muhammad est Son Envoyé , puis se soumettre à la loi islamique en adorant Dieu sans association. Dieu est l’Adoré. Il est le Créateur de cet univers de par son savoir et par sa puissance. Il fut et rien n’existait avec Lui, Il est l’Antérieur sans commencement et le Dernier sans fin (C’est Lui le Premier et aussi le Dernier, l’Extérieur et l’Intérieur, tandis qu’il se connaît bien à toute chose (57 :3) ".
Chers jeunes, Je vous remercie de vos brillantes allocutions – En avant ! Certes l’avenir de toute nation repose sur sa jeunesse, mais pas sur n’importe quelle jeunesse: sur les jeunes cultivés et doués de caractères nobles et d’ambitions élevées; une jeunesse sans culture et sans caractères nobles est comme un arbre stérile. Appliquez-vous sérieusement et persévérez dans la quête du savoir. Ne suffisent pas seulement les sciences religieuses (Fiqh) ou traditionnelles (calcul, la langue arabe et ses branches) ; joignez-vous à ceux dont les préoccupations s’élèvent vers la découverte des secrets de l’Univers. Dieu dit à ce propos : " Dis : " Regardez ce qui est dans les cieux et dans la terre " (10 : 101) ", " N’ont-ils pas considéré le super royaume des cieux et de la terre et toute chose que Dieu a créée… (7 :185) "…
Cher frère nous sommes convaincus que notre religion (l’Islam) est celle-là même agréée de Dieu et notre preuve est le Coran, ce livre qui est lu depuis l’apparition de l’Islam, qui n’a subi aucun changement, aucune altération, ni falsification, ce livre par lequel le Messager illettré a défié toute l’humanité " Et si vous êtes en doute sur ce que nous avons fait descendre Sur Notre Esclave, venez donc avec une sourate semblable à ceci, et si vous êtes véridiques, appelez en dehors de Dieu vos témoins ! (2 :23.) ", miracle éternel.
Il restera éternellement parmi nous et domine tous les miracles des prophètes car ils vinrent et ne demeurèrent point.
(Iman Boussayri, burda).
Mes chers frères les nobles compagnons ( que Dieu les agrée ), ont devancé tout autre musulman jusqu’au jugement dernier par ce qu’ils ont enduré avec patience, ou en ce qu’ils se sont montrés véridiques et fermes .La faveur ne peut être obtenue que par la crainte et par une plus grande ferveur religieuse .Al-Zuhri a dit :
" Je me suis présenté devant Abel malick Ibn Marwaan. Il me demanda :d’où viens-tu ? je lui réponds de
Je réponds : Athah ibn Rabah.
Il reprit : est--il arabe ou un esclave affranchi ?
Je réponds : un affranchi.
Il dit : pourquoi est –il leur imam ?
Je dis : par la pratique du culte (diyaana) et par la science rapportée (riwaaya).
Il reprit : Oui, les hommes de religion et de science doivent être les imams. "
Le Dialogue se poursuivit et fut le même en ce qui concerne le Yémen (avec Thaawuus ibn Kiisal comme affranchi mais gouverneur), l’Egypte (Yaziid ibn Abi Habiib ),
"Il (Abdel Ibn Malick Ibn Marwaan) dit : ‹‹Malheur à toi, tu as failli me couper le coeur ! Dieu met des affranchis à la tête des nobles au point qu’ils prononcent des sermons sur les chaires aux pieds desquelles croupissent les nobles arabes.›
Azzuhri conclut : Oh ! Emir des croyants, ceci est une affaire divine et de religion : celui qui la conserve s’en retrouve élevé, et celui qui la perd s’en retrouve avili. "
Cette grande fête et période consacrée à la commémoration de ce Prophète béni (PSL) " Et tout ce que nous te racontons de nouvelles au sujets des messagers, c’est pour en raffermir ton cœur. Et en cela t’est venu la vérité, ainsi qu’aux croyants une exhortation et un Rappel. (11:120) ". Nous avons en lui un bel exemple : Il a tout donné à cette religion : sa propre personne, ses richesses, sa famille et ses compagnons. Il l’instaura, l’étendit, la défendit, combattit dans le sentier de Dieu et émigra. Il mena tout cela jusqu’à ce que la parole d’Allah soit la plus élevée et que la parole des mécréants soit vile. Qu’Allah, Exalté soit Son nom, paye, à notre place notre Seigneur Muhammad : (saw), de la meilleure récompense.
