connaissance par les signes !
10/11/2007 19:17 par momowally
L'Univers en son entier est l'Ecriture divine, un livre sacré, lumineux, devant lequel nous sommes tenus de rester en éveil afin d'apprendre à en déchiffer les "signes" :
"Il y a certes dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour réside un signe pour ceux dotés de moëlle" (Coran III, 190).
Ainsi par le "dans", Allâh(swt) ne nous demande pas d'observer les cieux et la terre simplement pour en constater l'existence et le mouvement, mais Il nous invite à en pousser la porte, celle qui donne au-delà du regard extérieur..
"Nous leur ferons voir Nos signes aux horizons et en eux-mêmes, jusqu'à faire éclater (à leurs yeux) que c'est bien là le Vrai" (Coran XLI, 53)
"Parmi les signes de Dieu, il y a les perles enfouies dans les montagnes et les richesses minières extraites de la terre. Dans la terre, il y a une variété de terrains adjacents. Regarde comment les perles précieuses, ainsi que l'or, l'argent, la turquoise, le rubis, etc., sont tirés des montagnes. Certains sont forgeables comme l'or, l'argent, le cuivre, le plomb et le fer, tandis que d'autres, la turquoise, le rubis, ne le sont pas. Considère comment Dieu a inspiré aux gens de les extraire, de les épurer et partant, de les utiliser comme ustensiles, outils, monnaie et bijoux.
Puis, regarde les minerais de la terre tels que le pétrole, le soufre, le goudron, etc... Le moins précieux est le sel qui n'est utile que pour la cuisson des aliments. Pourtant, si une bourgade vient à en manquer, c'est sa ruine assurée! Considère la Miséricorde de Dieu qui a rendu certaines terres salines pour que tu puisses assaisonner ta nourriture et ainsi te réjouir.
Il n'est pas de substance inorganique, d'animal ou de plante dont la création ne renferme une quelconque sagesse. Dieu n'a rien créé de tout cela par jeu et distraction. Il a créé chaque chose en toute vérité, comme il se doit et comme il sied à Sa Majesté, Sa générosité et Sa compassion. C'est pourquoi le Très-Haut a dit : "Ce n'est pas par divertissement que Nous avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux. Nous ne les avons créés qu'en toute vérité. Mais la plupart d'entre eux ne savent pas "(Coran) "
Lève à présent ton regard vers le ciel. Considère celui-ci, ainsi que ses astres : leurs rotations, leur lever et leur coucher. Regarde son soleil et sa lune, la différence des orients et des occidents de ces astres, leur constante course, sans jamais changer de parcours. Tous suivent des phases ordonnées selon un calcul déterminé et immuable, jusqu'au jour où Dieu enroulera le ciel à la façon dont on enroule le registre autour de ce qui y est écrit.
Médite sur le nombre d'astres, leur abondance et la différence de leurs couleurs, Les uns inclinant vers le rouge, les autres, le blanc ou le teint plombé. Considère ensuite leurs formes : les uns ressemblent au scorpion, les autres au bélier, au taureau, au lion ou à l'homme. Et il n'est pas de forme terrestre qui n'ait son pareil dans le ciel.
Puis, regarde l'évolution du soleil dans son orbite pendant une année. Il se lève et se couche tous les jours, suivant un autre processus auquel Dieu l'a soumis. Si ce n'était son lever et son coucher, il n'y aurait eu de différence entre la nuit et le jour.....
Considère la rapidité du mouvement de ces astres. Tu ne perçois pas leur déplacement, encore moins leur vitesse. Mais pas un instant tu ne doutes que la distance parcourue par l'astre est égale à sa largeur, car le temps s'écoulant du lever d'un astre jusqu'à sa plénitude est court. En cet instant, l'astre, qui fait cent fois, voir plus, la dimension de la terre, accomplit une révolution égale à cent rotations de la terre. Ainsi, tourne l'astre sans que tu n'en aies conscience....
( Extrait du "livre de la méditation" de Abû Hâmid Al-Ghazâli écrit au XIe siècle.)

"Où que vous soyez, Il est avec vous" (Coran, LVII, 4)
"Nous sommes plus proche de lui que sa veine jugulaire" (Coran, L, 16)
"Quel que soit le côté où vous vous tourniez, la Face de Dieu est là" (Coran, II, 115)
"Celui qui appela à la proximité de Dieu a déclaré :
En vérité, Je suis avec vous, car, où que vous vous tourniez
Brille Ma lumière, une est Mon Essence,
En toutes choses l'on Me voit. Et qui fut jamais vu
Si ce n'est Moi ? Le voile de la création, j'en ai fait
Un écran pour la vérité, et dans la création résident
Des secrets qui soudain jaillissent comme des sources.
Celui qui sous Mon voile ignore Mon Essence,
Demande où Je suis. En vérité, " Je suis " sans " où "
.........
Je suis donc, absolu en essence, infini,
Mon seul " où " est " en moi-même je suis "
Ignorance que de me connaître " ici " ou " là ".
Nulle cime ne limite l'Au-dessus de tout au-dessus.
Il n'est de plus profond abîme que le Dessous de tout au-dessous.
Je suis le secret de l'essence, l'inscrutable trésor.
Ma largeur est sans fin et sans fin ma longueur.
Je fus évident au sein de l'intérieur
Avant qu'il ne se fût extérieurement manifesté. Je m'interrogeai
Sur moi-même et la réponse fut affirmation pure,
Car, dans la vérité de Dieu, autre que Dieu pourrait-il apparaître ?
..........
Il n'est de " là " vers lequel je ne sois tourné.
Existe-t-il autre que Moi, vide de Mon attribut ?
Mon essence est l'Essence de l'Etre, maintenant
Et Toujours. Mon infinité n'est pas limitée par le moindre
Grain de moutarde. La création
Trouverait-elle où s'introduire dans l'infini de la vérité ?
Quand tout est plein, où serait autre qu'elle ?
Union et séparation sont dans le principe même chose,
Et la création est la vérité même
Pour qui l'interprète comme vraiment elle est
Alors, interprète tout à la lumière de "il est le proche",
Pour participer toi-même à cette proximité.
Mais ne prends pas cela pour localisation. Ce serait impossible
Car en aucune place il ne vient résider.
Exalte l'Essence de Dieu, autre qu'elle
Ne peut l'atteindre. Rien ne saurait la porter
Elle ne porte aucune chose ; en Sa manifestation, cachée,
Elle apparaît comme voile sur voile.
Pour recouvrir Sa propre gloire."
(Cheikh Ahmad al-Alawî)
Dans son "colloque des oiseaux", Farid al-Din Attar, nous conte la parabole du Symorgh, itinéraire de l'homme vers Dieu.
Le symorgh, c'est l'oiseau-Roi-soleil, symbole de Dieu :
Cent mille oiseaux se rassemblent pour aller à sa recherche... Certains attachés par leur idolâtrie -le fait d'aimer comme tout ce qui n'est pas le tout- s'y dérobent et s'excusent. Le rossignol sera retenu par l'amour de la rose ; le paon, par les beautés de la terre ; le canard, par son eau, etc... L'initiatrice, la Huppe (qui dans le Coran emmène la reine de Saba à Salomon) fait ressouvenir aux autres que l'amour aime les choses difficiles ; ils éprouvèrent alors le désir d'entreprendre le voyage, le coeur soulevé par la pensée inassouvie du Symorgh.
La route est longue et dure, semée d'embûches, de chutes, de traverséees du désert...
A travers mille épreuves, après avoir franchi les sept vallées du désir, de la recherche, de l'amour, de la connaissance, du détachement, de l'unité de l'extase, de l'extinction du moi, trente seulement arrivent au terme de leur pérégrination ; ils parviennent à la septième vallée dans un total dénuement : sans plumes, nus, le coeur brisé, brûlés de corps et d'âme, devenus comme du charbon en poussière.
C'est alors qu'ayant tout donné, toutes choses leur furent rendues. Ils furent admis à contempler la face du Roi. Et voici qu'il leur dévoila le secret de la pluralité et de l'unité des êtres : dans le reflet de leurs propres visages, ces trente oiseaux contemplèrent la face du Symorgh (signifie 30 oiseaux en persan), eux tous ne faisant qu'un, transfigurés par le renoncement à eux-mêmes et à toutes choses. Le Symorgh leur dit :
"Le Soleil de ma majesté est un miroir. Celui qui vient s'y voit tout entier....Quoique vous soyez profondément changés, vous vous voyez vous-mêmes tels que vous étiez déjà...Lorsque vous avez franchi les vallées du chemin redoutable, lorsque vous avez souffert et combattu pour vous dépouiller de vous-mêmes et atteindre la plénitude, vous n'avez agi que par mon action. Anéantissez-vous donc en moi glorieusement et délicieusement, afin que vous vous retrouviez vous-mêmes en moi..."