Chers frères, Je ne terminerai pas mon discours sans remercier Allah pour la libération de la majorité des pays musulmans et arabes en Afrique et en Asie. Comme je prie pour qu’Il libère le reste. Et que se libère
HADITH (Voir Discours de Cheikh Ibrahim Niasse à Kano (Nigeria), le 10 Mai 1966).
CINQ (5) A RETENIR ET A APPLIQUER.
Dieu le Très Haut a dit à Moïse (PSL):
1 - Ô Moïse ! Compte sur ta subsistance tant je te garantis que mes magasins sont pleins; et ils ne cesseront jamais d'être pleins.
2 - Ô Moïse ! Ne crains aucun souverain tant que ma royauté aura cours; et elle ne cessera d'avoir cours.
3 - Ô Moïse ! Ne te crois jamais à l'abri du stratagème de Dieu tant que tu n'es pas entré au paradis; et même si tu es car ton père Adam (PSL) y étais et je l'y ai sorti
4 - Ô Moïse ! Ne te plais point à parler des vices des autres tant que tu en as; et tu ne cesseras point d'en avoir.
5 - Ô Moïse ! Ne cesse jamais de combattre Satan tant qu'il te combat; et il ne cessera jamais de te combattre.
Ces Maximes ou ces paroles pleines de sagesses ont été énoncés par le prophète Muhammad (saw) ou par un membre de sa famille (Ali, Fatima, Hassan et Hussein)(Que Dieu les agréés) :
Kharraqâni :
Al Ghazâli :
Ghani Alani :
Djalâl-od-Dîn Rûmî :
Sultan Valad :
Jami :
Ibn Khaldoun- Mukaddima :
Ibn ‘Atâ Allah al-Iskandari ( Hikam) :
Ansari :
Abu Said Kharrâz :
Abû Saïd Ibn Abil Khayr :
Bichr el Hafi :
(Hujwîri) :
Cheikh al-Buzidi :
Al Muhassibi :
Abu'l Abbas Qassab :
Le croyant doit être pour ses frères un flambeau pendant la nuit et une canne pendant le jour.
Saadi
Junayd(raa):

Selon Abû Hurayra (que Dieu l’agrée), l'Envoyé de Dieu (saws) a dit:
« Lorsque Allah(swt) eut terminé l'œuvre de la Création, II écrivit sur Son Livre, au-dessus du Trône:
« Certes, Ma miséricorde l'emporte sur Ma colère! »
Toujours selon la même source, l'Envoyé de Dieu (saw) a dit :
« Allâh(swt) a fait que la miséricorde soit formée de cent parties dont Il garda quatre-vingt-dix-neuf par-devers Lui, et envoya une seule partie sur la terre.
C'est grâce à cette partie que tous les êtres sont animés d'un sentiment de bonté les uns envers les autres si bien que la bête de somme écarte son sabot de son petit dans la crainte de le blesser ».
Omar ibn Al-khattâb (Que Dieu soit satisfait de lui!) a dit:
« On amena au Prophète (saw) des captifs de guerre parmi lesquels se trouvait une femme en train de chercher un nourrisson captif. Quand elle le trouva, elle le pressa contre sa poitrine et l'allaita. Alors le Prophète (saw) nous dit: “Pensez-vous que cette femme pourra jeter son enfant dans le Feu?”.
- “Non !nous lui répondîmes, elle ne l'y jettera certainement jamais tant qu'elle aura le pouvoir de ne pas l'y jeter“.
Le Prophète (saw) dit alors: “Certes Allah est encore plus Miséricordieux envers Ses Serviteurs que cette femme envers son enfant” ».
« Demande constamment le pardon de Dieu(swt)!. (Astaghfiroullâh !)
Selon Ibn 'Abbâs (Que Dieu l’agréé), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Celui qui demande assidûment à Dieu de l'absoudre. Dieu lui ménage une issue pour chaque situation étroite, lui apporte la solution de tout ce qui le préoccupe et lui donne sa subsistance d'où il ne s'attendait pas ». (Abou Dawud)
A méditer :
«Nulle contrainte en religion ! »(Ste II, V.256)
«Ta Mission n'est pas
de leur imposer la foi» (Ste 50;V45)
«L’ami ne sera jamais un véritable ami tant qu’il ne sauvegardera pas son frère dans trois choses :
-pendant son malheur,
-en son absence
-et après sa mort. » (Hadith)
Qu'Allâh(swt) nous aide à parfaire notre comportement ! pardonne nos péchés, ainsi ceux de nos parents,ceux de tous ceux qui nous ont précédés dans l'islam et dans la Tariqatou Tijaniyya et ceux de tous ceux qui nous suivront ,ici ,à Douniyya et au jour dernier!
Allâhumma Amîne Yâ rabb!
wa salam
La nature lumineuse du Prophète Muhammad (que Dieu prie sur lui et le salue), participe pour lui comme pour chaque chose créée. Avant la création ,il n'y avait qu'Allâh(swt)Donc,c'est à partir de lui(swt) qu'il a commencé à crée le premier être.Ainsi,Tout vient de Dieu(swt) et donc de Sa Lumière. La Tradition rapporte qu'il fut la première de toutes les formes créées qui contient en elle toutes les autres. Le Prophète(saw) a dit : « J'ai reçu la somme de toutes les paroles! » et également : « Adam était encore entre l'eau et l'argile que j'étais déjà ! ». Il est donc comme la graine qui contient l'arbre tout entier.
Sa nature lumineuse est confirmée par ce qui suit :
-La Mère des croyants, A'isha(raa), a dit de lui que « sa nature était le Coran » c'est-à-dire que le Coran s'est transmué en lui au point de devenir sa propre nature. Or :
« Notre Messager Muhammad(saw) , vous est certes venu, (…) Une Lumière et un Livre explicite vous sont certes venus de Dieu ! » (Coran V, 15)
-selon les expressions coraniques, Muhammad (saw) est un "flambeau rayonnant" (Coran, XXXIII, 46), un « exemple excellent » (SteXXXIII, V.21), d'une « condition éminente » (LXVIII,4).
Il a assumé toutes le vicissitudes terrestres, la condition humaine dans son intégralité, dans la plus totale servitude ; en effet, le Prophète est dit « ummi », « illettré » en langue arabe, qui a aussi le sens de virginité primordiale de celui qui vient d'être enfanté ; c'est l'état d'innocence de celui qui est totalement pur et réceptif, celui qui ne sait rien, qui ne prétend rien, qui n'est rien, que par Dieu qui Seul Est.
C'est le « fakr » (pauvreté), la simplicité . Ce dépouillement individuel est également implicitement contenu dans l'un des noms secondaires du Prophète : "Abd'Allah" ( le serviteur de Dieu). Si l'homme ne s'est préalablement pas vidé de toute prétention d'être une réalité en soi, de tout ce qui n'est pas Dieu, il ne peut être « plein » de l'éternelle présence, ce mystère que le Coran mentionne en ces termes : « Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire ». La réalisation de cette proximité est suggérée dans un autre nom du Prophète : "Habib Allah" (l'Aimé de Dieu) ; or quand Dieu aime : « Je suis l'ouïe avec laquelle il entend, la Vue avec laquelle il voit, la Main avec laquelle il combat et le Pied avec lequel il marche » (hadith qutsî)
« Ce n'est pas toi qui lançait quand tu lançais : mais c'est Dieu qui lançait » (SteVIII, V.17)
Sa nature était donc entièrement réceptive et vierge, le miroir sans tâche des perfections divines qui contient en Soi toutes les choses, Lumière totalisatrice confirmée par son ascension et son statut de « luminaire brillant ».