Attar conclut :
"Les oiseaux s'anéantirent à la fin pour toujours dans le Symorgh : l'ombre se perdit dans le solei, et voilà tout"
"Celui qui était mort
que nous avons ressuscité,
et à qui nous avons remis une lumière
pour se diriger parmi les hommes,
est-il semblable à celui qui est dans les ténèbres d'où il ne sortira pas ?"
(Coran VI, 122)
Calligraphie : le verset coranique "La lumière" cité ci-dessous.
La Lumière
"Dieu est la lumière des cieux et de la terre!
Sa lumière est comparable à une niche
où se trouve une lampe. La lampe est dans un verre ;
le verre est semblable à une étoile brillante.
Cette lampe est allumée à un arbre béni :
l'olivier qui ne provient
ni de l'Orient, ni de l'Occident
et dont l'huile est près d'éclairer
sans que le feu la touche.
Lumière sur lumière!..."
Dieu guide, vers Sa Lumière, qui Il veut
Dieu propose aux hommes des paraboles.
Dieu connaît toute choses.....
(Coran XXIV, 35.)
Magnifique, ce verset coranique est peut-être celui qui a été le plus commenté et expliqué et dont les explications ne s'épuisent jamais comme la vie elle-même qui ne saurait être sans Lumière.
Il n'y a pas de symbole plus parfait de l'Unité divine que la Lumière. La lumière est unique et source de toute vision, de toute apparition de formes, de contrastes et de couleurs ; c'est par la Lumière que tout est existencié et visible dans le monde corporel comme dans le monde spirituel.
Il n'y a pas non plus de symbole plus approprié que la niche pour désigner le coeur spirituel de l'homme, réceptacle de la lumière de la foi qui le guide et qui provient de la Source Eternelle et Inépuisable qui n'est ni d'Orient, ni d'Occident : elle est Une, universelle et éclaire la création et l'humanité entière....lumière sur lumière! La Lumière est la lumière, la même, quelque soit ses modalités et son degré d'intensité reflété par les êtres et les choses.
Explication de l'Emir Abdel Kader____________________
"Dans ce précieux verset, Il nous a enseigné que, sous le rapport de Son nom al-Nur (La lumière), Allah - à savoir le Nom qui totalise tous les Noms - est la Lumière des cieux et de la terre, c'est-à-dire leur être même, que c'est par Lui qu'ils subsistent et par Lui qu'ils sont manifestés. En effet, c'est par la lumière qu'apparaît ce qui était celé dans la Tenèbre du néant. N'eût été Sa lumière, aucune chose ne serait perçue et il n'y aurait aucune différence entre une ombre et celui qui la projette. La lumière est la cause (sabab) de la manifestation des créatures- parmi lesquelles la terre et les cieux- ainsi qu'il en va dans le monde physique, où l'obscurité de la nuit rend les choses comme inexistantes par rapport aux observateurs jusqu'au moment où l'apparition de la lumière entraîne celle des choses et les distingue les unes des autres; et cela au point qu'un des philosophes a dit que les couleurs étaient inexistantes dans l'obscurité et que la clarté était une condition sine qua non de leur existence.
Si Dieu a privilégié les cieux et la terre d'une mention dans ce verset, c'est parce que les cieux sont le lieu symbolique des purs esprits (ruhaniyyat) et la terre celui des êtres dotés d'un corps. Les uns et les autres sont illuminés par une unique Lumière, sans que pour autant elle se sépare, se divise ou se partage.
…….
Les cieux, la terre et toutes les créatures, dont la lumière est le Nom al-nur, sont les ombres des Noms et des Attributs projetées sur les prototypes immuablement fixes dans la Science divine (al-a'yan al-thabita fi l-hadrat al-'ilmiyya). Toute ombre nécessite en effet une surface, telle que la terre ou l'eau, sur laquelle elle puisse se projeter. C'est la lumière qui rend l'ombre visible, mais c'est l'objet vertical [éclairé par cette lumière] qui lui donne sa forme. Cet objet vertical correspond, en l'occurrence, au degré des Noms et des Attributs, et la Lumière est l'Etre qui se répand sur les possibles.
….
Dieu nous a informé ensuite que ce verre, par quoi la lumière parvient à la niche, possède cette finesse, cette plénitude, cette pureté, cette aptitude à recevoir la lumière et à la répandre sur la niche en raison de sa prédisposition parfaite et insurpassable, au point qu'on a pu dire qu'à lui s'appliquait ce distique de Sahib Ibn 'Abbad:
"La coupe était si pure et le vin si limpide qu'ils devinrent semblables, au point qu'on ne savait
S'il y avait là du vin sans coupe ou une coupe sans vin. " (vin = symbole de la contemplation, de l'amour et de l'ivresse divine)
C'est là le sens de "comme un astre resplendissant".
"Elle tire sa flamme": il s'agit ici de la lampe, c'est-à-dire de la lumière existentielle relative. "D'un arbre": d'un principe, d'une source. "Béni": sa bénédiction est pérenne, et sa surabondance inépuisable. "Ni d'orient ni d'occident": on ne peut dire de cet arbre dont la lampe tire sa flamme, ni qu'il est "oriental"- ce qui le rattacherait au lever du soleil et à l'illumination - ni qu'il est "occidental"-ce qui le rattacherait au couchant et à l'ombre- car il est l'Essence même (...) Elle n'est ni d'orient ni d'occident, ni nécessaire ni contingente, ni être ni non-être. Elle ne se manifeste pas par une chose sans se manifester aussi par son contraire.
"Peu s'en faut": cela était près de se produire mais ne s'est pas produit. "Que son huile": ce qui alimente la "lampe" mentionnée plus haut. "N'illumine": que l'Essence ne se manifeste que par elle -même et pour elle-même, sans être associée à quoi que ce soit- j'entends par là une association en mode purement conceptuel. "Sans même que la touche le feu": c'est là une allusion aux formes manifestées auxquelles s'associe ce qui est symbolisé par l'huile, laquelle représente la réalité essentielle de la lampe. La lumière de la lampe n'apparaît pas si elle n'est pas en contact avec le feu. A son tour, le feu n'éclaire pas et ne se manifeste pas sans la présence de quelque chose qui l'alimente, et cette chose elle-même ne se manifeste que si le feu est en contact avec elle.
"Lumière sur lumière": la lumière attribuée aux cieux et à la terre est identique à la Lumière absolue que ne limitent ni les cieux ni la terre. "Sur" ('ala): signifie "Nous" (bi-ma'na nahnu).
"Allah guide" par Ses instructions et Ses théophanies "qui Il veut" d'entre ses serviteurs "vers Sa lumière": Sa lumière absolue, et non la lumière relative attribuée à telle ou telle chose. "Allah fait des symboles pour les hommes": afin que leur soit évidente la réalité des choses car "Allah connaît toute chose..........."
Et Allah est plus Savant et plus Sage!
(Mawqif 103.)
"Prosterne- toi et approche- toi" (Coran)
Quand la terre devient lumière!
Al Ghazâli rapporte ceci au sujet de Jésus :
"quand Jésus a demandé au peuple d'Israël:« où poussait le blé? »
«---Dans la terre!» ont-ils répondu.
«----En Vérité, dit-il, je vous le dis la sagesse ne pousse que dans un coeur semblable à la terre !"»
Dieu(swt) a dit :
« En vérité, les purs seront en plein délice…»
La quête de Dieu(swt) est la quête de la Lumière divine, unique Essence de toute spiritualité. Pour bien briller, elle exige la pureté du support, sa transparence : il faut vider et polir son cœur afin qu’il devienne tel un miroir, le lieu de l’illumination. Tout rite (ablution, prière, jeûne..) vise ce but qui est de rétablir l’homme dans sa pureté originelle..
Si l’on prend l’exemple de la Prière (Salât dont la racine étymologique signifie atteindre, unir, joindre) qui est un mode d’adoration pure :
- en intégrant l’homme dans le rythme cosmique de l’adoration universelle, elle est l’affirmation de notre entière dépendance et impuissance, au même rythme de tout ce qui existe :
"N'as-tu pas vu que c'est devant Dieu que se prosternent tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui sont sur la terre, et le soleil, et la lune, et les étoiles, et les montagnes, et les arbres, et les animaux...." (Coran XXII, 18)
"N"as-tu pas vu que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre célèbre les louanges de Dieu, et les oiseaux en étendant leurs ailes. Il connaît la prière et les louanges de chacun d'entre eux ; et Dieu sait ce qu'ils font" (Coran XXIV, 41)
"Et devant Dieu se prosternent, bon gré, mal gré, tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, et aussi leurs ombres, les matins et les après-midi" (Coran, XIII, 15)
même le tonnerre
« chante Sa Louange» (Coran, XIII, 13)
""Les sept cieux et la terre et ceux qui s'y trouvent Le glorifient et il n'est aucune chose qui ne Le glorifie, mais vous ne comprenez pas leur glorification" (Coran, XVII, 44)
et selon que Dieu a dit : « Prosterne toi et approche toi » (Coran,96, 19),
l’acte rituel de prosternation confirme cette dépendance en symbolisant le dépouillement individuel. Appuyer la plus noble partie de son corps sur la terre d’où l’on est issue est l’abandon de toute arrogance et de tout orgueil face à Son immensité. Sans cette indigence, point de richesse. Notre petitesse est Sa Grandeur et Sa proximité. Tant que l’on ne s’est pas lavé de toute prétention d’être une réalité en soi, on ne peut être lumineux de l’éternelle présence.