Le nom Muhammad, qualificatif de Ahmad, signifie « Le Glorifié », celui en qui est célébré la Louange divine qui se propage providentiellement à tous les membres de la communauté humaine, comme le soleil propage ses rayons. Ainsi le Prophète(saw) est lumière pour les coeurs, comme le soleil pour les yeux et c'est cette lumière qui nous guide auprès de Dieu(swt).
C'est en apprenant à aimer la lumière du Prophète(saw) -qui est Lumière de Dieu- que l'on gagne l'Amour de Dieu.
« Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers » (Coran, XXI, 107)
« Dis : Ô vous les croyants, si vous aimez Dieu, suivez-moi et Dieu vous aimera et vous pardonnera. » (Coran, III, 31)
« Ceux qui font le pacte avec toi, en vérité c'est avec Dieu qu'ils font le pacte » (Coran, XVIII, 10)
Qu'Allâh(swt) nous remplisse d'amour pour le noble et béni prophète Muhammad(saw)!
Car le Prophète(saw) ,c'est aimer Allâh(swt) !
1. Selon la référence de son autorité particulière :
1-1) Qoudsi : Divin
Al-mabna (la construction) est bien celle du prophete. Mais el ma'na (le sens) vient de Dieu. A la difference que dans un hadith qoudousi le prophète(saw) dit : "Allâh a dit" alors que dans un hadith tout court le prophète(saw) parle directement sans faire reference à Dieu.
1-2) Marfou' : élevé
Un récit du Prophète(saw), commençant par exemple par : "J'ai entendu le Prophète dire...".
1-3) Mawqoûf :arrêté
Il s'agit de la "Tradition fixée", dont la chaîne de transmission s'arrête à un compagnon (ÑÖí Çááå Úäå). Ce genre de tradition relate ainsi les propos, les gestes ou les approbations des "Sahâbas".
Certaines formes de "Hadith Mawqoûf" ont valeur de "Hadith Marfou'" : C'est le cas par exemple quand un Compagon (ÑÖí Çááå Úäå) dit : "Il nous a été ordonné de faire ceci", ou quand il évoque des choses qui ne relèvent pas de son interprétation personnelle, comme les prédictions portant sur les faits à venir (à condition qu'il ne les tienne pas des "Gens du Livre").
1-4) Maqtou' :divisé
Il s'agit de la "Tradition interrompue", qui relate les propos, gestes ou approbations d'un TABIHI ou Tabi' Tâbi'i.
De nombreux savants utilisent le terme "Athar" pour se référer au [Mawqoûf] et au [Maqtou'], et réservent donc l'emploi du mot "Hadith" uniquement pour les propos, gestes et approbations du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã).
2. Selon la chaîne de transmission [Isnad] :
2-1) Mousnad : supporté
un Hadîth qui a été rapporté par un traditionaliste, basé sur ce qu'il a appris de son professeur à une époque appropriée à l'étude ; de même pour chaque professeur jusqu'à ce que la chaîne atteigne un compagnon bien connu, qui de son côté, rapporte des propos du Prophète.
2-2) Moutassil : continu
Un Hadîth avec une chaîne ininterrompue qui va jusqu'à un compagnon ou un de ses successeurs.
2-3) Moursal :altéré
Il y a déjà quelques divergences dans la définition du moursal. Les 2 définitions que l'on trouve majoritairement sont :
2-3-1) Il manque le compagnon dans l'isnad
Il est dit dans la Bayqouniya : [wa mursal minhu al-sahabi saqata].
2-3-2) L'isnad s'arrête au niveau d'un suivant
Les terminologistes préfèrent cette définition. On utilise alors le terme [mursal ul-sahabi] pour faire référence à la situation 1.