- La prière est précédée d’ablutions, sacralisation qui intègre le corps dans la prière. L’eau, élément vital est le symbole de pureté primordiale. Le contact des membres avec l’eau annule les souillures et opère un certain retour à l’état d’innocence. Le Paradis est baigné de sources vives, il y coule des ruisseaux. Mais la purification corporelle n’est qu’un préalable et le reflet dans notre monde de la véritable pureté, un moyen de prendre conscience de la primauté de l’Essence sur l’existence.
« Selon les règles et préceptes religieux, on devient impur et on rompt l’ablution quand certaines matières corporelles sont expulsées. Cela nécessite le renouvellement de l’ablution…A propos du renouvellement de l’ablution, notre Maître le Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) dit :
A chaque renouvellement de l’ablution, Dieu renouvelle la croyance de Son Serviteur, dont la lumière de la foi est polie à nouveau et brille plus fort.
Et
La purification répétée par l’ablution, c’est lumière sur lumière
La pureté intérieure aussi peut se perdre, peut-être plus souvent que la pureté extérieure, par le mauvais caractère, un comportement vil, des actes et des attitudes dommageables tels que l’orgueil, l’arrogance, le mensonge, le bavardage, la calomnie, l’envie et la colère. Des actes, qu’ils soient conscients ou inconscients, commis par les sens souillent l’esprit…
Quand la pureté intérieure est souillée et que l’ablution spirituelle est rompue, le renouvellement de l’ablution se fait par un repentir sincère, qui se pratique en réalisant sa faute, en regrettant douloureusement et en versant des larmes (les larmes sont l’eau qui élimine la saleté de l’esprit)…
Prier, c’est se présenter face à Dieu. Etre en état d’ablution, être en état de pureté, est un préalable à la prière. Le sage sait que le nettoyage de l’extérieur n’est pas suffisant, car Dieu voit les profondeurs du cœur, où doit se pratiquer l’ablution du repentir. Alors seulement la prière est agréée.…»
(Abd al Qader Al-Jîlâni)
"Ô vous qui croyez! Evoquez Dieu d'une façon abondante.
et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour."
"C'est Lui qui prie sur vous, - ainsi que Ses anges, - afin qu'Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière; et Il est Miséricordieux envers les croyants".
"Leur salutation au jour où ils Le rencontreront sera: ‹Salam› [paix], et Il leur a préparé une généreuse récompense."
(Coran, Sourate XXXIII, 41-44)
Comme son nom l’indique, la niche de prière (mihrâb) est une niche qui indique l’orientation de la prière musulmane en direction de la Mecque. Son symbolisme est universel : c’est le symbole du cœur qui reçoit l’illumination divine.... ce lieu secret où la Vierge Marie fit retraite spirituelle et fut nourrie. C'est pourquoi sur le mihrâb, est souvent calligraphié ce verset :
« Chaque fois que Zacharie allait la voir dans le Temple, il trouvait auprès d’elle la nourriture nécessaire, et il lui demandait : « O Marie, d’où cela te vient-il ? Elle répondait : « Cela vient de Dieu : Dieu donne sans compter sa subsistance à qui Il veut »
Le Verbe jaillit et illumine le cœur vierge. Aux cœurs purs, dans ce "lieu", Dieu donne sans compter.
« Et celle…en qui nous insufflâmes de Notre Esprit, et de qui nous fîmes, ainsi que de son fils un signe pour les univers »
(Coran XXI, 91)
Dans le cœur passe une image : « Retourne vers ta Source » (Rûmi)
"L’eau de la mer, partout où elle se trouve, appartient à la mer et retourne à la mer...." (Sultan Valad)
« Nous sommes à Dieu, et nous retournons à Lui ! » (Coran. II, V.156)
"Au moment de la prière du soir, quand le soleil se couche,
la voie des sens se ferme, la voie de l'invisible s'entr'ouvre.
...
Dans l'au-delà de l'espace....."
(Rûmi)