Si l'isnad s'arrête sur un suivant, on ne sait pas s'il rapporte d'un compagnon ou d'un suivant qui pourrait être non fiable... La majorité des spécialistes du hadith pense qu'on ne peut pas se prononcer (à moins évidemment qu'une autre chaîne vienne renforcer le hadith).
De nombreux juristes pensent qu'on peut l'utiliser sous certaines conditions. Par exemple, l'imam Ach-Châfi'i admettait les marasil de Sa'id b. al-musayyab.
D'après l'Imâm Abou Hanifa, Mâlik et Ahmad Ibn Hambal (selon l'avis qui a été le plus retenu de lui), le "Hadith Moursal" est acceptable (sous deux conditions : le "Tâbi'i" est sûr, et il a l'habitude, lorsqu'il cite un "Hadith Moursal", de le tenir d'une personne sûre et fiable). L'un des ouvrages les plus connus recensant des Traditions de ce genre est le "Marâsîl Abou Dâoûd".
2-4) Mounqati' : cassé
Ce dit d'un Hadîth dont le lien à n'importe quel endroit de la chaîne avant le successeur est manquant.
Ibn Hajar (ÑÍãå Çááå) a dit : "Malik et Al-Boukhari ont une différente compréhension de la validité des hadiths. Malik ne considère pas l'interruption dans la chaîne comme une défaillance dans le hadith. Pour cette raison, il cite des hadiths avec des chaînes interrompues du type moursal et mounqati', et des communications sans chaînes (balaghat) comme une partie de l'objet principal de son livre (al-Mouwatta), alors que Al-Boukhari, considère l'interruption comme une défaillance dans la chaîne de transmission. Ainsi, il ne cite pas ces hadiths sauf comme quelque chose en dehors de l'objet principal de son livre (al-jami' al-sahih), par exemple les commentaires (ta'liq) et les titres de chapîtres". (Hadi al-sari p.21)
2-5) Mou'adal : perplexe
Ce dit d'un Hadîth dont le rapporteur omet deux (ou plus) rapporteurs de la chaîne, les uns à la suite des autres. Ce genre de Hadith est unanimement considéré comme étant "Dha'îf".
2-6) Mou'allaq : arrêté, suspendu
Ce dit d'un Hadîth dont un ou plusieurs narrateurs qui se suivent ont été retiré au début de la chaîne de transmission. Ce genre de "Hadith" est considéré comme étant irrécevable dans l'argumentation, sauf s'il est mentionné dans un ouvrage sûr et fiable ("Sahîh Boukhâri" par exemple), auquel cas, son statut est différent.
3. Selon le nombre de rapporteurs impliqués dans chaque étape de la chaîne de transmission
3-1) Moutawâtir : Consécutif (ou notoire)
Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un si grand nombre de personnes qu'il est impossible qu'ils se soient concertés pour convenir d'un mensonge.
Il n'existe aucun doute sur la validité, la véracité et l'authenticité d'un tel Hadith. Pour ce genre de tradition, il n'y a aucun besoin de faire des recherches sur l'état des transmetteurs et des narrateurs ("Râwi"). Des ouvrages spécifiques ont été rédigés par les savants afin de compiler ce genre de Hadiths. On pourrait citer à titre d'exemple le "Qatf oul Azhâr" de l'Imâm As-Souyoûti et le [Nazm oul Moutanâthir min al Hadithil Moutawâtir] de Mouhammad Al Kattâni.
ce dit d'un Hadîth qui est relaté par un nombre important de personnes mais dont le nombre n'atteint pas celui du moutawatir. Il est encore divisé en :
3-2-1) Mach'Hour : célèbre (ou réputé)
Le Hadîth a été rapporté à chaque niveau de transmission par au moins trois rapporteurs. Certains savants utilisent l'appellation de [Hadith Moustafîdh] pour se référer à ce genre de Tradition.
3-2-2) Aziz : rare, fort
A n'importe quelle étape de la chaîne, deux rapporteurs au moins relatent le Hadîth.
3-2-3) Gharib : étrange
A un certain moment de la chaîne, seulement un rapporteur relate le Hadîth.
4. Selon la nature du texte et de la chaîne
4-1) Mounkar : dénoncé
Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un narrateur faillible, et dont le récit va à l'encontre d'un Hadîth authentique.
4-2) Moudraj : extrapolé
Un ajout au texte du Hadîth par un rapporteur.
5. Selon le sérieux et la mémoire des rapporteurs
Ach-chafi'i (ÑÍãå Çááå) indique les obligations pour un tel Hadîth, qui n'est pas moutawatir, afin qu'il soit acceptable : "Chaque rapporteur doit être digne de confiance dans sa religion; il devra être connu pour être véridique dans son récit, de comprendre ce qu'il rapporte, savoir comment une expression différente peut modifier la signification du Hadîth, et de rapporter les mots du Hadîth mot pour mot, et pas seulement au niveau de sa signification".
Il est à noter que l'on distingue deux types de "Hadith Sahîh" : Le "Hadith Sahîh li dhâtihi" (Hadith valide en lui-même), qui correspond à la définition donnée ci-dessus, et le "Hadith Sahîh li Ghayrihi" (Hadith valide par autre que lui), qui désigne la Tradition dont l'une des personnes présentes dans la chaîne de transmission présente une défaillance minime sur un point précis, mais le Hadith en question est rapporté par d'autres voies, avec d'autres chaînes de transmission de force égale ou supérieure.
5-1-1) Hasan-Sahih
Pour information, il dit que les savants ont divergé sur l'explication de cette terminologie bien spécifique à At-Tirmidhi, et que le plus juste est que "hassan sahih" signifie que pour un hadith donné, le rapporteur pouvait être considéré comme transmetteur du sahih chez certains muhaddithin alors qu'ils n'était considéré que transmetteur du hassan chez certains autres, d'où l'adoption par l'imam Tirmidhi d'une classification intermédiaire des hadith rapportés par de telles personnes en "hassan sahih".
C'est celui qui ne présente pas de marginalité ou de défaut et qui a été rapporté par une chaîne de transmetteurs continue dont l'un des membres présente une défaillance minime par rapport aux conditions nécessaires pour le "Sahîh", et ce manque n'est pas compensé non plus par une autre chaîne de transmission.
Il est évident que ce genre de Hadith a une fiabilité et une force probante moindre par rapport au "Sahîh". Il n'en reste pas moins cependant qu'il est considéré comme source d'argumentation valide.
5-3) Da'if : faible
Ce dit d'un Hadîth qui n'atteint pas le statut de hasan. Habituellement, la faiblesse est : une discontinuité dans la chaîne, dans ce cas le Hadîth pourrait être - selon la nature de la discontinuité - mounqati' (cassé), mou'allaq (arrêter), mou'dal (perplexe), ou moursal (altéré), un des rapporteurs ayant un caractère suspect, par exemple en raison de ses mensonges, erreurs excessives, opposition au récit des sources plus fiables, participation dans l'innovation, ou ambiguïté entourant sa personne.
Cependant, quand un [Hadith Dhâ'if] est rapporté par différentes voies, et que sa faiblesse n'est pas dû à la perversité et au mensonge d'un de ses transmetteurs, dans ce cas, il acquiert une certaine fiabilité et devient valide dans l'argumentation. On l'appelle alors Hadith bon par autre que lui [Hasan li ghayrihi].
5-4) Mawdou' : fabriqué ou forgé
Ce dit d'un Hadîth dont le texte va à l'encontre des normes établies pour les paroles du Prophète(saw), ou la chaîne comprend un menteur. Un Hadîth fabriqué peut également être identifié par une anomalie présente à une époque particulière (rébellion...)
Je vous une meilleure lecture !
wa salam